Bulletin mensuel de la Chambre de commerce française au Canada, 1 janvier 1903, Janvier
Jannier 1903 DIXIÈME ANNÉE No 114 bulletin mensuel ____ PUBLIÉ PAR LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTRÉAL ! TIRE A MILLE EXEMPLAIRES ' 10 francs par an.Prix d’abonnement communications à la Chambre de Adresser toutes lettres et Française de Montréal, à MONTREAL Can.10 Bue de rHopital.! SIÈGE DE LA CHAMBRE 10 RUE DE L’HOPITAL, MONTREAL.Le Bureau est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 10 heures à midi et de 1 heure à 4 heures.Commerce ‘w Adresse Télégraphique : “GALLIA” Montréal.Comptes rendus des séances de la Chambre de Commerce Français dee Montréal.AVIS SÉANCE DU 18 DÉCEMBRE 1902.Extrait du procès-verbal de la séance du dix-huit Décembre mil neuf cent deux, tenue sous la présidence Le Commerce français trouvera tout intérêt à se renseigner auprès de notre Chambre de Comte compte de tout individu de notre place sollicitant des représentations.de M.Henri Jouas, président.M.le Consul Général de France assiste à la réunion.Parmi les présents : MM.de Sieyès, Dan tony, Bouesnel, Revol, Devin, Pony et Monier.M.de Sieyès présente M.A.Trochn, de Millarville (T.N.O.C.) qui est autorisé à assister à la séance.Le procès-verbal de la dernière réunion est lu et adopté.Il est procédé au dépouillement du courrier qui contient un certain nombre de demandes de renseignements notamment sur les porcelaines, les chaussures, les plumes métalliques, les mines, etc.M.de Sieyès propose M.A.Trochn, de Millarville (T.N.O.C.) comme membre actif et demande que, cette fois, il soit passé outre au règlement en merce sur Nous recommandons aux personnes, qui ont l’occasion de nous écrire, de bien indiquer l’adresse exacte de notre Compagnie : Chambre de Commerce Française de Montréal, pour votant de suite sur cette proposition.M.Jonas seconde cette motion qui est adoptée par la Chambre.M.Trochn, à l’unanimité des votants,est élu membre ÎO RUE DE L’HOPITAL.En omettant la désignation Française, ce qui arrive à plusieurs de nos correspondants, les lettres sont remises—comme il est juste—à la actif.M.Jonas, au nom de M.T.Helbronner empêché de venir à la séance,propose que la Chambre,conjointement avec les autres sociétés françaises de Montréal, participe à l’achat d’unè brochette de décorations à offrir Chambre de Commerce du District de Montréal, à M.Duehastel de Montrouge, à l occasion de sa no- ¦ 150 mination dans l’ordre de la Légion d’Honneur.La Chambre adopte cette proposition.Les richesses minières du Canada ne font guère que lus en plus intéressante.Il adresse enfin ses remerciements à M.Deliot pour son zèle dévoué et intelligent, ainsi qu’à M.Dantony, le Trésorier de la Chambre.Sur la proposition de M.de Sieyès, la réponse de M.le Consul Général de France sera insérée dans le sûre ressource pour équilibrer notre budget, réside dans la générosité de M.le Ministre du Commerce, En priant M.le Consul Général de France de transmettre à M.le Ministre du Commerce nos remercî-ments pour l’aide constante queson département nous a accordée jusqu’ici, je me permets d’y joindre appel aussi discret que possible à la bienveillance de M.Trouillot pour augmenter, s’il se peut, l’allocation attribuée à notre Chambre.Je vous ai dit que le nombre de nos adhérents avait un peu diminué.Cette diminution n’a pas eu cependant d’influence sur les demandes de renseignements commercieux qui ont atteint, cette année, le chiffre de 97.Je ne parle pas ici des demandes de renseignements sur tel ou tel genre d’affaires, mais des demandes de renseignements sur les maisons canadiennes.L’importance de ces demandes nous prouve que le Commerce franco-canadien va toujours augmentant.Il est permis d’espérer que les dispositions favorables des gouvernements Français et Canadien susciteront de nouveaux efforts pour l’établissement d'une ligne directe, efforts qui seront, cette fois, couronnés de succès et donneront aux relations commerciales des deux pays qui nous sont chers leur plein développement.Vous avez été tenus au courant de notre projet de réinstaller nos bureaux dans le nouvel édifice du Board of Trade.Vous savez aussi que le comité nommé par vous à cet effet a signé un bail de 3 à 5 ans avec la direction du Board of Trade.Il appartiendra au Bureau que vous allez élire de procéder à cette installation et de faire l’acquisition du mobilier qui nous est indispensable : biblio: hèque et casier pour les archives.En quittant le fauteuil présidentiel, permettez moi, M.le Consul Général, de vous remercier de l’intérêt constant que vous prenez à nos travaux.Je dois dire, et cela en toute sincérité, que notre président d’honneur est certainement l’un des plus actifs de nos membres et que son assiduité à nos séances est le plus grand encouragement qu’il puisse nous donner pour l’accomplissement de notre tâche parfois assez ingrate.au nom de notre Bureau, au nom de notre Chambre tout entière, merci, Monsieur le Consul Général, de votre bon exemple et de vos précieux conseils.A vous tous aussi, mes chers collègues, merci de votre appui et de votre collaboration.C’était un peu à contre-cœur que j’avais accepté, devant votre insistance amicale, les fonctions toujours très délicates de président.J’en redoutais, non sans raison, les diffi cultés ; mais votre zèle et votre dévoûment à notre œuvre m’ont tellement facilité ma tâche qu il me semble l’avoir accomplie presque sans m’en apercevoir.Soyez persuadés que, quelque soit l’élu de votre choix, je ne cesserai d’aider cet élu de tous mes efforts et de mon expérience.Encore une fois merci à vous tous, Messieurs de m’avoir si bien secondé.(Applaudissements).Sur la proposition de M.E.Galibert, la Chambre décide l’insertion du discours de M.Jouas dans le Bulletin.M.le Consul Général de France prend ensuite la parole pour remercier M.le Président des sentiments 1 un Bulletin.Au moment du vote, M.le Consul Général et M.Wolfe se retirent.Il est procédé aux différents tours de scrutin nécessités par l’élection d’un président, d’un vice-président d’un secrétaire, d’un trésorier et de quatre conseillers pour 1903.Sont réélus : M.H.Jonas, président.M.J.de Sieyès, vice-président.M.J.Dantony, trésorier.M.J.Monier, secrétaire.Conseillers : MM.E.Galibert, G.Balcer, C.A.Chouillou et A.Bouesnel.Ces résultats sont accueillis par les applaudissements répétés des membres présents.M.Jonas remercie ses collègues de la nouvelle preuve de sympathie qu’ils viennent de lui témoigner et les assurant qu’il s’efforcera, comme par le passé, de justifier leur confiance.L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée.1 1 VISITE A M.LE CONSUL GENERAL Avec toute la colonie française de Montréal, la Chambre de Commerce française est allée, le 1er janvier courant, présenter ses respects au représentant de la France, M.Alfred Kleczkowski, consul général pour la Puissance du Canada.La Chambre était représentée par son bureau, presque complet : M.Heuri Jonas, président ; M.Jean de Sieyès, vice-président; M.Dantony, trésorier; M.J.B.Monier, secrétaire ; MM.Chouillou et Bouesnel, conseillers; et nombre de ses membres.Les sociétés françaises étaient aussi représentées : l’Union Nationale française par son président, M.Jules Helbronner ; la société de Secours Mutuels, la 131ème section des Vétérans de l’Armée de Terre ou de Mer, etc.L’Alliance française s’était fait représenter par son président, M.Honoré Beaugrand.M.Jonas, présenta les vœux de la Chambre en termes : ces 152 “Monsieur le Consul Général.Je suis heureux eu ma qualité de président de la Chambre de Commerce française, de vous adresser nos vœux les plus sincères à l’occasien de cette nouvelle année.“Permettez moi, M.le Consul Général, de profiter de cette circonstance, non pas pour vont féliciter, mais pour nom féliciter de votre assiduité à nos séances et vous remercier des sages conseils que vous nous avez donnés si fréquemment, ainsi que de l’intérêt constant que vous ne cessez de prendre à nos travaux.” M.Helbronner, présentant les vœux de l’Union Nationale, fit ressortir brièvement les progrès accomplis dans l’œuvre principale de l’Union : le Refuge français ; et tout en exprimant la reconnaissance de l’Union envers le gouvernement français dont elle reçoit un généreux secours, il ne manqua pas d’exposer les raisons qui devraient porter le gouvernement à augmenter ce secours.M.Beaugrand et les présidents de le société de secours mutuels et des Vétérans ayant, chacun à son tour présenté leurs souhaits, M.le Consul Général remercia chaleureusement les membres de la colonie et surtout les membres des sociétés et organisations fran.çaises de leurs vœux qu’il ne manquera pas de transmettre à M.le Président de la République.Il remercia aussi M.Beaugrand et le félicita du zèle actif qu’il met au service de l’Alliance française.Puis il demanda à tous d’aimer la France, pour ce qu’elle est, pour ce qu’elle fut ; retraçant en larges traits l’imposante figure de notre France à travers les âges, la continuité de son génie, la marche ininterrompue de son développement social, scientifique, artistique ; il trouva des accents émus pour parler de ses gloires et de ses infortunes ; pour célébrer sa belle langue, si harmonieuse et si précise, si délicate et si robuste, qui est le véhicule, l’expression de toute la pensée artistique du monde entier et il termine ainsi : “Si je me laisse aller à vous dire ces choses, ce n’est pas que je cède à un mouvement de j actance puérile, ni que je prétende insuffler à vos âmes je ne sais quel orgueil ou quelle vanité présomptueuse.Oh ! Non.En rappelant ces faits qui ont la clarté de l’évidence et qu’aucune contradiction ne peut essayer d’entamer, c’est mon désir que, groupés ensemble, ces faits soient comme un faisceau où s’attache votre foi dans les destinées de la Patrie.Quand vous quitterez cette salle et que vos regards se porteront en imagination vers la terre lointaine et toujours chère dont nous sommes tous sortis, c’est mon ambition que chacun de nous ait aux lèvres le sourire de l’espérance.“ Confiance, Messieurs, confiance encore et toujours ! La France ne peut désappointer que ceux qui doutent de son génie.Génie ardent, soit ; mais génie fraternel, génie profondément humain, qui, sur le flot mouvant et fréquemment agité des idées et des choses, ne trouve son équilibre et son plein épanouissement que dans la contemplation de ce qui dure et de ce qui est universel.“ Saluons-le donc, à l’aurore de l’année nouvelle, ce doux génie de la France ! Qu’il plane sur nos têtes et sur nos pensées ! Ses ailes éployées sont assez larges pour couvrir de leur ombre protectrice tous les Français.Puissent-elles abriter désormais une France plus unie et partant plus calme, plus sereine et plus forte.Vive la France ! Vive la République ! ” > ! w EXPOSITION A MARSEILLE La ville de Marseille, le premier port de commerce français, la deuxième ville de la Nation, va tenir en mars et avril prochains [1903] sa première exposition.Cette exposition sera universelle, pour tout ce qui concerne la marine et les colonies, la sécurité maritime et la pêche ; elle sera internationale et limitée à la France, l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, pour ce qui concerne les Beaux Arts.Elle sonvrira le 15 mars prochain, pour clore après le voyage de M.le Président de la République qui doit avoir lieu en avril.Le comité d’initiative et d’organisation a fait appel à MM.les Consuls de France à l’étranger, les priant de donner la plus grande publicité possible à cette Exposition.Un exemplaire des règlements et de la classification générale a été adressé à M.le Consul Général de France pour la puissance du Canada et pourra être consulté à la Chancellerie du Consulat Général, No 99 rue St-Jacques à Montréal.Nous invitons cordialement nos compatriotes résidant au Canada ainsi que tous les industriels canadiens à s’intéresser à cette Exposition dont l’importance ne leur échappera pas.Marseille est le premier port de commerce de la France et aussi de la Méditerrannée.Cette grande cité est la reine du commerce du Levant, c’est la porte des Indes, de l’Indo Chine et de la Chine ; elle réunira à son exposition toutes les notabilités commerciales, industrielles, maritimes et coloniales de l’immense et riche territoire que desservent ses flottes ; toute l’Europe méridionale, toute l’Afrique septen trionale, toute l’Asie orientale, méridionale et occidentale.Ce sera véritablement un rendez-vous de nations et principalement des nations qui s’approvisionnent hors de chez elles.Les adhésions et les demandes de places devront être adressées à M.Félix Benoît, Commissaire Général, 16, Boulevard du Musée, à Marseille.è % » A m 153 t ce sont permis de constater le volume approximatif ; les cas les plus favorables ; mais là même encore on est exposé à des déceptions, et le mieux est de faire ses calculs en tenant compte de ces déceptions possibles.Il peut se faire que dans d’autres pays, au Trans- VALEURS MINIERES A notre époque où le capital placé en valeurs de tout repos ne rapporte qu’un intérêt très bas—3J à 4 p.c.au Canada, 2J à 3 p.c.en Europe—le public est exposé à se laisser entraîner à évaluer dans des proper tions identiques, ou au moins s’en rapprochant, certai vaal, par exemple, les formations géologiques qui eon tiennent le quartz aurifère présentent une certaine régularité et permettent de baser des calculs de rendement probable sur des données topographiques.Dans nos terrains aurifères, ces calculs ont presque toujours été trompeurs ; les veines de quartz, les couches payantes de sable aurifères se sont montrées d’unejirrégularité décevante.En outre, les concessions daims sont, sauf de rares exceptions, d’une étendue trop restreinte pour assurer la continuité d’une exploitation poussée avec quelque activité.Il y a, cependant, des placements profitables à faire en valeurs de mines d’or et d’argent ; mais c’est à la > nés valeurs météoriques dont le rendement est aussi éphémère que brillant.Le rendement actuel, le rendement passé, même le rendement assuré pour un avenir prochain, ne sont pas les seuls éléments de la valeur d’un placement.Il existe un autre élément qui modifie énormément le premier, c’est la permanence.Ce qui donne aux rentes sur l’état leur valeur réelle, c’est la sécu.rité, la permanence du placement.Les consolidés anglais ne rapporteront bientôt que 2£ p.c., et cepen.dant, ils seront certainement cotés au pair lorsque les finances de l’Empire britannique se seront remises de l’effort nécessité par la guerre du Transvaal.Cent francs en rente française ne rapportent que 3 frcs.Les actions de la Banque de France, de la Banque d’An- connus, de la réalité du rendement net de la mine, et gleterre, les titres de nos grandes institutions de cré- ensuite que le prix payé puisse être remboursé par les dividendes dans un petit nombre d’années.î ou condition, d’abord, que l’on se soit assuré de visa ou au moins par les rapports d’experts consciencieux et dit, de nos grandes compagnies de chemin de fer se cotent à des prix qui les capitalisent à 2 ou 3 p.c.Pourquoi î C’est que ces valeurs sont permanentes, frais d’exploitation d’une mine ; l’importance proportionnelle de ces frais dépend d’un si grand nombre de circonstances qu’une étude faite sur les lieux peut seule permettre de l’évaluer.Ainsi pour certain groupe de daims au Youkon, dont on cherche actuel- 11 est difficile à distance de se faire une idée des qu’il n’y a pas à prévoir une cessation du rendement, une dépréciation de la puissance de production.Si nous considérons maintenant les titres des éta- blissements industriels, nous y trouvons clairement marquée la différence d’appréciation entre ceux dont lement à placer les titres en France,on emploie 175 hommes à $7.00 par jour; la main-d’œuvre coûte donc la permanence est assurée et ceux dont le rendement est sujet à des défaillances.Pour les premiers on se seule, $1,225 par jour $367,500 par année de 300 jours ouvrables.Il faut, en outre, dégeler le sable, se procurer de l’eau pour les lavages, se pourvoir de combustible contente d’un revenu de 3 à 4 p.c.; pour les autres, on exige, afin de compenser les risques de diminution future, une production beaucoup plus forte.Et Vorsqu’il s’agit de valeurs minières, surtout de pour les machines, payer un personnel de surveillants, parts de mines de métaux précieux, l’expérience éta- d’ingénieurs etc ; il y a aussi à tenir compte des frais blit encore une plus large différenciation.Mines d’or de transport des provisions, des machines, etc.Nous et d’argent sont sujettes à de si fréquents arrêts de ne croyons donc pas nous éloigner de la vérité en esti-production que l’ou doit calculer sur le rembourse- niant à $500,000 par année les dépenses nécessaires à l’exploitation de ce groupe.I ment du capital même en peu d’années, en sus d’un revenu raisonnable, si l’on veut s’exempter fautant que psssible de mécomptes.Car là, rien n’est perma- francs à déduire sur les rendements annoncés au pros-nent.On exploite une veine on un lit de sable, qui pectus, pour arriver approximativement à la produc-actuellement produit beaucoup ; à quelques mètres tion nette, plus loin, la teneur peut changer, sans que rien puisse le faire prévoir ; le filon peut s’arrêter court, et, pour qu’ici, dépassé 10 ans ; si les daims en question, sont le retrouver—si l’on peut y arriver—il faut dépenser exploités depuis trois ans, c’est à sept ans que la prudes sommes considérables.Ces exploitations se font deuce doit évaluer leur productivité ; et la valeur honnête, raisonnable, d’une part de propriété dans aura pour base l’amortissement du capital dont des sondages régulièrement espacés auraient avec un intérêt suffisant, en sept ans, par les dividen- C’est par conséquent deux millions cinq cent mille La durée de production d’un placer n’a guère jus- m en quelque sorte à l’aveuglette.Ou a pu, en certains cas se trouver en présence d’une masse de minerai daims, ces ! 154 ÇÀ BT LÀ des que pourra donner la production nette, calculée comme il vient d’être expliqué.Tout placement en valeurs de mines d’or et d’argent qui se fait sur d’autres calculs que ceux qui précèdent, n’est pas un placement, c’est un billet de loterie dont les chances de remboursement sont vagues, vagues, vagues.Il vient tous les ans, d’Europe au Canada, un certain nombre de navires sur lest.Ces navires, principalement des voiliers, mais qui comprennent aussi des vapeurs isolés (tramps) sont engagés à Londres en janvier ou février, pour charger du bois dans un des ports du St-Laurent ou du golfe.Ce sont surtout des navires suédois, norvégiens ou finlandais dont le coût est relativement faible et dont les frais sont très réduits, les équipages étant le plus souvent engagés pour une part dans le produit du fret.Il est clair que si les vapeurs en questions avaient trouver dans un port quelconque de l’Atlantique un chargement de sortie suffisant pour payer simplement les frais du voyage d’Europe au Canada, ils s’empresseraient d’aller le chercher.C’est ainsi que nous nous expliquons la création, annoncée à notre chambre d’une ligne directe de vapeurs finlandais entre LaRo-chelle—La Palice et le Canada.Un câblegramme suivi d’une lettre nous apprend en effet qu’ une société de courtiers maritimes de La Rochelle a conclu avec des armateurs finlandais un arrangement en vertu duquel deux vapeurs de cette nationalité prendront chargement le printemps prochain dans le port de LaPalice, à destination du Canada; et ces Messieurs nous demandent de les aider à obtenir du fret de retour.Ou nous promet le premier départ de France en mars prochain.A la façon dont l’affaire nous est présentée, nous ne pouvons guère la prendre an sérieux.La première condition, ce nous semble, eût été de s’assurer une organisation an Canada pour rechercher, attirer et concentrer le fret.Or, il ne nous paraît pas que l’on se soit préoccupé d’autre chose que de recueillir du fret en France, puisque l’on demande à notre compagnie de voir à l’organisation du fret ici.Et tout en professant de ne connaître ni nos frais de ports, ni nos tarifs de fret, ni même la nature des marchandises dont le transport peut s’offrir, on nous annonce un navire pour la fin d’avril, c’est-à-dire dès l’ouverture de la navigation.Il ressort pour nous, de la foçon dont l’affaire est engagée, que les armateurs|finlaudais n’ont en vue que la possibilité d’obtenir du fret de sortie de France étant certain de trouver au Canada un fret suffisant pour le retour.Même dans ces conditions, toutefois, et pourvu que la compagnie ait des départs réguliers, prenne tout le fret disponible et ne se décourage pas des premiers insuccès, une ligne de ce genre vaudrait encore mieux que l’absence complète de ligne qui est l’état actuel des choses.Les exportations canadiennes ont absolumentbesoin LE PORT DE MONTREAL KE VEN US PERÇUS PENDANT LES SIX DERNIÈRES ANNÉES $244,252.32 274,850.77 283,686.46 275,683.93 249,488.00 309,745.22 Il faut remarquer que dans les deux dernières années, les taux de quai age ont été diminués et que cette diminution représente au moins une somme de $60,000.Tableau comparatif du nombre et du tonnage des vaisseaux qui ont visité notre port depuis 1897 : NAVIRES LONG COURRIERS 1897 1898 1899 1900 1901 1902 Navires Tonnage 785 1,379,002 868 1,584,072 801 1,517,611 726 1,393,886 742 1,953,048 758 1,541,272 Vaisseaux charbonniers des provinces maritimes : 1897 1898 1899 1900 H 1901 1902 Navires Tonnages 311 366,363 381 373,671 343 416,471 295 354,735 273 436,130 1897 1898 1899 1900 1901 1902 CABOTEURS Navires Tonnages 6,384 1,134,346 6,941 1,807,892 8,477 1,899,697 8,347 1,669,494 8,450 1,683,186 9,395 1,885,250 1897 1898 1899 1900 1901 1902 Les revenus pour le mois de décembre ont été : 1902 1901 * $ 500 $ 6,039.95 9,500 15,778.42 Importations Exportations $10,000 $21,818.37 $4,579.44 7,764.78 Trafic local $14,579.44 29,573.15 155 tinner les travaux avant que le gouvernement ne fasse connaître au pays son intention de faire payer des droits élevés aux rails d’acier à l’importation.d’une ligne directe pour arriver en bonne situation sur le marché français ; et la création d’une ligne directe paraît être la condition sine quâ non de la nouvelle convention commerciale négociée à Paris par Sir Wilfril Laurier.Donc il est évident que, faute de mieux la ligne finlandaise de La Palice à Montréal pourrait devenir acceptable pour tout le monde.Mais il nous paraît que les courtiers de LaRochelle sont un peu pressés pour nous annoncer un premier départ au mois de mars, sans avoir rien fait ici pour organiser le fret de retour.Les exportations de bois de construction par la route du St Laurent pendant la saison de navigation de 1902, ont été moindres que la saison précédente 5 mais celles des provinces maritimes ont été plus cou" sidérables et celles qui ont été faites eu transit par Portland, Boston et St John’s donnent aussi une augmentation.Voici un tableau des expéditions par les principaux négociants-exportateurs, chargés dans les ports du St Laurent, en pieds mesure de planche(l pied carré sur 1 pouce d’épaisseur).•ïi Nous avons annoncé dans notre dernier Bulletin que l’usine de rails d'acier, de M.Clergue, au Sault Ste-Marie, avait fermé ses portes, faute de pouvoir soute-tenir la concurrence des rails d’acier de fabrication allemande.Le chômage de cette usine n’a pas duré longtemps.Deux commandes considérables ont été reçues presque immédiatement,üune de 10,000 tonnes pour une compagnie indépendante et une autre de 15,000 tonnes pour le chemin de fer Intercolonial, qui appartient au gouvernement fédéral.Pour la première commande, une soumission plus basse que celle de l’usine du Sault Ste Marie avait été reçue d’une maison allemande; mais la compagnie exi geait une garantie du prix, quand bien même une taxe serait imposée, avant la livraison, sur les rails d’acier importés au Canada.La maison allemande ayant refusé cette garantie, sa soumission a été mise de côté et celle de M.Clergue acceptée.La première offrait les rails à $28.50 la tonne et M.Clergue à $32.50.Les mauvaises langues prétendent que la fermeture de l’usine n’était qu’une manœuvre, dont l’objet était d’arracher une commande au gouvernement et d’en obtenir la promesse de l’imposition d’un droit protecteur, à la prochaine session du parlement fédéral.La manoeuvre aura atteint son sujet ; mais elle rait eu d’un autre côté des résultats imprévus.Cet arrêt de fabrication a servi de prétexte à une violente attaque à la bourse contre les actions de la Consolidated Lake Superior Co, (compagnie qui possède toutes les industries fondées par M.Clergue au Sault Ste-Marie et dans le territoire avoisinant.Cette attaque fut bien près de créer de gros embarras à la compagnie qui, cependant, a pu remettre ses titre à flot.La dépréciation avait atteint à un certain ment de 30 à 40 pour cent.La Dominion Steel Company avait commencé la construction d’une usine de rail d’aciers près de forges de Sydney.Mais elle s’en est ensuite désintéressée avant que l’usine fut complété ; la direction delà compagnie ayant jugé à propos, dit-on, de ne pascon- Troia-Rivières et Pierre- Montréal, Québec.ville.Antres Ports.Totaux Expéditeurs.Dobell, Beckett & Co .40 711 000 30,231,.50) 20,782,205 5,180,200 90,901,9)0 W.K J.Sharpie! .42,311,225 27,557.020 7,100,000 .77.001,865 Watson & I odd.51,311,775 .51.311,775 Priée, Bros.& Co.50,260,000 50.250,000 Robt.Cox & Co.30,326 457 .30,326.457 McArthur ExoortCo.I I,5 8.513 12,520,761 .26,029,307 J.Burtall & Co .20,066,117 4.316,791 .21,332,911 H.R.Goodday & Co.22,683,404 .21,683,401 Charlemagne Lumber Co.King Br is.Ltd .Harold Kennedy.Mc'LnurinBrothérs.Cox, Long & Co E.B Lemay______ Divers.14,423.674 11,000,000 7.879.000 7.000 000 1.997.726 4 335,000 11,142,596 14,123,671 11.000 000 .7,879,000 .7,000,000 .4,997,726 .4,335,0 II .11,442,596 .240,472,113 116,189,102 27,882 200 55.410,200 139,933,615 .222,421.850 111,757.107 31,983,105 82,929,102 179,099,124 Total.Saison 1901 18.017,263 Augmentation.Diminution .Diminution nette 25,568,305 4,105,905 27,488.932 * 39,115.849 De Montréal ou a expédié principalement des madriers etjplanches de pin ; de Québec, des bois équar-ris, des pièces carrées de pin, des madriers [d’épinette (spruce) des autres ports, presque exclusivement des madriers d’épinette.Les exportations de la région d’Ottawa transitant par Boston, Portland, St John’s, N.B., ne sont pas incluses dans ces chiffres.au- UNE CHAMBRE DE COMMERCE CANADIENNE A PARIS Le correspondant parisien de La Presse, lui écrit ce qui suit à la date du 23 décembre dernier : Les premiers pas vers la fondation de la Chambre de Commerce Canadienne à Paris, viennent d’être faits.Ce projet, approuvé fortement par tout le haut commerce canadien et assuré des sympathies officielles les plus autorisées, avait été conçu, on s’en souvient, quelques mois avant la dernière visite de sir Wilfrid 1 anrier en France, lors d’une réunion à laquelle assistaient entre autres les honorables Hector Fabre et D.Rolland.mo* ses . 156 M.Fabre encouragea l’initiative prise et un comité fut constitué pour étudier la question.Les membres qui assistaient à cette première réunion furent unanimes à reconnaître l’excellence du projet.C’est comme suite à cette assemblée préliminaire que vient de se tenir cette seconde réunion.Les principaux membres de la colonie canadienne y avaient été convoqués par M.Duncan Macdonald et, parmi ceux qui ont répondu à son appel, je trouve les noms de MM.A.Masson, A.Poindron, E.Buron, H.d’Artois, E.Carbonneau, A.Panneton, H.Bon jean, O.Robil.lard, T.Dubé, D.Downie, Dr Gérin-Lajoie, Chabrier; P.de Martigny, E.Montet, Dr Wills, G.A.Drolet, R.Drolet, J.N.Roy.Presque toutes ces personnes ont des intérêts commerciaux en France ou au Canada.La maison Eaton de Toronto, a donné aussi son appui au projet et bien d’autres dont les noms m’échappent ont manifesté le désir de coopérer à l’œuvre dès qu’elle sera fondée.On s’est borné à cette réunion à constituer une com.mission générale d’études qui s’est partagé le travail afin d’aller plus vite en besogne.M.Duncan Macdonald a été choisi comme président temporaire, et Ed.Montet comme secrétaire, M.P.de Martigny a été désigné comme secrétaire-adjoint.REVUE COMMERCIALE Montréal, 15 janvier 1903.Le câble transatlantique nous a transmis, au commencement de cette année, la nouvelle que nous allions avoir, enfin, une ligne directe de navigation entre le Canada et la France.L’information provenait du Joxirnal des Débats, de Paris, qui ajoutait que cette création était le résultat des démarches faites en France par Sir Wilfrid Laurier.Nous n’avons pu malheureusement nous procurer le numéro des Débats contenant cette nouvelle et nous n’avons aucun autre renseignement que le maigre contenu de la dépêche précitée.Sir Wilfrid Laurier est revenu le 8 courant de sa villégiature en Floride, mais il est très occupé à préparer les travaux de la prochaine session du parlement fédéral et il est impossible d’obtenir de lui aucun éclaircissement.il La question du chauffage est, comme on peut se l’imaginer, une question très importante sous le climat canedien.Or presque toutes les maisons d’habitation sont munies d’appareils de chauffage aménagés pour brûler l’anthracite américain.Et l’on conçoit que, la grève de mineurs d’anthracite ayant supprimé l’extraction pendant six mois, la quantité de ce combustible qui arrive au Canada est bien inférieure aux besoins de la consommation.Aussi se vend-il à des prix triples des prix normaux et encore n’en a pas qui vent.La nécessité, dit le proverbe, est la mère de l’invention.La disette du combustible spécial aux Canadiens a fait songer à utiliser d’immenses dépôts de tourbe qui se trouvent parsemés sur le territoire des provinces de l’est.Des procédés modernes permettent.paraît-il, de faire de cette tourbe un combustible compect, durable et sans fumée, c’est-à-dire possédant les trois principales qualités de l’anthracite.Si quelque maison de France construisant des appareils à travailler la tourbe venait faire des offres au Canada, elle trouverait probablement l’occasion d’y faire quelques affaires.A sa séance régulière mensuelle du 7 courant, la Chambre de Commerce Canadienne de Montréal s’est occupée de cette création, voici d’après le compte rendu de La Presse ce qui en a été dit à cette reunion : ?M.Monier fait remarquer à la Chambre qu’il vient de se fonder à Paris une Chambre de Commerce Canadienne ; que parmi les membres qui la composent apparaissent les noms do deuxipersonnes qui ont laissé à Montréal une réputation peu enviable, et dont la prédans cette institution serait peut-être denature sence à nuire au crédit du Canada.M.J.X.Perrault remercie M.Monier d’avoir averti la Chambre de la formation de celle de Paris.Il demande s’il peut s’établir des Chambres de Commerce canadiennes à l’étranger, sans l’autorisation du gouvernement du Canada.Ces Chambres ne devraient-elles pas être fondées d’après les statuts qui régissent la formation d’institutions de ce genre en ce pays 1 MM.Desjardins, Laporte, Boivin, parlent dans le même sens.On ajoute même que si le gouvernement n’intervient pas, il pourrait se créer des embarras pour plus tard et son crédit pourrait en souffrir.Sur proposition de M.Monier, secondé par M.Boi vin, la question est renvoyée au comité de Législation avec instruction de transmettre son rapport à Ottawa le plus tôt possible.Puisque nous parlons de combustible, disons un mot de la production et de la consommation du charbon au Canada.En 1901, la consommation a été, Charbon canadien importé.4,647,827 tonnes 4,810,213 “ 'i 9,468,040 tonnes Total La production du pays en 1901 se décompose ainsi ( ¦ 157 meunerie locale est à peu près seule acheteur en ce moment, le transport à New York par ra'l était trop coûteux.Tonnes de 2,000 livres .4,158,068 .1,660,515 .885,275 .17.630 Provinces Nouvelle Ecosse.Colombie Anglaise.Territoires du N.O.Nouveau-Brunswick.Cependant ces frais de transport n’empêchent pas un certain mouvement dans des avoines blanches de Ontario, qui sont assez démandées à New-York pour l’exportation et que l’on paie sur place, au Canada, à la parité de 10 fr.15 à 10 fr.35 les 100 kilos suivant position.Le sarrasin est négligé dans le moment ; on on le paie livré à la station du chemin de fer, à la parité de 11 p.85 les 100 kilos.En farines, les jcours sont [restés fermes sans aucun changement dans la cote à Montréal ; cependant il y a depuis un jour ou deux des tendances assez fortes à la Total.Dont il a été exporté 6,221,488 1,573,661 4* Et consommé dans le paye Tout le charbon de la Nouvelle Ecosse et du Nouveau Brunswick est du charbon bitumineux ; dans les territoires du Nord-Ouest et dans la Colombie Anglaise il y a des charbons bitumineux et de l’anthracite- 4,647,827 I f hausse, en sympathie, naturellement, avec le blé.Nos minotiers paraissent cultiver avec succès le marché du Sud Africain ; le dernier vapeur parti du Canada pour ce maiché emportait encore environ 2000 quintaux de farines de Manitoba.On cote à Montréal complet, farines de blé de Manitoba, de$3.90à $4.20 ; farines d’Ontario de $3.70 à $4.00 suivant Le commerce de décembre, au Canada, se réduit gé.néralement à ce qu’on appelle le commerce des fêtes, c’est à-dire des articles pour étrennés et des provisions de bouche destinées à la célébration de Noel et du jour de l’an.L’exportation et l’importation n’existent guère que pour mémoire ; la navigation est close, le mouvement des récoltes est considérablement diminué, vu la difficulté de les transporter au port d’embarquement ; les industries profitent de ces temps de fêtes pour faire leur inventaire et préparer leurs échantillons.En un mot, le commerce de gros chôme sur toue la ligne.Quant au commerce des fêtes il a été très actif et très lucratif, quoiqu’il fût gêné par la cherté du charbon qui force à retrancher uu peu sur les dépenses de luxe pour renforcer le budget des dépenses nécessaires.par wagon marques.Légumes sus.— Les haricots blancs pea beans ont peu faibli: ou en demande maintenant par wagon plet de 37 à 38 francs les lqO kilos ; les haricots jaunes sont cotés la parité de 32 fr.25 à 32 frs 30 les 100 kilos.Mais il n’y en a pas pour l’exportation.Les importations d’Autriche ont cessé, les prix aux lieux d’expédition ayant haussé de manière à fermer notre marché à leurs haricots.Les pois secs No 1 sont moins ché, mais il n’y en a pas encore trop pour notre consommation; on les cote à la parité de 18 frs les 100 kilos, Les pois No 2 sont cotés à la parité de 13 fr.70 à 13 fr.85 les 100 kilos, gare de départ, suivant tion, avec 2 frs de transport au port de un com- * rares sur notre mar- Grains et farines.—Les marchés du blé disponible ont été fermes tout le mois, sauf quelques oscillations dont l’importance n’a pas dépassé IJ cent par minot.Au Manitoba, les prix du blé No 1 dur ont progressé graduellement de 70 à 7l£c le minot, soit de 13 fr.30 à 13 fr.58£ les 100 kilos, cette cote s’entendant maintenant du blé en entrepôt dans les élévateurs à Fort William; il faut y ajouter le coût de l’entreposage jusqu’à l’ouverture de la navigation au 1er mai soit 57 centimes, et 2 francs par 100 kilos de transport à la mer, pour obtenir la parité du prix franco bord mai.Le Pacifique Canadien a reçu dans ses élévateurs sur la derniàre récolte, 18,000,000 de minots ou bushels, soit 6,423,900 hectolitres.Le Canadian Northern en a reçu à peu près autant, de sorte que l’on peut compter que plus de la moitié du blé de Manitoba a été livré par la culture, quoique la moitié à peine de cette quantité ait été transportée à la mer avant la clôture de la navigation.Dans la province d’Ontario, on posi- mer.Foin pressé.—Le marché à la campagne est tran- quille, la demande de l’exportation n’est pas active, car en Angleterre les cours sont bas, et les Etats-Unis sont passablement approvisionnés.Pour que l’exportation reprenne quelque activité, il faudra que la cul ture consente à une réduction de 50c à $1 par tonne On cote à Montréal en gare, par wagon complet • foin pressé No 1, $9.00 ; No 2, $8.00, mélangé de trèfle $7.00 à &7.2S, la tonne de 2,000 livres anglaises.en Peaux vertes.—Un relèvement de 1 vient de se produire dans les cent par livre peaux vertes du pays, après une courte période de dépression.Les stocks sont relativement moindres qu’on ne le supposait et la tannerie montre des dispositions à s’approvisionner.Les peaux de bœuf ou vache, légères se p lient • x0 1, 8c la livre ; No 2, 7c ; taureaux, 9c ; veaux.No 1 10c ; No 2, 7c.Agneaux eu laine, 75c la peau.k cote le blé du printemps, sur place, de 12 fr.90 à 13 fr.10 les 100 kilos, le 158 Laines canadiennes.—Aucun mouvement perceptible Le change sur Londres est soutenu.Les banques dans cet article que Von cote nominalement de 14 à vendent leurs traitent à 60 jours $4.83^; à vue$4.87£c; transfert par câble $4.88J.Les traites commerciales avec documents se vendent $4.81 à 60 jours et $4.85 à 3 jours.Les chèques sur Paris se vendent de 5 fr.15 à Animaux de boucherie.—A Toronto on paie le bétail 5 fr.16J.Les chèques sur New-York font £ p.c.de exportable de $4.50 à $5.50 les 100 livres sur pied, prime, prix auquel il faut ajouter 50c pour le transport à St ¦ ¦ 15c la livre pour la toison et de 16 à 17c pour la laine -arrachée, le tout lavé à dos.¦W banque: provinciale DU CANADA John’s.Nos exportateurs se plaignent que les autorités anglaises permettent l’importation par Boston & Port- Bureau Principal, land, de bétail américain, taudis qu’ils ont refusé aux exportateurs canadiens d’employer la même voie.L’épidemie*de|fièvre aphteuse n’a cependant pas encore contaminé aucune partie du territoire canadien.Il résulte de ces différences de traitement des frictions Monsieur^G.^U de^Lachine Rapids Hydraulic & Land Company, Ltd.) qui gênent considérablement notre commerce d’expor- l hon.ls, b Ex-Ministre de l’Agriculture, tation.D’un autre côté, il est question d’admettre M°nae VE^piaerie'â^gros Laporte, Martin & Cie, Montréal, de nouveau sur le marché anglais le bétail de la Répu- Monsieur s.carsley1' d" Conuté -LS Fmanccs d< la Cd6' blique Argentine, ce qui augmenterait la concurrence delà grand.Maison-Carsley.Montai ".et ferait baisser naturellement les prix.Dans ces conditions on conçoit que nos exportateurs se tiennent autant que possible sur la réserve et n’expédient que Ce qu’il faut pour remplir les engage pris antérieure- Plessisville, P.Q.Disraeli, P, Q.St-Anselme, P.Q.St-Guillaume, P.Q.ment MONTREAL $1,000,000 818,000 Capital autorisé Capital payé - BUREAU D’ADMINISTRATION ?Président Monsieur G.N.DUCHARME, Capitaliste de Montréal.Directeur.Echo vin et Directeur.Monsieur TANCREDZ BIEN VEN Q.Monsieur A.S.H AMELIN.Gérant-Général - Auditeur SUCCURSALES MONTREAL : 316 Rachel, coin St-Hubert ; 271 Roy, St-Louis de France : 1138 Ontario, coin Panet.BUREAU DES COMMISSAIRES-CENSEURS Département d’Epargne REVUE FINANCIERE Président.SIR ALEXANDRE LACOSTK^^^^^ Vice Président.LHON.J.G.LAVIOLETTE^^ Législatif.Les actionnaires de la Banque de Montréal viennent d’autoriser leur conseil d’administration à émettre $2,000,000 de nouveau capital.Le capital libéré de la banque va se trouver porté à $14,000,000, la réserve qui est de $7,000,000, va bénéficier d’une prime de 70 p.c.qu’auront à payer les souscripteurs des actions nouvelles et montera par conséquent à $8,400,000.L’action de la banque de Montréal est cotéé à 275 p.c.soit 175 p.c.de prime et, en vertu de la loi, les actionnaires actuels auront le privilège de souscrire étrangers, la nouvelle émission dans la proportion d’une action nouvelle pour six actions anciennes.Le pair actuel de l’action est de $200, la cote de 275 représente donc une valeur en monnaie de $580 par action, et l’action nouvelle à 70 p.c.de prime vaudra $340.Les six actions anciennes, avec la nouvelle auront par consé- Dame, 1628.quent une valeur de $3840, soit $548.57 chacune.La banque est en instance auprès du parlement ^ Max, Min fédéral pour être autorisée à diviser ses actions de t 3g $200 en actions de $100 chacune au pair.Le resserrement des fonds que nous constations de- 3 puis quelques mois commence à se relâcher un peu.* 22 La place de New-York étant mieux approvisionnée 6 10 par ses propres fonds nous renvoie peu a peu les nôtres ^ 13 et nos banques ont un peu plus d’argent à mettre à la s 9 LHON, N- aire-Ceneeur.Monsieur S.HAMELIN, Auditeur et Com.-Censeur, Ancien Associé de la Maison Hudon, Hébert & Oie de Montréal.Monsieur ALBERT LUSSIER.Commissaire-Censeur, Ex-Député de Ver-chères, Seigneur de Varenncs.Monieur le Dr.E.P.LACHAPELLE, Corn.Censeur, rue Sherbrooke.Montréal.Intérêt de 3 pour cent payé sur dépote.Attention tonte particulière aux collections reçues de paye Température du mois de Décembre 1902.Relevée par M.de Meslé, opticien, à Montréal, rue Notre- Déc.Fahrenheit Centigrade Date Max.Min.Max.Min.3 —11.5 1.5 -7.5 Centigrade Max.Min.3.5 -5.5 Déc.Fahrenheit 16 37 11 22 34 18 17 —3 4 26 2 39 35 24 2 18 25 —1 —3.5 19 —3 —7 —5.5 —12.5 6 -12 —14 4 —10.5 —15.5 3 —12.5 —16 —17 —24 —27.5 —10 —9 —23.5 —6 —13.5 —14 —2 —15.5 -16.5 —10 —18 —"23.5 -19.5 -22 —13 —21 30 2.5 -7 19 36 19 26 10 —9 20 15 —12 9 36 9 2.5 -12.5 21 24 22 40 4.5 —4 19 12 23 —7 —11 4 —11.5 —15.5 —7.5 —15 —3.5 —3.5 —10 —9 —13.5 -1 —10.5 1 —8.5 24 11 dispositions des boursiers.„ 10 )5 Les taux sont cependant encore fermes de 6 à 6f p.c.n 7 pour remboursement à demande, 5 à 6 p.c.pour rem- 12 * 4 boursement à terme fixe.La clientèle commerciale et 13 o industrielle,fait escompter ses effets à 6 p.c.Les » «3 prêts hypothécaires rapportent de 4£ à 6 p.ç.suivant __ garantie et importance du prêt.18 6 25 -12-5 26 25 8 14 25 27 7 28 15 13 29 30 ¦k^ 33 16 30 81 32 15 0 -9 — Signifie au-deeeoue de zéro.I 159 TABLES DBS MATIERES DU VOLUME IX (9ème ANNEE) DU BULLETIN DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANÇAISE DE MONTREAL, ANNEE 1902.Pages ASSOCIATION CANADIENNE des manufacturiers.ASSURANCES [les] au Canada.BANQUE [la] D’HOCHELAGA.BANQUE [la] DE MONTREAL.BANQUES FRANÇAISES AU CANADA.CANADA—Algérie.COLONIE [la] française de Montréal.COMMERCE [le] extérieur du Canada.COMMUNICATIONS [les] entre le Canada et la France COMPTES RENDUS des séances de la Chambre de Commerce Française de Montréal.1, 13, 25, 37, 53, 65, 77, 113, 125 et 137 95 106 67 68 114, 125 14 78 78, 89, 117 116 ! # CONDITION [la] de droiture.CONSEILLER du Commerce extérieur de la France.CONVENTION [la] commerciale franco canadienne jugée par les Canadiens D’ESTOURNELLES de Constant [M].ECHOS du voyage de sir Wilfrid Laurier en France.ELECTRICITE [F] au Canada.EXPORTATIONS de beurre et de fromage du Canada en 1902.EXPORTATIONS du Canada en France.FORGES et aciéries du Sault Ste-Marie.IMPORTATIONS comparées.IMPORTATIONS [les] françaises au Canada.JONN KISS, histoire du Klondyke.MANUFACTURIERS canadiens.MEVENTE [la] des vins.MINERAUX [les] d’Ontario.MINES [les] du Youkon.MODIFICATIONS au tarif des douanes canadiennes.NEGOCIATIONS franco-canadiennes.NOUVELLE voie transcontinentale.PETISES notes.PLATINE [le] en Colombie Anglaise.POMME [la] PORT [le] de Montréal PRODUCTION minérale du Canada en 1901.PROGRES des importations françaises au Canada.PROPAGATION [la] artificielle et l’élevage des truites QUELQUES mots sur les vins d’Algérie.RAILS d’acier fabriqués au Canada.RECOLTE [la] de blé au Canada.REGIME [le] des spiritueux au Canada.RELATIONS commerciales du Canada avec l’étranger.RELATIONS commerciales franco-canadiennes.REVUE commerciale et financière.SAUMON [le] de la Colombie Anglaise.SERVICE [lo] militaire des jeunes Français résidant à l’étranger SOUSCRIPTION pour les sinistrés de la Martiniq SPIRITUEUX au Canada, le régime des.SUCRES [les] français au Canada.SI Af CTS révisés de la Chambre de Commerce Française de Montréal TERRENEUVE, La question de.UNION [F] Nationale française de Montréal.VINS [les] d’Algérie.VINS, la mévente des.VISITE à M.le Consul Général.*.YOUKON [le] et son commerce.128 101 32 26 102 91 141 5 91 16, 29, 44, 54, 69 et 81 93 143 95 28 114 7, 26, 59, 84 et 94 14 103 139 114 92 canadienne 138 140 105 4 129, 144 39 90 102 107 38 .IM 9, 22, 34, 49, 61, 74, 86, 95, 110, 120, 133 et 146 103 126 ue 66 107 90 61 102 40 .6, 39 et 68 28 3 96 160 M.A.Pyllisor-Cortier, 3 rue de St.Quentin, à Malo-les-Bains (France) désire représentations de maisons canadiennes pour le PETIT COURRIER Nord de la France.M.Pascal (larcin, 1 rue de l’Abbé de l’Epée, à Marseille, se chargerait de l’agence, pour la France, de bonnes maisons canadiennes.M.E.Desgranchamps, 6 rue Bailleul, a Paris, demande la (Bulletin de la Chambre de Commerce Française).Demande d'Agents ou Représentants au Canada.MM.Duclier Frères à Morez-du-Jura (Franco) désirent un représentant au Canada pour la vente de leurs pierres fausses représentation pour la France de maisons canadiennes, pour bijouterie.M.A.Weissenthanner, 168 rue St Maur, à Paris (succursale à M.Vermorel, à Villefranche-sur-Rhône (France), demande New-York) demande l’agence de maisons canadiennes, agents pour la vente de ses machines agricoles.M.Emmanuel Costa, 14 rue Ausone, à Bordeaux, demande à M.F.Omètre désire représenter des fabricants de France représenter en France des maisons canadiennes exportant pommes Canada.On pourra s’adresser à M.Omètre, du 1er février au évaporées, haricots, pois ronds, homards et 15 mars, 15 rue du Louvre à Paris.(M.Omètre ne représentera viandes salées et œufs de poisson.Références fournies ni distillateurs ni quincaillers).i; saumons en conserves, au sur demande.M.Vianney, 14 rue Paradis, Marseille, demande représentation la France d’exportateurs et d’importateurs canadiens.M.Maurice Charotte, 2 rue Gounod, Paris, désire entrer en relations avec maison de Montréal pour 1 importation en ï rance de peaux, pelleteries, bois et autres articles du Canada, suit comme représentant, agent ou comme acheteur.Mélan, 27 Cours Pierre Puget, Marseille, demande représentations d’exportateurs canadiens M.A.Démangé, viticulteur, 8 rue Arago, Alger, demande représentants au Canada pour la vente des vins de ses vignobles algé- pour riens.MM.Debouchaud et Cie, à Nersac (Charente), fabrique de feutres en tous genres pour papeteries.La maison A.Magnier & Cie, de Blanzac-sur-Coguac, demande au Canada de ses eaux-de-vie.représentant pour la vente L.de Guinofollaud, eau-de-vie de Cognac et fines Champagnes un M.A.à Angoulème (Charente).M.P.Bourson, 5 rue St-Joseph à Paris, demande agent pour-tout le Canada pour la vente des soieries et rubans de Lyon.Pierre Germain, seul successeur de la maison Poulet Père et Fils, fondée en 1747, Grands vins de Bourgogne à Beaune (Côte-d’Or) UN NOUVEAU JOURNAL L’Histoire du Monde, journal-revue hebdomadaire, opinion, à 0 fr.20, 16 pages, 28 x 38, reproduits tous les articles intéressants et inédits, quels qu’ils soient, recueillis tous les jours dans les journaux, sans distinction de genre ni d’opinion.Cette revue ne reproduit que les articles qui n’ont été publiés que par un seul journal ; on lit donc tous les journaux en un seul.Sur un beau papier, impression soignée, ces 52 numéros, reliés à la fin de l’année, forment une collection superbe qui constitue l'histoire du monde au jour le jour.C’est la revue la plus pratique et la moins cher.Chaque abonné y trouve groupés toutes sortes de documents curieux.S’adresser 47 faubourg Montmartre, Paris.sans France.La Chambre de Commerce française de Montréal tient à la disposition des négociants et industriels de la région l’annuaire des Agents-Représentants pour l’Exportation de Bordeaux (édition 11)02).Cet annuaire où figurent les principaux agents d’exportation de Bordeaux avec la liste des articles dont ils s’occupent être très utilement consulté par les maisons désireuses cette place et d’essayer ainsi do chercher peut d’être représentées des débouchés nouveaux dans l’exportation.sur OFFRES DE REPRESENTATION AU CANADA M.Jules Pony, 1132 présentation de librairies françaises et belges pour le Canada Ste-Catherine, à Montréal, demande Avis aux Membres Adhérents rue a re Les cotisations courent du 1er janvier au 31 décembre et sont dues pour l’année entière, si ce n’est pour les présentations faites dans le dernier trimestre de l’année.Dans ce cas le paiement de OFFRES DE REPRESENTATIONS EN FRANCE 1 boulevard M.Durand, fils aîné, représentant commissionnaire, Ondinot 21 à Oran (Algérie) pouvant fournir d’excellentes réfé la cotisation est reporté à Vannée suivante.ronces, demande à représenter pour Oran (Algérie) des maisons du Leg membres adhérents de cette Chambre de Commerce reçm- Ganada faisant l’exportation des farines et autres produits.vent gratuitement le Bulletin Mensuel.îSbSSSH SKsSSSSSS I es** mes , "I" Ie Can martin k Varia, daman.d«.riant .pria 1.«, â.moi.* , '»““>¦«» * ™„d.l pouvant livra, da, W.an F„„„.“ d” «’ com- suv cor
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