L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1 mai 1897, samedi 15 mai 1897
18me Année 15 MAI 1897 Numéro 18 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’ÉDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple *' FA*AISBANT LB 1" ET LE 15 porche^ LACANCES EXCEPTÉES .feottUs.Ço»- 4-» J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J.MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Tout* correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra, Atr» adressée à J.-B.Cloutikr, 148, rue Saint-Olivier, Québeo SOMMAIRE : Pédagogie : Conférence péda- gogique : Noces d’or d’enseignement de M.Jos.Letourneau.— Les bibliothèques scolaires.—La lecture.—La parole du maître.- Cent quatrième réunion des instituteurs catholiques de Montréal, (suite).— L’agriculture à l’école primaire, (suite).- Partie pratique : Cours régulier de langue française, (degré élémentaire).—Leçon 29e : Grammaire : Féminin dans les adjectifs.Conjugaison : Le verbe, (nombre).Récitation : La prière d’un petit enfant.-Dictée expliquée : Le régime seigneurial au Canada.— Rédaction : I, Le nid déniché.II, Economie domestique.— Tenue de livres.-l>iv ers: Poésie: Prière du matin.— S.-G.Mgr Bégin — Election provinciales.—Le printemps.—L’àge des souverains.—Annonces.C « n ter en ce péd agogi que Noces d'or d’enseignement de M.J.Letourneau PROGRAMME DE LA FETE Samedi, le i9 du courant, il y aura réunion de tous les membres de l’Association des instituteurs catholiques de Québec, à l’Ecole normale Laval.Tous les anciens élèves du vénérable M.Letourneau sont invités à prendre part au cinquantenaire d’enseignement de leur professeur de jadis.Voici le programme qui sera suivi le 29 prochain : Avant-midi lü Messe basse le matin, à 9 heures, et sermon de circonstance par un ancien élève de l’Ecole normale.2° Présentation d’adresse et de cadeaux, après la messe, dans la grande salle de l’Ecole normale.A cette séance, il y aura du chant et de la musique.Après-mic Conférence pédagogique : 1° Lecture du procès-verbal de la dernière réunion.2° “ Episodes pédagogiques de mon voyage en Europe,” causerie par M.l’abbé Th.G.Rouleau, principal de l’Ecole normale Laval.3° “ L’éducation morale à l’école,” par M.Ls.Bergeron.4.“ La rédaction à l’école primaire,” sera le sujet de discussion.L,es bibliothèques scolaires On se plaint souvent que les Canadiens-français ne lisent pas assez.Cette plainte est certainement fondée, Nos jeunes gens 274 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE s’adonnent rarement à la lecture, surtout à la lecture sérieuse.Ceci provient de ce que dans leur enfance, les jeunes Canadiens n’ont pas été habitués à étudier seuls et sans contrainte.Durant leur scolarité, ils ont bien appris à lire plus ou moins machinalement, mais jamais on les a invités à parcourir quelques-uns de ces petits ouvrages qui font aimer les bons livres et forment le cœur tout en développant l’intelligence.Qui ne se rappelle la douce et durable impression que fit sur son esprit la lecture des contes du chanoine Schmid, des beaux et bons livres de la maison Marne et de nos meilleurs auteurs canadiens ?Aujourd’hui, les ouvrages littéraires à l’usage de la jeunesse se vendent très bon marché, et le choix en est des plus variés.Les livres de propagande catholique qui nous viennent de Paris conviennent parfaitement à notre province.Toutes les commissions scolaires pourraient, en très peu de temps et à très bon marché, par l'entremise du curé de la paroisse, établir une modeste bibliothèque religieuse, nationale et scientifique dans chacune des écoles de leur municipalité respective.Pour cela, une armoire vitrée dans un coin de la classe, un registre dans lequel le maître ou la maîtresse tiendrait compte des volumes mis en circulation, et surtout d’intéressants petits livres qui seraient prêtés aux élèves les plus appliqués.C.-J.M.J^a lecture L’enseignement de la lecture aux petits enfants est une chose capitale dont les maîtres doivent se préoccuper par-dessus tout.Tant que l’enfant ne sait pas lire, i n’est qu’un embarras pour le maître et une cause de trouble pour l’école.Dès qu'il lit, au contraire, on peut l’occuper à étudier une leçon et à faire un devoir (car nous verrons plus loin qu’il doit apprendre à écrire en même temps qu’il apprend à lire).Il devient alors un véritable écolier comme les autres, ce qui le grandit à ses propres yeux et l’encourage à bien travailler.Par quel procédé doit-on enseigner la lecture?Par le plus rapide : c’est indiscutable.On trouve déjà bon nombre d’écoles où les enfants apprennent à lire en quelques mois ; mais il en reste beaucoup aussi où les petits croupissent un an, deux ans et quelquefois davantage autour des tableaux ou des “ tablettes.” Je visitais dernièrement une école comptant dix-neuf élèves ; huit de ces enfants ne savaient pas lire, et, dans ce nombre, il y en avait qui fréquentaient l’école depuis trois ans ! L’instituteur à qui j’en ai fait l’observation m’a expliqué que ces enfants, à la vérité, ne lisaient pas dans un livre, mais qu’ils épelaient déjà fort bien, ce qui serait pour eux un grand avantage lorsqu’ils écriraient à la dictée.La dictée, Y orthographe, voilà le grand but à atteindre, l’idéal poursuivi aux dépens de tout ! Mon Dieu, je suis loin de médire de l’orthographe.Puisqu’il en faut, les maîtres sont bien obligés de s’en préoccuper.Mais l’objection est-elle valable ?Est-il vrai que la lecture par épellation conduise plus vite et plus sûrement à une bonne orthographe ?L’expérience prouve le contraire.Par la méthode de non épellation, les enfants apprennent à écrire sous la dictée en même temps qu’ils apprennent à lire.On les exerce simultanément à lire et à écrire les L’ENSEIGNEMENT PRIMAIKE 275 I> ¦*' niâî ¦ !,.' ’ VI -h, kir ;t| J ¦¦¦ ;i['J - li • Lie ¦ 0 Lu : > 7,;o ire en m ;lllj in.ira - 'ali lie ff' ei i'ifMVllO .fiflMl! 1 iiiiii IA {J - èlltillltî ." jviv, re quil H •> -, ••¦¦ri rllltkr^j pL® réi«llPer' ; f>ib» miiii-eP101 rorrhf ,f#tire' .jiftéf®1 à lire- ^ r lettres, les syllabes, les mots, les phrases.Dès qu’ils connaissent quelques mots simples comme papa, numéro, farine, on les leur dicte au tableau noir.La première dictée suit donc de très près la première leçon de lecture et d’écriture.Phonique.La parole tlu maître Ce sujet, facile quant au fond, se complique et présente de réelles difficultés dès qu’il s’agit de le traiter avec méthode.La première partie : “ Pieu ne vaut la parole du maître ”, exige une comparaison entre l’enseignement donné oralement par le maître et l’enseignement puisé exclusivement dans le livre, ou l’enseignement livresque, comme on l’appelle communément de nos jours.Cette partie du sujet est assez connue ; et toutes les publications pédagogiques, y compris celle-ci, l’ont traitée, et toutes, ou à peu pores toutes, ont conclu en donnant à la première des 'leux méthodes une grande supériorité sur h seconde.Mais en condamnant celle-ci comme absolument stérile, quelques-unes sont tombées, à notre avis, dans une exagération qu’il convient de signaler aux maîtres à qui l’expérience ne l’aurait pas encore suffisamment révélée.Au point de vue purement psycologique, la question consiste dans la comparaison 'le la parole, c’est-à-dire du langage en bonne partie naturel, et de l’écriture, c’est-à-dire du langage artificiel.Chacun de ces langages a ses avantages et aussi ses défauts.11 n’y aurait sans doute pas lieu ^ exposer ici des notions d’un caractère aassi général ; mais il convient d’en faire 1 application au cas spécial, au problème particulier de pédagogie dont il s’agit.Il est bien entendu que nous devons bannir de nos modestes théories les formules et l’appareil technique de la philosophie ; mais ce qu’il nous est permis de retenir, sauf à les exprimer dans notre langue pédagogique, ce sont les idées.11 n’est d’ailleurs pas inutile, nous paraît-il, de sortir quelquefois du terre à terre dans lequel nous demeurons volontiers, afin d’être avant tout pratiques, et de nous élever quelque peu à des considérations qui sortent de la banalité.Avantages de la parole du maître.— La parole du maître est vivante.A mesure qu’il pense, il parle.Son esprit même est présent, bien différent en cela de celui qip a écrit les lignes que nous lisons ; car de toutes façons ce dernier est loin de nous, et peut être aussi est-il loin des choses qu’il a écrites à une autre époque.La distance, en tous cas, est'plus ou moins grande de l’idée à la plume qui la traduit, et l’écriture ne peut-être qu’une langue artificielle, tandis que la pensée s’exprime et s’achève naturellement et promptement par la parole.Entendre parler, c’est en quelque sorte voir et penser.Puis, les caractères tracés sur le papier sont immobiles et monotones, au lieu que la parole, avec son mouvement, son rythme et ses intonations variées, donne l’impression même de la vie.Or, l’enfant, beaucoup plus que l’homme fait, se plaît et s’attache a ce qui est mobile et vivant.Plus que celui-ci également, il a besoin de voir sous une forme concrète, sous la forme d’une personne qui a telle ou telle physionomie, telle ou telle expression d’yeux et de visage, renseignement qu’il reçoit ; il a peine à séparer la science du maître qui la lui donne , et de fait, on doit reconnaître que tout regard, tout geste, toute modulation de la voix, toute mimique en un mot contribue puissamment à rendre la parole elle-meme plus pénétrante et plus vive. 276 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La parole du maître n’a pas seulement pour elle la vie, elle a aussi la clarté, du moins une sorte de clarté que ne possède pas le livre ; car les intonations et cette mimique dont nous venons de parler ne se bornent pas à exciter la sensibilité ; l’intelligence de l’élève elle-même y trouve des indications et en reçoit un secours important.En outre, tandis que le livre ne s’adresse qu’une fois pour toutes à une catégorie de lecteurs, sur un point déterminé, et ne revient jamais sur les explications qu’il a données, la parole du maître peut se plier à son auditoire, et elle peut varier ses explications, les étendre, se répéter ou s’arrêter à propos selon les lieux et les circonstances.Le maître voit, juge d’après la physionomie de ses élèves, s’il est compris ou non, et dirige son enseignement en conséquence.Quelle différence entre cette souplesse de la parole et la rigidité du livre ! Combien celui-ci, par suite, est souvent obscur auprès de celle-là ! Aux avantages qui précèdent s’ajoute Y autorité que la parole du maître lui donne.S’il se réfère constamment au livre, il est à craindre qu’il ne passe pour un ignorant qui ne sait pas ce qu’il est chargé d’enseigner, et qu’il ne s’expose ainsi au mépris de ses élèves.Se reposant sur le livre, il travaillera peu ou même ne travaillera point, et tombera fatalement dans la routine et Yinertie.Il finira par être de ceux dont on dit qu’ils parlent peu et qu’ils n’en pensent pas davantage.Défauts de la parole du maître.— Le livre et le devoir écrit reprennent l’avantage à d’autres points de vue, et la parole à ses dangers qu’il faut reconnaître pour les éviter.En raison même de sa promptitude, la parole est facilement incorrecte.Donc, nécessité pour le maître d’une préparation sérieuse avant la classe, d’un sérieux contrôle sur lui-même et sur son langage.On n’exige d’ailleurs pas de lui qu’il parle littéralement “ comme un livre ” ; qu’il ait jatib Déni® une parole châtiée et froide ayant d’autant moins d’action qu’elle s’adresse à des enfants et non à des hommes.A cause aussi de sa promptitude, la parole ne produit souvent qu’un efiet passager.“ Les paroles passent, dit un ancien proverbe, les écrits restent.” Il est nécessaire que des résumés fixent dans la mémoire les principaux résultats de cet enseignement verbal qui, sans cela, ne laisserait que des traces incertaines et fugitives.La parole entraîne à la fois celui qui parle et ceux qui écoutent, et de là plus d’une illusion de part et d’autre.L’un croit avoir été compris, les autres croient avoir compris en effet.Au fond, il y a malentendu, et le maître ne tarde pas à s’en apercevoir.—Le remède à ce défaut est tout indiqué : il consiste dans la vérification, soit par des interrogations, soit par des devoirs écrits, soit mieux encore par ces deux moyens à la fois, que l'enseignement oral a été compris.Mais le plus grave défaut peut-être de la parole s’adressant à des enfants, c’est de rendre l’auditoire passif.Beaucoup de maîtres aiment trop à parler.On les écoute avec plaisir s’ils parlent bien, mais on ne s’instruit guère plus pour cela.— U faut faire parler à leur tour les élèves, et user autant que possible de la méthode scientifique ; il faut obliger les élèves à prendre des notes, tandis que l’on parle soi-même.Il faut enfin compléter l’enseignement oral par des compositions écrites, en consultant des lectures à la fois attrayantes et instructives.C’est pour n’avoir eu recours à ces divers moyens que d’une manière insuffisante que nous avons vu des instituteurs, —fod j ;«s$ it qua lialioi lonseï aep P L ur ^ e de la ® i?er l?s | s que 1°D couplé upositio lajois&Ü j-p111 vM estimables du reste,—échouer avec un enseignement oral donné assez clairement, mais auquel les élèves ne prenaient pas une part assez active.Cil Y.(L’Education) Cent quatrième conférence «le IMsso-ciation «les Insfitntenrs «1«‘ la circonscription «le PEcole normale Jacques-Cartier, tenue le *!» mars UNE PRIME DE CINQ PIASTRES A ce moment de la séance, M.Robillard veut bien, avant son départ, offrir une prime de cinq piastres pour le meilleur essai que l’on pourra produire sur Venseignement de la langue française.Je mets pour condition, dit-il, que les jeunes instituteurs seuls peuvent concourir, et que les manuscrits devront être adressés le plus tard pour le 15 mai prochain, au comité des concours, qui se composera comme suit : MM.le Président et le Secrétaire ; MM.Archambault, Lacroix et Deniers.M.le Président, au nom de l’assemblée, remercie M.Robillard de sa générosité, et espère que ce don aura qoour effet de stimuler l’ardeur chez les jeunes instituteurs, surtout ceux qui ont des aptitudes spéciales à tenir une plume.Sur l’invitation de M.le Président, M.A.-D.Lacroix prend la parole et explose avec clarté la méthode et les procédés qui doivent guider le maître dans l’enseignement delà numération et des quatre règles simples de Varithmétique à de jeunes enfants.Il est d’opinion, contrairement à ce qui se fait encore dans bon nombre d’écoles élémentaires, que l’on doit enseigner simultanément la numération et les quatres règles fondamentales.Cet enseignement doit être à la fois tout mtuitif et socratique, c’est-à-dire que le Maître aura soin de ne se servir d’aborcl Iue de nombres concrets, qui en même temps soient immédiatement sensibles pour tous les élèves.Le maître se servira, par exemple, du boulier-compffeur, 0ll autres objets connus des élèves, tels que crayons, plumes, etc., etc.L’ar ce moyen l’enfant apprend beaucoup plus tôt à se rendre comqote de la valeur réelle des nombres.Quant à l’intuition, elle devra, sans trop d’effort, naître clans l’esprit des élèves à la suite d’opérations sagement calculées sur ces nombres concrets.Si maintenant, le maître, ayant un crayon dans la main, demande à ses élèves de lui dire ce qu’il tient ainsi clans la main, il est alors évident que la réponse ne se fera p>as trop attendre et que tous répondront : TJn crayon Q).Et si à ce premier crayon, le maître en ajoute un autre, et leur pose cle nouveau cette question : Combien un crayon, plus un autre crayon font-ils de crayons ?Les élèves répondront encore sans pdus d’embarras : Deux crayons (2).Le maître : Si, de ces deux crayons que vous voyez, j’en ôte un, combien me restera-t-il de cravons ?Les élèves : Lui crayon.Le maître : En effet, il ne me reste plus qu’un crayon ou une fois un crayon.Mais, si à une fois un crayon j’ajoute encore une fois un crayon, combien alors deux fois un crayon font-ils de crayons ?Les élèves : Deux crayons.' Le maître : Dites-moi maintenant combien y a-t-il de fois un cravon clans deux crayons ?Les élèves : Deux fois un crayon.En même temps que ces exercices ont lieu, le maître écrit au tableau noir les signes 1, 2, que les élèves copient sur leurs ardoises, commençant ainsi à étudier la numération.Ainsi clone, d’après la méthode dont il vient d’être donné un simple exposé, on conviendra que l’elève pieut et doit arriver très vite à avoir le sens intuitif de ces diverses opérations de la numération, cle l’addition et cle la soustraction, cle la multiplication et de la division. 278 L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Afin de varier davantage ces petites opérations, qui se font mentalement d’abord, le maître ajoutera graduellement au nombre deux, une unité, puis une antre, et ainsi jusqu’à dix.Tous ces exercices bien compris de tous, sont répétés au tableau noir, et les élèves les copient ensuite sur leurs ardoises, et cela jusqu’à ce qu’ils puissent d’eux-mêmes faire de petits calculs sur des nombres n’excédant pas dix unités.Ces exercices doivent se continuer encore avec gradation et variété, sur des nombres de plus de dix unités.Dès que les élèves connaissent leur numération jusqu’à cent, il est facile alors de les conduire de là à celle des mille et des millions même.Mais, à ce moment, il y a longtemps que les élèves ont, par intuition, compris ce en quoi consiste la numération, et ce que sont les quatre règles simples.Alors la définition du maître leur paraîtra claire et facile à retenir.Il ne faut pas oublier non plus le rôle important que joue le calcul mental dans l’enseignement des quatre règles simples.La raison de l’enfant y a acquis plus de facilité et de précision, son jugement s’est fortifié et son goût pour le calcul s’est développé.C’est avec plaisir qu’il cherchera maintenant la solution de petits problèmes, pratiques avant tout, que son maître lui aura donné à résoudre.Dans beaucoup trop d’écoles, continue le conférencier, on suit un tout autre procédé, qui consiste à faire apprendre d’abord aux élèves la numération, que l’on pousse parfois jusqu’aux trillions, puis les quatre règles simples qu’on se garde bien d’enseigner simultanément, mais, au contraire, les unes après les autres, et toujours n’opérant que sur des nombres abstraits.Jugez un peu, messieurs, si un tel enseignement convient bien à de si jeunes intelligences, s’il est propre à leur faire aimer l’arithmétique et à développer chez eux le goût du calcul.Ces quatre opérations de l’addition, de la soustraction, de la multiplication et de la division, dit M.Lacroix, en terminant, étant la base de toute l’arithmétique, il convient de les enseigner à ces jeunes en- fants selon des procédés tout à fait à la portée de leur intelligence.Pour cela la méthode intuitive et simultanée, ainsi que je viens de l’exposer, me semble réunir les qualités les plus propres pour rendre fructueux l’enseignement de l’arithmétique dans ses quatre règles fondamentales.MM.Lippens et Morrin félicitent M.Lacroix de l’exposé intéressant et instructif qu’il vient de faire, et tous deux, continuant la discussion, donnent, au sujet des difficultés que présentent parfois la numération et les quatre règles simples, notamment la soustraction, des procédés pleins d’originalité et dont l’application en classe aurait pour effet de mieux faire saisir aux élèves le mécanisme, de ces opérations.MM.Archambault, Demers et Gélinas approuvent pleinement tout ce qui vient d’être dit.M.Brisebois ajoute, qu’afin de donner un résultat pratique à cette excellente conférence de M.Lacroix, directeurs et professeurs, surtout ceux qui enseignent l’arithmétique, devraient s’entendre pour enseigner cette branche d’après les principes qui viennent d’être exposés.La séance est alors ajournée à 2J heures de l’après-midi.SÉANCE DE L’APRÈS-MIDI tir ¦ M.T ; jif e In- 1" Le: e ni': r L et lé suri !" Là: e rattle liir i: Mill: net ii i" L'en rale I i jll Tl 3 par i C0!.I déliter glisesu ses tvf inet da IJ, mettre | nion, 1 islafjiii lent i i coût; I.le 1’ En ouvrant cette séance, M.le Président fait la remarque suivante : Jusqu’à ce moment, dit-il, l’Association ne s’est point occupée de l’enseignement religieux, parce que, comme elle l’a déclare dans une circonstance solennelle, il va de soi que la religion tient de droit le premier rang dans les matières scolaires.Aujourd’hui, il ne saurait être question de discuter l’opportunité de cet enseignement : nous voulons simplement savoir de l’un de ceux qui réussissent le mieux à donner l’instruction religieuse aux enfants, les moyens qu’il emploie pour obtenir d’aussi bons résultats.La parole est à M.Teasdale.Celui-ci traite donc de Y enseignement religieux dans l’école.Il en donne d’abord la définition, en fait voir toute l’importance et démontre e, $ îport; mer, tipriiiu, rail, do t’ajrji 1 ®GSE\i K., '.HH L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 279 ‘¦"K :i lii l'"ir{ v ¦ ¦¦ aiiiî '¦:l f !V||| ; Maire almré 1 ! ‘ en " ' i ill: ' i' iin.li, tiMin ai '¦i; ],;!rf "d^ nn .; - pro i'âpflirati -I" niinix ¦' 1 ia'HH ll( !;V- et Gi nt ce qui lit!!! iif d( eiitf ei li ei^eig Mütétidre '['après les pm JlJePBl M, i'AMoei Ma-riit'Ue leellel».^ Hlliell1; le droit le [ères iôolt r être f.les heureux effets qu’il produit dans le cœur et l’esprit des élèves.M.Teasdale explique aussi la nature clés principes qu’on ne doit pas perdre de vue dans l’enseignement de la religion.Ces principes, il les énonce comme suit : 1" L’enseignement de la religion doit être rattaché aux vérités rationelles qui lui servent de hases.2" L’enseignement du dogme doit être basé sur l’histoire ; 3" L’enseignement de la morale doit être rattaché au dogme, comme le dogme à l’histoire ; 4" L’instituteur doit faire aimer la religion et l’enseignement religieux ; 5" L’enseignement du dogme et de la morale doit être fécondé par la prière ; 6" L’enseignement de la religion doit être pratique.Le conférencier a su, dans son travail, condenser avec intelligence la doctrine de l’Eglise sur cette matière.Ses observations et ses réflexions personnelles sont aussi pleines d’à-propos et de justesse.M.Teasdale a bien voulu, en terminant, promettre de donner, pour la prochaine réunion, la 2e partie de sa conférence, dans laquelle il aura à parler de l’enseignement des prières, de Y histoire sainte et du catéchisme.M.le Président offre, au nom de l’assemblée, ses félicitations à M.Teasdale, pour l’importante conférence qu’il vient de donner, et le remercie d’avance de vouloir bien promettre la suite de son remarquable travail, pour la prochaine réunion.(« suivre).L’agriculture à l’école primaire ENSEIGNEMENT des notions élémentaires '’agricultures dans les écoles URALES ( Suite ) deuxieme anneé du cours moyen m- _ lïiisf1 Le plan à suivre reste le même qu’en .q Première année ; le programme se complète de la manière suivante : diP I.Notions scientifiques.— L’étude des combustions sera étendue à celle du gaz carbonique dont on montrera la présence dans les pierres calcaires.De la craie et quelques gouttes d’un acide minéral suffiront pour faire les expériences ou les constatations suivantes : transformer la craie en chaux vive (le poêle de la classe fournira une chaleur suffisante), constater la perte de poids par comparaison avec un autre morceau de craie pareil au premier ; action de l’eau sur la chaux vive ; propriétés de la chaux éteinte, du lait de chaux, de l’eau de chaux ; production d’acide carbonique ; reconstitution de la-craie.Séparation mécanique, dans la terre végétale, de l’argile, d’une part, de la silice et du calcaire, d’autre part.Au moyen d’un peu d’acide chlohydrique qui dissoudra le calcaire, on isolera ensuite la silice et enfin, par une dissolution de carbonate de soude, on pourra régénérer le calcaire ; cette expérience facile à expliquer ne demande qu’un peu de soin pour être convenablement exécutée.Il sera bon d’en conserver les résultats et de les disposer sur un carton.II.Notions agricoles.—Examen, surtout dans les promenades, des principales espèces de sols.On s’attachera à montrer aux enfants que les plantes, comme les animaux, ont besoin de nourriture pour vivre, et on réalisera à cet effet quelques cultures en pots et dans un carré du jardin; l’expérience suivante sera le point de départ : semer quelques graines de plantes à croissance rapide, des haricots hâtifs, par exemple d’une part dans une bonne terre additionnée d’une dose suffisante d’engrais convenable, d’autre part dans un milieu stérile tel que de la terre épuisée, du sable, du gravier, ou même du verre cassé de la grosseur de ce dernier.La nécessité des engrais sera ainsi mise en évidence ; on en fera connaître plus tard la composition.Les premières notions relatives aux “ travaux et instruments usuels de culture ” seront données d’abord dans les promenades ; c est dans les leçons “ plus 280 L’ENSEIGNEMENT FRIMAIRE méthodiques ” indiquées au programme du cours supérieur qu’on les complétera.Le cours supérieur proprement dit est organisé dans les écoles rurales ; ordinairement, les élèves les plus avancés ou les plus âgés forment une sorte de division supérieure du cours moyen.Quoi qu’il en soit, voici la règle à suivre : Les enfants cle douze ou treize ans devront recevoir un enseignement agricole plus étendu que celui qui est représenté par le programme du cours moyen ; les maîtres ajouteront donc à ce qui précède, pour leurs plus grands élèves, tout ce qu’ils pourront du programme suivant dont l’application ne présentera aucune difficulté sérieuse, si les notions scientifiques fondamentales ont été préalablement établies d’après des expériences simples réalisées en classe et des observations faites sur nature.(à suivre) Cours régulier de langue française d’après une méthode nouvelle et graduée DEGRÉ ELEMENTAIRE Par C.-J.Magnan (Tous droits strictement réservés.) TROISIÈME MOIS ( Suite) LEÇON XXIX Grammaire Féminin dans les adjectifs (règle générale) Au tableau : Un tableau noir—une robe noire—un ruisseau profond—une rivière profonde— un homme prudent—une femme prudente —un corridor étroit—une chambre étroite.Définition.— On met un adjectif au féminin en y ajoutant un e : poli, polie.Exercice oral.—Faire une proposition dans laquelle se trouve un adjectif au féminin Ex.: La mer est profonde.Cette femme est méchante.La pie est bavarde.La religion est consolante.La montagne est escarpée.L’église est haute.La terre est ronde.Dictée.—Le savoir-vivre.—La soupe est dans les assiettes.Ne mangez jamais votre soupe en prenant la cuiller d’une main et la fourchette de l’autre.Mangez lentement.Ne faites pas claquer vos lèvres ni votre langue.Laissez refroidir un peu votre potage, s’il est trop chaud.Nesouf-iiez pas sur votre assiette.Faites comme vos parents, attendez.Analyse—La soupe est dans le< assiettes.Analyse de la phrase jfinitv ni seule se chos ii Ite m jet,i pic -O mi ¦ [I el : L 1 reticle is.Li iri'Ç." d et h y an é pur, Dans cette phrase une seule proposition : u verbe sujet complément est (est servie, s.eut.) la soupe dans les assiettes La soupe est dans les assiettes Ancdyse grammaticale art.s.f.s.dét.soupe n.c.f.s.suj.de est verbe 3e pers.du s.qui a pour suj.soupe préposition qui fait rapp.assiettes à est art.s.f.pl.dét.assiettes, n.c.f.pl.compl.de lieu de est (est servie) M* Dieu, Devoirs a la maison.—I, Mettre l’exercice oral par écrit.II, Copier la dictée au propre et souligner les verbes qui sont à la troisième personne d’un trait.III, Analyser la phrase suivante : Les chevaux de cette île sont d’une race particulière.Conjugaison e régi Jfintroi ar anadi au i1( cr t rii oE EXERCICE ra Verbe (le nombre) Au tableau : 1.Je parle—tu parles—il parle.2.Nous parlons—vous parlez—ils par' lent.Faire comprendre aux élèves que clans le premier cas l’action de parler est faite par une seule personne, et dans la seconde par plusieurs.aTii le m le' fr, co el % ) ‘% eau if l’an 0)11 Nt % de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 281 : «f frùf , l-'f tj>t lu Li moi l'Hf, L -l.-')! LTiiili: 'l'unen ; Mangez vr v h lèi Liiir ii chaud, I Faiïçs c -Je iis ! : CO: Définition.—Quand l’action est faite par une seule personne, un seul animal ou une seule chose, le verbe est au singulier et il prend les trois formes suivantes : Je mange, tu manges, il mange.Quand l’action est faite par plusieurs personnes, plusieurs animaux ou plusieurs choses, le verbe est au 'pluriel et il prend trois autres formes : Nous mangeons, vous mangez, ils mangent.Exercice.— Distinguer les verbes qui sont au singulier de ceux qui sont au pluriel : Le maçon construit les murs.Les charretiers amènent le sable, la pierre et le bois.Les ouvriers élèvent les cloisons et lescrépissent.Le couvreur place les planches et les feuilles de tôle.Les peintres recouvrent les murs de peinture ou de papier.Récitation LA PRIÈRE D’UN PETIT ENFANT et les communautés religieuses, imposèrent des charges peu lourdes aux cultivateurs, et conservèrent toujours les mêmes rentes.Le système seigneurial eut le succès quon en attendait : il fut juste et bienfaisant.S’il eut été suivi conformément aux lois du pays, et à l’esprit qui avait présidé à son introduction, on aurait été longtemps encore avant d’en souhaiter si ardemment l’abolition.Malheureusement, certains seigneurs commencèrent, même sous la domination française, à insérer dans leurs contrats des stipulations illégales : plus tard, après la conquête, les abus furent continués par quelques seigneurs français et quelques étrangers qui achetèrent des seigneuries ; les abus de ce système l’emportèrent à la fin de beaucoup sur ses avantages et les droits seigneuriaux furent abolis en 1854.L.-P.Turcotte.(Le Canada sous l’Union.) eut.) qui a pour su tsfip.^ iettes.lira Je est q.Mettre ipierladic ite1}11'501 trait ft heschev* ,articulé mi T aire) J6 Mon Dieu, pour être heureux tu m’as mis sur la [terre, Tu sais mieux que moi quels sont mes besoins.Le cœur de ton enfant s’en rapporte à tes soins : Donne-moi les vertus qu’il me faut pour te plaire.Morel de Yindé.¦ I ¦ —ad——P DICTEE (Pour Y Enseignement primaire) LE RÉGTME SEIGNEURIAL EN CANADA En introduisant le système seigneurial au Canada, les rois de France n’avaient aucunement l’idée d’y établir une aristocratie ; leur but unique avait été de favoriser la colonisation et l’établissement rapide et facile des terres incultes.Dès le début, les seigneurs jouèrent au Canada an beau rôle, celui de protecteurs, de conseillers du colon.Ils avaient dams tears mains l’autorité civile et militaire, qu'ils avaient conquise, par leur éducation, par eur position et par leur fortune.Ils se Montrèrent généreux et tolérants envers eurs censitaires, et ces nobles qualités se transmirent à leurs successeurs dans beau-c°up de seigneuries.La plupart d’entre ebes,surtout celles que possédaient le clergé Explications et exercices.—Le régime : gouvernement ; ce mot désigne aussi la règle qu'on observe dans l’usage des aliments.—aristocratie : classe noble, favorisée de privilèges.—Colonisation : (colonie, colon) ces mots viennent du mot latin colo, je cultive.—Ils avaient dans leurs mains : le mot leurs est-il nécessaire ?non : la possession est indiquée par le sens de ils avaient ; mais on la marque de nouveau par leurs employé ici a dessein pour attirer l’attention.—avaient conquise, justifiez l’accord?le compl.dir.qu’ dont l’antécédent est autorité, précède, donnez l’infinitif prés.: Conquérir ; le prés, de l’indic.je conquiers, nous conquérons, ils conquièrent, le fut.simple : je conquerrai ; etc.—censitaires : ceux qui paient le cens, impôt, taxe, ou redevance due à un seigneur.—transmirent : se conjugue comme mettre ; demandez plusieurs temps de ce verbe.—possédaient : le sujet?clergé et communautés.— imposèrent.conservèrent : le sujet?la plupart d’entre elles, surtout celles ; le collectif la plupart étant partitif, c’est son complément qui fait accorder le verbe.—qu’on en attendait : que remplace le mot en ?du système.Mettez les seigneurs au lieu de le système seigneurial ; comment faut-il continuer?eurent le succès qu’on attendait d’eux.On emploie en pour les choses ; de L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE lui, d’elle, d’eux, pour les personnes.—S’il eût été suivi : quel mode et quel temps ?Conditionnel, seconde forme du passé ; s’est la conjonction si dont Yi s’élide devant il,ils.insérer :— introduire, faire entrer.—illégales : veut dire inlègales : le préfixe in se modifie souvent et peut prendre les formes : il.in'/, ir, exemples : il-limité, im-mortel, ir-régulier.—1854 : comment écrirait-on ce nombre en toutes lettres ?c’est une date de l’ère chrétienne dans laquelle mille est suivi de centaines, il faut donc écrire : mil huit cent cinquante-quatre.IL N.Rédaction I LE NID DÉNICHÉ C’était, au printemps.Les arbres étaient couverts de feuilles et de fleurs.Une linotte avait établi son nid dans un buisson tout parfumé des blanches fleurs de l’aubépine.C’était un joli nid artistement fait de brins d’herbe, de mousse et de laine.Au bout de quelques jours, la linotte avait déposé quatre petits œufs au fond de ce nid.et déjà elle pensait à couver.La pauvre ! elle avait compté sans son ennemi.Un jour, Paul, écolier paresseux et toujours prêt à mal faire, au lieu d’aller à l’école, était parti dans les chemins à la recherche des nids.Il marchait le long du buisson quand il en vit sortir la petite linotte, tout effarouchée et battant des ailes.Il s’approche, cherche et découvre enfin le nid.Tout content, il s’en empare, malgré les cris delà pauvre mère qui voletait tout près de lui ; il brise les œufs, jette par terre ce nid qui avait coûté tant de travail, le foule aux pieds et s’en va en chantant, heureux de sa mauvaise action.M ai s sa joie fut courte.Le père François, garde-champêtre do la commune, qui faisait sa tournée, avait vu l’action du mauvais garnement ; il arrive et, après lui avoir administré une bonne correction, le saisit par l’oreille et le ramène ainsi chez ses parents.TI Economie domestique Une élève de douze ans répond à une amie qui lui a demandé ce que signifiait cette pensée d’une institutrice célèbre : “ Les femmes font et défont les maisons.” Dans sa réponse, elle donne les explications demandées, comme elle comprend “ faire et défaire une maison.” Développement Ma chère amie, Je vais tâcher de répondre le plus parfaitement possible au sujet de la question que tu m’adresses.Je ne suis guère expérimentée, néanmoins je vais te dire en quelques mots comment je comprends cette pensée : “ Les femmes font et défont les maisons.” Figure-toi un intérieur de maison d’ouvrier où la mère de famille est active, laborieuse, économe.Toujours levée la /première, prévoyante et ingénieuse, elle prépare ce qui sera nécessaire aux siens pour la journée.Peut-être même que l’état de son mari réclame son intervention ?N’importe, elle redouble alors d’activité et de vigilance, afin que rien ne souffre dans sa maison.Les repas de la famille sont toujours préparés à temps, bien apprêtés, , sinon succulents, et servis sur une nappe d’une blancheur éclatante, égayés encore par un bouquet pendant la saison des fleurs.Ses vêtements, ceux de son mari et de ses enfants, toujours entretenus avec soin, semblent encore neufs après avoir servi longtemps ; le partait entretien de son lino-e le rend brillant de fraîcheur.O L’intérieur de sa maison est d’une propreté exquise, la poussière en est chassée sans merci.Cette bonne entente, cette économie de la ménagère contribue puissamment a accroître le bien-être de la famille.Considère maintenant l’intérieur d’un ménage de petit bourgeois où la ménagère veut faire la dame.N’ayant uniquement que de son intérieur à s’occuper, elle ne peut parvenir à le faire convenablement; il lui faut constamment une bonne, de L’ENSEIGNEMENT PKIMAIKE 283 :tiqde répond 1(1 «lue m «trice | l]t les mai, we les es ! com dre le pit temps en temps des ouvrières pour la confection du linge et des vêtements.Alors, qu’arrive-t-il ?Le salaire dû aux personnes qu’elle emploie emporte les benefices ; son insouciance dans le ménage ainsi que sa toilette trop élégante amènent la gêne, quelquefois même la misère, et parfois aussi, chose plus déplorable encore, la désunion.D’après ces deux exemples, tu pourras comprendre comme moi la justesse de cette pensée : “Les femmes font et défont les maisons.” Je te quitte ente souhaitant de devenir une ménagère digne de ce nom, un trésor de famille.Ton amie dévouée.Marie.TENUE I>E LIVRES (Droits réservés) l!ALANCE DE VÉRIFCATION DE LA 12e SÉRIE D’OPÉRATIONS.—ÉTAT DE L’ACTIF ET DU PASSIF, ÉTAT DES PROFITS ET DES PERTES Dr ns guère ’ms '61 ü Balance de Vérification Cr it et défoi ,e rai ille est a s 1er ingénieuse in HI entretenu^ entretu de fc'11 ic ie Différences.Totaux.I Désignation.Totaux.Différences.Nom de l’élève.5284 50 5284 50 4908 50 9479 50 Caisse.4511 180 5260 Marchandises (non vendues $665.) 5080 40 388 75 E.Vincent.348 75 150 652 50 Jos.Thomas.502 50 145 1250 Geo.Ross.1105 300 1180 J.Mathieu.880 2600 L.Parent.3000 400 605 E.Nolin.625 20 600 A lf.Richard.700 100 21 21 Frais généraux.5804 50 22036 75 22036 75 5804 50 est dlllllaj QUESTIONS SUR LES RÉSULTATS DES COMPTES ÉNUMÉRÉS DANS F.A BALANCE DE VÉRIFICATION CI-DESSUS 1* Quelle est lu bail mee en caisse !(lAlioJ| 7* Quelle est la valeur clés marchandises en notre possession ?.'*• Quel est le résultat du compte de E.Vincent?Le Dr du compte de E.Vincent excède le Cr île $10,—il a reçu $40 de plus qu il n a donné ; il doit $40.Donc ce comptedorme partie de notre actil.L Un compte personnel dont le eébit excède le crédit forme donc partie de quoi ! Un compte personnel dont le débit excède le crédit forme partie de notre actif.'"*• Quel est le résultat des comptes de Jos.Thomas, de Geo.Ross et de J.Mathieu ! Ces comptes forment partie de notre actif.Quel est le résultat du compte de L.Parent?Le Crédit du compte de L.Parent Excède de $400 le Débit, L.Parent, a donné $400 de plus qu’il n’a reçu ; il lui est dû $400 ; donc ce compte est une dette pour nous.$ 4,968 50 665 ta inis 11# lut « 1 le;::,.1 ;q:: U.A MU, e.', ],(, après '1 )anenii L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 287 L’âge «tes souverains '¦'^t'Peuég 11 plein m ;t lilierféj Hê 011 ÿ g ¦Mil art cillement née, ez, vous ai o: livrez! 'le votre ! iietdudin sanLlanic rds indiscï songez à IA mousse misions, juce is.eme, i Dieu! On sait, que des fêtes solennelles doivent avoir lieu cette année à Londres, Angleterre, pour célébrer le soixantième anniversaire de l’avènement au trône de la reine Victoria.A ce propos il est intéressant de rechercher la date de naissance des souverains actuels.Le plus âgé est le Pape Léon XIII, né en 1810, puis le roi Christian IX de Danemark, né en 1818.Viennent ensuite : La reine Victoria, née en 1819 ; Oscar II, roi de Suède et de Norvège, né en 1829 ; François 1er, empereur d’Autriche, 1830 ; Léopold II, roi de Belgique,.1835 ; Charles 1er, roi de Roumanie, 1839 ; Nicolas 1er, prince de Monténégro, 1841 ; Abdul Hamid, sultan de Turquie, 1842 ; Humbert 1er, roi d’Italie, 1844 ; Georges 1er, roi de Grèce, 1845 ; Albert, prince de Monaco, 1851 ; Guillaume II, empereur d’Allemagne, 1859 ; Charles 1er, roi du Portugal, 1863 ; Nicolas II, empereur de Russie, 1868 ; Alexandre 1er, roi de Serbie, 1876.e bien t3| vendent 6 r les inervei ne seul, lis ^ Tir vil ;te, distil?liions Les deux plus âgés souverains de l’Europe, après Léon XIII, sont donc : le roi de Danemark et la reine Victoria.Le premier est monté sur le trône le 15 novembre 1863, à l’âge de 45 ans.La reine Victoria a recueilli la succesion du trône d Angleterre le 20 juin 1837, à l’âge de 18 ans.Les deux plus jeunes sont le roi Alphonse XIII, d’E spagne, qui n’est âgé que de 10 ans, e! la reine Wilhelmine, bile de feu Guillaume III, roi des Pays-Ras, née en 1880.“ Manuel de droit civique ” Manuel de droit civique, édition pour les écoles normales, les collèges classiques et les académies.Volume de 414 pages ornées de cartes et de gravures.Prix : $5.40 la doz.et 60 cts l’unité.S’adresser à J.-A.Langlais & Fils; en vente chez tous les libraires.Manuel de droit civique, édition pour les écoles modèles et les écoles élémentaires.Volume de 240 pages ornées de plusieurs gravures.Prix: $2.50 la doz., $18.00 le cent et 25 cts l’unité.S’adresser à J.-A.Langlais & Fils, rue St-Joseph, Québec, et en vente chez tous les libraires.LeCode catholique ou Commentaire du Catéchisme Provincial Prix, franc déport: Broché, 55 contins l’exemplaire ; Belié, 75.En vente chez MM.Chaperon, rue de la Fabrique ; Forgues & Wiseman, rue St-Joseph, Québec ; J.-A.Langlais A Fils, Québec ; Beauchemin & Fils, 256, rue St-Paul, Montréal ; Cadieux & Derotne, rue Notre-Dame, Montréal ; Granger & Frères, rue Notre-Dame, Montréal.Pour prix de gros, s’adresser au bureau de la Semaine Religieuse de Québec, Cap-Santé.Aussi, Directoire du Servant de Messe.— Prix : 25 cts la doz.Leçons d’Anglais d’après la Méthode Naturelle 60 leçons avec un appendice contenant les principes généraux de la prononciation et des remarques sur les défauts les plus communs, par J.Ahern, professeur d’anglais à 1’Fcole normale Laval.On peut se procurer cet ouvrage chez les principaux libraires, ou en s’adressant à J.Ahern, Ecole normale Laval.Prix 50 cts.AVIS Messieurs les libraires et les marchands qui vendent mes livres devront à l’avenir s’adressera M.C.Darveau, imprimeur dans la Côte Lamontagne, pour s’en procurer.Je l’ai chargé de la vente de tous mes ouvrages et de la perception de l’argent.J.-B.Cloutier. 288 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LIBRAIRES-EDITEURS ü'[§ Nous venons de recevoir notre importation de livres de récompense.Liste de prix envoyée sur demande; comme toujours nos prix sont des plus bas.Nous avons aussi en mains 5000 volumes de récompense provenant du fonds de banqueroute de la maison ForgU.es & Wiseman, à vendre à très bas prix.CONDITIONS TRES F ACTEES 1500 Cartes géographiques montées, à vendre à 50 contins dans la piastre.-DE J.-B.CLOUTIER, Approuves pen* le Conseil de VInstruction publique : Grammaire française, Devoirs grammaticaux, Syllabaire d'après une méthode rationnelle, Recueil de leçons de choses illustré, Méthode de lecture rationnelle en dix - tableaux.MAISON FONDEE [C EN 1865.ü BJ -A.MIËA1C1" VISON FONDUE EN 1865.-2 RELIEUR c- A mon établissement nous exécutons toutes sortes d’ouvrages concernant la Reliure, le Réglage et la Fabrication de livres blancs, et cartes montées sur toile et vernies.Nous nous occupons spécialement de la reliure à tranche
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