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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 16 janvier 1893
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1893-01, Collections de BAnQ.

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14me Année 16 JANVIER 1893 Numéro 10 ' • v' i » m$0\ ¦ y p*: Mit.¥&$M: .v .¦’i'.«;>'•' H.-, .¦ ,.v .tM mm.¦-mm mmmm ¦;& *&! 'Æ&.‘I-Sp\ mm KV-fV V,* - L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement: UN DOLLAR par an, Invariablement payable d’avance Tente correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.Mgr, de ST-VALIER, 2ième évêque de Québec, Notice biographique Mg.J.B.de St-V a lie r naquit en 1653.Il arriva au Canada en 1685, avec le titre de vicaire général de Mgr.de Laval, et fut évêque de Québec de 1688 à 1727.Fonda l’Hôpi-tal-Général de Québec en 1693, et le M .'«s.»-:; -Ü.V v-i 1 V'SÂiV- xmams1 wm ‘ mm .J , >.1 .~ .) couvent des Ursuli-nes aux Trois-Riviè-res en 1697.Il était sur Uv Seine, lorsque ce navire fut pris par les Anglais, en 1704, qui le retinrent prisonnier pendant huit années en Angleterre.Mgr.de St-Valier mourut en 1727. 146 L’ENSEIGNEMENT PKIMAIRE s THE 3MC jSL.JC IJES, JES Portrait de Mgr.de St-Valier, e.i première page.—Conférence pédagogique.—Actes officiels : Nominations de commissaires d’écoles—Délimitations de municipalités scolaires.—Pédagogie: Une bibliothèque pédagogique.—Ce qu'il faut faire pour être un bon instituteur.—-Avantage de l’étude.—Bibliographie.—Littérature canadienne.—Le drapeau américain.-Petit cours; d’économie politique, 24ième Leçon : Organisation des tribuneaux, tribunaux spéciaux : 4° Com missaire des incen lies ; 5° Les commissaires de havre.—La Revue canadienne.—Astronomie-Partie pratique: I, Dictée: Le moulin à eau.—IL Dictée : La terre dans les premiers âges de l’humanité.—Exercices de rédaction.—Guerre à l’anglicisme.—Arithmétique : Problèmes —Divers : Poésie: Le ciboire doré.—Petite revue.—Bulletin géographique.—Petite histoir des Etats-Unis.—Echos du recensement de 1891.—Préceptes de l’hygiène scolaire : Ventilationj —Exposition de Chicago.—-Pensées,—Annonces.Conférence pédagogique La réunion bi-ammelle de MM.les instituteurs de la circonscripton de l’école normale Laval de Québec aura lieu samedi, le 28 janvier courant, dans une des salles de l’école normale, à 9| heures précises.MM.les inspecteurs d’écoles sont priés d’y assister.On discutera les sujets suivants : L'instruction religieuse.—M.Laçasse.IS enseignement cle l’anglais.—M.Ahern- D’autres sujets pédagogiques importants seront soumis aux membres de l’Association.Or-J.Magnan.Secretaire.P.S.Nos confrères de la presse quotidienne de Québee sont priés d’annoncer cette réunion.ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction purlique Nominations de commissaires d’écoles Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 15 décembre (1892), de faire les nominations suivantes, savoir : Commissaires d’écoles Comté de Saint-Hyacinthe, Sainte-Marie Magdeleine :—M.Eusèbe Boucher, fils, eu remplacement de M.Camille Létuurneau, qui ne réside pas dans la municipalité.Comté d’Yamaska, Saint-Guillaume:—M.Dolphis Fafard, en remplacement de M.Joseph Rondeau, qui a quitté la municipalité.Délimitations de municipalités scolaires Détacher de la municipalité de Saint-Joseph, comté de Beauce, les lots du cadastre de la paroisse Saint-Joseph de Beauce, savoir : depuis et y com pris les lots numéros 503.504, 505, 506, 507, 508, 509, 510.513, 512, 513, 514, 515, 516, 517, 518, 519,520, 521,523, 524,525, 526, 527, 528, 529, 530, 531, 535, 540, 598, et depuis et y compris le lot No.631 jusqu’à et y compris le lot No.677, du dit cadastre, pour en former une nouvelle municipalité scolaire, sous le nom de municipalité du village de Saint-Joseph, dans le comté de Beauce, et modifier l’arrêté en conseil du 16 novembre dernier (1892), en conséquence Détacher de la municipalité de Clifton, comté de Compton, les lots suivants, savoir : Nos.1, 2, 3 et 4, du lie rang, et les lots Nos.1 et 2, du 10e rang, du canton de Clifton, et les annexer pour les fins scolaires, à la municipalité de Barford, comté de Stanstead Cette annexion ne devant prendre effet que le premier de juillet prochain (1893).Une bibliothèque pédagogique Un jeune instituteur studieux nous demandait dernièrement : “ Quels sont les?ouvrages pédagogiques qu’un instituteur doit connaître ?”—Au Canada, lui dis-je, > nous ne possédons, à proprement parler, que) le Cours de pédagogie de Mgr Langevin, % livre déjà vieilli, quoique très utile, et les ; deux revues pédagogiques: U Enseignement primaire et le Journal de VInstruction publique (1), qui s’efforcent d’inculquer à la ^ classe enseignante autant de pédagogie que possible.C’est en France qu’il nous faut aller pour se procurer les livres qui s’occupent : (1) Nos confrères protestants possèdent plusieurs: organes pédagogiques très bien faits.i'-raisimiü L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 147 ’enseignement.Là, les auteurs pédagogiques sont légions, et le nombre n’exclut pas 'a qualité.— “ Ne pourriez-vous pas m’indiquer quels ont les ouvrages les plus en renom-és ?” — Si, il me serait facile de vous men-ionner de mémoire les célébrités pédagogi-ues de notre ancienne mère-patrie ; mais '’ai justement sous la main une liste que ’Education de Paris a publié, il y a quel-ue temps, qui est sinon complète, du moins uffisante, dont les ouvrages marqués sont sés chacun dans son çenre.Voici cette iste : “ i.—de l’éducation en général Michel Montaigne : Essais.(1) Guizot : Conseils d’un père sur l’éducation.Mgr Dupanloup : L’enfant.(2) Montesquieu : L’esprit des lois (3) II.—LA PREMIÈRE ENFANCE Mme Campan : De l’Education.J.-J.Rousseau : Emile (4) .—LA MÉTHODE ET L’ESPRIT SCIENTIFIQUE A.Arnaud : La logique de Port-Royal.Condorcet : La méthode analytique.IV.—LA MÉTHODE EN PÉDAGOGIE F.Buisson : Rapport sur l’instruction pri-aire à l’Exposition de Vienne.Claude Fleury : Du choix et de la cou-uite des études.H.Pestalozzi : Lettre sur l’asile de Stauz.E.Legouvé : Une leçon sur le verre.Erckmann-Chatrian : Histoire d’un sous-laître.Gréard : Ce que doit être une bonne îéthode d’enseignement primaire.(1) Au point de vue religieux, ce livre doit êtrt u avec précaution.(2) Le confrère aurait dû mentionner Le traiti les etudes de R1 L’étude supplée à la stérilité de l’esprit, et lui fait tirer d’ailleurs ce qui lui manque.Elle etend ses connaissances et ses lumières par des secours étrangers, porte plus loin ses vues, multiplie ses idées, les rend plus variées, plus distinctes et plus vives.Nous naissons dans les ténèbres de l’ignorance, et la mauvaise éducation y ajoute beaucoup de faux préjugés.L’étude dissipe les premières, corrige les autres.Elle donne à nos pensées et à nos raisonnements de la justesse et de 1 exactitude.Elle accoutume à mettre de Forme et de l’arrangement dans toutes les matiè- res dont nous avons ou à parler ou à écrire.Elle nous présente pour guides et pour modèles les hommes les plus éclairés et les plus sages de l’antiquité, qu’on peut bien appeler en ce sens, avec Sénèque, les maîtres et les précepteurs du genre humain.Mais l’utilité de l’étude ne se borne pas à ce qu’on appelle la science : elle donne aussi la capacité pour les affaires et pour les emplois.De plus, l’étude fait acquérir l’amour du travail ; elle adoucit la peine ; elle sert à arrêter et à fixer la légèreté de l’esprit, à vaincre l’aversion pour une vie sédentaire et appliquée, et pour tout ce qui assujettit.Rollin.RIRLIOGflUPIIIE L’oiseau-mouche.—Journal littéraire et historique, publié tous les quinze jours au Séminaire de Chicoutimi: Abonnement 50 centins par année.Bienvenue au jeune confrère ! Nous saluons avec bonheur l’apparition d’une nouvelle feuille consacrée à l’étude de l’histoire et de la littérature.U Oiseau-mo uche est l’organe des élèves du Petit Séminaire de Chicoutimi et publié sous les regards de M.le Directeur de cette belle et florissante institution.Le premier numéro de cette publication est très bien réussi et fait honneur à ses fondateurs.Le jeune confrère promet à ses lecteurs une Histoire du Saguenay, inédite, qui ne laissera pas d’être fort intéressante.Succès à Y O iseau-Mouche.C.-J.M.Littérature canadienne Toute idée de prendre isolément la belle mais insouciante race des sauvages de l’Amérique, à quelque état qu’elle se trouve, pour en faire des colons agriculteurs et indus- 150 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE triels, est une idée dont le rapport prochain est l’impossible.Le sauvage pur sang n’abandonnerait son heureuse insouciance, sa vie contemplative, son existence au sein de la nature et de la misère physique, qui en est le mauvais contingent, pour habiter un palais à charge des contraintes qu’impose la société, des inquiétudes d’une richesse relative.Qu’on dise ce qu’on voudra, qu’on bâtisse des théories, qu’on fasse des tentatives, l’expérience de trois siècles est là -pour renverser toutes espérances.Les contrées de l’Amérique du Sud sont les seules où la race indigène ait été amenée partiellement à l’état de civilisation, et cela ne s’est opéré que sous l’inhuence du catholicisme et par le mélange du sang indien au sang européen ; nulle peuplade indigène du continent américain n’est devenu eagricole en conservant la pureté de sa race, voilà le fait tel qu’il existe aujourd’hui.Mais les sauvages, qui repousssent notre manière de vivre, nos arts, notre industrie, ne repoussent pas le christianisme, quand il leur est prêché par des hommes d’abnégation, de dévouement et de hautes vertus, et deviennent même les plus parfaits chrétiens quand les égouts delà civilisation ne vont pas jusqu’à eux ; témoin l’admirable tribu des Montagnais du Bas-Ca-nada, que les missionnaires catholiques ont arraché aux vices de l’état sauvage et païen d’un côté, et à l’ivrognerie et autres crimes de l’état mi-sauvage, mi-civilisé de l’autre côté.Nous croyons donc qu’un seul système est possible pour le bonheur des sauvages ; celui de les christianiser d’abord, en accordant aux missionnaires, non pas tie grosses subventions, mais simplement les moyens de transport et d’une existence de pauvreté, parce que cette œuvre de la conversion des sauvages doit être une œuvre de pur dévouement ; et l’apôtre qui en est chargé, doit .à l’abord dire adieu à toutes les jouissances de la terre, laisser famille, pays, amis, tout pour n’attendre de récompenses que d’en haut.Nous disons donc : enrôlez d’abord les sauvages sous l’étendard de la croix, tout en les laissant un peuple nomade de chasseurs, mais en veillant à la légitimité et à l’honorabilité des échanges entre eux et les traiteurs ; puis tâchez petit à petit, par des expériences suc- i cessives, et bornées quand au nombre des sujets, de les amener, non pas à la vie sédentaire du cultivateur, non pas au travail constant des charnus ou de l’usine, mais à la vie quasi-nomade de peuples pasteurs.Ce serait quelque chose de vraiment grand que d’organiser ces malheureux restes d’une hère et noble race en tribus pastorales et patriarcales de bergers, au sein de ces immenses plaines de l’intérieur.Pour ceux mêmes qui ne vivent que des choses du négoce, qui n’apprécient que ce qui rapporte promptement, directement et à soi, il y aurait là de quoi satisfaire, puisque les produits divers des immenses cheptels que pourraient former ces peuples, offriraient au commerce et à l’industrie des ressources dont il est facile de se former une idée.(Extraits d'articles sur la Confédération.) J.C.Taché.(1).i - Le drapeau américain LES ÉTOILES ET LES BANDES (Traduit de l’anglais) C’est Washington qui a été l’inventeur du drapeau américain et qui a confié à Madame John Ross, de Philadelphie, le soin de le dessiner.Le dessin fut adopté par le congrès en 1777.Les treize états originaires étaient représentés chacun par une étoile et à mesure que le nombre des états augmenta on en ajouta une nouvelle.Le drapeau américain est considéré comme le plus beau qui ait flotté sur terre ou sur mer.Ses proportions sont parfaites : la largeur est égale à la moitié de la longueur; la première bande du sommet est rouge, la seconde blanche et ces deux couleurs alternant de suite jusqu’ainsi la dernière qui est rouge.Le bleu rempli par les étoiles est de la largeur et du carré de la première des sept I (1).Né à Kamouriska en 1821.Il a écrit Trois i légendes de mon pays et Forestiers et Voyageurs. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 151 Dandes savoir : quatre rouges et trois blan-phes.Les couleurs du drapeau américain sont très j/ives et servent bien comme emblème de jette grande et puissante nation.Petit cours d’économie politique 24ième Leçon jvj Organisation des tribunaux — tribunaux SPÉCIAUX " k Attributions de chaque tribunal (Suite.) 4.Le COMMISSAIRE DES INCENDIES.—Cette barge est créée pour les cirés de Québec et le Montréal seulement.Les commissaires )u prévôts des incendies sont nommés1 par le gouvernement provincial.La juridiction du 3ommissaire de Québec s’étend à la banlieue ie la cité de Québec et à la ville de Lévis.Le devoir de ces officiers est de s’enquérir les causes des incendies, et leurs pouvoirs, à cettè fin, sont égaux à ceux de tout juge de sessions, recorder et coronaire: ils peuvent faire comparaître toute personnes et les a.sser-menter ; faire arrêter toute personne soupçonnée d’avoir mis le feu, etc.Les commissaires des incendies ont toute l’autorité des juges de sessions ou recorder, pour l’arrestation des individus causant du désordre à aucun feu, ou soupçonné d’y avoir volé et les envoyer devant le recorder ou un juge de paix.5.Les commissaires de havre.—Ils out remplacé, a Québec et à Montréal, ce que l’on appelait autrefois Maison de la Trinité, S| j corporation s qui avaient une juridiction civile, relativement aux rives du St-Laurent et des rivières qui s’y déchargent.41 J id La Commission du havre de Montréal se compose de neuf membres nommés comme suit : quatre par le gouverneur en conseil, deux par la Chambre de commerce de Montréal, un par l’association de la halle aux blés de la même ville, un par le conseil de ville, et un par les propriétaires consignataires ou agents de navires de long cours, ayant fréquenté le dit havre ou y ayant été mouillés, qui auront payé les droits de port et de quai-age.La Commission du havre de Québec comprend également neuf membres, dont cinq nommés par le gouvernement fédéral, un élu par la Chambre de •commerce de Québec, un par la Chambre de commerce de Lévis, et deux représentant les intérêts maritimes.Le président de la Corporation des pilotes de Québec est, ex officio, membre de cette corporation, “ en tant seulement que se trouvent concernées les affaires du pilotage.” Le quorum des commissions est de cinq membres et les délibérations sont conduites par un président.La mission de ces corporations est de construire et réparer les quais de chaque ville, de curer les mouillages ou de les creuser; de faire la police sur ces quais, régler l’amarrage des vaisseaux et de percevoir les droits de quaiage : Elles ont juridiction pour entenlre et juger les infractions à leurs règlements.Les bouées et balises de chaque port sont placées et entretenues par les commissaires.L’acte établissant les Commissions de havre contient à l’égard du tarif de droits prélevés dans le havre de Québec et celui de Montréal, que le percepteur des douanes peut percevoir, en faisant rapport aux commissaires.Les affaires de pilotage tombent aussi sous la juridiction de ces derniers.Les membres de chaque commission doivent faire un rapport collectif annuel au ministre de la marine et des pêcheries. 152 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Voici les limites respectives des ports et havres de Québec et de Montréal : Port de Québec.—Depuis le bassin de Portneuf jusqu’à une ligne imaginaire tirée depuis le mouillage qui est au large de l’île St-Barnabé, proche de la côte du sud, jusqu’au mouillage est, sous le Cap Colombia, à la côte nord du dit fleuve.(Fleuve St-Lau-rent.) Port de Montréal.—Depuis le même bassin de Portneuf, exclusivement, à la ligne qui séparait autrefois les provinces du Haut et du Bas-Canada.Havre de Québec.—Il comprend cette partie du fleuve St-Laurent qui s’étend d’une ligne droite partant de l’embouchure de la rivière du Cap-Rouge aboutissant au côté ouest de l’embouchure de la rivière Chaudière, d’un côté, jusqu’à une ligne droite tirée du côté sud de l’embouchure de la rivière Montmorency, au côté sud de l’anse appelé Indian Cove, sur la rive sud du St-Laurent, de l’autre côté, avec cette partie des rivières Cap-Rouge, Chaudière, Montmorency, Etche-min et Beauport, qui est baignée parle fleuve et le reflux de la mer.Havre de Montréal.—A pour limites le ruisseau Migeon en descendant le fleuve St-Laurent d’où le dit havre est prolongé en aval jusque vis-à-vis l’église de la Longue-Pointe, en suivant le fleuve à la marque des hautes eaux, et renfermant la grève ; et les limites sud du dit havre suit le milieu du fleuve St-Laurent en amont de l’île Ste-Hlène ; de là, en descendant la ligne nord d’étiage de cette île jusqu’à son extrémité inférieure ; et de là, en tirant vers la rive sud du fleuve, jusqu’à la ligne d’étiage de dix pieds ; et de là en descendant la dite ligne jusqu’à un point vis-à-vis les limites nord du dit havre, y compris l’île Ronde ou au mouton.C.-J.M.(à suivre.) Lia Hevue-Canadienne La Revue-Canadienne vient d’entrer dans une ère de progrès qui réjouit grandement les amis de la littérature canadienne.Honneur à ses directeurs ! Voici le sommaire de la livraison de janvier 1893 :—A nos lecteurs—A.Leclaire.Des principes protestants dans l’éducation— J.J., S.J.L’idylle des ranches—A.B.Routiner.Les monnaies canadiennes sous le régime français—N.E.Dionne.Un Murillo (conte de Noël)—Louis Fréchette.Chronique mensuel.La Revue*est illustrée de plusieurs jolies gravures.'¦¦¦¦ ^ ^ .Astronomie Janvier va être fertile en événements pla- |æ notaires importants.Ceux de nos lecteurs qui se lèvent de bon matin pourront jouir, durant ce mois, de la vue de Vénus et de l-ili celle de Mercure, mais ce dernier ne sera que quelques instants au-dessus de l’horizon pour disparaître bientôt à l’orient.Jupiter sera en conjonction très voisine de la lune le 23.Mars s’éteint lentement et ne sera digne d’attention que le soir du 25, où il sera en conjonction avec Jupiter.fl.PARTIE PRATI41E ____ 1 I DICTÉE II LE MOULIN A EAU Tic et toc, tic et tic.qu’est-ce qu’on entend donc au fond de la vallée ?Tic et toc, tic et tac.C’est le joli moulin caché entre les saules, là bas au bout de l'étang. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 153 Devais le grand matin jusqu’à la brume du soir, c’est l’eau qui fait tourner le moulin, qui travaille et n’est jamais lassée ; la roue est toujours en mouvement et n’a jamais besoin de se reposer ; et toujours on entend le joyeux tic et toc, tic et tac.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Pire ce que c’est qu’une vallée=Nom de il celui qui dirige un moulin ?{meunier).Différentes sortes de moulins, {moulins à eau, ci vent, à vapeur).—Si l’on dit : ce petit garçon est un véritable moulin à ~ far oies, que faut-il entendre par là ?== Pourquoi le mot saules est-il au pluriel et pour-ifef quoi matin, brume, eau, sont-ils au singulier ?Quelle est la marque du pluriel dans les noms ?=Epeler : vallée, depuis, étang, jusqu’à, mouvement, jamais, toujours, joyeux.Nota.—1° Trouver les noms de six arbres à autres que le saule, et construire de petites i phrases semblables à celles-ci : le chêne est haut, le bouleau est utile.—2U Raconter l’histoire du blé avant son entrée au moulin.ml.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Nature des mots petite, fauvette, sautille.Expliquer pourquoi petite est un adjectif, fauvette un nom, et sautille un verbe.= Arbuste.Etablir par des exemples la différence qui existe entre l’arbre, Y arbrisseau, l’arbuste.(La hauteur de Y arbre est généralement supérieure à dix-huit pieds ; la taille de Yarbuste ne dépasse trois pieds : Y arbrisseau tient le milieu entre l’arbre et l’arbuste.)=Chenilles.Sont-elles toutes nuisibles ?L’élève dira ce qu’il sait du ver-à-soie.— Doux.Son féminin ?—Trouver plusieurs adjectifs qui ont une seule forme pour le singulier et le pluriel {heureux, faux, gris, gros.).Puis d’autres adjectifs dont l’orthographe est le même au masculin et au féminin {jaune, rouge, brave, honnête).= Distinguer compte, de comte, et conte, Nota.—-1° Ecrire dans deux colonnes distinctes les noms masculins et les noms féminins, en soulignant ceux qui sont au pluriel.—2° Petite causerie sur les abeilles.III DICTÉE II DICTÉE LA FAUVETTE, L’ABEILLE ET LE PAPILLON Où va cette petite fauvette qui sautille dans les branches des arbustes ?Elle cherche dei brins de bois, des brins d’herbe, le duvet du chardon, pour construire un nid .ou peut-être des mouches, des chenilles, des fourmis pour la nourriture de ses petits.Où vole cette abeille si pressée ?Elle va chercher dans le calice des fleurs, ce miel si doux, que vous aimez tant.Où va encore ce beau papillon aux ailes brillantes?Lui, il n’a point de petits à nourrir, point de nid à bâtir, point de miel à préparer : il cherche un endroit où déposer ses œufs, puis mourra ; car sa vie, qui est inutile, ne compte que quelques heures.(V.henrion, La science des enfants.LA TERRE DANS LES PREMIERS AGES DE l’HUMA- NITÉ Il ne faut pas s’imaginer, mes enfants, que, dans les premiers âges de l’humanité, la terre ressemblât en rien à ce qu’elle est aujourd’hui.D’immenses forêts, impénétrables aux rayons du soleil, remplaçaient les priâmes fertiles qui nous donnent notre nourriture.Si aux branches touffues des arbres pendaient un grand nombre de fruits sauvages, en revanche les reptiles et les serpents de toutes sortes pullulaient à l’ombre de cette végétation puissante.Les hurlements des lions et des tigres se répétaient d’écho en écho.Les bêtes fauves y erraient en troupes nombreuses.Les marécages poestileutiels se rencontraient à chaque pas.Torrents, montagnes, précipices dressaient de tous cotés leurs obstacles infran- 154 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE chissables.L’homme nu, faible, sans abri, sans autres armes que ses mains, n’avait pour dompter cette riche et effrayante nature que son intelligence.LEÇON .Sur les règles d’accord du verbe à un temps simple.—Sur la manière de reconnaître le passé défini et l’imparfait du subjonctif.Expliquer pulluler, fauves, et l’emploi des préfixes ir, it, im, in.Exercices de rédaction LETTRE A UN AMI Un jeune homme apprend à un ami de sa famille qu’il vient de se séparer de quelques jeunes gens dont la conversation lui a paru dangereuse, et de se lier avec d’autres qui semblent plus sages.Mon cher ami, Vous m’avez donné une bonne nouvelle dans votre lettre.Vous m’apprenez que vous avez rompu avec quelques-uns des camarades que vous aviez fréquentés d’abord, et dont la conversation était peu convenable sous le rapport des mœurs.C’est là une résolution dont je ne puis trop vous féliciter.Car croyez-le, toute notre vie dépend des personnes avec lesquelles nous vivons familièrement.La familiarité accoutume aux choses en même temps qu’aux personnes, et ce qui d’abord, nous paraissait odieux, abject, finit par entrer dans nos habitudes.L’oreille se blase, le cœur perd de sa pudeur, l’esprit de sa clarté ; on finit par aimer ce qui repoussait : et des paroles on arrive aux actes, qui achèvent de nous corrompre.C’est l’histoire de la propagation du mal sur la terre.Je suis donc ravi que ! vous ayez quitté ces jeunes gens, et que vous j en ayez trouvé d’autres plus dignes de vous.Il n’en faut pas beaucoup, soyez-en sur, pour | vous tirer agréablement de la solitude.Si ¦ un ami véritable suffit, quelques camarades j suffisent pareillement.La bonne compagnie d’ailleurs mène à la bonne compagnie, et, quoique moins nombreuse que la mauvaise, elle a aussi cependant, grâce à Dieu, sa dilatation.Adieu, je vous attends bientôt.Je vous redis par avance tout ce que vous savez que je suis pour vous, (Extrait des Lettres du P.Lacordaire.) Guerre à l’anglicisme (Suite.) Ne dites pas : j’anticipe (1) une belle journée, mais “ je prévois ” une belle journée.J’anticipe sur le temps de.1., mais “je devance ” le temps.Cette loi est en force, mais cette loi est en “ en vigueur ”.On dit bien “ avoir force de loi ” mais on ne doit pas dire qu’une loi est en force.Constituants, (de l’anglais “ constituents ”) mais “ commettants.” Assurance pour “ certitude ” (à suivre.) ARITHMÉTIQUE Problèmes 1° LTn instituteur reçoit par an $450.Il a reçu le 1 er trimestre $110 ; le 2ème $100 ; le 3ème $125.Combien lui doit-on encore ! Solution : 450-110 +100 + 125=$115.Rép.—115.2° Un ouvrier gagne $2 par jour, son fils $1, et sa femme $0.80 cts.Combien (1).To anticipate. bette famille économise-t-elle par semaine i elle dépense régulièrement $1.50 par our ?Solution : $3.80x6=$22.80 de recettes.1 .50 x 6= 9.00 de dépenses.Economie.$13.80 Eép.—$13.80.3n On ouvre à 11 heures du matin un robinet qui donne 86 pintes d’eau par ninute ; à quelle heure sera rempli uu réservoir de 5,934 pintes de capacité ! Solution : 5934-^-86 = 69 minutes.69 m.= l heure et 9 m.Rép.—Midi et 9 minutes.4° Combien recevra-t-on pour un billet de $520 daté le 19 mars 1893 et dû le 19 juillet prochain, plus les trois jours de (grâce à 7 % ?Solution : Ce billet sera dû dans quatre mois et trois jours, c’est-à-dire le 22 juillet prochain : ^fïïïïI='^6.40, intérêt d’un an.$36.40 pour 4 mois=le -|=$12.14 Pour 3 jours .0.61 $12.75 La valeur présente du billet sera de $520—12.75=$507.25.• 5° Trois personnes se sont associé pour faire le commerce et après deux ans, ayant voulu liquider, ils avaient un profit net de $7,350.On demande quelle est la part de chacun sachant que le premier a mis $8000 ; le 2ème 12000, et le 3ème $15000 ?Solution : $8000 -f 12000 +15000=35000.Pour $35000 on a gagné $7350.Pour $1 on a gagné ^Ÿo5oQo = -21 Gain de $1 de mise : .21 $ 8000 X 21 = $1680.00 12000x21= 2520.00 15000x21= 3250.00 Rép.—Chaque associé aura : 1er $1680 ; le2me$2520, le3me$3150 POESIE LE CIBOIRE DORÉ Je vous raconterai l’histoire Que j’ai lue dans un manuscrit, Au sujet d’un petit ciboire Qui fut doré par Jésus-Christ.C’était à ces heures funestes, Où tout un peuple contre Dieu, Contre ses dons les plus célestes, S’armait et du fer et du feu.Un pasteur craignant les furies De ce peuple impie et brutal, Déposa les saintes hosties Dans un ciboire de cristal.Avec le sceau du presbytère Soigneusement il le scella, Et dans un lieu profond sous terre, Sa pieuse main le cacha.Mais voici la sainte merveille ! Quand le trésor fut déterré, L’hostie était pure et vermeille, Et le ciboire était doré.Jésus avait empreint sa trace, Et ce qu’il touche devient or ! Et cette empreinte à la surface, Du ciboire se voit encore.Jésus, mon cœur est un ciboire Qui n’offre rien de riche en soi ; Pour lui renouvelle l’histoire Du ciboire doré par toi. 156 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’humilité, la modestie, La patience, la douceur, Voilà, divine Eucharistie, La dorure que veut mon cœur.Mais le cristal se laissa faire, De nous il en est autrement ; Dieu nous dore comme ce verre ; Nous, nous soudions notre ornement.O Jésus, désormais fidèle, Je ne veux plus t’abandonner, Et ne plus perdre une parcelle De l’or que tu viens me donner.C’est la morale de l’histoire Que j’ai lue en un manuscrit, Au sujet du petit ciboire Qui fut doré par Jésus-Christ.L’Education.PETITE UE VUE Il y a dans l’Inde, pas moins de 50,000, 000 de sujets britanniques.“ Beaucoup de personnes des classes moyennes, des hautes ou des basses classes, portent de graves préjudices à leur santé, tout en s’imaginant mener une vie très sobre.Sans doute elles boivent dans une mesure qui reste éloignée de l’ivresse, mais l’usage habituel de la boisson leur prépare bien des amertumes pour les dernières années de leur vie.”—Dr.James Johnson.Un mot à propos de la précieuse relique de la bonne Ste-Anne apportée de Borne par Mgr.Marquis : Le corps de Ste-Anne a été inhumé en Palestine.Quand Hérode Agrippa persécuta les juifs chrétiens, le corps fut transporté à Apta, une ville de Provence, près d’Avignon, en Gaule.Auspicius, un disciple de St-Pierre le reçut.C’était là le premier évêque d’Apta, et quand Trajan commença à le persécuter il cacha le corps sacré de Sainte-Anne dans une crypte secrète.L’évêque fut mis à mort dans la suite.La persécution continua et pendant longtemps on ignora ce qu’était devenu le corps de Ste-Anne.Les Bollandistes dans leur vie des saints disent que Charlemagne le trouva le premier en 772.Charlemagne présenta un bras de la mère de la Vierge Marie au Pape, laquelle relique fut placée sous la garde des moines Bénédictins de St-Paul, en dehors des murs de Borne.Le cardinal Taschereau, du Canada, a pu avoir la relique, de ces moines, avec l’intercession du Pape Léon XIII.rJ Bulletin géographique Le chemin de fer du Labrador.—Un ingénieur qui a exploré toute cette partie du pays comprise entre le Labrador et Chicoutimi, dit ce qui suit à propos du chemin projeté du Labrador : “ Sur la côte de l’Atlantique, après l’avoir visitée en tous sens, on a trouvé un terminus incomparable, à Port Marnham, dans la baie St-Louis, à 60 milles environ du détroit de Belle-Isle.Ce port est ouvert pendant sept à huit mois de l’année.I)e cet endroit, il y a une vallée magnifique qui mène franc ouest à la plaine de Natashquau, d’où la route se poursuit à quelques milles de la mer à une hauteur de 150 pieds au-dessus de l’eau, sur une distance de plus de 200 milles jusqu’à la tête de la baie des Sept-Isles ; de là elle va frapper en droite ligne la rivière Saguenay à Chicoutimi, où il y aurait raccordement avec le chemin de fer du Lac St-Jean ” M.Palmer dit que la longueur entière du chemin ne dépasserait pas 850 milles, et qu’on pourrait faire le chemin en dix-huit mois, à presque pas plus de frais que nos chemins de fer des plateaux intérieurs.Guyane.—Aspect de la forêt vierge à la Guyane.—Peu de personnes se font une idée exacte de la forêt équatoriale.Les dessinateurs et les romanciers ont habitué le public à voir dans ces forêts des palmiers sans nombre, des arbres aux formes bizarres, recou- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 157 verts de parasites et entremêlés de lianes courant de branche en branche comme des cordages aux mats d’un navire.Cette description n’est guère vraie que pour les petites lies de la côte des Guyanes et pour le bord des rivières près de leur embouchure.La forêt vierge, le grand bois, comme on l’appelle en Guyane, se présente sous un aspect froid et sévère.Mille colonnades ayant trente-cinq ou quarante mètres de haut s’élèvent au-dessus de vos têtes jour supporter un massif de verdure qui intercepte presque complètement les rayons du soleil.A vos pieds, vous ne voyez pas un brin d’herbe, à peine quelques arbres grêles et élancés, pressés d’atteindre la hauteur de leurs voisins pour partager l’air et la lumière qui leur manquent.Souvent ces colonnades, trop faibles pour résister aux tempêtes, sont soutenues par des espèces d’arcs-boutants ou béquilles comparables à celles des monuments gothiques.Sur le sol, à part quelques fougères et d’autres plantes sans fleurs, gisent des feuilles et des branches mortes recouvertes de moisissures.L’air manque.“ On y sent la fièvre ”, me disait un de mes compagnons.La vie paraît avoir quitté la terre pour se transporter dans les hauteurs, sur le massif de verdure qui forme le dôme de cette immense cathédrale.C’est à cette hauteur de quarante mètres que l’on voit courir les singes ; c’est de là que partent les chants de milliers d’oiseaux aux plumages riches et variés.Au niveau des cours d’eau, la végétation perd sa sévérité pour gagner en élégance et en pittoresque.Ici le soleil est le privilège des plus grands arbres qui s’élancent au-devant de lui ; mais les plus petits trouvent aussi leur part de chaleur et de lumière.Les herbes, les arbrisseaux, prenant tout leur développement, sont couverts de fleurs et de fruits aux couleurs éclatantes.Le hideux champignon, l’obscure fougère font place à des plantes aux feuilles riches en couleurs, aux fleurs élégan- tes.Des lianes s’élèvent du sol jusqu’au sommet des plus grands arbres, en prenant des points d’appui sur les arbrisseaux qu’elles rencontrent.Ce sont des traits d’union entre les grands et les petits.La lumière également partagée engendre l’harmonie, non-seulement dans le règne végétal, mais encore dans le règne animal.Là-bas, c’est la bête fauve et le hideux crapaud ; ici, ce sont des animaux de toute espèce qui viennent partager, tous ensemble, les bienfaits de la nature.Crevaux.Petite Iristoire des Etats-Unis CHAPITRE V.Pensylvanie ( suite ) La Virginie fut la première à s’enrôler sous le drapeau de la rébellion.Au moment opportun, un grand homme, Washington, le même qui écrivait à la suite de la bataille de Monongahéla : Nous avons été battus, honteusement battus, 'par une poignée de Français, entreprit l’œuvre bien difficile de faire de son pays, un pays libre et indépendant.Plusieurs batailles et combats eurent lieu entre les Anglais et les Américains, hommes du même sang, à la suite desquelles, avec l’aide de Lafayette, les Etats-unis déclarèrent leur indépendance et la signèrent en 1776.L’Angleterre, par le traité de Versailles, en 1783, reconnut l’indépendance des Etats-Unis.Cette reconnaissance de l’indépendance des Etats-Unis fut reçue avec enthousiasme par les Américains, et George Washington fut élu premier président de la nouvelle république.En même temps que la révolution des Etats-Unis avait lieu, les Américains firent une tentative pour s’emparer du Canada, et vinrent mettre le siège devant Québec (sièo-e de 1775. 158 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Plus tard, en 1812, ils tentèrent un nouvel effort contre le Canada.Ils avaient conquis tout le Canada ; ils s’étaient emparés de Montréal, mais ils furent battus à Châteauguay par De Salaberry, qui commandait 3 ou 400 Canadiens-Français.L’armée des Etats-Unis battue à Châteauguay comptait de 6000 à 7000 hommes.(cl suivre) üclios du recensement de 1891 Dé nominations religieuses (,Suite) trois districts avec le recensement de 1885, les rapports de 1891 nous donnent les augmen- p tâtions suivantes.Presbytériens.4,795 Eglise d’Angleterre.4,196 Catholiques Romains.3,707 Méthodistes.1,070 Baptistes.777 ( à suivre J Préceptes de l’hygiène scolaire ?Par le docteur J.-I.Desrociies On remarquera, en examinant le dernier bulletin du recensement, que les méthodistes figurent pour la plus grande augmentation proportionnellement, dans le Canada en général.Viennent ensuite les Presbytériens, l’Eglise d’Angleterre, les Catholiques Romains, dans l’ordre mentionné.Deux dénominations ont spécialement augmenté dans les provinces du Canada—-les Catholiques Romains et les Méthodistes.L’Eglise d’Angleterre a diminué en nombre dans le Nouveau-Brunswick et lTle du Prince-Edouard.Les Presbytériens ont diminué en nombre dans le Nouveau-Brunswick, dans la Nouvelle- Rcosse et lTle du Prince-Edouard.Dans le Manitoba, le développement de la Congrégation Presbytérienne a été remarquable, soit plus de 28 pour cent sur l’augmentation totale de la population.Dans la Colombie Anglaise, l’Eglise d’Angleterre s’est développée d’une manière encore plus remarquable, soit 31 pour cent sur l’augmentation totale de la population.Il est impossible d’établir une comparaison pour les Territoires du Nord-Ouest, vu le fait, que dans le recensement de 1881, la population des régions actuelles non organisées était comprise dans l’énumération des trois districts provisoires.Bien que l’on connaisse les dénominations religieuses de ces trois districts, on n’a pas encore reçu les chiffres relatifs aux autres sections.Si l’on établit une comparaison dans ces (Suite.) VENTILATION.Il est d’absolue nécessité, pour conserver la santé, cl’assurer dans les locaux d’habita- V tion, soit le jour, soit la nuit une ventilation active et d’une façon insensible.Il ne faut pas oublier que les courants d’air donnent naissance à des maladies plus ou moins graves.1.—La meilleure méthode et la plus efficace, est la ventilation produite par des ouvertures opposées et dont l’actiou, en absence des élèves peut se prolonger plusieurs heures.2.— Les châssis des fenêtres sont, dans le sens de la hauteur, divisées en deux parties p s’ouvrant séparément pour la ventilation.Les -, châssis doubles sont pourvues, en haut et en r, bas, de vasistas ; la rangée supérieure des vitres est remplacée par des carrés de toile écrue et de petits stores encadrés élégamment.C’est un excellent moyen de rendre à l’air d’une pièce sa quantité et sa pureté normales.m l, 3.—La cheminée, quand elle tire bien, est un puissant moyen de ventilation.L’air extérieur, qui arrive par les joints des portes, et des fenêtres, aussi par les vasistas, en traversant la pièce s’échappe par la cheminée, en passant par le poêle, ou à l’aide de tubes creux, mobiles, évasés en forme d’entonnoir, adaptés au tuyau de fumée.5.—On sait que l’air chauffé a une tendance à s’élever.Ainsi un calorifère à eau h PL k L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 159 : l£.1 1 re ait lié t; la y * fi chaude étant installé dans un sous-sol, permet d’introduire un air nouveau par des conduits horizontaux s’ouvrant au dehors immédiatement au-dessous du plafond de la cave.Cet air froid s’échauffe au contact des tuyaux à eau chaude et se répand dans les diverses pièces à chauffer.L’air vicié est expulsé par le haut.Ceci est conforme aux lois de la physique.Ce système de ventilation est très recommandable, mais nécessite un appareil de chauffage approprié.(ià suivre.) L’exposition universelle de Chicago La ville de Chicago vient de célébrer l’achèvement des travaux de l’exposition, par une grande cérémonie religieuse.Le Temps écrit à ce sujet : “On remarquera comme un phénomène assez curieux que, dans un pays où le protestantisme, dans ses diverses nuances, compte plus des cinq sixièmes de la population, c’est au cardinal-archevêque de Baltimore que l’on s’est adressé pour donner une sanction religieuse aux cérémonies inaugurales.Déjà, lors de la célébration du jubilé de l’inauguration de la Constitution fédérale et de la présidence de Washington, c’est un prélat catholique qui avait prononcé la bénédiction.” En réalité, le fait porte un caractère beaucoup moins phénoménal que le dit le Temps.Il est basé sur le droit d’aînesse historique.A la demande du Comité officiel de direction, le cardinal Gibbons, archevêque de Baltimore, a dit les prières de bénédiction, et Mgr Corrigan, archevêque de New-York, le président du Comité officiel de direction, s’exprimait ainsi : “Le fait que le Nouveau-Monde a été découvert sous les auspices de l’Eglise à laquelle appartient Votre Excellence, et que ce fut un prélat distingué qui assura à Colomb la protection des autorités espagnoles, et le fait non moins intéressant que ce même pays du Nouveau-Monde, sur lequel Colomb posa pour la première fois le pied, se trouve sous la juridiction ecclésiastique de Votre Excellence, rendra votre présence particulièrement intéressante.Les Etats-Unis ne se bornent pas à faire acte de puissance chrétienne.Us poussent la déférence pour la liberté des croyances jusqu’à déférer l’honneur d’une inauguration particulièrement mémorable au représentant du culte de la minorité de la population.Dans notre pays, en immense majorité catholique, une poignée de sectaires s’arrogent le droit de traiter en paria un culte indissolublement lié à la glorieuse manifestation de la vitalité nationale.C’est une oppression révoltante.(L’Education chrétienne de Paris.) PENSÉES La vanité dans l’homme est comme le vif-argent, chez les uns en masse, en globules chez d’autres.Quelques-uns se flattent de la détruire.Dès qu’ils voient le moindre globule, ils y mettent le doigt et le réduisent en parcelles : mais il y a toujours le même poids et la même quantité.Sainte-Beuve.* * * Il y a des vices qui ne tiennent à nous que par d’autres, et qui, en ôtqnt le tronc, s’emportent comme des branches.Pascal.* * * La source du bonheur et du malheur est en nous et c’est nous-mêmes qui faisons notre bonheur ou notre malheur.* * * O bienheureux celui qui peut de sa mémoire Effacer pour jamais ce vain espoir de gloire Dont l’inutile soin traverse nos plaisirs ; Et qui, loin retiré de la foule importune, Vivant dans sa maison, content de sa fortune, A selon son pouvoir mesuré ses désirs.Racan. îôo L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE FILS & EDITEURS DE MUSIQUE ASSORTIMENT VARIE Ï>E PIANOS ET HARMOVIÜIIS AMERICAINS E CANADIENS.INSTRUMENTS DE MUSIQUE DE TOUTES ESPECES Seule agence à Québec de la machine à coudre, hors d concours, dite la DOMESTIC de New-York.Accords et réparations de PI A .VOS, HARMONIUMS, O RG UES d'église etc., promptement exécutés d'apres les règles de l’art, ainsi qge réparations de Machines à coudre Nos.135 & 137, rue St-Jean, H.-Y., Québec DAVID OÜELLET Membre de l’Association des Architectes de la province de Québec ARCHITECTE.EYALUATEUR.EXPERT, En Bureau : 113, nie St-Jean ; Atelier : 37, rue (TAiguillon, ftuébec.Le seul tenant un atelier d’exécution dans Vart architectur et décoratif.Inventeur et manufacturier des nouvelles targettes à levier JP_ C3r AL lTNT _R,IE-A_TT uou^G K CNT i * 122—PIED DE LA COTE LAMONTAGNE-122 | BASSE-VILLE, QUEBEC.Grand assortiment de Cartes G-éographiques.—Livres ¦de prix.—Livres classiques, etc., etc., etc.CORRESPONDANCE SOUUICITEE.Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30, rue de la Fabrique, Québec.
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