Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mardi 15 novembre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1892-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
I 14me Année 15 NOVEMBRE 1892 s % • * ! • •Numéro 6 • v; L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE B JOURNAL D'EDUCATION ET D’INSTRUCTION “ Rendre le peuple meilleur ” PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE VACANCES EXCEPTÉES H %-; H G Chabot - J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire t } y^qçpifiGNAN, Assistant-rédacteur |;|i Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, Invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutikr, 148, rue St.Olivier, Québec.SOMMAIRE Actes officiels : Nominations de commissaires d’écoles.—Demande d’érection de municipalités scolaires.—Erection de municipalité.—Délimitations et annexions de municipalités.— Bureau des examinateurs de Québec.—Pédagogie : Réformes ! Réformes ! Un aveu important.—Apprenons à bien parler aux enfants.—Petit cours d’économie politique, 20ème leçon : Organisation des tribunaux : Cour des commissaires — - Juges de paix — Magistrats, (à suivre).—Bibliographie.—Partie pratique : I, Dictée : Nécessité des exercices physiques.—II, Dictée : Les bons livres.—III, Dictée : La tempête.- -Exercices de rédaction.—Sciences élémentaires.—Arithmétique : Problèmes.— Guerre à l'anglicisme.— Divers : Poésie: L’oiseau d’hiver.—Littérature canadienne : Mgr.Raymond.—Un canadien à Lour-dres.—Petite revue.—Bulletin géographique.—Annonces.JÜ ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique Nominations de commissaires d'écoles Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 22 octobre dernier (1892), de nommer le révérend Joachim Malette, prêtre, commissaire d’écoles pour la municipalité de l’ile Bizard, comté de Jacques-Cartier, en remplacement du révérend J.O.Dubois, qui a quitté la dite municipalité.U a plu à Son Honm ur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, en date du 22 octobre dernier (1892), de nommer commissaires d’écoles de la municipalité du village de la Côte des Neiges, comté d’Hochelaga, MM, Calixte Roy, en remplacement de lui-même, et Hormisdas Desrosiers, en remplacement de M.Damase E.Hurtubise.Demande d'erection de municipalités scolaires Détacher de la municipalité scolaire de Sainte-Hélène, dans le comté de Kamouraska, les lots numéros 227 à 234, inclusivement, du cadastre de la paroisse .de Saint-Hélène, et les annexera celle de Saint-André de Kamouraska, pour les fins scolaires.Détacher les lots numéros 587, 592, 593, 594, 595, 596, 597, 598, 599, 600, 601, 602, 603, 604, 605, 606, 607 et 608, du cadastre de la paroisse de Saint-Denis, dans le comté de Saint-Hyacinthe, et les annexer à la municipalité scolaire de Saint-Charles (paroisse), dans le même comté, pour les fins scolaires.Erection de municipalité Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 15 octobre dernier (1892), d’ériger en municipalité scolaire tout le canton Patton, dans le comté de Montmagny, sous le nom de “ Sainte-Appoline, ” pour prendre effet le premier juillet 1893.Délimitations et annexions de municipalités Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 19 octobre dernier (1892), de détacher de la municipalité scolaire de la paroisse de Saint-Jean Deschail-lons, comté de Lotbinière, le “village de Saint-Jean Deschaillons,” et de l’ériger en municipalité scolaire distincte, avec les mêmes limites qui lui sont assignées par proclamation du 28 décembre 1891.o Cette érection ne prendra effet qu’au premier juillet 1893. 82 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 26 octobre dernier (1802), d’annexer à la municipalité scolaire de Saint-Benoit Labre, comté de Ma-tane, la municipalité scolaire de Saint-Edmond du Lac-au-Saumon, dans le même comté, avec les limites qu’elle a actuellement.Cette annexion ne prendra effet qu’au 1er juillet 1893.^ Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 26 octobre dernier (1892), de détacher de la municipalité scolaire de Saint-Thomas de Pierreville, comté d’Yam.-.ska, les lots Nos.834, 835, 836 et 837, du cadastre officiel de la paroisse de Saint-Thomas de Pierreville, et ks annexer à la municipalité scolaire de Saint-Elphège, dans le même comté.La dite annexion ne devant prendre effet qu’au premier juillet prochain (1893).GE DEON OUIMET, Surintendant.lîjimtît des examinateurs catholiques de Québec Séance du 12e, 13e, life jour de juillet 1892.(Suite) ( Diplôme s élémentaires.) Avec distinction :—Mlles.Marie Atkinson, fr.et angl.; Rosanna Beaudet, fr.; Alice Bélanger, fr.; Oliva Bhérer, fr.; Aurélie Bilodeau, fr.; Anna Blais, fr.; Marie-Louise Boudrault, fr.; Ernestine Buteau.fr.; Rosanna Colin, fr.; Délima Desbiens, fr.; Hedwigs Desbiens, fr.; M.Lse.Desjardins, fr.; Philomène Dion, fr.; Alice Duperré, fr, et angl.; Clémentine Godet, fr.; Marie Jean.fr.; Odile Jolicœur, fr.; Jessé Jutras, fr.; Ophélia Lambert, fr.; Sépharin Langlois, fr.; Eugénie Lebel, fr.; Eugénie Lepage, fr.et angl.; Anne Lortie, fr.et angl.; Emma Lyonnais, fr, ; Victoria Mercier, fr.et angl.; Joséphine Mercier, fr.et angl.; Rosalie Montigny, fr.; Albertine Parent, fr.; Amanda Peachy, fr.; Odélie Prémont, fr.; Salomée Racine, fr.; Arthémise Riverin, fr.; Elmire Roberge, fr.; Eva Tardif, fr.; Alexandrine Trudel, fr.Avec grande distinction :—Angelina Marchand, fy, ; Rose de Lima Routhier, fr.(cl suivre.) Reformes ! Réformes ! Depuis quelques semaines, le vent est aux réformes.Les journalistes, surtout, combattent avec une ardeur vraiment admirable.L’armée des réformateurs se partage en .deux camps : l’un qui veut démolir, raser, brûler, si c’est possible, jusqu’à nos bons gros statuts “ qui détiennent honteusement ” les lois scolaires de la province de Québec ; l’autre, plus modéré, désirant sincèrement l’amélioration de nos écoles pri- j maires, avant toute autre chose, et cela, sans avoir recours à un petit 92, mais graduelle- .ment et sûrement.Nous appartenons à ce dernier camp.Toute nouvelle mesure réclamée par la nécessité et le bon sens recevra le modeste f mais ferme appui de Y Enseignement pri-g maire.Nous ne sommes pas aveugles : le système d’enseignement qui prévaut chez nous a besoin d’être grandement amélioré.Il existe certainement d’excellentes institutions d’éducation dans notre pays, mais il faut admettre que nos écoles primaires sont rudement négligées, que le corps enseignant canadien-français ne reçoit pas de l’Etat et des municipalités tout l’encouragement auquel il a droit ; que les édifices et le mobilier scolaires sont encore à l’état rudimentaire dans le grand nombre des municipalités de Québec.Le comité catholique du Conseil de l’Instruction publique vient d’entrer hardiment dans la voie du progrès, et la plupart de Nos Seigneurs les évêques prêtent leur précieux concours aux membres laïques du comité qui veulent combler les lacunes dont souffre notre organisation pédagogique.Ainsi, à la dernière réunion du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique, l’honorable M.Ma.sson, secondé par S, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 83 ti; G.Mgr Bégin, a fait la motion suivante, qui a été adoptée à T unanimité : “ Afin de stim uler le zèle et, en une cer-“ taine mesure, améliorer la position des “ membres laïques du corps enseignant, qu’il “ soit résolu : “1.Qu’une gratification soit offerte aux “ instituteurs et aux institutrices laïques des “ écoles élémentaire qui auront rempli leurs “ devoirs avec le plus de zèle et d’intelligence, “ qui auront enseigné toute-; les matières du “ programme d’études, qui se seront eonfor-“ més fidèlement aux règlements des comités “ du Conseil de F Instruction publique et qui “ auront obtenu les meilleurs résultats, le “ tout sous tels règlements qui seront faits “ par les comités du Conseil de l’Instruction “ publique ; “ 2.Que le gouvernement soit prié de “ faire mettre une somme suffisante à cette “ fin, à la disposition du Conseil de l’Instruc-“ tion publique.” Voilà qui est encourageant pour les instituteurs et les institutrices.En leur nom, nous félicitons MM.les membres du comité d’avoir enfin toucher du doigt l’une des causes principales de la paralysie scolaire qui règne en maîtresse dans les écoles bas-canadiennes.Nous espérons que le gouvernement se rendra, sans tarder, à la patriotique demande du Conseil de l’Instruction publique.C.-J.Magnan.Un aveu important Commence-t-on à regretter le Crucifix et le Petit Cathéchisme dans les écoles de la b France ?L’attitude surprenante de plusieurs revues pedagogiques importantes de Paris semble le 'F faire croire.Voici ce que nous lisons dans Y Education Nationale, No.34, 1892 : “ ^ ingt ans se sont écoulés ! On a voté le é principe de l’enseignement laïque, gratuit et ni obligatoire ; des écoles se sont élevées dans la moindre bourgade ; la condition des maîtres de la jeunesse a été largement améliorée et quel avenir a-t-on préparé aux générations nouvelles ?“ Il faut avoir le courage d’en convenir, les résultats obtenus n’ont répondu ni a l’attente générale, ni aux sacrifices effectués.On avait caressé l’espoir que le nouvel enseignement, en formant des citoyens instruits et éclairés, empêcherait le retour de la dictature.Il fallut bien renoncer à cette illusion, le jour où un général, qui n’avait pas même l’excuse de ses victoires, devint l’idole du pays.On croyait aussi clore à jamais l’ère des révolutions, des dissensions intérieures, or les questions sociales sont, à notre époque, agitées avec une acuité sans précédent.Au lieu de la clarté que l’on espérait, il semble que l’obscurité se soit faite plus épaisse, et plus inextricable le chaos Au lieu de l’esprit pratique, calme et réfléchi qui semblait devoir sortir de l’enseignement nouveau pour présider à l’étude des questions sociales, nous avons abouti à des études à coups de pierres auxquelles on répond par des coups de fusils.Il est vrai que nous avons la consolation, si toutefois c’en est une, de constater que l’Europe entière souffre du même mal, mais parce que le danger est partout, est-ce une raison pour dire qu’il n’existe nulle part ?“ Il n’y a pas à se le dissimuler, la question sociale prime actuellement en Europe toute autre considération, même les questions de frontières, et c’est elle qui beaucoup plus que la diplomatie, suspend la conflagration générale, depuis longtemps proclamée inévitable.Si du moins elle pouvait avoir ce résultat d’amener une entente pacifique entre les peuples, de mettre fin à ces armements ruineux, l’une des causes, la principale peut-être, de la misère générale.Mais d’ici à la réalisation de cet idéal, que de souffrances, de larmes répandues, que de luttes barbares et de sang versé ! “ Partout l’ouvrier aspire à un sort meilleur, et partout aussi il paraît plus disposé à appuyer cette légitime revendication sur la violence, que sur la libre discussion et l’exercice légal de ses droits.A voir l’usage qu’il fait de sa liberté, l’on se demande parfois si elle ne lui a pas été plus funeste qu’utile ?Ne serait-ce pas parce qu’on la lui a donnée 84 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE à la façon de ces imprudents, qui mettent un fusil tout chargé entre les mains d’un enfant sans réfléchir que la liberté, cette arme toute-puissante des citoyens expérimentés, est un jouet mortel pour qui ne sait pas s’en servir.Dans la livraison du 28 août de la même revue, l’auteur des articles, dont nous citons aujourd’hui les passages les plus saillants, constate ce qui suit : “ D’autre part, une triste constatation s’impose : le paupérisme s’accroît chaque année dans des proportions effrayantes, et la criminalité, qui en est la conséquence naturelle, progresse d’une façon inquiétante pour l’avenir de la société.Si l’on considère ce fait, que la plupart des individus condamnés par les tribunaux ont de douze à dix-huit ans, c’est-à-dire qu’ils appartiennent à la génération nouvelle, on ne peut s’empêcher de se laisser aller à de tristes réflexions.Car de deux choses l’une : Ou ces individus n’ont pas fréquenté l’école.Que devient en ce cas le principe de l’instruction obligatoire ?Ou ils l’ont fréquentée, et alors ?.“ De quelque côté que l’on se tourne, la situation est des plus graves ; encore quelques années de cet état de choses, et nous le craignons fort, l’avenir de notre nation pourra se trouver compromis, et compromis de la façon la plus irrémédiable : par la désunion intérieure, par la déchéance morale et le relâchement de la conscience dans toutes les classes de la société.Il importe donc d’y apporter remède au plus tôt, assez tôt pour qu’il ne soit pas trop tard.“ Et ce remède, quel sera-t-il ?“ Nous n’hésitons pas à le dire, la vraie, la principale solution de la question sociale, c’est une éducation sociale.Certes, beaucoup d’autres choses sont possibles en dehors de cela, des améliorations nouvelles pourront se trouver réalisées, mais on n’aura rien fait, et ces améliorations elles-mêmes resteront sans effet, tant que sur les bancs de l’école l’on n’aura pas appris à l’enfant à les apprécier et à savoir en tirer profit.” Remarquons que Y Education Nationale est une revue anti-religieuse.Le 21 octobre dernier, le Canadien de Montréal publiait un article : La laïcisation IJ! a-t-elle réussie en France ?dont nous détachons ce qui suit : “ A quelque point de vue qu’on discute ; les chiffres du ministre (1), ou est amené à la conclusion que formulait M.d’Herbelot: il “ Ces résultats accusés par le document ofli- ii ciel ont ce caractère particulier qu’ils attestent t un progrès incontestable dans l’ordre matériel : (bâtiments scolaires et nombre de maîtres ou maîtresses), mais une décadence non moins incontestable dans l’ordre moral.” “ Les nouvelles lois scolaires au point de vue moral et.religieux ne paraissent pas avoir réuni tous les suffrages, satisfait toutes les consciences et produit une somme de bien égale aux espérances qu’en formaient leurs auteurs.” Serait-il donc vrai que l’éducation morale de la jeunesse française est chose presque manquée depuis 1870 ?Quand on considère le perfectionnement que la méthodologie a atteint en Erance depuis quelques années ; lorsque l’on sait que les programmes d’étude de ce pays sont le fruit de l’expérience et du talent ; que la partie matérielle des écoles ne laisse rien à désirer ; que les livres classiques, au point de vue des méthodes et des procédés, sont sans reproche, les aveux de Y Education Nationale et de M.d’Herbelot n’ont-ils pas lieu d’étonner le monde pédagogique ?Pour nous, le résultat qui surprend si fort nos confrères d’outre-mer nous paraît la conséquence logique de l’erreur grave que commirent les autorités françaises, lorsqu’elles pourchassèrent l’emblème du Divin Crucifié, et reléguèrent le Petit Catéchisme parmi les fossiles d’aucune utilité.(1) Le ministre de l’Instruction publique L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 85 Apprenons aux enfants à bien parler Le Courriel' de Saint-Hyacinthe a dernièrement reproduit l’article que nous avons publié sous ce titre : Apprenons aux enfants à bien parler—Parlons bien nous-mêmes, et l’a fait précéder des remarques qui suivent: “ Notre confrère Y Enseignement primaire vient de publier un article qui a fort sa raison d’être et que nous croyons devoir reproduire.Comme le dit ce journal, il est grandement temps que les professeurs des écoles et des collèges se mettent sérieusement à l’œuvre pour apprendre aux enfants à bien parler, car, avouons-le, jusqu’à présent il a été impossible de constater dans nos maisons d’éducation des réformes dans le langage.Le fait est qu’en général on ne s’occupe guère d’apprendre aux élèves à s’exprimer en bon français.Le mal existe non seulement dans nos écoles primaires, mais dans nos collèges classiques.La raison en est bien simple; les professeurs, sauf exceptions, ne parlent pas très correctement eux-mêmes.Ecoutez parler un élève qui vient de terminer son cours ; vous serez étonnés des fautes qu’il commet dans la conversation.Il ne faudrait pas cependant en rejeter l’odieux sur le professeur qui, habitué, lui aussi, dès le bas âge à s’exprimer, plus ou moins bien, ne peut enseigner aux autres ce qu’on ne lui a pas enseigné.Mais le temps est arrivé d’opérer une réforme efficace, radicale, et ce devoir incombe à ceux qui dirigent nos maisons d’éducation.Pour bien parler, il faut savoir bien lire, et nous croyons qu’en général dans le pays nous lisons aussi mal que nous parlons.Pour arriver à la perfection, il faudrait que nos collèges possédassent des professeurs d’élocution très compétents, et s’il est nécessaire de recourir à des étrangers, faisons-le dans l’intérêt de la jeunesse, dans l’intérêt surtout de ceux qui se destinent à l’état ecclésiastique et aux professions libérales.8’il est disgracieux pour un homme de profession de mal converser, il est également pénible d’entendre un prédicateur écorcher le français.3 Nos collèges ne devraient pas hésiter à faire un sacrifice pécuniaire pour remédier à l’état de choses que tout le monde déplore.Petit cours d’économie politique 2Oième Leçon Organisation des tribunaux Dans un état bien constitué, il existe trois puissances principales : la puissance législative, la puissance exécutive et la puissance judiciaire.La première fait les lois, la seconde les fait exécuter, la troisième décide les cas où elles ont été enfreintes et la peine dont ces infractions doivent être punies.Nous avons terminé, à notre dernière leçon, l’étude des deux pouvoirs, législatif et exécutif, passons, aujourd’hui, au pouvoir judiciaire.Dans notre pays, l’administration de la justice est confiée à un grand nombre de personnes fixées dans les villes et les campagnes.La décentralisation judiciaire est parfaite au Canada.Nous avons des cours de justice dans toutes les paroisses, dans toutes les .villes, dans tous les comtés, dans tous les districts.Voici un tableau démontrant la hiérarchie judiciaire dans la province de Québec et les hautes cours où l’on peut appeler des décisions- de nos tribunaux provinciaux : TRIBUNAUX RÉGULIERS 1.Cour des Commissaires.2.Juges de paix.3.Magistrats.4.Recorders.5.Cour de Circuit.6.Cour Supérieure.7.Cour de Révision.\ 9.Cour Suprême.8.Cour du Banc de la Reine.10.Conseil privé (en Angleterre.) A part ces tribunaux réguliers, le législateur a établi quelques cours spéciales et 86 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIBE attaché la qualité de magistrat à certaines fonctions : TRIBUNAUX SPÉCIAUX 1.Le protonotaire.2.Le shérif.3.Le coronaire.4.Les commissaires des incendies.5.Les commis- I saires du Havre.I 7.Cour de I l’Echiquier.6.La Cour de vice-amirauté.J TRIBUNAUX RÉGULIERS Attributions de chaque tribunal / 1° Cour des Commissaires.—Elle se compose de personnes du peuple nommées parle lieutenant-gouverneur en conseil.Il y a une Cour des Commissaires dans presque chaque municipalité.La juridiction de ce tribunal se borne au recouvrement de dettes civiles pour des montants n’excédant pas $25.00.Les commissaires se guident plutôt sur l’équité que sur les textes de lois pour rendre leurs décisions.2° Juges de paix (1).—Ils sont également nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil, excepté les maires des municipalités, qui sont de droit juges de paix durant l’exercice de leur charge.Leurs attributions se rapportent principalement aux affaires de police.Les juges de paix, en matières criminelles, ont juridiction en première instance, c’est-à-dire qu’ils peuvent émettre des mandats d’arrêt contre les personnes accusées de crime; ils ont aussi juridiction en certaines matières civiles, telles que le recouvrement des taxes d’écoles, des cotisations, etc.; ils font aussi l’examen préliminaire des témoins, remettent les accusés en liberté quand il n’y a rien d’établi contre eux ou les envoient en prison dans le cas contraire, en attendant leur procès qui s’instruit devant le magistrat de police ou la Cour criminelle, connue légale- (1) L’institution des juges de paix remonte à un temps antique.ment sous le nom de (Jour du Banc de la Reine, juridiction criminelle.3° Magistrats.— 1.Des Magistrats de police : Dans les districts où la multiplicité des délits (1), mises en accusation, etc., rend nécessaires des sessions fréquentes des juges de paix, le gouvernement provincial nomme pour les remplacer des officiers permanents et salariés, des avocats, qui se consacrent entièrement à leurs fonctions.On les appelle magistrats de police.Ils ont juridiction dans les affaires de vagabondage, de certains petits délits, etc.Les fonctions de magistrats de police consistent : 1.A présider les enquêtes préliminaires, de même que les juges de paix.2.A accomplir tous les actes cpie deux juges de paix ou plus sont autorisés à faire en vertu de l’acte de procédure criminelle.3.A juger les délinquants qui sont poursuivables, conformément aux dispositions de l’acte des procès sommaires, de l’acte des convictions sommaires, et de l’acte des jeunes délinquants.4.A nommer des constables lorsqu’ils sont autorisés à le faire par le gouvernement.La nécessité de ce tribunal se fait surtout sentir dans les grandes villes.2° Des Magistrats cle district : Ils sont nommés par le lieutenant-gouverneur en conseil, doivent être des avocats d’au moins cinq ans de pratique.Ces officiers ont double juridiction : civile et criminelle ; civile comme présidents de la Cour de magistrats ; criminelle et civile comme magistrats de district (2).(1) On appelle délit toutes les actions et toutes lus omissions qui sont punies par la loi.(2) Le droit civil se rapporte aux actes illicites et dommageables commis à l’égard d’un individu, supposant uniquement un préjudice privé, une infraction aux droits civils qui appartiennent aux individus considérés simplement comme individus.Le droit criminel embrasse tout délit pénal ou acte criminel supposant nécessairement une atteinte à la conservation et à l’utilité sociale, une violation des droits dus à la société.I »' ifi | ut r lia È ai ii- iti e r: U ai 10 ; !« fa le ; : il 1 ; Ht > L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 87 Chacune de ces cours a juridiction pour tout le comté où elle se tient.Les attributions des magistrats de district sont très étendues.Ces officiers peuvent entendre toutes demandes personnelles ou réelles ou entre locateurs et locataires, dans lesquelles la valeur demandée n’excède pas cinquante piastres ; toutes actions pour recouvrement de dîmes ou arrérages de dîmes ; toutes poursuites pour le recouvrement de taux, taxes, cotisations, et contributions scolaires ou tous dommages, sommes de deniers quelconques, dus ou payables en vertu du code municipal ou de tout acte incorporant une municipalité de cité ou de ville ; toutes poursuites pour recouvrement des pénalités encourues en vertu de la loi des licences ; toute action pour ventes seigneuriales constituées.Il y a appel (1) des décisions de cette cour à la Cour des sessions générales de la paix, à la Cour de Circuit et à la Cour Supérieure.C.-J.Magnan.( à suivre ) BIBLIOGRAPHIE Les annales Térésiennes—Publication mensuelle—Vllième année—1ère livraison.Les Annales Térésiennes paraissent chaque mois par livraison de 24 pages.On s’abonne au bureau des Annales, séminaire de Ste-Thérèse.Nous remercions la maison Beauchemin de Montréal, pour l’envoi d’une jolie pièce d’Eugène Labiche : Le voyage de Monsieur Perrichon, avec notes en anglais.(1) L’appel est la faculté accordée à la partie qui se croit lésée par un premier jugement de demander à un tribunal supérieur la révision de ce jugement.Œuvres du Dr.N.E.Dionne.—L’instituteur ou l’institutrice qui désirerait enrichir sa petite bibliothèque ne .saurait choisir livres plus utiles, ni plus amusants que les ouvrages qui suivent : 1° Le tombeau de Champlain, 1880.— Voici le sommaire de cette brochure de 90 pages : I, Où est le tombeau de Champlam?II, Où Montcalm a-t-il rendu le dernier soupir ?III, Preuves de la trahison de Bigot.IV, Origine de Donnacona.V, Aumôniers de Jacques Cartier, à son voyage de 1535.VI, Origines du mot Canada.V II, Origines du mot Québec.VIII, Noms donnés à Flsle d’Anticosti.IX, Les lieutenants-gouverneurs de Québec.X, Les lieutenants-gouverneurs de Gaspé.XI, Français restés à Québec, en 1629.XII, Liste de l’équipage de Jacques Cartier, à son deuxième voyage.2° Jacques Cartier, 1889.— Naissance, enfance, voyages et oeuvres de Cartier.Le noble marin a trouvé en M.Dionne un historien digne de sa mémoire.3° Le séminaire de Notre-Dame-des-Anges, 1890.—Grande brochure de 38 pages, contenant un historique très intéressant de l’ancienne résidence des Récollets, et plus tard des Jésuites, autrefois située sur les bords de la rivière Saint-Charles.4° La Nouvelle-France — De Cartier à Champlain, de, 1540 à 1603—1891.Fort volume de 355 pages, contenant une foule de renseignements historiques précieux.5" Samuel de Champlain — Histoire de sa vie et de ses voyages, vol I, 1891.Voilà l’œuvre par excellence de M.Dionne.Lorsque ce travail sera terminé, l’histoire du Canada possédera un monument de plus, qui méritera une place d’honneur à côté de ceux que Garneau, Ferland, Laverdière, Casgrain, Crémazie, Fréchette et Suite ont élevés. 88 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Bibliothèque internationale de l’alliance SCIENTIFIQUE UNIVERSELLE.—Tome I, Fascicule 3.Opuscule de 52 pages contenant de très belles études dues aux écrivains suivants : Etude ethnographique.—J.-M.Lemoine ; La langue française en Canada.—Ernest Gagnon ; Dans les Prairies du Nord-Ouest.—A.-B.Routhier ; Les langues sauvages et le Pater.—N.-E.Dionne ; Une question d’anthropologie.—N.-E.Dionne.Le comité de Québec de l’Alliance scientifique comprend les noms que voici : J.-M.Lemoine, A.-B.Routhier, N.-E.Dionne, E.Gagnon, Ed.Roy.Le bureau central de l’Alliance est à Paris.G.-J.M.questions et explications Etre, verbe auxiliaire, conjuguer les temps simples en y ajoutant 1° le participe passé d’un verbe : Je suis aimé ; 2° un nom : Je suis soldat ; 3° un adjectif: Je suis heur euxr Exercices du corps : la gymnastique, la natation, le maniement des armes.Exercices.—Prendre dans la dictée cinq noms, cinq verbes, cinq adjectifs ; en former de petites phrases.Exemples : Le soldat françons est vaillant.Lejeune homme est robuste.Ajouter aux noms suivants un adjectif ; précédé du verbe être.Le soleil est chaud.—La terre.—Le lait.—Le plomb.— Le cuivre.— L’argent.— Le beurre.—Le vinaigre.—-Le vin—, etc.PARTIE PRATIQUE I DICTEE Nécessité des exercices physiques Dans une nation animée de l’esprit militaire, le jeune homme s’accoutume de bonne heure, presque au sortir de l’enfance, à l’idée d’etre soldat un jour.Et, pénétré de cette pensée qu’il doit offrir à la patrie un vigoureux et vaillant défenseur, il assouplit, il fortifie son corps par des exercices répétés.Il trouvera, tout d’abord, cet avantage de rendre sa santé plus robuste.Il est tout naturel que la maladie ait moins de prise sur un organisme débile.De plus, le jeune homme, habitué aux exercices du corps, dès l’enfance, a de la souplesse et de l’agilité, et quand il s’agit pour lui d’apprendre au régiment le maniement des armes, il fait des progrès bien plus rapides que ce gros garçon lourd et maladroit, qui sait à peine, au bout de six mois, mettre en joue ou croiser la baïonnette.II DICTÉE Les bons livres Quand ils sont jeunes, les enfants n’attachent pas beaucoup d’importance à la possession des livres qu’ils ont obtenus dans les distributions de prix, ils n’y voient guère que l’attestation de leurs travaux trimestriels ou de leurs succès dans les compositions générales.Un livre est plus que cela : c’est un instrument précieux pour qui sait le mettre en œuvre.Dans un bon livre, un jeune homme intelligent et studieux trouve de salutaires directions pour sa conduite et des secours efficaces dans l’exercice de la profession qu’il a choisie.Les livres sont des amis peu exigeants : si on les délaisse momentanément, ils ne récriminent point ; si on réclame leur assistance après un abandon plus ou moins prolongé, iLs sont toujours prêts à répondre I au premier appel.Au moyen du livre on est ' citoyen de tous les temps et de tous les pays, on vit avec les Grecs et les Romains d’autre- I fois, on s’assied sous la tente des Arabes, on G.Duruy. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 89 e promène dans les forêts vierges de l’Amé-•ique, on parcourt les plaines glacées de la Sibérie.Aimez les bons livres, jeunes gens ; vous l’aurez jamais des amis plus fidèles et plus désintéressés.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Beaucoup, adverbe de quantité.Les prin-paux adverbes sont ceux de lieu, de temps, le quantité, d’ordre, de manière.Comment distingue-t-on là adverbe de la pronom et de la article ?Assistance, aide, secours : assister à, être présent.U assistance était nombreuse.Assister à un spectacle, à un événement.—Prêts à, ne pas confondre avec près de, locution prépositive qui siguifie sur le point de, dans le voisinage ; tandis que prêt adjectif suivi de à signifie disposé à.dis 51 «i |($.cl -i 1 J : j l; T Exercices.-— Relever toutes les prépositions de la dictée ; indiquer les rapports qu’elles établissent entre les différents mots.¦ III DICTÉE Là TEMPÊTE La nature est silencieuse-, le calme le plus profond règne partout ; des vapeurs nagent dans l’espace; le soleil se voile; de sourds mugissements résonnent dans le lointain ; les oiseaux poussent des cris de détresse ; les fauves fuient ; les hautes herbes moutonnent comme une mer tourmentée ; les vents se déchaînent des quatre points de l’horizon ; Y éclair brille ; la foudre éclate ; j’ai peur, je tremble.C’est la tempête, elle s’engouffre terrible dans les prairies, dans les forêts ; elle secoue les arbres géants, les ploie, les déchire, les déracine et en jette les débris aux rivières.Puis une pluie diluvienne tombe et enfle les torrents.On dirait à ces heures à’ébranlement que le monde s’abîme dans les horribles convulsions de la nature.Enfin, le calme renaît ; les arbres secouent leurs feuilles ruisselantes ; les chants des oiseaux retentissent de nouveau ; les brises renaissent plus fraîches et plus parfumées ; le ciel s’éclaire, et le soleil semble annoncer à la terre charmée que l’homme peut reprendre ses paisibles travaux.(Guebhart.) QUESTIONS ET EXPLICATIONS Tempête, déchaînement des éléments, ébranlement des forces de la nature.Tempêter.—Silencieux, qui reste calme et muet.Silence.—Résonnent, retentissent.Quelle différence de sens entre résonner par ré, et raisonner par rai ?résonnance, raisonnement ?—Déchaînent, déchaîner, s’échapper, s’élancer avec violence.Le préfixe dé indique l’action doter : Dégager, rendre libre.Démonter, séparer les objets, les matériaux.Démonter une montre, une machine.—S’engouffrer, entrer, pénétrer avec impétuosité, comme dans un gouffre.Le préfixe en ou em indique la tendance.Emporter, porter vers.—Déraciner, enlever, arracher de terre.—Ebranlement, le préfixe e indique ici l’augmentation.Brarder, remuer, ébranler, mettre en branle.Exercices.— Prendre cinq noms, en désigner la racine en y ajoutant un préfixe ou un suffixe.Exemple : mont, amont, montagne, etc.Exercices de rédaction I Le chèque Le chèque ou mandat est un ordre que je donne à une banque, où j’ai un dépôt, de payer tant à tel ou à tel. 90 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Formule : Québec, 15 novembre 1892.Payez à N.Hamel ou au porteur la somme de cent piastres que vous chargerez à mon compte, folio.$100.00 Octave Crémazie.II Sujet.— Un jeune menuisier qui vient de terminer son apprentissage, annonce cette nouvelle à son ami et se recommande 'pour ce qui concerne son métier.Sommaire.—Nouvelle : apprentissage terminé et ouverture d’un atelier.— Recommandation.—Garanties : apprentissage sérieux, connaissance parfaite du métier ; travail soigné ; qualité de la matière première ; modicité du prix.—Espoir d’être recommandé par votre ami.—Remercîments ; finale.Mon cher ami, J’ai le plaisir de te faire savoir que mon apprentissage, est enfin terminé et que je viens d’ouvrir, chez mes parents, un atelier de menuiserie et d’ébénisterie.C’est te dire que je me rappelle à ton bon souvenir pour le jour où tu auras à faire exécuter un travail quelconque concernant mon état.Les longues années que j’ai passées chez des ouvriers d’élite, et les efforts personnels que j’ai toujours tentés en vue de la possession parfaite des moindres secrets du métier, m’ont mis à môme de satisfaire entièrement les clients qui voudront bien m’accorder leur confiance : le fini et la solidité du travail, la qualité de la matière première et la modicité de mes prix seront toujours, je l’affirme, les avantages que j’curai à cœur de leur offrir.J’ose croire, mon cher Jules, qu’à l’occasion tu voudras bien aussi me recommander à tes amis et connaissances qui, je l’espère, ne regretteront jamais de m’avoir employé.Je te remercie mille fois de l’éminent service que tu me rendras de la sorte, et je te serre affectueusement la main.C.Nicolet.Sciences élémentaires LE SEL Le sel est une des substances minérales les plus utiles à l’homme.Il se présente généralement sous la forme de petits cristaux cubiques qui s’agglomèrent en trémies de quelques millimètres de coté.Selon qu’il est plus ou moins pur, il est blanc ou grisâtre, et quelquefois tout à fait transparent.Sa saveur âcre est connue de tout le monde.Il sert, comme chacun sait, à relever le goût de nos aliments, qui sans cela nous paraîtraient fades.Mais ce que beaucoup de gens ignorent, c’est que le sel n’est pas seulement un agréable assaisonnement : il est encore indispensable à l’économie, et notre corps dépérirait s’il en était privé.C’est pour le même motif que les animaux domestiques sont si friands de sel : on en met dans leur fourrage, et même dans l’eau qu’ils boivent ; beaucoup d’éleveurs placent dans l’auge des bœufs à engraisser de véritables blocs de cette sub- i stance, sur lesquels les bonnes bêtes, passent fréquemment leur rude et large langue avec une évidente satisfaction.On emploie : aussi le sel pour conserver les viandes particulièrement celle du porc, et la chair des poissons comestibles, comme la morue, le hareng, la sardine, etc.L’hiver, dans les grandes villes, on sème du sel gris sur la neige pour la faire fondre plus rapidement.Enfin les savants, après avoir étudié la coin-position chimique du sel, qu’ils appellent le ! chlorure de sodium, lui ont trouvé d’impor- | tantes applications industrielles, comme la ; fabrication de l’acide chlorhydrique et de la soude du commerce.On distingue deux espèces de sel : le sel gemme et le sel marin.On va chercher le premier dans les entrailles du sol; le second s’extrait des eaux de la mer.Celles-ci en renferment une grande quantité, puisque dans ; un seul litre d’eau on trouve en moyenne 30 grammes de sel.C’est dans les marais salants qu’on exploite ; le sel marin.On creuse sur les plages basses de vastes bassins très peu profonds, que remplit la marée montante.La chaleur solaire L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 91 évapore cette eau, mais le sel se dépose au fonds des bassins et s’y cristallise.Les paludiers le recueillent, l’épurent par divers procédés et le livrent au commerce.ARITHMETIQUE Problèmes 1° Un négociant fait son inventaire à la fin de l’année.Il évalue à $20,500 ses marchandises en magasin.Il doit $3,245 et on lui doit $6,400.Quel est son avoir ?Solution : Le négociant possède : $20,500+ 6,400=$26,900 Retranchant sa dette, il reste : $26,900—3,245=$23,655 $23,655.—Rép.2° Une servante est entrée chez un maître moyennant des gages annuels de $84.Au bout de trois mois, elle quitte la maison.Combien lui doit-on 1 mies.Une première personne offre de lui prendre le quart de son avoir à 6% et le reste à $4.30%.Une autre personne offre de lui prendre le tout à 5%.Quel est le placement le plus avantageux % Solution : Prenons $400 du capital à placer.Le quart, c’est-à-dire $25, rapporteraient, à 6% : -TXô2tf=$l-50.Le reste, ou les f, ou $75, rapporteraient à $4.30% : 4ULOX7_5=$3.22.La première personne lui offre donc : $3.50 + 3.22 +=4.72+%.La deuxième personne lui offrant 5%, ce dernier placement est le plus avantageux.- Le 2ème placement est le plus avantageux.'—Rép.5° Un capitaliste à placé les f de ses fonds à 5% et le reste à 6%.Au bout d’un an, il retire un intérêt total de $1,560.Quel somme a-t-il placée en tout ?Solution : Solution : 3 mois sont le quart de 12 mois ou un an.On doit donc à la servante : $-844-=$21.$21.—Rép.3° Un train qui parcourt 36 milles i l’heure est parti à 10 heures du matin ; : quelle heure se trouvera-t-il à 126 mille du point de départ °1 Le second capital est égal à : 1=4 du capital entier.| du capital à 5% donnent un intérêt égal à : 5*too=toô de ce capital.4 du même capital à 6% donne un intérêt égal à : « 5^rô=5Rô de ce capital.4_ _|_6 _ — _2 O 100' 500 500 pital entier.+ 5 6 _ — _2 6__ 0 0 5 O0 1_3 Ï5 0 du ca- Solution : Il lui faudra 126:36 = 3 hrs 30 minutes.Il sera 1 heure 30 minutes après-midi.4.Un ouvrier désire placer ses écono- du capital en question=$l,560.T+-Q du capital=J^36-£l=$120.ff-û ou le capital=$l 20 x 250=$30,000. 92 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Guerre a l’anglicisme Ne dites pas approprié pour£< compétent ” ; Filer un rapport pour “ produire.” ; Est surgi pour “ a ” surgi ; Déqualifié pour “ inéligible ” ; Instruments devant être employés pour “ destinés à.” ; Montrer pour “ démontrer ” ; Cruauté pour les animaux, au lieu “ d’envers ” ; Accommodations pour “ facilités, aménagement, logement ” ; Voteurs pour “ votants ” ; Comité de santé pour “ commission d’hygiène ”, POÉSIE l’oiseau d’hiver Dans le sapin couvert de neige, Que chantes-tu, petit oiseau :l Si l’oeil de Dieu ne te protège, Tu vas périr sur ce rameau.— Mais non ! ta gaîté calme et pure S’épanchera malgré le froid : Dans les frimas ou la verdure Tu semblés heureux comme un roi ! Celui qui t’a donné la vie, Sensible à nos revers nombreux, Garde l’être qui chante ou prie Quand viennent les jours rigoureux.Si trop souvent notre courage Chancelle au souffle du malheur, C’est que nous maudissons l’orage : Pourtant l’épreuve a sa valeur ?Petit oiseau, qui sait le nombre Des maux dqjit chacun doit tribut ?Il faut voir l’avenir moins sombre Et confiant marcher au but ! Des talents que le ciel nous donne Sachons bien connaître le prix : Sous la branche où ta voix fredonne, Les bienfaits de Dieu sont compris.Benjamin Sulïe (1).iiitteranire canadienne Servez la patrie en vous préparant par une forte éducation littéraire et morale à exercer sur vos concitoyens une influence salutaire, à défendre leurs intérêts par une parole éclai rée et sachant se faire respecter, à remplir dont avec habileté et intégrité les charges vous pourriez être investi plus tard pour le bien de la société.Apprenez à servir la patrie avec dévouement et générosité, non par une ambition égoïste qui cherche l’honneur pour soi et l’abaissement des autres, non par la cupidité des salaires attachés aux fonctions publiques, non pour la prédominance d’un parti voué exclusivement à de certains hommes ou à des doctrines qui ne sont pas celles de l’in- térêt général.Servez la patrie pour elle-même, parce qu’étant votre mère, elle réclame avec droit les services dévoués de ses enfants ; parce que l’amour pour elle est une vertu morale inspirée par la raison et le plus noble instinct du coeur, un devoir dont l’obligation est sanctionnée par la voix de tous les peuples,notant d’ignominie le citoyen qui trahit sa cause ou refuse de la servir ; parce qu’enfin la distinction des nationalités est dans les desseins de Dieu, qui a constitué les peuples dans les limites qui circonscrivent chacun d’eux, et que lui-même a fait une obligation de prier pour la patrie et de la défendre.En vous enseignant vos devoirs sociaux, nous n’avous cessé de vous répéter : Tenez aux principes, ils sont tout ; les principes de la foi, de la morale, de l’équité, des lois constitutives de la société, tenez-y.Nous ne saurions trop vous le redire dans ces temps où trop souvent dominent les intérêts personnels, et où l’on a recours sans cesse aux expédients pour répondre à des énigmes coupables.Le principe, c’est la base de l’édifice social, qui sans lui ne s’appuie plus que sur de misérables étais que les vents si fréquents à cette saison de tempêtes renverseront au premier jour.Mgr.Raymond (1).(1) Poète et littérateur canadien distingué, né à Trois-Rivières en 1841.A écrit les Laurentiennes, une Histoire clés Trois-Rivières, et l’Histoire des Canadiens-français.(1) Né à St.Hyacinthe en 1810.Ses écrits sont : Discussion sur la civilisation ancienne et sur la civilisation moderne, et Etudes sur le Moyen-Aqe. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 93 Un Canadien a .Lourdes (Ce qui suit fait partie d’uue lettre que M.l’abbé D.M.A.Magnan, jeune prêtre de Québec, a adressée à sa famille.) “ Après avoir descendu une côte et suivi une rue bordée d’hôtels et de magasins d’objets de piété, nous nous trouvâmes tout à coup jrrès du Gave, ayant en face la Basilique qui surmonte les roches de Massabieille à quelque distance.Beau spectacle, n’est-ce pas ?Mais avant tout, il fallait songer au logement.Cela fait, nous courons à la grotte.Il faisait presque nuit quand nous arrivâmes devant la Basilique, ou plutôt en face de l’église du Rosaire, église presque souterraine, construite sur le penchant de la côte et qui sert de base à la façade de la Basilique.Nous priâmes durant quelque temps devant ce temple dont une grille protège l’entrée.Puis, suivant le flanc de l’église du Rosaire et de la Basilique, nous nous dirigeâmes vers k9eï 4 la grotte.Un groupe de pèlerins agenouillés nous fit bientôt découvrir l’endroit que nous cherchions.Deux secondes plus tard, nous tombions à genoux en face de la grotte, où Bernadette eut le bonheur de contempler dix-huit fois l’auguste Mère de Dieu.La brise du soir soufflait discrètement à travers le feuillage et faisait osciller le feu des cierges disposés en pyramides devant la statue de la Vierge.Le Gave, ce témoin muet des innombrables bienfaits de la divine Reine, faisait entendre le doux murmure de ses flots tumultueux.Et la prière, cette suave mélodie que nous tenons du ciel, s’échappait du cœur des pèlerins immobiles, mêlant son bruissement à celui de la source miraculeuse : toutes deux jaillissant d’un sol aride sous la céleste influence de Marie Immaculée.La Reine du ciel enfin, pourquoi ne le dirais-je pas, semblait planer quelque part dans cette grotte bénie et souhaiter la bienvenue à ses enfants du Canada, Aussi, demeurâmes-nous longtemps agenouillés auprès de la grille de fer qui ferme l’entrée de la grotte, versant, comme dit Bossuet, des larmes avec des prières, et exposant à la grande Dame qui nous accordait une première audience toute une série de grâces que nous voulions obtenir.O doux moments passés dans ce creux du rocher de Massabieille ! Que d’enseignements ils renferment ! Et comme j’y ai bien senti la tendre sollicitude de celle qui se dit tout spécialement la mère des pécheurs.O Marie ! que ma vie s’éteigne, que mes membres se dissolvent plutôt et retournent à la terre qui les a formés, mais que votre souvenir et votre amour restent à jamais gravés dans mon cœur.Nous fûmes cinq jours à Lourdes, et j’éprouvais un plaisir toujours nouveau à retourner à l’endroit des apparitions.Après y avoir longuement prié, je m’asseyais sur un banc, et là, bien en face de la grotte toujours illuminée par une quantité de cierges de toutes dimensions, je lisais Henri Laserre, savourant ainsi sur le théâtre même de l’action toutes les phases du drame si touchant qui s’y déroula en 1S53.Les abords de la grotte, il est vrai, sont bien changés.Le Gave qui baignait autrefois la base des rochers de Massabieille a dû se reculer, et une longue terrasse qui s’interpose entre la rivière et le rocher permet aux pèlerins, quelque nombreux qu’ils soient, de se rendre à la grotte et même d’aller au delà.Mais, quelque amélioration qu’on ait fait subir aux alentours, l’enfoncement du rocher où eurent lieu les apparitions et le rocher lui-même, comme cela se conçoit, ne sont pas changés.La niche dans laquelle apparut la très sainte Vierge conserve toujours son aspect sauvage, et l’églantier que foula le pied vir- 94 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE sinal de la mère de Dieu continue d’en déco-rer la partie inférieure.C’est dans cette niche qu’on a placé la statue de marbre de Carrare, de grandeur naturelle, qu’un artiste de Lyon exécuta sur les minutieuses indications de Bernadette.J’ai aussi visité la maison du meunier Soubirous, père de Bernadette.Cette demeure est des plus pauvres.Un frère de la voyante l’habite encore et vit aussi simplement que vivait son père.Une statue de l’apparition, quelques photographies et une lettre autographe de Sœur Marie Bernard à son jeune frère, où les fautes de français ne manquent pas, indiquent seuls que cette modeste chaumière abrita la jeune fille extraordinaire qui fut la messagère du ciel et une autre Jeanne d’Arc.” PETITE BEVtE Une innovation dans l’enseignement pratique, en Angleterre, est le diplôme de ménagère, accordé par l’école d’économie domestique d’Edimbourg aux candidats qui ont passé avec succès les examens d’économie domestique, de cuisine, de blanchissage, de tenue de livres, de garde-malade, de couture, de raccommodage, de panification, etc.Le cours est de vingt semaines.Le rapport de l’administration scolaire municipale de Berlin, Allemagne, pour 1890-1891 constate que, sur les 3,141 classes des écoles communales de cette ville, 3,021 seulement possèdent en propre une salle de classe; il y en a 120 qui n’ont pas de salle de classe à elles, et sont obligées de faire usage du local appartenant à une autre classe, pendant les heures où ce local est disponible.Les classes de cette catégorie sont désignées sous le nom de classes volantes.“ Si l’on estime à 50 en moyenne, dit 1a.Pàdagogische Zeitung, le nombre des enfants que contient une classe, 120 classes volantes représentent un chiffre de 6,000 enfants Mais en réalité ce sont 240 classes, et non seulement 120, qui se trouvent dans cette condition anormale, puisque chaque classe volante partage avec une autre classe l’usage d’un local commun.Ce sont 12,000 enfants qui, à Berlin, souffrent des inconvénients attachés à une pareille organisation.” Voici un tableau qui nous fait connaître le nombre de lettres, cartes-poste, journaux, etc., qui ont été expédiés par la poste pendant la dernière année : H -+3 o o o o o o o o o o o o o o o o S 2 « C D -U S ^ Jr a o o o o co o o o o' o" o' o" o" o" o" cT o o lO oo co o o 00 I - 00 co 1—1 co 00 00^ d l- 4 CM o • o o o o o o o o o 90 o o o o o i o.o o o o o o o (ft ® s icT o' o" o" o" io" o" cT L- lO co o IG CO o 3 g o c— co 1—1 —H co co o co CO cT 1—H CM O o o o o o o o m o o o o o o o o o o o o o_ .o o cd o' o" ©" o" 10 o" o" lO 4-3 CD J o o o o 05 lO o L- o 1—1 T—1 CO r—i rr CC © r-i co co" 1- d tH 05" >d lO 05 'Tj 6 55 O» •V rH cg ai
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.