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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
samedi 15 octobre 1892
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1892-10, Collections de BAnQ.

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14me Année 15 OCTOBRE 1892 Numéro 4 ’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ¦/ JOURNAL D'EDUCATION 'NTRUCTION °4 “ Rendre le peuple nièu PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES 3 EXCEPTEES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire C.-J MAGNAN, Assistant-rédacteur Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, Invariablement payable d’avanee Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction ou l’administration, devra être adressée à J.-B.Cloutier, 148, rue St.Olivier, Québec.OMMAIRE :—Avis.— Actes officiels : Nominations de commissaires d’écoles.-Délibérations de la dernière séance du comité catholique du Conseil de l’instruction publique.—Pédagogie: Parlons français.— Mission de l’instituteur— Moyens à employer pour distribuer à l’école un enseignement attrayant et fructueux.—La discipline (suite).—Convention des instituteurs de la Puissance (suite).—Errata.—Petit cours d’économie politique, 18e Leçon : Le Parlement fédéral (suite), III — La Chambre des communes.—Enseignement de l’hygiène.—Partie pratique : I, Dictée : Le moulin.—II, Dictée : Le guet.—Ill, Dictée : Robinson.—Guerre à l’anglicisme (suite).— Divers : Poésie : Le sommeil de l’enfant.—Littérature canadienne : l’abbé Casgrain.—Lecture historique : Adieux de Napoléon.—Histoire des Etats-Ünis(suite).—Bibliographie : Choléra—Statuts de Québec— Photographie des députés conservateurs — Manuel d’hygiène.—Echo du rescensement.AVIS Ceux de nos abonnés qui sont en etard pour leur abonnement doivent «us payer au plus tôt.il y en a un ertain nombre qui sont plus que égligents.Ceux qui désirent faire relier CEI-EÏGXEMEi\T PRIMAIRE chaque nnée peuvent s’adresser à M.A.AKCOTTE, relieur, 38, Côte de la ontagne, Québec.A notre demande, M.Marcotte relie-une année de l’ElM SE IGA EMEU T lïIMAIKE, en un fort beau volume, ur QUARANTE CEÎïTIBfjS, ACTES OFFICIELS Département de l’Instruction publique.Nominations de commissaires d’écoles.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR de nommer, le 17 septembre dernier, (1892), M.Denis Element, commissaire d’écoles de Douglastown, comté de Gaspé, en remplacement de Peter Mahar.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR de nommer, le 14 septembre dernier (1892), M.Casimir Boivin, commissaire d’écoles de la municipalité de Sainte-Ac^èle, comté de Terre-bonne, en remplacement de M.Michel Legault, dont le terme d’office est expiré.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR de nommer, le 28 septembre dernier (1892), M.Honoré Chauvette, commissaire d’écoles de la municipalité de Saint-Lazare, comté de Auiu-dreuil, en remplacement du Révd.M.Chaput, qui a quitté cette municipalité.Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR de nommer, le 22 septembre dernier (1892), M.Maxime Laçasse, commissaire d’écoles de la municipalité de Sainte-Anastasie de Nelson, comté de Mégantic, en remplacement de M.Philias Boucher, dont le terme d’office est expiré.Dissolution de la dissidence de “ Bolton Ouest,” dans le comté de Brome.Ordre en Conseil du 27 septembre 1892 Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR en conseil d’ordonner, qu’attendu que 50 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE les syndics dissidents de la municipalité de “ Bolton Ouest,” dans le comté de Brome, ont laissé passer une année sans avoir une école, soit dans leur propre municipalité, soit conjointement avec d’autres syndics dans une municipalité voisine, et qu’ils n’ont pas mis la loi scolaire à exécution, et ne prennent aucune mesure pour avoir des écoles, et de déclarer que la corporation des syndics des écoles dissidentes pour la dite municipalité de Bolton Ouest, dans le dit comté de Brome, est dissoute, et elle est par les présentes dissoute, en conformité au statut en tel cas fait et pourvu.GEDEON OUIMET, Surintendant.Comité catholique du Conseil de l’Instruction Publique Séance du 28 septembre 1892.Présents : Le Surintendant, président, Mgr l’archevêque de Cyrène, représentant S.E.le cardinal Taschereau.Mgr l’archevêque de Montréal, “ “ d’Ottawa, “ l’évêque de Trois-Rivières, “ de Sherbrooke, “ “ de Saint-Hyacinthe, “ “ de Nicolet, “ “ de Rimouski, “ “ de Chicoutimi, “ “ de Valleyfield, “ le ' vicaire - apostolique de Pontiac, L’honorable M.L.-R.Masson, “ “ juge Jetté, “ “ F.Langelier, “ “ H.Archambault, M.P.-S.Murphy, M.Eugène Crépeau, M.H.-R.Gray, M.le docteur Leprohon.Lecture d’une lettre de Son Eminence le cardinal Tascherean par laquelle, pour cause de santé, il délègue à Sa Grandeur Mgr lar-chevêque de Cyrène, son coadjuteur, ses pouvoirs comme membre du Conseil de lTnstruc-tion publique.Lecture et adoption du procès-verbal de la dernière séance.Le rapport gui suit du sons-comité chargé de préparer un mode de distribution du fonds de l’Education supérieure est adopté : Sous-comité chargé d’établir un mode de distribution du fonds de VEd'ucation supérieure.Séance du 27 septembre 1892.Présents : L’honorable L.-R.Masson, président, Mgr l’évêque de Rimouski et M.le Surintendant.Ce sous-comité croit devoir exprimer l’opinion que, tant que la nomination d’un inspecteur général, telle que recommandée par résolution du comité catholique du Conseil de l’Instruction publique du 24 septembre 1890 n’aura pas été faite, il sera impossible de mettre à exécution la résolution adoptée à la séance en date du même jour, concernant la distribution du fonds de l’Education supérieure.Et le sous-comité s’ajourne.(Signé) L.-R.Masson, président.Le rapport qui suit du sous-comité chargé de l’examen des livres de classe est adopté : Sous-comité chargé de Vexamen des livres de classe.Séance du 23 septembre 1892.Présents : Mgr l’évêque de Sherbrooke, président, Mgr l’évêque de Rimouski, l’honorable F.Langelier, M.P.-S.Murphy et M.le Surintendant.I.L’Arithmétique élémentaire par MM.Kirkland & Scott, traduction de M.U.-E.Archambault, Lévis, Mercier & Cie, libraires-éditeurs.Approuvée.IL Livres présentés par les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, de Montréal : 1.Le “ Syllabaire gradué”, édition de 1890 ; “ l’Abrégé d’histoire sainte ”, édition de 1891; “ l’Histoire du Canada ”, édition de 1890, publiés par MM.C.-O.Beauchemin & Fils, Montréal, sont approuvés à la condition que ces livres soient imprimés sur du papier de meilleure qualité et illustrés ; 2.“ Géographie, cours primaire, et intermédiaire ”, et “ Géographie, cours supérieur ”, édition de 1891, L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 51 publiées par MM.C.-O.Beauche-min & fils, Montréal, sont approuvées à la condition que, dans la prochaine édition, les principales lignes de chemin de fer des différents pays soient indiquées et que le texte soit révisé attentivement, de façon à ce qu’il soit tenu compte des changements qui ont eu lieu depuis plusieurs années dans les limites de certains pays; 3.“ Cartographie Approuvé.III.Le sous-comité ne croit pas devoir donner une recommandation spéciale aux traités d’Hygiène de M.le docteur Desroches, qu’il a déjà approuvés.(Signé) j* Antoine, évêque de Sherbrooke.Sur proposition de l’honorable M.Masson, secondé par l’honorable juge Jetté, il est résolu : “ Que le sous-comité pour l’examen “ des livres de classe soit chargé d’étudier la “ question d’un choix spécial des livres d’école “ actuellement en usage ou approuvés, dans “ le but de recommander spécialement et d’ar-“ river à substituer finalement à ces livres, “ dans un délai aussi court que possible,lorsque “ le texte est également bon, les livres les “ mieux imprimés et contenant le plus grand “ nombre de vignettes et gravures propres à “ attirer et à fixer l’attention des élèves.” Sur proposition de Mgr l’évêque de Sherbrooke, secondé par l’honorable F.Langelier, Mgr Bégin est nommé membre du sous-comité chargé de l’examen des livres de classe, en remplacement de Son Eminence le cardinal Taschereau.Le rapport qui suit du sous-comité chargé de l’examen des candidats à la charge d’inspecteur d’écoles est lu et adopté.Dixième session du sous-comité chargé d'examiner les candidats à la charge d'inspecteur des écoles catholiques, tenue à l'Ecole normale Laval, à Québec, le 31 août et le 1er septembre 1892 Présents : M.P.-S.Murphy, président, M.l’abbé Rouleau, MM.F.-X.Drouin et F.-X.Toussaint, et M.John Ahern, professeur à l’Ecole normale Laval, agissant comme examinateur-adjoint, Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté.Trois candidats sont admis à subir l’examen, savoir : MM.Joseph-Evariste Genest-Labarre, Georges-Paul-Emile Famelard et Louis-Abdon Guay, les deux derniers ayant obtenu l’autorisation de tenter une nouvelle épreuve sur les matières pour lesquelles ils n’ont pas obtenu des notes qui leur semblaient suffisamment satisfaisantes à l’examen qu’ils ont subi précédemment.Ils ont obtenu les notes qui suivent : MM.Genest-Labarre et L.-A.Guay “ avec distinction ”, et M.G.-P.-E.Famelard “ avec grande distinction ”.Le rapport ci-dessus est lu et adopté.(Signé) P.-S.Murphy.Paul deCazes.L’honorable M.L.-R.Masson, secondé par l’honorable juge Jetté, propose la motion qui suit : “ Attendu que, le 23 septembre 1890, ce “ Comité a approuvé la recommandation de “ l’un de ses sous-comités se prononçant en “ faveur de la nomination d’un inspecteur “ général des écoles, dont le devoir serait spé-“ cialement, sous la direction du Surintendant, “ de surveiller le travail des inspecteurs “ d’écoles et de remplir toutes les autres fonc-“ tions qui pourraient lui être attribuées par “ le Comité catholique du Conseil de l’Ins-“ traction publique ou le Surintendant.“ Attendu qu’il est à propos de donner “ suite au plus tôt à cette résolution renou-“ velée à la séance du 25 septembre 1890 : “ II est résolu que son Honneur le lieute-“ nant-gouverneur en Conseil soit prié de “ donner son assentiment à la nomination “ d’un inspecteur général des écoles dont les “ devoirs seront, entre autres, sous la direction “ du Surintendant de l’Instruction publique, “ de surveiller et contrôler le travail des ins-“ pecteurs d’écoles, et, par des visites et ins-“ pections aussi souvent répétées que l’exi-“ géra le service, de s’assurer s’il y a unifor-“ mité d’appréciation dans les rapports que “ les inspecteurs ont à faire des écoles sous “ leur surveillance.” Cette motion est adoptée sur la division suivante : Pour : Mgr l’archevêque de Cyrène, Mgr L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE l’archevêque de Montréal, Mgr l’évêque de Sherbrooke, Mgr l’évêque de Yalleyfield, Mgr le vicaire-apostolique de Pontiac, l’honorable L.-R.Masson, l’honorable juge Jette, l’honorable E.Langelier, l’honorable H.Archambault, M.P.-S.Murphy, M.H.-R.Gray et M.le docteur Leprohon.—(12) Contre : Mgr l’archevêque d’Ottawa, Mgr l’évêque de Trois-Rivières, Mgr l’évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr l’évêque de Nicolet, Mgr l’évêque de Rimouski, Mgr l’évêque de Chicoutimi, M.Eugène Crépeau.—7.Sur proposition do M.L.-R.Masson, secondé par Mgr l’archevêque de Cyrène, la motion suivante est adoptée : “ Afin de stimuler le zèle et, en une cer-“ taine mesure, améliorer la position des “ membres laïcs du corps enseignant, qu’il “ soit résolu : “ 1.Qu’une gratification soit offerte aux “ instituteurs et aux institutrices laïcs des “ écoles élémentaires qui auront rempli leurs “ devoirs avec plus de zèle et d’intelligence, “ qui auront enseigné toutes les matières du “ programme d’études, qui se seront confor-“ niés fidèlement aux règlements des comités “ du Conseil de l’Instruction publique et qui “ auront obtenu les meilleurs résultats, le “ tout sous tels règlements qui seront faits “ par les comités du Conseil de l’Instruction “ publique : “ 2.Que le gouvernement soit prié de “ faire mettre une somme suffisante à cette “ fin, à la disposition du Conseil de l’Instruc-“ tion publique.” La motion qui suit, proposée par l’honorable M.L.-R.Masson, secondée par l’honorable F.Langelier, est soumise à la considération du Comité : “ Aucune personne ne devrait enseigner “ dans une école académique, modèle ou élé-“ mentaire, subventionnée par le gouverne-“ ment, sans être pourvue d’un brevet de ££ capacité correspondant au degré du cours “ dans lequel elle est appelée à enseigner.“ Toute personne qui aura cessé d’ensei-££ gner pendant une période de ans devrait £‘ être tenue d’obtenir un nouveau brevet de £! capacité avant de reprendre l’enseignement.££ Les examinateurs des religieuses-instL -££ tu.trice s devront être des ecclésiastiques “ approuvés par l’évêque du diocèse des can-“ didats.“ Son Honneur le lieutenant-gouverneur “ en conseil est respectueusement prié de “ faire soumettre à la Législature tels amen-“ dements aux lois scolaires qu’il jugera “ convenables pour les fins de la présente.” Sur proposition de Mgr le vicaire-apostolique de Pontiac, secondé par l’honorable M.Masson, la discussion de cette motion est remise à la session du mois de mai prochain.Sur proposition de l’honorable M.F.Langelier, secondé par Mgr l’archevêque de Cyrène, il est résolu : “ Que, dans le but d’établir autant d’uni-“ formité que possible dans l’enseignement “ et afin de suppléer au manque de connais-“ sauces pédagogiques de la plupart des ins-“ tituteurs et des institutrices qui n’ont pas “ suivi de cours spéciaux, il serait avanta-“ geux de recommander aux inspecteurs “ d’écoles de faire, lors de leur première tour-“ née d’inspection, une conférence pédagogi-“ que dans chacune des municipalités de “ leurs districts ; “ Que ces conférences, qui dureraient deux “ jours, devraient être faites suivant un pro-“ gramme et des instructions qui seraient four-“ nis à l’inspecteur par les comités du Conseil “ de l’Instruction publique ; c< Que l’inspecteur d’écoles recevrait trois “piastres (S3.00) pour les deux jours de con-“ férences ; “ Que, dans le cas où il y aurait plusieurs “ municipalités scolaires dans une paroisse, “ une seule conférence serait faite pour tous “les instituteurs et institutrices de cette “ paroisse ; “ Que l’inspecteur d’écoles emploierait “ l’après-midi de la seconde journée de la con-“ férence à interroger les instituteurs et les “institutrices qui l’auraient suivie, afin de se “ rendre compte du degré de compétence de “ chacun d’eux ; “ Que des certificats seraient délivrés par “ l’inspecteur aux maîtres et aux maîtresses “ qui auraient suivi ces conférences, consta-“ tant : 1.qu’il ont assisté aux séances ; 2.“ qu’ils ont profité des explications qui leur “ ont été données; “ Que le gouvernement soit prié de faite I 1 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 53 “ voter par la Législature une somme suffi-“ santé pour mettre ce projet à exécution.” Le Comité recommande : 1.Que M.Josepli-Zoël Dubeau soit nommé inspecteur d’écoles pour le district d’inspection nouvellement établi, comprenant le comté de l’Islet, et le comté de Kamouraska, moins les municipalités de St-Alexandre et du Pohénégamook ; 2.Que M.Marie-Joseph Curot soit nommé inspecteur d’écoles pour le district d’inspection nouvellement établi, comprenant les comtés de Stanstead et de Compton, plus les municipalités de Lambton, St-Evariste, St-Honoré, St-Sébastien, Ste-Agnès, St-Samuel, et les cantons de Dorset, de Marlow et de Risborough, dans le comté de Beauce ; 3.Que M.Louis-Hector Bellerose soit nommé inspecteur d’écoles pour le district d’inspection nouvellement établi, comprenant le comté d’Artliabaska, moins les municipalités de Ste-Clotilde, St-Albert, Ste-Elisabeth, St-Médard et Tingwick ; les municipalités de St-Pierre-les-Becquets,Ste-Sophie-de-Lévrard, Gentilly et Ste-Marie-de-Blandford, dans le comté de Nicolet ; et les municipalités de Leeds et de St-Adrien d’Irlande, dans le comté de Mégantic; 4.Que M.Joseph-Onésime Thibault soit nommé inspecteur d’écoles pour le district l’inspection nouvellement établi, comprenant le comté d’Argenteuil, la partie est du comté l’Ottawa jusqu’à la vallée de la rivière du ‘ Lièvre ” inclusivement, et les municipalités le St-Faustin et de St-Jovite, dans le comté le Terrebonne.Le Comité recommande l’adoption du ableau préparé par M.le Surintendant de ’Instruction publique, comprenant les dis-ricts d’inspection tels que délimités en raison e la nouvelle division qui en a été faite et ps noms des inspecteurs auxquels il sont ttribués.Le comité recommande que les examens u bureau d’examinateurs de Hull aient lieu l’avenir les seconds mardi de février, juin et jïtobre, au lieu des seconds mardis des mois p mars, juillet et novembre.Le comité recommande : 1.Que le révérend M.Grégoire-Auguste icotte, le révérend Thomas-Napoléon Le- moyne et M.Jean-Omer Lachapelle soient nommés membres du bureau d’examinateurs de Portage-du-Fort, en remplacement, le premier, de T.-C.Gaboury, écr, M.D., le second de L.-A.Gaboury, écr, avocat, et le troisième de David-R.Barry ; 2.Que le révérend Félix Sirois soit nommé membre du bureau d’examinateurs de Gaspé, en remplacement du révérend M.Alphonse Bélanger; 3.Que M.le curé Gendron et M.le docteur J.-E.Tremblay soient nommés membres du bureau d’examinateurs de la Pointe-aux-Esquimaux, en remplacement, le premier de Mgr F.-X.Bossé, et le second de M.Placide Vigneau ; 4.Que M.Elzéar Ouellet soit nommé membre du bureau d’examinateurs du bureau du Lac St-Jean, en remplacement du révérend M.Leclerc.Sur proposition de l’honorable juge Jetté, secondé par Mgr l’archevêque d’Ottawa, il est résolu : “ Qu’à compter du mois de septembre pro-“ chain, les sessions du comité catholique du “ Conseil de l’instruction publique aient lieu “ comme suit : 1.La session du printemps, “ le deuxième mercredi du mois de mai ; “ 2.la session de l’automne, le mercredi pré-“ cédant les Quatre-Temps.” Le Comité recommande, sur proposition de Mgr le vicaire-apostolique de Pontiac, secondé par Mgr l’évêque de Sherbrooke, que le bureau d’examinateurs de Portage-du-Fort soit autorisé à délivrer dorénavant des diplômes d’école modèle.Le Comité ne peut pas prendre en considération la demande qui lui est faite par le bureau d’examinateurs de Saguenay, n’ayant pas à sa disposition de fonds pour les fins proposées.SÉANCE DU 29 SEPTEMBRE Présents : Les mêmes, moins Mgr de Ri- mouski.Lecture de requêtes de “ l’Association des instituteurs de la circonscription de l’Ecole normale Laval ” et de “ l’Association des instituteurs de la circonscription de l’Ecole normale Jacques-Cartier ”, demandant que l’arti- 54 L’ENSEIGNEMENT PBIMAIKE cle 2040 des Statuts refondus de Québec soit amendé de façon à ce que le traitement des instituteurs et des institutrices soit payé mensuellement au lieu de tous les six mois.Le Comité recommande au Gouvernement de vouloir bien considérer favorablement cette demande.Suivant la demande qui lui a été faite, le Comité autorise l’école modèle des frères de l'Instruction chrétienne de Ste-Scholastique à prendre le titre d’ACADEMIE, et l’école des frères de St-Hënri-de-Mascouehe à prendre le titre d’ECOLE MODELE.Après avoir pris en considération la demande qui lui est adressée par M.le directeur du collège de Joliette, le Comité déclare qu’il n’y a pas lieu de changer les montants qu’il a cru devoir attribuer aux collèges classiques dans une de ses séances précédentes.Prenant en considération les lettres de M.J.-B.-H.Beauregard, le Comité autorise M.le Surintendant à payer aux commissaires d’écoles des municipalités de St-Athanase et d’Iberville les arrérages des subventions qui ont été retenues.L’honorable juge Jetté, secondé par Mgr l’évêque de Sherbrooke, propose, et il est résolu : “ Attendu qu’à la séance de ce Comité “ du 24 septembre 1890, il a été adopté diver-“ ses résolutions exprimant le désir qu’une “ certaine direction soit suivie par les mai-“ sons d’éducation pour l’enseignement du “ français et de l’anglais, la prononciation “ française, la bonne tenue et l’éducation des “ élèves : “ Le Surintendant soit prié de mettre “ devant ce comité, à sa prochaine session, “ les renseignements suivants : Si ces résolu-“ tions ont été communiquées aux diverses “ maisons d’éducation de la Province, si elles “ en ont accusé réception et dans quels ter-“ mes et si elles ont fait quelque chose dans “ le sens des résolutions adoptées.” Le Comité recommande à M.le Surintendant d’adresser une lettre circulaire aux maisons d’éducation supérieure pour leur indiquer la manière de faire exactement leur rapport annuel, afin d’éviter les divergences que Ton remarque quelquefois entre les rensei- gnements fournis par ces rapports et ceux donnés par les inspecteurs d’écoles.Sur proposition Je Mgr l’archevêque d’Ottawa, secondé par Mgr l’évêque de Nicolet, il est décidé que les allocations accordées sur le fonds de l’Education supérieure seront les mêmes que pour Tannée précédente ; le Sur-intendant étant autorisé à retrancher la subvention aux maisons d’éducation qui n’y ont pas le droit et à accorder une somme de vingt piastres à celles qui la demandent pour la première fois.Le Comité fait la distribution des allocations aux municipalités pauvres.Le Comité recommande que les listes des subventions sur le fonds de “ l’Education supérieure et sur celui des municipalités pauvres soient prises en considération par le Gouvernement.” Et le Comité s’ajourne.Copie conforme, Paul de Cazes.Secrétaire.Parlons français La manie de singer les Anglais menace de pénétrer dans toutes les classes de la société canadienne-française : on parle anglais chez le ministre, chez le juge, dans les bureaux publics, dans les salons, jusqu’aux places d’eau.Nous ne sommes pas contre l’enseignement de l’anglais, certes non : au Canada, la connaissance delà langue anglaise estpresqu’indispensable.Mais de ce que Ton possède une langue étrangère, il ne s’en suit pas qu’il faille la parler à propos de tout et à propos de rien.Trois individus causent entre eux, s’il y a un Anglais dans le groupe, la conversation se tient dans son idiome.Pourquoi cela ?— Plusieurs Canadiennes-françaises se trouvant dans un salon, un jeune Anglais fait partie des invités, presque toutes ces Canadiennes * L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 55 de parler le langage de John Bull.Pourquoi cette politesse mal placée?—Un marchand sait-il que cinq ou six familles d’origine anglaise habitent son quartier, vite il publie ses annonces en anglais, sans égard à la presque totalité de ses pratiques qui parlent le français.Pourquoi cette bassesse ?—Montez dans un char urbain, entrez dans un bateau, voyagez en chemin de fer et vos regards tomberont inévitablement sur des notice de toutes sortes,sans compter le ticket impitoyable qu’il faut acheter d’un John quelconque et que l’on vous demande d’un ton de bourreau.Pourquoi donc sommes-nous constamment condamnés à nous faire écorcher les oreilles par une langue étrangère ?—Pourquoi ?Pourquoi ?—C’est que nous, Canadiens-français, nous sommes trop enclin à l’urbanité, à faire plaisir aux autres.Depuis quelques années, nous avons poussé cette politesse jusqu’à la bêtise.Arrêtons-nous, il en est encore teints.Dans quelques années il sera trop tard.Papineau ! Papineau ! qu’avons-nous fait de ton habit d’étoffe du pays ?Aux éducateurs de la jeunesse à arrêter ce mouvement anti-national.Apprenons aux générations futures à ne point rougir de notre passé si beau et si admirable, à rester fidèles aux enseignements de notre histoire.C.-J.Magnan.Causerie pédagogique Mission de l’instituteur.—Moyens a employer pour distribuer a l’école un enseignement attrayant et fructueux.L’influence bienfaisante de l’instruction primaire pourrait être mise en doute, si celle-ci se bornait à l’action médiocre et amoindrie que nous avons exposée dans la première partie de ce travail, et si elle ne devait déve- lopper que d’une manière aussi incomplète et aussi peu rationnelle les facultés intellectuelles et morales de l’enfant.Hâtons-nous de dire qu’il doit et qu’il peut en être autrement.Si l’instruction populaire rallie à sa cause les hommes les plus éminents ; si elle compte dans tous les rangs un si grand nombre de partisans, c’est qu’on en attend la diffusion des principes de premier ordre qui sont la base même de la société, puisqu’ils ont pour objet la culture des facultés morales et intellectuelles du peuple, et par conséquent de rendre celui-ci meilleur, en même temps que plus intelligent et plus laborieux.On comprend dès lors que le devoir du maître est de répondre à ces aspirations, et que son enseignement doit être organisé et dirigé de manière à produire tous les fruits qu’on est en droit d’en attendre.A cét effet, comment l’instituteur s’acquittera-t-il de la mission qui lui incombe ?Quelle méthode mettra-t-il en œuvre pour atteindre le but ?Comment fera-t-il, dans la mesure du possible, pour cultiver, exercer, développer, fortifier chez l’enfant les facultés dont la nature l’a doué ?C’est ce que nous allons essayer de montrer par une série de procédés et de conseils tirés de notre amour pour l’enfance, joint a des études spéciales et à une longue expérience des choses de renseignement.C’est en instruisant l’élève que l’on agit sur son éducation ; dès lors, il importe que tout notre système d’enseignement et tous les moyens employés pour l’appliquer convergent vers ce but.Pénétrons-nous d’abord de cette vérité, : que l’intelligence acquiert la connaissance des objects matériels par le contact d’un ou ' de plusieurs de nos sens avec cet objet : et ' que plus cette observation est complète, plus il y a de sens employés à transmettre une sensation, à former une idée, plus cette idée est, exacte et durable. 56 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Par conséquent, rendons l’enseignement intuitif autant que nous le pourrons ; enseignons par l’intuition.Ne nous contentons pas d’expliquer oralement, de répéter nos propres paroles ou de les faire répéter ; mais faisons fonctionner, avec le sens de la vue, celui de l’ouïe, celui du tact et d’autres encore, s’il est possible.Dans ce but, plaçons les objets sous les yeux ou entre les mains des élèves ; obli-geons-les, selon la mesure de leur intelligence, à les examiner, à les comparer et à exprimer, soit oralement, soit par écrit, leur jugement sur les qualités extérieures de ces objets ou sur le résultat de la comparaison qu’ils en ont faite.C’est ainsi, et ainsi seulement que nous leur inculquerons des connaissances exactes et durables, et que nous préparerons leur esprit à cette gymnastique si féconde pour faire naître les aptitudes.Habituer l’enfant à observer, à analyse!1, à s’expliquer la nature et les qualités des êtres et des objets : tel doit être pour l’enfant le résultat de l’enseignement qu’il convient de lui donner.On y parviendra : 1° Par un emploi du temps bien ordonné ; 2° Par des programmes sagement combinés, établissant la distribution et la coordination des matières, déterminant l’importance de chacune d’elles dans l’ensemble des études ; présentant la gradation à observer dans les procédés d’enseignement, et mettant en évidence le développement progressif de l’élève par des choses qu’il apprend ; traçant enfin une direction telle, que les connaissances de ce même élève s’agrandissent et pénètrent plus profondément dans son esprit, à mesure que ses facultés se fortifient ; 3° Par le choix judicieux d’une méthode convenablement appropriée à la matière enseignée et au niveau d’instruction de l’élève ; méthode qui, d’après le principe de Pestalozzi, doit avoir pour objet avant tout le “ développement naturel des facultés de 1 l’être humain”; méthode qui condamne et bannit toute routine et ne procède point t: superficiellement ; qui fasse acquérir à l’élève v une énergie vitale, une grande clarté de pensée et de jugement; qui développe avec har- -monie les forces physiques, morales et intellectuelles départies à l’homme, et l’anne des ; connaissances qui en fassent un membre utile ; à l’humanité.-—IJEducation.iLa discipline (Suite) Quelques-uns me diront peut-être : Les punitions corporelles sont- partout abolies ; Dieu merci ! on ne frappe plus les enfants.Je voudrais partager leur assurance ; mais, je ne le puis ; la vérité ne me le permet pas, et je dois dire avec Rollin : “ Il y a aujourd’hui encore bien des maîtres qui croient que ppur élever la jeunesse, la voie la plus sûre et la plus courte est celle des punitions corporelles ; ” je dis même, et toujours avec Rollin, que les punitions corporelles sont la ressource presque unique que connaissent et emploient plusieurs d’entre eux.Oui, il y a encore beaucoup de maîtres qui trouvent commode d’user de moyens violents, plutôt que de recourir aux quatre grands et vrais moyens d’éducation qui sont : La religion, Vinstruction, la discipline et Vliy-giène.La religion qui s’applique à inspirer, à développer les inclinations pieuses et toutes les vertus chrétiennes.L’instruction qui consiste à développer les forces, les puissances de l’intelligence.La discipline qui doit développer, affermir les habitudes d’ordre, d’obéissance à la règle.L’hygiène qui consiste à développer et à fortifier les facultés corporelles. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Outre la férule, il y a une autre manière de frapper les enfants : c’est de leur donner des pensums et quelquefois de les en acca- È hier.Encore, si ce châtiment améliorait le coupable ; mais, qu’est l’enfant après avoir copié quatre ou cinq pages de dictionnaire ?Est-il lfS plus savant, plus sage, plus docile ?Non, et de plus il hait l’étude, il aime moins le professeur, qu’il n’aimait peut-être pas trop d’avance ; il déteste, il repousse le livre qui a été l’instrument de son supplice, comme il repousserait les verges qui auraient servi à le frapper.De plus, il faut consacrer à ce travail must I tile un temps précieux qui devrait être em-s; ployé à quelque chose de profitable, s,; Que dire du châtiment ignoble “ de baiser sj ! à terre ?” Il n’a pas été inflgé deux ou trois fois, r-j Tue l’élève qui en a été la victime perd ce îtj sentiment de fierté qui plus tard lui ferait a| éviter tant d’écarts.Et d’ailleurs, si l’on veut que l’élève crai-* 8Tie la honte et le châtiment, il ne faut pas a l’y accoutumer.t| Non, dans une école bien tenue, toutes les fautes peuvent être réprimées, les défauts i corrigés par les châtiments moraux que voici : Je diviserai les fautes qui se commettent dans une maison d’éducation, en quatre catégories : Premièrement—les fautes légères qui ne a pont pas encore devenues une habitude: a pbéir à regret, ne rien faire, causer accidentellement pendant l’étude, etc., toutes ces f autes peuvent être réprimées par un avis oublie ou particulier, sévère ou charitable, .suivant le cas.Le regard seul est le plus sûr moyen d’ar-j'iver au cœur de l’élève coupable, et de lui à a*re comprendre qu’il est en disgrâce t"*" o ' Deuxièmement — les fautes précédentes lorsqu’elles sont devenues une habitude, et de plus, le mensonge, la dissipation, les injures aux condisciples.Le silence est un moyen infaillible de corriger l’élève coupable de ces fautes.Le silence, en effet, ramène le calme dans l’âme, et dès que l’âme est tranquille, l’on voit clairement la faute qu’on a commise.L’élève qui a passé une partie de la récréation à l’étude réfléchit, voit qu’il a mal fait, répare sa conduite, et donne les meilleures espérances pour l’avenir.Un élève s’est-il querellé au jeu avec ses confrères, on le condamne à jouer seul.Les confrères injuriés le prenant en pitié, demandent son pardon, et il n’y a plus à craindre qu’une amitié trop vive.LTn élève fait-il habituellement mal ses devoirs, on choisit les plus mal faits qu’il devra recommencer, et au besoin faire signer par son père ou par sa mère.Les notes hebdomadaires ou mensuelles sont aussi d’un puissant secours pour réprimer et corriger toutes les fautes qui entrent dans la seconde catégorie.L.-O.P âgé.(à suivre.) Convention des instituteurs de la Puissance du Canada ( Suite ) Deuxième journée La deuxième séance fut présidée par l’honorable M.Ross.Le président donne lecture de la constitution de l’Association des Instituteurs préparée par le comité spécial nommé pendant la dernière convention à Toronto.Il est proposé par M.Fotheringham “ que le rapport du comité de la constitution soit 58 L’ENSEIGNEMENT PKIMALRE déféré à un comité spécial devant être nommé par le président avec instruction de faire rapport demain matin (1).” Discours du Dr.Mackay Le Surintendant de l’éducation de la Nouvelle-Ecosse donne une conférence intitulée : “ Le véritable but et les fonctions des écoles classiques dites High Schools (2).” Il explique la mission des professeurs dans les écoles classiques.Ils doivent préparer les élèves à l’enseignement universitaire.Il trouve à redire à la multiplicité des sciences enseignées dans ces écoles.On y enseigne aux élèves la botanique, la zoologie, l’astronomie, l’hygiène, la chimie, etc.On devrait enseigner seulement les grandes lignes de ces sciences, parce que nos écoles ne sont pas établies pour former des botanistes, des chimistes, etc.Nous devons nous borner à initier les élèves à l’étude de ces sciences.S’ils veulent se perfectionner, il y a des écoles spéciales où ils peuvent approfondir ces études.Le conférencier est d’avis que les exercices physiques comme l’exercice militaire, la gymnastique, etc, devraient être enseignés dans tous nos collèges classiques.On devrait aussi y préparer les élèves à l’étude des sciences appliquées, aux grandes industries.L’étude des langues mortes ne devrait pas être obligatoire, mais facultative pour les élèves (3).Dans la Nouvelle-Ecosse les “ High Schools ” sont gratuits.Ces écoles sont entretenues aux frais de la province au moyen d’une taxe spéciale (4).(à suivre) (1) Nous n’avons pas encore eu l’occasion de lire la constitution de l’Association, ni les noms qui en composent le comité exécutif.Aussitôt cpie nous aurons pris connaissance de ces documents, nous en ferons part aux lecteurs de Y Enseignement primaire.(2) Nous appelons collèges classiques ce que les Anglais nomment high schools.(3) Un cours classique sans langue morte peut-il s’appeler un cours classique ?(4) Dans notre province, il y a déjà trop de jeunes gens qui font un cours classique.Errata Grâce à une distraction impardonnable, nous avons écrit la phrase qui suit à la fin du Petit cours d’économie ‘politique publié dans le dernier numéro de Y Enseignement primaire : “ Au sénat, de même qu’au conseil législatif, la sagesse, la just ice et le patr iotisme doivent faire place à U esprit de parti qui cause tant de mal au sein des chambres choisies par les électeurs.” Il faut lire : “ Au sénat, de même qu’au conseil législatif, Vesprit de parti, qui cause tant de mal au sein des chambres choisies par les électeurs, doit faire place à la sagesse, à la justice et au patriotisme.Petit c«sir« d'économie politique 18ième Leçon Le Parlement fédéral III La Chambre des Communes La Chambre des Communes est composée de 213 membres, dont 94 pour Ontario, G5 pour Québec, 19 pour la Nouvelle-Ecosse, 14 pour le Nouveau-Brunswick, 4 pour Manitoba, 6 pour la Colombie anglaise, G pourl’île du Prince-Edouard, 5 pour les Territoires du Nord-Ouest.Elle choisit son Orateur ou Président.Le quorum de la Chambre est de 20 membres, y compris l’Orateur.Les questions sont décidées à la majorité des voix.En cas de partage égal, l’Orateur a la voix prépondérante.Les députés ou membres sont élus par les électeurs des comtés.Les listes électorales, d’après lesquelles les élections fédérales sont L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 59 faites, sont préparées par des officiers du gouvernement, nommés réviseurs.Il y a un reviseur dans chaque district.Les élections fédérales ont lieu tous les cinq ans.La votation dure un jour (1) et le vote est au scrutin secret, c’est-à-dire que chaque électeur fait lui-même, à l’abri de tout regard, le choix qui lui convient parmi les candidats régulièrement mis en nomination (2).La corruption électorale, soit au moyen de promesses, d’argent, de boisson, est défendue par la loi, sous peine d’amende et d’emprisonnement en certain cas.—Mes jeunes amis, il n’y a rien de si odieux que les manœuvres frauduleuses en temps d’élections.L’électeur qui achète un vote et celui qui vend, pour n’importe quelle considération, la liberté qu’il possède de choisir consciencieusement un représentant, sont également deux êtres méprisables et dangereux, dignes du bagne.Voilà pourquoi les lois civiles et religieuses s’élèvent si fortement contre la corruption.Hélas ! Hélas ! comme ces enseignements sont loin d’être mis en pratique par les électeurs et bien souvent foulés aux pieds par les chefs politiques eux-mêmes ! Vous êtes jeunes,maintenant,mais un jour vous serez hommes et prendrez la place (1) Il y a un jour dans l’année où le gagne-pain, le journalier, le manœuvre, l’honune qui traîne des fardeaux, l’homme qui casse des pierres au bord des routes, juge les représentants le Sénat, les ministres, le Président de la République.Il y a un jour dans l’année où le plus modeste citoyen prend part a la vie immense du pays tout entier, où la plus étroite poitrine se dilate à l’air vaste des affaires publiques ; un jour où le plus faible sent en lui la grandeur de la souveraineté nationale, où le plus humble sent en lui l’âme de la patrie.Quel accroissement de dignité pour l’homme et, par conséquent, de moralité ! Quelle satisfaction, et, par conséquent, quel apaisement ! V.Hugo.(2) Le maître doit initier les enfants à voter au bulletin secret.Il est facile de se procurer chez les Reviseurs des blancs de bulletins de vote et les règlements concernant la votation.de la génération actuelle ; eh ! bien, rachetez donc par un esprit civique élevé, un patriotisme véritable et un grand respect pour la parole de nos Evêques les fautes sans nombre qui ont été commises dans ces dernières années.Les membres de la Chambre des Communes sont obligés, d’après la Constitution, de se réunir en session une fois l’année pour voter les subsides nécessaires au service civil, s’enquérir de la manière que la chose publique a été administrée, voter des octrois pour la construction de chemins de fer, canaux, édifices publics, amender les lois et en faire de nouvelles.C.-J.M.Eiiseignemenl «le l’iiygiène Montréal, 3 octobre 1892.C.-J.Magnan, écr., Québec.Cher Monsieur, J’ai l’honneur de vous envoyer copie d’une circulaire que le Conseil d’hygiène a adressée, le 22 juin, aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires de la province.Votre obéissant serviteur, Elzéar Pelletier, Secrétaire.“ Conseil d’iiygiène ije la province de Québec Monsieur le Secrétaire, Le Conseil de l’instruction publique a décidé, à sa séance du 27 mai dernier, qu’à l’avenir, l’hygiène serait enseignée dans toutes les écoles, pendant, au moins, une heure par semaine.Le Conseil d’hygiène de la province, qui a sollicité du Conseil de l’Instruction publique cette ordonnance si importante, prie toutes 60 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE les municipalités scolaires de vouloir bien s’y conformer.De plus, il recommande, pour cet enseignement, l’usage du Manuel d’hygiène du Dr.Sé vérin Lachapelle, publié par la maison Cadieux & Derome.Ce manuel, qui a été fait sous la direction du Conseil d’hygiène, a été recommandé déjà, d’une manière toute particulière (séance du 24 septembre 1889), par le Conseil de l’Instruction publique, à toutes les personnes chargées de l’enseignement.Le Conseil d’hygiène espère donc que, dès la prochaine année scolaire, l’enseignement de l’hygiène se fera dans toutes les écoles de votre municipalité ; car, il est convaincu que les sacrifices que l’on fera dans ce but, seront amplement compensés par les avantages qui résulteront de cet enseignement si important et si utile.Nous avons l’honneur d’être, Vos tout dévoués serviteurs, E.-P.Lachapelle, Président.Elzéak Pelletier, Secrétaire.” Montréal, 22 juin 1892.PARTIE PRATIQUE I DICTEE LE MOULIN Comme il est joli le moulin de notre petite bourgade.On entend de loin son continuel tictcic, mais sans voir la masure à travers Y épais fouillis de verdure.En hiver seulement sa muraille grise apparaît entre les branches.Sur le grand bras du ruisseau une digue barre le courant qui forme une belle cascade écumeuse.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Bourgade : un petit bourg, un gros village où se tient le marché;—un hameau ?=Le tictac : le bruit régulier de la mécanique ;— ce mot est une imitation du bruit ; on dit de même le glouglou, le froufrou, le clique tis, etc.=br ne masure; une vieille maison en ruine.=Le grand bras : le courant le plus important du ruisseau qui se partage plus haut d’une façon inégale.= Une digue : une barrière solide construite pour retenir les eaux et élever leur niveau ; on dit plutôt en ce sens un barrage.=Ecumeuse ; couverte de cette espèce de mousse blanche qui se forme dans l’eau violemment agitée ;=une chute d’eau, une cataracte.EXERCICES Souligner les articles,les analyser.—Donner deux exemples d’articles masculins, féminins, de l’article élidé, de l’article contracté.-^Souligner et relever les adjectifs.= Conjuguer au présent les verbes porter, recevoir, attendre ; joindre à chaque personne un complément (non qualifié) : Je porte une lourde charge, tu reçois une juste récompense.II DICTÉE LE GUET Quand le couvre-feu avait sonné, les hardis détrousseurs étaient les maîtres de la grande ville.Ils se répandaient dans les rues tortueuses, et le malheureux bourgeois attardé n’était pas sûr de regagner sain et sauf son logis.Le guet, il est vrai, se promenait de loin en loin, mais avec un tel attirail de flambeaux, de piques et de hallebardes, qu’il n’était bon qu’à avertir les voleurs d’avoir à disparaître pour un moment.Voilà tout ce qu’on faisait au bon vieux temps pour la sécurité de la capitale.Figuier. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 61 EXERCICES Orthographe d’usage.—On écrit par ace : dédicace, audace, populace, gr imace, limace, rosace, besace, grâce, disgrâce, glace, menace, race, surface ; par cesse : bécasse, carcasse, chasse, liasse, filasse, paillasse, masse, cuirasse, paperasse, terrasse, crevasse ;=par èce : nièce, pièce, espèce, ;—par esse : adresse, faiblesse, noblessse, déesse, largesse, sagesse, négresse, tigresse, finesse, caresse, bassesse, politesse, délicatesse, paresse, tresse, tristesse, vitesse.Faire relever ces noms en joignant à chacun un adjectif (Une surface plane, une large crevasse, une longue tresse, etc.), III DICTÉE Robinson Eu ce temps-là, je ne m’appelais pas Daniel : j’étais cet homme singulier, vêtu de peaux de bêtes, dont on venait de me donner les aventures merveilleuses, master Crusoé lui-même.Douce folie ! Le soir, après souper, je relisais mon Robinson, je l’apprenais par cœur ; le jour, je le jouais, et tout ce qui m’entourait, je l’enrôlais dans ma comédie.Le tils du concierge,un gros garçon fort comme mi bœuf, dévoué comme un chien, naïf comme une oie, n’était plus pour moi Rouget.U était tour à tour mon fidèle Vendredi, une tribu de sauvages, un équipage révolté.La fabrique n’était plus la fabrique ; c’était mon île déserte.Les paisibles bassins jouaient le rôle d’Océan.Le jardin faisait une forêt ; il y avait dans les platanes un tas de cigales qui étaient de la pièce et qui ne le savaient pas.A.Daudet EXERCICES Relever les dix premiers verbes, dire s’ils sont réguliers ou irréguliers ; en ce cas citer au moins une irrégularité (dans la dérivation ou une altération du radical).=Citer dix adjectifs compiosés ; définir le sens de chacun des adjectifs les formant, le sens de l’adjectif qui les réunit {sourd-muet, aveugle-né, aigre-doux, etc.).GueiTe îi l’anglicisme ( Suite ) Ne dites pas : Amalgamation pour “ fusion.” Balance d’une somme pour “ différence.” Dans l’intention de la loi pour “ d’après l’esprit de.” Collection pour “ perception ou collecte.” Donnez pour “ faire ” une soumission.Châssis pour “fenêtre ou croisée.” Corporation pour “ municipalité.” Inconsistant pour “ inconséquent.” Rencontrer une disposition légale, pour “ se conformer à.” A l’effet que pour “ portant que ”.POESIE LE SOMMEIL DE L’ENFANT L’étoile au ciel s’allume.Il fait sombre dehors : L’étoile au ciel s’allume : Sur ton bon lit de plume, Dors, petit enfant, dors ! Dors bien jusqu’à l’aurore : Tous les petits oiseaux S’en vont dormir encore, Là-bas dans les roseaux. 62 L’ENSEIGNEMENT PEIMAIEE Entends-tu la fontaine, Quand tu verses des pleurs, Entends-tu la fontaine Qui chante dans la plaine Pour endormir les fleurs ?Nous autres, pauvres hommes, Nous avons des ennuis, Et souvent des fantômes Viennent troubler nos nuits ! Ton sommeil est tranquille, Ton réveil sans effroi : Ton sommeil est tranquille, Quand la lampe d’argile S’éteint à la paroi.Ton esprit vole encore Après les papillons Que tu vis à l’aurore Jouer sur les sillons.Un enfant qui repose Dans son berceau d’osier, Un enfant qui repose Est un bouton de rose Au milieu d’un rosier.L’ange qui te ressemble Vient près de ton berceau, Et dans un rêve, ensemble, Vous jouez au cerceau.Et ta mère se lève Pour voir ton doux sommeil : Et ta mère se lève Pour deviner ton rêve, Ton rêve si vermeil ! Et son baiser effleure Ta lèvre avec amour : On dirait qu’elle pleure Et sourit tour à tour.Si ton front se dérange Sur ton doux oreiller, Si ton front se dérange,' Elle dit à ton ange : “ Ne va pas l’éveiller !.“ Mais rafraîchis sa joue Chaude de mon baiser : Ouvre ton aile et joue Longtemps pour l’amuser,” L’étoile au ciel s’allume : Il fait sombre dehors : L’étoile au ciel s’allume : Sur ton bon lit de plume, Dors, petit enfant, dors ! L.-P.Lemaï.(1) littérature canadienne Nous n’oublierons jamais l’impression pro-l fonde que produisit, sur nos jeunes imaginations d’étudiant, l’apparition de l’Histoire du Canada de M.Garneau.Ce livre était une révélation pour nous.Cette clarté luinl neuse qui se levait tout à coup sur un sol vierge, et nous en découvrait les richesses et la puissante végétation, les monuments et les souvenirs, nous ravissait d’étonnement autant que d’admiration.Que de fois ne nous sommes-nous pas dit, avec transport, à l’aspect des larges perspectif ves qui s’ouvraient devant nous :—cette terre si belle, si luxuriante, est celle que nous foulons sous nos pieds, c’est le sol de la patrie ! Avec quel noble orgueil, nous écoutions les divers chants de cette brillante épopée ! Nous suivions les premiers pionniers de la civilisation dans leurs découvertes, nous nous enfoncions hardiment avec eux dans l’épaisseur de la forêt, plantant la croix, avec le drapeau français, sur toute la ligne du Saint-Laurent et du Mississipi.Nous assistions aux faibles commencements de la colonie, aux luttes héroïques des premiers temps, aux touchantes infortunes de la race acadienne, à l’agra» dissement de la Nouvelle-France ; puis, après les succès enivrants, les éclatantes victoires, venaient les revers; après Carillon, Oswego, Monongahéla, venait la défaite d’Abraham ; puis enfin le drapeau fieurdeiysé, arrosé de notre sang et de nos larmes, traversait les mers pour ne plus reparaître.— q I lüS |!Jt (1) Poète canadien très fécond, le plus brillant après Crémazie et Fréchette.Né à Lotbinière en 1837.Il est l’auteur des Essais poétiques, des Ven- r geances, de Tonkourou et de Deux Poèmes couronnés par l’Université-Laval : la Découverte du Canada et VHymne national. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 63 Sur cette grandiose réalité, les brillantes strophes de M.Crémazie, alors dans tout l’éclat de son talent, jetaient, par intervalle, leur manteau de gloire.Il nous rappelait en vers splendides, les hauts faits d’armes de nos aïeux.H.-R.Casgrain, Etre.Lecture Itisîorique ADIEUX DE NAPOLÉON A FONTAINEBLEAU Napoléon voulut adresser ses adieux à sa garde.Il la fit ranger en cercle autour de lui, dans la cour du château, puis, en présence de ses vieux soldats profondément émus, il prononça les paroles suivantes : “ Soldats, vous, mes vieux compagnons d’armes, que j’ai toujours trouvés sur le chemin de l’honneur, il faut enfin nous quitter.J’aurais pu rester plus longtemps au milieu de vous, mais il aurait fallu prolonger cette lutte cruelle, ajouter peut-être la guerre civile à la guerre étrangère, et je n’ai pu me résoudre à déchirer plus longtemps le sein de la P rance.Jouissez du repos que vous avez si justement acquis, et soyez heureux.Quant à moi, 11e me plaignez pas.11 me reste une mission, et c’est pour la remplir que je consens à vivre : c’est de raconter à la postérité les grandes choses que nous avons faites ensemble.Je voudrais vous serrer tous dans mes bras, mais laissez-moi embrasser ce drapeau qui vous représente.” Thiers (1;.(1) Homme cl’Etat et historien français, né à Marseille en 1797, mort en 1877 ; auteur d’une Histoire de la Révolution française et de l'Histoire du Consulat et de V Empire* Petite histoire des Etats-Unis très élémentaire CHAPITRE 1er (Suite) La colonie de Plymouth Quelque temps avant de débarquer à Plymouth,un certain nombre de 'pèlerins s’étaient montrés insubordonnés.Afin de prévenir, dit Ferland (page 184, vol.1er.), les malheurs qui auraient pu fondre sur la colonie naissante par suite d’une indépendance complète, les associés décidèrent de former un corps politique qui serait régi conformément aux vœux de la majorité.Le onze novembre 1620, après de longues prières, 41 colons réunis sur le vaisseau, dressèrent et signèrent les articles d’une convention à laquelle, eux et leurs familles, se soumettaient ; les signataires représentaient 101 personnes.Les historiens américains disent 100.Suivant les formes républicaines, ils choisirent John Carver pour remplir pendant un an les fonctions de gouverneur.Ce fut là le O point de départ de la constitution républicaine des Etats-Unis.(à suivre.) BIBLIOGRAPHIE Choléra—Par le Dr.J.I.Desroches, Montréal.Yoici le sommaire de cette utile brochure : Le choléra—Le régime sanitaire du pays— Mesures cVhygiène individuelle destinées à préserver du choléra—LJ hygiène municipale—Assistance publique —• L’hygiène et les sentiments familiaux. 64 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Statuts de Québec — 55-56 Victoria, 1892.Ce volume contient les Arrêtés en conseil et les amendements aux lois des licences, des mines, des terres publiques, de l'instruction publique, etc., adopté^'depuis 1891.Photographie des membres du parti conservateur d’Ottawa—Publiée par les éditeurs de Y Empire de Toronto.Jolie gravure offerte aux abonnés de Y Empire hebdomadaire.Nous remercions cordialement le confrère d’avoir pensé à Y Enseignement primaire.Cela démontre que les Irlandais ont dimi-| nué de 36,680, les Ecossais, 7,645, et les Anglais ont augmenté de 49,469.Les Anglais se subdivisent comme suit : ANGLAIS 1891 Colombie Anglaise.12,950 Manitoba.16,107 Nouveau-Brunswick.' Nouvelle-Ecosse.| Ontario.I Ile du Prince Edouard.I Québec.Territoire du Nord-Ouest.Manuel d’hygiène—A l’usage des écoles et des familles—Par Sévérin Lachapelle, M.D.Cet ouvrage, qui est approuvé et recommandé par le Conseil de l’Instruction publique, a été rédigé conformément aux instruction du Conseil d’hygiène de la province de Québec.Le Manuel d'hygiène est orné de fiomres très intéressantes et traite avec clarté O toutes les questions relatives à l’hygiène privée et à l’hygiène publique.Simple dans la forme, concis dans le fond, le livre de M.Lachapelle convient à la jeunesse de nos écoles.C.-J.M.Eclios «lu recensement tie 1891 Les nationalités ( suite ) Dans tout le Dominion, les personnes nées en Angleterre sont comme suit : 1891 1881 Anglais.218,961 169,492 Ecossais.107,365 Irlandais 148,842 •'¦>,836 6,124 150,425 1,143 21,160 7,297 Total.218,961 ECOSSAIS Colombie Anglaise.1891 4,368 Manitoba.7,444 Nouveau-Brunswick.2,935 Nouvelle-Ecosse.7,638 Ontario.69,924 Ile du Prince-Edouard.2,165 Québec.9,484 Territoire du Nord-Ouest.3,407 Total.107,365 IRLANDAIS 1 Colombie Anglaise.2,171 Manitoba.4,553 Nouveau-Brunswick.9,512 Nouvelle-Ecosse.3,532 | Ontario.103,642 Ile du Prince-Edouard.1,793 Québec.21,223 Territoire du Nord-Ouest.1,816 Total.148,842 115,010 ; imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, No.30, 185,523 ¦ rue de la Fabrique, Québec,
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