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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
mardi 15 novembre 1887
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1887-11, Collections de BAnQ.

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?me Année 15 NOVEMBRE 1887 Numéko 18 NSEENEHENT FBIMMRE JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES JT.-SS.C1LOIJTÏER, Ilêilîa.eteîM0“propriétaire AIDÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATION Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance route correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE :—Actes officiels : Erectioii O E mitation de municipalités scolaires.—rr,ju a qogie : L’Agriculture au point de vue scolaire, par J.C.Magnan, (Suite et fin.)—Partie pratique : 1, Petit cours de langue maternelle, par J.C- Magnan.—11, Dictée____Les Champignons.-IIF, Dictée.-Bataille de Valny, par Thiers.—Les'fables retournées Arithmétique.—Explications pédagogiques sur l’addition.—Problème—Algèbre.— Toisé.-—Divers: La maison.—La lune rousse.—Les plus grandes villes du monde—Pie IX et Leon XIII.Les végétaux—Etude littéraire—Boileau-Des préaux et son art poétique, par J.Chot (Suite) —Annonces.sco- Actes Officiels Département de l’Instruction publique AVIS Demande d’érection d’une municipalité laire, en vertu ne la 5e sec.41 Vict., ch.6.Eriger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ l’Annonciation,” le canton Marchand, dans le comté d’Ottawa, avec les mêmes limites qui lui sont assignées comme tel canton.Département de l’Instru«tion publique AVIS Demande d’érection de municipalité scolaire, en vertu de la 5e sec.41 Vict., ch.6.Eriger en municipalité scolaire distincte, sous le nom de “ 8aint-Pierre-Baptiste, ” la nouvelle paroisse de ce nom, dans le comté de Mégantic, avec les limites telles que définies par la proclamation du 21 avril dernier, (1887).Departement de l’Instruotion publique AVIS Délimitation de municipalités scolaire, en vertu de la 5e sec., 41, Vict., cb.6.Archambault municipalité scolaire u Saint- - _ ms le comté de Rouville, les lots suivants, savoir : lo Partie du lot No.494, (du cadastre), borné au nord, par la terre de Pierre Gringras, (de Saint-Jean-Baptiste), au sud par le chemin public, à l’est, par la ligne de Saint-Michel, à l’ouest, par Isaac Alix, (de Saint-Michel).2o Partie du lot No.485, borné au nord, par la terre d9 Céleston Dicky, (de Saint-Jean-Badtiste), au sud par Hubert Fontaine, (de Saint-Michel), à l’est, par le chemin public, et à l’ouest, par Antoine Barré, (de Saint-Michel.) 3o Le lot No.487, (dix arpents).4o Le lot No.495, (trente arpents).¦ O”0—¦ JJ AGRIC UliT URE Conférence donnée devant les instituteurs de la circonscription de V école normale Laval, le 28 mai 1887.{Suite et fin.) III L’AGRICULTURE LT NOTRE AVENIR NATIONALE “ Heureux les cultivateurs s’ils savaient apprécier les avantages de leur condition.” , (Virgile.) M.le Président, Messieurs, Le grand économiste Sully a écrit quelque part que l’agriculture et le pâturage étaient les deux mamelles de l’État.Le sage ministre d’Hemi IV disait vrai.Ce qui a fait de tout temps la force et la richesse de la France, c’est la fertilité de son sol.Une 274 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE nation ne grandit et ne se fortifie qu’en autant qu’elle prend racine dans le sein de sa mère-1 nouricière, la terre : notre nationalité en offre un exemple frappant.Détachés comme quelques feuilles d’un arbre, une poignée de colons français fut jetée par les vents de la Providence, il y a trois siècles, sur ce nouveau continent.Ballottée par mille tempêtes diverses, menacée par toutes sortes de dangers, affaiblie par des guerres sanglantes, soumise au joug du vainqueur, la nationalité canadienne-française est restée debout, droite, ferme, dans une attitude fière et confiante.Elle n’a jamais courbé le front devant le plus fort.Elle a su retrouver à toutes les époques—dans la bonne comme dans la mauvaise fortune—cette noblesse de cœur, cette fierté de carectère qui distingue un peuple des autres peuples.Nos aïeux avaient puisé leur force, leur fierté nationale et leur énergie aux vraies sources : Eils du sol qui avait été le témoin de leurs travaux pénibles et de leurs luttes héroïques, ils y étaient profondément enracinés ; de là leur force.Travailleurs des champs, ils étaient habitués à l’air libre de l’indépendance ; do là leur fierté.En tout temps, fils soumis de l’Eglise, ils avaient appris d’elle à croire à l’avenir ; de là leur énergique confiance.En observant de près ce qui se passe aujour d’hui dans notre jeune société, considérant l’encombrement des professions libérales et du commerce, il nous est permis d’entretenir des craintes sérieuses pour l’avenir de notre nation naissante.Il faut maintenir un j uste équilibre entre les diverses professions qui s’exercent dans un pays.Quand cet équilibre vient à disparaître, il s’en suit un malaise, une langueur qui peut conduire à leur mine les sociétés affectées.Messieurs, il n’y a pas à se le dissimuler, les quelques carrières qui s’exercent chez nous ne sont pas parfaitement équilibrées.Le commerce et les professions libéralos notamment, reçoivent un trop grand nombre de membres relativement à leurs besoins et à leur sphère d’action.Ce malheureux courant qui arrache le fils du cultivateur à la vie libre et paisible des champs pour le conduire dans les cités et les villes, où il végétera, et le plus souvent n’arrivera à rien, tend à e continuer et même à augmenter.L’émigra- ! tioti de nos compatriote.?aux Etats-Unis, cette ' plaie profonde qui ronge graduellement notre nationalité, ne diminue pas.Notre jeune peuple est donc atteint d’un mal social qui le mine et i’affnb'it.Il est encore temps de remédier à ces maux.Mettons-nous courageusement à l’œuvre et le succès couronnera nos efforts.Le grand remède, croyons-nous, c’est celui-ci : semblable à un jeune arbrisseau qui a été arraché trop tôt du sol qui l’a vivifié et qui s’étiole et meurt sur une terre étrangère, Dotre jeune nation ne retrouvera les forces nécessaires à sa conservation que là où elle a pris ses premiers principes de vie sociale, c’est-à-dire dans l’agriculture.Que notre jeunes-e n’abandonne pas la voie suivie par nos ancêtres, qu’elle conserve précisément les traditions de la famille.Détournons au plus tôt vers notre bonne mère, la terre.Pour cela il est nue réforme très importance à opérer; la voici : dirigeons d’une main sûre et ferme la courant de l’instruction populaire vers l’agriculture.Eaisoas péné tier dans le cœur de chaque enfant un amour vrai pour le sol natal.Faisons de l'agriculture une science véritable en l’enseignant consciencieusement dans toutes les écoles de nos campagnes.J'ai foi en la mis ion de l’instituteur canadien : Il est appelé à jwuer un rôle d’une importance majeure dans notre jeune pays.Digne auxiliaire de l’Eglise et de la Famille, il doit s’efforcer d’inspirer à la jeunesse des idées profondément chrétiennes et des sentiments veritab'ement patriotiques.S’il s’applique à faire converger toutes les branches de l’instruction populaire vers la science agricole; s’il s’efforce d’inspirer à la génération nouvelle l’amour du travail des champs, s’il continue à se montrer le fidèle représentant du prêtre dans l’école, il sera fidèle à sa grande mission.Notre nationalité, continuant sa marche progressive, arrivera sûrement au terme de sa maturité.Car, il en e-t des nations comme des individus, elles sont jeunes d’abord, puis elies par viennent à l’âge viril.Et dans un avenir peut-être plus prochain qu’on se plaît à le croire généralement, le peuple Canadian-français terminera sa carrière coloniale, C’est alors qu’une Nouvelle-France chrétienne — avec le libre et L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 215 généreux assentiment de la puissante Angleterre — prendra place au foyer des nations, et proclamera son indépendance sur les bords du St Laurent.Un monument devra redire aux générations les plus reculées l’époque de cet événement mémorable.Et, si j’étais l’artiste chargé de l’exécuter, j’v graverais en caractères ineffaçables ces trois noms : Le Prêtre, VInstituteur at l’Agriculteur ! ! ! (J.J.Magnan.25 Mai 1887.-o-o-o- PARTIE PRATIQUE I Petit Cours de langue maternelle Exercices oraux M.—Vous connaissez maintenant, petits amis, que nou?exprimons nos pensées par la parole ou Y écriture — langage parlé, langage écrit — Soit que nous parlions, soit que nous écrivions, nous nous servons de mots.Vous vous rappelez, sans doute, que plusieurs de ces mots désignent les êtres qui nous entourent.Par exemple, si je vous demandais comment on nomme la personne qui est à le tête de notre paroisse, qui vous a baptisés, instruits des vérités de notre sainte religion et qui vous a guidés encore dans le chemin de la vertu et de l’honneur, que me répondriez-vous ?Tancrède.—M.le curé.M.—Qui sont ceux qui ont pris soin de vos jours depuis votre bas-âge, qui vous apprennent à connaître, à aimer et a servir Dieu, qui vous nourrisent, qui vous donnent des vêtements?Plusieurs élèves.—Nos parents.M.—Nommez-moi les vêtements les plus en usage ?Jean-Baptiste.—Le chapeau, la casquette, le bonnet, la cravate, \q foulard, le fichu, la chemise, le gilet, la blouse, le paletot, la redingote, la manche, le gant, la mitaine, la pantalon, le caleçon, le bas, la.chaussette, le soulier, la botte, la bottine, la pantoufle, le manteau, etc., etc.Par le même procédé, faire trouver les noms boulanger, menuisier, peintre, avocat, médecin, notaire, instituteur.M.—.Mes enfants tous ces mots que je viens d’écrire au tableau noir sont des noms.Pourquoi, Léon ?Léon.— Les mots curé, parents, instituteur, boulcCnger, avocat ; etc., etc., sont des noms parce qu’ils distinguent des personnes.Du nom commun et du nom propre M.—Si je disais, Léon, viens ici ; combien d’écoliers se rendraient à mon appel 1 E.—Un seul, monsieur, parce que le mot Léon ne désigne pas plusieurs écoliers.M.—Bien.Si je dis, qu’un élève vienne ici, combien en viendrait-il ?E.—Nous pourrions tous y aller, monsieur, parce que le mot élève convient à tous les enfants de l’école.M.—Eh bien ! retenez ceci : Les mots gui conviennent et une seule personne ou à une seule chose, sont des noms propres ; ceux qui conviennent à toutes les personnes et à toutes les choses semblables sont des noms communs Ex : Nom propres : Pierre, Paul, Canada, noms communs : livre, ardoise, écolier.DEFINITION Le nom commun est celui gui convient ci toutes les personnes et ci toutes les choses semblables.Le nom propre est celui qui convient à une seule per-sonne ou à une seule chose ; à quelques personnes ou à quelques choses.Eaire apprendre ces définitions d’une manière parfaite.Pour devoir écrit, faire copier, en colonne, des noms communs et des moms propres, après en avoir expliqué le sens et l’orthographe au tableau.C.J.M.-o-O-o- II DICTÉE Les champignons Cette plante bizarre n’a pas de feuilles, n’a pas de fleurs, on n’en voit pas la semence.La substance en est charnue affecte différentes formes, dont la plus commune est celle d’un parasol.Elle naît dans le3 lieux humides, sur 2Ÿ6 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE les pelouses, dans les prairies et dans les bois.Quelques espèces présentent un aliment agréable, nourrissant, mais un grand nombre sont vénéneuses et il est très rare qu’une année se passe sans qu’il arrive de graves et fâcheux accidents'causés par l’imprudence de grands et petits gourmet^.Dieu nous donne avec tant de profusions des aliments sains et de bon goût que nous ferions bien de nous abstenir d’un mets si dangereux.Si toutefois nous voulons en manger, ayons le soin de rejeter tous ceux que nous ne connaissons pas et apprenons à distinguer les bonnes espèces.On a constaté que la masse des champignons comestibles qui se prennent en France chaque année équivaut à vingt millions de kilogrammes.QUESTIONS ET EXPLICATION Bizari e, adj.des deux genres.Qui était étrange, 'extravagant, singulier.Une plante bizarre, qui ne ressemble pas aux autres.Bizar rerie, bizarrement.— Charnue ; formée de chair.Se dit des plantes qui sont pulpeuses et succulentes.— Ajjecte prend différentes formes.Indiquer le sujet et le complément de ce verba.—.Vénéneuses.Danger de manger aveuglément tous les champignons qui se prêtent sous la main.Où croissent les champignons ?Comment désigne-t-on ceux qui sont malsains 1 On dit qu’ils sont vénéneux, c’est-à-dire qu’ils contiennent un venin capable de causer la mort.EXERCICES ÉCRITS Relever tous les verbes à un mode personnel, en indiquer le ou les sujets, le ou les compléments directs ou indirects.Verbes au passé.Je cueillais des.Je courais après.Je vis un.Je pris une.Je serais resté à.J’aurais voulu venir à.Les champigons étaient.La maison paraissait.La mère prit.Mon frère était parti.Je mangeai du.Je bus du.Ill DICTÉE BATAILLE DE VA LM Y Il était midi ; un brouillard épais qui jusqu’à ce moment avait enveloppé les deux armées, s’était dissipé tout à coup : elles s’apercevaient distinctement, et nos jeunes soldats voyaient les Prussiens, de beaucoup plus nombreux, s’avancer sur trois colonnes, avec l’assurance de troupes vieilles et aguerries.C'était pour la première fois qu’ils se trouvaient au nombre de cent mille hommes sur le champ de bataille, et qu’ils allaient de suite croiser la baïonnette.Iis ne connaissaient encore ni eux ni l’ennemi, et ils se regardaient avec bien de l’inquiétude.Kellermann entre tout de suite dans les retranchements, dispose ses troupes par colonnes, d’un bataillon de front, et leur ordonne, lorsque les Prussiens seront à une certaine distance, de ne pas les attendre et de courir de suite au-devant d’eux à la baïonnette.Puis il élève la voix et s’écrie : Vive la nation ! On pouvait dans cet instant être brave ou lâche ; le cri de Vive la nation ! ne fait que des brèves, et nos jeunes soldats, entraînés, marchent en répétant le cri de Vive la nation ! Tout à coup, à cette vue, Brunswick, qui ne tentait l’attaque qu’avec une répugnance et grande crainte du résultat, hésite, ef, plutôt que d’avancer,il arrête ses colonnes, et Suit par ordonner la rentrée au camp.Cette épreuve fut décisive.Dès ce moment, on crut à la valeur de ces savetiers, de ces tailleurs, qui composent l’armée française, d’après les émigrés.On avait vu des hommes bien équipés marchant douze heures de suite sans se plaindre.On avait vu des officiers décorés et pleins d’expérience, Kellermann, Dumouriez, opposant une très grande habileté en présence d’un ennemi, la Révolution française fut jugée, et ce.chaos jusque-là ridicule, n’apparut plus que comme un terrible élan d’énergie.Thiers.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Valmy, village de la Marne : victoire remportée par Dumouriez et Kellermann le 20 septembre 1792.—Tout à coup, soudain : tout d'un coup, d’une seule fois.—Prussiens.Montrer sur L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 2*7*7 la carte ce qu’était la Prusse et ce que sont ses limites actuelles.—De beaucoup exprime une différence de quantité ; beaucoup une différence de qualité.—De, suite signifie successivement, sans interruption ; tout de mite ; incontinent, sur Piieure.— Baïonnette, sorte de lame qui s’adapte au bout du fusil.~ Kellermann, 1735 à 1820, duc de Yalmy et maréchal de France.— Charles de Brunswick (1739 à 1828, commandant des armées coalisées contre la France en 1702.—Plutôt ; règle 1 exemples ?—Dumonriez commandant de l’armée française du Nord, rem-porta les victoires de Yalmy et de Jemmapes et fit la conquête de la Belgique.—Chaos, confusion, armée formée à la hâte où régnait le désordre des rangs.—Thiers, 1797-1870.Exercices et devoirs.-Trouver, d’après des exemples, la différence qui existe entre plus suivi de la conjonction que et davantage, plus d’à demi et plus qu’à d- mi (tous deux s’emploient, la première expression est préférable.—Aw mows (pour le moins) et du moms (.néanmoins) ; au reste et du reste (le premier ajoute à ce qu’on dit, le second restreint la pensée).— Analyser les mois invariables en disant le lôle qu’ils jouent dans la phrase.-0-0 - LES FABLES RETOURNEES Il nous a toujours paru que les Fables de La Fontaine, qui sont une si grande école de raison et de hou sens, pourraient aussi devenir pour les jeunes enfants une école de vertu chrétienne.Il suffirait d’en prendre la contre partie pour ainsi dire, en plaçant en regard des animaux auxquels le grand fabuliste prête la vanité, la ruse, l’égoïsme des hommes, de jeunes enfants ayant la bonté, la simplicité la générosité en partage.Les fables nous offriraient ainsi une moralité plus parfaite et nous y puiserions une double leçon.Nous essayons aujourd’hui de mettre pette idée en pratique.LA CIGALE ET LA FOURMI La cigale ayant chanté Tout T été Se trouva fort dépourvue.Quand la bise fut venue : Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau ; Elle alla crier famine Chez la fourmi, sa voisine, La priant de lui prêter Quelques grains pour subsister Jusqu’à la saison nouvelle.Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’août, foi d’animal, Intérêt et principal.La fourmi n’est pas prêteuse : C est là son moindre défaut.—Que faisiez-vous au temps chaud ?Dit-elle à cette emprunteuse.Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise, —Yous chantiez, j’en suis fuit aise ! Eh bien, dansez maintenant.Que nous représente la cigale ?Un type de légèreté et d’imprévoyance.Et la fourmi ?Un type de dureté et d’égoïsme.Qu’aurait fait une bonne petite fille à la place de la fourmi?LA MÊME FABLE RETOURNÉE Joséphine et Marie sont deux fillettes de dix ans qui fréquentent la même école.La première se fait remarquer par sa sagesse, son assiduité au travail, son application constante, sa politesse, ses bonnes manières ; la seconde, par sa légèreté, son étourderie, son manque d’attention, ses espiègleries s’attire beaucoup de déboires.Aussi les progrès ,de ces deux élèves sont-ils très différents.Les succès de l’une sont remarquables, tandis que l’autre reste toujours au même point, au grand découragement de ses parents.Comme elles restent le midi, toutes les deux à l’école, leurs mères donnent à chacune cinq cen-tins pour acheter son dîner.Or, un jour,en s’en allant ensemblejors qu'elles passèrent devant le magasin du confiseur, Marie 278 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE dit à sa compagne : entrons ici et achetons des bonbons.—Tu n’y penses pas, chère amie, et notre dîner !—Bah, reprit l’autre, j’ai fort, bien déjeûné ce malin, et je n’aurai pas faim à midi ; d’ailleurs, j’ai une trop grande envie de manger des sucreries, pour m’en passer.Joséphine la laissa faire, mais eut bien soin de ne pas l’imiter.Dans quelques bouchées la gourmande eut croqué ses friandises, tandis que l’autre entra dans l’épicerie voisine et se fit servir ce qu’elle avait l’habitude d’acheter pour son dîner.A midi, la sage petite fille ouvre»le paquet qui renfermait s^s petites provisions et se préparait à prendre son modeste repas, lorsque son imprévoyante compagne s’approcha d’elle, en regardant ses vivres avec des yeux de convoitise.—Chère Joséphine, dit-elle, j’ai grand’faim.— Et moi aussi, dit cette dernière.—Mais toi, tu n’es pas à plaindre, puisque tu as de quoi mettre sous la dent, tandis que moi, je n’ai rien du tout.Partage donc ton dîner avec moi et demain j’apporterai double rat'on, et nous nous réraierons toutes les deux à notre aise, car ce sera bien meilleur que ce que tu as à me donner aujourd’hui.—Je consens volontiers à faire ce que tu me demandes, mais j’y mets une condition.Auparavant, va me chercher ta fable de La Fontaine et lis-moi celle de la cigale et de la fourmi.Marie part comme l’éclair et revient un instant après, son livre à la main et lut la fable demandée.Après la lecture, Joséphine dit à sa compagne : a Fais toi-même l’application de cette fable au cas présent, et dis-moi de nous deux laquelle est la cigale, et laquelle est la fourmi.Marie répondit avec tristesse : “ Ah ! c’est moi qui suis l’imprévoyante cigale, mais je crains de dire que tu sois la fourmi, et dans ce cas, je me passerai de dîner.—Ne crains rien, chère Marie, je ne suis pas aussi égoïste que la fourmi ; je condamne la conduite qu’elle a tenue à l’égard de la cigale.En effet, elle ne s’est pas contentée de la refuser, mais elle a insulté à son malheur, en lui rappelant ses fautes pour l’humilier.Va, ne crains rien, chère Marie, ton amie est bien plus chrétienne que l’égoïste fourmi de La Fontaine.Elle saura partager son dîner avec toi.Mais en retour, elle te demande d’être, à l’avenir, moins légère et moins étourdie.Marie tout en larmes, se jeta au cou de sa bienfaitrice et lui promit de suivre ses conseils.Depuis ce petit drame intime des deux jeuues fillettes, Marie a été, pour ses compagnes, un modèle de sagesse dans toutes ses actions.Lorsqu’on la félicite sur sa bonne conduite, elle eu renvoie tout le mérite à sa digne compagne Joséphine.-o-o-o- ARITHMÉTIQUE PROBLÈMES M.—Peut-on additionner ensemble des nom bres dont les unités sont d’espèces différentes ?Soient par exemple, 578 minots de blé, 15,647 minots de seigle, 13,973 minots d’avoine, 17,45?, minots d’orge, 9.748 minots de sarazin, 3,967 minots de pommes de terre.E.—Non, car dans l’exemple ci-dessus, en additionnant tous les nombres donnés, on obtient le total suivant : 578 15,647 13,973 17,452 9,748 3,967 Total.61,365 —Le total est de 61,365, mais ce résultat ne donne ni du blé, ni du seigle, ni de l’orge, &c.; c’est un nombre de minots seulement.Remarque.—Il est très important d’accoutumer les enfants à alligner les chiffres pour faciliter les opérations de l’addition.A cet effet, on leur fait tirer une ligne verticale sur leur ardoise et on leur dit que pour tous les nombres donnés dans le problème, le premier chiffre à droite doit toucher par la droite, à cette ligne ; exemple • 8 7 3 2 8 7 f On leur fera remarquer ensuite que l’extension des chiffres a lieu par la gauche.Ainsi, dans le L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 279 / problème à résoudre, les 2°, 3° et 4 nombres dépasseront à gauche le premier de deux chiffres ; les 5° et 6° d’un seul.Il est inutile de dire ici que l’addition mentale doit précéder l’addition écrite, et qu’il faut en faire faire tous les jours.Additionner vite et correctement: voilà le but que l’instituteur devrait se proposer d’atteindre avec ses élèves ; car ii ne faut pas oublier que c’est l’opération par excellence des hommes d’affaires.En effet, quelles sont les calculs du teneur de livres ?L
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