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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 1 novembre 1886
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1886-11, Collections de BAnQ.

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6me Année 2 NOVEMBRE 1886 .Numéro 17 JOURNAL D’EDlf nvd INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 Sé^iiîaire VACANCES EXCEPTÉES J.-B.CLOUTIER, Rédacteur-propriétaire AIDÉ PAR UN COMITÉ DE COLLABORATION Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avanoa Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction, devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimcurs-editeur.-.no.30, rue de la Fabrique, Québec.•SOMMAIRE.—Novembre—Ecoles françaises des comtés de Prescott et de Russell, Ontario.— Bureau des examinateurs catholiques de Montréal.—Le fonds de retraite des instituteurs.—Pédagogie : Conférence de M.J.C.Magnan sur l’enseignement de la langue maternelle.—De la dignité de l’enseignement chez les Turcs.—Choix de morceaux gradués.— Méthode de dessin.—Partie pratique : I.Exercices préparatoires à l’enseignement de la langue maternelle, par J.C.Magnan.—II.Dictée.—Le papillon.—III, Dictée.—L’amour de Dieu.—Divers : L’Education des princes chinois.— Poésie.— Derniers vers de André Chénier dans sa prison au moment d’aller à l’échaiaud.—Annonces.NOVEMBRE Ce mois est tout pétri de nos joies et de nos tristesses.L’histoire de notre famille et de nos proches laboure notre âme avec un fer à deux tranchants.Ils ne sont plus ceux que nous avons aimés.Mes yeux les cherchent en vain.Ici était la chambre de ma mère : son portrait seul lui donne encore quelque vie.Les quelques meubles autrefois à sou usage semblent avoir pris la couleur livide du cadavre et je ne puis les voir sans m’attrister : Ils n'ont plus d'âme.Mon vieux père se reposait ici de ses durs labeurs et mon cœur ne peut se faire au vide que la mort lui a fait.Où sont ceux qui nous ont aimés ?La foi seule donne à nos âmes une tranquillité que nos sens essaient en vain de troubler.Nous pouvons célébrer le triomphe ou apaiser les souffrances de ceux qui nous sont chers.Leur âme purifiée jouit-elle des splendeurs promises aux élus ?La fête de la Toussaint.célèbre leur gloire, chante leuis louanges, se réjouit de leur bonheur.Toute l’Eglise militante s’écrie en l’honneur de nos narents sanctifiés *.“ Qu il est glorieux le royaume où tous les Saints se réjouissent avec le Christ.Ils accompagnent l'Agneau partout où il va.” Que cette pensée fait du bien ! comme il est doux d’espérer qu’un jour ou l’autre, Lie peut-être maintenant nos parents sont au el l’objet de nos chants et de nos prières 1 'ais les ornements de deuil ont remplacé :s parements de joie.Le temple a changé 3 décors et T Eglise nous invite à prier pour is morts : Requiem cetemam dona eis Domine : lonnez, Seigneur, donnez à ceux que j’aime i repos éternel/ Un jour consacré au •iomphe, vingt-neuf aux larmes et aux rières ! C’est bien là le mois de novemlre.fos morts, nos bien aimés morts sont peut-tre couronnés, mais ils peuvent aussi être 3 urm en tés dans les flammes du Purgatoire ’est le tourment de tout homme qui un )Ur a vu mourir quelques-uns de ses rocher Le baume de la prière peut seul paiser nos souffrances.Prions pour nos iorts.L’airain de nos temples tintera souvent à nos oreilles.Murmurons une pnere jour ceux qui m ont plus.C est justice .1 ¦ 10m ont aimil , , c?t charité : ils sont dans U wuÿmnoe ; ce-q:% nous aurons fait pout eus, 214 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE d’autres nous le rendront.Incapables de refuser l’aumône à cet étranger en haillons qui nous la demande au nom de Dieu, resterons-nous sourds à la voix d’un père, d’une mère, d’un ami qui, du fond du Purgatoire, nous crie : “ Ayez pitié de moi, car je souffre dans ces flammes !” Prions ; le soir quand nous entendrons le glas funèbre, jetons-nous à genoux sans crainte et sans respect humain, payons par quelques Pater et quelques Ave la dette que nous avons contractée envers nos parents et nos amis.Tl s nous ont aimés et leur amour pourrait bien ôtre la cause de leurs souffrances présentes.Que la lumière éternelle succède aux flammes qui les dévorent ! Et Lux peipetua luceat eis.-o-o-o- Écoles» françaises des comtés de Prescott et de Knssell, Ontario Membres du bureau des examinateurs : W.J.Summerby, inspecteur, président ; 0.Dufort, inspecteur, vice-président ; John A.Houston, professeur, Hawkesbury.A.H.Watson, professeur, Yankleck.Séance à L'Orignal les 13 et 14 juillet 1886.CANDIDATS BREVETÉS ÉCOLE ELEMENTAIRE MM.Moïse Lefebvre, pour 3 ans.William Lalonde, pour 3 ans.Joseph Ménard, pour 3 ans.Télesphore Rochon, pour 3 ans.Déliés Peméla Archambault, pour 3 ans.Elizabeth Dufort, pour 3 ans.Philomème Brunet, pour 3 ans.Ovide Goignon, pour 3 ans.Caroline Laviolette, pour 3 ans.Alphonsine Ricird, pour 3 ans.M.Emile Guérin, pour 2 ans.Déliés Victoria Archambault, pour 2 ans.Olivine Bélanger, pour 2 ans.Emma Carrière, pour 2 ans.Eugénie Casault, pour 2 ans.Alice Fortier, pour 2 ans.Eulalie Gratton, pour 2 ans.Virginie Johnson, pour 2 ans.Clarinde Lalonde, pour 2 ans.Victorine Millette, pour 2 ans.Emma Naubert, pour 2 ans.Emma Perrier, pour 2 ans.Edwidge Richer, pour 2 ans.Mathilde St-Denis, pour 2 ans.Elmire Cadieux, pour 1 an.Amanda Charbonneau, pour 1 an.Emma Grant, pour 1 an.Hélène Hingsley, pour 1 an.Emélina Pâquin, pour 1 an.Fabirla Proulx, pour 1 an.Emma Proulx, pour 1 an.Mathilde Paiement, pour 1 an.Adélaïde Legault, pour 1 an.Maximum des points 570, minimum 270.Pour obtenir un diplôme valable pour trois ans, le candidat ne doit pas obtenir moins de 50% en arithmétique, grammaire et géographie, et réaliser 60% sur toutes les matières.Si le candidat obtient moins de 50% en arithmétique, grammaire et géographie, et qu’il réalise 50% sur toutes les matières, un diplôme lui est accordé pour deux ans.Pour un an, le nombre de points ne doit pas être au-dessous du minimum.0.Duport.—-o-O- o- Bureau des examinateurs catholiques de Montréal Membres du bureau : MM.l’abbé L.W.Leclair, président ; U.É.Archambault, vice-président ; l’abbé S.Rouleau, l’abbé I.Quinlivan, F.X.Valade, W.Fahey, A.D, Lacroix, secrétaire. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 215 SEANCE DU 3 AOUT 1886.Membres présents : MM.U.E.Archambault, vice-président ; l’abbé S.Bouleau, E.X.Valade, A.D.Lacroix, secrétaire.CANDIDATS BREVETÉS Ecole modèle 2ème classe M.Eustache Léonidas Aubé, français Delle Marie-Angélina Desrochers, do Ecole élémentaire 1ère classe Déliés Marie-Ide Archillia Ménard, fiançais Marie-Eulalie Guilbault, do Cordélia Brissette, do Mary-Maud Fuller, anglais Matilda-Cordélia O'Sullivan, do Alphonsine Boy, français Azéla Lallier, do Aurélie Gauthier, do Marie-Louise Faultz, do .Ecole élémentaire 2me classe Dalles Lucie Proulx, français Marie-Louise Poliquin, do Marie-Alvina Mallet, do Anne Rachel Bohémier, do Adéline Lalande, do Marie-Odile Ménard, do Marie-Victoria Paradis, do Adéline Rocan, do Emma Côté, do Marie-Henriette Girard, do Marie-Clémetine Albertine Séguin, fras.Canditats qui ont réussi.Candidats qui ont failli.Total.F-r.pl e m nd èl e 2 20 3 24 5 44 Ecole élémentaire.Totaux 22 27 49 ÉPREUVES ÉCRITES ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE Dictée française % INGRATITUDE DES HOMMES Le meilleur des livres qu’il y ait jamais eu, un livre qui ne prêche que l’égalité, l’amitié et la concorde, l’Evangile, a servi, pendant des siècles, de prétexte aux fureurs des hommes.Combien de tyrannies publiques et de tyrannies particulières se sont exercées et s’exercent encore en son nom sur la terre ! Après cela, qui se flattera d etre utile aux hommes par un livre 1 Rappelez-vous quel a été le sort de la plupart des philosophes qui se sont avisés de leur prêcher la sagesse.Homère, qui l’a revêtue de vers si beaux, demandait l’aumône pendant sa vie.Socrate, qui en a donné aux Athéniens de si aimables leçons par ses discours et par ses mœurs a été condamné par eux à boire de la ciguë ; son sublime disciple, Platon, à été livré à l’esclavage par l’ordre du prince même qui le protégeait ; et avant eux, Pythagore, qui étendait l’humanité jusqu’aux animaux, fut brûlé vif par les Croto-niates.Que dis-je 1 la plupart même de ces noms illustres sont venus à nous défigurés par quelque trait de satire qui les a caractérisés, et l’ingratitude humaine s’est plu à les reconnaître là ; et si, dans la foule, la gloire de quelques-uns est venue nette et pure jusqu’à nous, c’est que ceux qui les ont portés ont vécu loin de la société de leurs contemporains : semblables à ces statues qu’on tire entières des champs de la Grèce et de l’Italie, et qui, après avoir été ensevelies dans le sein de la terre, ont échappé à la fureur des barbares.T.Lepetit.DICTÉE ANGLAISE Anecdotes op Horses The method of taking the wild horse in the forests of South America, by throwing a cord 216 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE (called a lasso) over him, is effected by men who are mounted on tamed horses, that have been trained to the business.Once made a prisoner and kept for a couple of days without food or drink, he soon becomes tame and is broken in ; but if not closely watched, he will escape to his friends of the forest, and yet he will afterwards allow himself readily to be taken.Several instances have been known of persons who have met with their tamed runaways in the herd, which after a long absence have come up to them, again to receive their caresses—and have again become their willing slaves.By some travellers it is asserted that the wild herds endeavor by stratagem to seduce tame horses to join tlmir community.We, some years since saw the favorite charger of Bonaparte : he was a handsome white barb, scarred with many wounds, which the groom stated him to have received in various battles ; and he also said that, since he had lost his master, he would not allow any stranger to mount him ; permitting only the groom himself the honor of doing so.He always spoke to the animal in French, and his commands were readily obeyed.ARITHMÉTIQUE I.Trouvez la valeur + J + Rép.2|-|.Operation : + 84- = 2f£.II.Une dame avait une somme d’argent pour acheter de la soie.Chemin faisant elle dépensa les * de cette somme pour de la flanelle et les •§ du reste pour de l’indienne, après quoi il lui restait juste assez d’argent pour acheter IOJ verges de soie.Combien de verges de soie eût-elle pu acheter avec la somme complète ?Rép.37|- verges.Solution : “ T3® = * reste ; f de* * *+ U “ SJL^- = aw > ~ > £$ = 10^ verges ; * — £ verge ; = 37£ verge.ÉCOLE MODÈLE Dictée syntaxique Carthagène Carthagène, si fière autrefois de son commerce qui s’étendait sur toute la côte, de sa baie profonde et sûre, de ses créneaux tout hérissés de canons, Carthagène, appelée jadis la reine des Indes, s’est vue déchoir de l’éminente position qu’elle avait atteinte, avec autant de rapidité qu’elle en avait mis à la conquérir.Les tremblements de terre ont ébranlé ses formidables remparts et les cinq cents bouches à feu qui les défendaient se sont tues : toute cette artillerie jonche le sol, ensevelie sous les hautes herbes, à côté de ses affûts pourris, et profondément incrustée de rouille.Le port de Carthagène n’est accessible que par deux passes, l’une parsemée de bas-fonds et de roches aiguës, à travers lesquels il faut que vous louvoyiez, quoique le courant ne soit pas rapide ; l’autre, beaucoup moins large, et, en outre, comblée par des môles et des carcasses de navires chargés de pierres que l’on y a jetés ou coulés bas, de manière à la rendre impraticable à des bâtiments de plus de cidjpj pieds et demi à six pieds de tirant d'eau.La rade est spacieuse, abritée par de hautes montagnes, et battue, non compris, une triple rangée de murs du côté de la ville, par quatre forts de terre.A l’aspect de ces murailles massives, de ces couvents à tours carrées et à mâchicoulis, de ces énormes contreforts, de ces terre* pleins, de ses chevaux de frise, de ces fortifications imposantes, toutes délabrées qu’elles sont, l’imagination évoque les fantômes des héros espagnols, compagnons de Pizarre, et des flibustiers, ces invincibles tyrans des mers.Les rues de Carthagène, même les plus passantes, sont étroites et sombres ; c’est à peine si le jour y pénètre, grâce au rapprochement des étages supérieurs faisant saillie jusqu’à trois pieds et même trois pieds et demi de chaque côté de la rue.Ces maisons, construites pour la plupart en bois ou en torchis, sont sales,déjetées, dépourvues même de confortable à l’intérieur, quelle que soit l’aisance ou la richesse de ceux qui les habitent. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 211 NARRATION FRANÇAISE O fc • La source d’eau vive Sommaire—Vous direz que trois voyageurs se rencontrèrent un jour près d’une source, dont l’eau était recueillie dans une large coupe de pierre portant cette inscription : Ressemble à cette source.Leur soif étanchée, les trois voyageurs cherchent le sens de cette inscription.Le premier—c’était un marchand—prétend que cette source qui, etc., semble dire : “ Ne t’arrête jamais et tu prospéreras.” Le second—c’était un vieillard qui tenait un livre à la main —soutient que cette source qui, etc., dit clairement à chacun : “ Fais le bien pour l’amour de Dieu, etc.” Le troisième—c’était un adolescent—dit : Cette source, par sa limpidité, nous invite à etc.” Développement Trois voyageurs se rencontrèrent un jour près d’une source d’eau vive, placée au bord d’un chemin.Une large coupe de pierre en recueillait l’eau, et le ciseau de l’ouvrier qui l’avait creusee y avait en même temps gravé ces mots, adressés à chacun des passants : Ressemble à cette source Leur soif étanchée, les trois voyageurs lurent l’inscription et en cherchèrent le sens.C’est un conseil, dit le premier, qu’à ces guêtres de cuir, à sa ceinture gonflée et au ballot qui chargeait ses épaules, on pouvait reconnaître pour un marchand ; la source coule toujours, elle va au loin, elle se grossit en route de mille ruisseaux, qui en font une rivière, et semble nous dire, par son exemple : “ Sois actif, ne t arrête jamais et tu prospéreras.” Le vieillard, qui portait un livre a la main, secoua la tête : “ Il y a ici une leçon plus haute^ dit-il ; cette fontaine, qui s’offre à tous les voyageurs altérés sans leur demander ni paiement, ni reconnaissance, dit clairement a chaque homme : “ Fais le bien pour l’amour, de Dieu, et ne cherche de récompense qu’en lui.Les deux voyageurs se turent ; le troisième restait silencieux.C’était un adolescent aux cheveux blonds, qui se séparait pour la première fois de sa mère.Ses compagnons le prièrent de donner aussi son explication ; alors il baissa les yeux, rougit beaucoup, puis s’enhardissant : “ Cette inscription me dit autre chose.Qu’importerait l’éternel mouvement de son onde et le flot qu’elle offre à notre soif, si la corruption l’avait troublée.Ce qui fait son prix, c’est seulement sa limpidité Nous inviter à lui ressembler, c’est nous dire de conserver notre âme assez pure pour refléter, comme cette source d’eau vive, toutes les fleurs de la terre et tous les rayons du ciel!” (T.Lepetit.) ARITHMÉTIQUE I.Quelqu’un a placé $25000 à raison de 9 pour cent par an et il ne doit en toucher les intérêts simples qu’à l’époque du remboursement ; à cette époque il reçoit $38500.Pendant combien de temps l’argent e3t-il resté placé 1 Rép.6 ans.Solution : $38500-$25000 = $13500, intérêt; $13500 x^Uoxtt = 6 ans- II.Combien faudra-t -il d’hommes en 64 jours, travaillant 6 heures par jour, pour creuser un fossé de 60 verges, sachant qu’il a fallu 24 jours à 18 hommes travaillant 8 heures par jour pour en creuser un de 30 verges ?Rép.18 hommes.Solution : 64 : 24 jours ~) 6 : 8 heures ?- 1118 hommes .x.30 : 60 verges ) xsxeoXjLS.= 18 hommes. 218 L’ENSEIGTNEMENT PRIMAIRE ALGÈBRE I.Trouvez la valeur d’x dans l’équation suivante : Rép.x - Â*7 3 _ 3Z-4 .+ ~3X~ Opération : 1_6 _ 2.7 ^m_4X .y } 27x- 27 -36æ + 48 = 162 - 108 - 16* ; 27a- 36æ + 16a= 192 - 108 + 27 - 48 ; 7x =63 x= 9 II.Une personne dépense ^ de son revenu plus £10, apres quoi il lui reste ij de son revenu plus £35; quel était le montant de son revenu ?Solution : x = revenu a-(§+10) = f+ 35 lOz -2z- 100 = 5x + 350 10a-2a-5a =350+ 100 3a; = 450 x— 150 MESURAGE I.Quelle est la surface d’un cercle dont le diamètre est de ljt verges 1 Rép.1.0690.Solution : 1^ — îr x u = u-g- ; |-|x .7854 = 1.0690 verges.II.Quelle est la surface d’un triangle dont les trois côtés ont 15, 15 et 20 pieds 1 Rép.111.803 pieds.Sohition : 15 + 15 + 20 50 2 ’ ~~2 ^ 25 ; 25-15 = 10; 25-15 = 10; 25-20 = 5; 25 x 10 x 10x5 = 12500; v/l25Ô0 = 111.803.• • -J-.J - - A.D.Lacroix, Secrétaire.LE FONDS DE RETRAITE DES INSTITUTEURS La loi du fonds de retraite des instituteurs, telle que modifiée à la dernière session de la législature de Québec, deviendra en force, quant au paiement des pensions, au commencement de janvier prochain.11 importe que tous les intéressés se mettent en règle avec la loi, en en remplissant les formalités requises en temps convenable.Les deux plus importantes sont les suivantes : 1° Tout fonctionnaire qui désire se mettre à sa pension cette année, doit en avoir fait la demande au département avant le 1er du présent mois.Clause 2>\Veme.2° Ceux qui veulent faire compter les années d’enseignement antérieures à mil huit cent quatre-vingt, doivent payer pour ces mêmes années une retenue de 2%, sur la moyenne de leur salaire, avant le 1er janvier 1887.Clause 15.Les nombreux changements que l’on a fait subir au bill de 1880 ont occasionné au département de l’instruction publique un travail considérable qui ne sera terminé, nous dit-on, que dans la première semaine de novembre.Ceux qui avaient déjà filé leur état de service seront obligés de le faire de nouveau, d’après les blancs qui leur ont déjà été transmis ou qui le leur seront bientôt, accompagnés de la lettre suivante : Département db l’Instruction publique “ Monsieur, La loi relative au fonds de pensions des fonctionnaires de l’enseignement primaire, passée à la dernière session de la législature de Québec, ayant de nouvelles dispositions quant à l’estimation des traitements des instituteurs et des avantages provenant de leur position, il s’en suit que l’état de service que vous avez envoyé au département n’est pas suffisamment complet.En conséquence,je vous le renvoie avec un nouveau blanc que vous voudrez bien remplir, signer et faire nonj tro L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 219 signer par M.l’inspecteur d’école et un juge de paix et me transmettre au plus tôt.J’attire aussi l’attention des fonctionnaires de l’enseignement primaire qui n’ont pas encore payé leurs retenues pour leurs années de services antérieures au 24 juillet 1880, sur l’obligation où ils sont de faire leurs versements au fonds de retraite avant le premier janvier 1887, s’ils veulent faire compter ces années pour leur pension.J’ai l’honneur d’être, Votre obéissant serviteur, Le Surintendant.” Aussitôt que tous les papiers des appliquants seront en règle, la commission administrative sera convoquée.Elle aura à régler toutes les difficultés que le département n’aura pu résoudre, à déterminer Je montant que chaque pensionnaire devra recevoir d’après son état de service, etc.; ses décisions seront sans appel.On nous assure que, pour décider toutes les questions qui lui seront soumises, elle devra siéger trois semaines, peut-être un mois.Elle sera composée du surintendant, de deux membres nommés par les instituteurs protestants réunis en convention, et de deux autres délégués choisis par les instituteurs catholiques de Montréal et de Québec.A leur dernière réunion, au mois d’août dernier, les instituteurs de Québec ont confié cette charge importante à M.Candide Dufresne, principal du collège de Montma-gny.Tl était difficile de faire un choix plus judicieux, car M.Dufresne, par sa capacité, son énergie, son esprit d’entreprise, occupe un des postes les plus importants dans l’enseignement.Aussi sommes'nous convaincu d’avance qu’il remplira la tâche qui lui est dévolue à la satisfaction de tous les intéressés.Qu’on nous permette cependant de risquer ici une observation.Personne plus que nous n’applaudit à la nomination de M.Dufresne comme délégué à la commission administrative, mais nous trouvons que c’esÇ lui imposer un fardeau beaucoup trop onéreux.Enlever un homme pendant un mois à l’institution qu’il dirige, au succès de laquelle il consacre tous ses instants, et l’obliger de s’occuper sans rémunération aucune des affaires des autres, c’est dépasser les limites d’une raisonnable exigence.Il nous semble que l’on devait choisir comme délégués des fonctionnaires en retraite, ou d’autres personnes qui pourraient faire la chose sans nuire à leurs devoirs professionnels.Ici, par exemple, nous avions à deux pas des édifices parlementaires, M.l’inspecteur Prémont, qui certainement aurait pu remplir avec avantage cette charge sans aucun préjudice aux devoirs de son inspectorat,—car en novembre il ne voyage pas à cause des mauvais chemins—et de plus, nous aurions épargné ses frais de voyage et sa pension à l’hôtel pendant un mois,détail dont on doit tenir compte, car il ne faut pas l’oublier, pour nous, la loi de pension est une question de piastres et centins, puisque les fonds qui l’alimentent sortent de notre bourse.Ainsi, nous espérons que notre manière de voir sera prise en bonne part et que l’on comprendra que nous ne parlons ainsi que dans l’intérêt des instituteurs.-o-O-o -— Conférence de M.Jos.Magnan devant les instituteurs de l’école normale-Laval Enseignement de la langue maternelle M.le Président et Messieurs.Il y a un an j’eus l’honneur de vous entretenir d’un sujet qui se rattache étroitement à celui que je vais essayer de traiter maintenant.Dans ce premier entretien, je me suis efforcé de démontrer combien il serait désirable et opportun de remplacer le défectueux système de l’enseignement de la langue par la grammaire, par l’enseignement déjà grammaire par la langue. 220 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Ce mode n’a rien du mécanique du premier, et par lui on ne se contente pas de nourrir l’esprit des enfants seulement de mots, mais on le vivifie par la pensée, tout en le développant et le fortifiant par des exercices d’intelligences convenables, souvent répétés.D’une manière bien imparfaite je vous ai parlé de Y enseignement de la langue maternelle, —moyen d’éducation par excellence, système le plus à la portée des besoins naissants du cœur de l’élève.Des écrivains de mérite ont consacré leur vie et leurs talents à étudier et à préconiser cette matière qui est une ressource inépuisable d'instruction, d’éducation morale et intellectuelle entre les mains de l’éducateur qui veut s’en servir.Il serait trop long d’énumérer tous les noms des pédagogues illustres qui ont écrit sur ce sujet.Qu’il me suffise de nommer Pestalozzi, Coménius, Froebel, Girard, Braüü, Rendu, Pape —Carpentier, etc., etc.Ces noms offrent une garantie suffisante à tout instituteur qui désirerait s’introduire dans cette voie progressive de l’éducation, qui a non seulement pour but d’arpprendre aux enfants à parler et écrire correctement, mais avant tout de leur apprendre à penser.Cet enseignement mérite d’autant plus d’attention de la part de l’instituteur, que l’étude de la langue maternelle est la plus importante de toutes les matières qui composent un programme d’éducation.En effet, l’homme doit tout à sa langue maternelle : c’est par elle que la bienfaisante lumière de la raison est arrivée jusqu’à sa jeune intelligence encore enveloppée des ténèbres de l’enfance.C’est à elle que le jeune homme est redevable de son avancement dans les sciences, les arts et l’industrie.C’est elle qui procure à la famille ces pures jouissances, ces douces joies que l’on éprouve autour du foyer paternel.C’est elle qui apprend à un peuple ses grandeurs et ses malheurs passés.Elle est le porte-étendard de la foi dans .les pays chrétiens.C’est à sa faveur que les rayons de la lumière divine du Sauveur pénètrent chez tous les peuples de l’univers.En un mot, c’est elle qui conduit l’homme vers Dieu, en lui apprenant à le connaître, à l’aimer et à le servir ! Ah ! pour nous, Canadiens-Français, cette belle langue que nous ont léguée nos pères est un trésor d’un prix inestimable ! Mous l’avons conservé au prix de grands sacrifices.Nos luttes glorieuses du passé nous sont une garantie pour l’avenir.C’est grâce à l’attachement profond que le Canadien professe pour sa langue, que le souvenir de sa vieille mère-patrie, la France est resté si profondément gravé dans son cœur toujours français ! Il y a ici plus qu’une question de pédagogie, dit M.l’abbé Lagacé dans un de ses rapports.Parlant de l’enseignement de la langue, il s’exprime ainsi : u Le patriotisme et la religion y trouvent aussi leur compte.Nous ne resterons Canadiens-Français qu’à une condition ; c’est de nous attacher fortement à la langue de nos pères.Si nous nous donnons la peine de la cultiver, si nous avons soin de la parler et de l’écrire correctement, dans nos écoles surtout, nous acquerrons par là plus d’autorité pour nous faire respecter nous-mêmes d’abord, et ensuite, pour faire respecter notre nationalité et notre foi.Or, qui dit canadien, dit catholique ; pour nous, ces deux mots sont synonymes.“ C’est aussi ce qu’écrivait dernièrement un de nos journalistes : On n’est qu’à moitié canadien quand on n’est pas catholique.” Instituteurs, gravons profondément dans nos cœurs ces belles paroles, empreintes du patriotisme le plus pur, qu’écrivait il n’y a pas encore bien longtemps, le regretté M.Lagacé.Au mois de mai, l’an dernier, je venais proposer à cette association non pas une innovation, mais un changement qui sans être nouveau,est cependant pleind’actualité. RENSEIGNEMENT PRIMAIRE 221 Me conformant à un principe fort sage et très accrédité, “ qu’il faut toujours apporter les moyens d’application au remède que l’on suggère, ” je viens aujourd’hui, quoiqu’un peu tard,vous entretenir sur les moyens que nous devons prendre pour rendre attrayant aux enfants, l’enseignement de la langue maternelle.Ces moyens sont aussi nombreux que les branches d’enseignement comprises dans un programme d’instruction publique.Dans une école, l’instituteur doit s’appliquer à faire converger toutes les matières qu’il enseigne vers la langue maternelle.Comme il est nécessaire que les]efforts des individus composant une nation agissent dans un but commun d’activité, de même est-il nécessaire à l’école que les efforts que font les enfants pour étudier, comprendre et apprendre les matières qui s’y enseigeut, tendent vers un but commun d’activité.Ce but commun d’activité, vous l’avez compris, messieurs, c’est l'enseignement de la langue maternelle.De toutes les matières enseignées dans nos écoles, les suivantes sont, à mon avis, celles qui nous offrent le plus de ressources pour renseignement intelligent de notre belle langue :— Les voici : 1.La lecture raisonnée, faite au point de vue de l’esprit de la langue et de la grammaire.2.Les leçons intuitives de grammaire; c’est-à-dire, l’enseignement de la grammaire par la langue.3.Les leçons de choses.4.Les dictées choisies et expliquées.5.L’enseignement oral de la géographie et de l’histoire.Dans ce court entretienne n’ai pas le temps de développer au long chacune de ces matières, je me contenterai de faire ressortir, autant qu’il me sera possible, les nombreux et salutaires avantages qui résultent de la lecture faite au point de vue de la langue et de la grammaire ; me bornant à une très courte analyse des quatre autres parties.C.J.Magnan.(.4 suivre) -o—O—o- DE LA DIGNITÉ DE L’ENSEIGNEMENT CHEZ LES TURCS Nulle part l’instruction n’est plus en honneur qu’en Turquie ; nulle part on ne professe un plus grand respect pour ceux qui sont chargés de la répandre.Le lchodja (précepteur ; le didascalos des Grecs ) prend place dans la famille à côté, et l’on pourrait presque dire au dessus du père, les Orientaux rapportant de cette manière le mot célèbre d’Alexandre.“ Mon père m’a fait descendre du ciel sur la terre, mais mon précepteur m’a fait de la terre remonter au ciel.“ Ses droits sont de ceux qui ne se prescrivent jamais.Quelque humble que soit restée la position d’un khodja, à quelque rang élevé que soit parvenu son élève, jamais celui-ci fut-il grand vizir, ne manque à lui témoigner, même en public, une tendresse mêlée de respect.Je citerai à l’appui un fait, où plutôt une scène, dont je fus témoin.J étais en visite, un matin chez Rechid-Pacha, ancien ambassadeur a Paris et à Londres, ancien ministre des affaires étrangères.Rechid occupait pour la troisième fois à cette époque (1841), le grand vizirat.On sait ce qu’était, ce qu’est encore aujourd’hui à Constantinople un graand vizir ; plus qu’un premier ministre, plus même que le souverain d un Etatconstitutionel en Europe.Véritable portefaix de l’empire, chef suprême et unique de l’administration.—Il est le réprésentant dans l’ordre politique du sultan dont il tient le sceau.Il ne rend aucune visite, et n’accepte aucune invitation.Les ambassadeurs viennent chez lui ; il ne va point chez les ambassadeurs.^ A l’autorité du rang s’ajoutait chez Rechid l’é dat de la renommée.Le hattischerif de Galhané avait répandu son nom dans toute l’Europe. 222 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE L’opinion à cette époque s’était engouée de la Turquie, et Rechid passait pour le premier homme d’Etat de la Turquie.On s’était passionné pour la réforme.Une dizaine de personnes, ministres, généraux ulémas, étaient réunies dans le selanileck, les unes debout, les autres assises sur des chaises.Seul le grand vizir occupait un angle du sofa-La conversation s’était engagée sur les affaires de Yalachie, quand la tapisserie qui fermait l'entrée du selameck s’écarta à demi, et un personnage âgé, coiffé du turban blanc des ulémas, pauvrement vêtu d’ailleurs, se glissa dans la salle-Personne ne parut faire attention à lui,—l’usage étant, en Turquie que le premier venu entre ainsi de plein pied chez le haut dignitaire de l’empire, —et lui-même, adossé à la muraille près de la porte, immobile, le regard fixe, ne semblait avoir remarqué aucun de ses assistants.Tout à coup, Rechid ayant regardé par hazard de son coté, je le vis se lever du divan, se diriger vers l’inconnu, auquel il baisa recpectueusement le bas de la robe en le saluant du nom de père (papa), et, le prenant doucement sous l’aisselle, suivant la mode orientale, le conduisit jusqu’au sofa, où il le fit asseoir à sa place.Ils causèrent à voix basse durant une couple de minutes, aprè’s quoi Rechid, prenant de nouveau le bras du vieillard, l’aida à se lever du divan et le conduisit jusqu’à la porte du selamleck avec les mêmes témoignages de respect et d’affection.Je profitai de cet instant pour me pencher à l’oreille de mon voisin et lui demander quel était cet hôte à qui le vizir rendait de tels honneurs et qui les recevait sans en paraître surpris.“C’est, me répondit-il, l’ancien khodja de Rechid, celui qui lui a appris à lire.” CHOIX DE MORCEAUX GRADUÉS En prose et en poésie pour la lecture et la récitation, par J.B.V.Géhant, lecteur à l’ Université de Munich.Tel est le titre d’un ouvrage qui vient de paraître à Munich (Bavière) et pour l’envoi duquel nous offrons à l’auteur nos meilleurs remerciements.Il serait bien difficile d’observer une gradation plus rigoureuse et plus intelligente que celle adoptée par M.Géhant dans ce recueil ; et ce petit volume pourrait figurer avec avantage, comme livre de lecture et de récitation, dans toutes nos écoles, quel que fût le degré d’avancement des élèves entre les mains desquels on le mettrait.Se basant sur l’aphorisme pédagogique du célèbre Herder : It faut enseigner la grammaire par la langue et non la langue par la grammaire, il a choisi pour les commençants des morceaux fort simples et d’une compréhension excessivement facile, convaincu d’ailleurs comme tout bon pédagogue, que pour bien lire un morceau, il faut d’abord le comprendre.Dans nos livres ordinaires de lecture, on ne tient aucun compte de la gradation, et bien souvent le premier chapitre offre autant de difficultés que le dernier.L’ouvrage est divisé en trois parties dont chacune s’adapte aux trois degrés de notre programme officiel, savoir : la première aux écoles élémentaires, la seconde aux écoles modèles, et la troisième aux académies, écoles normales, collèges, couvents, etc.Voilà les nombreux avantages qu’un maître intelligent pourrait tirer de ce travail : 1.Lire soi-même un morceau approprié à la capacité des élèves, le leur faire lire ensuite à tour de rôle, en exigeant une articulation énergique de chaque syllabe des mots, surtout des syllabes finales, une prononciation irréprochable et un ton approprié aux idées, aux sentiments exprimés.Faire reprendre le même morceau tant que la plupart ne pourront le lire presque sans fautes.2.Au point de vue orthographique, on pourrait le faire relire, en en faisant comprendre le sens, et ensuite en disant aux élèves qu’on le donnera comme dictée un jour marqué.Ceux qui ont à cœur d’occuper une bonne place dans la classe s’efforceraient de l’étudier et d’appuyer surtout sur les mots offrant quelque difficulté, et au jour désigné, la plupart l’écriraient presque sans fautes.Ce serait un excellent moyen d’en- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 223 seigner l’orthographe absolue.Après la correction de la dictée, on ferait toutes les observations grammaticales concernant les règles que les élèves ont déjà vues.Car n’oublions pas que le livre de lecture joue un rôle très important dans l’enseignement de la langue maternelle.Pour compléter notre trop courte appréciation de l’œuvre de M.Géhant, nous ne saurions mieux faire que d’en reproduire Y Avant-propos, qui fera connaître d’une manière bien plus exacte le but que s’est proposé l’auteur.AVANT-PROPOS u L’étude de la grammaire est sans doute nécessaire pour apprendre à parler et à écrire correctement une langue ; mais le fondement de la grammaire est la langue elle-même, et c’est sur la connaissance de celle-ci que se greffe la connaissance de celle-là.Selon le principe de Herder, le grand écrivain et l’éminent philologue, il faut enseigner la grammaire par la langue et non la langue par la grammaire.Un élève n’apprend à fond les règles grammaticales que lorsque sa mémoire s'est enrichie d’un bon nombre de pensées auxquelles son intelligence les applique : ces pensées deviennent le corps, la substance de l’esprit, et elles donnent une existence réelle aux formes grammaticales.D’où il suit que l’élève a besoin d’apprendre par cœur un certain nombre de morceaux propres à enrichir et développer son esprit, et dans lesquels il trouve les règles grammaticales.De cette manière il s’approprie le fond et la forme de la langue.Ces morceaux doivent être présentés dans un ordre gradué, conforme à la marche naturelle de l’esprit dans l’acquisition de la langue.Ainsi, ce sont les mots de la langue maternelle ou d’une langue étrangèrequ on commence à apprendre ; mais leur prononciation laisse à désirer et elle a besoin de se former, de devenir courte par l’exercice.Ces mots sont ensuite assemblés, liés, poux former une pensée complète, liaison qui est généralement plus difficile que la prononciation correcte des mots eux-mêmes.Enfin, le ton qu’on donne aux mots liés entre eux est plus ou moins naturel, c’est-à-dire juste ou vrai d’après l’harmonie ou l’euphonie du langage et l’expression de l’idée ou du sentiment.Il y a là trois degrés qui nous ont guidé dans la distribution des morceaux en prose et en vers.Le premier degré se compose de morceaux assez courts et en général narratifs, dans lesquels l'élève trouve les mots les plus usuels qu’il apprend à bien prononcer, qu’il lie plus facilement, et auxquels il donne aussi plus aisément le ton naturel et juste.Le deuxième degré renferme des morceaux plus longs, où entrent des périodes, des phrases d’une certaine étendue, qui rendent la liaison plus difficile, qui demandent un ton plus soutenu, plus oratoire.Au troisième degré, l’élève doit arriver à acquérir cette diction naturelle et élégante qui est le propre du langage français.Il doit donner au discours à la fois l’accent tonique et l’accent oratoire.L’accent tonique étant peu marqué dans le français, cette langue est en cela très favorable à l’éloquence, parce que l’accent oratoire est dominant.Nous avons donc rangé dans le troisième degré tout ce qui demande une diction relevée et éloquente.Gomme aussi en général les dialogues qui veulent d’un bout à l’autre l’accent oratoire.Ont été encore placés au troisième les morceaux longs qui exigent de l’élève l’application soutenue de toutes les ualités du langage.Pour la poésie, nous avons aussi adopté la ivision en trois degrés d’après les principes éjà exposés.Nous avons choisi et classé les aorceaux dans le même ordre général d’idees ue la prose, afin d’éviter des disparates hoquauts par la diversité des sujets.On appelle la poésie le langage des dieux, ,ar opposition à la prose qui est le langage ulgaire des hommes.Mais les hommes ont en quelque sorte des dieux : sortis de )ieu, ils retournent à Dieu.La prose doit narcher de pair avec la poésie ; le réel a besoin le Vidéal comme le corps a besoin de l ame. 224 L’ENSEIGfNEMENT PRIMAIRE Voltaire a dit : u L’oreille est le chemin du cœur.” Ce mot si vrai du grand écrivain justifie l’importance qu’il faut attacher, dans l’enseignement, à une bonne et pure diction, qui ne s’acquiert que par la lecture et la récitation.” Comme on le voit, cet avant propos dénote chez l’auteur une connaissance profonde de la langue française et des moyens de la communiquer aux autres.C’est avec bonheur que nous constatons que la méthode préconisée par M.Géhant est celle que nous suivons ici à l’école modèle Laval.Tout le monde pourra s’en convaincre en lisant le rapport que nons avons préparé en vue de l’exposition coloniale de Londres, et que nous avons reproduit in extenso dans ce journal.Somme toute, l’ouvrage de M.Géhant reflète tous les principes de la vraie pédagogie et possède de plus l’avantage d’être fait à un point de vue éminemment chrétien ; de sorte que nous n’hésitons pas un seul instant à le recommander chaleureusement aux autorités compétentes, et ce serait avec le plus vif plaisir que nous le verrions adopté comme livre de lecture dans toutes nos écoles.-O-0-0- MÉTHODE DE DESSIN » Nous accusons réception de la Méthode nationale de dessin de M.E.M.Templé, professeur de dessin à l’Académie Commerciale du Plateau, Montréal.Que l’auteur veuille bien agréer nos remerciements pour l’envoi.Notre peu de compétence dans la matière nous dispense d’en faire l’appréciation, nous nous contenterons de laisser la parole à des voix plus autorisées que la nôtre.LETTRES D’APPROBATION ET MÉMOIRE Département du surintendant local.Montréal, 22 avril 1886.Rapport fait par M.U.E.Archambault sur la méthode nationale de dessin de M.E.M.Templé.Après avoir pris connaissance de la méthode nationale de dessin par Monsieur E.M.Templé, je la trouve exellente, bien graduée et procédant des notions les plus simples à la connais-ance plus parfaite du dessin.Cette méthode a l’avantage d’embrasser tous les genres, et l’avantage plus grand encore pour nous, d’apprendre aux enfants à aimer le Canada et sa magnifique nature, par les motifs pris dans le pays Si le problème que l’on cherche à résoudre depuis longtemps en Amérique, à savoir : de faire enseigner le dessin par ceux qui n’y sont pas habiles, est possible, la méthode nationale de M.E.M.Templé sera certainement le moyen le plus sûr d’arriver à ce résultat, qu’ou regarde toujours comme problématique.Quoi qu’il en soit, je n’hésiste pas à dire que je ne connais pas de méthode plus simple et en même temps plus complète pour cette étude ; l’instituteur de bonne volonté pourra trouver, en l’étudiant sérieusement, le moyen de diriger ses élèves dans l’exercice du dessin, et do leur faire acquérir les éléments de cet art utile.TJ.E.Archambault, Surintendant Local.Ecole normale Laval de Québec.Québec, 22 Mai 1886.Lettre d’approbation de M.l’Abbé Bégin principal de l’école normale Laval de Québec.Monsieur E.M.Templé, Professeur à l'Academie Commerciale du Plateau, Montréal.Monsieur.Le jugement que Monsieur le Principal de l’Académie commerciale catholique du Plateau a porté sur votre Méthode nationale de dessin est tout à fait exact et bien fondé.Cette méthode, si simple et si ratio uelle, est très propre à faliciter l’étude et l’enseignement de cette importante matière.Je forme des vœux sincères pour que votre patriotique projet rencontre partout l’approbation et l’encouragement qu’il mérite à si juste titre.^ Veuillez agréer, Monsieur le professeur, l’hommage de mon respectueux dévouement, L.N.Bégin, Principal E.N.L. L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE 225 Yoici de plus la decision prise par le Comité catholique du Conseil de l’instruction publique, à sa séance du 22 septembre dernier, au sujet de la méthode nationale de dessin.“ Dans son rapport du 25 mai 1883, le sous-comité n’a pas voulu recommander la méthode nationale de dessin par M.E.M.Templé, parce que : 1° Cet ouvrage est du ressort du conseil des Arts et Manufactures.2° On avait annoncé qu’il s’y trouvait certains modèles peu convenables.Le sous-comité reconnaît aujourd’hui que les susdits modèles ne se trouvent pas dans l’édition qui lui a été soumise.Il suggère qu’il soit résolu que rien ne s’oppose à ce que cette édition nouvelle de la méthode nationale de M.Templé soit introduite dans les écoles, quand elle aura été approuvée par le conseil des Arts et Manufactures.Signé f E.A.Card.Taschereau, Arch, de Québec, président.” En présence de témoignages aussi flatteurs et aussi respectables, nous n’hésitons pas à croire que le travail de M.Templé ne produise beaucoup de bien, en facilitant l’étude d’une branche si importante que l’est le dessin ; aussi souhaitons-nous à l’auteur tout le succès désirable.-o-O-o- PARTIE PRATIQUE Exercices préparatoires a l’enseignement DE LA LANGUE MATERNELLE I Le maître fera classer par les élèves les noms suivants : Le soleil, la lune, les étoiles, les montagnes, les champs, les prairies, le père, la mère, le frère, la soeur, l’oncle, la tante, le parrain, la marraine, le soldat, le crucifix, la carte, la table, le cheval, le mouton, la vache, le chien, le chat, le lièvre.L’on peut faire classer ces noms de la manière suivante : Personnes Le père, la mère, le frère, la sœur, l’oncle, la tante, la parrain, etc.Animaux Choses Le cheval, la Le soleil, la lu- vache, le mouton, le chien, le chat, le lièvre, DICTÉE ne, les étoiles, les montagnes, les champs, les jprairies, etc.C’était un matin de novembre, il faisait froid.Le petit Joseph, chaudement habillé, était commodément assis près de son pire dans une bonne voiture, vigoureusement traînée par un joli cheval noir.Tout à coup, Joseph aperçut sur la grande route un pauvre petit mendiant qui était nu-pied et tout tremblant de froid.A la prière de Joseph, le petit pauvre prit place dans la voiture et se rendit jusqu’au village.Moral : Autant que possible, venons en aide aux malheureux.Faire relever tous les nom3 de personnes contenus dans cette dictée DEVOIR D’INVENTION Quelle est la racine des mots suivants : Justice, Machinal, Charrue, Longueur, Glacier, Mensonge juste.machine.char.long.glace.mentir.Dentiste, dent.Barbier, barbe.Bourgade, bourg.Toiture, toit.Chevelure, cheveux.Chasseur, chasse, Familles de mots Le maître doit apprendre aux élèves qu’au moyen de syllabes placées avant ou après certains mots, qu’on appelle préfixe ou suffixe, suivant le cas, on forme plusieurs autres mots, appelés familles de mots : Terrible : terreur, terrifier, terriblement.Fleur : fleurir, fleuri, ie, fleurette, fleuron, fleuriste.Etourdi : étourderie, étourdir, étourdiment.Paix : paisible, paisiblement, pacifie)-.Admirable : admiration, admirer, admirable- ment.C.J.M. 226 L’ENSEIGNEMENT PKIMAIRE II DICTÉE Le papillon “ Papillon, papillon du soir, joli petit papillon aux ailes veloutées, plus léger qu’un pétale de rose plus léger que la plume emportée par le vent, petite âme capricieuse et vagabonde, voltige à la brune, bois aux gouttes de rosée sur les feuilles de rose du jardin, rase l’eau des étangs, frôle de l’aile le bord des toits, pose-toi sur les fleurs, pose-toi sur les murs blancs que la lune éclaire ; va, viens, libre comme l’oiseau ; erre, danse, tournoie, mais défie-toi do la chouette aux yeux brillants, de ces flammes traitresses qui nous éclairent le soir.” Un soir, la fenêtre était ouverte, la chandelle allumée, posée sur la table : le papillon du dehors l’aperçut, il entra dans la chambre.“ Prends garde, petit téméraire qui joue avec le danger, qui aime tout ce qui brûle, !'qui vole à tout ce qui brille.—Prends garde aussi, enfant qui ressemble au papillon.”—Il voltige, passe et repasse autour de la chandelle, s’éloigne effaré ébloui, attiré par la flamme, il brûle le bout de son aile.Un tour, deux tours encore, et il se précipite au milieu.On aperçoit un petit éclat subit, un frémissement, un peu de fumée.C’est fini : “ Hélas ! hélas ! Pauvre petit papillon ! ” EXERCICES Expliquer les mots soulignési.^Relever les adjectifs auxquels on peut trouver un synonyme ;—préciser le sens de celui-ci.= Analyse orale des verbes qui présentent quelques difficultés d’accord.=Quelles sont les diverses terminaisons de l’impératif aux quatre conjugaisons î les exceptions 1 Donner de nombreux exemples.^Chercher et expliquer quelques mots renfermant les préfixes circum, circon (tout autour) ; inter (entre) ; intra (en dedans).—L’Instruction primaire.III DICTÉE l’amour de dieu Il se rencontre des hommes 1 qui n’aiment point 2 Dieu et qui ne le craignent point : fuyez-les 3, car il sort d’eux une vapeur 4 de malédiction.Euyez l’impie, car son haleine tue ; mais ne le haïssez-pas 5, car qui sait si déjà Dieu n’a pas changé son cœur ?L’homme qui, même de bonne foi, dit : Je ne crois point, se trompe fouvent.Il y a bien avant G dans T âme, jusqu’au fond, une racine de foi qui ne sèche point.La parole qui nie Dieu brûle les lèvres sur lesquelles 7 elle passe, et la bouche qui s’ouvre pour blasphémer est un soupirail de l’enfer.L’impie est seul dans l’univers.Toutes les créatures louent Dieu, tout ce qui sent le bénit, tout ce qui pense l’adore : l’astre du jour et ceux de la nuit le chantent dans leur langue mystérieuse.Il a écrit au firmament son nom trois fois saint 8.Gloire à Dieu 9 dans les hauteurs de3 cieux ! Il l’a écrit aussi dans le cœur de l’homme, et l’homme bon l’y conserve avec amour ; mais d’autres tâchent de l’effacer.Paix sur la terre 10 aux hommes dont la volonté est bonne 1 Leur sommeil est doux, et leur mort est encore plus douce, car ils savent qu’ils retournent vers leur père.Comme le pauvre laboureur au déclin 11 du jour quitte les champ3, regagne sa chaumière, et assis devant la porte, oublie ses fatigues en regardant 12 le ciel ; ainsi, quand le soir se fait 13, l’homme d’espérance 14 regagne avec joie 14 la maison paternelle, et, assis sur le seuil, oublie le3 travaux de l’exil dans la vision de l’éternité 15.Question 1° lise rencontre des hommes.Quel est le sens de ce verbe impersonnel ?Comment peut-on tourner cette proposition, soit pour en faire le mot homme sujet, avec un attribut passif, soit L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 221 pour faire du nom homme le complément direct d’un verbe actif ayant pour sujet on ?— 2e Ne.point.Quelle diiïérence y a-t-il entre la négation ne point et ne pas ?—Fuyez-les.Pourquoi le pronom complément est-il rejeté après le verbe 1—4° Une vapeur.Qu’est le nom vapeur par rapport au verbe?Pourquoi n’y a-t il pas nécessité de dire : il en sort, au lieu de il sort d'eux ?—5° Ne le haïssez pas.Pourquoi le pronom complément n’est-il pas rejeté après le verbe à l’impératif ?Quand le verbe haïr ne prend-il pas le tréma ?—6° Bien avant.Qu’est ici le mot avant ?—7° Sur lesquelles.Pourquoi lesquelles et non qui 1—8° Trois fois.Qu’est-ce cette locution ?—9° Gloire à Dieu.Comment ces mots forment-ils une proposition[elliptique?—10° Paix sur la terre.Même question.—11° Au déclin.De quel verbe dépend ce complément ?Pourquoi déclin s’écrit-il ainsi '{—12° En regardant.Quel est le double rapport de ce participe présent, comme modificatif et comme complément ?— 13° Se fait.Que signifie ce verbe pronominal ?— 14° D'espérance.avec joie.Pourquoi la suppression de l’article ?Quel est l’homonyme de joie ?—15° Combien y a-t-il de propositions dans la dernière phrase 1 Quelles sont-elles î Quelle est la nature et la construction de chacune d’elles ?RÉPONSES 1.Il se rencontre des hommes.Le verbe impersonnel il se remontre est en même temps pronominal passif.On peut tourner cette phrase en disant : des hommes sont rencontrés ou on rencontre des hommes.2 Ne.point.Celte négative est plus forte que ne pas ; elle s’emploie pour une négation absolue, et ne pas peut se dire d’une négation seulement relative et susceptible de restriction.Dans l’usage ordinaire on les emploie souvent l’une pour l’autre.3 Fuyez-les.Le pronom personnel complément est rejeté après le verbe, parce que le verbe est à l’impératif et non accompagné d’une négation.4.Il sort d’eux une vapeur.Le nom vapeur est sujet réel du verbe impersonnel.—On peut dire également il sort d'eux, et il en sort, parce que l’on parle de personnes.5.Ne le baissez pas.Le pronom personnel complément n’est pas rejeté après l’impératif, parce que le verbe est accompagné de la négation.—Le verbe hair ne prend pas de tréma au singulier du présent de l’indicatif et au singulier de l’impératif.6.Bien avant.Le mot avant est ici adverbe.7.Sur lesquelles.On ne pourrait employer qui à la place de lesquelles, parce que ce pronom est après une préposition et en rapport avec des choses.8.Trois fois est une locution adverbiale, modifiant l’adjectif saint.9.Gloire à Dieu.Ces mots forment une proposition elliptique ; c’est pour, que gloire soit reudue à Dieu.10.Paix sur la terre.Cette proposition est comme la précédente, et signifie, que la paix soit donnée sur la terre, etc.11.Au déclin est complément du verbe quitter devant lequel il est placé par inversion.—On voit que déclin s’écrit ainsi,, par son dériver décliner.12.En regardant.Ce participe est en même temps modificatif de l'aboureur, dont il exprime l’action, et, par la préposition en, il est complément circonstanciel.13.Se fait.Ce verbe n’a de pronominal que la forme ; il n’exprime point l’action faite par le sujet sur un complément ; sa signification est celle du verbe arriver.14.D’espérance,.avec joie.L’article est supprimé devant espérance, parce que ce nom est complément de l’adjectif plein sous-entendu , il est supprimé aussi devant joie, parce que ce nom, après la préposition avec, marque la manière.—Le nom féminin joie a pour homonyme jouet, nom masc., objet avec lequel jouent les enfants.15.La dernière phrase renferme six propositions.Les deux dernières, formant ensemble le premier terme de la comparaison, doivent être placées au commencement de la phrase, avec la subordonnée qui les accompagne ; les trois qui suivent la conjonction comme, représentent le second terme de la comparaison.La première proposition, l homme d esperance regagne avec joie la maison paternelle, est principale absolue, entière et directe. 228 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE La seconde proposition, quand le soir se fait ou arrive, est subordonnée déterminative de la première ; elle est de plus entière et directe ; il ne doit être tenu aucun compte du complément se; placé devant le verbe, attendu que ce pronom, ainsi qu’on l’a déjà dit, ne représente point l’objet réel de l’action.La troisième proposition, et assis sur le seuil, oublie les travaux de l'exil dans les visions de l’éternité, est principale comme la première, à laquelle elle est jointe par et ; elle a poitr sujet il sous-entendu devant oublie ; elle est donc relative et elliptique ; les mots qui dépendent du sujet étant placés devant, cette proposition est inverse.Les trois autres propositions, qui forment le second terme de la comparaison, sont, par cela même, subordonnées aux deux principales et en même temps déterminatives, puisqu’elles sont indispensables pour compléter la comparaison.La première de ces trois propositions es*' pleine et inverse ; la seconde est elliptique et directe ; la troisième est elliptique et inverse.-o—o—o- L’EDUCATION DES PRINCES CHINOIS Un journal chinois donne une description intéressante du système d’éducation adopté à l’égard des princes Mancho, de sang royal.Après son lever à trois heures du matin, on donne à apprendre au pupile impérial une leçon de littérature chinoise.S’il ne l’apprend pas.le précepteur ordonne à un eunuque d’apporter une férule.Le prince lui-même n’est pas battu, mais un de ses huit compagnons d’étude,quil’accompagnent toujours reçoit la correction à sa place—une espèce de châtiment par délégation.S’il est très méchant, on le conduit chez l’empereur qui lui fait pincer les joues par un eunuque, Toute la journée du prince est employée à des exercices intellectuels et physiques.A des intervalles déterminées, il prend ses repas que l’on a soin de peser d’avance afin de ne pas fatiguer son estomac.A l’âge de quinze ans, le futur empereur doit se marier, et un an avant son mariage, on lui choisit une épouse ; la cérémonie se fait avec la plus grande solennité.-o-O-o- POÉSIE.‘ Derniers vers de André Chenier dans sa prison, au moment d’aller à l’échafaud.(1) Comme un dernier rayon, comme un dernier f zéphire Anime la fin d’un beau jour, Au pied de l’échafaud j’essaye encore ma lyre.Peut-être est-ce bientôt mon tour ; Peut-être ayant que l’heure en cercle promenée Ait pesé sur l'émail brillant, Dans les soixante pas où la route est bornée, Son pied sonore et vigilant, Le sommeil du tombeau pressera ma paupière.Avant que de ses deux moitiés Ce vers que je commence ait atteint la dernière Peut-être, en ces murs efïayés, Le messager de mort, noir scrutateur des ombres, Escorté d’infâmes soldats, Remplira de mon nom ces longs corridors sombres.0) “ Il n’y a pas de vers inspirés si près de la mort.La voix du poète dans cette horrible attente, resta .ferme et sonore II était huit heures du matin, on appela André Chenier, et la pièce n’a pas été achevée.” Villemain.L’USAGE DES ÉCOLES PRIMAIRES, MODÈLES ET ACADÉMIQUES, DES COLLÈGES, COUVENTS, ETC., ETC.J".IB.OLOITTIEE,, Professeur à l'école normale Laval et Rédacteur de il L'Enseignement primaire ”.Ce livre est indispensable à tous les instituteurs et institutrices qui ont à cœur de se conformer au désir du Conseil de l’Instruction publique au sujet des leçons de choses.En vente chez tous les libraires de Québec et chez MM.Cadieux et Derome, J.B.Rolland, Beauchemin et Valois, à Montréal.
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