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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
lundi 15 décembre 1884
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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Références

L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1884-12, Collections de BAnQ.

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4me Année 15 DÉCEMBRE 1884 Numéro 20 • u: v.v : : JO U Ri \L D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE le ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTEES «3.-ES.ïlJTjïjER, Meclacteiii*-propriétaire Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Toute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction devra être adressée à J.-B.Cloutikr, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.SOMMAIRE.— Nécrologie—Décès de M.l’abbé P.Lagacé, principal de l’écolenormale Laval.—Funérailles de M.l’abbé T.Lagacé.—Résolutions de condoléances par les professeurs.— Actes officiels: Nominations de commissaires et syndics d’écoles.—Pédagogie : Principales règles à suivre pour instruire les élèves, (suite et fin.)—Les écoles de ménage en Allemagne.—Partie pratique : I, Devoir d’invention.— II, Dictée.— Les aliments.—III, Dictée.— Les heureux effets de la gymnastique morale de Franklin.—Lettres du jour de l’an.—Leçon de choses.—Le lait et ses produits.—Tenue des livres.AVIH IKPOKTASfT Tous les comptes cVabonnement ont été adressés d nos souscripteurs.Nous les prions de bien vouloir régler immédiatement.Toute lettre contenant de l'argent devra être enregistrée sans quoi, nous n'en serons pas responsables.L.J.Demers & Erère.Administrateurs, 30, rue La Fabrique, Québec.NECROLOGIE Nous avons aujourd’hui, chers lecteurs, une bien pénible tâche à remplir, celle d’annoncer la mort du digne et vénéré principal de l’école normale Laval, arrivée le six du courant.Il a succombé à une affection du cœur après quatorze jours de maladie.Qui aurait pensé au retour des vacances, en le voyant si frais et si dispos, qu’iL serait si tôt enlevé à l’affection de ses nombreux amis, de ses professeurs et de ses élèves ! Cette perte inattendue cause ua vide difficile à combler, car M.Lagacé était un homme d’élite, doué, des plus belles qualités du cœur et de l’esprit.Sa politesse exquise et surtout sa grande délicatesse le faisaient hautement apprécier de tous ceux qui avaient des rapports avec lui.Jamais homme ne fut plus pacifique.Pendant les quatorze années qu’il a passées à la tête de l’institution qu’il a dirigée avec tant de zèle et de succès, la paix la plus profonde y a toujours régné.Tous l’aimaient et le chérissaient comme un père.Et ce n’était certes pas sans raison, car il n’a jamais fait sentir à personne le poids de son autorité j au contraire, il semblait pour ainsi dire s’étudier, lorsqu’il commandait, à faire oublier qu’il était le supérieur et qu’il fallait lui obéir.Nous ne lui avons jamais connu qu’un ennemi, la routine, mais à celle-là, il avait déclaré une guerre acharnée.Dès son entrée à l’école normale, avec cet esprit d’ob3ervation qui le distinguait, il s aperçut bien- Itôt, en voyant à l’œuvre les hommes du métier, que malgré ses huit années de professprat et ses fortes études, il n’était encore que novice dans l’enseignement ; il se mit donc résolument à l’étude de la pédagogie, et ne négligea rien pou se procurer les ouvrages les plus pratiques et le plus modernes.En peu de temps il devint maître en es '230 RENSEIGNEMENT PRIMAIRE matière, ce que prouvent ses rapports de chaque année.Cependant il restait un point dont il n’était pas satisfait, c’était la lecture à haute voix.Le ton chantard et monotone de tous les élèves sans distinction, leur prononciation défectueuse et souvent barbare choquaient constamment ses oreilles délicates et son goût artistique.Il aurait bien voulu opérer une réforme sur ce point comme sur bien d’autres, mais il se sentait impuissant à le faire.“ On ne peut, disait-il, apprendre la musique sans connaître la valeur exacte de chaque note, de même, on ne peut enseigner à bien lire sans savoir la valeur des sons et pour cela il faut un maître.” Yoilà la raison qui le détermina, en 1873, à traverser l’Océan pour aller à Paris étudier ce qu’il ne pouvait apprendre ici dans les livres.A ¦son retour, il introduisit la méthode phonique dans les classes de l’école annexe, et lui-même ’occupa de réformer les défauts de prononciation des élèves maîtres et des élèves-maîtresses.Dès premier examen, le public remarqua un progrès sensible, et au second, la transformation était complète ; il n’y avait rien cl’affecté ni d’exagéré ; l’expression était vraie et naturelle.Cependant sa nouvelle méthode rencontra de chauds contradicteurs ; plusieurs la critiquèrent, d’autres se contentèrent de s’en moquer, mais rien ne l’arrêta.“ Je suis dans le vrai, disait-il, et je finirai par avoir raison.” En effet, à la vue des progrès remarquables qu’il opérait à l’école normale, plusieurs chefs d’institution l’invitèrent à donner chez eux des leçons, ce qu’il fit avec plaisir et succès.Le Séminaire de Québec même l’a nommé au commencement de cette année, son professeur de lecture, mais il n’y avait encore donné que deux pu trois leçons, quand la maladie l’a empêché de continuer.M.Lagacé a certainement fait imprimésaremar que dans l’enseignement, et sa dernière œuvre de prédilection, la lecture à haute voix, a fait, grâce à son courage et à son énergie, des progrès incontestables.Espérons que cette marche progressive se continuera après lui, car son livre, qui malheureusement n’est pas encore assez connu, reste pour guider les hommes d’étude et de bonne volonté.Mort cl© ï^agacê -OOO- Nous empruntons à l’Evénement la notice biographique suivante : 6i Quoique ce malheur fut pué vu depuis plusieurs jours, nos lecteurs apprendront avec une non moins grande douleur la mort du Eévd M.P.Lagacé, principal de l’école normale Laval.Le défunt est mort à une heure ce matin, d’une dégénérescence graisseuse du cœur.Le Eévd.M, Pierre Minier dit Lagacé fils de Pierre Meunier dit Lagacé, et de Josephte Lévêque, était né le 17 octobre 1830,à Ste-Anne delaPocatière.Après de brillantes études il fut ordonné prêtre à Québec, le 23 juillet 1854.Professeur au collégede Ste-Anne jusqu’en 1872 il en est nommé Supérieure en 1863.“ En 1865, Mgr.l’archevêque de Québec lui donna la cure de Sainte Claire, comté de Dorchester, et l’année suivante il fut attaché à la cure de Notre-Dame de Québec en qualité de vicaire, poste qu’il a occupé jusqu’en 1871, époque à laquelle il fut appelé à remplacer feu l’abbé Chandonnet comme principal de l’école normale Laval.“ Le Eévd M.Lagacé, modeste surtout et avant tout, n’en était pas moins une des figures les plus remarquable du clergé canadien.D’une nature sympatique, sérieuse et quelque peu mélancolique, le principal de l’école normale Laval comptait un grand nombre d’admirateurs et d’amis, pas un seul ennemi.“ Artiste musicien et poète à ses heures M.Lagacé a abordé aussi avec succès la chaire sacrée.Nous nous rappelons qu’en 1870, croyons-noue, le discours qu’il prononça à Notre-Dame de Lévis, lors de l’inauguration d’un orgue, fut considéré comme un véritable morceau délo- * quence.“ Son administration comme principal de l’école normale—il en a reçu très souvent le témoignage de ses supérieurs, — a produit de merveilleux résultats.“Le regretté défunt est l’auteur de plusieurs ouvrages didactiques et ‘‘Des chants d’égHse harmonisés publiés en 1859.” L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 231 Funérailles de H.lagacé “ La foule n’a cessé, hier et dimanche, d’aller •fl • 1 per auprès de la tombe du regretté feu le Rév.[.Lagacé La chapelle ardente avait- été pré- I larée au salon du deuxième étage qui était tendu | ;lle blanc avec des draperies noires aux quatre I Jingles.Sur le mur faisant face à l’entrée, nous iWons remarqué une magnifique bannière en or %|sur velours noir.[ | He 1 Le défunt reposait dans sa bière revêtu de ses habits sacerdotaux violets.Bien avant dix heures, ce matin, la foule stationnait aux abords du vieux château St-Louis, afin de prendre rang dans le cortège funèbre, Quelques minutes avant l’heure fixée, l’on se mettait en marche.Sur tout le parcouis, jusqu’à la Basilique, les magasins étaient fermés.M.Flavien Lagacé, de Ste-Anne de la Poca-tière, frère du défunt, conduisait le deuil.Six élèves externes de l’école normale portaient de magnifiques couronnes blanches, témoignage d’estime, de respect et d’affection de l’honorable M.P.J.O.Chauveau, de l’hon.G.Ouimet, des professeurs de l’école normale,des élèves maîtres et des élèves-maîtresses, de Mlle.Machin et autres.Dans la foule qui suivait le corbillard, nous avons pris à la hâte les noms suivants : Les Révds.MM.Rouleau, Bélanger, Dupuis, Godin, les lions.P.J.O.Chauveau, Dr.Ross, P.Pelletier, J.T.Taschereau, juge de la Cour Suprême, J.B.Caron, juge Routhier, Ouimet, C.E.DeBlois, Son Honneur le Maire, P.Gar-neau, Baillargeon, MM.P.C.Casgrain, Tarte, C.Langelier, T.Ledroit, Ls.Fiset, Col.Duches-nay, C.Dunbar.Les professeurss et les élèves de l’école normale venaient en tête du cortège et les enfants de l’école modèle annexe fermaient la marche.C’est le Révd.M.Àuclair, curé de la Basilique qui a fait la levée du corps.A la levée du corps, les Révds.MM.Terreau, principal de l’école normale Jacques-Cartier, Gauvreau, curé de Lévis, Dion et Blais, ont pris place près du cercueil en qualité de porteurs des coins du poêle.M.le Grand Vicaire Légaré, ayant MM.Rouleau et Jolicœur comme diacre et sous-diacre, a chanté le service.A l’orgue, tenu alternativement par MM.Ern.et G.Gagnon, le chœur du Petit Séminaire a chanté la messe des morts.A l’épitre, M.Des-chambault a bien tendu un motet.Le Septuor Haydn, à l'Offertoire, a joué avec ce talent artistique qu’on lui connaît, un adagio d’Haydn, et à l’Elévation (Mtr hymne, de Thau-bert, avec sourdine d’un effet séraphique : Le chant de l’ange sur le tombeau du juste.L’absoute a été faite par M.l’abbé Vhrreau, et à la chapelle du séminaire, où reposent main tenant les restes mortels de feu M.l’abbs Lagacé la cérémonie religieuse a été présidée par Mgr Paquet, qui a prononcé l’éloge funèbre lu défunt.’ Comme l’heure était déjà avancée, Mgr Pâque1 n’a pu que tracer à grand trails les principaux événements de la carrière du regretté défunt.Sa vie de collège,ses succès, ses vertu -, l’esiime générale dont il a été l’objet ; et plus tard se3 qualités de prêtie, de professeur, d’administrateur qui l’ont élevé aux postes importants de supérieur du collège de Ste-Ann3, de curé de Ste-Claire.Il parle ensuite de son vicariat à Notre-Dame de Québec jusqu’à son entrée, en 1871, à l’école normale.Ici l’orateur nous le montre comme le représentant de l’Eglise dans cette institution.L’école normale, destinée à former des éducateurs de la jeunesse, doit être en parfaite harmonie avec l'Eglise et c’est pour ce’a que les autorités civiles sont venues au devant do l’épiscopat qui demandait des écoles normales.Vous êtes trop pauvres ont-elles dit, pour subvenir à toutes vos œuvres.Eh bien [nous, nous avons des ressources, acceptez notre concours pourfairele bien.Fondons des écoles normales, nous en payerons les dépenses, et l’Eglise les dirigera par l’entremise du principal.M.Lagacé était bien l’homme qualifié à remplir cette sainte et importante mission.Aussi l’a-t-il remplie avec succès à la satisfaction de tout le monde.Après avoir parlé des vertus sacerdotales et civiques du défunt, de sa charité et surtout de son dévouement à la cause de l’éducation de la jeunesse, Mgr.Paquet lui adresse la parole et lui offre, au nom du Séminaire, l’hospitalité du tombeau dans cette chapelle même où reposent les cendres des Laval, des Parent, des Holmes, des Casiult et de tant d’autres hommes illustres. 232 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Résolutions de condoléances O Le huit du courant, il y a eu réunion des professeurs de l’école normale Laval dans l’une des salles de cette institution, sous la présidence de M.l’abbé Bouleau, assistant principal, et les résolutions suivantes ont été adoptées unanimement.Proposé par MM.Toussaint et Laçasse, appuyé par MM.Cloutier et Létourneau : Que la mort prématurée de M.l’abbé P.Lagacé, principal de cette institution depuis quatorze ans, est une peite bien sensible pour les professeurs de l’école normale Laval, qui tous l’aimaient et le chérissaient comme un père : que sous sa direction habile et éclairée l’école normale a toujours marché d’un p?s ferme dans la voie du progrès.Les professeurs se font un devoir de déclarer hautement que, grâce à ses heureuses dispositions de caractère et à sa prudence consommée, ils n’ont eu qu’à se louer de leurs rapports journaliers avec lui ; que vu ses corn aissances profondes en pédagogie et son zèle à promouvoir les intérêts de l’éducation, sa disparition cause un vide bien difficile à combler.Adopté.Proposé par MM.McSu eeny et G.Gagnon, appuyé par M.Lefèvre et D.Frève:Que les professeurs et les élèves des l’école normale Laval, comme signe de l’affection qu’ils portaient à leur regretté principal et de la douleur qu’ils éprouvent de sa perte, porteront le deuil pendant un mois.Adopté.Proposé par M.Toussaint, appuyé par M.N.Laçasse : que les professeurs présentent leurs plus sincères condoléances à la famille du défunt et que copie de ces résolutions lui soit transmises, ainsi qu’à tous les journaux français de cette ville.Adopté.Actes Officiels Département de l’Instruction publique missaire* d’écoles pour la nouvelle municipal .scolaire de Saint-Méthode, dans le comté de ( -coutimi.] Cr Départbment db l’Instruction publique L.^-.11 a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GO| b VERNEUR par un Ordre en Conseil, en date 20 novembre courant (1884), de faire les nomin tions suivantes Le Révd.David Lindsay, de Waterloo, en reiv^ placement du Très Révd.Wm, B.Bond, évêqL^s anglican de Montréal, qui a donné sa démission, | M.George Lyman Hasten, de Coaticook, en rer placement de Thon.George Irvine, qui a ausl donné sa démission comme membre du “ Couse de l’Instruction Publique”, pour la section prq, testante.ÎUt Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOl VERNEUR, par un ordre en conseil, en date di| 2 décembre courant (1884), de faire les nomine tions suivantes, savoir : Commissaires d'écoles.Comté de Bonaveuture, Dort Daniel Est.—Rév.M.Augustin Gagnon, en remplacement du Rév.M.Narcisse Lévesque, qui a laissé la municipalité.Comté de Saguenay, Sault au Cauchon.—MM.Joseph Roussel et Thomas Savard, vu qu’il n’y a pas eu d’élection dans le temps voulu par la loi.Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil, en date du 5 de novembre courant (1884), d’amender l’ordre en conseil No.326, du 6 septembre 1882, en détachant les terrains des nommés Jean Vaîlières, Octave Couture, Jacques Laflammc et Evangéliste Pouliot, de la municipalité scolaire de Cranbourne, et les annexer à la municipalité de Fraœpton Ouest, dans le comté^de Dorchester, pour les fins scolaires.Beum He tel Département de l’Instruction publique Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un Ordre en Conseil, en date du 20 de novembre courant (1884), de nommer MM.Olivier Perreault, Joseph Dion, Alcide Hébert, Franklin Baril et André Villeneuve, corn- Il a plu à Son Honneur le LIEUTENANT-GOUVERNEUR, par un ordre en conseil en date du 20 novembre courant (1884), d’ériger en municipalité scolaire sous le nom de am^-w».i^.^TO:a««rnBiwn.La lait s’altère promptement sons l’action'de la chaleur; il faut donc, pour la conserver, avoir soin de le placer dans un endroit frais, exposé au r.Hord, tenu très proprement et à l’abri de toute vapeur malsaine, dans une température de 10 à 12 degrés au plus.Si l’on veut faire fermenter le lait promptement, on y môle ce que l’on nomme présure, ou mieux caillette.d’après le nom donné à la partie de l’estomac des jeunes veaux, cl’où l’on tire cette substance.La partie grasse du lait, appelée crème, monte à la surface au bout d’un jour ou deux, et on l’enlève au moyen d’un petit instrument, ou écrémoire.Puis, pour en obtenir le beurre qu’ elle contient et le séparer du sérum et de la caséine qui peuvent encore s’y trouver, on la soumet à un battage énergique.On se sert pour cela, soit de l’ancienne baratte, sorte de cuve conique beaucoup plus haute que large, et où la crème est frappée par un pilon en bois ; soit d’un appareil nouveau qui fonctionne au moyen d’une roue où sa trouve attachée extérieurement une manivelle.Le beurre ainsi obtenu est pétri dans l’eau fraîche pour en extraire le reste du liquide qu’il contient et que l’on nomme lait de beurre.La qualité du beurre dépend de la qualité de la crème et du lait ; la qualité de celui-ci dépend en grande partie des pâturages qui servent à nourrir les animaux.Plus la crème est douce et fraîche au moment du battage, plus le beurre est de bonne qualité.Les meilleurs beurres de France sont ceux de Gournay et d’Isigny en Normandie, celui de Bretagne, que l’on vend ordinairement demi-sel, c’est-à-dire salé a raison de 30 grammes par kilogramme; enfin le beurre de Flandres.Parlons maintenant des fromages, qui tiennent une si grande place dans l’alimentation.La préparation du fromage varie avec les localités où on le fabrique, et il y en a à peu près autant d’espèces que de lieux différents.Mais le fond est toujours le même, la crème ou la caséine, ou l'es deux ensemble.Si l’on prend du lait écrémé et qu’on place le caillé dans un moule percé de trous, il s’égoutte, s’affaisse, et, séparé du sérum, il donne un fro- STTOlVag nTEVT.nacg—ww r-r r y.||B | mage mou, dit fromage blanc, ou fromage maigre.bi au contraire on emploie le lait non écrémé, on obtient un fromage gras, dit fromage à la crème.matin, si l’on ajoute au lait pur du matin la crème du lait de la veille, on obtient une troisième sorte do fromage frais, la meilleure de toute, c’est le fromage mou proprement dit celui par exemple que fournit le pays de Bray dans la Somme.Mais ce n’est pas tout.Il n’y a pas que des fromages mous, il y a encore les fromages salés et au premier rang se place le fromage de Brie qu’on fabrique dans Seine-et-Marne et aussi dans Seine-et-Oise.La fabrication en est plus compliquée que celle des premiers, car elle comporte une série, d’opérations pour produire ce qu’on nomme, l’affinage.Pour affiner le fromage, on prépare dans un tonneau ouvert par le haut, un lit de mince paille ou de balle d’avoine de dix centimètres d’épaisseur, sur lequel on place un premier fromage qu’on recouvre d’un nouveau lit de paille, et ainsi alternativement jusqu’à ce que le tonneau soit plein.Le fromage de Brie contient à peu près 20 pour cent de beurre et 40 pour cent de caséino et autres substances azotées ; c’est-à-dire qui renferment de l’azote, élément principal de productivité, base de toute espèce d’aliments pour l’homme, les animaux, les plantes, la terre elle-même.Les quarante autres parties se composent d’eau et de matières minérales.Le commerce vend encore des fromages fermes, les uns fabriqués à froid, les àuitr$s à chaud.Tel est, parmi les premier^ éh pour nous en tenir à la France uniquement, le fromage dit de Ma-rolles, canton de Landrecies (Nord).Parmi les seconds il faut citer les fromages de Neufchatel-en-Braj (Seine-Inférieure), les plus riches en principes nutritifs, le Livarot (Calvados), le célèbre ftbmage du mont Dore (haute Auvergne), de Roquefort (Aveyron), de Sassenage (Isère).La plupart de ces fromages comportent l’emploi de plusieurs sortes de lait.Ainsi ceux de Roquefort se font avec un mélange de lait de chèvre et de lait de brebis. 240 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Admirez, mes enfants, la multiplicité de qualités diverses dues à un seul produit, le lait, dont l’industrie de l’homme sait tirer un si bon parti pour l’alimentation de toutes les classes d’individus.P.Questionnaire.Qu’est-ce que la crème, la caséine, l’albumine, le sérum?— Qu’enteud-ou par le mot présure ?— Comment [obtient-on le beurre ?— Quels sont les meilleurs beurres de Prance ?— Les meilleurs fromages ?— Les différentes fabrications ?IJ Education.Vendu à Robert Lemieux, comptant : 3 bris de fleur @ $7.00Ï.10 Payé pour livres de comptes, et autres dépenses.-ooc- TENUË DES LIVRES Conformément à la promesse que nous avons faite, nous reproduisons, ci-après la traduction de la série de transactions que nous avons publiée en anglais dans notre numéro du 15 novembre dernier.Nous en donnerons prochainement le Journal et le Grand Livre.13 Vendu à Joseph Gilbert, a, c : 150 minots de blé @ $1.20.14 Payé à Robert Lemieux, la balance due.15 Acheté de Peter Scott : 600 mts blé d’inde @ $0.40 $ 240.00 200 bris, de fleur @ $6.55 $1310.00 Chicoutimi, 1er mai 1884 Jai ouvert aujourd’hui une maison de commerce avec un capitale en argent de.Acheté de Peter Scott, comptant : 100 bris de fleur @ $650.Acheté de Robert Lemieux, a/c : 300 minots d’avoine $0.45.$3ooo;oo « 550 135 Vendu à Albert Guimont sur son UlUf à 90 i/vnT-c • billet à 20 jours : ; 15 bris fileur @.,.$7.10 $106.50 25 minots d’avoine @ $0.50 $ 12.50 \E; , 5 y 'h VA * >, ujjPa'v Acheté de Louis Martel, sur mon billet à 30 joifï’fc : 500 minots de blé @ $1.12.Payé à Robert Lemieux,a/c.00 00 tl 19 00 560 100 00 00 17 Vendu à Victor Plante au comptant : -00 bris, fleur @ $6.75.19 Reçu de Joseph Gilbert a/c.23 Reçu de Albert Guimont, le payement de son billet.,.26 Vendu à James Campbell a/c : 150 minots de maïs @ $0 45.27 Payé pour un mois de loyer du magasin.29 Payé pour salaire de commis.Inventaire, marchandises non [vendues le 31 mai 1884.RÉSULTAT FINANCIER Ressources.$4,068.25 Dettes passives.1,110.00 Capital.—Valeur présente.$2,958.25 Pertes.$113.00 Gains.71.25 Pertes nettes.$ 41.75 21 00 C ¦ I 33 00 180 00 35 00 1550 00 1350 00 100 00 119 00 67 50 30,00 ! i 50 00 1228 75
de

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