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Titre :
L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction
Éditeur :
  • Québec :[L'enseignement primaire],1881-1956
Contenu spécifique :
jeudi 15 février 1883
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • École primaire (Lévis, Québec)
  • Successeur :
  • Instruction publique
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L'enseignement primaire : journal d'éducation et d'instruction, 1883-02, Collections de BAnQ.

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3me Année 15 FEVRIER 1883 Numéro 4 JOURNAL D’EDUCATION ET D’INSTRUCTION PARAISSANT LE 1er ET LE 15 DE CHAQUE MOIS, LES VACANCES EXCEPTÉES | __________________________________________________________ J.-B.CLOUTÏEK, Rédacteur-propriétaire lent idc, it 1 Prix de l’abonnement : UN DOLLAR par an, invariablement payable d’avance Foute correspondance, réclamation, etc., concernant la rédaction devra être adressée à J.-B.Cloutier, professeur à l’école normale Laval ; celles concernant l’administration, à L.J.Demers & Frère, imprimeurs-éditeurs, no.30, rue de la Fabrique, Québec.Actes Officiels > se jSOMMAIRE — Avis.— Actes officiels : Erection de municipalités scolaires.— Nomination de syndic d’écoles.— Le système des pensions.— Remarques de la rédaction.— Pédagogie : Défauts que l’instituteur doit corriger chez les enfants au point de vue de l’éducation morale, par F.Liénard.— Partie pratique : I.Devoir à mettre au pluriel.—Caractère des peuples.—IL Ce que font les ouvriers.—III.par Dictée et explications.— L’enfant.— Etude jour I des contraires.— Arithmétique.— Problèmes.,|)te I —Divers: Poésie.—Vous feriez pleurer le bon Dieu.— Devoir d’élèves.— Compte-rendu sur la fabrication du beurre.— La science appliquée.— La légende d’une perle.— Le temps est le grand maître.—Un procès pour une apostrophe.— Composition : Un poltron.—Style : Des exercices d’imitation.—Causeries de l’institutrice : Les travaux utiles.AVIS Comme on peut le voir par le changement que nous avons fait à l’en-tête de ce numéro, l'administration de VEnseignement primaire passe des mains de M.Côté entre celles de Messieurs la L.J.Demers A Frère, éditeurs-propriétaires du Canadien.A l’avenir, toute remise d’argent, toute réclamation concernant l’envoi du journal, toute demande d’abonnement, etc., devra leur être adresséé.Quant à ceux qui ont déjà payé leur abonnement pour l’année courante, nous avons pris nos mesures pour que l’argent ne leur soit pas demandé deux fois.-ooc- Nous informons les abonnéade VEnseignement primaire que nous avons acheté les livres de M.¦ A.Côté, et que tous les arrérages devront nous I être payés.L J.Dsmers & Frèbe.30, rue La Fabrique.Département de l'Instruction publique Il a plu à Son Honneur le lieutenant gouverneur, par un ordre en conseil en date du 22 janvier 1883, ériger en municipalité scolaire la paroisse de Sainte-Anne de la Pointe-au-Père, dans le comté de Rimouski, avec les limites qui lui sont assignées dans la proclamation du 10 octobre 1882.Délimitation de municipalités scolaires.Il a plu à Son Honneur le lieutenant-gouverneur, par un ordre en conseil en date du 30 janvier dernier (1883), lo.D’annexer, pour les fins scolaires, les lots Nos un et deux, huitième rang, ainsi que les lots Nos un et deux du neuvième rang du canton de Tingwick, (appartenant à la paroisse de Saint-Paul de Chester), à la paroisse de Saint-Rémi de Tingwick, dans le comté d’Arthabaska ; 2o.D’ordonner que la propriété sur laquelle réside Pierre Bastien, soit détachée de la municipalité de Saint-Justin, dans le comté de Mas-kinongé, et annexée à la municipalité de Saint-Joseph, dans le même comté, pour les fins scolaires.Il a plu à Son Honneur le lieutenant-gouverneur par un ordre en conseil en date du 13 du courant, de nommer M.Nathaniel Johnston, syndic des écoles dissidentes de New-Richmond, (comté de Bonarenture), en remplacement de M.William McRae, dont le terme d’office est expiré.i 38 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE LE SYSTEME DES PENSIONS Il se fait beaucoup de bruit, depuis quelques jours, au sujèt du système des pensions que le gouvernement a établi récemment en faveur des instituteurs.On trouve extrêmement inique, de la part du gouvernement, de garder une portion du traitement des instituteurs, quelque minime qu’elle soit, pour, plus tard, la leur remettre sous forme de retraite.Véritablement, cette opposition ne.saurait s’expliquer ; et nous pourrions même dire que le système actuel est dans les meilleurs intérêts de l’éducation.Quel est l’obstacle le plus ordinaire à une bonne é iucation ?C’est le trop fréquent chan gement de personnel.On n’improvise pas plus les instituteurs que les peintres ou les avocats.Même quand on a beaucoup de théorie, quand on a bien saisi tous les principes de la profession, il faut tâcher de trouver les perfectionnements et les améliorations que peuvent fournir l’expérience et la pratique.C’est en faisant bien comprendre à tous les instituteurs qu’il est de leur intérêt de rester dans l’exercice de leur procession, et en leur assurant du pain pour leurs vieux jours, qu’on parviendra à les retenir dans ¦leur position et qu’on obtiendra tous les services que nous avons le droit de leur demander.Et après tout, qu’est ce que ce système peut donc avoir de si-anormal 1 On le tiouve partout, ¦à tous lus degrés du service civil.Au point de vue de leurs relations avec l’Etat, -les instituteurs sont' des employés civils ordi-Maires, comme les commis dans les départements et les bureaux publics ; l’Etat leur applique la loi commune ; il retient sur leur traitement annuel ce qu’il leur rendra plus tard à titre de pension.A Ottawa comme à Québec et à Ontario, le même système existe, et jamais personne n’y a trouvé matière à critique.On dit bien : payez les instituteurs plus cher, et ils feront eux-mêmes des économies sur leur traitement et n’auront rien à demander au gouvernement quand iis seront vieux.On pourrait dire la même chose de tous les autres employés ; mais si nous admettons ce principe, pourquoi faire des pensions aux juges dont les traitements égalent ceux des ministres, qui ne jouissent pas de ce privilège bien qu’ils aient à supporter des dépenses énormes et qu’ils n’occupent après tout qu’une position très précaire.En France, il y a des pensions, non-seulement pour les instituteurs, mais encore pour les curés, que la loi considère, sous certains rapports, comme employés civils.Eu Angleterre, comme en France, le système de pension remonte très loin : on y trouve des hôtels des Invalides, absolument comme à Paris.L’année dernière, il a été question d’introduire la même pratique aux Etats-Unis, mais sans succès, et on a dit, non sans raison, que le système politique n’admettait pas la création d’une aristocratie d’employés, pas plus que d’une aristocratie titrée ou territoriale ; ce qui ne les a pas empêchés de créer, pour les militaires, un système de pensions dont les proportions dépassent tout ce qui s’est vu dans n’importe quel autre pays.Nos instituteurs, en général, embrassent leur carrière d’une manière provisoire, en attendant qu’une circonstance quelconque leur permette de faire mieux et gagner davantage ; c’est pour atténuer cet inconvénient que le gouvernement a inauguré le système des pensions.Tout le monde—ou à peu près—l’a accepté et s’en est montré satisfait.Nous ne voyons pas pourquoi on songerait si tôt à le faire disparaître.\_La Minerve du 12 février.] —7-ooo- Nous sommes heureux de voir un journal de l’importance de la Minerve s’occuper de la loi des pensions et défendre la cause des instituteurs.Nous n’hésitons pas à remercier son rédacteur, au nom de la classe enseignante, dont nous sommes sûr d’être l’écho en cette circonstance, de ses bonnes dispositions à l’égard des pauvres maîtres d’écoles.Jusqu’ici l’on ne s’est pas assez occupé de ceux qui qonsacrent leur vie à instruire la jeunesse.Parce que l’instituteur est un homme pauvre, modeste, inoffensif, on l’oublie, on l’abandonne à see p:opres forces, et après une longue carrière L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 39 de souffrances, de privations et de labeurs, on le laisse s’éteindre dans l’ombre, dans la misère et le dénûment.La loi des pensions est la seule planche de I salut à laquelle il puisse s’accrocher pour ne pas ‘ périr de faim dans sa vieillesse.Aussi, s’y est-il cramponné à cette planche, et c’est avec la plus vive inquiétude qu’il la voit sur le point de j lui échapper.Cependant il lui reste encore i quelque espoir.A la dernière réunion du Con-| seil de l’Instruction publique, bios Seigneurs les .évêques et les membres laïques ont admis le principe de la loi, et ont nommé un comité dent la mission est de rechercher les défauts qu’elle ! renferme, de trouver les moyens de les faire disparaître, et de suggérer les amendements à proposer au gouvernement pour que cette loi puisse : être profitable aux instituteurs et aux institu-i trices, Nous savons de plus que les ministres I et les membres des deux côtés de la Chambre I sont bien disposés envers les éducateurs de la i jeunesse.C’est pourquoi nous n’avons aucune j inquiétude sur le sort de la loi des pensions ; i au contraire, nous sommes persuadé que, &i elle | subit quelque modifie.ition, ce sera pour l’avan-' tage des éducateurs de la jeunesse.-ooo- PEDAGOGIE Défauts que Vinstituteur doit corriger chez les enf ants au point de vue de Véducation morale.Note.—Je me propose de traiter ici les piin-i cipaux défauts que l’on rencontre chez les enfants.L03 autres pourront ordinairement se | rapporter à ceux la.D’ailleurs l’étude de ces defauts et des moyens de les corriger rendra 1 instituteur plus apte a saisir et à corriger ceux qui ne seront pas mentionnés.D.—Quels sont les principaux défauts à corriger chez les enfants et quels sont les movens les plus efficaces à la portée de l’école 1 E.—1.L'orgueil se présente d’abord à la pensée.On peut la définir : L’estime excessive qu’on a de soi-même.Ce vice est très bien combattu par le ridicule.Quelquefois aussi il est bon de punir publiquement l’orgueilleux.Cela ne suffit pas, il faut faire en sorte que les élèves n’aient jamais sous les yeux que des exemples d’humilité.Ne louer que très rarement les enfants et toujours à propos ; la louange est un poison perfide quand elle n’est pas un encouragement à mieux faire.Leur inspirer une humble idée de leurs moyens, les habituer à estimer l’intelligence et le mérite d’autrui, l’expérience des vieillards, parler toujours avec estime en leur présence des personnes qui ont droit à une certaine considération; n’entrer jamais avec eux dans la recherche des faiblesses des autres et ne souffrir jamais qu’ils méprisent un compagnon comme valant moins qu’eux.Leur montrer que tout ce qu’ils ont vient de Dieu, leur apprendre à apprécier chaque chose à sa juste valeur ; ainsi qu’un léger souffle peut abattre la santé la plus robuste, la science n’est qu’une moindre ignorance et la vertu seule est véritablement précieuse.Leur faire voir combien l’orgueilleux est odieux et insupportable partout où il se trouve.Les moyens à user pour guérir l’orgueil sont v souvent avantageusement employés contre les défauts qui en naissent.L’orgueil engendre : 1.la vanité qui est le désir excessif de se faire approuver, louer, admirer, l’amour immodéré de l’estime des autres.L’orgueilleux s’estime trop, le vaniteux veut se faire trop estimer ; ses paroles, ses actes, son habillement même tendent à mettre sa personne en relief aux yeux des autres.La vanité peut même comprendre l’amour déréglé de la gloire, montrer à l’enfant que l’admiration, les louanges des hommes n’ajoutent rien à la valeur personnelle, qu’elles sont souvent sottes ou simulées et nous portent à l’orgueil et à la présomption.Lui faire comprendre que la parure de son âme ne peut être que la vertu, que les ornements du corps ne sont que des fleurs qui cachent un monceau de poussière dont elles ne changeront jamais la nature.Que l’enfant apprenne, en étudiant l’histoire, que les rois et les empereurs n’ont été véritablement grands qu’autant qu’ils ont pratiqué la justice et travaillé au bonheur de leurs sujets.L’orgueil produit encore.2.L'ambition ou le désir immodéré des honneurs et des grandeurs ; l’ambition aspire sans cesse à monter à des dignités de plus en plus élevées, afin de recevoir de là plus d’hommages de la multitude.Les germes de ce 40 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE défaut se remarquent quelquefois chez les enfants ; il importe de détruire ces germes et de prémunir l’enfant contre ce défaut de l’âge mur.On doit fatiguer l’ambitieux par des obstacles sans cesse renaissants.Lui montrer le néant des distinctions qui pourraient le séduire plus tard, et l’incertitude de les obtenir jamais.Mettre sous ses yeux des enfants dont la position est moins heureuse que la sienne.Lui donner des compagnons qui ne soient pas assujettis à cette passion ; l’éloigner des enfants de parvenus ; varier beaucoup ses occupations et lui donner une besogne intéressante.3.La ‘présomption naît aussi de l’orgueil ; c’est une confiance trop grande que l’on a en soi-même, tri ses propres lumières et en ses propres forces.Le présomptueux se croit capable de tout sans l’aide de personne, l’on montre à l’enfant présomptueux •sa faiblesse etsa dépendance continuelle des autres.Qu’il subisse les conséquences de sa présomption.4o.L’orgueil donne naissance à un autre défaut assez commun chez les enfants, l'esprit de domination.Que les enfants soient bien pénétrés de cette vérité : que tous les hommes sont égaux par nature et ont tous droit d’être respectés par leurs semblables.Il faut, il est vrai, qu’il y ait des supérieurs et des inférieurs dans la société, mais le maître doit adoucir autant qu’il le peut ce qu’il y a de pénible dans la condition du serviteur ; que les enfants sachent bien qua nul homme n’est fait pour satisfaire les caprices d’un autre homme.Il faut veiller à ce qu’ils n’exploitent pas à leur bon plaisir la volonté des autres.Les enfants doivent être maintenus dans cette conviction qu’ils ne sont encore absolument rien, mais seulement qu’ils deviendront quelque chose, s’ils emploient bien le temps de leur jeunesse ; qu’ils n’ont, par exemple, aucun droit de commander les domestiques de leurs parents.Que l’on montre à l’enfant dans leur nudité ses défectuosités, son ignorance, etc., sans toutefois aller jusqu’à l’avilir à ses propres yeux.5o.L'entêtement, et Y opiniâtreté sont encore des fruits de r’orgueil.le meilleur remède à y opposer, c’est un traitement doux et amical joint à une forte do-e de fermeté et de persévérance ; ainsi on provoque le sentiment de filiale affection et on amène l’enfant à se bien pénétrer de cette certitude, que par la force de sa propre volonté, il n’obtient absolument rien.Savoir opposer des refus convenables à des demandes intempestives.I dire respecter les ordres à la moindre résistance, jeter sur l’enfant un regard sèvère et dès que l’orage est passé, reprendre une physionomie souriante, et quand, sa îésistance sera plus pro- J noncée, employer des moyens plus rigoureux en conservant toujours un inaltérable sangfroid; le coupable venu à îésipiscence sera accueilli avec bonté et douceur.! Frs Liénard, Instituteur.(.A continuer.) ' fi -000- PARTIE PRATIQUE I C A R A C T È R È S DES PEUPLES JJevoir à mettre au pluriel.Dans les entreprises, le Français est comme un aigle, l’Allemand comme un ours, l’Italien comme un renard, l'Espagnol comme un éléphant et l’Anglais comme un léopard* Dans la science, le Français tait de tout, l’Allemand vst maître, l’Italien docte, l’Espagnol profond, l’Anglais philosophe.Dans les mœurs, le Français est courtois, i’Allemand bienveillant, l’Italien civil, l’Espagnol délaigneux, l’Anglais hautain.Dans les conseil-’, le Français est vif, l’Allemand plus # tardif, l’Italien est plus subtil, l’Espagnol e:t prévoyant et l’Anglais déterminé.Modèle.Les Français sont etc.QUESTIONS EXPLICATIONS M.—Qu’est-ce qui caractérise l’aigle.E.—C’est sa force et son courage.Au figuré, ce mot signifie esprit supérieur.L'Aiyle de Meaux.M.—Qu’est ce que l’ours ?E.—C’est un quadrupède carnassier, très velu et qui aime la solitude.Au figuré, homme qui fuit la société.M.—Et le renard 1 E.—C’est le plus rusé de tous les animaux.Au figuré, homme très fin.On dit fin comme un renard. L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 41 M.—Qu’est-ce qu’un élépliant ?E.—C’est le plus gros des quadrupèdes.Il est d’un caractère très doux et s’apprivoise facilement.M.¦ Qu’avez-vous à dire du léopard 1 E.—C’est un animal carnassier du genre chat Il est excessivement féroce et dangereux.Donner la signification des mots courtois, bien veillant, civil, délaiyneux, hautain, vif, tardif, subtil, prévoyant, déterminé.II.DICTÉE Ce que font les ouvriers.Le bûcheron abat les arbres dans la forêt et les bûche.Le charpentier fait les charpentes des maisons.Le charron fait des voitures, des tombereaux, des roues de toutes sortes, etc.Le menuisier fait les boiseries des maisons, telles que chassis, portes, armoires, etc., et confectionne les meubles simples, tels que ceux dont se servent les gens peu à l’aise ; l’ébéniste fabrique les meubles de luxe.Le fer, qui nous est indispensable dans nos besoins de tous les jours, est travaillé par le forgeron ; il fait avec ce précieux métal des haches, des pioches, des pics, etc.Il ferre les chevaux, les voitures, et confectionne une partie des instruments dont se servent les cultivateurs.Le serrurier faisait autrefois des serrures et des clefs, mais aujourd’hui les serrures se font dans les manufactures.L’armurier fabrique des armes.Le taillandier fait des outils.Le quincailler vend des clous, des loquet*, des verrous, des targettes, des charnières et quantité d’autres objets en fer et en cuivre.Le cordonnier fait des souliers, des bottes, des bot-tines.Le chapelier fait des chapeaux.Le tailleur taille et coud les vêtements d’hommes.La c'outuriere taille et coud les robes et les vêtements de femmes ; la lingère taille, coud et vend le linge de corps qui leur est destiné.La modiste lait et garnit les chapeaux pour les femmes, en suivant la mode.Enfin les commerçants, appelés négociants, vendent aux consommateurs les objets de toute sorte qui sont produits ou fabriqués par les ouvriers, fabricants, industriels, etc.EXPLICATIONS Charpentier, menuisier, serrurier.Expliquer la valeur du suffixe ier; le faire ajouter à plusieurs autres mots.—Confectionne, c’est à dire façonne, fabrique.—Ebéniste, ouvrier qui travaille le bois d’ébène et autres bois de luxe, noyer, merisier, acajou, etc.— Quincailler, et non clincailler, bien que l’origine du mot paraisse être clinquant.—Modiste : rapprocher mode.— Aux consommateurs, à ceux qui achètent les I objets pour en user, pour les consommer.—In-| dustriel : celui qui se livre à l’industrie.— Industrieux : celui qui a de l’industrie, c’est-à dire du talent, de l’habileté pour fabriquer tel ou tel objet, pour tirer parti de telle ou telle chose.III l’enfant L’enfant naît avec le goât d’observer et de connaître.Tous ses sens sont ouverts ; tous les objets que son regard ou que sa main rencontrent l’attirent, l’attachent, le ravissent.Sa faculté d’attention s’épuise vite, mais elle se renouvelle sans cesse.Encore, encore, est le mot expressif qu’il répète incessamment à ceux qui lui donnent une explication ou qui lui racontent une histoire.Il a des trésors de confiance aveugle et de défiance naïve.Pour peu qu’on manie avec habileté, disons mieux, avec bonté, les délicats ressorts de son intelligence, on peut lui faire suivre le fil d’une démonstration, d’un raisonnement, d’une idée.A ce goût d’observation l’enfant joint le besoin inné de l’activité.Ce n’est pas assez qu’on lui montre les objets; il faut qu’il les touche, qu’il les manie, qu’il se les approprie.Voyez-lo dans ses jeux.Au besoin, il brisera l’objet qui l’amuse, 1 pour en connaître le secret.L’enfant ne détruit* le plus souvent, que pour essayer de rétablir.Il se plaît à construire, • et ses .constructions sont parfois merveilleuses de rectitude et de grâce : il est naturellement géomètre et artiste.Il a pardessus tout une fécondité d’invention sans égale ; il fait, défait, refait : c’est un créateur.Enfin, le dernier trait qui le caractérise, c’est qu’il n’aime pas à se sentir perdu dans la foule ; 42 L’ENSEIG-NEMENT PRIMAIRE il a un vif sentiment ds la personnalité ; il veut avoir sa place à lui.Admirable ressource pour celui qui saura faire sortir de ce sentiment l’idée instinative de la responsabilité morale et la première notion de la distinction du bien et du mal.Gréard.QUESTIONS ET EXPLICATIONS Goût (de guster), dans ce sens, inclination naturelle.— L’accent indique la suppression de Vs du radical latin ; elle se trouve dans déguster, dégustation.— Ouverts, ils sont aptes a saisir, à retenir les impressions.= Rencontrent, les deux sujets sont unis par ou, mais tous deux concour-rent à l’action et la conjonction n’indique pas l’exclusion de l’un d’eux.= Quelle est la nature et la fonction de le placé devant le verbe 1:=Expressif, qui exprime bien, qui peint exactement cette euiiosité insatiable.== Confiance aveugle.— Défiance naïve, tantôt il accepte tout sans penser même qu’on peut le tromper, tantôt au contraire, il se défie sans cause.= Le fil, la suite, l’enchaînement.= Inné se dit des qualités, des défauts qui ne sont point le fait de l’éducation, mais qui sont nés avec nous.= Approprie, qu’il se les rende propres, qu’ils deviennent sa propriété.= Rectitude, absolument : la qualité de ce qui est droit; ici: conforme au jugement, à la règle.Quels sont les autres mots commençant par rect ?leur sens?les rattacher à l’idée commune.= Par-dessus, loc.prépos.Les deux mots ont été réunis dans le substantif pardessus qui n’a pas d’autre origine.= A lui, cette répétition a pour but de donner plus d’énergie à cette idée de personnalité.La répétition ou l’emploi de termes qui ne sont pas absolument utiles au sens, constitue le pléonasme.Donner des exemples de pléonasmes.= Faire analyser oralement les verbes : (nature, conjugaison, mode, temps, personnes, sujet et complément direct).ooo ÉTUDE DES Géant, nain.S’épanouir, se faner.Pupille,{enfant) tuteur Opaque, transparent.CONTRAIRES Monarchie, république.La fable, l’histoire.Fabuleux, (récit) historique.Péroraison, exorde.Débiteur, créancier.Scandaleuse, (conduite) édifiante.Aphélie, périhélie.Apogée, périgée.Exotique, (plante) indigène.Absolu (gouvernement) constitutionnel.Absolu, (terme)relatif.Principale (propos iYzo w) secondaire ou complétive.Prolixe, laconique.Houleuse, (mer) calme.La prose, les vers.Multiplication division.Addition, soustraction.Entier, (nombre) frac-\ tionnaire Infernale, céleste.Méchanceté infernale, bonté céleste.Boréal, austral.Nouvelle, (lune) pleine Nord, midi.-ooo- ARITHMÉTIQUE PROBLEMES Un chef d’atelier emploie 69 nersonnes, dont les gages se répartissent comme suit : Un conducteur en chef (foreman) à $9.00 par semaine, 4 sous-conducteurs à $7.50 ; 35 ouvriers ordinaires à $5.40 ; 25 ouvrières à $3.30 ; 5 enfants à $2.10.Combien doit il payer par semaine 1 Opération.Le conducteur en chef.$ 9.00 4 sous conducteurs @ $7.50.30.00 35 ouvriers @$5.40.189.00 25 ouvrières @ $3.30.82.50 5 enfants @ $2.10.10.50 Réponse.$321.00 Un épicier a acheté 5 tinettes de beurre du poids et aux prix suivants : 1 de 52 lbs.à 18J cts., 2 de 65 lbs.chacune à 20^ cts , 1 de 49^ lbs.à 19f cts., et 1 de 56 lbs.à 23^-.Combien a-t-il acheté de livres et combien doit-il payer pour le tout ?Combien coûte la livre en moyenne ?Opération.52 x 181 - $ 9.62 65 x 2 x 2ol = 26.33 49|x 19f = 9.78 46 x 23$ = 12.95 $58.68 $58.68 divisés par 2874 lbs.— 20 cts.la lb L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 43 FORMULE DE COMPTE D’ÉPICIER Québec, 15 février 1883.A.L.LeBrun A acheté de A.Grenier.Janvier U (C (6 U U Février a iC 4 8 8 10 18 1 5 4 5 lbs.thé.@ 0.35 lbs.café.(où.0.54 .@ 13 lbs.riz.@ 0.03 19 lbs.fleur.(a) 0.04 5ÿ gallons sirop.@ 0.64 36 lbs.sucre gTanulé @ 0.10J 4 gall, huile pétrole.Ou 0.35 6 gallons vin.@ 1.50 5 lbs.tabac.(a), 0.35 $ 1.75 2.43 0.39 0.76 3.52 3.78 1.40 9.00 1.75 Reçu paiement, $24.78 A.Grenier, Par Ls.Langlois.Partagez $2400 entre A, B, C, de manière que A reçoive les f, B les f, et C le reste.Solution.t plus t = tu parts de A et de B.La part de G sera la différence de 31 à 40, c’est à-dire T9ÿ.2400 H- 40 = $60.60 x 16 $960 60 x 15 900 60 x 9 540 $2400 La part de A = $960.“ B = $900.“ C = $540.000 Laissez le moucheron qui vole Sur un rayon coupé d’azur ; Laissez aussi la mouche folle Bourdonner autour d’un vieux mur ; N’écrasez pas cette chenille Qui deviendra papillon bleu ; Ne dépeuplez pas la charmille, Vous feriez pleurer le bon Dieu ! Aux fentes des sombres murailles Lorsque vous verrez, par hasard, Briller au soleil les écailles Frisonnantes d’un vert lézard, De tuer cet animal qui rôde, Oh ! ne vous faites pas un jeu ! Ne brisez pas cette émeraude, Vous feriez pleurer le bon Dieu ! Ne troublez pas les nids de mousse Qui sont cachés dans les buissons ; Cette fauvette à la voix douce Couve de joyeuses chansons.A cette famille qu’elle aime, Qu’elle ne dise pa3 adieu j N’étouffez pas ce doux poëme, Vous feriez pleurez le bon Dieu ! Barrillot.-000- DEVOIR D’ÉLÈVES Le devoir suivant est le compte rendu d’une conférence faite par M.B.Lippens dans un de nos couvents de cette ville.Il a un double avantage, 1er.de faire profiter nos lectrices des excellentes choses qu’il renferme, 2e de montrer l’habileté de l’intelligente élève qui a su, au cours de cette conférence, en saisir tous les détails et les rendre avec exactitude.POESIE VOUS FERIEZ PLEURER LE BON DIEU Quand d herbes la plaine est couverte, Si vous voyez sur les ruisseaux Voler la demoiselle verte Qui se perche au bout des roseaux, Laissez la créature frêle Se balancer dans l’air au feu ; Enfants, si vous cassiez son aile, Vous feriez pleurer le bon Dieu ! -000- Ma bien chère Rosalie, Je t’entends d’ici me gronder et m’accuser de paresse et de négligence, ou ce qui est pire encore d’indifférence et d’oubli ; mais, j’en suis sûre, cette longue lettre va te faire oublier le retard bien involontaire que j’ai apporté à satisfaire ton légitime désir.Je crois inutile de t’avertir, avant de commencer, que ce que je vais te dire n’est qu’un rapport bien défectueux et bien incomplet de l’intéressante conférence donnée par 44 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE M.Lippens, le dix décembre dernier sur la manière de faire le beurre.Dans la fabrication du beurre, il y a six opé rations à faire, l’écrémage, le battage, le lavage, le malaxage, le salage et l’emmagasinage.Mais, avant de nous entretenir de ces diverses opérations, il n’est pas inutile de dire que tous les vaisseaux et ustensiles qui doivent servir dans la fabrication du beurre doivent être tenus avec la plus grande propreté.Pour les nettoyer, on se sert ordinairement d’eau froide en été et chaude en hiver.Il est mieux d’employer au lieu de savon, du soda à laver ou quelques autres substances acalines, telles que la chaux, la soude ou la potasse.On doit faire bien sécher les ustensiles après le lavage et ne pas y mettre autre chose que du lait.Il y a différentes manières d’écrémer le lait, mais la meilleure est sans contredit celle qui se pratique au Danemark, pays beurrier par excellence.On se sert d’une crémeuse que l’on suspend dans un puits dont la température ne doit jamais dépasser cinquante degrés.La crème monte à la surface et on la reçoit douce et liquide, si l’on veut faire du beurre de conservation, car le beurre fait avec de la crème sûre, quoique meilleur, ne se conserve pas.Si Peau du puits est trop chaude on se servira d’eau de glace, car il est important de faire refroidir le lait le plus vite possible.Après avoir recueilli la crème,on lametavecpré-cautiondans la baratte, et on commence le battage, opération qui doit durer de trente à quarante minutes ; on réglera le temps d’après la force de la baratte et la température de la crème qui doit être de cinquante-six à soixante degrés.Si la crème est trop chaude on peut mettre de l’eau froide, pourvu que ce soit avant le battage ; de meme que si elle est tropfroi, de on met de l’eau chaude, car en ne mettant pas la crème à la température voulue, on peut perdre jusqu’à vingt' pour cent de beurre.Le beurre se forme d’abord en grumeaux ; il faut alors retarder le battage ou du moins le ralentir, puis on verse de l’eau plus froide que l’eau ordinaire et on continue le battage tout en versant de l’eau froide de temps en temps ; le beurre finit ainsi par flotter dans l’eau claire.On ne doit pas briser le grain du beurre avant de l’avoir complètement débarrassé du petit lait, car chaque petit grain de beurre contient des pores qui en sont remplis et c’est ce qui fait gâter le beurre.Il est donc essentiel de le travailler jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus une goutte, c’est ce qu’on appelle faire le malaxage.Pour cette opération, on se sert d’une table triangulaire un peu inclinée en avant et garnie d’un rebord de trois ou quatre pouces, sur laquelle se trouve retenue par une bande de fer un bâton de bois ayant la forme d’une rame, et dont on se sert pour presser le beurre afin d’en faire sortir le petit lait.Pour le salage du beurre il est important d’employer du sel de première qualité, car le sel commun contient beaucoup d’impuretés.Le beurre doit être salé à raison d’une livre de sel par dix livres de beurre ; on le couvrira ensuite d’un linge et on le laissera reposer pendant huit à dix heures dans un endroit frais, après quoi on le travaillera de nouveau avant de le mettre en tinettes.Il est préférable de mettre le beurre dans de petites tinettes de cinq à six livres au fond desquelles on devra mettre une couche de sel de l’épaisseur d’une ligne.On aura soin que les tinettes soient parfaitement remplies, afin qu’il n’y ait pas d’air, ce qui pourrait donner au beurre un mauvais goût.On couvrira d’une toile fine qu’on saupoudrera d’une mince couche : de sel et on fermera bien la tinette.Le beurre en cet état, se conservera très bien sans saumure.Tu peux voir, ma chère Rosalie, par ce compte rendu, tout imparfait qu’il est, que j’ai tâché de profiter de l’intéressante conférence que nous devons à la bonté de notre supérieur et à l’obligeance de monsieur Lippens.J’espère que tu mettras toi-même en pratique cette manière de faire le beurre et que tu voudras bien envoyer une échantillon de ton premier essai à Ta meilleure amie, Marie.-oco- L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE 45 tLA SCIENCE APPLIQUÉE “ On perce les montagnes, on plane au-dessus des vallées, on ouvre les isthmes.Des routes livrées à la vapeur sillonnant de toutes paris le globe, transportent le plus humble voyageur avec uue rapidité qu’au temps de leur splendeur, ks plus grands souverains n’ont jamais connue.La pensée et la parole elle-même circulent avec la rapidité de l’éclair autour de la terre.Les engins de la mécanique, rivalisant pour la force avec les géants de la fable, et pour la dextérité, avec les m«ins des fées, élèvent des monuments cyclopéens ou tissent des voiles légères comme des vapeurs aériennes.L’industrie rajeunie renouvelle ses procédés.La betterave fait reculer la canue à sucre.La garance et la cochenille succombent.La cire de l’abeille est délaissée.La fonte remplace la pierre; le fer se substitue au bois, l’acier au fer.Les mortiers des Romains, surpassés, assurent à nos constructions une durée impérissable.Maniés par l’électricité, les métaux, sous les mille formes de l’art et du caprice, se prêtent à tous les h-soins de.l’industrie et à toutes les fantaisies du goût.La lumière fixe les images qu’elle éclaire et, supprimant le travail de l’artiste, les grave elle même sur la planche d’acier destinée à les reproduire.L’agriculture apprend à contrôler ses pratiques, et à confier aux machines les services pénibles qu’elle de mandait aux ouvriers.L’art de guérir s’enrichit de ces méthodes ignorées de nos pères qui suppriment la douleur et préviennent les conta- gions.J.B.Dumas.-ooo- La légende d’une perle Un giand roi cherchait le rapos dans un des beaux jardins qui entonnaient son palais.Fatigué par la tension exce?sive des affaires qu’il avait coutume d’expédier chaque matin, il s’étendit sur le gazon, posant près de lui sa couronne ornée d’une perle incomparable.Une goutte de rosée, qui brillait sur la tige élevée d’un brin d’herbe, salua la perle du nom de sœur.—Moi, ta sœur1?répondit celle-ci irritée, moi qu’on a payée un million de francs, moi qui brille sur le front du plus grand monarque du monde ?Tu es folle, pauvre petite ! - A quoi sers-tu ?demanda la goutte deiosée.—Je provoque l’admiration de tous les hommes, répondit fièrement la perle.Mais toi, a quoi sers tu ?—Moil Je meurs pour faire le bien.Ei eu disant ces mots, la petite goutte de rosée g'itsa le long du brin d’heibe altéré pour éteindre sa soif Un ange descendit du ciel, la recueillit dans une coupe de cristal et la porta aux pie is du Très-Haut.Le Seigneur la bénit, il lui donna une âme et en fit un beau chérubin.Quant à la perle, elle ne tarda pas à perdre sa beauté et son éclat; elle mourut, ctr les peries meurent, dit-on, comme toute chose ici-bas.Alors le valet de chambre du roi l’arracha de la couronne, la jeta au loin dans la poussière, où elle fut écrasée et foulée aux pieds.[Imité de T allemand.) Questions.—1° Que pensez vous de la goutte d'eau, de sa politesse envers la perle ?—2°Quelle est votre opinion t>ur la conduite de la perle1?— 3° Laquelle des -leux est la meilleure, la plus douce, la plus utile 1 Comment oeut on qualifier ia guutt« d’eau ?(de charitable).— Et la perle1?(d’orgueilleuse).- On aime'et l’on respecte les personnes charitables, parce qu’elles'sont utiles et bonnes, - On fuit et l’on déteste les personnes orgueilleuses, parce qu’elles sont égoïstes et inuliles.-ooo- Le Temps est un grand maître D’habitude on nous représente le Temps comme un vieillard osseux, avec une longue barbe blanche, de grandes ailes qui lui donnent un vol rapide, tenant d’une main une horloge à sable et de l’autre sa redoutable faulx.Mais il nous faut voir le temps sous une forme tout autre et non moins vraie.Cette fois, ce n’est plus le grand faucheur qui renouvelle le monde, c’est un maître qui Cent école.Les écoliers, qui sont-ils?Tous tant que nous 46 L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE sommes, jeunes et vieux, grands et petits.Ce qu’il enseigne, ce maître sévère, c’est difficile à dire en péri de mots, car cela comprend toute l’expéiience de la vie, toute l’humaine sagesse.Essayons cependant de donner en raccourci quelques-unes de ses leçons.Le Temps dit au pauvre :
de

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