Le soleil, 21 octobre 1996, Cahier B
[" ÉDITORIAL J OPINIONS Cahier B LE SOLEIL Le LUNDI 21 OCTOBRE 1996 QUESTIONS D'ARGENT MONTMAGNY 3 millions $ de plus dans le tourisme Sylvain Fournier Collaboration spéciale ¦ MONTMAGNY\u2014L\u2019Office du tourisme de la Côte-du-Sud lance un important projet de partenariat touristique unique et novateur dans la MRC de Montmagny.Cette nouvelle association avec les intervenants touristiques du milieu devrait créer 125 nouveaux emplois d\u2019ici le printemps 1997 grâce entre autres à une subvention de 350 000$ de Développement et ressources humaines Canada.Les intervenants touristiques des secteurs privé et public prévoient investir, d\u2019ici trois ans, pas moins de 3 millions $, selon les prévisions de la Corporation de dé-veloppement économique de la MRC de Montmagny.D\u2019ici une trentaine de jours, on aura déjà créé près de 35 emplois pour assurer la bonne marche des différents projets touristiques qui ont été ciblés.Une vingtaine de projets de développement mettant en valeur les richesses touristiques ainsi que les ressources naturelles et culturelles de la région ont été établis dans les secteurs de Montmagny, l\u2019archipel de l\u2019Isle-aux-Grues, Cap-Saint-Ignace, Berthier-sur-Mer et du nouveau Parc régional des Appalaches situé dans les municipalités de Montmagny-Sud.Un agent de commercialisation veillera à apporter le support nécessaire aux intervenants pour vanter les produits touristiques de la MRC tant au niveau du marché régional, que national et international.EMPLOIS PERMANENTS Depuis deux ans, pas moins de 105 intervenants représentant les 14 municipalités du territoire, une quarantaine d\u2019entreprises privées et une dizaine d\u2019organismes ont défini les actions à favoriser pour développer le tourisme.L\u2019aide gouvernementale viendra assurer les emplois qui permettront de coordonner ces actions.Les projets viendront aussi consolider les 1000 emplois touristiques déjà acquis et transformer certains emplois saisonniers en emplois permanents.Une vingtaine dejiouveaux projets ont été développés LE SOLEIL RAYNALD LAVOIE Les oies blanches, Vattraction touristique de prédilection à Montmagny L\u2019AUTOMOBILE 7 f t rv ; i a aS sf .,u» -a.v-' .-A- COLLABORATION SPÉCIALE MARCEL COLLARD On peut différencier les deux nouvelles fourgonnettes par des détails de carrosserie.À gauche, la Chevrolet Venture.À droite, les traits Pontiac de la calandre ne se démentent pas.GM adapte ses fourgonnettes aux tendances du marché MARKAM (Ontario)\u2014General Motors a remodelé ses deux fourgonnettes compactes, la Trans Sport et l\u2019ancienne Lumina, à l\u2019image de la concurrence pour s\u2019adapter aux tendances du marché.Pas surprenant, dans ce contexte, que les fourgonnettes finissent toutes par se ressembler.Les stylistes ont su réunir des traits plaisants et les ont personnalisés.Côté commercialisation, la compagnie établit surtout les com-paraisons avec les véhicules Chrysler qui conservent une avance considérable dans ce marché en pleine croissance.Depuis quelque temps, la distribution est commencée graduellement dans le réseau des concessionnaires Pontiac et Chevrolet.On ne pourra se faire une idée de leur popularité avant quelques mois.Le constructeur américain distribue la même mécanique aux deux fourgonnettes parentes qu\u2019on peut distinguer l une de l'autre par quelques détails de la carrosserie.Précisons toutefois que la même plate-forme sert aussi aux filiales européennes de GM, Vauxhall, en Angleterre et Opel, en Allemande, sous une identité, la Sintra, et une version Oldsmobile, la Silhouette, réservée seulement aux États-Unis.Dans la division Pontiac, le nom Trans Sport a été conservé.À l\u2019enseigne Chevrolet, la Venture prend la place de la Lumina.Tant mieux, puisque cela élimine une confusion parfois entre la fourgonnette et la voiture du.même nom.Esthétiquement, à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur, elles n\u2019ont plus grand chose en commun avec leurs devancières.L\u2019empattement normal a été allongé de 57 mm, mais la largueur a perdu quelques centimètres, un peu d\u2019espace qu\u2019on reprend en hauteur.En ajoutant un modèle à empattement long de 3048 mm (120 pouces), 203 mm de plus (8 pouces) que l\u2019autre, on obtient sensiblement le même gabarit que les concurrentes Grand Caravan et Grand Voya- Marcel Collard Collaboration spéciale ger.Elles sont offertes en trois versions, l'une à empattement normal, trois portes et deux autres à empattement long, trois ou quatre portes.Les prix se situent entre 23 185$ et 26 950$ pour la Venture et de 23 690$ à 27510$ pour la Trans Sport.Ce sont des véhicules bien pourvus.L\u2019équipement de série inclut notamment une boîte de vitesse automatique à quatre rapports (avec surmultipliée), les freins ABS aux quatre roues, des commandes électriques des portières et de réglage des rétroviseurs, l\u2019ajustement en hauteur du siège du conducteur, deux sacs gonflables et un climatiseur.Il y a également un mode de secours en cas de perte de liquide de refroidissement.Quelques options peuvent s\u2019ajouter comme 1 climatisation arrière (585$), de mêmi qu\u2019une chaufferette (230$), une porte coulissante à commande électrique (455$), un système de suspension à correcteur d\u2019assiette (235$), la traction asservie (230$) et un groupe remorquage (195$).AUTRE TEXTE j Fourgonnette musclée Page B 4 SUR LES MARCHÉS La chasse aux dividendes est ouverte Louis Tanguay Il est difficile de dire si l\u2019atteinte de nouveaux sommets par les indices boursiers ou la baisse des taux d\u2019intérêt a été l'élément dominant de la dernière semaine sur les marchés financiers.Les deux sont intimement liés et une chose est certaine : les trois spécialistes habituellement consultés pour cette chronique ont été unanimes pour identifier des actions de compagnies reconnues pour rapporter des dividendes stables comme alternative aux placements qui ne donnent que des intérêts.M.Alen Lamb, vice-président et directeur de la succursale de Québec de la maison de courtage Richardson Greenshields, estime qu'il reste une possibilité d\u2019appréciation dans le marché boursier, même si les actions ont atteint un prix élevé.Mais il recommande une position défensive avec 15% de liquidités au portefeuille pour pouvoir réagir aux changements de conditions.Au cours des prochaines semaines, il parle notamment de profiter des opportunités qui se présenteront particulièrement aux États-Unis, pour encaisser les profits réalisés sur les titres les plus volatils.Au chapitre des titres à dividende, il ne peut s'empêcher de regretter que la compagnie ontarienne Consumers Gaz soit acquise par IPL Energy, parce que l\u2019achat réduit les possibilités de diversification des positions dans ce secteur attrayant.Aux détenteurs du titre qui se voient offrir le choix entre 24$ en argent ou en combinaison d\u2019argent et d\u2019actions d\u2019IPL, M.Lamb recommande l\u2019argent ou encore de maintenir leur position au cas où une offre supérieure serait proposée aux actionnaires d\u2019ici la fin de novembre.Il fait aussi remarquer que Laidlaw a affiché des résultats conformes aux attentes des analystes et s\u2019intéresse particulièrement à la consolidation que la compagnie confirme dans le transport ambulancier.L\u2019action se négociait vendredi à 15,80$ et Voir MARCHÉS en B 2 ?IA U' * 6R4I ¦ mtt MWm r MU ¦ ^fUB\tE\u2019 Des rabais incroyables sur les derniers 1996 neufs et démos.Aerostar \"XLT\" 96 Allongé «6A816 4 roues motrices, complètemet équipé PDSF79-S4Ü.Windstar \"GL\" 96 # 6W219 Explorer Eddie Bauer 96 # 6X312 4\troués motrices avec moteur V8, 5\tlitres, compl équipé PDSF W-4«2i.F350 \u201cXLT 96 # 6F779 Village #6Vir jer \u201cGS\u201d 9I # 6V17 4 en stock, peinture 2 tons, très bien équipé PDSF 2r-e«3i^ 7 en stock, bien équipé, avec servodirection PDSF 16~8?9«-» 22 996** 13 396* 14 en stock Très bien équipé avec 4 sièges capitaine.PDSF9e~iâzi H Cabine d'équipe, moteur 7.3 \u201cPower stroke\u2019 turbo diesel, complètement équipé PDSF39~SmA 31 996* * Remise Ford incluse, taxes et transport en sus 901, 1re Avenue 529-2131 Illustrations à titre indicatif rrrrrrrrrrrt'ffi tri i LE SOLEIL Le LUNDI 21 OCTOBRE 1996 B 2 UESTIONS ran huit trophées.H.L.Formation en systèmes interactifs Huit Gutenberg L} Imprimerie reproduction de Québec, située sur la rue Saint-i Vallier ouest à Québec, a mérité huit prix Gutenberg pour l\u2019excel-\u2019ence de ses travaux au Gala Gutem- berg, organisé par les Artisans des arts graphiques de Montréal.L'entreprise québécoise avait présenté 13 pièces.Huit d\u2019entre elles ont été couronnées.Cette entreprise existe depuis 20 ans.Son président, M.Denis Gosselin, affirme que l'Imprimerie sera bientôt accréditée des normes ISO 9002.C\u2019est le 15 novembre à Laval que l\u2019entreprise doit recevoir ses Devant le succès obtenu par le programme de formation en systèmes interactifs multimé- dias offert par un regroupement d'établissements scolaires et par la Chambre de commerce régionale de Sainte-Foy, le gouvernement fédéral a décidé de refinancer le projet.Le contenu de la formation (49 semaines) a été amélioré en fonction des changements de ce secteur d\u2019activités et des commentaires reçus à l\u2019issue de la première formation.Quinze jeunes de 16 à 30 ans pourront prendre part au programme.Le projet a été élaboré avec la collaboration de plusieurs organismes, dont la Société québécoise de développement de la main-d\u2019œuvre, le Cégep de Sainte-Foy, le Collège de Limoilou, la C.S.des Découvreurs et des entreprises.C.B.6e Poulet Voyageur Après Québec, Sainte-Foy et Beauport, c\u2019est maintenant au tour de Charlesbourg de voir l\u2019arrivée prochaine d\u2019un restaurant Poulet Voyageur.Cette sixième succursale de la région, qui sera située au 1038, boulevard du Jardin, ouvrira ses portes en février.Des investissements de l\u2019ordre d\u2019un million de dollars sont prévus par les propriétaires, Marc Noreau, Louise Noreau, Yves Desgagnés et Joanne Gagné, pour ériger cette nouvelle franchise.Le restaurant, qui créera une trentaine d\u2019emplois, aura une superficie de 3000 pieds carrés.11 comptera 65 places en salle, en plus de desservir les populations de Charlesbourg, de Sto-neham et du Lac-Beauport par son service de livraison.C.B.Le téléphone coûtera plus cher Le CRTC débute aujourd\u2019hui des audiences permettant de déterminer combien paieront les consommateurs canadiens pour le service résidentiel de téléphone à compter de 1998.Le groupe devra de plus décider des modalités d\u2019une nouvelle structure tarifaire, déterminer dans quelle mesure les compagnies de téléphone pourront déprécier la valeur de leurs équipements vieil-lisants et décider si les hausses de tarifs pour le service local devront se traduire par des réductions pour les autres services.PC MARCHÉS Compagnies de gaz dans le viseur Suite de la B1 les experts lui attribuent un cours cible de 19S pour les 12 prochains mois.Au chapitre des sociétés de services publics offrant un revenu stable dans la colonne « distribution » des pages boursières, M.Jean Laroche, conseiller en placement chez Nesbitt Bums, note que de très forts volumes de transactions ont été enregistrés sur le titre de Supérieur Propane, tout comme sur celui de Gaz Métropolitain.Il mentionne aussi dans le secteur industriel la qualité du dividende en dollars américains de Moore Corporation une entreprise canadienne dont le titre a une valeur moins liée aux fluctuations des taux d\u2019intérêt que ceux des services publics ou ceux des banques.Chez ces dernières, il note touefois que la Banque Nationale a vu son action gagner du terrain, notamment depuis qu'elle s\u2019est associée à des fonds de capital de risque.M.Charles Moreau, vice-président de Lévesque Beaubien Geoffiion à Québec, rappelle pour sa part que, parmi les entreprises favorisées en bourse par la faiblesse des taux d\u2019intérêt, les banques ont plus de liberté pour orienter leur croissance que les entreprises de services publics dont les revenus subiront les effets des réglementations au moment de la détermination de leur marge de profit.LES BANQUES Selon lui, la valeur des actions des banques canadiennes devrait rejoindre celle des institutions américaines en termes de multiple des profits annuels.Quant à la Nationale, si la dernière hausse du titre en a surpris plusieurs, M.Moreau note que la firme Standard & Poors a aussi révisé sa cote de crédit à la hausse.Dans un secteur beueoup plus spéculatif, les difficultés éprouvées par Bre X pour obtenir un permis d'exploitation de son gisement Busang en Indonésie à cause des prétentions de deux sociétés rivales ont fait chuter le titre de 15% environ la semaine dernière, note M.Laroche.La réclamation de 40% se reflète dans le cours du titre qui va continuer de fluctuer au gré des nouvelles, selon M.Moreau.Mais l\u2019appétit des sociétés qui font obstacle ressemble à de la poudre aux yeux et pour les investisseurs qui ont «de bons nerfs» la baisse de la semaine dernière pouvait constituer une bonne oceasion d\u2019achat, selon M.Laroche.Au cours des prochains jours, dans le secteur des biotechnologies, M.Moreau surveille pour sa part la première émission d'actions de Diagnocure, une compagnie de Québec.\t, i ' «£t inoi, bière « désalcoolisée » lorsque l\u2019on conduit ou que l\u2019on est passager d\u2019un véhicule.R En ce qui nous concerne, 9 c\u2019est l\u2019article 443 du Code de \u2022 la sécurité routière qui répond le mieux à cette question: «Aucun occupant d\u2019un véhicule routier ne peut y consommer des boissons alcoolisées.» Clair, n\u2019est-ce pas?Reste encore à définir ce qu\u2019est, au sens de la loi, une boisson alcoolisée.Pour le CAA-Québec, la définition est sans équivoque: une boisson alcoolisée en est une qui contient de l\u2019alcool, ne serait-ce que des traces.Une bière désalcoolisée ne devrait être bue dans un véhicule que si sa teneur en alcool est égale ou inférieure à 0% ! Et au strict point de vue de la sécurité routière, nous déconseillons même de boire un breuvage sans alcool si l\u2019on conduit un véhicule.Un café bien chaud que l\u2019on échappe tout à coup sur soi peut avoir des conséquences beaucoup plus graves que les simples brûlures qu\u2019il engendre.Pour reculer en toute sécurité Saviez-vous que pour faire marche arrière avec un véhicule de promenade, on doit se tourner la tête pour être en mesure de bien voir par la lunette arrière et sur les côtés?Bon nombre de conducteurs reculent en se servant des rétroviseurs et cette pratique est dangereuse car les angles morts ne sont pas couverts.Des concessionnaires risquent de manquer de certains modèles GM TORONTO (PC) \u2014 Chez un concessionnaire de General Motors situé à 50 km du piquet de grève le plus proche, le débrayage qui a paralysé les usines canadiennes de la compagnie est loin des yeux mais toujours à l\u2019esprit.« Ça ne fait pas encore mal parce que je dispose d\u2019un bon inventaire », a déclaré un directeur deR ventes en regardant un terrain de stationnement rempli de camionnettes fabriquées par le géant de l\u2019automobile.« Une fois ceux-ci vendus, il se peut que j\u2019aie des ennuis.» Le directeur des ventes, qui a demandé à ce que ni son nom ni celui du concessionnaire ne soient révélés, croit pouvoir tenir pendant six semaines, peut-être huit, avant qu\u2019il ne se retrouve avec davantage de personnel que de véhicules à vendre.« Ensuite, ils partiront peut-être.Ils travaillent à la commission.Ils doivent toujours trouver du pain et du beurre pour leurs familles.» Les populaires camionnettes GM sont assemblées à Oshawa et dans deux usines américaines.Le syndicat des Travailleurs canadiens de l\u2019automobile espère que la grève touchera GM en lui faisant perdre des ventes.PINTENDRE AUTOS INC.Le plus grand centre de recyclage de pièces automobiles au Québec! Le choix qui s\u2019impose en pièces de remplacement pour votre véhicule! ¦\tPièces recyclées ou reconstruites de toutes marques ¦\tToutes nos pièces sont garanties ¦\tService de livraison rapide partout en province.914, route Kennedy, Pintendre Téléphone: 418-833-8650 Tél.sans frais: 1-800-463-5158 Téléc.: 418-833-6705 plu* J ' LE MJ N DI 21 OCTOBRE 1996 LE SOLEIL mnnn B 5 Sous son aspect conservateur, la nouvelle Acura demeure performante ARCHIVES A grande vitesse, la voiture réagit rapidement, même si la direction semble parfois insensible, comme c\u2019est aussi le cas sur les berlines TL plus petites.*1* ùà Steve Mertl Canatexte Au milieu des années 80, le modèle Acura de Honda guida les constructeurs automobiles japonais vers le marché haut de gamme.Les plus récents modèles de la série, le coupé CL et la berline RL, confirment que Honda souhaite que ce produit continue à être un chef de file sur le marché concurrentiel des voitures semi-luxueuses.Ce point de vue tient compte de la période économique difficile que nous traversons, mais la prudence dont le fabricant fait preuve se reflète dans la silhouette plus conservatrice de son nouveau modèle.Lancées l\u2019automne dernier, les berlines compactes de luxe TL se vendaient moins cher que la Lexus ES300 et rivalisaient avec l\u2019Infiniti 130.La RL 1996 et la CL 1997 suivent l\u2019exemple et imitent l\u2019aspect conservateur de la TL.La 3,5RL remplace le modèle Legend en tête de la série Acura.Honda a renoncé au nom de la Legend parce qu\u2019il était plus connu que celui de l\u2019Acura, ce qui n\u2019est pas forcément un avantage quand on tente de vendre plu- sieurs modèles de voitures.RIVALES ALLEMANDES La RL conserve les dimensions de la Legend, mais son nouveau look évoque immédiatement ses rivales allemandes.Nous avons garé par hasard notre voiture d\u2019essai de 52 300$ près d\u2019une Mercedes-Benz 300E de la génération précédente, et nous avons été stupéfaits de constater à quel point l\u2019Acura avait les mêmes proportions.Le style de cette voiture peut sembler discret ou carrément terne, selon le goût de chacun.La fabrication est soignée, mais il lui manque le panache de la dernière Mercedes de classe E.À l\u2019intérieur, la nouvelle Acura semble s\u2019être inspirée de la Lexus.Son tableau de bord rappelle celui de la LS400.Le poste stéréophonique et les commandes de chaufferette sont dotés de l'affichage numérique.L\u2019espace est adéquat à l'avant et à l\u2019arrière et la sellerie est évidemment en cuir.Le dégagement pour la tête est excellent à l\u2019arrière en dépit du toit ouvrant qui enlève de l\u2019espace, et le coffre est spacieux.L\u2019habitacle est silencieux et la tenue de route est agréable.A grande vitesse, la voiture réagit rapidement, même si la direction semble parfois insensible, comme c\u2019est aussi le cas sur les berlines TL plus petites.Les moteurs sont le point fort de Honda et aussi celui de la RL.Le moteur V6 de 3,5 litres, assorti à une transmission automatique surmultipliée à quatre rapports, développe une puissance de 210 chevaux et a été conçu pour produire 224 lb./pi.de couple à 2800 tr/min.Le but était d\u2019offrir la performance d\u2019un V8 à des vitesses que les Nord-Américains peuvent se permettre.La RL est efficace, mais certains acheteurs plus exigeants continueront à préférer le prestige d\u2019un V8 plus gourmand, même s\u2019ils n\u2019en ont pas vraiment besoin.La production du coupé Legend a également été interrompue et on l\u2019a en quelque sorte remplacé par le coupé CL.Celui-ci s\u2019inspire de la plate-forme de la Honda Accord et est conçu et construit par la filiale américaine de Honda.11 n'est donc pas étonnant que la CL ressemble, en plus petit et en plus esthétique.aux luxueux coupés américains qui furent très populaires au cours des années 70, comme la Chevrolet Monte Carlo et la Buick Regal.La silhouette de la CL rappelle celle de ces voitures, particulièrement à cause du renflement qui partage en deux le capot et le couvercle du coffre et de l\u2019aspect souriant des feux arrière.HABITACLE SOIGNÉ L\u2019habitacle est soigné, avec des matériaux de matière plastique de qualité et des appliques de bois, la sellerie en cuir offerte en option et d\u2019autres éléments décoratifs, tous réalisés avec la minutie qui caractérise Honda.Les sièges-baquets sont fermes et confortables à l\u2019avant, mais seul le conducteur a droit à des réglages électriques.La banquette arrière est adéquate pour un coupé et offre suffisamment de dégagement au sol pour un adulte.ACCESSOIRES AUTOMOBILE Les gadgets ne sont pas toujours utiles John Patrick Canatexte 11 y eut une époque où la technologie de l\u2019automobile paraissait s\u2019orienter vers la métaphysique.« La porte est entrouverte.» «Comment la porte peut-elle être entrouverte?», songiez-vous en vous préparant à compléter un virage.«La porte est entrouverte», insistait doucement la voix.Au moment où vous commenciez à en avoir assez, vous vous rendiez soudain compte que le vent sifflait à vos oreilles.« Ah.la porte est ouverte », constatiez-vous en la refermant.« Pourquoi ne pas l\u2019avoir dit tout simplement?» Deux ou trois coins de rue plus loin, la voix reprenait son monologue: «Il reste peu de liquide dans le réservoir du lave-glace.» Et pour avoir la paix, vous deviez rempli le réservoir.Grâce au ciel, la voiture parlante fut de courte durée.Plusieurs modèles des années 80 offraient de tels systèmes, mais leur succès pâlit rapidement.L\u2019histoire de l\u2019automobile abonde en gadgets qui au départ, semblaient fort ingénieux.Certains d\u2019entre eux tentaient de faire progresser la technologie alors que d\u2019autres apportaient des réponses à des questions qui n'avaient même pas été posées.La compagnie Studebaker croyait-elle vraiment que les consommateurs apprécieraient une commande de transmission automatique intégrée au tableau de bord?La décennie au cours de laquelle les voitures parlantes envahirent le marché nous permit aussi de nous familiariser avec les nuits de Tokyo.C\u2019est du moins la comparaison qu\u2019utilisèrent les chroniqueurs de l\u2019époque pour décrire le tableau de bord de ces modèles, dont les mille feux évoquaient les néons de la capitale japonaise.L\u2019affichage numérique clignotait sur les indicateurs de vitesse comme sur le tableau de commandes d\u2019un ascenseur dément.Des tachymè-tres graphiques illustraient le comportement du moteur par une courbe ascendante rappelant le départ d\u2019une fusée dans l\u2019espace.Et les manomètres de couleur orange donnaient aux passagers i\u2019impression de se trouver dans un avion de chasse.Puis quelqu\u2019un se rendit compte que ce type d\u2019instrumentation n\u2019était pas plus efficace que les indicateurs circulaires traditionnels.Et que leur manipulation empêchait parfois le conducteur de se concentrer.L\u2019affichage numérique existe encore sur certains modèles de la fin des années 80, mais les modèles contemporains ont tous de gros cadrans circulaires de consultation facile.Le système à quatre roues directionnelles était aussi une innovation très prometteuse.Plusieurs fabricants offrirent des systèmes utilisant des dispositifs électromécaniques ou hydrauliques, promettant une réaction plus rapide et une conduite plus stable ainsi que des améliorations au niveau du stationnement.Mais les voitures modernes sont déjà très dociles et peu d\u2019acheteurs étaient prêts à dépenser 1500$ ou plus pour obtenir un modèle doté d\u2019un tel système.Le système de navigation intégrée semble être la prochaine merveille de l\u2019industrie automobile.Il fait appel au repérage par satellite ainsi qu\u2019à une évaluation informatisée de la vitesse et de la distance parcourue pour prévoir la position de la voiture à quelques mètres près.En chargeant une carte sur son CD-ROM, le conducteur peut consulter un petit écran pour s\u2019orienter dans une ville inconnue, trouver la station-service la plus proche ou prévoir le trajet le plus court pour un rendez-vous d\u2019affaires.Grâce au contact établi avec des centres de contrôle de la circulation, il peut aussi éviter les embouteillages.CIRCULATION Le système, qui était réservé à l\u2019après-vente, devrait être bientôt intégré aux voitures en cours de production et des essais sont faits sur des voitures de location.On peut toutefois se demander si les automobilistes accepteront de verser un supplément pour ce gadget de l\u2019ère spatiale simplement pour se rendre au marché d\u2019alimentation de leur quartier.Ou pour éviter les embouteillages alors qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à ouvrir la radio pour avoir droit à un bulletin de circulation.Le système comporte des avantages évidents pour les gens d\u2019affaires et les utilisateurs qui gagnent leur vie avec leur voiture, comme les chauffeurs de taxis.Mais si la plupart des consommateurs ne voient pas l\u2019intérêt d\u2019un tel système, ce gadget risque de se retrouver à son tour au royaume des souvenirs.Grâce au ciel, la voiture -parlante n\u2019a pas survécu RELATIONS DE TRAVAIL Les TCA et GM veulent régler dès aujourd\u2019hui TORONTO (AFP) \u2014 Les représentants de la direction de General Motors Canada et du syndicat des Travailleurs canadiens de l\u2019automobile (TCA) ont déclaré hier avoir progressé dans leurs négociations pour essayer de parvenir à un accord d\u2019ici lundi à midi.Le président des TCA, Buzz Hargrove, a affirmé notamment que GM avait accepté de ne pas recourir à la sous-traitance pour quelques centaines d\u2019empinis à ses usines de Bois-briand (Québec) et d'Oshawa (Ontario), et que les négociations se poursuivaient «lentement, très lentement».«Aucun règlement n'est encore intervenu, mais nous faisons des progrès », a déclaré pour sa part un porte-parole de la compagnie, Stew Low.Il reste cependant beaucoup de chose* à ré- gler avant de pouvoir conclure un accord.Les parties n\u2019ont pas encore discuté des horaires de travail et des heures supplémentaires et GM n'a pas officiellement encore présenté ses propositions sur l\u2019enjeu central du conflit, le recours à la sous-traitance.Les deux parties, qui ont repris les négociations vendredi soir après un déblocage de la situation, ont exprimé l\u2019espoir d'un accord dès aujourd'hui, ce qui permettrait de reprendre le travail dans les usines de GM avant la fin de la semaine.Toutes les usines de la compagnie GM.soit quelque 26 000 travailleurs, se sont mises l'une après l'autre en grève à partir du 2 octobre.Cette grève touche par contre-coup plusieurs usines des États-Unis.Le travail pourrait reprendre durant la fin de semaine «dpi Mazda 626 LX 1997 VOICI UNE OFFRE IRRÉSISTIBLE SUR LA MAZDA LA PLUS POPULAIRE.I A PI l S SI Cl RII.MRI DI SA CAI I C.ORII 279*' Location par mois/24 mois Equipements de luxe de série : \u2022\tTransmission automatique \u2022\tAir climatisé \u2022\tGroupe électrique \u2022\tRégulateur de vitesse \u2022\tStéréocassette de luxe et 4 haut-parleurs \u2022\tGarantie 5 ans** LOCATION I.es concessionnaires Mazda du Québec EMPORTE-MOI \u2019 te véhicule illustré est un modèle 1996 pour fin de référence seulement nU S Insurance Institute for Highway Safety * Offre valable sur toute nouvelle location au détail cher les détaillants participants à partir du 4 octobre pour un temps limité les stocks peuvent varier d'un concessionnaire à I autre Sur approbation du crédit les concessionnaires peuvent louer moins cher Le prix de location de la Manta 626 LX 1997 Imodèle 4F41S77AA00I est basé sur 24 mois Acompte de 1 900$ ou l'échange équivalent le paiement du premier mois et le dépôt de 350$ sont dus au moment de la transaction Frais de transport et de préparation avant livraison de 600$.immatriculation, assurances et taxes en sus Maximum de 20000 km par an.Frais de 6 tie kilomètre additionnel Renseigne?vous auprès des concessionnaires parbnpants ** Détails che?votre concessionnaire ~\tV\tm. LE SOLEIL Lk LUNDI 21 OCTOBRE 1996 OPINIONS LE QUOTIDIEN DE LA CAPITALE Président du conseil d\u2019administration PIERRE DES MARAIS II Président et Éditeur GILBERT LAÇASSE Kedacteur en chef GILBERT LAVOIE Directeur de l'éditorial J.-JACQUES SAMSON Directeur de l\u2019information ANDRÉ FORGUES ilkilill Raymond Giroux L\u2019Etat hors des classes de l\u2019université Dans sa grande oeuvre de nivellement pas le bas, le rapport de la Commission des États généraux sur l\u2019Éducation invite le gouvernement à s\u2019ingérer une fois de plus là où il n\u2019a rien à faire: dans les salles de cours des universités.Et pourtant, le monde universitaire se tait, totalement intimidé par l\u2019assaut dont il est victime et toujours sous le coup de son attitude passée, souvent hautaine, détachée des demandes des étudiants, des exigences de la société et des réalités économiques.Que dit ce fameux rapport vieux de déjà dix jours?« .que l\u2019État, sans tomber dans le piège de la centralisation à outrance, devrait disposer de leviers, autres que celui du financement, pour participer à la planification et aux orientations des activités de l\u2019enseignement universitaires et assurer une meilleure coordination de ce réseau ».Si nous lisons bien ce que nous lisons, en tenant compte d\u2019une petite phrase de l\u2019introduction du rapport invitant à « reconfigurer l\u2019enseignement universitaire et ce, au-delà des intentions annoncées », Robert Bisaillon et son groupe ouvrent une porte de grange qui aurait dû demeurer fermée.L\u2019université n'a pas la vocation d\u2019une maternelle.Si elle doit demeurer financièrement accessible à tous, son enseignement et ses activités de recherche ne conviennent pas à tous, n\u2019intéressent pas tous les jeunes.Si la tant galvaudée excellence a encore un sens, c\u2019est bien là qu\u2019il faut la développer.On peut d\u2019ailleurs se demander quelle sorte d\u2019étudiants fréquenteront les universités, le jour où le gouvernement suivra les États généraux dans leur volonté de couper toutes les têtes qui dépassent, dans le système scolaire.Une fois abolis tous les programmes qui sentent l\u2019élitisme, selon leur interprétation péjorative de l\u2019encouragement aux meilleurs élèves, faudra-t-il sortir des classes les cinq premiers sous prétexte qu\u2019ils haussent la moyenne?Dans leur court verdict de quatre pages sur les universités, verdict qui se termine par une recommandation de créer une nouvelle commission d\u2019étude consacrée à l\u2019enseignement supérieur dont le Québec doit faire l\u2019économie, si le rejeton hérite de son aïeul, les commissaires ont acheté aveuglément les idées reçues sur les manies de ce monde universitaire sur lequel certains aimeraient mettre le grappin.Certes, les universitaires n\u2019ont qu\u2019eux à blâmer pour leur sort.Personne, hors de certains cercles, ne sait comment ils évaluent et coordonnent leurs activités, comment ils accueillent et dirigent les étudiants, comment ils déterminent leurs programmes.Mais malgré les racontars, McGill, Laval ou Ri-mouski n\u2019enseignent pas selon leurs humeurs particulières, elles ne peuvent inventer de programmes pour faire plaisir à un chercheur.Il est vrai que le régime du jugement par les pairs, de l\u2019embauche aux promotions en passant par l\u2019octroi des subventions de recherche, comporte bien des défauts: esprit de clique, chapelles idéologiques, mépris, indifférence ou ignorance des réalités publiques, et ainsi de suite.Les universitaires, administrateurs et professeurs, méritent des reproches.Leur tradition de liberté intellectuelle héritée de siècles de pratique exige en contrepartie leur présence continuelle dans les débats publics, un rapprochement avec les étudiants, un plus grand détachement des contraintes de la recherche commanditée et un refus net des contrats personnels, source de conflits d\u2019intérêts trop fréquents.Les universités doivent s\u2019ouvrir aux influences extérieures.Mais l\u2019intervention de l\u2019État ne peut corriger aucune de leurs carences.Gardons politiciens et technocrates hors des salles de cours.Le remède serait pire que le mal.Aux universités de s\u2019exprimer, elles seront entendues.Le nivellement contredit l'objectif d'excellence 50 S d(r)0L6 muni infill Contre les chauffards Par les temps qui courent, les chauffards, les ivrognes au volant et les drogués qui encombrent nos chemins ont raison de circuler.Ils ont trouvé un porte-parole prestigieux, un défenseur convaincu, le ministre des Transports en personne, monsieur Jacques Brassard.À la surprise générale, 11 vient de refuser de modifier le sacro-saint NO-FAULT qui empêche toujours les victimes de chauffards, de les poursuivre devant les tribunaux civils pour être complètement indemnisé.La SAAQ ne paie pas toutes les pertes.La SAAQ manque de respect envers les victimes, à savoir dans quelles circonstances l\u2019accident est arrivé, comme ce fut mon cas suite au décès de mon fils.Le ministre maintien les privilèges de ces criminels du volant, en les laissant continuer de menacer la sécurité publique, de blesser et de tuer à nos frais bien entendu.Incroyable mais vrai, le ministre prend les victimes pour des imbéciles, en annonçant ses couleurs avant même que la commission parlementaire ne débute.Le pire, c\u2019est que personne n\u2019est d\u2019accord avec le statu quo, un changement s\u2019impose.Plusieurs chauffards ont les moyens de payer du moins une partie des dommages qu\u2019ils causent en blessant des innocents.Pourquoi pas leur réclamer ces coûts ?Au nom de quelle logique, la SAAQ peut-elle continuer à payer les chauffards même pendant l\u2019emprisonnement ?Devant autant de situations abusives, il faut être complètement déconnecté de la réalité pour refuser de changer le moindre aspect de la loi de la SAAQ.Madame Lisette La-pointe, monsieur Jacques Parizeau et l\u2019avocat Me Beiiemarre, doivent se battre jusqu\u2019au bout.Ils doivent dire au ministre Brassard, qu\u2019il n\u2019a pas le droit de faire « Fi » de l\u2019opinion du peuple qui l\u2019a élu.Le temps des belles théories est révolu.Cette année encore, le réseau Télémédia rapporte que 500 Québécois mourront sous les roues de conducteurs ivres, 2000 seront blessés gravement et 6000 blessés légèrement.La population en a soupé du carnage continuel qui alimente l\u2019actualité.Ne plus indemniser les chauffards ivres qui se blessent, serait la moindre des choses.Aucun assureur privé n\u2019assure les comportements criminels, aucun assureur public non plus, ni la CSST, ni l\u2019IVAC.Pourquoi la SAAQ le ferait-t-elle ?J\u2019ai perdu un fils dans un accident de la route, quand j\u2019ai voulu savoir de quelle façon l\u2019accident était arrivé, le coroner m\u2019a répondu » avec la nouvelle loi de la SAAQ autrefois la RAAQ, on vous donne quelques dollars pour les frais funéraires et c\u2019est fini ».L\u2019absence de recours m\u2019a privé du droit de savoir ce qui s'était passé.À la SAAQ, on m\u2019a répondu c\u2019est le NO-FAULT.L\u2019inspection obligatoire du véhicule sauverait des vies et de l\u2019argent.Bien sûr, je ne souhaite pas que le ministre Brassard et ses pseudo conseillers vivent le même calvaire que ma famille et moi avons vécu, mais je ne leur pardonnerai jamais de ne pas prendre leur responsabilité en refusant les changements qui s\u2019imposent.En espérant provoquer une réflexion qui s\u2019impose.Gaétan Bégin Sherbrooke Ironie du Saguenay Espérons que les gens du Saguenay goûteront, eux aussi, à la fin du carême dont parlait Michel David dans sa chronique politique du 10 octobre, et qu\u2019ils parviendront, dans cette joie, à trouver une solution juste à leurs multiples revendications qui inondent la vie des canadiens.Nous ressentons tous une profonde sympathie pour les victimes de ce grand désastre ; mais, il est heureux que notre pays, le Canada, paie 90% des dommages et il est ironique de savoir que la région éprouvée ait voulu, plus que toute autre, se sevrer de la Mère Patrie.Il faut souligner aussi que le Canada n\u2019a pas fait affichage (ni en français, ni en anglais) de son humble contribution à la survie d\u2019un beau et grand territoire qu\u2019il protège si bien.C\u2019est bon de vivre dans un grand pays ! Claude Gameau Québec Confessionnelle et ouverte ! À partir de 22% des mémoires en ce sens, 12 commissaires sur 15 suggèrent à la ministre Marois de déconfes-sionnaliser complètement les écoles.Qui plus est ! À ce chapitre beaucoup plus qu'ailleurs dans leurs recommandations, ils ont une solution à soumettre pour remplacer les cours d\u2019ensei- gnement religieux, ce sont des cours « d\u2019éducation civique ».Selon le Petit Larousse, c\u2019est une éducation « destinée à préparer les élèves à leur rôle de citoyen.» J\u2019espère que ce ne sera pas l\u2019un de ces 12 commissaires qui préparera le chapitre sur la démocratie.Ils ne pourraient que dire : « Fkites ce que nous disons, ne faites pas ce que nous avons fait.» où ils pourraient présenter leur truc pour faire comprendre à un(e) ministre qu\u2019un petit 78% n\u2019est rien à côté d\u2019un gros 22% ! S\u2019ils n\u2019avalent pas eu d\u2019idées préconçues, ces mêmes commissaires auraient pu comprendre que l\u2019école désirée par environ 80% des parents est une école confessionnelle assez ouverte pour permettre des cours autres que leurs cours de religion aux enfants des parents qui désirent autre chose.Même plus, ces écoles confessionnelles pourraient devenir non-confessionnelles ou laïques, à la suite d\u2019un vote de tous les parents de cette école.Votre école laïque permettra-t-elle cette ouverture d\u2019avoir au moins certains cours d\u2019enseignement religieux, pas d\u2019histoire des religions, à certaines heures scolaires ?On peut en douter à regarder comment cela se passe où il y a des écoles laïques, en particulier, en France.Séparer l\u2019Eglise et l\u2019État, c\u2019est déjà fait depuis longtemps, mais une majorité de la population, même si elle ne vit pas la pratique dominicale, vit une pratique du service des autres, une vie basée sur les valeurs judéo-chrétiennes qu\u2019elle a appris à vivre, en partie à l\u2019école, et elle désire que cela continue à se faire ainsi pour leurs enfants ou petits-enfants.Le respect et la tolérance, valeurs chrétiennes bien vécues nous permettent d\u2019être assez ouvert(e)s pour accueillir les personnes qui vivent d\u2019autres valeurs.Étant un jeune retraité de l\u2019enseignement, je peux vous dire que les problèmes vécus dans les écoles sont bien plus des problèmes reliés à la manière de vivre les droits de chacune) que des problèmes d\u2019enseignement religieux et de pastorale.Je dois respecter l\u2019autre qui ne pense pas comme moi, mais je dois aussi me respecter et ne pas laisser détruire mon patrimoine culturel dont l\u2019éducation religieuse fait partie.En espérant que le bon sens et la démocratie sauront trouver leur place.Béal Mercier Retraité de l'enseignement, Beauport Le chaos russe: désordres, conflits, décomposition.Désordres économiques, conflits politiques.décomposition militaire: l\u2019économiste Jacques Sapir nous en met plein la vue sur ce qu'il appelle Le Chaos russe*, la page couverture reflétant exactement le contenu de son dernier ouvrage.En fait, le lecteur se demande comment la Russie peut-elle survivre à la description qu\u2019en fait Sapir, pour qui le président Boris Eltsine incarne plus le fossoyeur que le sauveur de la démocratie.L\u2019attitude du président et d\u2019une mince élite inquiète l'auteur, peu tendre pour les dirigeants dits libéraux qu\u2019il accuse carrément de mépriser le peuple russe.Iæ nouveau tsarisme qui fait office d'institutions politiques, à Moscou, contient les germes d\u2019une guerre civile le jour où Eltsine disparaîtra.Le président ne doit des comptes qu\u2019à lui-même et gouverne avec le soutien d\u2019une coterie de relations personnelles.L'actualité moscovite et les aléas politiques du général Lebcd et de ses rivaux confirment allègrement la thèse de l'analyste.Sapir, écrivant avant la maladie du président, dénonce l\u2019absence de principes clairs quant au fonctionnement des diverses instances du pouvoir.Ia> triumvirat qui gouverne présentement la Russie correspond exactement à ce modèle à la va-eomme-je-te-pousse.Personne ne connaît exactement les pouvoirs et responsabilités de chacun, Eltsine donnant des eneourage-milfits à l\u2019un ou à l\u2019autre au gré de ses Raymond Giroux NOTES DE LECTURES humeurs ou de son appréciation de leur popularité.Gorbatchev avait amorcé le processus de création d\u2019un État démocratique moderne.Sapir désespère de ce qu'il voit.Au plan économique, il qualifie de criminel le choix d\u2019une thérapie de choc pour libéraliser le régime plutôt que celui d\u2019une approche graduelle.L'ex-Union soviétique vivait déjà une crise économique, avance-t-il, et ne pouvait résister au traitement.La Russie nouvelle, en outre, était à la fois trop grande et trop pauvre: trop vaste pour recevoir une aide internationale suffisante pour assurer la transition, trop pauvre pour susciter elle-même les investisse- ments nécessaires à la reconstruction.Une économie réformée à un rythme fou, des institutions qui n\u2019ont pas suivi: or, les deux vont de pair.L\u2019économie exige un État de droit qui n\u2019existe pas présentement en Russie.Les sombres scénarios de Sapir soulèvent toutefois une question fondamentale: se trompe-t-il lui aussi, comme s\u2019était fourvoyée la communauté des soviétologues et experts en relations internationales sur l\u2019avenir de l'URSS?Comme le rappelle Nicolas Baverez dans son Raymond Aron**, récemment réédité en poche, le politicologue mal aimé des Intellectuels de gauchi* avait lui aussi sous-estimé les tensions éeo- fossoyeur de la démocratie nomiques et sociales qui minaient le camp communiste.Obnubilé par les grands équilibres et conflits internationaux, Aron n'a pas vu venir l\u2019éclatement.Aujourd\u2019hui, ne paraît-on pas au contraire favoriser une approche catastrophe en proposant une lecture strictement russo-russe de ce qui se passe entre Saint-Pétersbourg et Vladivostok, sans tenir compte du contexte international et de la nécessité qu'il y a pour l\u2019ensemble des nations de maintenir une Russie « forte et unie », pour utiliser une expression bien de chez nous?* Sapir, Jacques.Le Chaos russe.Éditions Ia) Découverte, pa-ges.** Baverez, Nicolas.Raymond # Aron.Champs/Flammarion, 544 pages. LE LUNDI 21 OCTOBRE 1996 OPINIONS CHRONIQUE POLITKQUE Feu la spontanéité ! Feu la spontanéité ! Entre le Québec profond et la Conférence au sommet sur l\u2019avenir économique et social, il y a un monde de castes, celles des mandarins, des élites syndicales, des cadres des institutions financières, qui veillent jalousement sur leurs intérêts corporatistes et occultent les vrais débats.Le sport à la mode, dans la métropole, c\u2019est de trouver un homme d\u2019affaires, un groupe financier, une équipe d\u2019experts-conseils, qui se cognent depuis des mois au mur de la bureaucratie, se heurtent au lobby des centrales syndicales, se font écarter par les banques et les caisses populaires « de chez nous ».LE SOMMET: L\u2019ASSIETTE AU BEURRE ?« Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a pour moi là dedans ?» se demandent en effet les responsables des «chantiers» sur la relance de l\u2019emploi.Le « Sommet » de Lucien Bouchard est ainsi devenu une grande auge dans laquelle chacun fouille pour y trouver sa part.Tant pis pour les autres.Tant pis pour le vrai Québec.S\u2019il devait au moins y avoir quelque forme d\u2019arbitrage au Sommet ! Même pas: les idées se perdent dans le magma des bureaucraties, se hissent parfois jusque sur le bureau d\u2019un ministre, n\u2019atteignent pratiquement jamais le Bureau du premier ministre lui-même.J\u2019ai déjà parlé de la guerre de tranchées qui s\u2019est menée à l\u2019Hydro-Québec, au ministère des Ressources naturelles, à ceux des Finances et des Communications, autour de la construction d'une véritable autoroute québécoise de l\u2019information.C\u2019est par hasard que ce projet est arrivé aux oreilles de Lucien Bouchard, au moment de la visite de son homologue français, Alain Juppé.Les mandarins de Québec ont tout fait pour le torpiller.Il est tellement plus simple pour eux de laisser les télécommunications à Bell Canada et les barrages à l\u2019Hydro-Québec, l\u2019avenir au secteur privé, le traditionnel lourd au public ! Je pourrais aussi parler des nombreux détours que deux groupes privés \u2014 SNC-Lavalin et Ciments Saint-Laurent \u2014 doivent faire dans les couloirs du ministère des Transports pour avancer leur projet de ponts et d\u2019autoroutes à péage, l\u2019un sur la Rive-Sud, l\u2019autre vers Laval et Lanaudière, des projets de plus d\u2019un milliard de dollars, nécessaires à la métropole, et qui ne nécessitent aucun investissement public.Il n\u2019y a rien pour les ingénieurs du ministère des Transports là-dedans.Alors.Il faut parler enfin de plusieurs projets avancés depuis des années par des groupes d\u2019experts-conseils, comme celui dirigé par Sylvain Vaugeois, des patenteux dangereusement imaginatifs.« Trop beau pour être vrai » disent les faiseurs de normes de ministères sectoriels comme ceux de la Santé ou des Ressources humaines.«Trop cher pour être utile» disent les comptables des Finances.Et puis, comme le Groupe Vaugeois est dangereusement près du Parti québécois, comme des personnalités bien en vue y ont arrondi leurs fins de mois pendant leur traversée du désert, et comme la banque d\u2019André Bérard ou les caisses de Claude Béland n'y trouveront guère d\u2019argent à faire, on a tout juste trouvé le temps d'en faire la critique et on s\u2019est assuré qu\u2019on n\u2019en débatte surtout pas sur la place publique.Au cas où le bon peuple, qui n\u2019y connaît rien évidemment, s\u2019enticherait de ces idées originales.Le ministère de Bernard Landry est par exemple assis de tout son poids sur le « Projet Mercure » dont l\u2019objectif, trop simple sans doute, est de subventionner la formation des cerveaux dont auront besoin les secteurs de l\u2019inforoute et du multimédia, plutôt que les bâtiments et les machines de secteurs industriels en déclin.Le Groupe Vaugeois propose de financer, à hauteur de 25 000$ par année pendant cinq ans, la formation d\u2019une main d\u2019oeuvre hautement qualifiée qui attirerait ici des Walt Dysney et des Microsoft.Faire du Québec un pôle d\u2019attraction en Amérique du Nord pour le développement des contenus de cette autoroute de l\u2019information dans laquelle le gouvernement se dit prêt à investir 50 millions $: Quel projet en effet ! Le Projet Mercure est d'autant plus attrayant que, selon une étude réalisée pour la Ville de Montréal par le groupe-conseil Arthur Andersen, les seuls secteurs d\u2019avenir qu\u2019il faudrait privilégier sont ceux des sciences de la santé, du multimédia et des technologies de l\u2019information.Or.une autre étude tout aussi confidentielle révèle que, de toutes les grandes métropoles du continent, Montréal arrive au dernier rang pour le nombre de bacheliers: 13,5 % de jeunes titulaires d\u2019un baccalauréat ici contre 17.45 % à Toronto, 18 % à Pittsburgh, 24 % à Atlanta, 27 % à Denver.Il ne faut pas chercher plus loin la raison pour laquelle Montréal n\u2019attire pas d'entreprises du futur.D\u2019où cette idée d\u2019investir dans le remplissage des cerveaux plutôt que dans la plomberie, d\u2019exiger que les entreprises paient leurs usines et leurs machines avant de leur garantir la main d\u2019oeuvre hautement qualifiée dont elles ont besoin.Le chef de l\u2019Opposition, Daniel Johnson, est emballé: « Il y a une filière que le gouvernement devrait exploiter au maximum, disait-il en mars dernier.Tout ce qui touche l\u2019inforoute, la création de l\u2019emploi est là pour les jeunes.» Le gouvernement du Canada a compris tout de suite et offre de couvrir 40 % du programme.Mais le premier ministre du Québec, lui, il n\u2019est ni enthousiaste ni indifférent.On l\u2019a tout simplement laissé dans l\u2019ignorance.Michel Vastel Les bonnes idées se perdent dans le magma bureaucratique et n\u2019atteignent jamais le PM Ne touchez pas à la loi de Fassurance automobile! Claude Beüeau et Daniel Gardner Enseignants à la faculté de Droit de l'université Laval Même si le ministre des Transports, M.Jacques Brassard, a récemment annoncé sa volonté de ne pas toucher à un régime d'assurance automobile qui fait l'envie de la plupart des autres pays, nous croyons qu'il est nécessaire de clarifier les enjeux pour les victimes et les automobilistes quant à la portée réelle des modifications proposées.Examinons chacune des trois propositions de réforme qui semblent a priori ne concerner que les criminels de la route faisant usage d'alcool.1.\tL'obligation pour le criminel de rembourser à la SAAQ les indemnités que celle-ci a versées aux victimes de son crime Cette proposition vise à faire supporter au criminel de la route toutes les conséquences pécuniaires de son acte.Elle est à notre avis inacceptable parce que son application serait non automatique, complexe et finalement dangereuse pour l\u2019immense majorité des conducteurs québécois.L'application difficile de la mesure.En ce qui concerne les économies en apparence faramineuses que nous promettent les tenants de la réforme, on se contentera de deux observations.La première concerne les chances réelles pour la SAAQ de récupérer des sommes significatives des criminels de la route, étant donné qu'ils ne constituent pas un groupe d\u2019individus particulièrement solvables.La seconde est plus grave.Une règle de droit unanimement admise veut qu'une condamnation au criminel n'entraîne pas automatiquement une condamnation au civil.La SAAQ devra donc refaire en entier le procès devant la juridiction civile tout en tenant compte des règles normales de la responsabilité civile, voire même de la nécessité de faire la preuve particulièrement exigeante de la faute intentionnelle.Cela signifie que le criminel aura beau jeu de plaider que sa responsabilité est partagée avec d'autres personnes qui, même si elles n'ont pas commis un acte criminel, ont peut-être commis une faute.Qu'en résultera-t-il ?Les avocats de la SAAQ devront débattre avec les avocats des criminels de la route du degré de responsabilité du ministère des Transports (pour le mauvais état de la route), du restaurateur (pour avoir laissé partir un chauffeur en état d'ébriété) et surtout de la victime elle-même (qui ne traversait pas la rue à un endroit prévu à cet effet, qui ne portait pas de vêtements suffisamment clairs, qui roulait un peu plus vite que la limite permise, etc.).Bien entendu, toutes ces personnes devront avoir recours aux services d\u2019un avocat pour défendre leurs droits.Mesure dangereuse.Avec ce dernier exemple, on voit jusqu'à quel point le risque est grand pour les usagers de la route en général, qui risquent de se voir appelés à un procès qui ne leur apporte aucun profit: stress, perte de temps et frais d'avocats seront le lot de ces victimes pour le compte desquelles on déclare vouloir agir.Mais il y a plus.A-t-on songé au fait que les 20 000 personnes condamnées en 1994 pour conduite en état d\u2019ébriété ne sont pas toutes des criminels dangereux au sens où on l'entend généralement?A-t-on songé aux milliers d'autres qui ont eu la chance de ne pas être arrêtés alors qu'ils conduisaient leur véhicule avec un taux d'alcoolémie supérieur à ,08?Il ne s'agit pas d'excuser ces personnes ou de proposer des mesures moins sévères, mais simplement de réaliser que de nombreux citoyens honnêtes se retrouvent dans cette catégorie.Enfin, le risque est grand d'assister à un élargissement des hypothèses où la SAAQ serait justifiée de recouvrer les indemnités versées.Sur un plan strictement moral, comment soutenir que le chauffeur en état d'ébriété puisse être poursuivi parce qu'il a été condamné au criminel, alors que «les conducteurs même grossièrement négligents ou lourdement fautifs bénéficieraient toujours de l'immunité conférée par le principe du «no-fault»» (Me Bellemare).Pourquoi ne pas traiter de la même façon le chauffeur en état d\u2019ébriété et celui qui, à jeun, roulait à 70 km/h dans une zone scolaire?La conduite du second n'est-elle pas aussi condamnable que celle du premier?En abordant le problème de cette façon, on en arrive logiquement à soumettre à examen toutes les hypothèses de conduite fautive: ce serait la fin du régime de « no-fault » et le retour d'un système de droit commun avec les lenteurs, les aléas et les coûts qu'il comporte.Sv.2.\tLa privation du droit à toute indemnité pour le criminel de la route Cette proposition est tout aussi inacceptable parce qu'elle se révélerait pénalisante pour des victimes innocentes, sans aucun effet dissuasif vis-à-vis des criminels.Mesure pénalisante pour des victimes innocentes.La privation de toute indemnité prend toutes les allures d'une mesure pénale pour les personnes à charge du criminel de la route.Pourquoi pénaliser ses enfants ou le conjoint à sa charge, qui ne sont pas responsables du comportement de celui dont ils dépendent et qui se retrouveront de toute façon aux crochets de l'État?Laissons les proches des criminels en dehors du débat.Le criminel est déjà lui-même pénalisé depuis 1990, en ce que son indemnité de remplacement du revenu est réduite pendant la durée de son incarcération, en tenant compte du nombre de personnes à sa charge.Il n'est pas inutile de préciser ici que sa situation n'a strictement rien à voir, contrairement à ce que l'on a laissé entendre, avec celle du propriétaire qui est privé de son indemnité d'assurance parce qu\u2019il a volontairement mis le feu à sa maison dans le but précisément de toucher cette indemnité, il est plutôt rare en effet qu\u2019un automobiliste en état d'ébriété cherche à se mutiler pour obtenir une indemnité de la SAAQ Au contraire, le chauffeur en état d'ébriété n'a généralement même pas songé aux conséquences possibles de sa conduite.Effet dissuasif.Cet aspect du problème vise autant la première proposition que la seconde Ce qui est indiscutable.c'est qu'il n'existe aucune étude dans le monde entier qui établisse que des sanctions de nature civile ont un effet dissuasif observable pour de futurs contrevenants.Les automobilistes sont d'ailleurs davantage soucieux de leur propre sécurité en conduisant leur véhicule que des conséquences pécuniaires résul-u tant de leur responsabilité civile.Le criminel de la route est encore moins conscient que les autres qu'il puisse blesser quelqu'un avec son véhicule: il se sent pleinement capable de conduire son automobile.Seule la peur de sanctions de nature pénale (dossier criminel, retrait du permis, amende) aura un effet dissuasif, tout simplement parce que ces mesures touchent à la liberté même de l'individu et qu elles sont susceptibles de jouer en l\u2019absence de tout accident, au hasard d'une interception par les policiers.C'est pourquoi l'introduction du régime de « no-fault », en 1978, ne s'est pas traduit par une augmentation des cas de conduites dangereuses, contrairement à ce que les adversaires du régime avaient alors prédit.3.\tLe droit de poursuite contre les criminels de la route On veut par ce moyen redonner aux victimes d'actes criminels commis sur la route les mêmes droits que ceux qui sont conférés par La loi sur l\u2019indemnisation des victimes d'actes criminels aux victimes des autres actes criminels.Mais la mesure proposée crée en elle-même une injustice plus grave et risque fort de ne profiter qu'aux avocats des parties impliquées.Mesure injuste.Le régime actuel serait source d'injustice en créant deux catégories de criminels: ceux qui peuvent être poursuivis en dommages par leur victime et ceux qui sont complètement protégés contre de tels recours uniquement parce qu'ils ont enfreint le Code criminel au moyen d'un véhicule automobile.Mais la réintroduction du droit de poursuivre les criminels au volant produira une injustice encore plus grande en créant deux catégories de victimes de la route: celles qui auront eu la chance (réelle ou illusoire) d'avoir été victimes d'un conducteur condamné pour avoir fait usage de son automobile en état d'ébriété et les autres.Les premières bénéficieraient LE SQLEIl d'un régime en apparence plus généreux que celui accessible aux secondes.On imagine aussi les pressions qui seraient exercées par les victimes de la route pour que des accusations criminelles soient portées contre l'auteur de l'accident.Mesure illusoire.Les partisans de la réintroduction d'un droit de poursuite partent du principe que les sommes accordées par les tribunaux sont nécessairement et substantiellement supérieures aux indemnités versées par la SAAQ.Est-ce vraiment le cas?Notons tout d'abord que la victime devra acquitter des frais d'avocat considérables pour faire valoir son droit, attendre des années avant d'obtenir un jugement favorable et espérer que le criminel demeure solvable pendant tout ce temps.Et pour obtenir quoi ?Le plus souvent une indemnité minime ou nulle, compte tenu des sommes déjà reçues de la SAAQ.Cela peut sembler étonnant pour tous ceux qui ne sont pas familiers avec la complexité des règles juridiques, mais les tribunaux de droit commun n'indemnisent généralement pas mieux les victimes que ne le fait la SAAQ.Le régime mis en place par la Loi sur l'assurance automobile fonctionne bien parce qu'il est simple et d'application automatique, réduisant par le fait même les délais et les coûts.Toutes les comparaisons réalisées avec des régimes mixtes (régime de no-fault accompagné de certaines possibilités de poursuites devant les tribunaux) font voir que la couverture accordée aux automobilistes québécois est la moins chère et la plus complète qui soit.Ce n'est pas parce que nous sommes de meilleurs conducteurs que nos voisins ontariens ou américains, mais bien parce que les principes de base de la Loi sur l'assurance automobile permettent une utilisation optimale des primes versées à la SAAQ.Laissons la loi continuer à jouer son rôle de loi d'indemnisation, puisque cela profite en fin de compte à tous les automobilistes.\t
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