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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1996-07-27, Collections de BAnQ.

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[" ________________LA BONNE TABLE CAFÉ DE LA MARINA DE LÉVIS D 14 Cahier D\tle soleil\tLe samedi 27 juillet 1996 ,/h ts jU*.-.rimm i* Éli.Sophie Emond SUP >¦¦: ' Le Soleil ¦ QUÉBEC \u2014 Feu, fumée et sang, scène hydraulique, effets spéciaux et pièces pyrotechniques, tout l\u2019attirail monstre du cirque Kiss sera en place pour satisfaire les fans qui se rendront au Colisée, le 2 août.Le groupe rock le plus théâtral, excessif, et controversé des années 70 promet en effet de recréer, pour sa tournée mondiale de deux ans, l\u2019ambiance irréelle et démoniaque des tournées Alive I et II.ene Simmons, Paul Stanley, Ace Frehley et Peter Criss, les enfants terribles du rock réunis pour la première fois depuis 17 ans, camoufleront leurs rides sous le maquillage et réenfileront leurs costumes clinquants de personnages de BD, le temps d\u2019un show de deux heures et demie qui promet d\u2019être explosif.« Il y aura plus de feux d\u2019artifice qu\u2019aux grands feux de Loto-Québec ! lance à la blague Michel Brazeau.C\u2019est un des plus gros shows à être venus au Colisée», poursuit le producteur de Québec, qui fait venir Kiss pour la troisième fois depuis leur formation en 1973.Les musiciens, transformés respectivement en « Demon », « Starchild », « Spaceman» et «Catman», donnaient alors leur premier show « maquillé » au Coverby Club de New York.Aujourd\u2019hui, après 30 albums et 75 millions de copies vendues dans le monde entier, les rockers vieillissants (tous dans la quarantaine) repartent en grand.Leur tournée, lancée le 28 juin à Detroit, les mènera dans 210 villes (dont Montréal, le 3 août) de 26 pays, où ils chanteront pour la énième fois leurs hits (et ils sont nombreux), de leurs voix devenues un peu éraillées avec les années.Mais leurs fans ne devraient pas trop leur en tenir rigueur, occupés à swinger au son du bon vieux rock et à entamer à l\u2019unisson les « Rock and Roll all nite », « Sure know something», « Beth », « I was made for loving you » et autres pièces accrocheuses composées par Simmons.« C\u2019est toute une chance pour ceux qui n\u2019ont pas vu la tournée Alive, estime Jean-François Garceau, 28 ans, gérant de plancher chez Musique d\u2019Auteuil et fan de Kiss.On espère qu\u2019ils vont être aussi en for- Voir RETOUR en D4> AUTRES TEXTES ?\tLe show des shows, promet Simmons Page D 4 ?\tNostalgie quand tu nous tiens Page D 4 t 4 i \u2018\u2022infuse i I $4 1 M < 4 w i h i OtfHx/t* toy But HA VI$I» tWTHUUTiOH IHC CfHSI*'' fHTfWBiSfS ÜC DE NOTRE-DAME GALERIES?! CAPITALE IMPÉRIAL PLACE CHAREST5»97,45 SEMAINE DU 26 JUILLET AU 1er AOUT 96 MISSION IMPOSSIBLE (G) DIGITAL V F 12h.14h20, 16h45, 19h30, 22h ROCHER H3-ù DIGITAL VF 13hi5, i6h3g; Ï5h25.&H0- \u201c tornade isr dolby vf ismo.(en, i9Aio, antes BOSSU DE NOTRE-DAME (G) KINGPIN (G DOLBY V.Û.A .151 BOSSUDt ¦¦¦¦i DIGITAL VF lih.Üh, ISH, IfifiBS M5.IShJO iSh5Ô.2lhS6 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ \u201cDEUX FOIS BRAVO!\u201d \u2022 SISKEI.« EBERT \u201cCe film, un souffle nouveau, contemporain, intelligent et spirituel.\u201d B nier Kirkland, TORONTO SITS \u201cTravolta, une présence incroyable à l\u2019écran.\" - Loaia B Hoh»»n.KDMONTON SUN JOHN TRAVOLTA PHÉNOMÈNE \u2014«ammvGtMOT IHiutpa ™ NON COUPABLE (13+) DIGITAL V F.12h30, 13h45, 15h45, 17h, 19ty 20h30, 22h15 FUIR (13+) DOLBY V.F.12h05.14h20.16h35, 19H20.21h40 FLED (134) DOLBY VO.A.20h05, 22S15 LE ROI DE LA QUILLE (G) DOLBY V.F.13h15, 15h50, 19S15, 21h45 PHÉNOMÈNE (G) DOLBY V.F 13h30, 16M5, 19h25, 22h MULTIPLICITY (G) DOLBY V.O.A, 13h20, 16h, 18h55.21h25 PINOCCHIO (G) DOLBY V F.12h10, 14h15, 16h20, 18h25, 20h30 5nBSSa SEMAINE DU 26 JUILLET AU 1er AOÛT 96 MULTIPLICITÉ (G) V F 13h45, 16h15, 19h20, 22h NON COUPABLE (13+) V.F.12h45, 15h45, 19h10, 22h15_ ID4 (13-^) DTS V.F.I2h55, 15h55, 19h.22h10 WBtmKmfmmmKtmmnBmmmmmtmmmmmmmmmmmmm \u201cUN RENDEZ-VOUS POUR LES ENFANTS, LES PARENTS, LES GRANDS-PARENTS ET LES ADOS.CE FILM PLAIRA À TOUS.\" - Colin Mrl/oan, CBC SYNDICATION Pictures À l\u2019affiche aux Galeries de la Capitale 12, au LkJo Rimouski et è l'impérial Chicoutimi ¦¦¦¦¦¦¦ HiHiHHIHHHHHHlHHIHHHHHHHHHH mu nnmnr iiinnmiMiinnnninir I (I m ii if in nr misuMiin.imriiiimnir Également à l\u2019affiche au Lumière Ste-Marie m www misslonimpossibls com GALERIES?!CAPITALE EN EXCLUSIVITÉ FAMOUS PLAYERS VF et V.O.A.EMPESE® Co7i^!!«vnrrîî!îîTiiacki CINEMA LIDO^'^lC^WCBEiUPCOTnIMPERIAL LE SOLEIL LK SAMEDI 27 JUILLET 1996 D 2 A Frank Bannister (Michael J.Fox) en pleine conversation avec les revenants Stuart (Jim Fyfe, à gauche) et Cyrus (Chi McBride), dans le drame horrifico-comique «Chasseurs de fantômes».CINÉMAS NÉPLEX ODÉON \u2022 LE LAURENTIEN MATINÉES À 499$ Des Gradins et Le Bourgneuf 622-1077 su'\t*1 i \u2022 PLACE CHAREST\t5\u2019\u20194 Du Pont et Boulevard Charest 529-9745 ehfants/ace d or/etudiants (17 et moms) l 349$ \u2022 CINÉ-PARC BEAUPORT: 667-5362\t\u2022 CINÉ-PARC DE LA COLLINE: 831-0778 CONSULTEZ LA CHRONIQUE CINEMA D'J JOURNAL Daniel Auteuil Pascal Duquenne Un film de Jaco Van Dormael LE HU ITIEME ?ODLsîtfT-uM^J MICHAEL KEATON ANDIE MacDOWELL -mnnnnnnrv \u201c?! Hystérique! Multiplicité' tit non seulement l'un des films les plus drôles de I année, c'est I un des meilleurs.\u2019 »» C>««\tMCO*» MI Vif W , multiplicité.version française de multiplicity.COLUMBIA PICTURES \u2014 EN V O ANGLAISE \u2014 GALERIES DE LA CAPITALE ILE LAURENTIEN 622-1077 5401 lout Des Gâteries* 621 24551 Des Gradins etle Bourqneuf *6- STE-FOY 656-0592 2500 bout.Laurier * EN VERSION FRANi 4MWHÉI SH ?ods ™3 \u2022\u2022srÏÏèÆSe- Voyez-le pendant que les cinémas sont encore debout.INDEPENIEICE DRV version française Ne pliinifieyi ric*ri pour le* mois d'août.iBIW I EHKiBWISi-Ææi BSfll ¦ mmmwm mm; ¦ im\t\u2022 asiaini «iimih Mmmm' arms lnnummiMi wcaVIctÔ*] « « « i.m .r.\t.m PLACE CHAREST | | LAURENTIEN ?\t| | STE-FOV ?\t| | CIWË PARC BEAUPORT | | LIDO LËVIS / \\ en version onginale anglaise et en version française au cinéma LAURENTIEN L«i Premiere Interpret.mon cligne cTiin Oscar' Cette Année.Une epopee dramatique triomphale ' Puissant Et Saisissant, Une Réalisation Superbe Denzel Washington * Meg Ryan Le courage -?\" à l\u2019épreuve (sersi«Hi française' de COI K \\(.K l NDKK H KL) - VERSION FRANÇAISE - en version ongnale anglaise et gvl PLACE CHAREST || LAURENTIEN || UDOLEV.S \\ \u201e\tH***»» ***\u2022 LAURENT.EN John Platt, Sri-Fl BUZZ TNE AyENTURE REMPLIE D\u2019EFFETS SPECIAUX ininterrompus: \"UN FESTIVAL D\u2019HORREURESTIVAL!\" \\»r»\tSM MW SI II A SMI \"Iït I nonnrin version française de THE FRIGHTENERS injEHOilC www.mca.com 13 CINEMA LIDO 837 wx I Ciné-Parc DE LA COUINE Promenaéfi l黫 laeion ?\tk- \u2022» r v »\t} ni Aussi i raffiche au ciné-parc St G^oryts / 2é Mm aux etné-parçs \u201cNIQAUD DE PROFESSEUR 1 LE THRILLER LE PLUS CAPTIVANT ET LE PLUS EXPLOSIF DE L\u2019ÉTÉ !\u201d \u2022Louis M llolison, 4 AI.tfARV SLN ^ SAMllIA BULLOCK SAMI LL I, JAI KSON .M\\TTII1WM(< «NAIlilllY KIVIN Sl»\\( h V ERSION FRANÇAISE l»É A TIME TO Kil l.DE L\u2019AITEI R DLS BEST SELLERS L\\ FIRME ET LE CLIENT.PLACE CHAREST 523 3715 DuPont et lout Charest * 6> HBflHn B A l\u2018afficha «n v o anglaise au Laorantien / PLUS' 2a Wtn au ciné parc.\"TORNADE\u201d «CHASSEURS DE FANTÔMES» n e petite visite dans l\u2019au-delà, pour mettre en déroute le dangereux poltergeist.À mi-chemin entre Ghosbusters et Natural Bom Killers, sans avoir l\u2019entrain du premier, pas plus que l\u2019impaet du second, ce deuxième long-métrage de Peter Jackson (après le très remarqué Heavenly Creatures, Lion d\u2019argent au Festival de Venise) ne casse rien au royaume des ectoplasmes cinématographiques.Le principal ennui, c\u2019est que Jackson et son producteur exécutif, Robert Zemeckis (Forrest Gump) se sont cassé la gueule au jeu très périlleux de jouer sur tous les tableaux à la fois, ce qui donne un film échevelé, qui tire dans toutes les directions, à la fois comédie, drame et thriller.Et comme de plus en plus de réalisateurs de cette fin de siècle, Peter Jackson tente de masquer le vide de son scénario par une surenchère d\u2019effets spéciaux, assemblés dans un montage survolté, principalement en seconde partie.Des images numériques et autres gadgets de l\u2019image, il y en a plus de 400 dans Chasseurs de fantômes, un exploit pour un film de ce type tourné en dehors des États-Unis (en Nouvelle-Zélande).Sauf qu\u2019on se lasse vite des trois ectoplasmes qui ne font rire personne à part eux, avec leurs gags sur la décomposition corporeile, de ces fantômes qui passent derrière la tapisserie sans la décoller et du spectre de la Grande Faucheuse, loin d\u2019être lé coup le plus réussi des techniciens.Presque invisible sur les écrans depuis le dernier volet de la trilogie Retour vers le futur, Michael J.Fox n\u2019a définitivement pas les épaules assez fortes pour transporter un film sur ses épaules.Son jeu est de plus en plus minimaliste avec les années et sa bouille d\u2019éternel adolescent fait qu\u2019on n\u2019arrive jamais à le prendre au sérieux, quoi qu\u2019il fasse.?CHASSEURS DE FANTÔMES.( V.F DE «THE FRIGHTENERS»), Comédie fantasti que réalisée par Peter Jackson.Prod.: Jamie Selkirk et Peter Jackson.Scén.: Fran Walsh et Peter Jackson.Mont.: Jamie Selkirk.Mus.: Danny E(f man.Avec Michael J.Fox (Frank Bannister), Tri ni Alvarado (Lucy Lynskey), Peter Dobson (Ray Lynskey), John Astin (Le juge), Dee Wallace Stone (Patricia Bradley), Jeffrey Comhs (L'agent Dam mers) et Jake Busey ( Johnny Bartlett).États-Unis \u2014 1996.IS ans.Ih46.Universal.À Place Charest, Laurentien, Lido et ciné-parc Beauport.Ciné-walkman La direction du Clap met à la disposition de ses clients une nouvelle façon d'écouter les films: via son walkman.En synthoni-sant la fréquence 88,5 FM, les cinéphiles de la salle numéro un peuvent entendre la bande son du long-métrage projeté.L'expérience, si elle s\u2019avère concluante, pourrait être étendue aux deux autres salles du Clap.Une façon d\u2019en rater moins lorsqu\u2019on va aux toilettes.N.P, Ectoplates Série radio sur Louis Malle Le célèbre réalisateur Louis Malle, décédé l\u2019an dernier, fait l'objet d'une série de quatre reportages de la radio FM de Radio-Canada cet été.Tous les dimanches, à midi dix, du 11 août au lpr septembre, la journaliste Francine Laurendeau évoque la mémoire du cinéaste à'Ascenseur pour l'échafaud, à travers le regard de gens de cinéma qui l'ont connu : le critique Pierre Billard, le scénariste Jean-Claude Carrière, le réalisateur Jean-Paul Rappeneau.l\u2019actrice Alexandra Stewart.N.P.Normand Provencher Le Soleil ¦ Les tueurs en série sont des gens coriaces.Même morts, ils continuent à sévir.C\u2019est ce qui arrive dans le drame fantastico-horrifico-comique Chasseurs de fantômes, du réalisateur néo-zélandais Peter Jackson.Dans la petite ville de Fairwater, on se demande bien ce qui arrive.Des gens en pleine force de l\u2019âge meurent de crise cardiaque sans que l\u2019autopsie ne montre quelque chose d\u2019anormal.Les policiers pointent du doigt Frank Bannister (Michael J.Fox), petit escroc recyclé dans les combines ésotériques grâce à la complicité de trois revenants pas méchants pour deux sous.Puisqu\u2019il est le seul à être capable de parler aux morts, conséquence d\u2019une troublante expérience extra-sensorielle, ce ne peut être que lui le coupable.Sauf qu'on oublie la petite histoire de la communauté et ce terrible massacre perpétré, il y a longtemps, dans un hôpital.par un forcené (Jake Busey).Or, le Mal est de retour au village et compte ajouter quelques trophées à son macabre palmarès.Grâce à la collaboration de la fade épouse d\u2019une des victimes (Trini Alvarado), Bannister aura fort à faire, jusqu\u2019à se payer une FAMOUS PLAYERS \u201cCes magiciens ont fait un travail remarquable, qui impressionnera les petits et les grands\u201d Patrick Gauthier, JOURNAL DE MONTRÉAL \u201cDes effets spéciaux remarquables et des dialogues amusants font de ce film LE FILM POUR LA FAMILLE à battre cette année\" Steve Oldfield, KSTY-TV (FOX) \u201cPinocchio comme vous ne l'avez jamais vu auparavant: merveilleux\u201d Jim Ferguson.PREVIEW CHANNEL \u201cAussi moderne que ces effets spéciaux digitaux, aussi séculaire que l'amour\u201d Patrick Stoner, WHYY-TV \u201cIl réchauffera votre coeur e\tvos yeux\u201d Som Hollenbeck.KTVT-TV (FOX) Martin Landau Jonathan .Taylor Thomas \u20acjf légende»-qui « « prend vie Us Aventures de Pinoc \u2022 J» VN \u2022*»\t* hno» «w .r-'iwi\ti.\ti*.nra'cwNTrii null * IINUU O «NCI m t» * «>un* inmu'mimrsc mmct'ietvmm sei«tm ¦« «m» nuum mip.,*,*u«*n wni *¦'w ,l't: **\u2019\u2022»\t«mi* *t«* »wn '«',\u2022« moine «www» '.\u2014w, »««>».» mai\tmu mi inc vu.i anaaaipi.maa.Mi» «NI» f:nn« MPI C.a «a«,-.«.M UNa«r| N»t«W NMn nma|i «Mil «III UH well Maatn-aa» NnNnNvi un «m muni » UNI V\t* Ulll! «U!» W*I\u2019N Ml mu ( mu UHCN « 'ort.Prends la disquette et tire-toi Mark Dodge (Stephen BaUDcin) et ( haries Piper (Laurence Fishbnme)dans une Atlanta qui ne souffre d'aucun embouteillage olympique.Avant, au cinéma, on se courait après pour une valise remplie de dollars ou de bijoux.Puis sont apparus le crime informatique et la sacro-sainte disquette.Sandra Bullock a failli y laisser sa peau dans The Net pour en avoir eu une dans sa sacoche.Tom Cruise, lui, a fait l\u2019impossible pour en retrouver une dans Mission : Impossible.La disquette compromettante est encore au centre du chassé-croisé que se livrent deux prisonniers en cavale, la mafia cubaine et le FBI, dans Fuir, version française de Fled.«Je veux la disquette ! Où est la disquette ?Passe-moi cette satanée disquette», constitue le fil directeur des dialogues de ce film d'action sans grand intérêt, mis en boîte par le réalisateur Kevin Hooks (Passenger 57).Dodge (Stephen Baldwin) est un crack de l\u2019informatique.C'est la mode au cinéma ces temps-ci.Pour avoir dérobé des millions à un conglomérat via Internet, on l\u2019a foutu en prison.Après s\u2019être échappé avec un autre prisonnier (Laurence Fishburne) et brisé la chaîne qui les reliait.Dodge et son nouvel allié tenteront de récupérer la disquette, sans se douter que le pognon dérobé appartenait au caïd de la mafia cubaine de Miami, celui-là même qui est au centre d\u2019une enquête gouvernementale qui piétine.D\u2019où l\u2019intérêt du FBI de la récupérer afin de monter un dossier en béton contre l\u2019accusé.Par monts et par vaux, en auto et à moto, les deux héros \u2014 dont l\u2019un n\u2019est pas celui qu\u2019on croit \u2014 tenteront d\u2019échapper à leurs poursuivants dans une Atlanta qui ne souffre d\u2019aucun embouteillage olympique.Les disciplines au programme: l\u2019engueulade synchronisée, la boxe sans gants, le lancer du cliché, le tir au Magnum et le plongeon du haut du téléphérique.Lieux de compétition: le Georgia Dome, le Fulton County Courthouse et Stone Mountain.Kevin Hooks, réalisateur venu de la télévision, filme ses scènes d\u2019action avec une certaine maîtrise, dans le respect des normes hollywoodiennes, sans se préoccuper des failles béantes du scénario, du désordre du propos et de l\u2019incohérence des situations.Pourquoi s\u2019embarrasser de détails après tout?À l\u2019exception de Laurence Fishb\u2019ur-ne, un acteur shakespearien tombé on ne sait trop comment dans cette galère, les personnages n'ont pas grand-chose à défendre d\u2019intelligent.Fuir n\u2019est finalement rien d'autre que du cinéma pop-corn, vite avalé, vite digéré, comme on en retrouve des tonnes sur nos écrans.Pour amateurs du genre exclusivement.N.P.+ * FUIR.(V.F.DE «FLED»), Drame poli cier réalisé par Kerin Hooks.Prod.Frank Man cuso, Jr Seen.: Preston A.Whitmore, II.Phot: Mat them F Letmetti.Mont : Richard Nord et Joseph Cru towski.Mus.: Graeme Revell.Aver Laurence Fish bume (Piper), Stephen Baldwin (Dodge), Salma Hayek (Cora), Will Patton (Gibson).Robert John Burke (Pat Schiller) Robert Hooks (Lieutenant Henry Clark).États-Unis \u20141996.IS ans.Ih45.Me tro Goldwyn Mayer.Aur Galeries de la Capitale (version française et originale an glaise) Place Charest et Lido./ l t LE SOLEIL Le samedi 27 juillet 1996 D 4 ROCK co\"*« \u2022n an *>* «¦\u2022fa TWJWL»1 Hu* ^\t____eaM \u2022°'LÎ?w Bo«« \u2022>*221 « \u2014 -1 ^ Le cirque Kiss arrive en ville Foi de Demon, ce sera le « show des shows » 39e SAISON 1996 P*P «Une vraie thérapie par le rire» «LA jusqu'au 31 août, à 20 h 30 BONNE FEME EN PAIN D'ÉPICE» Une autre belle comedie de neil smon traduction: FRANÇOIS TASSÉ mise en scène: RICHARD AUBÉ Comedie intelligente: rires, tendresse, emotions et espoir, voilà le dernier ren-der vous de la saison 1996.Avec Carol Cassistat.Sebastien Delporte, Raymonde Gagnler.[manuelle Kirouac.flaryelle Kirouac.flerre fotvin RÉSERVATION: 872*1424 ^3 Sophie Émond Le Soleil Nostalgie, quand tu nous tiens.Suite de la D 1 me.Ça risque d\u2019être un événement important à Québec.» En tout cas, ça l\u2019a été aux États-Unis.Les billets pour le show du Tiger Stadium de Detroit \u2014 (ville où Kiss a donné son premier concert à guichets fermés) \u2014 se sont envolés en 47 minutes et les 60000 billets mis en vente pour les quatre spectacles du Madison Square Garden de New York en 90 minutes.Quant aux shows prévus à Chicago, Cleveland, Dallas, Houston, St.Paul et Kansas City, ils étaient « sold out » a-vant même que ne débute la tournée.L\u2019attrait est moins fort à Québec, où 6500 billets avaient été vendus jeudi.Il faut dire que la venue de Kiss dans lacapitale a été annoncée une semaine après celle de Montréal.Plusieurs fans ont donc acheté leur billet pour le show du Centre Molson, croyant que la formation new-yorkaise ne s\u2019arrêterait pas ici.« C\u2019est que les deux spectacles n\u2019ont pas été réglés en même temps », explique Guy Laforce, des Communications Guy I.aforce, qui estime toutefois que l\u2019impact sur la vente des billets a été mineur.Michel Brazeau, lui, s'attendait à mieux, compte tenu du succès de Styx, dont les billets se sont envolés très rapidement, fin juin.« On va probablement finir avec 8000 ou 9000 personnes », laisse tomber le producteur.Ce dernier vise les 25-35 ans, ceux qui ont connu la belle époque de Kiss, lorsque la formation, qui a fait un malheur entre autres au Japon, au Brésil et en Australie, accumulait les disques d'or et de platine.En 1979, les quatre membres originaux donnaient ensemble leur dernier show « live », à fin de la tournée « Dynasty ».Peter Criss a quitté la formation en 1980 pour faire carrière en solo, suivi d'Ace Frehley, en 1982.Au moment où le cirque Kiss semblait s'essouffler, les musiciens ont délaissé leur maquillage, en 1983, pour la tournée « Lick it up ».Malgré une absence de hits, le groupe a continué de donner son plein rendement dans les années 80, avec plusieurs albums et tournées.C'est l\u2019enregistrement d\u2019un disque unplugged pour MTV.en août 1995, qui réunira de nouveau les quatre membres.Préparant leur retour, les musiciens ont fait une apparition, maquillés et costumés, aux Grammy Awards en février, avant d'annoncer offiellement leur tournée réunion 96-97 au mois d'avril.CACHETS DE 2 À.20 MILLIONS $ La machine Kiss, bien huilée, est donc relancée, sans doute pour la dernière fois.Les musiciens se font vieux et la présente tournée leur rapportera gros.Mike Gauthier, animateur à CHIK FM et MusiquePlus, avance les chiffres de 20 millions $ pour Simmons et Stlanley, et de.2 millions $ pour Criss et Frehley.« Ils étaient tellement dans la rue qu'ils étaient prêt à faire n\u2019importe quoi », lance l\u2019animateur.Ce dernier, qui se réjouit de revoir Kiss en concert, ne se souvient pas d'avoir connu un groupe ayant provoqué pareil engouement.Outre des équipements et accessoires de plusieurs millions $.Kiss est reconnu pour son merchandising et le phénomène qu\u2019il a su créer est carrément ahurissant.T-shirts, porte-clés, serviettes de bain, ceintures et même des poupées à l\u2019image des personnages ont été vendus, sans compter les vidéos et revues qui leur ont été consacrées.Il y a même eu une BD et un film sur eux et des conventions Kiss \u2014 où se réunissent les fans, maquillés et déguisés à l\u2019image de leurs idoles \u2014 sont organisées chaque année, aux États-Unis et Montréal.Et depuis l'annonce de leur retour, les sites Internet sur le groupe se multiplient.Vrai, Kiss n\u2019a pas fini de faire des vagues.Aqjourd\u2019hui à l\u2019aube de la cinquantaine, Peter Criss, Gene Simmons, Ace Frehley et Paul Stanley ont dû se plier à un entrainement intensif pour soutenir le rythme de la tournée.La mode est à la nostalgie et les groupes rock des années 60 et 70 l\u2019ont compris.Une dizaine d\u2019entre eux ont fait des retours sur scène au cours des dernières années.Et le phénomène ne ferait que commencer, même si les nouveaux « bands », eux, poussent comme des champignons.Pink Floyd, Emerson Lake and Palmer, Yes, King Crimson, Sex Pistols, pour n\u2019en nommer que quelques-uns, ont repris du service après des années de séparation.U y a quelques semaines, Styx faisait un malheur à Québec, et vendredi ce sera au tour de Kiss de venir brasser la cage des Québécois, avec son rock\u2019n\u2019roll de party et ses installations monstres.Et c\u2019est loin d\u2019être terminé, semble-t-il.Dans le milieu, on parle des retours prochains de Genesis, Journey, Roxy Music.Pour expliquer ce phénomène, l\u2019animateur Mike Gauthier ne se lance pas dans de grandes analyses.« Les gars veulent faire de l\u2019argent, c\u2019est tout, tranche-t-il, réaliste.Et ça pogne, les gens sont nostalgiques.» «Quand la demande est là, pourquoi ne feraient-ils pas de retour?» lance de son côté Michel Brazeau, producteur de spectacles à Québec depuis une vingtaine d\u2019années, qui parle aussi de nostalgie chez les 25-40 ans.Une nostalgie qui rapporte, non seulement aux musiciens sur le retour (sans compter la pléiades de groupes «hommage»), mais aussi aux disquaires.Chez Musique d\u2019Auteuil par exemple, le «vieux matériel » populaire \u2014 comme Genesis, Pink Floyd et Led Zeppelin\u2014compte pour 25% des ventes, selon le gérant de plancher, Jean-François Garceau.Ce ne sont pourtant pas les nouveaux groupes qui manquent.Dans la foulée des vagues grunge et alterno, on a assisté à la naissance de plusieurs d\u2019entre eux, dont Pearl Jam, Stone Temple Pilot et Green Day, qui ont connu beaucoup de succès.Mais la concurrence la plus féroce à laquelle ils doivent faire face vient bien et bel des vieux routiers qui s\u2019accrochent plutôt que de la relève qui les suit.«Vas-tu payer 30$ pour voir les Smashing Pumpkins?lance Mike Gauthier, cynique.On le dit, les albums en général se vendent moins, les gens vont moins aux concerts, poursuit-il, citant un sondage mené aux États-Unis.Alors ils y vont pour des valeurs sûres.» « Le monde ne prend pas le temps d\u2019écouter les nouveaux groupes, estime Simon Lacroix, 22 ans, qui produit des spectacles alternatifs \u2014 une « alternative à ce qui joue à la radio » \u2014 dans les petites salles de Québec.Les gens préfèrent entendre de vieux hits qu\u2019ils connaissent que de faire des découvertes.Le monde a peur de l\u2019inconnu.» S.E.RETOUR 60 000 billets vendus en 90 minutes ¦ Le démon cracheur de feu et de sang de Kiss, l\u2019homme à la langue de sept pouces, se réjouit de la réunion des quatre membres originaux pour une tournée de deux ans, qui pourrait bien se prolonger très longtemps.Pour célébrer en grand les retrouvailles entre le band d\u2019origine avec les millions de fans de la Kiss Army mondiale, Gene Simmons promet, de sa tranquille assurance, le « show que tout le monde attend depuis des années », digne des glorieuses années 70.Mais le groupe ne fait pas pour autant un retour vers l\u2019arrière, a soutenu Simmons, cofondateur du groupe, au cours d'une entrevue téléphonique qu\u2019il accordait depuis New York, mercredi.«Au contraire, c\u2019est nouveau parce qu\u2019on va complètement recréer un feeling, un esprit», a-t-il nuancé, expliquant que Kiss revient pour poursuivre une « oeuvre » inachevée.« Dire que l\u2019on revient pour les fans serait trop simple.En fait, nous avions commencé ensemble un travail qui ne s\u2019est jamais terminé, avec les départs de Peter (Criss) et de Ace (Frehley).Maintenant, de nouveau réunis, nous allons poursuivre ce travail », a expliqué le bassiste et compositeur, laissant entendre que le cirque Kiss est reparti pour un bon bout de temps.«Ce n\u2019est absolument pas notre dernière tournée.Déjà, on n\u2019a pas assez de jours prévus au calendrier pour répondre à la demande », souligne Simmons, qui se dit incapable d\u2019expliquer l\u2019engouement du public pour Kiss.«Je n\u2019en ai pas la moindre idée, c\u2019est un mystère pour moi, avoue-t-il.Il faudrait interroger les fans, qui se sont eux-mêmes baptisés «Kiss Army».C\u2019est trop facile de parler du look.D'ailleurs, nous ne sommes pas les premiers à nous être maquillés et déguisés ; David Bowie l\u2019a fait bien avant nous.Mais chose certaine, nous devons nous montrer à la hauteur de leur amour et de leur loyauté.» C\u2019est pourquoi il leur promet sans détour le «show des shows, comme seul Kiss sait en donner».Pourquoi?«D\u2019abord parce qu\u2019il y a pour 7 millions $ d\u2019équipement sur scène, avec le son.l'éclairage, les effets spéciaux, les vidéos et tout », explique le musicien, qui, pendant le concert, va s\u2019envoler jusqu\u2019aux rampes d\u2019éclairage du plafond\u2014à une vitesse de huit pieds par seconde \u2014 « atterrir » tout en haut, à une quarantaine de pieds du sol et cracher du sang au-dessus des spectateurs tout en chantant God of Thunder.Toute une gymnastique pour ce gars de 47 ans, habitué depuis 13 ans d\u2019être un musicien « ordinaire », et qui devra tenir ce rythme frénétique durant toute la tournée.Mais Simmons n\u2019est pas inquiet, puisqu\u2019il n\u2019a jamais cessé de donner des show's.Les membres du quatuor new-yorkais ont par ailleurs suivi un entraînement intentif de plusieurs mois, pour être dans leur meilleure forme.Criss et Frehley, semble-t-il, en avaient particulièrement besoin, après bien des abus de toutes sortes, dont l\u2019alcool.« On parle de scènes de 60-80 pieds de large ! D faut être dans une forme stupéfiante ! » a-t-il confié.Quant à sa propre performance sur scène, qui sera évidemment comparée par plusieurs à ce qu\u2019il faisait dans son jeune temps, il laissera aux fans le soin déjuger.«Ce n\u2019est pas à moi de le dire, laisse-t-il tomber.Si tu demandes à Mike Tyson, avant un combat, s\u2019il est en pleine forme, c\u2019est sûr qu\u2019il dira \u201cOui, oui, je suis le meilleur, le champion, etc.\u201d Vous verrez par vous-mêmes», laisse tomber le musicien d\u2019origine israélienne, débarqué aux États-Unis à l\u2019âge de 9 ans.C\u2019est là qu\u2019il a découvert les Beatles, en regardant la télévision, et ça a été la révélation.Après ça, vers l\u2019âge de 13 ans, il a pris une guitare et commencé chanter dans de petits bands, puis s\u2019est lancé dans la composition, toujours inspiré par le quatuor britannique.Mais après s\u2019être rendu compte que « tout le monde jouait de la guitare», Simmons a changé pour la basse, un instrument beaucoup plus « mâle », qui convient mieux à celui que plusieurs qualifient de misogyne.« Les Beatles ont vraiment été la plus grande influence de ma vie, a confié Simmons.Nous-mêmes n\u2019avons rien inventé, rien créé.Mais Kiss, c\u2019est un cirque et tout le monde veut le voir», conclut Gene Simmons, qui se décrit lui-même comme un bouffon et est bien conscient qu\u2019une grande partie de ses fans sont des enfants dans l\u2019âme.C\u2019est peut-être pour ça qu\u2019il a en tête un projet de «cartoon show».7 millions $ d\u2019équipement sur scène jX < '\"^.r.:.LE SOLEIL SPECTACLES LISE MAURAIS Profession de voix «Je ne suis une ventriloque avec le sens de l\u2019humour» LE SOLEIL RAYNAIO LAVOIE Espiègle et un peu malin, Virus essaie de voler le show à son inséparable maîtresse, lise Mourais, première et unique femme lentriloque au Québec.Marie-Eve Gérin Le Soleil ¦ Dans une petite boîte noire déposée sous une table du restaurant où j\u2019ai rendez-vous avec Lise Mau-rais, Virus dort.Craignant son réveil, j\u2019en profite pour bombarder sa maîtresse de questions indiscrètes.Mais visiblement vaniteuse, la marionnette sort de sa léthargie dès l\u2019arrivée du photographe.Nerveux, insolent, un brin macho.Virus gigote, jacasse et gesticule.Avec ses longues oreilles et ses cheveux rouges, il m\u2019intimide et me déconcentre, je dois bien l'avouer.Une fois la séance de photos terminée, je tente illico de le convaincre qu'une petite sieste ne lui ferait pas de tort.Il obtempère finalement, avec une docilité relative qui m\u2019étonne.Lise Maurais s\u2019excuse.Elle n\u2019y est pour rien, assure-t-elle.Difficile de ne pas la croire.Elle semble aussi surprise que moi de la petite envolée de son inséparable marionnette.« Les gens ne sont pas familiers avec la ventriloquie, avance-t-elle comme pour faire diversion.Certains me disent que je fais comme Stéphane Rousseau.Y\u2019en a d\u2019autres qui pensent que les voix viennent d\u2019un sytème de son caché.» Pour apprivoiser les spectateurs.Lise Maurais, première et unique femme au Québec à exercer le métier de ventriloque, commence donc son one woman show par une petite «session d\u2019initiation à la ventriloquie ».Une fois le public bien au fait du défi que constitue sa technique.Virus et Sophie Sti-kée la féministe font successivement leur entrée en scène, bien installés sur le bras de leur maîtresse.DE LA PERFORMANCE PLUS QUE DE L\u2019HUMOUR Mélangeant le show performance et le stand-up comic, la ventriloque déplore qu\u2019on l\u2019associe invariablement à la gang d\u2019humoristes.Pour bien marquer sa différence, elle affirme sans la moindre hésitation : « Je suis une ven- triloque, pas une humoriste.» Entourée d\u2019un petit groupe de scrip-teurs, elle écrit bel et bien des textes comiques mais l\u2019essentiel de son énergie est canalisé vers l\u2019aspect performance du show.«Je suis une ventriloque avec le sens de l\u2019humour », précise-t-elle.Une autre chose la fait tiquer: la situation des femmes dans le merveilleux monde de l'humour.« Les gars partent winners en humour.Ils ont moins de choses à prouver.Les femmes doivent travailler deux fois plus fort pour faire leur place ; en plus, elles doivent se censurer continuellement.» Heureusement pour Lise Maurais, ses marionnettes lui servent d\u2019exutoire.Une ventriloque féministe?Certainement.D\u2019ailleurs, si elle n\u2019avait pas été ventriloque, elle aurait penché vers un métier non traditionnellement féminin: «Pilote d'avion ou chirurgienne», dit-elle.À l\u2019instar de Sophie Stikée, son alter ego.Lise Maurais n\u2019a pas peur de dire son point de vue.«Ce que dit Sophie dans le spectacle part de ce que je pense.Évidemment, tout est grossi question de faire rire les gens.» Faire rire, mais surtout étonner son public, c\u2019est justement ce qu\u2019elle veut faire à la Salle Albert-Rousseau les 30, 31 juillet et les 1er et 2 août.Jusqu\u2019au 1er août, son spectacle est conçu pour un public familial ; le 2 août, il est destiné aux « adultes ».« Pas qu\u2019il soit particulièrement vulgaire, mais il y aura des doubles sens que les enfants ne comprendraient pas », laisse entendre la ventriloque.Des projets d'avenir ?Au printemps prochain, elle compte se produire dans un « comedy club » à Los Angeles.« Les femmes doivent travailler deux fois plus fort pour faire leur place; en plus, elle doivent se censurer continuellement» Elle mise sur son petit accent français pour séduire les Américains.Qui plus est, il semble que l\u2019anglais ne constitue pas une difficulté pour une ventriloque.«Au contraire, la ventriloquie, c\u2019est beaucoup plus facile en anglais, le son vient du nez, alors qu\u2019en français, ça vient plus de la gorge », fait remarquer Lise Maurais.D\u2019ici là, de congrès en festivals, la ventriloque roule sa bosse en défrichant, pour le plus grand bonheur des spectateurs, l\u2019univers encore méconnu de la ventriloquie.CHEB MAMI Rock d\u2019Oran Josée Lapointe Collaboration spéciale ¦ MONTRÉAL\u2014Aux dernières FrancoFolies de La Rochelle, la voix d\u2019or de Cheb Mami a survolé 15 000 personnes.Le prince du rai, qui sera à Montréal vendredi pour les « autres » FrancoFolies, est peut-être en train de réaliser son rêve : faire de cette musique contestataire arabe une nouvelle forme de rock.« Enfin, c\u2019est un début, nuance-t-il.Ce n\u2019est pas encore comme l\u2019impact du rock et du blues.Mais je travaille avec des gens qui me permettent d\u2019apporter plus à cette musique, pour atteindre le plus de gens possible.» Sur son plus récent disque, intitulé Saida, il a même osé mélanger rap et raï.pour obtenir en bout de ligne un « tube » important.Et il a produit ses deux derniers albums (Saida et Let it raï) aux États-Unis, avec le réalisateur de Johnny Clegg, Hilton Rosenthal.Les puristes auront beau hurler, la réaction est là, explique-t-il.Le public achète.Dans un récent concert au Danemark, devant une audience composée uniquement de Danois, ce fût le délire de la troisième à la dernière chanson.« Il y a un truc qui passe, les gens ne sont pas obligés de comprendre les paroles.Ils retrouvent quelque chose dans le rythme.C\u2019est pour cette raison que le raï peut devenir une musique mondialement connue.» Le rai a été, pour toute une génération de jeunes arabes, un moyen de se démarquer de la musique traditionnelle, beaucoup plus poétique.« C'était la première fois que les textes pouvaient être compris par tout le monde, de toutes les classes et de toutes les générations, par les gens de six à 65 ans.C\u2019est un style de musique, comme tous les styles, qui a son rythme propre, et qui emploie des mots directs et simples.» Le raï est cependant vu comme essentiellement une musique d'interprétation.Cheb Mami, lui, écrit tous ses textes, « parce qu\u2019il faut bien des textes ».Le raï, de toute façon, est surtout une manière de chanter, explique-t-il.Ce qu\u2019il raconte, c\u2019est l\u2019amour, les problèmes sociaux, le décalage entre les générations, le racisme.«Je parle aussi du mal du pays.Je l\u2019ai beaucoup.Mais quand je retourne en Algérie, j\u2019ai le mal de l'aéroport.» Parisien depuis au moins 10 ans.il ne quitterait i.Cheb Mami : un \u2022 artiste pour tout le monde ».plus la capitale de la France.C\u2019est tout de même cette ville qui lui a donné sa première chance.Et puis, retourner en Algérie, particulièrement en ce moment, signifierait arrêter de chanter.« Et ça, je ne peux pas.» Engagé, le chanteur ?On ne peut s\u2019empêcher de le lui demander, compte tenu de la situation dramatique qui prévaut dans son pays d\u2019origine.« Je ne suis pas engagé à proprement parler.Je parle de mon pays, des problèmes de la jeunesse là-bas.Mais pour être engagé, il faut être politicien.Moi, je suis juste un jeune qui chante.Je ne veux pas faire des chansons sur l\u2019Algérie maintenant.Au contraire, je veux faire des chansons sur l'Algérie quand elle sera sortie de cette situation.» Donc, il y a de l\u2019espoir.« Oui, je suis optimiste.Il y a eu une légère, très légère amélioration depuis deux ans.De Montréal, ça peut paraître pire.Mais nous, à deux heures d\u2019avion, on voit un petit espoir.» Cheb Mami (Mami veut dire môme) chante depuis qu\u2019il est tout petit.Frêle adolescent, il faisait l\u2019animation dans les mariages de sa région.Mais il a aussi été soudeur, fait son service militaire.«Je chante tout le temps.Je ne me vois pas, je ne me suis jamais vu sans musique, même quand je faisais d\u2019autres métiers.Quand je conduis, je chante.» À 29 ans, le petit garçon d\u2019Oran.le berceau du raï, est maintenant une force de la scène musicale française.Lui reste-t-il beaucoup de choses à dire?«J\u2019ai plein de choses à faire.Il me reste un bon 20 ans de carrière.Après, je chanterai chez moi.» Il commencera à travailler sur son prochain disque en janvier.«Je ne suis pas pressé.J\u2019avoue que j\u2019aime mieux la scène.» Mais c\u2019est en studio que ses albums prennent leur orientation.« C\u2019est là que je trouve mes idées.Alors ce que sera le prochain album reste une surprise.» La surprise, c\u2019est aussi de voir à quel point son public est devenu « mélangé », attirant des gens de toutes les nationalités.Lui qui se décrit comme un « artiste pour tout le monde » a de la difficulté à expliquer pourquoi.«Je suis content, mais c'est un mystère.Pourquoi ma musique touche les gens ?Moi, je fais juste mon truc normal, je chante, il y a de l'ambiance, un contact, c'est tout.Et après, ça finit toujours bien.» « Pour être engagé, il faut .être 9999 I D 6 LE SOLEIL Le samedi 27 juillet 1996 DISQUES BRYN TERFEL «HAUT IA wmm THEATRE A Québec itfMQUôWÊi FAMOUS PLAYERS DES DEMEURES QUI ONT CREE T» CLOCHE ET L'IDIOT' WOODY HAMEtSON RANDY QUAID VANESSA ANGEl NBA GENERAL Un prince venu de Galles Marc Samson Collaboration spéciale MUSIQUE CLASSIQUE ROLLING Maintenant à l\u2019affiche Tous les^oirs à 21 h et\u201d 23 h r-ONCÉ** BRYN TERFEL, baryton-basse.Aver The Metropolitan Opera Orchestra dirigé par.James Levine.Airs tirés des opéras Le Nozze di Figaro, Don Giovanni, Cosifan lutte et Die Zuberflote de Mozart; Tannhauser et Die Fliegende Hollander de Wagner; Iss Contes d'Hoffman d'Offenbarh; Faust de Gounod; Prince Igor de Borodine; Don Pasqua le de Donizetti; La Cerenenlola de Rossini; M'ac belh et Falstaff de Verdi.(Deutsche Grammophon 445866-2) BRYN TERFEL.AvecMalcom Mar tineau.planiste.Sous le titre The Vagabond cycles de mélodies et mélodies de Ralph Vaughan William.Gerald Finzi, George Ruttencoth et John Ireland.IDeutsche Grammophon 445 946-2) CE CILIA BARTOLI, mezzo-soprano.Avec le Cimcrntus Musicus Wien dirigé par Nikolaus Har noncourt et le Philharmonique de Berlin dirige par Daniel Barenboi Airs, duos et trios des opéras Lucio Silla, Le Nozze di Figaro et Cosi fan lutte de Mozart Avec Edita Gniberma et Lelia Cuberli, sopranos.Femicio Furlanettn, baryton et.lohn Prm linson, basse (Erato 0620 14 074 2) BEETHOVEN - Concerto pourviobm en ré.majeur arec Jo-sef Suk et le New Philharmonia Orchestra dirige Sir Adrian Boult et le Crmcerto pour piano no A en sol majeur avec Walter Gieseking et le Philharmo nia Orchestra dirigé par Aleeo Galliera.(HM\\T\u2014 Classics \u2014 767 608-2) Contrairement au ténor Alberto Alagna dont la venue à New York au printemps dernier s\u2019accompagnait d\u2019une machine publicitaire comme il ne s\u2019en était jamais vu pour un artiste du secteur classique, le barvton-basse gallois Bryn Terfel s\u2019amenait l\u2019année précédente dans la métropole américaine précédé de sa seule réputation déjà fort bien établie en Europe.Contrairement au soi-disant « ténor de notre époque » que la critique allait littéralement passer au moulinet au lendemain de ses débuts qualifiés de désastreux au Metropolitan Opera (en Rodolfo de La Bohème).Terfel, lui, remportait un triomphe au même théâtre dans le rôle titre des No- ces de Figaro de Mozart.Au point de se retrouver à la une dw New York Times au lendemain de sa première apparition sur une scène new-yorkaise ; consécration rarissime pour un musicien.Deuxième prix derrière Dmitri Hvorostovsky au Concours « chanteur du monde » de Cardiff, en 1989 et premier prix pour le lied, Bryn Terfel (prononcer TerVel) possède une voix exceptionnellement riche, pleine d\u2019harmoniques, très large (déjà celle d\u2019un « heldenbaryton » wagnérien), pliante et d\u2019une très grande souplesse ; une voix qu\u2019il exploite avec autant d\u2019habileté que de subtilité et de musicalité.Dans son premier récital consacré à des airs d\u2019opéras \u2014 en compagnie du magnifique orchestre du Met dirigé par Ja- ENCORE ET TOUJOURS BARTOLI Comme pour les 78-tours autrefois repiqués en 33, bon nombre de ces derniers se retrouvent aujourd\u2019hui en CD.Et ce à prix modique et souvent, comme dans ce cas-ci, avec une qualité sonore incontestable.Dans sa série Classic (50 titres sont prévus d\u2019ici la fin de l\u2019année), HMV reprend d\u2019anciennes gravures du Concerto pour violon en ré majeur et du Concerto pour piano no 4 en sol majeur de Beethoven.Le premier avec Josef Suk et le New Philharmonia dirigé par Adrian Boult a été publié originalement en 1971 et figurait toujours au catalogue ; le second avec Walter Gieseking et le Philharmonia et Aleco Galliera remonte à 1968 en avait cependant été retiré.L\u2019intérêt, la curiosité peut-être, se portera surtout sur la version Gieseking du plus beau des cinq concertos que Beethoven confia au piano.Une interprétation qui fait époque dans tous les sens du terme.Le pianiste allemand, âgé de 73 ans au moment de l\u2019enregistrement, avait perdu certains de ses moyens pianistiques et son approche de l\u2019oeuvre, plus raffinée qu\u2019intense, confère à ce concerto un ton assez mozartien qui le prive en partie de sa grandeur.À noter la curieuse cadence du premier mouvement qui n'est pas celle de Beethoven ; de Gieseking peut-être?La version de Suk du Concerto pour violon, d\u2019une portée expressive quelque peu restreinte dans sa conception aristocratique, se démarque par la beauté du Larghetto.Dans les deux mouvements extrêmes, les tempos sont d\u2019une lenteur \u2014 tout comme dans le Concerto no 4 \u2014 peu conforme aux récentes découvertes sur le plan métronomique dans l'oeuvre de Beethoven.À propos des « 3 ténors », ils se voient individuellement déclassés, et de loin, par Cecilia Bartoli en tant que best-seller du disque.Et comme il faut battre le fer pendant qu\u2019il est chaud, Erato (même si la jeune mezzo italienne enregistre principalement pour Decca/London, on la retrouve sur d\u2019autres étiquettes) vient de lancer un disque composé d\u2019arias tirées d\u2019intégrales des opéras Lucio Silla (avec Harnoncourt), Le Nozze di Figaro et Cosi fan tutte (avec Barenboim) de Mozart.Il s\u2019agit d\u2019enregistrements réalisés en 1989 et 1990 \u2014 soit à l\u2019époque des débuts à Québec de Bartoli \u2014 où la beauté du timbre, l\u2019agilité technique et la séduction de la voix étaient déjà entièrement au service de Mozart.Avec en prime une spontanéité que les années et la carrière ont depuis quelque peu émoussée.BEETHOVEN REVISITÉ Cecil Bartc MCV.VKT Ai?!AS Pour réservations 62-STONES 627-8663 'M&L 3 A L F R I E S DE LA CAP,TALÉ \\OM I I / l»l Mil Ml INMVIHNJV INFO : 627 IMAX O ff^SSSÊà TELE H 1 800 643 IMAX \\ lin pas du l\u2019ar< Récréatif! PB twm'wmwmm > « IRRESISTIBLEMENT PERVERS ! CE FILM-PHÉNOMÈNE S\u2019AVÈRE FÉROCEMENT MÉMORABLE! JUBILATOIRE et d\u2019une ADRESSE INCROYABLE: ACTEURS SUPER-DRÔLES et INOUBLIABLES!» Janet Masltn, THF NEW YORK TIMES « FURIEUSEMENT CINÉMATOGRAPHIQUE, VIVANT, AMORAL et EXPLOSIF, Ferrovipathes fait preuve d\u2019une énergie ENIVRANTE et d\u2019une MAÎTRISE AHURISSANTE: ÉBLOUISSANT!» Georges Privet, VOIR « PLUS D\u2019ÉNERGIE QUE ÇA, TU T\u2019ENVOLES!» L.A.TIMES Ferrovi pathes v.f.de Trainspotting MUANCE II CHANNEL FOUR FILMS ü XMV! THE NOEL GAY MORON PCTUftE COMPANY .FENROVIPATHES» (VF.OE TAAMSPOTRNG) EWAN MCGREGOR FMI BRI MMR JOHN Y LEE MH LE R KEVM MCXI00 ROBERT CARLYLE MCilÉINICI II FBI» UNI'*» I'M KELLY MACDONALD ZBT, RACHAEL FLEMING\tKAVE QLMNN «fft MASAHMO HtRAKUBO V0BI4NBBMV BRIAN TJEANO B S C ^71\tT« '«\u2019* IIRVME MLSH HBN JOHN MOOGE « OANNY BOYLE\t( f www.generation.net/ferrovipathet \u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022 HR AN {till \u2022 Mt ONU \u2022 IGH PQP \u2022 PUMA! SOU Mi \u2022 PIMP \u2022 10# RHO \u2022 8 H PH \u2022 ALLIANCE .ATTACHEZ-VOUS: VOUS li\u2019AVEZ ENCORE RIEN VU! UNIE SEULE ET UNIQUE STAR AU MONDE EXECUTE TOUTES SES CASCADES.JACKIE CHAN A SON MEILLEUR! EPOUSTOUFLANT A VOUS EN DONNER LE VERTIGE!» -CHICAGO TRIBUNE À L\u2019AFFICHE EN VERSION FRANÇAISE DÈS LE 2 AOÛT! TRAME SONORE INCLUANT LA MUSIQUE OE WARREN G ¦ ¦ ADtNA HOWARD \u2022 Of VO \u2022 ?OAC THE OUUAWZ NO DOUBT \u2022 THA DOGG POUND KAUSION mes Levine \u2014 Terfel montre là l\u2019étendue et la diversité de sa personnalité artistique avec des pages de Mozart, Wagner, Offenbach, Gounod, Borodine, Donizetti, Rossini et Verdi.Si parfois il a tendance à la « surinterprétation » dans certaines oeuvres, on ne saurait par contre mettre en doute son tempérament et son intelligence.Les points forts de ce disque: 1 eNon piu andrai des Noces de Figaro animé et détaillé avec humour et une point de sarcasme, qui se termine avec un étincelant ornement ; le long monologue du Hollandais volant d'une rare intensité dramatique, sans qu\u2019il perde pour autant ses assises mélodiques de bel canto ; la Sérénade de Méph isto du Faust de Gounod, pleine d\u2019imagination et d\u2019esprit, chantée sans la moindre trace d'accent et avec une diction française quasi irréprochable; la pétulance et le sens aigu du comique dans l'aria de Don Magnifico de La Cerenentola de Rossini, et enfin l\u2019ironie mordante du monologue de Falstaff, Eh ! paggio!.l\u2019Onore! Rappelons le superbe récital de mélodies anglaises que Bryn Terfel a gravé dernièrement \u2014 en compagnie de l\u2019admirable pianiste Malcolm Martineau, au jeu lumineux et combien évocateur \u2014 paru sous le titre The Vagabond, du nom de la mélodie de Vaughan Williams, la plus connue qui s\u2019y trouve.La découverte prend ici les traits des deux superbes et émouvants cycles de George Butterworth, compositeur décédé lors de la Première Guerre mondiale à l\u2019âge de 31 ans.Tout au long de ce programme, Terfel affirme sa science du chant et la diversité de sa palette expressive.Pour ma part je céderais volontiers les « 3 ténors » pour les « 3 barytons » Terfel, Hvorotosvky et Thomas Hampson qui, eux, excellent non seulement à l\u2019opéra mais également au récital et au concert.Vous ne voudriez pas remontrer ces mabouls sur une allée IllliU KwalKNlMHf lïi liuiüinH «lia il® ni» nsi» mwiii ni \"Simm W \"MHS wJif I» HIM t- SnRHHMF H In - MuSSuWI'.l RŸSHËR \t\tVf el VQA\t \tmmmmi\t\t Le samedi 27 juillet 1996 LE SOLEIL D 7 MONIQUE MILLER Le plaisir du jeu Miliaire et Miller dans « Un village de fous ».Jean St-Hilaire Le Soleil EASTMAN\u2014l^a jeunesse.Au moral et autrement.À croire que le temps a oublié Monique Miller.11 faut pourtant une longue perche à souvenirs pour remonter à ses débuts ; ce n\u2019est pas la télé qui l\u2019a entraînée sur scène, mais la radio, celle de la fascinante époque des dramatiques.Bambine, déjà, elle en rêvait : « Je pensais que les gens étaient dans la radio, je voulais y jouer.» La Presse publiait des photos des enfants de Mme Audet, réputée pédagogue de la voix et du jeu.Ceux-ci avaient part à une magie qu\u2019ils ne garderaient pas pour eux seuls, ça non ! Elle a débuté au micro à 11 ans, elle en avait cinq de plus quand elle a reçu son baptême du théâtre, en saison i-naugurale du TNM (1952).Elle personnifiait Marianne, dans L'A rare, de Molière.Cet été, au Théâtre d\u2019East-man, elle défend, dans Un Village de fous, de Neil Simon, le rôle de la mère d\u2019une jeune fille incarnée par Suzanne Clément, qui a joué l\u2019an dernier la même Marianne du même A vare, au Théâtre de Terrebonne.Comme tous les habitants du petit village russe de Koulenchikov, Lénia Zubritsky, le personnage de Monique Miller, a le ciboulot englué.Atteint comme les autres, son mari médecin (Albert Miliaire) ne peut rien à cette stupidité.Un sort bicentenaire frappe Koulenchikov, sort jeté par l\u2019ancêtre du tyran du village, le comte Yushkevitch (Jacques Baril), qui veut par ailleurs épouser la jeune fille précitée, Sophia.S\u2019amène un instituteur, Léon Tolchinsky (Stéphane Brulotte), personnification du romancier Tolstoï, qui emploiera tout son zèle à instruire la belle, à contrecarrer les visées du comte et à briser le sortilège.«C\u2019est une fable, explique Monique Miller.Simon l\u2019a écrite au début de sa carrière, en pleine guerre froide et c\u2019est une craque qu\u2019il adresse à l\u2019URSS d\u2019alors.C\u2019est très drôle, très amusant à jouer.Ça verse dans l\u2019absurde, ça tient d\u2019Ionesco, de La Pet ite Vie, de la com-media dell\u2019arte, de la bande dessinée.C\u2019est un mélange heureux de tout ça.» À en juger par l'affluence sur le coteau ouest du lac d\u2019Argent, ce mauvais sort dramatique, mis en scène par Jacques Lessard, est en passe de faire la bonne fortune au Théâtre d\u2019Eastman.Connu jadis sous le nom de La Marjolaine, il a fermé ses portes en 1994, après 35 années de production assi- due, sur place, par notre Babette nationale, Marjolaine Hébert.Jean-Bernard Hébert a pris la relève.Son audace épate Monique Miller: «Il a pris beaucoup de risques, on ne l\u2019accusera pas d\u2019abêtir les gens.» LE PLAISIR Ce qui a amené Monique Miller à Eastman, cet été, c\u2019est le plaisir.Celui de la scène conjugué à celui de l\u2019immersion dans une nature caressante.Elle occupe un petit chalet blotti sous une dense frondaison, à quelques minutes du théâtre.Quelques livres et disques choisis, pas de répondeur.Le repos.Chaque montée quotidienne vers Lénia Zubritsky est un rituel attendu N\u2019espérez pas la voir degobiller sur Neil Simon, l\u2019auteur â succès.Pas son genre.«J\u2019ai vu Souvenirs de Brighton Beach (pièce autobiographique), à Londres.il y a six.sept ans.au National Theatre.C\u2019était joué par d\u2019excellents acteurs qui imitaient très bien l'accent américain.C\u2019était l\u2019événement là-bas.» Elle choisit ses rôles comme elle a choisi le théâtre étant petite, avec passion, sans une once de demi-mesure.Donner vie à des personnages, c\u2019est défendre la vie.Son sens de la voie ne date pas d\u2019hier.Les enfants de Mme Audet ont dû compter avec- Monique Miller.Peu fortunés, ses parents ont défrayé ses premiers cours.La radio réclamant l\u2019élève, celle-ci a pris le relais aussitôt et payé sa formation à même ses cachets.Trois mois de tutorat de Mme Audet lui ont valu un boulot incessant.Elle a abandonné l\u2019école, pas celle du théâtre», la publique.«J\u2019était trop occupée.» Comme elle sera plus tard trop occupée pour fréquenter le conservatoire.Elle a appris « sur le tas ».À l\u2019école des jeunes du TNM, entre autres, où elle a fait un stage à 16 ans.«J\u2019y côtoyais des jeunes de 19,20,22 ans et je les trouvais tellement vieux, se remémore-t-el-le.Aujourd'hui, t\u2019as 35-40 ans et on te dit jeune comédien.» Regrette-t-elle d'avoir fait le saut si tôt ?« On me dit souvent : \u201cT\u2019as pas eu d\u2019enfance.\u201d Mais moi, je n\u2019ai pas vécu les choses comme ça.J\u2019ai eu mes poupées, mais surtout, j\u2019ai joué, j\u2019ai fait la chose qui me plaisait le plus au monde.» La suite de la carrière de cette comédienne à la mémoire théâtrale encyclopédique défie l\u2019énumération.Le prononcé de noms comme Molière, Racine, Williams.Dubé ou autres VLB suffirait à déclencher une cascade sans fin de souvenirs.Une couple parmi bien d\u2019autres : Pellan rentré de frais de France lui peignant le visage, pour-la photo de l\u2019affiche de La Nuit des rois.Ou ces théâtrovores moscovites l\u2019innondant de fleurs pour son Elmire {Le Tartuffe), lors de la tournée est-européenne du TNM, en 1971.La scène reste pressante en elle: «Je ne pense pas avoir perdu ma ferveur, ma curiosité, ma gourmandise»».L\u2019idée» ne lui vient pas de» te»nte»r le demon du rôle alimentaire: «Si ce n'est pas un grand plaisir, je» ne» le fais pas.J'ai re»-fusé deux spectacles la saison dernière».Et ce»tte» saison, je» participe à deux créations très stimulantes, et pour ça, j'ai refusé quatre engagements.» Refuser l\u2019éparpillement, c'est se donner le* temps d\u2019oublier.« l\\>ur bien jouer un te»xte, il faut l'oublier.Sinon, ce n\u2019est pas ine»arné, soutient-elle.Et plus le» te»xte e»st difficile, plus il faut l'oublier.» LES TEMPS CHANGENT Comédienne de fond.Monique Miller est aussi une» spectatrice des plus endurantes.Elle suit étroitement la production montréalaise, entreprend chaque année une excursion à Paris, où elle a des amis et se sent comme chez elle.Jadis, elle vouait les mêmes égards à la scène londonnienne.« Mais là.ça fait six ans que je n'y suis pas allée, j'ai honte, ça commence à me manquer.Peut-être aux Fêtes.» La comédienne constate que la pratique théâtrale change au Québec, en regard de la confection des saisons surtout.« On programme tellement d\u2019avance.Je sais déjà ce que je ferai en 1997-1998.» Comme tout le monde, elle sait que les subventions aux arts diminuent.Elle ne s\u2019inquiète toutefois pas outre mesure : «Les directeurs artistiques ont leurs raisons à eux de craindre la situation présente, dit-elle, mais moi, je parle à plein de monde et tous ont des projets.» Elle en a pour sa part un gros pour janvier, soit la création, à la Licorne, d'un texte de Larry Tremblay, Le Génie de la rue Protêt.Markita Boies et Marc Béland seront de l\u2019aventure.Un Village de fous tient, lui, l\u2019affiche d'Eastman jusqu'au 31 août et fera l\u2019objet d\u2019une tournée québécoise en février 1997.OUVEL MERCREDI 31 JUILLET À 20U Grand Théâtre de Québec Salle Louis-Fréchette 643-8131 cm Billets en vente dans le réseau Billetech 107,5 fm ROCK \u2022 DITINTt\t^ LE SOLEIL Rés.: 643-8131 CfÆ?' \u201c|ScHê»î 06 bonnes 15\"* ALBUM aftRCHAMRAUlT »pLUS çA yA» musique dauteui| sur étiquette [JH LES SPECTACLES MUNI I ¦ I¦ AU PARC ROLAND - BEAUDIM Coin de la route de l'Église et du chemin des Quatre-Bourgeois Spectacle gratuit 650-7966 pique-ruques 1er août, à 12 h 15 Trio Daniel Marmux,____ contrebasse, saxophone et piano 1er août Casper À LA MAISON HAMEL-BRUNEAU 2608, chemin Saint-Louis, Sainte-Foy.Renseignements : 654-4325 LunclQp era 30 juillet, à 12 h en cAanson^ 31 juillet, 12 h Confidences Lucie Roy W 0 kùjouro\u2019HW __,00-SHOVI VENDREDI 13 SEPTEMBRE A 20h Colisée de Québec Billets en vente dans le réseau Billetech iyp||\tSIÈGES RÉSERVÉS: 32,50$ - 25,50$ sièges V.I.P.disponibles pugpypT'QNs Rés.: 691-7211 Ext.: 1-800-900-SHQW LE FESTIVAL INTERNATIONAL DU DOMAINE FORGET SAINT-IRÉNÉE - CHARLEVOIX Les Productions Arioso SHOW BISE Les jeudis et samedis jusqu'au 7 septembre Jean-François Lapointe Josée La Roche Monique Poulyo Sophie-Marie Martel Réjean Yacola, claviers Cyhlle-Gauvln Francoeur, texte et mise en scène Salle d\u2019Youville (derrière l'hôpital Laval) 2700, chemin des Quatre-Bourgeois Sainte-Foy Renseignements et réservations: (418) 878-5510 LE SOLEIL A I achat d un billet à prix courant Mention obligatoire lors de la réservation téléphonique Présentation du coupon au guichet\tW Un seul coupon par personne\t«b Ne peut être combiné à aucune autre promotion Non monnayable (Valide jusqu au 3 août) Qü® ccè°e w Tc9 tœ*i® ¦MARDI AU VENDREDI MKM f SAMEDI 1W00 SI rouit 132, St-MKlwl Ut Belleclmse GOR3SO REPASDISPONIBLES AV THEATRE SUlf CLIMATISÉE Theatre.teanmonl Si Michel \ti \t* \tû \t Dimanche, 28 juillet à 11h30 \"NOUS IRONS JOUER DANS L\u2019ISLE\" LE CIEL SE MARIE AVEC LA MER Concert commenté d'une heure CLAUDE GAGNON, guitare MARC GAGNON, violon MARIE-ANDRÉE PARÉ, soprano ANNE-MARIE CASSIDY, violoncelle En l'église Saint-Louis de l\u2019Isle-aux-Coudres\t10$ Jeudi, 1er août à 20h30 X» Hatto Beyerle HATTO BEYERLE, alto ÉRIC SOUCY, alto JOHANNES LÜTHY, alto STÉPHANE LAUZON, alto Oeuvres de ROLLA, BRIDGE, HUMMEL, WRANITZKY, TERTIS, FARIELLI, BOWEN Un programme impressionnant d'oeuvres à découvrir.\t21$ Mercredi, 31 juillet à 20H30 I\u2014JSTl RÉGIS PASQUIER, I L .PHILIPPE MULLER.violoncelle HENRI BRASSARD, I piano Après un succès retentissant avec Beethoven l'an dernier, ces trois grands interprètes nous reviennent avec un concert Brahms.ife.IçT Soirée Les caisses Desjardins 21$ Aea ituneÂtA-mctAûjjuc Les dimanches de 11 h à 14h pnnflgo | latHxr; nous JJ roux xurprrndrr Q 28 juillet: Azur - Musique sud-américaine RÉSERVATIONS: (418) 452-3535 poste 601 ou (sans frais) 1-888-DFORGET poste 601 les raine* Desjardins SRC & Radio FM V DIFFUSEUR OFFKtfL LE SOLEIL (418) 643-8131 LE SOLEIL Le samedi 27 juillet 1996 D 8 C\u2019est le bouquin! Foire du livre usagé, les Bouquinistes permettent surtout aux libraires de faire le grand ménage.¦ Pbur la quatrième année consécutive, les Bouquinistes installent leurs pénates le long de la Terrasse Dufferin.L\u2019événement fait le bonheur des badauds et des touristes, mais ne rallie pas tous les libraires.Bouquiner à l\u2019air libre, de boîte en boîte, sur le bord du fleuve.Tout pour rappeler la France.Les Bouquinistes du Saint-Laurent se veulent en effet une réplique québécoise des bouquinistes parisiens qui sont devenus avec les années une attraction touristique au même titre que la Tour Eiffel.Mais entre Paris, les quais de la Seine et les Bouquinistes du Saint-Laurent, il semble y avoir un monde.Selon certains observateurs, jusqu\u2019au 11 août de 11 h à 23 h, c'est le festival du livre usagé qui envahit les abords du Château Frontenac.Pour que la dépense en vaille la peine pour les libraires, il semble effectivement que le livre usagé et l\u2019aubaine soient plus rentables que le livre ancien ou rare.Seize « exposants », des libraires et des maisons d\u2019édition, ont loué à l\u2019entreprise privée d\u2019Hélène Tirole, productrice et réalisatrice de l\u2019événement, une cinquantaine de présentoirs au coût de 750S à 950$ chacun.Le lieu occupé par les Bouquinistes est offert gratuitement par Parcs Canada à Mme Tirole.Roger Auger, propriétaire d\u2019une librairie qui porte son nom dans le Petit Champlain, calcule que les Bouquinistes ne constituent pas pour lui un bon investissement.«Ceux qui ont du beau stock ne vont pas là.Le livre ancien ne fait malheureusement pas partie des moeurs des Québécois.Dans toutes les foires de livres rares au Canada, ça parle anglais.» Martin Pouliot de la Librairie du Faubourg abonde dans le même sens.Le libraire de la rue Saint-Jean déplore en outre le fait que les maisons d\u2019édition profitent de l\u2019événement pour faire de la compétition déloyale aux librairies en liquidant leur stock avant la rentrée d'automne.MÉNAGE ET « DÉSTOCKAGE » Même certains exposants constatent la relative pauvreté de la marchandise offerte.Georges Lavigueur, qui participe à l\u2019événement en grande pompe avec sept boîtes, admet que ses meilleurs vendeurs sont les livres jeunesse.« En fait, les Bouquinistes, ça me permet surtout de faire un peu de ménage et de déstockage.En plus, on en profite pour se faire connaître en distribuant des signets.» Pour illustrer son propos, il rappelle la première année des Bouquinistes à Québec alors que des Lyonnais avaient participé à l\u2019événement.« Ils sont débarqués avec des livres rares.Les touristes arrivaient avec leur cornet de crème glacée pour les feuilleter.Il y en même un qui leur a offert 50 sous pour un livre de 50$ ! Ils ont dû être traumatisés.En tout cas, ils ne sont jamais revenus.» Si certains libraires se risquent encore à exposer quelques pièces de collection (la librairie Caron Canadiana, entres autres) malgré les aléas inévitables du temps et le marché restreint, il reste que les Bouquinistes du Saint-Laurent n\u2019ont pas encore acquis les lettres de noblesse de leurs cousins français.Pour marquer le 100'' anniversaire du cinéma, notons par ailleurs qu\u2019une boîte sera spécialement consacrée aux oeuvres de Marcel Pagnol, sous forme de.cassettes vidéo.La femme du boulanger de Pagnol sera présentée gratuitement sur la Terrasse, le 2 août à 21 h.M.-E.G.LE SOLEIL.PATRICE LAROCHE Les maisons d\u2019édition en profitent pour liquider leur stock ai ant la rentrée.Concurrence déloyale, protestent des libraires.LOUISE ST-LAURENT ET RENÉ GILBERT LE SOLEIL.JOCELVN BERNIER Dans leur sous-sol aménagé en atelier, Louise St-Laurent et René Gilbert pratiquent un des métiers d\u2019art les moins connus: la reliure.Relier l\u2019utile à l\u2019agréable Marie-Eve Gérin Le Soleil ¦ Dans leur petit appartement de la rue Saint-Gabriel, René Gilbert et Louise St-Laurent vivent de leur passion depuis décembre.Recyclé sur le tard, le couple a fait de son sous-sol un véritable petit antre de la reliure.Création de livre d\u2019art et restauration de livres anciens, les deux fondateurs de l\u2019Atelier de reliure Ex-libris dorlotent des bouquins à longueur de journée, de soir et de fin de semaine.Quand on est passionné, on ne calcule pas ses heures.Armés de leur filet, palette, fleuron et marteau de relieur, munis de presses et d'un balancier, les deux artisans redonnent vie aux couvertures défraîchies, créent des motifs sur du papier japonais, bref ils font du livre un objet d\u2019art.C\u2019est au Centre de formation textile de l\u2019Est du Québec (CEFTEQ), à Québec, qu\u2019ils ont reçu leur formation de base il y trois ans.Contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire, la reliure ça ne s\u2019apprend pas dans les livres.« En reliure, il y a tellement de détails, de techniques particulières qu'on peut en apprendre tous les jours.Il suffit d\u2019être un peu curieux», commente Louise Saint-Laurent.Les deux « amants » du livre relatent avec admiration les moments où ils furent « apprentis » du maître relieur Pierre Ouvrard de Saint-PauWe-l'île-aux-Grues.«C\u2019est certainement le plus grand relieur au Canada», disent-ils en choeur.Mais que faut-il pour devenir un bon relieur ?De la patien- ce, de la créativité et de la persévérance, bien sûr.Mais « il faut d'abord aimer les livres ! » affirme celui qui a été élevé parmi eux.Son grand-père, Méridé Gilbert, fut le premier vendeur de livres anciens à Québec.«J\u2019allais fouiller dans ses bibliothèques, il me donnait les livres que je choisissais.» Ancien directeur du bureau de Greenpeace à Québec, René Gilbert rigole en évoquant sa remise en question professionnelle.«En tant qu\u2019environnementaliste, je dis toujours que je me suis recyclé en relieur.En plus, je recycle des arbres.» Quant à Louise Saint-Laurent, imprimeure d\u2019art dans un atelier de gravure de Québec, elle avait besoin d\u2019un nouveau défi, d\u2019un peu plus de liberté et de créativité.UN MÉTIER SOUS-ESTIMÉ « Parmi tous les métiers d\u2019art la reliure est sûrement le moins connu », déplore René Gilbert qui prend le temps de faire de l\u2019animation au Centre de revalorisation du patrimoine vivant de la Place Royale : question de faire connaître et vulgariser un métier sous-estimé au Québec.Il semble d\u2019ailleurs que le marché soit plus intéressant en Ontario et dans les Maritimes qu\u2019au Québec.Outre quelques bibliophiles, des boutiques et des librairies spécialisées, les amateurs se font rares.«On pense sérieusement élargir notre marché, aller voir ailleurs », signale un relieur visiblement plus à l\u2019aise dans son atelier qu\u2019en marketing.Ancien directeur de Greenpeace, René Gilbert peut dire maintenant qu\u2019il recycle les arbres :U- - Du 12 juin au 15 septembre 1996 MUSEE DU QUÉBEC Heures d'ouverture : Tous les jours de 10 h à 17 h 45; le mercredi de 10 h à 21 h 45.Droits d\u2019entrée : Adultes : 5,75 $ ; Aînés : 4,75 S ; Étudiants: 2,75$; Gratuit pour les moins de 16 ans.RENSEIGNEMENTS: 643-2150 Cette exposition organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal a bénéficié de l\u2019aide financière du Programme d'appui aux musées du ministère du Patrimoine canadien et du ministère de la Culture et des Communications du Québec.Tête penchés.1*87 O IMS Ones leduc/VI«*Art Orori tavtmn me.ttinte pour fréta (Muet> emtormte).IW7.O 1\tOn** l *duc/Vto* Art Drnit d'autour Mc.Parc îles Champs-ri*-hatatlte.Oudhrc l« Muad* du OudbM ttt «ihvonttonnd par le mmtoMta de la Culture et de* Communication» du OuAhec Iberville ne peut pas mourir Réédition de sa biographie, par Guy Frégault RÉuis Tremblay Le Soleil Alors que nos pédagogues retrouvent la mémoire et le sens de l\u2019Histoire, cette science éminemment utile, les Éditions Guérin, en prévision de ce nouveau marché scolaire, étoffent leur nouvelle collection Bibliothèque d\u2019Histoire de trois titres importants.IBERVILLE LE CONQUÉRANT naire myopie, lui qui abandonna le terrain aux Anglais.Aussi visionnaire que téméraire, Iberville avait prévu la suite de l\u2019histoire : « La colonie anglaise, qui devient très considérable, s\u2019augmentera de manière que dans moins de 100 années, elle sera assez forte pour se saisir de toute l\u2019Amérique.» Reste le miracle québécois.Le récit de sa fin prochaine appartient aux héritiers de Guy Frégault.En édition anglaise.Four faire bonne mesure, cette maison montrélaise débute la publication des oeuvres complètes de Guy Frégault (1918-1977) par son ouvrage le plus tonique et le plus susceptible de séduire la jeunesse: Iberville le conquérant.Il s\u2019agit du fac-similé de l'édition de 1944, sur papier jauni, pour ajouter un peu de nostalgie au plaisir de cette lecture.Authentique héros de la Nouvelle-France, le navigateur Pierre Le Moyne d'Iberville (né à Montréal en 1661, mort à La Havane en 1706) est la figure de proue de l\u2019avance française en Amérique, lui qui fonda « tout un réseau de postes, de la baie d\u2019Hudson au golfe du Mexique et depuis Terre-Neuve jusqu'au lae Supérieur: voilà l\u2019empire français conçu par Talon et réalisé (dans ses parties réalisables) par Iberville», conclut Frégault, fondateur du département d'Histoire de l'Université de Montréal et deux fois sous-ministre des Affaires culturelles du Québec (de 1961 à 1966 et de 1970 à 1975).Mais ce qu\u2019Iberville avait bâti par son extraordinaire bravoure, Ixiuis XIV allait le détruire par son aussi extraordi- UNE HISTOIRE UNIVERSELLE .Journaliste et historien, Bernard Saint-Aubin était apte à raconter les grandes lignes de l'Histoire universelle sous forme de nouvelles, alliant la concision du reporter à l\u2019érudition d\u2019un professeur.En 45 chapitres bien tassés, Saint-Aubin survole la révolution agricole du néolithique, le siècle de Périclès, la naissance du christianisme, les Croisades, la conquête du Canada, l'épopée napoléonienne, l\u2019empire austro-hongrois, 1'Anschluss, Yalta, Mao.Alouette ! Un vrai lifting de la mémoire ! DE L\u2019ENSEIGNEMENT DE L\u2019HISTOIRE Il revenait à André Lefebvre, directeur de cette collection baptisée Bibliothèque d'Histoire.de publier eet essai, qui peut être considéré comme une introduction à la collection et une mise en condition du lecteur.Plus qu'une thèse, il s\u2019agit d'un dialogue, au sens platonicien, entre l'homme et son double, I historien.Bien documenté.Une façon agréable de faire le point sur la pensée historique.Le !> I'I
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