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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-07-25, Collections de BAnQ.

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[" s O (J) UJ Québec, samedi 2$ Juillet 1981 un abonnement ça vaut te coût\u201d 647-3333 LE SOLEIL asyv \u2022rM %¦ y%- 11 iPÉiiipli ï \\ >,: «.' i.éSsa^-iK t* >'¦\u2022\u2022*> Aux Postes canadiennes, rien ne va plus, nen n'a jamais fonctionné en temps de renouvellement de convention collective avec les postiers.Cette fois-ci, le scénario est le même; l\u2019Etat fédéral a réussi une fois de plus à esquiver l\u2019obligation de négocier directement avec ses postiers, qui oeuvrent dans un système devenu avec le temps la risée de tout le Canada.Le juge en chef de la cour provinciale du Québec, Alan-B.Gold, a écopé du travail le plus difficile en tant que médiateur dans le conflit.Pierre Pelchat, reporter au secteur des relations de travail, décrit la toile de fond du conflit.A chaque ronde de négociations avec les postiers, il semble que la grève soit devenue tout à fait inévitable.Depuis plusieurs années, le renouvellement de la convention collective des 23.000 postiers prend l'allure d'une cnse nationale La situation fnse l'absurde et A chaque fois, des milliers de citoyens et d\u2019entreprises doivent en payer la note.Le service postal, canadien dont la fiabilité et la mauvaise administration sont devenues avec le temps la risée du pays, est vital pour supporter l'activité économique.Durant un arrêt de travail de nombreuses entreprises sont acculées à la par Pierre PELCHAT faillite ou doivent réduire considérablement leurs activités.Après trois semaines de grève, c'est avec soulagement et beaucoup d'espoir que la nomination du juge-en-chef de la cour provinciale du Québec, M.Alan B.Gold, a été accueillie.L'amvée du juge Gold a permis aux deux parties de sauver la face et de reprendre les pourparlers.Le juge Gold, qui jouit d'une bonne crédibilité dans le milieu des relations de travail, est le premier à reconnaître les énormes difficultés de son mandat Même si une entente intervenait dans les prochains jours avec le concours du médiateur, les sources d'affrontement, qui semblent d'ailleurs perpétuelles, ne Jean-Claude Parrot toujour* chef syndical des postiers En dépit des négociations et des accords périodiques Aux Postes, la guerre perpétuelle En attendant de tirer les marrons du feu Warren sur une voie de garage Le nouveau président de la Société des Postes.M Michael Warren, ne par ticipera pas directement aux négociations avec les postiers Ainsi en a décidé le gouvernement fédéral à la suite de la demande du syndicat qui y voyait un moyen de reprendre les négociations rompues depuis la conciliation dirigée sans succès par M.Pierre Jasmin.Le président du Conseil du trésor.M Donald Johnston, a allégué que la présence de M.Warren, un ancien haut fonctionna.re du gouvernement ontarien que l\u2019on dit très efficace, ne serait pas d\u2019un précieux secours pour mettre fin A la grève.Après quelques jours de tiraillements.on annonçait la nomination du juge Gold Selon le syndicat, la présence de M Warren à la table des négociations aurait été fort utile puisque c\u2019est la Société des Postes qui sera appelée à vivre avec la convention collective des postiers On prévoit que la nouvelle société de la Couronne devrait voir le jour l\u2019automne prochain.En plus, on croit que cette ronde de négociations aurait permis au prochain grand manitou des Postes royales de mieux comprendre les problèmes qui s\u2019y passent On fonde beaucoup d\u2019espoirs sur la société de la Couronne pour améliorer le service postal canadien et améliorer les relations de travail.Force est de reconnaître que ces changements tant promis ne se concrétiseront pas rapidement Avec un dé ficit de plus de $500 millions par année, un service postal boiteux, des relations ouvrières explosives et une gestion qui laisse à désirer, la tâche qui attend M Warren ne sera pas de tout repos D\u2019autre part, l\u2019exemple encore tout chaud de la Société Radio-Canada dans le domaine des relations de travail laisse A penser que la transformation du ministère des Postes en société d'Etat n\u2019est pas un gage de succès pour harmoniser ses rapports avec ses employés.Sur la santé et la sécurité au travail, les demandes des postiers sont appuyées par une récente étude du gouvernement fédéral qui démontre que le ministère des Postes détient le peu enviable premier rang pour le nombre d\u2019accidents au tra vail de tous les organismes et ministères fédéraux.Pas de précédents seraient pas pour autant Lanes.Loin de là* Et un échec de la médiation ne ferait que confirmer toute l'étendue des désaccords profonds entre les deux belligérants.De plus, un tel échec ne ferait que renforcer ta thèse des partisans de la ligne dure favorable à l'adoption rapide d'une loi spéciale pour forcer le retour au travail des 23,000 postiers sous peine d'empnsonnement et d\u2019amendes.Le premier ministre Trudeau a reconnu qu'une loi d\u2019exception, alors que le gouvernement est juge et partie, n\u2019est pas la solution magique au problème, rappelant les propos du président du Syndicat des postiers.Jean-Claude Parrot, qui affirmait sans ambages qu\u2019une telle loi ne serait pas respectée Affrontements Il est difficile de cerner les torts de chacun ou les causes précises qui génèrent périodiquement ces conflits de travail aux Postes.En fait, l\u2019échec régulier des négociations peut s\u2019expliquer par la perpétuation d'un certain nombre de situations conflictuelles créées au fil des années.Le syndicat des Postiers s'est toujours plaint d'avoir à négocier avec un comité de négociation patronal à quatre têtes.Les clauses monétaires sont discutées avec le Conseil du trésor; le représentant du ministère des Postes in tervient sur les conditions de travail; et certaines clauses sont du ressort du mi nistère des Travaux publics ou de celui des Approvisionnements et Services.C\u2019est un peu pourquoi les dmgeants syndicaux des postiers ont demandé que le ministère des Postes soit transformé en société de la couronne pour négocier avec un seul et véritable interlocuteur On croit aussi qu'un tel changement, suivi d'un bon coup de balai dans la direction de ce nid à patronnage, améliorera l'efficacité des Postes royales qui accusent un déficit plutôt gênant de plus d'un demi-milliard de dollars par année.Quoiqu'il en soit, les pourparlers avec le syndicat des Postiers, reconnu pour son militantisme très actif, demeureront tou jours très serrés.D'ailleurs, ce militantisme est constamment attisé par des problèmes.On ne compte plus les griefs Fait assez rare dans le milieu syn dirai, les officiers syndicaux ne reçoivent que la prestation de grève de $60 par semaine comme salaire durant la période du conflit tout comme les autres postiers boursés supplémentaires alors qu'Ottawa cherche désespérément à réduire un dé ficit astronomique de $15 milliards Une des demandes du syndicat qui a été acceptée en bonne partie dans le rapport de conciliation touche le congé de maternité.Environ 35 pour 100 des membres du syndicat sont des femmes Le syndicat demande 20 semaines de congés de maternité payées par l'em ployeur Les conciliateurs ont recommandé 17 semaines payées Bien que les deux parties aient refusé le rapport de conciliation, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une percée irn portante des postiers.Fortement appuyé par le Congrès du travail du Canada, les gains du syndicat des postiers pourraient être fort utiles A d'autres unités de né gociation du gouvernement fédéral.Mobilisation Lorsqu'une grève éclate, on entend toujours parler des points en litige causés généralement par des demandes syndicales jugées excessives.Or, on constate Défoncer le \u201cpattern\u201d Cette ardeur syndicale vient d'autre part se frapper de plein front sur la politique salariale édictée par le Conseil du trésor pour l\u2019ensemble des employés de la fonction publique fédérale, ce qui est loin de sourire aux dirigeants syn dicaux des postiers.Avec la création de la nouvelle société des Postes, on espère ne plus être soumis à cet étau Dans le langage syndical, il semble que le syndicat des postiers soit toujours pris pour défoncer le \"pattern\" des conditions de travail des employés de l\u2019Etat tel que défini par le gouvernement fédéral.On justifie ces demandes différentes à cause de conditions de travail dif férentes.\"Nous ne pouvons être comparés à des employés de bureau qui tra vaillent de 9 à 5.Nous faisons un type de travail industriel sept jours sur sept, 24 heures par jour, plus souvent le soir et la nuit\u201d, a déclaré au SOLEIL le re présentant syndical des Postiers à Québec.M.Paul Lachance.Cette situation peut expliquer les revendications syndicales pour obtenir le droit de refuser de faire un travail jugé dangereux, de meilleures primes de soir, de nuit et de fin de semaine, plus de congés pour les postiers travaillant la nuit et la création de nouveaux postes de jour \u201cC\u2019est effarant le nombre de blessures à la colonne vertébrale qu\u2019ont sub tes des postiers à Québec depuis 1976 Après quatre ans d\u2019études, le ministère a conclu que les changements coûteraient trop cher\u201d, a soutenu M Lachance.De leur côté, les négociateurs pa tronaux disent devoir s\u2019en tenir aux po Iniques globales de rémunération de la fonction publique, tentant d'éviter de créer des précédents qui pourraient s\u2019étendre à d\u2019autres groupes d\u2019employés de l\u2019Etat et entraîner possiblement des dé André Quelle! perpétuel ministre des Postes de plus en plus que dos employeurs tentent de récupérer des avantages consentis aux syndiqués lors de précédentes né gociations.Ainsi, sur la question des employés occasionnels, ce qui semble être un point très sensible, le ministère des Postes ne veut plus être tenu d'offnr prioritairement A un employé régulier de travailler en surtemps lorsque le besoin s\u2019en fait sentir L\u2019employeur veut avoir la possibilité de recourir A des employés occasionnels dans ces cas dans le but évident de sauver quelques gros sous en argumentant en faveur d\u2019une plus grande souplesse dans l'administration des Postes royales Sur ce point, les postiers sont intraitables Une autre \"demande\u201d du patron vise A éliminer le droit dos employés de s'absenter pendant deux heures ou moins sans déduction de crédits de congés de maladie.Acquis depuis de nombreuses années, cet avantage dos syndiqués a ouvert la porte A de nombreux abus.Du côté syndical on explique ces abus par la détérioration des conditions et du climat de travail aux Postes et que ce n'est pas en enlevant ce \"deux heures\" que le véritable problème va être réglé A la source.Sur la question des occasionnels et du \"deux heures\", le rapport de conciliation a donné raison aux pos lie,s A toutes ces situations d'affrontement, on peut ajouter l\u2019insécurité créée par d'importants changements technologiques.Laissez mijoter pendant quelques mois et on comprend un peu pourquoi le couvercle de la marmite a sauté une autre fois.t fè»1 tî_ dossiers CtuétMC.L« Soleil, samodi 25 Juillet 1981 L\u2019homme ne vit pas seulement que de pain.Aussi les pays du Tiers-monde ne revendiquent-ils pas seulement un nouvel ordre économique qui permettrait une distribution plus équitable des richesses entre pays riches et pauvres; un nouvel ordre mondial doit aussi être instauré dans le domaine des communications, afin que les pays moins développés puissent là aussi se libérer de l'emprise des pays industrialisés.C\u2019est donc dans le contexte plus global de ce qu\u2019il est maintenant convenu d\u2019appeler le dialogue Nord-Sud que les Nations-Unies confiaient, il y a déjà quelques années, à Sean MacBride, prix Nobel de la paix et un des fondateurs d\u2019Amnesty International, la tâche de proposer une meilleure utilisation des techniques de communications et de diffusion de la culture au profit des pays les moins développés.André Dionne l\u2019a rencontré.¦¦¦ ¦ i\tm H\t*\t¦¦¦¦\"?& .< - .\u2022> Le Soleil.Yvon Mon«rom Pour un nouvel ordre mondial des communications Briser le monopole de l\u2019information A Montebello, les chefs d\u2019Etat des sept pays les plus développés du monde ont discuté de la définition d'un nouvel ordre économique mondial visant à assurer un meilleur équilibre entre pays riches et pauvres.Ijk situation mondiale qui prévaut au chapitre du partage des richesses se re- andre dionne trouve dans d\u2019autres domaines, notamment celui des communications.Dans la foulée des grandes études sur la situation mondiale actuelle, l\u2019Organisation des Nations-Unies pour l\u2019éducation.la science et la culture (Unesco) avait mis sur pied, il y a deux ans et demi, une commission d\u2019étude internationale sur les problèmes des communications, regroupant des représentants de 16 pays dont le Canada Les recommandations de cette commission, rendues publiques en janvier I\u2018(KO.rejoignent en tous points celles des autres documents du même genre: un meilleur partage des moyens de communication avec les nations les moins favorisées et l\u2019élargissement des moyens de diffusion par toute une gamme de mesures spécifiques dont un frein à la concentration de la presse et la multiplication des moyens et réseaux d'information Dans un premier temps, le groupe de travail présidé par le récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1976.l\u2019Irlandais Sean Mac Bride, expose les forces et tendances actuelles du monde «le la communication et fait voir la fulgurante ascension des moyens de diffusion, qui ne se fait pas toujours au profit de ceux qui en ont le plus besoin.Une menace Au cours d'une récente entrevue à Québec, le président de la commission.Sean MacBride.devait avouer que certaines conclusions menacent la concentration de la presse et les monopoles des pays occidentaux notamment dans le domaine des agences de presse internationales.\"Bien sûr que nous représentons une réelle menace pour les grandes organisations mondiales de diffusion de l\u2019information qui se retrouvent au fil des ans dans une situation de monopole\", disait-il En proposant la création et le développement d\u2019agences de presse nationales notamment dans les pays du Tiers-monde, le rapport remet directement en question le monopole exer cé dans la circulation des informations par les cinq grandes agences de presse.Et cela explique, selon M MacBride.la flambée de critiques très acerbes qu'il qualifie de \u201cmensongères\" à l\u2019endroit de son rapport, avant même qu'il ne soit rendu public en janvier 1980, de la part de certains média américains et anglais.Ces attaques étaient dirigées surtout par l\u2019agence de presse britannique Reu ter.le Herald Tribune et certaines agences américaines, qui prétendaient que le rapport voulait en quelque sorte imposer un code d'éthique aux journalistes, ré duisant ainsi la liberté de travail et par le fait même la liberté d\u2019information.\"Or.c'est faux, lance Sean MacBride.ce sont des propos injustes et mensongers qui visaient à discréditer les conclusions de rapport\" Ce discrédit a cependant eu une por tée certaine puisque le rapport eut une diffusion fort restreinte et sa critique de larges échos au point que le National News Council des Etats-Unis (le conseil de presse) a sévèrement blâmé les média pour leur \"couverture\u201d très incorrecte du rapport MacBride.Au cours d'une conférence à Québec réunissant les représentants des organismes internationaux et nationaux de relations publiques, on devait apporter des nuances aux conclusions du rapport MacBride Ces \"nuances\" n\u2019ont pas été exprimées et le représentant des \"re lationnistes\" du Canada a déclaré ne pas avoir de position officielle à donner, pré férant pousser davantage son étude du volumineux document La presse écrite Selon le rapport MacBride.la presse écrite est le moyen d'information le plus menacé à l'heure actuelle et il ne semble pas que la situation puisse évoluer favorablement d\u2019ici la fin du siècle.Au contraire.Deux phénomènes menacent directement la presse écrite: la pénurie de papier prévue pour la fin du siècle et la concentration de la presse souvent ren due nécessaire en raison des coûts énor mes de production, de gestion, et le ca ractère essentiellement privé des en trepnses de presse écrite.La pénurie de papier prévue depuis plusieurs années deviendra très grave au cours des années 90 \"Il y a actuellement une surconsommation de papier dans le monde et il faut absolument que les recherches soient accélérées pour trouver des sources alternatives pour la fabrication du papier\u201d.Sean MacBnde précise que c\u2019est particulièrement important pour le Canada à titre de principal producteur mondial.D'autre part, la concentration de la propriété de presse et la montée incessante des coûts de production ont fait mourir plusieurs entreprises de presse au cours des dernières années.La disparition cette semaine du Washington Star en est un exemple Les statistiques du rapport MacBnde sur la concentration de la propnété de la presse, le développement des chaînes de journaux et leur dispantion sont éton nantes.Aux Etats-Unis seulement, le nombre de quotidiens est passé de 2.036 en 1923 à 1,765 en 1976.Parallèlement, pour la même pénode.le nombre de chaînes de journaux est passé de 31 à 168.Le nombre de quotidiens appartenant à ces chaînes est passé de 153 à 1061, au cours de la même période Selon Scan MacBride.l\u2019avenir de la presse écrite est sombre.Les beaux jours d'une presse écrite d'information générale sont passés La presse d'opinion de bonne qualité, à faible circulation, a beau-coup plus de chances de résister aux différents facteurs qui jouent contre le développement de la presse écrite.Par contre, la presse écrite de mauvaise qualité continuera de circuler abondamment pour les habitués du car et du métro le matin; elle demeure essentiellement une lecture banale destinée aux milieux densément peuplés Par ailleurs, les hebdomadaires régionaux ou nationaux sont destinés à remplacer les grands quotidiens en apportant un complément à l'information diffusée par la radio et la télévision.Les revues spécialisées se développeront gra duellement toujours dans ce cadre d'une information poussée complétant celle des média électroniques Radio, Télévision Par contre, comme en témoignent les statistiques des dernières années, la radio et la télévision font montre d\u2019une ascension fulgurante.Les statistiques comparées sur le nombre de récepteurs radio sont celles de 1960 et 1976 \u2014 Amérique du Nord de 184 millions à 454 millions; \u2014 Amérique du Sud: de 14 à 58 millions.\u2014 Asie: de 22 à 113 millions.\u2014 Afrique: de 4 à 30 millions; \u2014 Europe: de 136 à 284 millions.En 1960.seulement 12 pays disposaient de plus de 1 million de ré- cepteurs de télévision.En 1976.ce chiffre passait à 34.En 1950 et 1975, les quotidiens de par le monde se sont développés dans une proportion de 77 pour 100 et si on tient compte de la croissance de la population, cela se traduit par une croissance nette de 45 pour 100 Cela n'a donc rien de comparable à la croissance des mass média électroniques 417 pour 100 pour la radio et 3,235 pour 100 pour la télévision! \u201cJe suis convaincu que le paysan zambien est actuellement mieux informé avec son transistor que le travailleur très occupé de Londres.New York ou Ottawa\" L'opinion publique a beaucoup plus de pouvoir maintenant quelle n\u2019en a jamais eu puisque la population est beaucoup plus informée, estime Sean MacBride.Voix internationales Comme son rapport et ses propos le reflètent également, M.MacBride accorde beaucoup d\u2019importance au développement des radios transnationales qui diffusent généralement sur ondes courtes.Il est incontestable, estime M.MacBnde.que les radios internationales telles la Voix de l\u2019Aménque (USA), Radio-Canada International ou encore la BBC World Service (Angleterre) ont joué un grand rôle dans les événements de Pologne puisque les ouvners sont informés des grands mouvements syndicaux du monde occidental, de leur force et leur valeur politique.En 1954, on ne comptait de par le monde que 385 émetteurs radio à ondes courtes.En 1975, leur nombre était passé à plus de 1.500 Quoiqu'il faille admettre qu\u2019il soit difficile d\u2019évaluer avec exactitude leur niveau d'influence, M.MacBride estime qu\u2019elle a une influence certaine et immense.Au total, on compte environ 12.000 heures par semaine de diffusion dans 100 langues différentes.Les satellites Si les communications internationales ont connu un essor fabuleux au cours des récentes années, la technologie des satellites leur permettra des développements encore plus imposants.De 1957 jusqu'à la fin de 1979, on estime qu\u2019environ 2.100 satellites ont été mis en orbite et.note le rapport, ils sont devenus partie intégrante d\u2019un grand nombre de circuits: agences de presse et journaux, émissions de radio et de télévision.liaisons téléphoniques et télécommunications.En 1965.seulement cinq pays à travers le monde possédaient une antenne pour capter les signaux des satellites.Cinq ans plus tard, leur nombre passe à 30 En 1975.77 pays en possèdent.Actuellement leur nombre atteint 120 et elles servent autant à l\u2019émission qu\u2019à ta réception Agences de presse Dans un tel contexte d\u2019une évolution encore plus fulgurante, les agences de presse internationales joueront un rôle prépondérant et c\u2019est là un danger en raison de la situation de monopole dont elles jouissent.Cinq grandes agences seulement assurent la diffusion d'information pour l\u2019ensemble des réseaux d\u2019information: AFP (France).TASS (URSS), Reuter (Angleterre), UPI et AP (Etats-Unis).Sean MacBride raconte que la tempête soulevée autour du rapport par certaines agences de presse s'est déjà produite au début du siècle et pour la même raison.L'Irlande a connu aussi les soubresauts des dingeants de Reuter lors de la création d\u2019une agence nationale irlandaise.sous l'instigation de Sean MacBnde.Créer des agences nationales dans les pays en voie de développement, cela équivaut pour Sean MacBnde à sortir de cet assujettissement au travail des agences de presse rattachées souvent à la métropole coloniale.La pratique La création d\u2019agences de presse nationales est certes le moyen le plus pratique mis de l'avant dans le rapport.L\u2019Unesco a mis peu de temps à réunir des pays intéressés autour d'une table à Pans et a versé une somme considérable (entre $1 et $2 millions) pour l\u2019organisation de cette conférence de Pans.Elle regroupe 35 pays, dont le Canada.pour examiner les moyens pour aider les pays du Tiers-monde à établir leurs besoins et les systèmes de communications correspondants.Le Mexique, la Hollande, la France, les Etats-Unis et le Canada ont versé des fonds pour lancer l\u2019opération.Ce fonds spécial est destiné à l'établissement d\u2019une école de journalisme spécialisée dans ta formation de praticiens de l'information, techniciens de radio et de télévision.Selon M.MacBnde, c\u2019est un pas concret dans un délai relativement court.ce qui contraste étrangement avec le sort que connaissent généralement de telles études Sean , un grand rêve de paix Un homme de principe et d\u2019action A l'Age de 14 .ans lors de son premier séjour dans les pnsons politiques de Sa Majesté, le jeune Irlandais Sean Mac-Bnde avait déjà un lourd passé qui orienta sans doute sa très longue carrière politique et diplomatique Né en 1904, à Paris, de parents républicains irlandais condamnés à l'exil Sean MacBride avait douze ans quand son père fut fusillé par les Anglais pour avoir mis sur pied un régiment républicain pour lutter contre les soldats de Sa Majesté dans la guerre du Transvaal Sa mère fit également des séjours dans les \"pensions de l\u2019Etat\" pour avoir organisé de* paysans dans le cadre de leurs luttes pour obtenir le droit à leurs terres.Maintenant âgé de 77 ans.Sean MacBnde.juriste de formation, expose avec modestie à la fin de cette entrevue les grandes étapes de sa camère.une carrière qui se poursuit toujours d'ailleurs Etroitement lié depuis son plus jeune age à la très longue et difficile lutte pour l\u2019indépendance de l'Irlande comme mem bre de l\u2019IRA (Irish Republican Army), il devient, après l'indépendance acquise en 1921.le secrétaire du premier président do la nouvelle République En 1947.il fonde un parti politique et l\u2019année suivante, il devient ministre des Affaires étrangères Plus tard, il est associé à la formation du conseil des ministres du Conseil de l'Europe II participe à toutes les démarches politiques qui précédèrent l'adoption de la Convention internationale des droits de l\u2019homme, qu'il a en grande partie rédigée.Il côtoie des hommes politiques ca nadiens dont Lester B Pearson, un homme qu'il qualifie de remarquable Il quitte ensuite la vie politique ac tive pour assumer pendant sept ou huit ans la tâche de secrétaire général de la Commission internationale des juristes, à Genève, en Suisse Pendant trois autres années, il occupe le poste de commissaire de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) pour la Namibie, en Afrique australe Paix et désarmement Tout au long de sa camère.Scan MacBride fut associé (et le demeure toujours) aux grands courants qui donnèrent naissance au mouvement actuel pour la paix et le désarmement.En compagnie de Peter Benenson, un avocat.et Eric Baker, un Quaker, tous deux Britanniques, il lance l'idée de la fondation de l'organisme qui devait plus tard prendre le nom d'Amnesty International, voué à la surveillance et au respect des libertés individuelles telles que définies par la Convention des droits de l'homme et reconnues par à peu près toutes les nations du monde En septembre 1961.dans un petit café du Luxembourg, une dizaine de per sonnes mettaient sur pied cet organisme devenu depuis une sorte de garante des droits de l'homme et dont les dénonciations ont toujours de grands échos Selon Sean MacBride.les tâches accomplies par Amnesty International demeurent conformes au mandat original.L\u2019organisme, qui a pris de l'expansion, a réussi à éviter le piège de la monstruosité bureaucratique et a maintenu une objectivité la plus totale possible.\u201cOn nous critique des deux côtés, à l\u2019Est comme à l'Ouest! C\u2019est bon signe\u201d estime-t-il.Amnesty International emploie aujourd'hui 120 personnes à plein temps à son siège social en Angleterre et ce sont par milliers que des bénévoles oeuvrent à tfavers le monde pour le respect des droits individuels Toujours dans ce domaine de la paix Sean MacBnde préside depuis une quinzaine d'années la plus ancienne organisation de paix dans le monde, le Bureau international de la Paix.Cet organisme fondé en 1887 est en quelque sorte une fédération de 40 or ganisations vouées à la paix et au désarmement en Europe occidentale, en Amérique Latine et en Asie.Le Bureau international de la Paix comme organisme a été récipiendaire du prix Nobel de la paix Sean MacBride a reçu également cette haute distinction en 1976.En 1978, il est récipiendaire du prix Lénine de la paix, une distinction équivalente émise par les pays du bloc soviétique L\u2019année suivante, il devient le seul citoyen non américain à se voir décerner la Médaille américaine pour la justice.Il y a bien autre chose.mais c'est suffisant, lance-t-il en levant les bras.En ce samedi après-midi.Sean MacBnde quitte Québec à destination de Dublin en Irlande, son lieu de résidence, où il doit plaider une importante cause le lundi suivant.S Québec.Le Soleil, samedi 25 juillet 1981 dessers Le sommet des Sept à Montebello Prélude au vrai dialogue Nord-Sud Les pays, tels le Canada, la France et l'Allemagne fédérale, qui ont fait des pieds et des mains pour la cause du dialogue Nord-Sud.c\u2019est-à-dire pour la cause d\u2019un ordre nouveau où les pays riches partageraient mieux avec les pauvres, où les anciennes colonies pren- richard daignault à Ottawa draient en main leurs propres affaires, avaient raison d\u2019afficher un certain optimisme à la suite du sommet de Montebello Car la déclaration des sept grands, y compns les Etats-Unis, venait consacrer un nouvel état d'espnt.plus positif, plus constructif, plus respectueux de la diversité des opinions politiques dans les pays en voie de développement Ce nouvel état d'espnt s\u2019était auparavant concrétisé par l'initiative extraordinaire du Mexique et de l'Autnche qui invitaient pays riches et pays pauvres à tenir un premier sommet à Cancun.dans la presqu\u2019île du Yucatan, au Mexique, situé entre le golfe du Mexique et les Antilles.Cette audacieuse entrepnse, suggérée d\u2019abord par Willy Brandt, l\u2019ex-chancelier de l\u2019Allemagne fédérale, n'avait que la moitié d'une chance de survivre, au départ.Pierre Trudeau, le premier ministre du Canada, s'en est fait le champion et donna tôt son adhésion Les Etats-Unis ont hésité, pour ne pas dire autre chose, jusqu'à très récemment.à emboîter le pas.Ce n\u2019est que lors de la visite de Trudeau à Washington quelques jours avant le sommet de Montebello, que le président américain Ronald Reagan s'engagea formellement à participer personnellement à ce premier sommet des nations riches et pauvres, au premier vrai dialogue Nord-Sud Selon des informations dignes de foi.Trudeau avait d\u2019abord convaincu Reagan de prendre part au sommet de Cancun lors de la visite du président américain on mars dernier.Les deux hommes s\u2019étaient entendus mais la Maison Blanche voulait approfondir toute cette nouvelle ap proche dans les relations entre pays n ches et pauvres avant de plonger ir révocablement Vingt-deux pays Par ailleurs, pendant ce temps, un groupe de travail s\u2019est chargé d\u2019inviter formellement les chefs politiques de 22 pays qui ont accepté depuis Voici la liste impressionnante des pays qui se réuniront à Cancun les 23 et 24 octobre prochain l'Algérie.l\u2019Autriche, le Bangladesh, le Brésil, le Canada, la Chine populaire, la France.l'Allemagne fédérale, la Guyane.l'Inde, la Côte d'I voire, le Japon, le Mexique, le Nigéria.les Philippines.l'Arabie Saoudite, la Suède, la Tanzanie, le Royaume-Uni.les Etats-Unis d\u2019Amérique, le Venezuela et la Yougoslavie.Aprè*- l'avsentiment non publicisé de Reagan, en mars dernier, tes pavs im- pliqués se mirent d'accord pour exprimer auprès de l\u2019Union soviétique leur désir de voir cette dernière participer à ce sommet sans précédent que sera Cancun Selon des sources fiables, la Russie soviétique ne participera pas à la réunion préparatoire de Cancun qui aura lieu tes 1er et2 août.Mais 1e Kremlin n'a fias encore donné une réponse quant à sa participation éventuelle au sommet lui même.Certains indices à Ottawa laissent croire que tes russes bouderont ce vaste sommet qui réunira des chefs d'Etat de tous les continents du globe Mais on affirme par contre que la porte est toujours ouverte et qu'il n'est pas impossible que te Kremlin décide de se joindre aux autres puissances du monde pour discuter de cet ordre nouveau dan6 le domaine économique dont on parte tant depuis quelques années Mais même si les Russes stint absents.Cancun marquera un point tournant dans le dialogue Nord-Sud qui s'engage maintenant Négociation globale Ce dialogue est un pas de plus vers cette \"négociation glohale\", sous les a us pices des Nations-Unies, que réclament les pays pauvres et que bloquent certains pays riches, dont les Etats-Unis, pour le moment.Mais qu'est-ce que ta \"négociation globale\"?Pourquoi Trudeau tenait il tant à faire inscrire celte expression dans le communiqué final du sommet?Pour tes pays pauvres, en voie de développement, anciennes colonies, il s'agit de reprendre 1e contrôle de leurs richesses naturelles, te contrôle de leurs économies, la souveraineté sur leurs res sources; il s'agit d'avoir accès à la tech nologie moderne et aux richesses du monde II y a de riches intérêts privés qui ne prisent pas ce* ambitions.On sait quel tintamarre soulève, par exemple aux Etats-Unis, la politique énergétique du Canada parce qu'elle favorise le retour des ressources pétrolières et gazières, largement contrôlées par le capital amé ricain, entre tes mains d'intérêts ca nadiens.Alors, comme on peut te voir, toute cette question du dialogue Nord Sud soulève une foule de problèmes C\u2019est pourquoi l'expression \"négociation glo baie'', admise enfin dans le communiqué final de Montebello, avec toutes les précautions verbales imaginables, a soulevé l\u2019enthousiasme de Trudeau, et les sar casmes de quelques journalistes amé ricains.Ça ne veut pas dire, peut-être, autre chose que peut-être Mais peut être, en politique comme en amour, c'est mieux que \u201cnon\", mieux que rien Choix définitifs Pour Trudeau, ses choix sont faits.Il déclarait en janvier, lors de sa visite au Brésil \"Il est clair que 1e système économique international ne serl plus l\u2019avantage de qui que ce soit.Les pays les plus puissants et U-s plus riches ont subi les (iommages de la récession, de l\u2019inflation et du chômage.Les pays les plus faibles et les plus pauvres sont forcés de mettre tous leurs efforts à leur seule survivance, sans pouvoir progresser ou croître\u201d.L\u2019entente entre riches et pauvres n\u2019est pas une question de charité ou de morale mais la condition de la survivance mutuelle des peuples C\u2019est cette idée qui s'est méritée une mention, peut être du bout des lèvres, au sommet de Montebello C'est cette idée qui sera mise de l'avant à Cancun où des chefs d'Etat représentant plus de la moi lié i S % > Quand les grands\u201d se partagent le gâteau De gauche à Trudeau, premier ministre du Canada.François Mitterrand, droite: Gaston Tbom.président de la Communauté éco-\tprésident de la France.Margaret Thatcher, première mi- nomique européenne.Zenko Suzuki, premier ministre du\tnistre de Grande-Bretagne.Giovanni Spadolinl.premier Japon; Helmut Schmidt, chancelier de l'Allemagne fédérale.ministre d Italie Ronald Reagan, président des Etats-Unis; Pierre Elliott Taux d\u2019intérêt élevés Quand le scepticisme s\u2019installe Si I on ose regarder plus loin que le bout de son nez., plus loin que te sym holisme du communiqué officiel, on verra bien que la crise économique s'accentue, que la division est profonde entre tes grandes démocraties industrielles.Superficiellement, bien sûr.les Etats-Unis s'en sont bien tirés, même s\u2019ils sont les grands responsables, au dire de leurs partenaires, de la cnse en cours découlant do taux d'intérêt astronomiques Ne fallait-il pas s'y attendre\u2019 On ne se donne pas.entre alliés, des coups de pied au derrière, surtout lorsqu'il y a toutes tes télévisions du monde qui vous regardent et 2.000 journalistes en quête de manchettes sensationnelles Certes, les Américains ont tenu tête à tout te monde, sur la question des taux d'intérêt.Cela ne veut pas dire qu'ils ont convaincu tout te monde-.Il y a là toute une différence.Mais derrière U tête de pas mal de chefs d'Etat, il est resté comme ancrée une interrogation assez terrible concer nant la politique américaine des taux d'intérêt élevés visant à juguler l'inflation Et celte interrogation, on la connaît, parce que le ministre des Finances du Canada.Allan MacEachen, l\u2019a exprimée au cours d'une séance d'information C'est rare que l'on puisse entendre un ministre se poser tout à coup des questions devant la presse et avouer tout aussi vite qu'il n\u2019a pas de réponses \"Je crois que nous nous devons de garder en espnt une question qui est pour ainsi dire embusquée dans la tête de tout le monde qu'est-ce qui arrivera si cette politique ne fonctionne pas\u2019 \"Et quel plan aurons-nous, devant l'imprévu, à la fin de l'année, ou tôt l\u2019an prochain, et comment pourrons-nous nous ajuster à une politique qui n'aura peut-être pas fonctionné?.\u201d Une interrogation A bre cette lamentation de Mac Eachen.on s'imaginerait plutôt être devant une interrogation de journaliste Mais non.c'est te ministre des Fi nances du Canada qui doute âhautevoix de la politique économique américaine et aussi de celte du Canada, car elle en est l'ombre fidèle Personne n\u2019a défendu avec plus d'acharnement que MacEachen la politique des intérêts élevés, sauf évidemment le gouverneur de la Banque du Canada.Gerald Bouev Aujourd\u2019hui, après avoir participé aux discussions du sommet, à Mon tebello, on sent que la froide assurance de MacEachen commence à fondre Après s'être interrogé lui-même, Ma cF.achcn a avoué \u2014 et c'est là la seule réponse qu'il a donnée aux doutes qui le rongent: \"Ce serait une erreur de conclure que tout te monde a confiance en l\u2019efficacité de cette politique.\" Si les Américains se sont trompés, et par conséquent le Canada, et que le rythme de l\u2019inflation, du chômage, se maintient, il faut s'attendre à des mesures draconiennes Ni la France ni l'Allemagne n'ont l'intention d\u2019attendre encore bien long temps avant de prendre des mesures pour contrecarrer les effets dévastateurs des taux d'intérêt élevés sur leurs monnaies, leurs économies et leurs importations.Le communiqué officiel n'en parle pas, mais Helmut Schmidt, le chancelier de l\u2019Allemagne fédérale, n'a pas mâché ses mots, ni François Mitterrand de la France, dans les commentaires aux jour nalisles.Le grand quotidien ncwyorkais \u201cThe New York Times\u201d avait raison en éditorial de décrire l'alliance des démocraties industrielles comme étant \"une alliance de sceptiques\", à la veille même du sommet de Montebello Et concrètement Concrètement, où se dirigent les pays les plus riches de la planète?Le communiqué final du sommet ne permet pas d'espérer une situation meilleure Les sept grands nous promettent des \"changements qui laissent présager des temps plus difficiles\" En effet, les sept chefs politiques ont déclaré unanimement \"Nous devons convaincre nos po pulations de la nécessité de certains changements: changement dans les anticipations de croissance et de gains, changement dans les méthodes de gestion, et dans les relations et les pratiques de travail, changement dans les structures industrielles, changement dans la nature et l'échelle des investissements et changement dans l'offre et la consommation d\u2019énergie.\" Il faut présumer, dans te contexte de resserrements budgétaires, de réduction des dettes publiques, de la diminution des emprunts, que tout cela conduira à un rythme de croissance beaucoup plus lent que celui que l'on a connu dans le passé Pour les citoyens des pays les plus nches du monde, cela voudra peut-être dire qu'il faudra apprendre à vivre plus modestement Malgré leur côté politique plus spectaculaire Des sommets économiques d\u2019abord Le verbiage politique prend souvent la vedette lors de réunions du genre du sommet économique de Montebello C\u2019est plus spectaculaire Mais ce serait une illusion de croire que le sommet est autre chose qu'une réunion foncièrement économique, c'est-à-dire qui traite des problèmes de monnaie.d'échanges, de commerce.C'est un peu comme dans la vie quotidienne Les drames humains qui font les manchettes ont souvent leurs racines dans les problèmes d'argenL Les graves problèmes politiques qui divisent le monde d'aujourd'hui ont dans bien des cas leur origine dans des situations économiques difficiles à résoudre Ce sont tes Français qui sont à l'o-ngine des sommets économiques Et c'est la cnse suscitée par les hausses de prix du pétrole, menaçant directement l'avenir des pays industnalisés.qui tes a pour ainsi dire éveillés à l'idée de réunir tes dingeants politiques des pays amis La nécessité est la mère de l'invention.Les Français ne pouvaient envisager l'avenir sans pétrole, ni l'Europe, ni TA ménque.C\u2019est donc à partir de cette première rencontre à Rambouillet, en 1975.que le sommet s'est pour ainsi dire institutionnalisé Les \"grands\" discutent maintenant non seulement de l\u2019énergie, des approvisionnement* et de l'exploitation des ressources, mais de tous les aspects de l'activité économique dans 1e monde.On aura remarqué par exemple que.sur l'insistance des Américains, 1e sommet a décidé de tenir des réunions non seu- lement pour démêler tes problèmes qui découlent des déséquilibres dans tes échanges entre pays amis mais aussi entre pays amis et pays des blocs de l\u2019Est.La décision la plus concrète entérinée par le sommet est sans doute celle de tenir une réunion du GATT à l\u2019échelon ministériel en 1982.C\u2019est là que se démêleront peut-être les problèmes qui découlent des échanges commerciaux.Mais 1e sommet a aussi indiqué que l\u2019on voulait une meilleure collaboration entre tes partenaires sur tes autres aspects de la politique économique.Et cela veut dire que si la politique monétariste américaine ne freine pas l'inflation.d\u2019autres réunions ministérielles seront convoquées.On s'engage de plus en plus sur la voie de l'interdé|jendance avec 1e début d'un deuxième cycle de sommets là où ils ont débuté, la belle France. Québec.Le Soleil, samedi 25 juillet 1981 Québec.Le Soleil, samedi 25 juillet 1981 B-5 A LA CLIENTÈLE DE DOMINION %T' ,«rr /,.«sv - V \u2022 r#fiO*ll'On ar rnl«u'*t on la dernière Revue des affaires de la Banque de Montréal.Un des points les plus inquiétants, selon la banque, est que le coût du logement pour de nombreux Ca- '\u2022as* LC Soiêil, Jeon Volliérèt Ecran solaire L'écran solaire \u2018\u2018sunscreen\u2019\u2019, popularisé aux Etats-Unis, a fait son entrée sur le marché québécois pour diminuer la pénétration de la chaleur dans la maison par les fenêtres LE DOMAINE BEAUREGARD Une vie agréable au coeur de Sainte-Foy avec vue sur les Laurentides EN CONSTRUCTION ÊOPnOPRIFTCS >sM fimoau **tnf*r, ouvert sur to ON IX TM I EN EXCLUSIVITE Option to y et \u2022\tPrix a r>dr*tr de 49 500 $ ütat.onrwnent intérieur inclut» \u2022\tPiscine extérieure \u2022\tSaMe d exercice ateiiei bam sauna HYPOTHEQUE 15% Prxi* rende/ vous ou information j^\\JÊ SOO\u20acROC «.Jacques Mo*an f>58- 73*3 B ^
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