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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-03-26, Collections de BAnQ.

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[" SPORT 10e rang pour les Nordiques Les Nordiques se retrouvent sur un pied d égalité au 10e rang avec Vancouver et Chicago, apres la victoire d'hier sur Calgary Quebec n'a | besoin que d'un match nul pour par-! ticiper aux series M Québec 4 Calgary 2 Le secret de Dale Hawerchuk, le meilleur junior au Canada papas C-2 et C-3 pages C-1, C-2 et C*3 Hunter, l'artisan de la victoire avec 1 but et 2 aides.Le Soleil.Jeon Volliére» Le Soleil.Jean Vallitret «DH La ville de Québec veut revitaliser son centre ville pae* A-4 Haig en colère Le secretaire d'Etat américain Alexander Haig est de mauvaise humeur\tpage D-1 Diplômés déçus Près du quart des diplômés de collège et d'université regrettent le domaine dans lequel ils cnt tait leurs etudes, selon une enquête menee par Statistique Canada page A-3 LE SOLEIL tyujjounMoL'J&u\u2019/ovuct! 647-3333 SOLEIL opticien d ordonnances 85e année, no 76 52 pages 4 cahiers QUÉBEC, JEUDI 26 MARS 1981 Livraison à domicile (6 jours) $1.85\tOAlh Iles de la Madeleine Gaspé-Percé-Abitibi 50C Québec Recours collectif contre la SQ MONTREAL (PC) \u2014 Le juge André Deslongchamps, de la cour supérieure, a autorisé, hier, une poursuite en recours collectif contre la Sûreté du Québec au nom de toutes les personnes qui ont dû subir la procédure d'identification criminelle après avoir été reconnues coupables d\u2019un délit mineur.Dans un jugement de 20 pages, le juge trouve \u201crépréhensible\u201d l\u2019attitude de la police qui consiste à garder un dossier judiciaire sur des gens qui n'ont commis que des infractions mineures à la loi.Il condamne également la pratique policière qui consiste à échanger ces renseignements avec d\u2019autres corps policiers et à refuser de retourner à l\u2019intéressé son dossier.C\u2019est un enquêteur privé, M.Robert Beullac, qui a intenté cette poursuite apres avoir été arrêté, en 1979, pour avoir usurpé l\u2019identité d\u2019un agent de police.L\u2019accusation devait être retirée par la suite.A cette occasion, on l\u2019avait photographié et on avait pris ses empreintes digitales.Plusieurs fois par la suite il a demandé qu\u2019on lui rende son dossier judiciaire, mais la Sûreté a affirmé qu\u2019il avait été détruit.Selon M.Beullac.cette pratique de la police est illégale et il croit que des milliers de citoyens ont ainsi été brimés dans leurs droits.Négociations rompues aux chantiers de la Davie par Gilles PEPIN LAUZON \u2014 Les négociations sont rompues, entre le syndicat des travailleurs des chantiers Davie Limitée et la direction de l'entreprise.La nomination d\u2019un conciliateur a été demandée au ministère québécois du Travail par la partie patronale.Très peu de points ont été réglés jusqu'à maintenant, dans cette négociation qui a été entreprise, le 9 février, pour le renouvellement du contrat de travail expiré depuis le 1er janvier 1981.Le président syndical, M.Yves Deschênes, a déclaré que la discussion n\u2019a encore porté que sur des clauses normatives.\u201cSeulement des bagatelles sont réglées\", a-t-il déclaré au SOLEIL, hier, en signalant que 17 séances de négociation ont déjà eu lieu.Les travailleurs, pour protester contre la lenteur des négociations, ont décidé, lors d\u2019une assemblée tenue dimanche dernier, de ne plus travailler en surtemps.Ils espèrent ainsi inciter la compagnie à modifier ses propositions.sommaire Annonces classées Arts et spectacles Bandes dessinees Bridge Carrières et professions Deces Economie-linance Feuilleton Horoscope Information régionale Mot mystère Mots croises Où aller à Quebec Page documentaire Patron Pierre Champagne Sport Télévision D-3 à D-14 B-8 à B-11 C-10 D-13 B-6 D-15 C-7 à C-11 B-11 D-13 A-4 et A-5 D-3 météo Ensoleille avec passages nuageux Maximum de 2 à 5 Demain nuageux avec éclaircies détails, page D-3 LES ELECTIONS DU 13 AVRIL w- ***\u2022 tmm \t \t \tn H|\tn Ultimatum de Parizeau à Asbestos i Au septième ciel\tpc Tout réjoui, le chef libéral se prépare à recevoir deux baisers sur la joue.Les mannequins Vicki-Jane Collar (à gauche) et Jo Ho Baudains venaient de terminer un défilé de mode quand elles ont croisé M.Ryan dans un centre commercial montréalais.\u201cTrès bien, très bien, formidable\", semble dire M.Ryan.¦\tSondages et cuisine libérale la chronique de Gilles Lesage, en page A-6 ¦\tIQOP: collaboration \"à bon compte\" page B-3 ¦\tLévesque: emplois à temps partiel page B-3 ¦\tRyan: la classe moyenne propriétaire page B-3 : : ¦» ¦\tAttaque de journalistes contre TVA page B-1 (D\u2019après PC) \u2014 Le gouvernement du Québec entreprendra les procédures d\u2019expropriation de l\u2019Asbestos Corp.à moins que la compagnie ne consente, d\u2019ici à mardi, à revenir à la table pour négocier une entente de gré à gré.C\u2019est ce qu'a révélé, hier, le ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, précisant qu'il avait lancé l\u2019ultimatum dans une lettre datée du 24 mars, à M.Guy W.Fiske, vice-président exécutif de la General Dynamics Corp.de Saint-Louis au Missouri qui détient la majorité des actions de 1\u2019 Asbestos.La lettre de M.Parizeau, rendue publique hier par le ministère des Finances du Québec, précise que s\u2019il n\u2019y a pas de réponse d'ici la date limite du 31 mars, \u201cje serai forcé de conclure que General Dynamics ne désire pas reprendre les négociations\u201d.Faisant campagne à Montréal.M.Parizeau a clairement laissé entendre qu\u2019il ne souhaite pas de négociations prolongées, disant aux journalistes qu'il est \u201cprêt à négocier mais nous devrons être plutôt brefs\u201d.\u201cCe que j\u2019ai écrit à M.Fiske c'est de me faire savoir avant le 31 mars quand il sera prêt à entreprendre les pourparlers.\u201d M Ray Forbes, un porte-parole de General Dynamics, a confirmé, hier, que la compagnie avait reçu la lettre et qu'elle \u201ca l'intention de répondre aussitôt que nous aurons étudié les détails\u201d.Mais il a refusé de dire quand la réponse sera rendue.La lettre rappelle que la Cour suprême du Canada a supprimé le dernier obstacle légal à l\u2019expropriation, la semaine dernière, quand elle a refusé d\u2019entendre un appel de l\u2019As-bestos contre une décision de la cour d\u2019appel confirmant le droit d\u2019exproprier du gouvernement du Québec.\u201cMais, avant de remettre en marche la procédure menant inéluctablement à l\u2019expropriation, il convient de souligner de nouveau que le gouvernement du Québec privilégie la voie de l'acquisition négociée et que (Suite à la page A2, 2e col ) Gouzenko révèle l\u2019existence d\u2019un calepin qui pourrait embarrasser des Canadiens Ottawa (d\u2019après UPC, PC) \u2014 Des documents secrets en possession du gouvernement canadien révèlent que plusieurs personnalités bien en vue au pays de nos jours ont été reliées au Parti communiste et à l'Union soviétique dans les années 1940.a soutenu hier le député conservateur Torn Cossitt.Cossitt a déclaré aux Communes que les documents de la Commission royale d\u2019enquête Taschereau, qui s\u2019est penchée à l'époque sur les révélations faites par le transfuge soviétique Igor Gouzenko en 1945, incluaient un calepin contenant les noms de 150 personnes \u201cayant assisté aux réunions du Parti communiste canadien dans les années 1940\u201d.Ce calepin appartenait à un éminent professeur qui enseigne aujourd\u2019hui dans une université d\u2019Ontario et regroupait entre autres les noms d'un ancien sous-ministre des Finances, de quelques politiciens et de Pat Carney éclate en sanglots après avoir crié son désespoir devant le projet richard constitutionnel daignault Pat Camey, une économiste âgée de 45 ans et mère de deux enfants, élue députée conservateur de Vancouver-Centre en 1980, a éclaté en sanglots dans son bureau des Communes hier en expliquant au journaliste du SOLEIL, au cours d\u2019une entrevue, la vive affliction, voire le désespoir que provoque chez elle le projet constitutionnel proposé par le gouvernement dirigé par Pierre Trudeau.Ce fut l\u2019entrevue la plus bouleversante de ma carrière.Dans la vaste Chambre des communes, les discours, même passionnés, gar- dent quand même le masque d'une certaine formalité Dans aucun de ceux qui ont été prononcés, jusqu'à ce jour, sur le projet très con traversé de la constitution, je n\u2019ai senti un cri violent du coeur comme celui que m\u2019a lancé Pat Carney, hier.Elle était assise, devant moi, derrière sa table de travail, le drapeau canadien à sa droite et celui de la Colombie-Britannique à sa gauche et me racontait combien les gens de sa province avaient été naïfs en acceptant d'entrer dans la confédération en 1871.\u201cILs étaient si heureux, si fiers, de s'unir au Canada, et j'ai relu des éditoriaux du temps qui m'ont profondément émue.\u201cEcoutez, par exemple, celui-ci, du 1er juillet 1871; je ne vous lirai qu'un seul paragraphe.Ecoutez.\u201d Puis, lisant avec toute la solennité qu'elle voulait accorder à ces paroles passées à l\u2019histoire de sa province, elle déclama presque cette phrase: \u201cUnissons nos coeurs avec nos frères canadiens de l\u2019Est, et ré-jouissons-nous avec eux.de leurs glorieux progrès et de ce qui s'annonce comme un gouvernement et un pays dont le bel avenir promet de surpasser, par la liberté de ses institutions et la perfection de son administration, n\u2019importe quelle nation du monde; un pays dont le drapeau, dans quelques jours, flottera librement.C\u2019est ici que Pat ne put contenir son émotion et se mit à sangloter en lisant le reste de la phrase, \u201c.flottera librement et (Suite a la page A2.Ire col ) Autres Informations à la page B-7 tk -0m 1 \\ Pat CARNEY dirigeants, actuels ou passés, de sociétés de la Couronne.Député de Leeds-Grenville, en Ontario, M.Cossitt a ajouté que ces renseignements lui avaient été fournis hier par Gouzenko, qui a obtenu l\u2019asile politique au Canada en 1945 après avoir quitté son poste de commis du chiffre de l\u2019ambassade soviétique à Ottawa.M.Cossitt a demandé aux Communes si les archives de cette commission royale, qui sont enfermées dans une chambre forte depuis 1946, comprenaient bien les noms de ces 150 personnes.Il a également demandé au solliciteur général Robert Kaplan si des personnes aussi en vue figuraient sur la liste en question.Au sortir de la Chambre, il a cependant refusé de révéler des noms (Suite a la page A2, Ire col.) l\u2019affaira Gouzenko, page A-7 Chasse au patient dans un hôpital TORONTO (d'après UPC) \u2014 Aidée de chiens, la police poursuivait ses recherches dans les tunnels de l\u2019Hôpital Général de Toronto.lard hier soir, alors que les autorités avaient mis sur pied une chasse dans le but de retrouver un patient de 32 ans qui est disparu de sa chambre six jours après une intervention chirurgicale au cerveau Un porte-parole de l\u2019hôpital M.David Allen, a déclaré que les recherches se poursuivraient jusqu'à ce qu'on ait retrouvé Howard Grossman qui a été vu pour la dernière fois dimanche dernier, portant des bandages chirurgicaux et des points de suture à la tète et vêtu d\u2019un pyjama bleu et blanc.L'hôpital dont les ailes et départements couvrent 13 acres et demi, possède un réseau 1 de tunnels joignant les diverses bâtisses ainsi que d'autres centres médicaux du centre ville.A l\u2019hôpital, des photocopies de la photographie du patient ont été affichées sur les murs et dans les ascenseurs.M.Allen a révélé que les recherches du personnel plus tôt cette semaine n'ont eu aucun résultat.\u201cNous pensons qu\u2019il n\u2019est plus ici.\u201d m gggS ¦ ¦ s-'+A.V *5 OOrar A-2 Pat Carney.fièrement sur cette province de U Colombie-Britannique.\u201d Je dois dire que je n'avais jamais vu un politicien pleurer.J\u2019ai senti l'eau me monter aux yeux en constatant l\u2019émotion qui étreignait Pat En fait, pour résumer une entrevue qui a duré plus d\u2019une heure, cette grande femme, bien solide sur ses deux jambes, dit que les Québécois et les Ontariens ne corn prennent absolument pas la colère qui gronde dans l\u2019Ouest actuellement.Pour elle, l\u2019adoption du projet constitutionnel fédéral marquera le début de la fin du Canada.L\u2019Ouest tournera le dos pour toujours aux provinces du centre et de l\u2019Est du pays et \u201cbâtira son propre pays\u201d Pendant qu\u2019elle sort le kleenex pour s\u2019essuyer les yeux, je lui dis: \u201cMais comment se fait-il que le gouvernement ne se rend pas compte de l\u2019émotion que provoque son projet\"?Elle répond que les ministres 01 députés libéraux sont incapables de comprendre.Ils trouvent Ça drôle quand on leur dit aux Communes que les équipes de forage des provinces de l\u2019Ouest émigrent aux Etats-Unis à cause de la stupidité de leur politique énergétique.on a parlé aujourd\u2019hui du départ d\u2019une centaine d\u2019équipes.\u201cPour certaines villes frontalières de la Colombie-Britannique et de l\u2019Alberta, c\u2019est l\u2019épine dorsale de leur main-d\u2019œuvre qui s\u2019en va.Marc Lalonde n\u2019a pas l\u2019air à trouver ça grave.\u201cEh bien, dans l\u2019Ouest, le programme énergétique du gouvernement fédéral et son projet constitutionnel, ensemble, sont perçus comme étant une tentative globale qui ne vise qu\u2019à détruire l\u2019économie de l\u2019Ouest au profit des intérêts des provinces centrales du Canada.\u201cL\u2019énergie et la constitution, c\u2019est une guerre de pouvoir, ce n'est pas autre chose On veut créer une société dont les régions éloignées seront les serfs des régions du centre.\u201cC\u2019est ça qui va brtser le pays parce que c\u2019est complètement inacceptable.Il ne reste plus que nos gouvernements provinciaux pour nous protéger.\u201cComment voulez-vous que le pay s se tienne ensemble?\u201d Elle court chercher une immense carte géographique du Canada qu\u2019elle déroule devant moi sur une table.C\u2019est la carte publiée par le président des élections à Ottawa, en couleurs, qui laisse bien voir la division politique du pays: le Québec et l\u2019Ontario presque entièrement rouge: l\u2019Ouest bleu et taune (jauno étant la couleur utilisée pour représenter le NPD).\u201cComment voulez-vous que ce pays survive?\u201d Mats, lui dis-je.quel est l\u2019é lément du projet constitutionnel Gouzenko.spécifiques pour se contenter d\u2019expliquer qu\u2019il voulait forcer le gouvernement à rendre ce dossier public.Jamais vu M.Kaplan a répondu qu\u2019il n\u2019avait Iamais vu les documents et qu\u2019il ne s\u2019était lumais informé sur leur contenu.Le solliciteur général a aussi affirmé qu\u2019il attendait, d\u2019ici le 1er mai.un rapport sur l\u2019opportunité do rendre publics ces documents avant la date prévue de 19S6.Critique acharné des services de sécurité, M.C.ossitt a dit aux reporters qu\u2019il ax ait obtenu ces renseignements au cours des derniers jours.Il a dit s\u2019être entretenu hier avec M.Gouzenko.qui vit actuellement en Ontario sous une nouvelle identité.A l\u2019origine, le contenu des documents de l\u2019enquête Taschereau devait être divulgué en 1976, mats le premier ministre Trudeau a ordonné qu\u2019ils soient tenus secrets pendant dix années encore afin de protéger la vie f- \"\"-7 le mot du jour Union intime Fusionner, dans la forme intransitive.c'est se réunir, s'associer.s'unir par fusion On dira donc que des entreprises ont fusionné et non pas qu'elles se sont fusionnées Pierre BELLEAU Québec.Le Soleil, Jeudi 26 mart 1981 La Quotidienne 4-6-6 Tirage de mercredi Loto-Sélect 1-5-8-S Informations: 643-6990 LE SOLEIL SERVICE M» ABONNES (TtRAOE) 647-3333 Lsatdi mi v*ndr*an MO à IM leiwèit MO è 1MB RENSEIGNEMENTS REDACTION 647-3233\t647-3394 LE SOLEIL lande en 1896 est impnrnê au numéro 390 nje St-Vallwv est.Québer GIK 7J6 per Le Soleil Limrtée Courrier de la deuxième ctasse \u2022 Enregistrement no 1206 n\t«Suite d( U premiere paje) qui chez elle provoque une aussi grande colère?Sans équivoque elle dit: \u201cLe veto\u201d.Comment ça le veto?En vertu de la formule d\u2019amendement dite de Victoria, le Québec et l'Ontano auront un droit perpétuel de veto sur tout amendement futur de la constitution.Or.dit-elle, la Colombie-Britannique est entrée dans la Confédération sur un pied d\u2019égalité avec les autres provinces.C\u2019est la seule province qui, au 19e siècle, s'est élu une Assemblée législative ( 1H70) dont la tâche était d\u2019étudier les termes de l\u2019entente confédérative et qui les ont approuvés \u201cNous étions égaux.Maintenant nous sommes menacés de devenir des citoyens de deuxième classe, car le pays devra se soumettre â deux hommes, les premiers ministres de l\u2019Ontario et du Québec.\u201cC\u2019est pour ça que je suis bouleversée.et il y a bien des gens chez nous qui disent: si c\u2019est ça le prix que nous sommes obligés de payer pour que le Quéhec reste dans la Confédération, eh bien c\u2019est trop cher.\u201d \u201cRemarquez, je vous comprends, vous du Québec eju de l\u2019Ontario.Vous savez que vous aurez un droit de veto permanent sur tout ce que vous ne voulez pas accepter, au Canada Alors ça fait votre affaire.Je vous comprends.Ce n\u2019est qu\u2019une réaction bien humaine \"Claude Ryan proteste pensez-vous que s\u2019il est élu il ira abandonner le droit de veto que Trudeau donne au Québec?\u201d J\u2019ai rappelé à Pat que tous les partis politiques au Québec s'opposaient au projet du gouvernement fédéral.\"Très bien.Mais je dois vous dire que les gens de l\u2019Ouest ne voient pas la réalité ainsi.Les gens de l'Ouest disent: on voulait garder le Québec dans le Canada et maintenant nous sommes obligés d'en payer le prix et de se soumettre à la puissance du Québec et de l'Ontario.\u201cJe trouve cela stupide de toute façon parce que le droit de veto sera inutilisable.c'est un outil destructif, sauvage, qui brisera le pays.D\u2019ailleurs, la guerre civile est déjà commencée, sur le plan économique, entre l\u2019Alberta et Ot tawa.\" Alors, lui dis-je, vous désespérez complètement?Si le gouvernement poursuit aveuglément son plan.l'Ouest abandonnera le reste du pavs, dit-elle.\u201cQuant à moi, je ne dépenserai le meilleur de moi-même dans une illusoire tentative de reconquête de droits que mes ancêtres ont obtenus il y a 110 ans.\u201cCette législation est de Trudeau et elle tend à la destruction du Canada.l\u2019histoire dira si Trudeau a agi de propos délibéré dans cette manoeuvre.\u201cTrudeau est un hypocrite complet.Il est hypocrite envers sa province, qui s\u2019attendait â plus de pouvoirs au niveau provincial et il est un hypocrite vis-à-vis du pays.\u201cDans cette manoeuvre, il veut échapper aux jugements des tribunaux canadiens, il veut échapper aux vues des premiers ministres de plusieurs provinces, il veut échapper à ce qui l'attend si Ryan est élu et surtout il se sauve du peuple canadien qui ne pourra pas voter sur cette nouvelle constitution adoptée en Angleterre.\" Enfin Pat me du: \u201cvous savez, même son grand ami â Vancouver, Gordon Gibson, celui-là même qui avait vu à l\u2019organisation du manage de Trudeau avec Margaret, lui a maintenant tourné le dos\u201d.Gibson, candidat libéral défait à Vancouver l\u2019an dernier, a dénoncé il y a quelque temps le projet constitutionnel fédéral et il a même écrit aux sénateurs pour leur de mander de stopper cette législation avant qu elle ne traverse les mers en direction de Londres.Il se peut, si l\u2019intensité de l'émotion qui secoue Pat Carney est sentie par d'autres députés de l\u2019Ouest, que le climat tourne à l'ouragan aux Communes, avant longtemps.aVHARIENNE ia contemporaine * De l\u2019organisation, c\u2019est ça! Denise Kirkwood.22 ans.parvient à se rendre au magasin d'alimentation avec trois enfants.Elle porte Kim.âgé de trois ans.sur ses épaules.Jimmy Maxner.le fils de sa voisine, est dans la poussette, alors que William, cinq mois, repose dans le landeau La scène se passe à Toronto.Suite de la premiere page privée de personnes toujours vivantes aujourd\u2019hui.Mardi, lorsque la question a été soulevée.M.Trudeau a déclaré que des considérations sécuritaires Savaient pas constitué de facteur déterminant dans sa décision Sir Hollie lin quotidien londonien rapportait lundi que sir Roger Hollis.exchef du contre-espionnage bri tanmque, était fortement soupçonné d\u2019espionnage au profit de l'Union so-viét ique.Hollis est venu au Canada en 1945 pour interroger Gouzenko.Hier, le ministre Kaplan a dit qu\u2019il était vraisemblable de croire que Hollis a pu obtenir des renseignements \"délicats\" en matière de sécurité au Canada.Une enquête à ce sujet serait en cours.* M.Cossitt a cependant admis que les personnes nommées n\u2019avaient peut-être nen fait d'autre qu'assister à une réunion du Parti communiste et que cela n'était pas une preuve d'es pionnage.\u201cIl n'y a pas de dtiute qu\u2019elles sont venues en contact avec des agents d\u2019Union soviétique, certaines sans même s\u2019en rendre compte.Je sais que dans un cas.il y a eu collaboration Je crois que le rapport devrait être rendu public pour que les médias puissent y avoir accès.Dieu sait jusqu'où ça mènera.\u201d Le député estime qu\u2019il y a entre 15 et 20 personnes mentionnées dans cette liste, qui seraient des personnalités en vue.Ultimatum.\u2018Suite de la premiere page, dans cette optique, il serait prêt â réamorcer les négociations\", précise la lettre.G*«t* rapid* « Le premier ministre René Lévesque a répété plusieurs fois depuis la décision de la Cour suprême, qu\u2019il n\u2019exclurait pas la possibilité d'une expropriation avant l\u2019élection du 13 avril au Québec si la compagnie refuse de reprendre les négociations.M.Parizeau propose dans sa lettre que les conditions de l\u2019achat par le gouvernement des Mmes d'amiante Bell Ltée soient utilisées comme hase dans la recherche d\u2019une entente avec General Dynamics.\u201cLe gouvernement du Quéhec serait disposé à utiliser les mêmes critères.acceptés volontairement et sans contrainte, pour déterminer la valeur des actions que votre société détient dans la Société Asbestos\u201d, écrit M Panzcau.Le Québec offre $60 millions pour acquérir I'Asbestos tandis que General Dynamics soutient que la compagnie vaut $155 millions.la veste safari, nouvelle longueur la saharienne avec fernror o!e«ne 'ongueur et, col aeoout à boutons-pression N/anches raglan épauietteset oogneb à pression Poches appliquées à raca* et poches poitrine a fermoir Surpiqûres daubes sur toutes (es découpés _ Caramel et kaxi pâle 4 a 12 $150 la maison simons place de Ihôtel de ville/ptace ste-fov ouvert\tvenrtred j ou j 21 heures HILL les fameux tee shirts >< Lacoste », masculirvfeminin.soi: ipcvuctona*r' jrr*DinaîSon Ou b^anc manne rouge < ri au co* eî au* manene.u.j cerne \u2019e Lacoste en fin jersey a ravu»* vves GU et bcrd aes mcnc^-ccontrastants.Combinaison du vert et manne ou du manne et biar a droite ie classique Lacosre en poiycoton uni Marine, b anc.rouge, rose lavende.sorioet 32 à 38\t$32 ki maison simons ix rr.t(jrr .« Un candidat tient une conférence de presse.sans journaliste par Guy DUBE C\u2019est en présence de son \u201cagent officiel\u201d et en l\u2019absence des journalistes (seul un photographe du SOLEIL a été assigné) que le candidat indépendantiste dans la circonscription de Jean-Talon, M.Jean \\ \\ % M Jean BAILLARGEON Baillargeon, a dû annuler, hier midi, sa première conférence de presse.Pour un lancement de campagne, c\u2019en fut tout un! Les journalistes n\u2019en ont été prévenus que dans l\u2019avant-midi d'hier et, déjà, ils avaient plus d\u2019une séance d\u2019information à ia même heure.\u201cLes journalistes ne viennent pas à moi, j\u2019irai à eux\", s\u2019est dit le candidat indépendantiste, un documentaliste du cabinet de Jacques Parizeau.Et le bouillant candidat de 26 ans a surgi dans la salle de rédaction du SOLEIL sur le coup de 15h, hier, pour venir raconter ce que personne n'a pu entendre à la conférence fantôme.Baillargeon a d\u2019abord donné sa démission comme documentaliste au gouvernement, dès lundi, pour pouvoir faire de la politique active.\"Les jeunes n\u2019ont pas leur place dans la campagne et je veux relancer le débat sur l\u2019indépendance du Québec\u201d, ré-sume-t-il.Ce jeune candidat faisait partie des MEOUI lors du référendum.Il est membre fondateur de LOJIQC (L'Organisation des jeunes indépendantistes pour un Québec communautaire).C\u2019est l\u2019un des deux candidats indépendantistes à se présenter aux prochaines élections provinciales.Il affirme qu\u2019il y a 25 militants dans la région immédiate de Québec et quelque 150 dans la province.La plupart sont des dissidents du Parti québécois.Ça lui prenait 60 signatures pour se présenter candidat; il a fait la tournée d\u2019écoles et de cégep de Jean-Talon et en avait obtenu 63, hier après-midi.il se dit \u201cconvaincu que l\u2019indépendance est une étape nécessaire qui doit nous mener à bâtir le Québec dans lequel nous voulons vivre\".Jean Baillargeon est quand même réaliste et n\u2019entretient aucune illusion sur une éventuelle victoire qu\u2019il pourrait remporter le 13 avril.\u201cJe crois cependant qu'il est grand temps d\u2019affirmer clairement un projet d\u2019avenir pour le Québec et c\u2019est pourquoi j\u2019ai pris la décision de me porter candidat\u201d, a-t-il précisé.Sa véritable assemblée de lancement aura lieu ce soir, à 19h, au local 1130 du cégep F.-X.-Gameau.M.Jean-François BERTRAND Activités politiques Jean-Talon Lancement de la campagne du candidat indépendantiste dans Jean-Talon, M.Jean Baillargeon.issu de l\u2019Organisation des jeunes indépendants pour un Québec communautaire, ce soir, à 19h00, au cégep François-Xavier Gameau.La Peltrie Mme Pauline Marois, candidate Ou Parti québécois dans La Peltrie, rencontre l'Association féminine d'éducation et d\u2019action sociale (AFEAS) (groupes de l\u2019Ancienne-Lorette, Or-sainville et Neufchâtel), ce soir, à 19h45, au sous-sol de la sacristie de l\u2019église de l'Ancienne-Lorette, 1625, rue Notre-Dame.Lévis M.Yves Duhaime, ministre de l'Industrie, du Commerce et du Tourisme, et M.Jean Garon, ministre de l\u2019Agriçulture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation et député de Lévis, participent à une assemblée publique, aujourd'hui, à 20h, à l\u2019école Saint Joseph, 295 rue Saint-Joseph, à Lau- par Guy DUBE Remplir un minibus de journalistes, en pleine campagne électorale.dans le seul but de faire le tour de la circonscription, faut le faire Montrer sur place à ces mêmes jour nalistes en une demi-heure.40 des réalisations ou projets de réalisation des quatre dernières années, et ce.à 9h30 le matin, ça aussi faut le faire' C\u2019est pourtant le tour de force qu'a réussi hier le député sortant de la circonscription de Vanier, Jean-François Bertrand, qui se disait \u201cfier de pouvoir offrir un bilan positif à mes concitoyens en ce 1,589e jour de campagne électorale dans le comté de Vanier\u201d.Car, pour ce fils de feu Jean-Jacques Bertrand, la campagne électorale bat son plein depuis qu'il a été élu député du Parti québécois, en 1976 \u201cUn député qui s\u2019occupe de son affaire pendant quatre ans.en donnant toujours le maximum et ne comptant pas son temps, n\u2019a pas besoin de forcer le vote au moment des élections\u201d, a précisé M Bertrand, qui entrevoit sa réélection avec optimisme.Le circuit \"touristique\" d\u2019hier a permis à certains journalistes de dé couvrir que la circonscription de Vanier se situe en majonté à Québec (Limoilou.Charlesbourg-Ouest, Les Saules et Duberger), le reste se situant à Ville Vanier Entre autres réalisations dans Va nier, Jean-François Bertrand a parlé (naturellement!) du Colisée de Qué bec.du patro Roc-Amadour, de 467 unités de HLM.des nouveaux locaux de la Sûreté du Québec, du nouvel entrepôt de la CTCUQ et de la réor gunisation administrative et de la re définition de la vocation du centre François-Charon Quant aux projets et en gagements (communément appelés \u201cpromesses électorales\"), il a parlé de l'élargissement sur quatre voies du boulevard Pierre-Bertrand, du prolongement du boulevard Henri-IV jusqu'à Val-Bélair, du prolongement de l'autoroute du Vallon jusqu'au boulevard Lebourgneuf pour desservir la population qui se rendra aux Galènes de la Capitale, de l\u2019élargissement de la rue Michelet, d\u2019érection de murs anti bruit le long du boulevard de la Ca pitale, etc.SUPER-VENTE DE MATELAS LE PLUS GRAND CENTRE DE MATELAS SUR LA RIVE-SUD ENSEMBLE A PARTIR DE ET PLUSIEURS AUTRES SPECIAUX EXEMPLE: CHIRO 54\u201d $ \u2014 - \\ -> 4- \u2022\u2022 \u201dL \u2022>» > >2 1 « A l\u2019université Laval L'université Laval tient une collecte de sang à tous les vendredis dans la salle 0322 du pavillon Pollack.L'équipe mobile de la Croix-Rouge accueille les donneurs de lOh à 15h.Le comité de bénévoles qui travaillent à recruter des donneurs de sang espère que la collecte de sang hebdomadaire de l'université Laval aidera à combler le manque chronique de donneurs les vendredis.CUISINIERE *440 , * [¦M\t\u2019 * &S i Pimoi REFRIGERATEUR %* LE PLUS GRAND CENTRE DU MATELAS SUR LA RIVE-SUD SYNDICAT DU MEUBLE 689, ROUTE KENNEDY, PINTENDRE CTE LEVIS \u2014833-4630 COMMENÇANT SAMEDI MATIN A 9H30 AU CHIC MAGASIN MAIL ST-ROCH A QUEBEC! 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mars 1981\tRéducteur en chef Claude Manon\tDirecteur de l'information Gilbert Athot\tDirecteur de l'éditoriol Marcel Pépin Radio-Canada et la guerre d\u2019attitudes jacques dumais La grève des 180 journalistes de Radio-Canada à Québec, Rimouski et Montréal promettait d\u2019être très longue et truffée d\u2019embûches lorsqu\u2019elle débuta.Cinq mois plus tard, cette sombre prédiction ne s\u2019est toujours pas démentie.Au contraire, par voie de scrutin secret, mardi, 78 pour 100 des grévistes rejetaient l\u2019offre patronale que le plus haut gradé de la société d\u2019Etat, le président Al Johnson, qualifiait de \u201cfinale et globale\u201d, la semaine dernière.Même si la combativité des grévistes s\u2019émousse quelque peu au gré de ce vote, il ne faut pas pour autant en conclure que l\u2019issue du conflit est en vue.Dans une guerre d\u2019usure de ce genre où les provocations mutuelles abondent, les parties s\u2019attachent moins au rétrécissement notable de la marge concrète qui les séparait au départ qu\u2019à la nécessité de sauver la face en toute dignité.A cet égard, on doit vivement déplorer l\u2019attitude de la direction de Radio-Canada qui, ayant progressivement dû assumer le fardeau de la preuve quant à sa sincérité réelle de vouloir mettre fin au conflit, laisse tomber une offre ultime à prendre ou à laisser et au diable la négociation! \u201cSi le syndicat et ses membres la refusent, de renchérir un communiqué patronal remis à la presse, le 17 mars, ils endossent la responsabilité d\u2019un conflit qu\u2019ils feront durer au-delà de toute limite raisonnable.\u201d Comment un syndicat sain d\u2019esprit peut-il gober pareil ultimatum en disant \u201cmerci patron\u201d?Non seulement c\u2019est se méprendre sur les déchirements psychologiques de professionnels qui vivent une première grève, mais c\u2019est aussi leur donner l\u2019assurance que, dans l\u2019hypothèse d\u2019un retour au bercail, le style de gestion contesté de la boutique n\u2019aura guère évolué.Le grand cri du coeur du directeur de l\u2019information, M.Marc Thibault, pour le droit du public à l\u2019information ne saurait convaincre qui que ce soit de la virginité patronale.Il contribue surtout à jeter plus d\u2019huile sur le feu lorsqu\u2019il rend ses journalistes-grévistes responsables du boycottage des émissions d\u2019affaires publiques par les politiciens.Ceuk-ci, on le sait, se rabattent avec joie sur le temps d\u2019antenne gratuit mis à leur disposition par Radio-Canada pendant la campagne électorale.Depuis le début de la grève, les affaires publiques radio-télévisées ne diffusent évidemment que des grenailles plus objectives et ce, malgré le travail forcé de journalistes-pigistes qui, au milieu de ce champ de tir patronal-syndical, n\u2019ont que l\u2019alternative de marcher les fesses serrées ou de prendre la porte.Tout le monde sait, du reste, que la présence d\u2019invités à ces émissions retarde indéfiniment l\u2019issue d\u2019un conflit qui prive tous les Québécois de bulletins de nouvelles essentiels à la compréhension des analyses d\u2019affaires publiques.Quoi qu\u2019il en soit, le syndicat devrait reconnaître publiquement qu\u2019une offre, même \u201cfinale et globale\u201d, comporte aussi des gains substantiels.Quant à la partie patronale, seule sa présence à la table de négociations peut dénouer l\u2019impasse! & I * i + L\u2019ABC PES ËIICTIOHS BU 13 ANIL Madame la députée.par Jacques Cari MORIN (Collaboration spéciale) Depuis 1940.les femmes ont le droit de participer sur un pied d\u2019égalité avec les hommes à la vie politique de la nation.Si d\u2019un côté, elles se sont prévalu sans hésiter de leur droit de vote, en revanche, peu de femmes ont risqué de se jeter dans l\u2019arène électorale pour tenter de se faire élire.La première femme à briguer les suffrages fut Mary Loretta, dit Mae, Leehy qui tenta d\u2019assumer la succession politique de son mari et député libéral de Huntingdon, feu Dennis James O\u2019Connor.L\u2019élection partielle eut lieu le 27 juillet 1947.Elle obtint 2.675 voix, soit 727 de moins que le vainqueur, l\u2019unioniste John Gillies Rennie.Par la suite, une dizaine de femmes firent acte de candidature entre 1948 et 1960; quelques-unes comme Madame Thérèse Casgrain se présentèrent plus d\u2019une fois.Sauf le cas de Mae Leehy O\u2019Connor qui reçut l\u2019investiture libérale, toutes les autres candidates portèrent la bannière de tiers parti et de formations marginales: ouvrier-progressiste, social démocrate, communiste.Co-opérative Commonwealth Federation, Union des électeurs.Elles perdirent toutes leur cautionnement de $200.En cette période du-plessiste, le parti ministériel et l\u2019opposition libérale ne semblaient pas favoriser particulièrement la venue des femmes à l\u2019Assemblée législative.C\u2019est le 14 décembre 1961 qu\u2019une femme fut élue pour la première fois à l\u2019Assemblée législative.Au décès de son père Charles-Aimé Kirkland, ministre sans portefeuille dans le cabinet Lesage, Claire Kirkland Casgrain, avocate de profession, fut désignée candidate libérale, puis élue dans la circonscription de Jacques-Cartier.Réélue lors du scrutin général de 1962 avec une majorité encore non surpassée de près de 50,000 voix, elle accéda alors au cabinet à titre de ministre sans portefeuille avant d\u2019être nommée quelques années plus tard ministre des Transports et des Communications.Son mandat fut renouvelé en 1966 et 1970; elle devint, lors de la victoire libérale de Robert Bourassa, ministre du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, puis ministre des Affaires culturelles.Elle quitta la vie politique en février 1973.Depuis cette étape franchie par Madame Kir-kland-Casgrain, d\u2019autres citoyennes québécoises ont reçu un mandat des électeurs de les représenter à l\u2019Assemblée nationale.En 1973, Madame Lise Bacon fut élue députée de Bourassa et aussitôt appelée à exercer des fonctions ministérielles au portefeuille des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, puis à celui de l\u2019Immigration.Les dernières élections du 15 novembre 1976 ont produit une récolte intéressante, d\u2019une qualité parfois rare si on la compare à sa contrepartie masculine: Lise Payette, députée de Dorion.ministre des Consommateurs, Coopératives et Institutions financières, puis ministre d\u2019Etat à la Condition féminine et au Développement social; Jocelyne Ouellette députée de Hull et ministre des Travaux publics et de l\u2019Approvisionnement; Louise Sauvé Cuerrier, députée de Vaudreuil-Soulanges et vice-présidente à l'Assemblée nationale; Denise Le-blane-Bantey, députée des Iles-de-la-Madeleine et adjointe parlementaire du ministre de l\u2019Industrie, du Commerce et du Tourisme, chargée du dossier des pêcheries; Thérèse Lavoie-Roux, députée libérale de l\u2019Acadie.Enfin, notons que Solange Chaput Rolland fut élue députée libérale de la circonscription électorale de Prévost lors d\u2019une élection partielle tenue le 14 novembre 1979.Huit femmes ont occupé les banquettes de l\u2019Assemblée nationale depuis 1940; c\u2019est bien peu.Mais déjà, il ne fait pas de doute que le Québec, les Québécois et les Québécoises s\u2019en portent mieux.-point de vue-\u2014- Le dernier ou l\u2019avant-dernier acte?par Raymond ARON (de l'Agence Opera Mundi) PARIS \u2014 La presse soviétique redouble ses attaques contre les syndicats polonais Solidarité, le premier secrétaire du parti communiste, Kania, qui remplaça Gierek.s\u2019en prend lui aussi, à ces syndicats libres dans le même langage que la Pravda ou les Izvetzia.Un général devient premier ministre.Signes annonciateurs de la tempête.La légalisation de syndicats qui se déclaraient ouvertement libres constitue un événement nouveau, presque inconcevable dans les régimes soviétiques.Les syndicats officiels qui se désagrégèrent pour ainsi dire sous le choc des ouvriers de Gdansk prétendaient représenter les travailleurs.En laissant la place à Solidarité, ils avouaient\tleur\tnon-re- présentativité; le parti communiste qui, lui aussi, se dit ouvrier perd sa légitimité lorsque le prolétariat s'oppose à lui par l\u2019intermédiaire de syndicats issus spontanément de la base.La crise idéologique, ouverte par la révolte syndicale de la classe ouvrière se double d\u2019une crise institutionnelle.Les partis communistes, dans l\u2019Europe de l\u2019Est ne possèdent aucune expérience de la concertation.Depuis une trentaine d'années, ils revendiquent et retiennent le monopole du pouvoir, non sans discussions à l'intérieur d'eux-mêmes, non sans se heurter à une résistance extérieure.En 1970.la police et la milice ouvrirent le feu contre les prolétaires de Gdansk, en un régime qui se réclame du prolétariat.Par deux fois, en 1973, en 1976, le pouvoir recula devant les manifestations populaires.Mais rien ne s\u2019était passé de comparable à la révolution pacifique.de 1980-19X1, à savoir la reconnaissance, par les détenteurs du pouvoir, d\u2019organisations nées en dehors de l'Etat et du parti.Le surgissement du syndicalisme libre paru à ce point révolutionnaire aux observateurs que la crainte d'une intervention militaire de l'Union soviétique se répandit dans le monde entier (à l\u2019exception de la Pologne elle-même) \u2014 crainte que nourrissait la concentration de troupes soviétiques aux frontières du pays de Jean-Paul II Les déclarations de Z Rrzezinski.selon lesquelles un télégramme de J.Carter aurait arrêté.au dernier instant, une invasion déjà décidée, n\u2019ont convaincu ni les hommes d'Etat ni la presse.Jusqu'à présent, de multiples circonstances permettent de corn prendre pourquoi le Kremlin n\u2019a pas envoyé jusqu'à présent ses cohortes au \"secours du socialisme\" comme il le fit en 1968 pour \"normaliser\" la Tchécoslovaquie de Dubcek Du discours aux actos A Prague, les révisionnistes s'étaient emparés par la voie légale.du pouvoir à l'intérieur du parti Ils commirent toutes les erreurs que les Polonais ont évitées jusqu\u2019à présent.Les intellectuels s\u2019exprimèrent avec une soudaine franchise qui devait exaspérer les oligarques de Moscou; une certaine motion de 2.000 mots évoquait les longues années de mensonges.Les journaux appelaient un chat un chat et mettaient en question tous les principes de l\u2019idéologie.Cette révolution par en haut parlait plus qu'elle n'agissait et ne se préparait pas à résister.Brejnev mobilisa ses alliés sans trop de peine et les armées de la communauté so-cialisté, réunies pour des manoeuvres.chassèrent la \"contre-révolution\u201d et les inévitables agents de la contre-révolution et de l'impérialisme américain Les Polonais agissent plus qu'ils ne parlent.Quand ils parlent, ils respectent les mots sacrés; ils affirment avec force leur fidélité à l'alliance avec leur puissant voisin Les lignes de communication entre l\u2019Union soviétique et la RDA ne sont jamais inquiétées.Gierek a été chassé, surtout pour incompétence mais son successeur ne ressemble pas à Dubcek; il passe pour modéré mais non pas révisionniste; il exerça des fonctions administratives, le commandement des organes de sécurité intérieure En bref.Brejnev et les siens avaient perdu confiance dans le parti communiste tchèque, ils ne pouvaient pas compter sur lui pour ramener le pays dans la voie de l'orthodoxie.Ils n\u2019ont pas encore perdu l'espoir que Kama avec leur aide discrète, ramène l\u2019ordre à Varsovie sans le concours des armées des pays \u201cfrères\u201d.La répétition en Pologne des événements tchèques de 1968 constitue le dernier recours si tous les autres moyens sont épuisés.Mais elle se présente beaucoup plus dangereuse, beaucoup plus coûteuse que ne fut l\u2019occupation militaire de Prague.Les Polonais ont une tradition de combat, même sans espoir.Les Occidentaux ont averti le Kremlin qu\u2019une action militaire en Pologne, porterait le coup de grâce à la détente.La direction du parti ne trahit pas les obligations du pacte de Varsovie, elle ne viole pas les règles marxistes et ne laissent pas tomber en désuétude la formule sacrée du rôle dominant du parti De leur côté, les syndicats n'attaquent pas le régime ou le parti en tant que tels et se défendent d'entrer dans le domaine de la politique.Prudence cousue de fil blanc, bien entendu: réclamer la liberté de grève et de parole, l\u2019accès à la radio et à la télévision, c\u2019est un acte politique, révolutionnaire même par excellence.Mais la méthode embarrasse les moscoutaires aussi bien que les dirigeants du parti Les travailleurs ne rejettent pas le parti mais ils le traitent comme l'autre, comme le pouvoir, non pas l\u2019expression de leur vo lonté.Combien de temps Combien de temps peut se poursuivre le dialogue ou le conflit entre le parti et le syndicat, entre le pouvoir et les ouvriers?La situation économique ne permet pas aux gouvernants d\u2019accorder aux travailleurs beaucoup d\u2019avantages économiques.Moins les syndicats obtiennent de satisfactions matérielles, plus ils revendiquent de satisfactions morales; ils veulent être consultés, ils veulent se déterminer eux-mêmes, prendre part aux décisions.Kama discerne dans ces revendications une hostilité au socialisme \u2014 en quoi il a tort et raison.Hostilité au socialisme à la manière moscoutaire mais non au socialisme tel que les doctrinaires l'avaient pensé à l'avancé.Les attaques des dirigeants du parti contre le syndicat annoncent une tentative que Brejnev et les siens approuvent et soutiennent.Dubcek n'avait aucune chance de normaliser la situation tchèque puisqu\u2019il incarnait lui-même l'anormalité.Lech Walesa, non pas Kama, incarne l'anormalité.Le premier secrétaire du parti et de l\u2019armée seront-ils les artisans de la normalisation?Les oligarques de Moscou comptent encore sur le parti ou ses moyens de force mais, s\u2019il échoue, si les syndicats ne renoncent pas à leur liberté et à leur rôle, étrangers à l'essence même du soviétisme.la même question se posera qu'en 1968 Les oligarques de Moscou ont-ils changé au point qu'ils trouvent une autre réponse?US (LECHONS DU 13 AVRIL Sondages et cuisine libérale I * jï 9illes r'yr lesage Depuis qu\u2019il est chef du Parti libéral, M.Ryan affiche une sainte horreur des sondages politiques, préférant se fier aux contacts et au flair de ses organisateurs.De toute évidence, son aversion est loin d\u2019être partagée par l\u2019ensemble de sa troupe, et l\u2019incident qui vient de se produire dans Li-moilou a dû le faire grimacer.Que la candidat libéral, M.Yvan Turcotte, veuille prendre le pouls de ses électeurs, en plein milieu d\u2019une campagne électorale, rien de plus normal.Que l\u2019Institut québécois d\u2019opinion publique (IQOP) prête ses services pour sonder ainsi les reins et les coeurs, rien de plus normal également.Mais là où ça ne marche plus, selon les faits révélés par le confrère Florent Plante, c\u2019est quand l\u2019entreprise spécialisée, et qui se prétend sérieuse, ne sert en fait que de prête-nom à une opération partisane menée par des militants libéraux, si bénévoles soient-ils.Tout cela a un arrière-goût de cuisine mal apprêtée, sinon frelatée.Un service \u201cpersonnalisé\u201d à ce point, c\u2019est de l\u2019inconscience et de la rigolade! Les Québécois forment probablement le peuple le plus sondé du monde.L\u2019an dernier, plus de 600,000 Québécois (près de 15 pour 100 de la population totale) ont été auscultés à un moment ou l\u2019autre par l\u2019une des quelque soixante entreprises de sondages dits scientifiques.A un coût total d\u2019environ $15 millions, ces coups de sonde vont dans toutes les directions, de l\u2019intention de vote au nouveau tube de pâte dentifrice, de l\u2019interdiction de la mari au zonage agricole.Tout, vraiment tout, y passe, même si les sondages politiques, qui ne comptent que pour 5 pour 100 du total, attirent plus l\u2019attention: comme la pointe de l\u2019iceberg, ils sont visibles et leurs auteurs se mettent littéralement la tête sur le billot.On compte sur les doigts de la main les maisons sérieuses qui se risquent à faire des sondages politiques.SO-RECOM en est une.(C\u2019est d\u2019ailleurs à elle, associée à M.Maurice Pinard, de McGill, que LE SOLEIL et The Gazette en ont confié un, qui sera publié samedi et lundi).CROP en est une autre.Depuis quelques années, l\u2019IQOP tente de se faufiler dans ce mince peloton de tête.Mais la jeune entreprise de la Grande-Allée a commis des bourdes, du moins dans le secteur politique, et l\u2019incident de Li-moilou, aussi loufoque et trivial soit-il, fait descendre d\u2019un cran sa crédibilité fragile.En période électorale, les sondages sont décriés de toutes parts, souvent par des politiciens qui ne dédaignent pas cet outil d\u2019information, mais à la condition qu\u2019il soit réservé à des \u201cinitiés\".Pourtant, bien préparé, administré avec méthode et rigueur, traité avec compétence, tant de la part des sondeurs que des médias, le sondage est un élément d\u2019information parmi bien d\u2019autres.11 donne un instantané de l\u2019opinion publique, un \u201cflash\u201d qui contribue à la libre circulation de l'information, aussi libre et complète que possible.Quant on le prend pour ce qu'il est.le sondage est l\u2019un des meilleurs outils de la dé mocratie.Certes, le sondage de Li-moilou était interne et non pour publication, et c\u2019est par hasard que les lecteurs du SOLEIL en ont eu vent.Mais une maison sérieuse ne se met pas ainsi en occasion prochaine de péché mortel.Concluons avec le premier sondeur par excellence.M Gallup lui-même: \u201cLes sondages constituent un service public; ce qui veut dire qu\u2019ils doivent servir le processus de la décision démocratique, et non pas avoir la prétention de le dominer\u201d.« ( « V 1 Québec.Le Soleil, jeudi 26 mare 1981 \u2014\\ ____/ Roger HOLLIS Il y a 35 ans éclatait au Canada l\u2019un des plus grands scandales de l\u2019histoire de l\u2019espionnage international.Igor Gouzenko, employé du chiffre à l\u2019ambassade soviétique à Ottawa, faisait faux bond à ses compatriotes et livrait aux autorités canadiennes les détails d\u2019une énorme opération d\u2019espionnage soviétique contre le Canada, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.Il affirmait alors que la direction des services de contre-espionnage britanniques était infiltrée par les espions soviétiques.Les services britanniques désignèrent donc Roger Hollis pour interroger Gouzenko.Ce même Hollis qui, après avoir dirigé le Ml5 pendant 10 ans, est mort sans avoir révélé son secret.Un secret qui a éclaté la semaine dernière: l\u2019espion soviétique, c\u2019était lui.Journaliste pigiste, Claude Mardi nous rappelle les détails ro-cambolesques de l\u2019affaire Gouzenko.L\u2019affaire Gouzenko, trente-cinq ans après Mieux que les romans par Claude Marcil (collaboration spéciale) Peu après la Dernière Guerre, les Canadiens apprenaient, stupéfaits, qu\u2019ils avaient, eux aussi, leurs traîtres.En effet, les révélations du Russe Igor Gouzenko en 1946 devaient mettre au jour la plus sensationnelle histoire d\u2019espionnage des temps modernes.Cette affaire allait bouleverser trois gouvernements, modifier profondément la politique étrangère des pays anglo-saxons et révéler aux Montréalais que leur ville était devenue l\u2019une des plaques tournantes de l\u2019espionnage soviétique.Aujourd\u2019hui, près de 40 ans plus tard, même le ministre fédéral de la Justice n\u2019a fias encore accès à l\u2019ensemble du dossier.Quant à Igor Gouzenko, il vit toujours au Canada et il n\u2019a rien oublié.Les Russes non plus.Le 5 septembre 1945, à huit heures du soir, Igor Gouzenko franchit comme d\u2019habitude les doubles portes d\u2019acier de la salle du chiffre de l\u2019ambassade soviétique au 285 de la rue Charlotte, à Ottawa.Mais il les passe pour la dernière fois car il a décidé de ne plus y revenir.Quelques jours plus tôt, il avait appris de la bouche de l\u2019attaché militaire, le colonel Nicolai Zabotine, son ordre de rappel définitif à Moscou.Mais Gouzenko a pris goût au Canada.Depuis son arrivée au pays, deux ans plus tôt.il a été impressionné non seulement pas le niveau de vie canadien, le second au monde à cette époque, mais aussi et surtout par la liberté de parole et l\u2019absence de police secrète.De plus.Gouzenko est indigné de voir son pays espionner ses alliés canadiens, américains et britanniques alors même que ces derniers participent à fond et sincèrement à l\u2019effort de guerre russe.En effet, son supérieur, le colonel Zabotine est responsable d\u2019un réseau d\u2019espionnage russe au Canada et lui-même est chargé de coder et de décoder les messages transmis entre Zabotine et Moscou.Ainsi, tous les documents confidentiels lui passent par les mains et, même si le jeune Gouzenko ne connaît pas les noms des agents mentionnés dans les nombreux rapports de son chef, il a une très bonne idée de l\u2019ampleur des réseaux d\u2019espionnage soviétiques au Canada.Pendant des semaines.Gouzenko réussit, malgré la sévérité du contrôle soviétique, à mettre de côté les doubles et parfois les originaux des documents les plus importants; depuis des semaines, un à un, il les sort de l\u2019ambassade pour se constituer un dossier qui lui permettra d\u2019être pris au sérieux par les Canadiens lorsqu'il s\u2019enfuira.Un vrai \u201cthriller\u201d Aussitôt sorti de l'ambassade.Gouzenko se précipite aux bureaux du Ottawa Journal, le principal quotidien de la capitale.Mais les journalistes ne prennent pas au sérieux cet étranger visiblement très nerveux qui étale sur leurs pupitres des documents écrits en russe tout en leur expliquant qu'il,y a un réseau d\u2019espionnage russe ici même au Canada.Allons donc! Les journalistes de l\u2019Ottawa Journal lui opposent un refus poli mais ferme et lui conseillent de s'adresser le lendemain à la police ou au ministère de la Justice.Désespéré.Gouzenko retourne chez lui et raconte son échec à sa femme Après une nuit sans sommeil, il se remet en route dès l\u2019aube.Toute la journée, ti est ballotté d'un ministère à l\u2019autre; personne ne le prend au sérieux, sauf la secrétaire du procureur général qui malheureusement ne peut intéresser personne aux documents amenés par Gouzenko.Elle réussit toutefois à rejoindre le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères lequel demande des instructions au pre mier ministre Mackenzie King qui répond: \"Dites-lui de retourner à l'ambassade soviétique avec ses documents \" Gouzenko sait que sa disparition est sûrement connue de l'ambassade et c est la mort dans l'âme qu\u2019il retourne chez lui II n'est pas aussitôt arrivé qu on frappe brutalement à la porte et qu'il entend une voix dire en russe ''Gouzenko, ouvre la porte\".Gouzenko et sa femme n'osent faire un geste.Les Russes s'éloignent Gouzenko va alors trouver son voisin de palier, un sergent de l\u2019aviation canadienne, lui raconte qu\u2019il est en danger et lui demande de l\u2019héberger lui et sa famille pendant la nuit.Le sergent accepte.Par la fenêtre, ils peuvent observer deux agents russes qui bloquent l\u2019entrée de l\u2019immeuble.Le sergent avertit alors la police d\u2019Ottawa qui promet de faire surveiller l'immeuble.On convient d'un signal d\u2019alerte.Peu avant minuit, les Russes pénètrent par effraction dans le logement des Gouzenko et le sergent donne le signal d\u2019alerte.Les policiers se retrouvent nez à nez avec quatre Russes en tram de fouiller l\u2019appartement de fond en comble, dont Vitali Pavlov, le chef de la police secrète de l\u2019ambassade.Embarrassé.Pavlov explique qu\u2019il a la permission de Gouzenko pour fouiller son appartement et se réclame de l\u2019immunité diplomatique.Finalement les Russes s\u2019en vont sans être inquiétés par la police.Mais Gouzenko est sauvé; cette tentative des Russes prouve aux agents de la GRC que Gouzenko est probablement sérieux.Il est recueilli avec sa famille au siège central de la police.Là, enfin, on se décide à examiner sérieusement ses documents après avoir prévenu, pour la seconde fois, Mackenzie King qui renouvelle ses ordres formels d\u2019extrême prudence.Le premier ministre songe même à avertir Staline, convaincu que ce dernier n\u2019est absolument pas au courant des agissements des membres de l'ambassade soviétique.La police se met à l'oeuvre.Les quatre premiers documents que Gouzenko leur donne comportent quatre pages de notes écrites au crayon sur de vulgaires feuillets de papier écolier.Ce sont les copies de télégrammes secrets, vieux d'à peine une semaine, échangés entre les Affaires étrangères d\u2019Ottawa et de Londres; ils contiennent des informations ultra-secrètes de la plus haute importance.On vérifie aussitôt; les copies sont rigoureusement authentiques.Gouzenko peut alors expliquer les techniques et méthodes des services de renseignements des Russes non seulement au Canada, mais aussi aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.Au gouvernement, c'est la panique.Une équipe de spécialistes du contre-espionnage est immédiatement affectée à l\u2019examen minutieux des documents livrés par Gouzenko.Comme l\u2019écrira un des chefs des services de renseignements américains: \"Jamais au cours des 30 derniers siècles de l'histoire de l'espionnage, une pareille accumulation de documents n\u2019avait été rassemblée en une seule fois.\u201d Le 21 septembre, leur rapport, accompagné de cartes, de diagrammes et de photos est remis au premier ministre canadien.Il indique que les nombreux messages envoyés par le colonel Zabotine couvrent les domaines vitaux du potentiel scientifique, militaire et industriel du Canada et de ses alliés: fabrication des explosifs et des produits chimiques, ordre de bataille des troupes américaines et canadiennes, travaux des grands organismes de recherche, renseignements sur les armes et les techniques nouvelles dans l'aviation et la marine, etc.Mais il apparait évident pour les enquêteurs que la priorité des priorités pour Moscou est le secret de la bombe atomique.Or, un fait ressort clairement de l\u2019examen des documents: les Russes ont des agents au coeur même des laboratoires travaillant sur l\u2019atome à Montréal et un savant y joue un rôle essentiel; cependant, dans les documents, on ne mentionne que son pseudonyme.Alek.Alerte!!! Mackenzie King et ses ministres sont atterrés.L'affaire dépasse en gravité tout ce qu'ils avaient pu concevoir.Il leur faut avertir au plus tôt les Britanniques comme les Américains.En effet, depuis la conférence de Québec, la Grande-Bretagne.le Canada et les USA se sont entendus pour regrouper leurs spécialistes de l\u2019atome en vue de recherches communes, à charge pour chaque pays de s\u2019assurer de la loyauté de ses propres chercheurs.King se rend ensuite d'abord à Washington puis à Londres.Les Américains sont stupéfaits; toute la politique étrangère de leur pays est basée sur la supériorité que leur donne la bombe atomique.Aussitôt, de Londres comme de Washington arrivent des enquêteurs spéciaux, chargés de faire toute la lumière sur cette affaire.Les différentes enquêtes prennent plusieurs semaines II faut d\u2019abord identifier les espions, connus seulement par leurs pseudonymes, puis les surveiller, vérifier leurs relations et leurs contacts, le tout, sans alerter les suspects ni attirer l\u2019attention des Russes qui ignorent toujours où est Gouzenko et surtout, qu\u2019une centaine de documents secrets ont été copiés.Pendant les semaines qui suivent, les différents services de contre-espionnage reconstituent, stupéfaits, le réseau d\u2019espionnage soviétique au Canada et son fonctionnement.Les réseaux sont rigoureusement contrôlés depuis Moscou.On recrute d'abord des communistes notoires qui indiquent les membres du parti susceptibles de devenir des espions en précisant le genre d\u2019information auquel chacun d'eux a accès.Ces espions canadiens au service de la Russie obéissent moins à l'appât du gain qu\u2019à des motifs idéologiques.Pourtant.les Russes insistent toujours pour les payer, ce qui permet par la suite d'en obtenir d\u2019autres services sous la menace du chantage.Les Russes fichent également tout communiste ou sympathisant apte à fournir des renseignements.Chaque espion fait partie d\u2019une cellule de quatre membres mais seul le chef de cellule a des rapports avec un Russe.En décembre, trois mois après la défection de Gouzenko, les Russes n\u2019ont plus de doutes; les Canadiens détiennent Gouzenko.Le colonel Zabotine est rappelé à Moscou puis c\u2019est au tour de l\u2019ambassadeur.Le 5 février 1946, le gouvernement canadien recourt à la loi des mesures de guerre pour adopter en secret un ordre-en-conseil autorisant la GRC à détenir les personnes soupçonnées de communiquer des informations à des puissances étrangères et crée en même temps une cour spéciale de justice avec des pouvoirs exceptionnels.Les enquêteurs savent maintenant que Alek est le célèbre physicien atomiste Allan May.qui travaille au centre de recherches de Montréal et qui a visité plusieurs fois l'usine atomique de Chalk River près de Petawawa.Mais on préfère attendre encore quelque temps avant de procéder à des arrestations.Au grand jour A l\u2019aube du 15 février 1946, les forces de police de la GRC opèrent des raids à Edmonton, Ottawa et Montréal, particulièrement à l'université McGill et à l'université de Montréal.Treize personnes sont arrêtées et gardées au secret dans les barraques de la GRC dans le quartier de Rockliffe en banlieue d\u2019Ottawa.Le matin même.Mackenzie King annonce à la nation l'existence d'un réseau d'espionnage au Canada.La population est indignée non pas tellement parce que les Russes cherchent à obtenir eux aussi la bombe atomique, ce qui se défend, mais parce qu'elle a commencé à espionner aussitôt qu'elle est devenue l'alliée des forces occidentales contre l'Allemagne.D'ailleurs, la nomination de Zabotine a coïncidé avec l\u2019arrivée des scientifiques britanniques au Canada.Un mois plus tard, Winston Churchill lance l\u2019expression \"le rideau de fer\u201d; les Canadiens savent que la guerre froide vient de commencer.Le rapport final est une révélation pour les Canadiens II trace le tableau de l'espionnage soviétique au Canada et ses ramifications aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne.Le rapport dénonce 17 membres de l'ambassade soviétique comme espions, et 21 personnes sont accusées selon la loi des secrets officiels.Parmi celles-ci, Emma Woïkin, employée de l'armée canadienne.Fred Rose, député &T% Igor GOUZENKO d\u2019espionnage (réélu) de Montréal-Cartier, Raymond Boyer, le meilleur spécialiste en explosifs de l\u2019Amérique du Nord, Allan May, qui a fait parvenir aux Russes des échantillons d\u2019uranium 235, etc.etc.Dans le carnet d\u2019adresse d\u2019un des accusés, les enquêteurs relèvent le nom et l\u2019adresse du physicien Klaus Fuchs mais on n\u2019y porte pas attention.Le même nom se retrouve, griffonné, sur une enveloppe trouvée dans l\u2019appartement d'Allan May, mais on ne fait pas le rapprochement.C\u2019est sous une forte garde policière que Gouzenko témoigne lors de ces procès.Il porte constamment une cagoule et la presse n\u2019a ni le droit de le photographier, ni d'en faire une esquisse, ni même de donner sa description physique.Tous les partis communistes du monde sont alors mobilisés pour le dénoncer comme voleur, maître-chanteur, espion capitaliste, etc.Finalement, on l\u2019accuse d\u2019avoir été acheté par les Canadiens.Mais le public croit les déclarations de Gouzenko, la justice aussi.Vingt et une personnes passent devant le tribunal, six sont acquittées, les autres condamnées à des peines allant de trois à 10 années de prison.Si à la fin de la guerre, l'opinion publique était favorable aux Russes, désormais, les actions de Staline à l'intérieur comme à l'extérieur de son pays deviennent suspectes.La soumission des partis communistes nationaux aux ordres de Moscou apparaît avec évidence ce qui n\u2019ajoute rien à leur popularité.L\u2019esprit soupçonneux de Staline crée la guerre froide.L\u2019infiltration Mais les condamnations des espions canadiens ne ferment pas le dossier de l\u2019espionnage en Amérique du Nord ou en Grande-Bretagne.Gouzenko a en effet révélé que le vice-consul de l\u2019URSS à New York est à la tête d\u2019un réseau d'espionnage et qu\u2019en Grande-Bretagne, un espion russe est dans la haute hiérarchie du MI5, l\u2019organisme chargé du contre-espionnage britannique.Aussi, les services secrets britanniques et américains cherchent à découvrir les taupes placées par les Russes; mais les enquêtes piétinent et on ne croit pas que les secrets atomiques sont en voie d\u2019être percés par les Russes; en fait, il est déjà trop tard; dès juin 1944.l\u2019espion Klaus Fuchs avait remis les plans préliminaires de la bombe atomique aux Russes.Klaus Fuchs était un communiste allemand réfugié en Grande-Bretagne après la prise du pouvoir par les nazis.Lors de la déclaration de guerre, il est interné comme tous les citoyens étrangers.puis envoyé au Canada, dans un camp d'internement, près de Sherbrooke.Des années plus tard, on découvrira que les colis et les livres qu\u2019il recevait provenait d'un mathématicien montréalais qui sera dénoncé lors de l\u2019affaire Gouzenko.En 1941, il retourne en Angleterre pour faire des recherches préparatoires concernant la bombe atomique.En 1943.Fuchs est désigné pour aller en Amérique comme membre de l'équipe de savants anglais chargés de travailler avec les Américains à la préparation de la bombe.C\u2019est à New York qu'il prend contact pour la première fois avec le réseau d'espionnage russe.A cette époque, trois réseaux visaient à obtenir les secrets de la bombe atomique mais c'est celui relevant du vice-consul soviétique à New York qui est le plus avancé Parmi les espions de ce réseau, Harry Gold, un chimiste suisse d\u2019origine russe, qui travaille pour les Soviétiques depuis 1935 et David Greenglass que son passé communiste n'a pas empêché l'armée d\u2019affecter au projet Manhattan.Même s\u2019ils appartiennent au même réseau.Gold et Greenglass ne se connaissent pas.A Moscou, on décide que le vice-consul prendra également Klaus Fuchs en charge avec Harry Gold comme intermédiaire.Placé au centre des recherches atomiques.Fuchs est à même de savoir beaucoup de choses et.au cours d'un rendez-vous qui a lieu en fin de juin 1944, à New York, Fuchs remet à Gold le plan de la bombe à l'uranium.Quelques jours avant l\u2019explosion de la première bombe atomique, le vice-consul est obligé de passer outre aux règles les plus élémentaires de sécurité en matière d\u2019espionnage.En effet, l\u2019enjeu est de taille: Greenglass a préparé un volumineux rapport sur certains aspects de la bombe atomique que Moscou estime capital d\u2019obtenir au plus tôt.Or.l\u2019intermédiaire habituel entre le vice-consul et Greenglass ne peut faire le voyage au Nouveau-Mexique et il ordonne à Harry Gold, malgré ses réticences, de rencontrer Greenglass, puis Klaus Fuchs.Sur le moment, tout se passe bien.La filière américaine Au début septembre 1919, Edgar Hoover, le chef du FBI reçoit un rapport ultra-secret: la Russie vient de procéder à une première expérience atomique.Hoover lance ses ordres: le secret de la bombe atomique a été violé, trouvez les espions.Les hommes de Hoover se précipitent au centre nucléaire de Los Alamos au Nouveau-Mexique.Ils fouillent les rapports et les fiches de tout le personnel de l\u2019usine et interrogent des centaines de personnes.Après quelques jours, ils ont la certitude que l\u2019espion, probablement un physicien, fait partie d\u2019une mission étrangère et qu\u2019il a libre accès à tous les travaux effectués sur la bombe.On fait part aux Britanniques de ces conclusions.Vers la fin de septembre, les soupçons des Américains se portent sur Klaus Fuchs, devenu l'un des principaux responsables du centre nucléaire de Harwell en Angleterre.Les Britanniques garantissent sa loyauté; mais on se souvient que lors de son internement au Canada, il recevait des livres et des colis de Israel Halperin, impliqué par Gouzenko comme agent de l\u2019URSS.On se rappelle également que le nom de Fuchs avait été trouvé écrit sur une enveloppe retrouvée dans le domicile du physicien Allan May.Puis, on récupère les archives de la Gestapo qui révèlent que Fuchs avait été communiste durant sa jeunesse.A la fin d'octobre 1949.les Britanniques sont enfin convaincus que Fuchs est l\u2019un des espions atomiques.En décembre, ils pro cèdent à un premier interrogatoire du physicien.Après quelques tentatives de dénégations, Fuchs avoue avoir renseigné les Russes depuis 1942.Le 3 février, les Britanniques anoncent son arrestation, il sera condamné à 14 ans de prison.Il s\u2019agit ensuite de retrouver l\u2019homme qui avait servi de liaison entre Fuchs et les Soviétiques; mais Fuchs ne le connaît que sous le nom de Raymond.Fuchs a donné une vague description: un homme plutôt petit, dans la quarantaine, au visage rond.Selon Fuchs, il n\u2019est pas physicien, mais peut-être chimiste.La police américaine fait des centaines d'enquêtes, envoie des agents rencontrer Fuchs en prison, lui montrent des centaines de photos de suspects et peu à peu les recherches se resserrent autour d\u2019Harry Gold.En mai 1950, les agents rencontrent Gold qui me tout, prétendant même n'être jamais allé à l\u2019ouest du Mississippi.Il est interrogé à plusieurs reprises mais sans résultat.Finalement, une fouille complète de son domicile fait découvrir le plan de la ville de Santa Fe, plan annoté.Devant cette preuve, les agents poursuivent leurs interrogatoires et Gold avoue.On tient une filière, les aveux de Gold amènent l\u2019arrestation de David Greenglass puis à la soeur de ce dernier, Ethel et à son mari, Julius Rosenberg.Gold est condamné à 30 ans, Greenglass à 15 et les Rosenberg à la chaise électrique.Quant à Gouzenko, à l\u2019origine de toute cette affaire, il habite aujourd'hui avec sa femme et ses enfants dans une banlieue de Toronto.Il a changé de nom, d\u2019aspect et a acquis la nationalité canadienne depuis longtemps Mais il est toujours sous la protection spéciale de la GRC et craint encore, avec raison, le long bras de la police secrète russe.\\ / 1 0Æ K m üh Quebec.Le Soleil, jeudi 26 mars 1981 \u2014 La bureaucratie à l\u2019éducation n\u2019est aucunement dérangée Depuis quelques jours, il y a presque panique dans les milieux d\u2019éducation de tout le Québec C'est que le gouvernement a décidé d'imposer des coupures budgétaires à tous ses ministères et que celles qui prennent peu à peu forme dans les commissions scolaires ont un caractère particulièrement odieux en ce qu'elles dépouillent les écoles de services utiles à l'enfant mais ne dérangent pas trop l'appareil bureaucratique éléphantesque du ministère de l'Education et des commissions scolaires.En d'autres termes, on adopte très rapidement ces jours-ci des mesures qui affectent la qualité de l\u2019enseignement et des services éducatifs (suppression de postes de conseillers pédagogiques ou de conseillers auprès des élèves), l'en cadrement des élèves (suppression de postes d'adjoints au directeur d\u2019école ou de directeurs d'école) mais les bureaucrates, eux, qui prennent ces décisions de coupures et sont, par conséquent, en conflit d'intérêt se ménagent eux-mêmes scandaleusement.Il n\u2019y a pas lieu ici de blâmer nos gouvernants de vouloir diminuer les dépenses publiques.Mais il est plus que temps de leur demander pourquoi leur volonté de rationaliser le coût des services ne s'oriente pas vers les vraies sources de gaspillage.Le gaspillage des fonds publics, ce n\u2019est pas dans les écoles qu'il existe, mais dans l'existence même d\u2019un appareil bureaucratique énorme qui empêche plus qu\u2019il n'aide bien souvent les écoles à fonctionner.Il serait peut-être temps en campagne électorale d'expliquer au peuple qui paie pourquoi la province de Québec a besoin de milliers de fonctionnaires (on parle de 7,000) pour faire fonctionner son ministère de l\u2019Education alors qu\u2019un pays de même population (6,000,000 d'habitants) comme la Suède opère son ministère de l'Education nationale avec moins de I50 fonctionnaires (138, dit-on).Il est vrai que, dans les écoles de ce pays-là.il y a des infirmières, des travailleuses sociales, des personnes-ressources à plein temps.Les services y sont intégrés là où ils sont nécessaires: près et autour des enfants.On n\u2019y parle pas depuis X années d'éducation sexuelle, on la dispense.Et, chose étonnante, même si le pays est unilingue, la plupart des jeunes y deviennent bilingues et peuvent ainsi se sentir à l'aise à l\u2019étranger.Tout le monde sait, n'est-ce pas, que la Suède a souvent servi de modèle pour la social-dé-mocratie que rêve d'instaurer le Parti québécois.Pourquoi le gouvernement actuel ne serait-il pas logique dans sa philosophie et n'instaurerait-il pas un système d'éducation vraiment décentralisé vers l'école, là où les vrais besoins existent et demeurent les plus importants à satisfaire \"pour le mieux-être de la collectivité québécoise\u2019\u2019, selon la formule péquiste bien connue?Ni les parents, ni les enfants, ni les directeurs d\u2019école n'ont besoin des concepteurs de documents, directives ou règlements qui décident à Québec de choses souvent inapplicables dans le milieu.Ils ont besoin d'autonomie et de ressources pour décider eux-mêmes des actions et des dépenses qui seraient le plus profitables au milieu.Us ne seraient plus inondés alors de dépliants, d'affiches, de revues, de recueils de statistiques, de résultats d\u2019enquête qui occupent peut-être beaucoup de monde dans le vaste édifice \"G\u201d de la colline parlementaire mais qui coûtent affreusement cher et ne servent pratiquement pas à aider l'enfant qui ne sait pas encore lire à dix ans ni cet autre enfant qui n\u2019a comme milieu affectif que sa classe.Les rêveurs du ministère, qu'on les répartisse dans les écoles à travers la province, ils y apprendront à être réalistes et peut-être aussi, auprès des vrais travailleurs de l'enseignement, à être plus efficaces.Un ministère auquel le budget Parizeau accorde près de 6 milliards de dollars (5,778,000,000) devrait réfléchir au bien-fondé de chacune de ses actions et se demander en tout temps si les fonds publics qu'il distribue servent vraiment les intérêts de ceux auxquels ils sont destinés.Il y a des ressources, de fabuleuses ressources au ministère de l\u2019Education du Québec.On a souvent l'impression qu\u2019elles sont utilisées selon des priorités fort discutables.Les contribuables-parents que nous sommes ont raison d\u2019exiger qu\u2019on leur rende des comptes.Robert Giroux contribuable-parent et directeur d\u2019école Baie-Saint-PauL Qué.Trop d\u2019argent dans le béton Dans l'édition de février, Lucien Bouchard, négociateur gouvernemental, disait ceci à l'Actualité: \".il est établi hors de tout doute qu'au Québec chaque élève coûte 500 dollars de plus par année qu'en Ontario.Les enseignants du Québec enseignent moins et sont payés plus cher que leurs collègues de l\u2019Ontario.Je pense qu\u2019on est allé trop loin.\" Encore une espèce d'é-nergumène!.qui se permet de faire des élucubrations sur les enseignants alors que ceux-ci travaillent, pour la plupart, autant que leurs collègues ontariens nonobstant qu'ils soient possiblement pavés plus cher.Le mépris n\u2019aura qu'un temps.M.Bouchard, car vous négligez à dessein de mentionner un secret de polichinelle, à savoir que beaucoup trop d'argent a été coulé dans le béton de l'infrastructure du système scolaire québécois et que les cadres administratifs des commissions scolaires et des agences gouvernementales ne sont pas nécessairement des plus efficaces tout vautrés qu\u2019ils sont dans leurs fauteuils rembourrés et leurs tapis mur à mur D'où il découle que les en soignants québécois n\u2019ont peut-être jamais joui d'un soutien administratif tel que celui de leurs collègues ontariens.Quand un enseignant sait que le principal souci de l\u2019administration scolaire dont il fait partie ne consiste pas à bourrer uni- salle de classe du plus grand nombre d'élèves possible et que cette même administration lui don ne son soutien en tout temps, il ne rechigne pas tellement sur ses heures de travail.Si, par exemple, le sinistre Livre Orange a reçu le prix Citron de la part de nombreux enseignants, c\u2019est que ce même livre, à travers de beaux énoncés de principe, était surchargé de critères de rentabilité administrative qui n\u2019avaient aucun lien avec la pédagogie moderne et même ancienne.Veuillez accepter les sincères salutations d'un de ces nombreux enseignants québécois expérimentés qui ont été ostracisés par le régime \u201csocial démocrate\" du Parti québécois et son poulain du préjugé favorable envers les travailleurs: le syndicalisme québécois à la sauce un tant soit peu fascisante.Jean Arsenault Loretteville Appel aux gens de Trois-Pistoles Depuis trop d'années, nous dormons face aux problèmes de notre milieu! Noûs critiquons bien sûr, mais par en arrière, sans jamais avoir le courage d'exprimer tout haut en public, ce que nous pensons dans le privé.Or.pendant ce temps, tout ferme aux Trois-Pistoles.Tous les services s\u2019en vont à l'extérieur ou deviennent la propriété de gens de l\u2019extérieur qui, eux, savent réagir adéquatement devant une bonne aubaine' Exemple: la vente de notre centre paroissial.Donc, je crois, à mon sens, qu'il est plus que temps que nous sortions de notre torpeur et que nous réagissions pendant qu\u2019il en est encore temps cette fois-ci' Retournons en arrière, voulez-vous0 En 1946, nos Anciens se sont battus pour nous obtenir un centre paroissial qui réponde à nos besoins récréatifs et culturels.La moindre petite localité a son centre communautaire, où il fait bon se réunir pour se divertir.No» Anciens nous avaient obtenu le nôtre et.avaient su l\u2019administrer! Posons-nous de sérieuses questions face à ce qu'il est devenu! Lors de la vente de notre centre paroissial, une minorité s'est élevée pour protester et nous avons laissé aller le fruit de tant d\u2019efforts déployés de la part de nos prédécesseurs! D\u2019autres vaillants citoyens de cette même ville se sont acharnés auprès du gouvernement pour nous obtenir un foyer où nos vieillards pourraient aller finir leurs jours paisiblement! De peine et de misère, leurs efforts furent enfin couronnés de succès et le Foyer Notre-Dame de Trois-Pistoles fut érigé et ouvert le 31 août 1965.Or, il arrive que ce même foyer devient à grands pas un édifice à bureaux' Et pendant ce temps, nous dormons!! Nous dormons sans même nous poser la question: \u201cOù dormirons-nous lorsque nous serons vieux?Et pourtant.Dieu sait st cela vient beaucoup plus vite que nous le voudrions.! LE CLSC qui oc\u2019cupe plusieurs de ces bureaux demande présentement son autonomie, demande à sortir de cet édifice, afin de laisser la place à nos vieillards qui attendent pour y entrer! Une longue liste de ces vieillards mériterait qu'on s'arrête, et qu'on l\u2019é-tudie, afin de connaître la condition dans laquelle se trouvent ces personnes qui devraient être en milieu hospitalier et qui souffrent dans leurs demeures parce qu'elles manquent de soins! Gens de Trois-Pistoles souvenons-nous que cet édifice nous a été accordé pour eux! Sa vocation première était d'être un refuge pour nos personnes âgées et pour nos malades chroniques Nous nous devons de préserver ce qui a été obtenu au prix de grands sa orifices et de longues démarches Or, avec l'avènement du CLSC au sein de cet édifice, nous avons laissé amputer cette vocation première, et si nous continuons à dormir et qu'on y installe le CLSC à demeure permanente, où irons nos vieillards et nos malades chroniques?Tout comme moi.vous n'ignorez pas que déjà, on les achemine vers l\u2019extérieur: Rivière-du-Loup, Rimouski et voire même Mont-Joli' N\u2019auraient-ils pas mérité de finir leurs jours aux Trois-Pistoles, eux qui ont tant peiné pour nous?Le CLSC est très conscient qu'il lèse le mieux-être de ces personnes, c\u2019est pourquoi il sollicite NOTRE APPUI pour évacuer les lieux! Il demande de plus son autonomie pour enfin fonctionner avec tous ses moyens et pour mieux nous servir, pour être en mesure de répondre à tous nos besoins.Je pense qu'il est grand temps que nous prenions conscience de la situation présente!! Donc, je fais appel à l'élite de Trois-Pistoles.Où est-elle donc face à tous ces problèmes que nous vivons depuis des années?Avons nous encore une élite0 Une élite qui se tient debout, tout au moins autant que nos Anciens?Si elle est toujours là.je lui demanderais de se lever enfin et de nous aider, nous les petits, nous les moins favorisés, nous les moins fortunés' Et vous, gens du peuple comme moi, je vous demanderais de prendre vos affaires en main et de vous en occuper pendant qu'il en est encore temps' Gens de Trois-Pistoles.ce CLSC, tout comme moi, vous en avez besoin et nous nous devons de l'épauler si nous voulons que ses travailleurs nous aident par la suite à solutionner nos problèmes d'or dre de santé, d'ordre social et communautaire.Et vous savez combien nous en avons! Nous AVONS là un OUTIL PRECIEUX qui pourrait nous aider à sortir de notre marasme et nous ne réagirions pas devant les obstacles qu'ils rencontrent pour effectuçr leur travail auprès de leur clien tèle?Que diable' Réveillons-nous' Aidons-les à nous aider' C'est pour nous qu'ils font tant d'efforts' C'est pour nous qu\u2019ils luttent depuis des mois.C'est pour le mieux-être de nos vieillards, c'est pour vous les jeunes qui n'avez rien ou presque rien à Trois-Pistoles' Gens de Trois-Pistoles.ne nous laissons pas berner par toutes ces rumeurs qui circulent telles: mises à pied de personnel, coupures de budget du centre de santé, départ de la clinique externe de Trois Pistoles adv enant l'au tonomie du CLSC TOUT CELA i sj FOUTAISE 95$ tout compris mini-soupe â l'oignon gratinée ou soupe du jour \u2022 un service au bar-salade au choix: brochette de filet ou filet mignon (8 oi/iro g) ou coquille st-jacques \u2022 I /2 litre de vin rouge ou blanc tarte au sucre/tbe-cafô-lait ^Pou* notre m«nu du\tsous trjvre encore* Dans votre intérêt A Ul VI \\ | U Montréal trust répond a vos i \"Y a-t-il des services financiers qui avantagent les personnes de fige d'or?\u201d \"Depuis que j\u2019ai pris ma retraite, l\u2019an passé, je me rends compte qu\u2019il ne m\u2019est pas aussi facile qu\u2019avant de m'occuper moi-mème de mes affaires financières; je me rends compte aussi que mes besoins changent.Avez-vous des services qui s'adressent plus particulièrement à des gens comme moi?\u201d Les personnes de l\u2019âge d or et celles qui travaillent ont bien souvent des besoins tout à tait différents Au Montréal Trust, nous le savons C'est pourquoi nous offrons aux gens qui n'ont plus un horaire de travail régulier une gamme de services adaptés à leurs besoins Par exemple, un grand nombre de nos bureaux ont des heures d'ouverture plus longues que celles d'autres institutions financières; certains de nos bureaux sont même ouverts le samedi.Bien entendu, si un jour il vous est impossible de vous rendre à nos bureaux, vous pouvez profiter de notre service de dépôts par la poste; nous serons heureux de vous remettre, à cet effet, une pochette comprenant des enveloppes affranchies et préadressées Et pour vous faire épargner encore plus de temps, nous pouvons faire en sorte que vos dividendes et intérêts provenant d'actions, de dépôts et d obligations soient déposés dans votre compte d\u2019épargne Justement, nous mettons a la disposition des gens de 60 ans ou plus un compte d épargne fort avantageux If s'agit du compte \"60 ou plus» qui leur accorde un intérêt supérieur de 1/4% au taux en vigueur pour le compte Épargne-Plus Déplus, l'intérêt est calculé de deux façons sur le solde mensuel minimal et aussi sur le solde quotidien.Deux fois par année, soit le 30 avril et le 31 octobre, nous versons à leur compte le montant je plus élevé À notre connais sance, le Montréal Trust est la \u2022 yje institution financière à calculer1\ta Ile façon Et si, en plus d un compte «60 ou plus», vous avez un compte de chèques personnels du Montréal Trust, c'est tout à votre avantage car vous pouvez alors effectuer vos opérations financières au même endroit, dans un établissement qui offre tous les services Comme vous le voyez, le Montréal T rust met à votre disposition des services qui tiennent vraiment compte de vos besoins.L\u2019assurance-dépôts: une bonne protection.Au Québec, les dépôts confiés aux institutions financières sont protégés, jusqu'à concurrence de $20 000, par la Régie d'assurance-dépôts du Québec.Comme il s'agit là d'un organisme gouvernemental, vous pouvez dormir tranquille; vos fonds sont à l\u2019abri Par ailleurs, toutes les institutions financières d'envergure nationale.bien établies, suivent une politique et des règlements rigoureux de sorte que vous pouvez taire affaires avec elles en toute confiance, peu importe le montant de votre dépôt Si vous avez des questions à poser, écrivez-nous, appelez-nous ou venez nous voir à l'adresse ci-dessous.475, rue St-Amable Québec, Québec G1R 5E4 529-8841 Montréal Trust Ch*} nfius m
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