Le soleil, 28 février 1981, Crayons de Soleil
[" » j* IE Semaine du 28 Voi.23 No 9 DE REC MAN .V.ÿ vr r ® Wi.à I A îl L'OEUVRE DU DR JACQUES GENEST Trois nouveaux directeurs de recherches.Ci-contre et de gauche i droite: les Ors Jean-Louis Chiasson (diabète et métabolisme des hydrates de carbone), André Lacroix (cancers hormono-dépendants) et Pierre F-lardeau (prostaglandines).Le Dr Yves Marcel et l'ingénieur Louis-Gilles Durand discutent des avantages à effectuer une communication électronique entre certains instruments scientifiques.«A mon avis, l'Institut de recherches cliniaues de Montréal est le meilleur organisme de recherches médicales au Canada et se classe au premier rang en Amérique du Nord.L'Institut est grandement responsable de la réputation internationale du Canada et surtout du Suébec.» Voilà ce qu'écrivait le doyen d'une des us prestigieuses facultés de Médecine du Canada Le Dr Horky, chef du laboratoire d'endocrinologie et de métabolisme de l'université Charles (à Prague), ajoute que l'Institut «forms by its qualities a top research center not only in Canada but in the whole world».Des témoignages de ce genre, on pourrait en citer des centaines, y compris ceux de cinq Prix Nobel qui ont donné des conférences à l'Institut.Le lecteur québécois sera sans doute étonné d'apprendre que l'on peut parvenir à l'excellence ici même, sans posséder les moyens plantureux de certaines institutions étrangères.Il faut préciser au départ que l'Institut, fondé en 1965, est autonome, c'est-à-dire qu'il n'est sous la dépendance directe ni d'un hôpital, ni d'une université, ni de l'Etat II est affilié à l'université de Montréal.A cause de cette liberté d'action, il peut solliciter et accepter des fonds publics ou privés.Comme bien d'autres organismes de ce genre, il a été le fait d'un homme: qu'on pense à Pasteur, Salk, Mayo, etc.Bien avant la création de l'Institut, le Dr Jacques Ge-nest s'était acquis une réputation internationale dans le champ difficile de la recherche médicale.Premier boursier Archbold de recherche postdoctorale au prestigieux |ohns Hopkins Medical Center de Baltimore, il y avait fait, ainsi qu'à l'université Harvard et à l'Institut Rockefeller, des travaux remarqués sur l'hypertension artérielle.En 1952 il revenait à Montréal et fondait aussitôt un département de recherches cliniques à l'Hôtel-Dieu.Le renom du département alla grandissant, si bien qu'en 1963 le Dr Genest, en même temps que cinq sommités médicales d'Europe et d'Amérique, recevait le fameux Prix Gairdner pour ses travaux sui le rôle de l'angiotensine, sur le contrôle de l'aldostérone, hormone qui contrôle le sel dans l'organisme; la même année, l'université Queens, à Kingston, lui décernait un doctorat honoris causa.Et c'est ici que la clinique Mayo, après avoir considéré des centres d'Europe et d'Amérique, envoya comme stagiaire le Dr Cameron Strong, son premier chef du département de néphrologie et d'hypertension.Dans ces années s'est imposée au Dr Genest l'idée de créer un centre de recherches cliniques tirant profit des nombreux voyages et des enquêtes officielles faites dans tous les pays du monde occidental et russe, et des visites des grands centres hospitaliers et instituts de recherches dans le monde, pour faire une synthèse des meilleurs éléments «répondant de plus près aux exigences de la médecine contemporaine» En même tepips, ce serait au Québec un excellent moyen de formation, à une époque où il n'y avait aucune recherche biomédicale et où notre médecine sommeillait (sauf rarissimes excep- tions) dans une douce suffisance.En vérité, il était temps d'intervenir.Quatre années de démarches, rapports, dossiers.Les arguments portèrent puisque les fonds commencèrent à s'accumuler pour le futur Institut-, y compris une subvention de 2 millions de dollars du gouvernement provincial.Le Dr Genest a déjà raconté les difficultés qu'il avait affrontées pour en arriver à l'inauguration du bâtiment de l'Institut, en 1967.Mais il préfère s'en tenir au présent et à l'avenir.La réputation est venue vite.Si l'on voulait en cerner les causes principales, il semble bien que l'on retiendrait la forte personnalité du directeur scientifique, dont l'autorité est souriante mais ferme; le choix des collaborateurs principaux, qui doivent compter sur leurs propres mérites pour payer tous les frais de leur laboratoire; un thème principal: la recherche biomédicale appliquée qui concentre tous les efforts autour du malade; des rencontres régulières avec les plus grands savants pour faire le point; un aménagement économique et fonctionnel Au thème premier de l'Institut, l'hypertension artérielle, sont venus s'ajouter d'autres sujets: l'athérosclérose, l'hormonologie hypophysaire, la maladie de Parkinson, la génétique, la pharmacologie clinique et moléculaire, le cancer, la biologie moléculaire, le diabète, les prostaglandines, les opiacés naturels, le «cloning», la synthèse peptidique.En 1972, le groupe multidisciplinaire de recherches en hypertension a reçu une subvention de 2,5 millions de dollars du Conseil de recherches médicales du Canada, ce qui est exceptionnel.D'autres équipes se sont greffées plus tard sur le noyau central : un laboratoire de recherches en génie biomédical qui, entre autres, travaille à la mise au point d'une méthode permettant de connaître l'état des prothèses cardiaques sans in» APPOINT U f,, Avis: Santé et Bien-être social Canada considéré que le danger pour la santé croit avec l'usage - éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette-Régulière et King Size: \"goudron\" 12 mg, me.0.9 mg.» **\u2022 Le meilleur tabac qui se pi CARREFOUR MONDIAL DE LA RECHERCHE MEDICALE tervention du chirurgien; un centre de bioéthique (unique au Canada) qui replace médecine et recherche médicale dans le cadre des valeurs humaines et qui a déjà un prestige international, sous la direction du Dr David Roy.Avant même la fondation de l'Institut, le département de recherches cliniques de l'Hôtel-Dieu avait accueilli des Québécois et des étrangers désireux de s'initier à des méthodes rigoureuses.Et depuis 1952, l'Institut a reçu 230 fellow sen recherches venus de 40 pays, dont 81 du Canada.Il s'agit de médecins et de scientifiques qui se destinent à la recherche et qui font un séjour, qui peut durer trois et même quatre ans, dans un centre réputé, pour y préparer maîtrise ou doctorat.Parmi les centaines de chercheurs qu'a formés l'Institut, mentionnons seulement le Dr Gilles Pigeon, ancien doyen de la faculté de Médecine à l'université de Sherbrooke; le professeur Joël Ménard, directeur du service de l'hypertension à l'hôpital Broussais de Paris; le Dr Detlev Ganten, chef du département de pharmacologie de l'université de Heidelberg; le Dr Karl Hayduk, chef de médecine du plus important hôpital de Düsseldorf; le Dr Cameron Strong, chef du service de néphrologie-hypertension de la clinique Mayo.Ces séjours ont donné lieu à de très nombreux témoignages d'appréciation Entre tant d'autres, celui du Dr Yuvenali Postnov, directeur de la recherche au ministère de la Santé de l'U.R.S.S., qui avait choisi l'Institut pour faire un stage «parce qu'on connaît depuis longtemps en Russie l'excellence des travaux de recherches effectués ici dans le domaine de l'hypertension» Et celui du Dr Jean-François Cier, alors président du Conseil scientifique de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale en France: «Les études poursuivies à Montréal sur la rénine et sur le système rénine-angiotensine ont eu et ont encore une portée mondiale.» Dès 1966, L'Institut était choisi pour recevoir des conférenciers grâce à un octroi Pfizer.Le président de la compagnie, M William Roche, écri- te Dr Michel Bourque, directeur du Centre d'informatique et de biostatique (ci-dessus).Le Dr Sibil Seidah et Mlle (osée Hameiin en train de purifier une nouvelle substance hypophysaire humaine.vait à cette occasion: «Grâce à l'importance de ses recherches et grâce à sa réputation parmi les autres centres de recherches à travers le monde, nous pensons qu'il sera facile à l'Institut d'attirer dans ses murs des savants réputés.» Le premier conférencier a été le Dr Donald Van Slyke, maître incontesté de la biochimie moderne.Jusqu'à ce jour, l'Institut a ainsi reçu 380 personnalités scientifiques des cinq continents.Le mouvement va aussi dans l'autre sens, c'est-à-dire que les chercheurs de l'Institut sont constamment invités à donner des cours ou des conférences, à présider des congrès et des sociétés ici et à l'étranger.Il n'y a sans doute pas un autre centre de recherches médicales au Canada qui soit autant sollicité de cette façon, ce qui, au cours des années, confirme hautement le prestige de la maison.A cela, il faut bien ajouter la collaboration aux périodiques les plus haut cotés, l'un des meilleurs tests de compétence.Enfin, la renommée, pour l'Institut, se traduit par des appuis financiers, parfois modestes, parfois importants, tous bienvenus.Nous avons parlé du Prix Gairdner reçu en 1963; le Dr Genest a aussi mérité le Prix international Stouffer (50000$) dont il est le seul titulaire canadien-français, et récemment il recevait le prix canadien le plus prestigieux, celui de la Banque Royale (50000$) dont une partie majeure a servi à établir le Fonds Rosario et Annette Genest en hommage à ses parents pour le Centre de recherches en bioéthique.En 1967, L'Institut adoptait une formule originale.Une fois i'an on «fait retraite» dans un hôtel de campagne.Les chefs de section y présentent le bilan et la direction de leurs travaux, én présence d'observateurs neutres et y rencontrent les membres du conseil d'administration pour discuter des affaires et de l'avenir de l'Institut.L'espace ne permet ici que d'indiquer sommairement les réalisations principales de quelques «vétérans» de l'Institut.Dès le début des années 60, le Dr André Barbeau a attaqué de front trois pathologies très mal connues: la maladie de Parkinson, la chorée de Huntington, l'ataxie de Friedreich.Depuis, il a ouvert de nombreuses voies: démonstration de la déficience de dopamine dans la maladie de Parkinson; premier au monde à utiliser par voie buccale la L-Dopa pour le traitement du Parkinson; premier emploi de la taurine dans l'épilepsie, premier à démontrer la relation entre la déficience de magnésium et l'insuffisance de dopamine dans le cerveau, etc.Ces résultats lui ont valu de nombreux prix au Canada et à l\u2019étranger.Et il a écrit une vingtaine de volumes, seul ou en collaboration.Le Dr Roger Boucher (décédé en janvier 1980) a été un grand spécialiste de l'hypertension.Il a mis au point plusieurs procédés reconnus partout.Ainsi, la publication de sa méthode de mesure de la rénine a été de 1964 à 1976 en c|ua-trième place parmi les citations de la littérature s \u2022:*.à médicale du monde entier.Deux autres de ses méthodes ont beaucoup contribué à la connaissance du cheminement de l'hypertension dans l'organisme.Très importante aussi sa méthode de mesure de l'enzyme de conversion, ce qui a conduit à la découverte d'une nouvelle enzyme, la tonine, qu'il a purifiée à l'état cristallin et dont la composition chimique a été élucidée en peu d'années.Comme les Drs Barbeau et Boucher, le Dr Michel Chrétien a été un collaborateur du Dr Genest, bien avant la naissance de l'Institut.Dans au moins une quinzaine de pays \u2014 sans compter les périodiques de haut ton \u2014, il a été invité à exposer ses travaux sur les glandes endocrines.Dès 1967, il avait formulé l'hypothèse \u2014 alors jugée improbable \u2014 que les hormones ont des précurseurs.Plus tard, il détectait dans l'hypophyse humaine la présence des endorphines.Les répercussions de cette découverte peuvent être considérables, car ces substances agissent sur le comportement: par exemple le penchant pour la drogue, l'alcool, la cigarette.En même temps, on est mieux informé sur le centre de contrôle de la douleur; et à long terme on devrait finir par démonter le mécanisme du comportement normal et anormal des maladies, où l'on découvrirait le centre du sommeil, de l'agressivité, etc.Les contributions du Dr Jean Davignon dans le domaine de l'athérosclérose, du Dr Peter Schiller dans celui des peptides et des acides amino-non-na-turels, du Dr Otto Kuchel dans celui des caté-cholamines, et celles des nombreux autres chercheurs de l'Institut, sont bien connues du monde scientifique.Les équipes sont rodées, les laboratoires possèdent le meilleur équipement nécessaire aujourd'hui pour résoudre les problèmes mathologiques; sans déroger aux travaux actuels, l'Institut a des projets.Deux, en particulier, dont la mise en oeuvre n'est peuUêtre pas lointaine; un centre de médecine opérationnelle et de santé positive, soit l'évaluation des soins médicaux, l'organisation et la distribution des systèmes se rattachant à tous les aspects de la santé; et un laboratoire de recherches sur les maladies industrielles et sur la santé au travail.ROLAND PRÉVOST Le Dr Peter Schiller (debout), directeur du laboratoire de biologie chimique et des polypeptides, et son collaborateur le Dr )ohn Di Maio. PSITT! RENCONTRE AVEC ERICA JONG Sagement attablée devant un livre qui semble l'absorber, elle n'a vraiment rien de la femme fatale ravageuse.Cheveux mousseux d'un blond roux, énormes lunettes d'écaille, robe discrète et blazer classique, elle dit: «Je ne suis pas une amazone, je suis une femme normale.» Encore une fois la dualité écrivain-personnage joue et, derrière Erica Jong, on cherche plus ou moins consciemment à retrouver Isadora, celle par qui est arrivé un nouveau souffle d'air frais dans la littérature américaine contemporaine.C'était en 1973, c'était Fear of Flying (le Complexe d'Icare, Éditions Robert Laffont).Les critiques, boudeurs au début, et le public, conquis d'emblée, découvraient une auteur dans la lignée des J.D.Salinger, Philip Roth.Une femme, une Juive américaine, à l'humour impudent, impayable et débridé, à l'écriture solide, présentait un personnage qui «superficiellement, du moins, (lui) ressemblait» et la faisait piétiner de ses jolies sandales à hauts talons des plates-bandes depuis toujours interdites aux femmes honnêtes.Isadora White Wing, entre autres considérations sur la vie, l'amour, les psychiatres, l'aliénation des femmes, le destin des luifs, la décadence du XXe siècle, s'attardait beaucoup à la chose et, ma foi, semblait en connaître autant qu'eux sur la j question, sinon plus.Pourquoi avoir tant insisté sur le | sexe, lui demande-t-on depuis la parution de ce roman et des deux ! autres qui ont suivi, Flow to save your own life (la Planche de salut, Editions Robert Laffont), la suite des aventures d'Isadora, et tout récemment Fanny ou la vi idique histoire des aventures de Fanny Troussecottes-lones (Acropole).«Il est absolument essentiel d'être honnête totalement et la sexualité fait partie intégrante d'un individu.L'occulter est une amputation, une négation d'une partie de soi-même.Quand j'étais étudiante, je me suis rendu compte que les femmes écrivains très rarement parlaient de leur vie sexuelle.Un jour, assistant à une de ses conférences, j'ai demandé à Anaïs Nin pourquoi elle n'avait pas raconté ses histoires d'amour dans son tournai et elle I m'a répondu que les femmes qui parlaient de sexe n'avaient jamais de bonnes critiques.Alors je me suis dit que nous ne devions pas rester enfermées dans ces codes.» Elle a tenu parole et certains critiques, «des hommes», souligne-t-elle, l'ont éreintée, mais de plus en plus l'establishment littéraire lui montre son estime.«Ils se sont rendu compte qu'ils n'allaient pas avoir raison de moi, que j'étais là pour de bon.» Dans How to save your own life, Erica, dont le féminisme est évident, ne se laisse pas pour autant ligoter au nom de principes idéologiques.Elle décrit des scènes sexuelles époustouflantes, d'une drôlerie loufoque.«Bien sûr, c'était une satire des excès ridicules de la pseudo-libération sexuelle des années soixante.A cette époque, il était de mise de coucher à tort et à travers avec le ou la premier/e venu(e).C'était la panacée.On se croyait tout à fait libéré et on était parfaitement idiot! Le corps n'est pas une machine et la liberté, c'est aussi de pouvoir dire non.» Et voilà pour les fantasmes de ceux qui imaginent la vie lascive d'Erica Jong.La réalité est simplement quotidienne.Erica habite avec son mari, écrivain aussi, et leur fille de 2% ans dans une grande maison de la campagne du Connecticut, «une maison où il y a un va-et-vient terrible».Elle travaille tous les jours, «esclave du livre qui s'écrit et quand il est terminé, que je le remets à l'éditeur, je suis perdue».Pour prolonger la relation avec le dernier-publié, elle se promène un peu partout et le présente elle-même.Fanny, roman historique, est un tour de force réussi où elle a tenté de reproduire et la langue et l'esprit du XVIIle siècle.Les manières et les moeurs du XVIIIe siècle anglais ayant fasciné l'étudiante de Barnard, elle s'était promis que si elle devenait écrivain, elle y consacrerait un ouvrage important.«Tous les grands romans d'aventure ont été écrits par des hommes ou décrivent des héroïnes vues par des hommes.Pour eux, quand une femme \u2014 Madame Bovary ou Anna Karénine \u2014 recherche son indépendance, cela ne peut que se terminer par la mort.J'ai voulu écrire l\u2019histoire d'une femme du XVIIIe siècle qui acquiert son autonomie et transmet cet héritage à sa fille.» MONIQUE ROY \u2022 \u2022 \u201cLe baume Deep Heating m\u2019a permis de rester actif lorsque je jouais au hockey.D m\u2019aide toujours.\u201d Wan Coumoyer\t_ Menthoiatum Deep Heating \u201cLorsque j\u2019ai pris ma retraite, j\u2019ai quitté la chambre des joueurs en compagnie de Deep Heating.Je I\u2019 ilise après avoir joué au tennis ou au golf et même après avoir jardiné, de la même façon que je l\u2019utilisais pendant les beaux jours du hockey.Je frictionne les muscles et les articulations endoloris par l\u2019effort Sa chaleur pénétrante soulage la douleur et me procure la détente.\" Si l\u2019exercice, les douleurs arthritiques ou trop de mises en échec vous rendent ankylosé et vous donnent une sensation de douleur, utilisez Deep Heating D vous aidera à continuer d\u2019être actif.Lotion extra Le baume Deep Heating et la lotion Deep Heating chez votre détaillant préféré.HH m\tU \t9 \t lest publié chaque semaine par Perspectives Inc 231, rue Saint-lacques, Montréal, P Q H2V 1M6 Tél : 282-2224 Président et directeur général lean-A Dion Rédaction Rédacteur en chef lean Bouthillette Rédactrice en chet ad/omle Thérèse Dumesnil \u2022 Rédacteur-réviseur Edouard Doucel Conception graphique Directeur artistique.Pierre Legault Chef de la fabrication Michel Brunette \u2022 Graphiste: lean Marc Martin Secrétariat Liliane Bitursi \u2022 Françoise Joannidès» Gisèle Payant Service de la publicité Directeur général: Walter Trudeau Directeur de la publicité nationale Lome Treger* Chargé de comptes lacques tant tôt.231, rue Samt-lacques.Montréal, P.Q.H2Y 1M6 Tél 28'>-2224 Directeur régional Denis Kelly \u2022 Chargée de comptes Diane Barclay.36 King Street East (4th floor) Toronto, Ont M5C 1 ES Tél 363-8064 Conseil d'administration Président: Charles d'Amour Vice-président: Guy Pépin \u2022 Secrétaire.Gaston Vachon \u2022 Trésorier Denis Laçasse ISSN 0380-6790 5 »1;i mu Soulagement rapide deJa diarrhée Dr FOWLER Ufe V CANADA ALFRED ROULEAU I ODONTOMÉTRE 2** x 5\u201d À cette offre spéciale, nous ajoutons gratuitement une liste de timbres présélectionnés ainsi qu'un odontométre.De plus, nous soumettons à votre ap probation une sélection de timbres poste authentiques 100 TIMBRES DU CANAOA (1 paquet)\t1.00$ 100 TIMBRES DES ETATS-UNIS ( 1 paquet)\t1.00$ SPECIAL les 3 paquets pour 1 50$ CENTRE PHILATÉLIQUE DE QUEBEC INC 2M.DE LA COURONNE QUEBEC, QUE , G1KSEJ TEL 529-4412 différants twntwes du monda antler pour seulement 0.25$ OFFRE SPÉCIALE VOUS AVEZ LES REINS SOLIDES?LUTTEZ AVEC NOUS.JWMÇ ¦SK La Fondation canadienne des maladies du rein MONTRÉAL REVERDIT On a planté 500 000 fleurs, 8 000 arbres et 10 000 arbustes l'an dernier à Montréal.Un effort considérable a été consacré à la décoration florale de la ville.Plus d'un demi-million de fleurs annuelles ont embelli les places publiques, les parcs, les boulevards et Terre des hommes.Près de 8 000 arbres et 10 000 arbustes ont été plantés le long des rues et dans les parcs.L'intérêt de la population pour les jardins communautaires a incité les responsables à préparer 1 500 nouveaux emplacements destinés à la culture, portant ainsi le nombre total de ces jardins à 3 700.C'est ce que nous apprend une publication intitulée Montréal, faits saillants de l'année 79,distribuée par les autorités municipales de la Métropole Assez curieusement, on n'y fait nulle part mention du boisé du Grand Séminaire! PARADIS DE LA PÊCHE BLANCHE Tandis que les pèlerins du poula-mon affluent à Sainte-Anne-de-la-Pérade, les amateurs de perchaudes, de dorés et de brochets identifient de plus en plus Venise-en-Québec comme un paradis de la pêche blanche.Cette petite municipalité sur les bords de la baie Missisquoi accueille durant les mois d'hiver, à moins d'une heure de Montréal, des milliers d'adeptes de la pêche sous la glace.Et c'est ainsi que cette partie du lac Champlain prend alors l'allure d'un petit village avec les centaines de cabanes qui s'égrènent le long de sentiers en lacets Pour 24$ par jour, (28$ les fins de semaine), l'amateur obtient: cabane à pêche chauffée, douze brimbales par pêcheur, les appats et le perçage.Ce qui constitue l'offre hivernale la plus pittoresque de la région, selon l'Association touristique régionale Richelieu Rive Sud.(On s'y informe en appelant Daniel Racine: 670-6692).t HENRIETTE MAJOR LE MARATHON DE L'ESPOIR t Les Editions de l'Homme ont publié un livre sur Terry Fox, cet extraordinaire athlète canadien qui a couru une distance de plusieurs milliers de kilomètres afin de sensibiliser la population de notre pays aux problèmes du cancer et de réunir des fonds pour la lutte scientifique contre le mal du siècle.Terry Fox, on le sait, avait été amputé de la jambe droite à la suite d'un cancer des os.Il s'agit d'un album abondamment illustré, racontant le marathon que le jeune athlète infirme a réalisé entre le 12 avril et le 2 septembre derniers.Les droits d'auteur provenant de la vente de ce livre seront versés à la recherche scientifique pour la lutte contre le cancer.INCITATION AU BRACONNAGE.Dans la chronique du 17 janvier dernier, nous parlions d'une demoiselle Kerguéno, de Quimperlé en Bretagne, qui vend des hameçons particulièrement efficaces pour la pêche au saumon.Sans nous en douter, nous incitions nos lecteurs au braconnage! M.).B.Sirice Huard, de Sherbrooke, président du comité pour la protection du saumon à la Fédération québécoise de la faune, s'est empressé de nous écrire pour nous faire part de ce qui suit: «Il arrive que les règlements de la pêche sportive au Québec diffèrent de ceux en vigueur en France.Ainsi le leurre dont il est question, soit une cuiller tournante Mepps munie d'un hameçon spécial, est interdit dans les rivières à saumon du Québec, comme on peut le lire à la page 6 du résumé des Règlements.En effet, l'article 66 se lit comme suit: «Dans les rivières à saumon, sauf celles de la région 1 où tout genre de pêche à la ligne est permis du 1er juin au 31 juillet, seule la pêche à la mouche est permise.» Les lecteurs qui voudraient essayer les hameçons de Mlle Kerguéno devront le faire ailleurs qu'au Québec.L'EXPRESSION FACIALE Un professeur de l'université McGill, le Dr Nabil Fanous, est un spécialiste de la chirurgie plastique; il est le créateur d'une nouvelle technique, la chirurgie de l'expression A un récent congrès à Los Angeles, il expliquait que certaines personnes sont affligées d'un ensemble de traits qui donnent à leur visage un air ahuri, fâché, triste ou fatigué, sans que leur attitude intérieure en soit responsable.Ces expressions faciales peuvent être aussi dommageables qu'une cicatrice ou un nez trop long.Aussi, le Dr Fanous se propose-t-il de populariser sa technique de chirurgie de l'expression pour venir en aide à ces défavorisés de la nature.Avis aux intéressés: on peut désormais, grâce à la chirurgie, «accrocher un sourire à sa face» (McGill Reporter).ÉCHANGE QUÉBEC-BELGIQUE Le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, offre pour 81-82 un programme d'échanges entre le Québec et la Belgique.Ce programme veut favoriser et multiplier les échanges entre jeunes Québécois et jeunes Belges qui désirent prendre contact avec la réalité culturelle de l'autre pays, de façon à en faire bénéficier par la suite les gens de leur milieu.Les stages proposés se situent surtout dans le domaine socio-culturel.Pour tout renseignement concernant ce programme d'échanges bel-go-québécois, les personnes et groupes intéressés sont priés de communiquer à l'adresse suivante: Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, service des activités socio-culturelles, secteur des voyages et des échanges, 1035, de La Chevro-tière, 7e étage, G1R 5A5.Tél.: (418) 643-3459.DU PAIN SUR LA PLANCHE Après les travaux en cours à Baie James, d'autres chantiers se préparent.Les aménagements hydro-électriques des rivières Nottaway, Broadback et de Rupert, dont les tra- vaux permanents devraient commencer à la fin de 1984, comprennent principalement la construction de sept centrales sur la rivière Broadback et de deux autres dans la partie supérieure de la rivière de Rupert.La mise en service s'échelonnera de 1992 à 1998.Les travaux d'aménagement comprennent, en outre, la construction de 16 barrages et de 89 digues.Pour les infrastructures, il faut prévoir la construction de 500 kilomètres de route pour l'accès aux différents chantiers et l'aménagement de sept villages, une dizaine de campements principaux et sept campements satellites.Quatre aéroports sont également prévus, soit les deux déjà existants à Némiscau et Mata-gami et deux autres qui seront construits aux chantiers de B8 et de B2.Le personnel en période de pointe pourrait comprendre environ 20 000 travailleurs (En Grande) LA VILLE VUE PAR LES ENFANTS Dans la station de métro Henri-Bourassa, les enfants de Montréal ont exprimé leur conception de la ville par une murale de 44 pi x 9 pi »v il-4 ntf- J y \u201e \" y Trois cent cinquante entants ont collaboré à cette oeuvre sous la direction de six animateurs et animatrices.Les thèmes proposés étaient les suivants: les animaux, les maisons, la nature et les transports.Les enfants ont d'abord modelé leur dessin dans la terre glaise pour ensuite en faire un moule où l'on a coulé du ciment.Les architectes et ingénieurs responsables de la décoration du métro ont vu à l'installation de la murale entre les deux sorties sud de la station.C'est une oeuvre collective qui rend hommage à la créativité des enfants de Montréal, une excellente initiative de la section arts filastiques du service des sports et oisirs.Photo Jean-François Panier Eyllilï- t âsarxà rrft T.* \u2022 \u2022 *;¦ Tl Tr\u2018 J^Hi ai.» \u2022\u2022 ' H 4 1 /^aronman pmoucts, ^TERMWAl ' ±JVMiUCS «¦bm .'N> ftrit à.-, «f- S.'Wi iTJfca «te» »«V* -»* qttfiJKr^S v Bp ¦ T * f .A \"'TKS «Mill :.w ;¦ | A Régulier et King Size Le goût riche et distinctif de du Maurier.Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec I usage éviter d'jjtojle^ Moyenne par cigarette-Format King Size: \"goudron\" 11 mg, nicotine 1 0 mg, Régulier goudron 9 mg.nicotine 0 9 mg Les promoteurs américains ont atteint le paroxysme de l'excentricité alors que se tenait récemment à Atco, dans le New lersey, la finale d'accélération pour motocyclettes.Ces engins déments n'empruntent à la motocyclette classique que certains éléments de base, dont le cadre, les deux roues et un moteur extrapolé autour d'une mécanique de série.A force d'imagination on en est venu à construire de véritables «machines à accélérer» pouvant couvrir la distance réglementaire de 400 mètres en 7 secondes! Pour situer toute l'ampleur de «l'horreur», qu'il suffise de mentionner que les moins puissantes de la catégorie développent une puissance supérieure à celle d'une formule 1, et que les «monstres» de haut de Î>amme affichent jusqu'à deux fois es chevaux-vapeur d'une MacLaren F-1, soit dans les 900 c.-v.! Cette puissance est généralement atteinte au régime effarant de 14,000 tours/minute et la durée des moteurs est limitée à cinq minutes d'usage intensif, par tranches de huit secondes, faute de quoi le moteur explose inexorablement, avec les conséquences que l'on imagine lorsque l'on sait que le turbocompresseui se trouve juste sous le visage et la poitrine du pilote.Pour les enragés de la mécanique, précisons que la roue arrière est empruntée aux Top-fuel dragsters à quatre roues, que la transmission est une Lenco disposée transversalement et que le système de freinage est à trois disques à commande hydraulique.en attendant le parachute! Il en coûte actuellement plus de 50000$ pour constuire une motocyclette de ce type, et environ 500 Américains sont atteints de cette fièvre.Le carburant utilisé est le nitro-méthane, produit de synthèse dont la puissance égale trois fois celle de l'essence commercialisée.Il coûte actuellement 7.50$ le litre et il en faut quatre à cinq fois cette quantité pour couvrir le 400 mètres.Un pneu ne dure pas plus de quatre à six fois la distance, et lorsque le moteur explose il en coûte 10000$ environ pour le rebâtir! Qui dit mieux?TEXTE ET PHOTOS PHILIPPE DACIER La nouvelle du MAURI LEGE 10 Au Québec, le monde de la musique est comme bien d'autres choses: il est plein de contradictions et de tiraillements! On y voit des carrières fulgurantes, de grands feux d'artifice comme nous en ont offerts Beau Dommage et Harmonium, aujourd'hui disparus, éparpillés en destinées individuelles.On y voit aussi des succès tranquilles, préparés de longue date, mûris avec patience, comme celui de Sylvain Lelièvre, par exemple.On y voit des coups de force tels ceux d'Offenbach et de Diane Dufresne au Forum de Montréal, ou encore de Paul Piché à Place des Arts, alors même que beaucoup d'autres se plaignent encore de s'enliser sur le terrain d'un marché qui n'a pas grand-chose à offrir aux artistes d'ici, à un pouce et demi en haut des États-Unis.Denis lipierre Après avoir rencontré des membres du groupe Maneige, ce sont toutes les facettes contradictoires de notre musique, et surtout de l'industrie qu'elle s'est donnée (ou qui s'en est emparée), qui m'ont sauté aux yeux.L'histoire de Maneige, en effet, avec ses hauts et ses bas, c'est un peu beaucoup l'histoire de ces contradictions, dont elle reflète certains des aspects les plus criants.C'est un des «vieux» groupes québécois, qui a déjà neuf ans de métier.Un groupe qui, contrairement à beaucoup d'autres, a su garder toute sa cohésion, même à travers différentes maturations successives.Mais c'est aussi un groupe dont la carrière n'a pas encore pris son véritable essor, on dirait Un groupe qui s'acharne à créer une musique d'une approche plus difficile que celle qu'on vend comme du savon à lessive Et aussi, en même temps, un groupe de plus en plus conscient des rouages de la commercialisa- Pierre Gauthier obliges de s'ouvrir et de s'adapter à une autre façon de travailler, à une autre technique, celle de la publicité, des studios d'enregistrement » Coincés entre leurs goûts personnels et l'étouffement ressenti dans les écoles, les musiciens de Maneige se sont peu à peu regroupés tion, de plus en plus préoccupé par l\u2019aspect technique de la gestion de ses affaires.Les contradictions étaient déjà présentes au tout début de l'histoire de Maneige, d'ailleurs.Tous ses membres sont issus soit du Conservatoire de musique du Québec, soit de l'école Vin-cent-d'lndy (sauf le batteur, Pierre Gauthier, qui s'est joint à la formation il y a un peu plus d'un an).Pour lui, même s'il a étudié avec des professeurs particuliers, la meilleure école a été celle de la pratique.Il a pu toucher à tout, en passant par le style funk et la musique country.Il a même accompagné les Platters au cours d'une tournée en Europe, et il a beaucoup travaillé en Ontario, avec Cano, notamment.«C'est comme ça qu'on apprend le plus! dit Yves Léonard, le bassiste, qui a obtenu pour sa part un baccalauréat à Vincent-d'lndy.Les écoles de musique, c'est excellent pour acquérir une technique.Ça permet aussi de rencontrer d'autres musiciens, à l'extérieur du circuit des musiciens actifs où on n'entre pas comme on veut.Mais le milieu des écoles est tellement rigide, les mentalités y sont tellement fermées ! Ce sont des institutions qui visent à former des élites.Si on veut faire autre chose qu'une carrière de musicien classique, on n'y est pas très à l'aise.Et puis, le marché du travail qui s'offre aux musiciens ne se limite pas qu'au classique.Sur cent pianistes, il y en a un seul qui pourra faire une carrière internationale, comme André Laplante.Les autres deviendront professeurs ou autre chose.Ils seront Alain Bergeron «Ce que nous voulions faire n'était pas clair au début, me dit Yves.C'est bien difficile de choisir de former un groupe et de faire carrière.Tu joues avec d'autres musiciens; un beau jour tu t'aperçois que ça s'organise tranquillement, et tu t'en vas faire des spectacles.Et à un moment donné, tu fais un premier disque, et un deuxième.Et tout ça, ça sent l'étudiant qui vient de sortir de son école de musique .» C'est sans doute la raison pour laquelle les premières pièces de Maneige ont un côté «intellec- j tuel», selon l'expression même de Pierre.C'est peut-être aussi ce qui explique que le groupe a eu du mal à s'affirmer à ses débuts.Mais aujourd'hui, après six microsillons, les longues improvisations ont disparu; les pièces sont plus courtes, plus ramassées, et moins disparates; le son a une nouvelle saveur qui commence à offrir des relents de rock.Maneige est resté Maneige; mais comme ses membres sont essentiellement des instrumentistes, l'évolution du groupe se manifeste dans l'exploration de nouvelles structures et de nouvelles influences musicales, au lieu de se faire à travers un cheminement de pensée qu'on pourrait déchiffrer dans des textes.«Notre musique n'est pas une musique de pour faire la musique qu'ils aimaient d'une manière qui les satisfaisait.«Pour avoir du fun!», comme le dit encore Yves.C'était en 1972, et ça se passait dans un sous-sol d'Outremont.Après le va-et-vient initial, la structure du groupe a peu à peu émergé: à la batterie, Gilles Schetagne; à la guitare, Denis Lapierre; à la flûte et au saxophone, Alain Bergeron; à la basse, Yves Léonard, aux percussions, Paul Picard; aux claviers, Vincent Langlois.Sans fracas, mais avec m JT conviction yn Maneigc Photos François Renaud club, mais une musique de concert, faite pour être écoutée plutôt que de servir de «background» pour boire et pour se garrocher, dit Pierre Gauthier.C'est difficile d'essayer de définir notre style parce qu'on est six à écrire, ce qui fait que les pièces peuvent avoir une tendance rock, ou latine, ou plus classique.» «D'un autre côté, enchaîne Yves, je pense qu'on cherche à en arriver à une espèce d'homogénéité au niveau de ce qu'on compose, même si les tendances rock, latine ou autres ne se retrouvent jamais à l'état pur dans nos pièces.On s'éparpille moins, et on commence à cerner un peu mieux ce qu'on veut faire, mais on garde un esprit très ouvert.On ne se dit pas qu'en ajoutant têl ou tel ingrédient notre musique serait plus accessible.On écrit une pièce, et quand on l'écoute, après, on peut se dire: «Tiens! C'est plus rock qu'avant !» Sans l'avoir décidé, c'est ce qu'on avait envie d'entendre en l'écrivant.Ça vient simplement de toute la musique qu'on écoute et qui nous influence comme elle influence tout le monde.» Entre la formation académique et l'influence de la musique populaire, Maneige semble avoir enfin trouvé son équilibre.Restent d'autres contradictions à aplanir.Les gens sont portés, en général, à juger anonyme une musique instrumentale, et à personnaliser celle qui supporte une voix et des paroles, celle qui est identifiée à un auteur, à une vedette, et qui, pour cela, se vend mieux.Pas de vedette individuelle chez Maneige, pas de chanteur non plus \u2014 et pas question d'en embarquer un dans la galère.La solution ?D'après Yves Léonard, elle tient tout entière dans un seul mot: la diffusiondu produit.«De nos jours, dit-il, les choses ne sont plus ce qu'elles étaient il y a huit ou dix ans.Dans ce temps-là, il y avait un tas de groupes, mais aussi un tas de gens qui sortaient pour aller voir toutes Yves léonard sortes de spectacles.Tout a beaucoup ralenti, même pour les plus grosses vedettes.Les gens ne prennent plus de risques: si ton disque tourne à la radio, ils vont se sentir sécurisés, et ils vont peut-être venir voir ton spectacle Mais pour tourner à la radio, surtout si tu fais partie d'un groupe québécois ou canadien, on te conseille presque d'acheter d'abord de la publicité pour avoir la faveur de ceux qui établissent la programmation ! On s'en est rendu compte avec notre dernier disque, parce qu'on a payé nous-mê- mes une agence de publicité pour en faire la promotion !» Parler de diffusion, c'est aussi parler du réseau des boîtes et des salles: comme beaucoup d'artistes, les gars de Maneige trouvent que ce réseau est trop restreint.Et ils ont parfaitement raison, surtout si on en soustrait tous les cégeps, qui présentent des spectacles régulièrement mais dont ce n'est pas la vocation première.S'il y avait plus d'endroits offrant de la musique «live», le milieu artistique ne s'en porterait que mieux.Cela amène un autre problème: à Montréal, selon Yves, il est plus facile d'obtenir un permis pour exploiter un débit de boisson si on y installe un beau gros système de son plutôt que d'y présenter des spectacles, alors qu'à Toronto c'est tout le contraire.Pau/ Picard Pierre s'anime quand on aborde ce sujet.«C'est sûr, tu peux aller jouer du disco à Miami, dans un club, et gagner 400$ par semaine! dit-il.Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse, nous autres.On aime la musique qu'on fait, c'est ce qu'on a choisi de faire, même si c'est moins rentable.Mais ce qui me dérange le plus, c'est de ne pas pouvoir jouer plus souvent Donner une trentaine de spectacles par année au Québec, c'est déjà beau, mais ce n'est pas assez.Tu restes inactif pendant deux mois et demi, et tu commences à te poser des questions.La motivation pour continuer, on la tire du public qui vient nous voir, quand la salle est pleine, quand on sent le monde embarquer !» Yves surenchérit: «Pour jouer plus souvent, on n'a pas le choix.Il faut qu'on sorte du Québec.On donne déjà des spectacles en Ontario, à Ottawa, Hamilton, Toronto.On doit aller à Moncton au printemps.En mars et en avril, on sera dans la région des Grands Lacs et en Nouvelle-Angleterre, pour des spectacles dans des universités.Le réseau universitaire est une bonne porte d'entrée pour les États-Unis.» «C'est seulement aux États-Unis qu'on peut trouver autant de villes importantes très proches les unes des autres.Et pour qu'une tournée soit rentable, il doit y avoir un bassin de population suffisant réparti sur de courtes distances.Parce que quand on prend la route, on est dix personnes, musiciens et techniciens, et on transporte une tonne et demie d'équipement.Ça coûte très cher! On ne peut pas se permettre moins, pour la bonne raison qu'on s'adresse au même public que les grands groupes américains et anglais, même quand on joue au Québec Le public est en droit d'exiger de nous la même qualité de spectacle.Il paye à peu près le même prix pour nous voir, de toute façon, et il nous compare forcément au groupe américain qu'il a vu en spectacle la semaine précédente.Oui, ça coûte très cher si on veut être compétitif !» En évoquant la question de la «rentabilité» de leur travail, Yves et Pierre se montrent plutôt féroces envers les compagnies de disque, l'«u-nion» et le système québécois des droits d'auteur.Encore là, ils ne sont pas les seuls à critiquer ces autres contradictions de l'industrie qui prétend les servir tout en les exploitant au maximum.Yves Léonard ironise même: «Si j'avais un conseil à donner à un jeune qui veut faire de la musique, je lui dirais de commencer par suivre un cours de droit ! Ça lui éviterait de mettre neuf ans à s'apercevoir qu'il se fait fourrer par tout le monde.» C'est pour régler une partie de ces problèmes que le groupe a assumé lui-même les frais de production de son dernier disque, «Maneige, Montréal, 6 AM».«On a établi une entente avec notre gérant, plus avantageuse et pour lui et pour nous, explique Pierre Gauthier.En fait, la Vincent Langlois compagnie de disque, c'est nous autres maintenant.On a le contrôle suntout.Si le disque se vend à plus de douze ou quinze mille exemplaires, on rembourse tous les frais de production et on atteint le seuil de la rentabilité.L'argent qui va rentrer après va aller directement dans nos poches \u2014 pour une fois !» Quant au reste, Maneige ne se permet pas de regarder trop loin en avant.Après neuf années, le groupe en est à un point tournant, autant au niveau musical qu'au niveau de la prise en charge de l'organisation globale de sa carrière On pourra l'entendre accompagner Robert Char-lebois sur une pièce de son prochain microsillon.Mais cette expérience, même si elle aura été enrichissante, demeurera marginale.Ce qui compte, pour le moment, c'est surtout la tournée des universités américaines prévue pour la fin de cet hiver, et sur laquelle les gars de Maneige ont les yeux fixés.L'été dernier, Maneige a triomphé à Boston, au cours d'un spectacle donné dans le cadre des festivités organisées pour le 350e anniversaire de la ville.Il faut répéter l'exploit.P'tit train va loin.\tSERGE VIAU 11 ANDRÉ DUPUIS, MÉDECIN, PROFESSEUR À CORNELL, CONFÉRENCIER ITINÉRANT.JE SUIS ENCORE UN PETIT GARS DE JOUETTE I Sous la contrainte d'aucune loi 101, uniquement par plaisir et pour mémoire, ils sont une centaine, ce soir-là, à partager le français de l'amitié.Dans la sobriété harmonieuse du salon des professeurs de la faculté de Médecine de l'université Cornell, attenant au New York Hospital, ces membres de l'American Association of French-Speaking Health Professionals s'adonnent à l'une des raisons d'être de leur groupe: souligner l'apport de l'art à la pratique des sciences médicales.Ils font revivre quelques passages d'illustres aînés qui ont écrit sur la musique: le Dr Albert Schweitzer, le Dr Georges Duhamel.Et ils écoutent avec une joie toute recueillie la flûte d'André-Gilles Duchemin et la guitare de Peter McCutcheon, artistes québécois que leur président, le Dr André Dupuis («un petit gars de loliette»), a invités à se produire de vant cette assemblée à laquelle il a ajouté quelques impresarios et des représentants de la délégation générale du Québec et du consulat du Canada.«le suis plus utile aux Québécois ici que là-bas», dit le Dr Dupuis Psychiatre, professeur, chercheur, conférencier, musicien et homme de bon conseil auprès d'artistes québécois de passage dans la métropole américaine ou qui viennent y vivre, il circule bien à l'aise dans les corridors de l'art et y guide volontiers ceux des nôtres qui sont de taille à s'y aventurer «Il est tout naturel de donner un coup de pouce aux gens de chez soi qui ont du talent», dit-il.Et comme par acquit de conscience (ou parce qu'on l'a trop sollicité?), il ajoute: «Quand ils sont prêts.» Il faut avoir vu à l'oeuvre cet homme affable et discret, orchestrant avec aisance et efficacité la mise en relation de 200 convives après un récital du pianiste André Laplante à Carnegie Hall, par exemple.Opération qui n'a rien à voir avec les mondanités, mais qui constitue tout simplement une des facettes de ce coup de pouce auquel il faisait allusion.Et n'allez surtout pas lui parler de dévouement ou de générosité «)e fais ça parce que j'aime ça», répondra-t-il.Bien sûr.Et tous ces coups de fil à droite et à gauche, pour intéresser un impresario à un artiste, pour en faire connaître un autre à un journaliste, et ainsi de suite, cela vient de son goût de partager ce qu'il aime avec le plus grand nombre de gens possible et, par le fait même, d'apporter une aide concrète à l'artiste.Etabli dans Manhattan depuis 17 ans et membre du Comité du Metropolitan Opera, des conseils d'administration de la Fondation Busoni et du Direct Theater, ami du consulat général du Canada et de la délégation générale du Québec à New York, cet homme connaît de bonnes adresses.et il a du flair ! Vers la fin du cours classique, André Dupuis a songé à opter pour le piano L'été précédent, gagnant du premier prix au concours National Music Award, auquel il avait participé alors qu'il était boursier du camp musical d'Interlochen, au Michigan, il avait promené le Quatrième Concerto de Beethoven à travers le Michigan et l'Illinois, accompagné par le National Music Orchestra Une carrière se dessinait Mais, à la réflexion, il ne se voyait pas «jouer soir après soir le Carnaval de Schumann de ville en ville, beau temps, mauvais temps».Il ne tournerait pas le dos à la musique, mais il choisirait la médecine et particulièrement la psychiatrie, «à cause du mariage de j la pensée et des sentiments».La musique allait toujours être présente en filigrane de son activité professionnelle.Après son doctorat à l'université de Montréal, alors qu'il poursuivait des études de médecine interne et de neurologie à McGill, il trouvait le temps d'organiser des concerts-échanges avec l'université du Vermont.C'est à ce moment-là qu'il a établi ses premiers contacts avec les grands agents internationaux, dont Columbia Artists.De cette période, il se rappelle avec un ! tantinet d'arrogance dans le regard avoir présenté le chanteur québécois francophone Claude Corbeil dans ce milieu anglophone de j McGill.au lendemain des premiè res bombes du F.L.Q.! On était loin de New York! Pas tant que ça, pourtant.Dès la fin de i Photos Robert Walker sa troisième année de médecine, André Dupuis avait goûté aux délices culturelles, à l'excellence professionnelle et au challenge de la métropole américaine, au cours d'un stage d'été en psychiatrie à Middletown, région de lacs et de montagnes à 60 milles de New York.Quelques années plus tard, c'est à New York même qu'il fera sa psychiatrie, au Mount Sinai School of Medicine, City University of N Y.Au terme de la «résidence», le meilleur médecin se voit offrir un poste d'enseignant à l'université, ce qui comporte l'affiliation à l'hôpital et pas mal de prestige.Fort intéressant quand, en plus, on songe à ouvrir un bureau.Le Dr André Dupuis a le choix de s'engager dans cet avenir prometteur ou de rentrer au Québec où, là aussi, on lui proposait des avenues alléchantes.Il a pris goût au milieu, à cette espèce de défi perpétuel, à cette provocation dont parlent tous ceux qui se sont établis à New York.Il restera.Mais pour travailler, son visa d'étudiant n'est pas valide; il lui faut la «carte verte».Dans son esprit, ce n'est qu'une formalité permettant de toucher un salaire; on y verra en temps et lieu.Mais il découvre bientôt que la fameuse carte constitue une demande d'immigration, ni plus ni moins.C'est sérieux.En plus de signifier l'intention de renoncer à la citoyenneté canadienne, cela veut dire faire le service militaire, obligatoire jusqu'à 35 ans pour les médecins.C'est la guerre au Vietnam.Advienne que pourra, les dés sont jetés.On l'affectera à la prison militaire à sécurité maximum de Leavenworth, au Kansas (1 700 détenus), en qualité de chef de la clinique psychiatrique.Entré capitaine, il sera promu major dès le lendemain matin ! Il n'allait pas tourner le dos à la musique, avons-nous dit?Même en prison, sa muse le suit II organise des soirées d'amateurs avec ces objecteurs de conscience et autres chez qui la musique est souvent une nourriture quotidienne.Il met sur pied de petits orchestres de détenus qui feront des tournées dans les camps militaires et iront même jouer à Washington devant les sénateurs.Et le major Dupuis sera décoré.Entre-temps, il a passé deux «fellow» en psychiatrie: pour adoles- cents et pour adultes.Sa carrière va bon train.Il a depuis plusieurs années un bureau sur la Cinquième Avenue.Il enseigne à la faculté de Médecine de l'université Cornell et à l'université Rockefeller.Il est particulièrement connu pour ses études sur les adolescents et, aussi, pour sa recherche sur les effets psychologiques de l'autocontrôlé de la glycémie chez les diabétiques insulinodépendants, recherche qui l'amène à prononcer des conférences et à faire des exposés un peu partout dans le monde, et à écrire de nombreux articles dans des publications scientifiques prestigieuses et des ouvrages collectifs.Et avec tout ça, pas prétentieux pour deux sous! Ce soir-là, dans le salon des professeurs de la faculté de Médecine de l'université Cornell, il faisait bon voir un des nôtres présider avec tact et élégance cette assemblée de médecins et autres professionnels de la santé originaires de tous les coins du monde et réunis par besoin de communiquer en français et aussi pour offrir aux francophones américains ou de passage des services professionnels dans leur langue.(Ils sont quelque 200 membres, comptent un millier de sympathisants et ont publié un bottin fort utile à la population locale et aux voyageurs.) Non, pas prétentieux pour deux sous, le Dr Dupuis.S'il peut s'offrir aujourd'hui le charme discret d'un appartement au sommet d'une tour qui donne «sur des levers de soleil émouvants», dit-il, il n'oublie pas l'été de son arrivée, en 1964, et son modeste studio sans climatisation, alors que le thermomètre voltigeait dans les 100°.Il n'oublie pas, non plus, de rendre hommage à ces hommes qui ont marqué son enfance et son adolescence, au collège de loliette, et qui lui ont inculqué le goût des choses de l'art et de la science: le regretté père Corbeil, fondateur du Musée de loliette; le père Brunelle, fondateur de l'Orchestre des leunes de la même ville, et d'autres qu'il nomme.André Dupuis a une bonne douzaine de cahiers d'écolier où il a colligé les critiques de pièces de théâtre, de concerts, d'expositions présentés à loliette dans les années cinquante.Souzay, Szeryng, Malcu-zynsky et tant d'autres sont passés par là, invités des Amis du séminaire.La région de Lanaudière poursuit d'ailleurs sa vocation artistique grâce, en grande partie, au zèle du père Fernand Lindsay, l'âme d'un Festival d'été qui offre pendant plus de six semaines des concerts de calibre international.André Dupuis ne passerait pas un été sans y venir et sans faire un détour par le camp musical de Saint-Côme, lui qui vous dira volontiers: «|e suis encore un petit gars de loliette l'en suis fier et je le resterai touiours !» THÉRÈSE DUMESNIL .tiMft 4*1 àJ3J!!T if» fO* \u2019Crz *v.v s rtir- T, to* SB*, \\ Forfaits wunderbar et Aventures wunderbar Wunderbar.disent les Allemands pour merveilleux! C\u2019est précisément le genre de séjour qui vous attend dans l'Allemagne romantique.Les gens sont accueillants et parlent souvent anglais et même français; voyager en train, en avion ou en voiture ou bien faire une croisière sur le Rhin devient donc un enchantment.Regorge de beautés à la portée de votre bourse surtout par l'entremise de nos \"Forfaits wunderbar\" et de nos \"Aventures wunderbar.\" Le \"Forfait wunderbar\" propose 62 types d'hébergement, tout en respectant les normes de confort canadiennes, ils sont répartis entre la pittoresque auberge de campagne et l'hôtel de première classe.Le prix d'une chambre pour deux varie entre c$21.00 et c$44.00 par personne et par nuit et inclue le petit dejeuner, les taxes et le service Les \"Aventures wunderbar\" sont une série de programmes destinés aux voyageurs dont les intérêts sont plus particuliers.Choisissez le \"Cyclotour wunderbar\"\u2014une radonnée cycliste dans la vallée supérieure du Rhin et dans la Forêt-Noire avec séjour dans de charmants hotels de campagne ou bien la \"Cavalcade wunderbar\"\u2014un voyage enchanteur par diligence dans la Haute-Bavière incluant une visite a l'église Wies et au château féerique de Neuschwanstein.Les \"Forfaits wunderbar\" et les \"Aventures wunderbar\" sont offerts par l'entremise de votre agent de voyages Vous avez de plus l'option de louer une voiture ou de vous procurer l'Eurailpass et la Carte touristique du chemin de fer fédéral allemand Faites-nous parvenir votre bon ou bien voyez votre agent de voyages ALLEMAGNE, c'est beaucoup plus que vous ne le pensez.P-22881! Office National Allemand du ïounsme\t| 2fundv.CP417 Place Bonaventae Montreal Québec HSA 166\tj Partes-mot parvenu de plus amples renseane\ti ments sa lAllemogne les forfaits wundetbar et les' Aventaes wunderbar'' Nom Addresse\t\t\t VHie\tProv\tCode Postai\t \t\t\tj r ?* ?\u2022Acs SANTÉ ET DIETÉTIQUF ATABLE | Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec Pour certains, la diététique est une invitation à la diète, au régime perpétuel Pour d'autres, elle symbolise la forme physique à travers une alimentation saine et équilibrée.Lorsqu'on est étranger à ces préoccupations qui conjuguent santé et nourriture, on est persuadé que la diététique n'impose que des repas sans saveur, composés de légumes, de viandes grillées, de poissons au court-bouillon, de fruits frais, d oeufs nature avec, en prime, un café sans lait ni sucre, un morceau de fromage, du lait, une noix de beurre et, à un repas ou à un autre, des céréales et des fruits.Ici, tout est modération, même dans l'assaisonnement où les fines herbes sont les bienvenues, mais où le sel et le sucre se font rares le plus possible Il faut retrouver la saveur première de tout ce que la nature nous offre sans pour autant faire carême à longueur d'année.Du 1er au 7 mars 1981, les diététistes du Québec lancent la Semaine nationale de nutrition 1981 dont le thème est Saine alimentation \u2014 Force en action.Leur but: allier nourriture et exercice physique en illustrant, par des thèmes divers, le rapport qui existe entre l'exercice physique, c'est-à-dire la dépense quotidienne d'énergie par la marche, les travaux domestiques, le jeu et le sport, et la quantité et la 3ualité des aliments consommés ans le même temps.Le résultat espéré par les organisateurs de cette première tentative officielle de sensibilisation du public est de voir chacun constater que, s'il s'est éloigné du poids qui était le sien à 25 ans, il en est le seul responsable Idéalement, il devrait, par une alimentation appropriée, reperdre les kilos qui, à raison d'un demi par année, ont alourdi de cinq, dix ou quinze kilos une silhouette autrefois souple et mince.Pour retrouver cette ligne et regagner l'agilité perdue, il faut manger mieux, manger moins et manger naturel Il ne faut pas oublier que c'est bien souvent par les yeux que vient l'appétit Les repas les meilleurs ne sont goûtés que s'ils sont présentés avec art sur une table attirante: la nappe est colorée; les fruits, jaunes, oranges et verts, donnent envie d'être mangés; et, dans l'assiette, on évite le blanc sur blanc du riz, du poisson et du navet reposant sur la porcelaine Même délicieux, ce plat est à lui seul un monument d'ennui.Photo Robert Jeannette, I.T.H.Q. POTAGE SANTÉ\t\t\tMÉTHODE Préparation: 20 minutes\t\t\tFAIRE REVENIR le blanc de poireaux Cuisson: 20 minutes\t\t\tdans le beurre.INGRÉDIENTS\t6 PORTIONS\t\tAJOUTER l'eau et les pommes de \tMétrique\tImpérial\tterre, puis le cresson et le persil Blanc de poireaux\t\t\tSALER et cuire pendant environ 20 en brunoise*\t200 ml\tVa de tasse\tminutes.Beurre\t30 ml\t2 c.à table\tDÉLAYER la fécule dans l'eau froide Eau\t11\t4 tasses\tet en lier le potage (ne pas faire Pommes de terre\t\t\tbouillir) en brurioise*\t300 ml\tVA tasse\tSERVIR immédiatement avec des Cresson haché\t90ml\tV} tasse\ttranches de baguette grillées et Persil haché\t15 ml\t1 c.à table\tfrottées à l'ail.Sel\t3 ml\t'A c.à thé\tNote: cette recette est une variante Fécule de mais\t25 ml\t5 c.à thé\tdu potage santé classique, dont Eau froide\t45 ml\t3 c.à table\tl'oseille et le cerfeuil sont remplacés Pain (baguette)\t12 tran-\t12 tran-\tici par du cresson et du persil.\tches\tches\t* En petits dés.Ail\t1 gousse\t1 gousse\t\u2022> FILETS DE DORÉ AUX CONCOMBRES Préparation: 30 minutes Cuisson: 10 minutes 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Sel\t2 ml\tYic.àthé Poivre\t1 ml\tVa c.à thé Filets de doré\t900 g\tT lb Farine tout usage 45 ml 3 c.à table Beurre\t45 ml 3 c.à table Concombres en bâton:.et s 300 ml VA tasse Crème 10%\t45 ml 3 c.à table Ciboulette hachée\t45 ml 3 c.à table Sel\t2 ml\t'Ac.à thé Poivre\t1 ml\tVa c.à thé Yogourt nature I (175 g) 1 (6 oz) MÉTHODE SALER et poivrer les filets de doré LES ROULER dans I farine.LES POÊLER à feu ooux dans le beurre, de 3 à 4 minutes de chaque côté.FAIRE BOUILLIR les concombres 2 minutes et les passer à l'eau froide.FAIRE CHAUFFER la crème.AJOUTER les concombres, la ciboulette, le sel et le poivre.Laisser réduire 3 minutes.INCORPORER le yogourt (ne pas faire bouillir).Verser sur les filets de doré.SALADE D'ORANGES À L'EAU DE MIEL Préparation: 15 minutes Cuisson: 10 minutes Réfrigération: 3 heures 6 PORTIONS INGRÉDIENTS Métrique Impérial Eau\t700 ml 2*A fasses Sucre à fruits\t30 ml 2c à table Miel\t45 ml 3 c.à table Oranges sans noyaux\t6 6 Menthe hachée 10 ml 2 c.à thé MÉTHODE AMENER l'eau à ébullition AJOUTER le sucre et le miel, et cuire pendant 10 minutes EPLUCHER les oranges et leur enlever toutes les parties blanches.Défaire les oranges et en disposer les quartiers dans un saladier.VERSER le sirop sur les oranges.SAUPOUDRER de menthe hachée.Mettre au réfrigérateur Servir très froid.GwFOURNIER Y'A RIEN LÀ.« J'ai un ami qui réussit très bien en affaires.Tout ce qu'il touche se change en or, pour ainsi dire, et je me promettais depuis longtemps de lui arracher son secret.Un jour, par exemple, il s'est lancé en skis de fond et a fait fortune Pendant que je m'éreintais à faire du ski de fond, lui s'enrichissait à en fabriquer.Conséquence directe de sa remarquable ascension en skis, il vient de mettre en marché un support à skis four automobile.Suffisait d'y penser, me direz-vous, puisqu'il fallait bien que tous ces maniaques qui s'étaient procuré des skis puissent les transporter! Mais comme il existe déjà sur le marché de nombreux supports à skis, comment arrive-t-on à en imposer un autre?Quand on a la chance de connaître un magicien de l'industrie, on en profite.Prenant mon courage à deux mains, je sollicitai une entrevue pour lui soutirer son secret et, qui sait, peut-être me lancer en affaires moi aussi! Les vrais magnats de la finance sont toujours plus simples qu'on l'imagine.Dès qu'il eut compris après tous mes détours que je souhaitais seulement connaître la clé de ses succès, il me dit en riant: «Lancer un nouveau produit, y'a rien là, suffit d'une bonne enquête faite par des spécialistes du marketing!» Si quelqu'un m'avait appris ça plus iôt! Ma première surprise passée, je brûlais du désir d'en connaître davantage et je lui demandai ce que son enquête avait révélé.\u2014 Sans cette enquête de marketing, dit-il sur un ton qui ne cachait pas à quel point mon ignorance lui faisait pitié, comment aurais-je pu savoir à qui s'adressait mon produit?C'est bien sûr! Si bien parti, je continuai de lui tirer les vers du nez: \u2014 Après avoir fabriqué ton support à skis pour automobile, qu'est-ce que t'as appris l'enquête?\u2014 Que 93% des acheteurs éventuels de mon support seraient des automobilistes! C'est quand même formidable de se lancer en affaires avec des données aussi précises! \u2014 Et ensuite?\u2014 L'enquête a révélé que 91% de ces acheteurs éventuels seraient des automobilistes qui adorent le ski.Au fond, il n'y a pas de secret: les hommes d'affaires qui réussissent sont ceux qui sont bien informés \u2014 Est-ce que l'enquête a démontré autre chose ?\u2014 89,6% des personnes interrogées ont répondu que si elles achetaient mon support, elles avaient l'intention de l'utiliser pour transporter des skis sur leurs automobiles.Voilà qui était plus que suffisant pour garantir le succès de\t^ l'entreprise! Mon ami était trop futé pour se fier uniquement à ces statistiques.Ayant toujours eu à coeur de lancer sur le marché des produits de qualité, il avait dû chercher à connaître quelque chose là-dessus de ses spécialistes en marketing \u2014 En effet, me dit-il, 91% des anglophones interrogés ont affirmé que la première qualité qu'ils recherchaient d'un support à skis, c'était qu'il puisse soutenir leurs skis.Cette préoccupation ne se retrouvait que chez 88,7% des francophones.\u2014 Et quelle conclusion fallait il * tirer de cette différence ?\u2014 Que mon support à skis connaîtrait sur le marché anglophone des ventes de 2,3% supérieures à celles du marché francophone.On dira ce qu'on voudra, mais le marketing, c'est fort! Chacun son passe-temps.le nôtre, c\u2019est de nous faire des amis et de l'argent.Pendant nos temps libres, nous augmentons nos revenus avec le catalogue Primes de Luxe Inc.C\u2019est-à-dire qu\u2019au bureau, au travail ou lors de nos activités, partout où nous rencontrons des gens, nous leur montrons le catalogue rempli de nouveautés et commandons pour eux les articles de leur choix.Vous aussi, joignez-vous à nous en demandant le catalogue.C'est une façon facile et agréable de gagner de l\u2019argent tout en meublant vos loisirs.CW' C\u2019EST FACILE! 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