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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier K
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1981-02-21, Collections de BAnQ.

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Après avoir rédigé son mémoire de maîtrise sur les conséquences de la Voie maritime, M.Lasserre retourne enseigner à Strasbourg.Il nous revient en 1967, à titre de pro- ¦¦\"*\t\u201e ,-*w ' ?\u201c\u2022*.« -\u2022 « ' 'wfc.'*n.iiimi 2SW$s \u2022\u2022 ,>* l-s*ry^a^Si« *v- ;r ar^uw .^ats^-^SSZ j**z+r «gfr.*.SnS*.jffW VWc jt »gt[ fesseur à l'université de Montréal.Il se penche alors à nouveau sur «ce fleuve pas comme les autres», tel qu'il se plaît à le décrire «En effet, le Saint-Laurent est un fleuve très riche, explique-t-il.Il a des fonctions précises auxquelles un géographe s'intéresse naturellement: d'abord, c'est un fleuve immense qui joue un rôle de coupure dans l'espace, pour, employer un terme propre à mon métier.)e veux dire par là que le fleuve, à cause de sa largeur, sépare les habitants de ses deux rives en deux mondes différents.Certains historiens du XVIIIe siècle parlaient même de mentalités nordiste et sudiste! «Le fleuve a aussi joué le rôle de «grande rue» du Québec, une avenue le long de laquelle villes et villa- ges se sont établis, une rue principale fourmillante d'activités.«Mais la fonction fluviale qui me paraît la plus importante est celle de «porte continentale.» \u2014 Qu'est-ce que c'est ?\u2014 C'est la position unique du Saint-Laurent qui lui permet d'être ouvert à la fois sur l'Europe et sur l'intérieur du continent.Vu sous cet angle, il apparaît comme une voie idéale de commerce et d'immigration.Cette position privilégiée a fâil de votre fleuve un acteur de premier plan dans votre développement économique et politique.Pour bien raconter ce fleuve, poursuit-il, il faut se remettre en mémoire toute l'histoire du Canada depuis l'arrivée des blancs et même avant.puisque les Amérindiens se servaient du fleuve comme d'une voie royale.A ce propos, M.Lasserre rappelle l'histoire des fameuses guerres iro-quoises qui ont tant marqué les débuts de ia colonisation.«Le fleuve était au centre de ces conflits, plus précisément l'accès au fleuve.Il faudrait modifier un peu ce qui s'enseigne dans les écoles et insister davantage sur l'origine mercantile de ces guerres.Il faut vous rappeler qu'au plan économique le fleuve a d'abord été l'instrument privilégié du commerce des fourrures que l'on évacuait vers l'Europe.Les Indiens en étaient naturellement les pourvoyeurs, vous le savez.Or, poursuit-il, les alliances Français-Hurons et Iroquois-Anglais résultent de circonstances géographiques et économiques.Quand les Français sont ar- rivés sur les bords du Saint-Laurent, ! ils ont pris contact avec plusieurs j peuples, dont les Algonquins à Ta-doussac.Ceux-ci étaient déjà en j conflit avec les Iroquois qui, installés ! à Montréal et à New York, contrôlaient les principales voies d'accès j au fleuve, donc compliquaient considérablement les itinéraires pour le commerce des pelleteries.« Sans remonter au déluge, poursuit le géographe français, on trouve dans votre histoire de multiples j exemples du rôle primordial qu'a j joué le Saint-Laurent dans le déve- ; loppement du Québec.C'est facile à comprendre, vous avez un fleuve au gabarit exceptionnel dont la position est stratégique, un outil extraordinaire de commerce et de développement.Or, il y a ici deux popula ? r CE FLEUVE Td'oublie pas, Henriette, la salle de bain est en haut.St fais attention aux patins de Jeannot, Vr il oublie toujours de les ranger.i?l Holiday Inn: le meilleur moyen de se reposer d\u2019un long voyage.Nous faisons tout pour supprimer l\u2019inquiétude que vous pouvez avoir loin de chez vous.Pour que vous vous sentiez confortables et les bienvenus, tous les hôtels Holiday Inn au pays vous offrent les nonnes qui nous ont valu notre réputation mondiale: chambres spacieuses et bien éclairées, télécouleurs, lits doubles extralongs, stationnement gratuit pour les clients, piscines et saunas, service de garderie, plan familial \u201cAdolescents gratuitsr menus spéciaux pour enfants, casse-croûte, excellents restaurants et vaste choix de divertissements.Lors de votre prochain voyage, demeurez à notre enseigne.Nous vous faciliterons les choses.Pi encore, appelez le H ¦Ho^XcÇxim â-ww.t » l'hAfpl ni li nhîf nli ai i mnnrip our réservations, composez sans frais: 878-4321 à Montréal; l-(800)-268-8980 pour le reste du Québec, Maritimes, Ont, Man.et Sask.; 1-(800)-268-8811 pour Alta.et C.-B.; 486-6400 à Toronto.Ou encore, appelez le Holiday Inn le plus près ou votre agence de voyages.L\u2019hôtel qui plaît le* plus au monde IMNTftCCCI à Themes: sports, peintures Olympiques.Russie des tiers, etc Commandez cette magnifique collection gratuite aujourd hui Nous vous enverrons aussi d autres timbres pour approbation; achetez-en ou nonet retournez le reste: gardez les 65 timbres gratuits' QUEBEC STAMP CO LTD C P 7300 Quebec Que .Canada G1G 5E7 , }'j6 6«* Rue e*t lest puMté ch«K)ue semaine f»r Perspectives irv 231.rue Sjint-Mcques.Montréal, P Q H2Y 1Mb Tél 282 2224 Président et directeur généra/ Jean A Dion Redaction Réda< teur en chef lean Bouthiltette Rédactrice en chef ad/omte F Sérese Dumesml \u2022 Rédacteur réviseur Edouard Doue et Conception graphique Directeur artistique Pierre legault Chef de la fsbrmtion Michel Brunette* Graphiste lean-Marc Martin Secretariat Liliane Bitursi«Françoise loan rude-«Cisèle Payant Service de la publicité Directeurgéoéra/ Walter Trudeau Directeur de fa pub/K ifé nationale lorne Treger \u2022 Charge tie comptée lacques Lanctôt 2 J1.rue Saint Jacques, Montréal, r Q H2Y IMb Tél 282 2224\t«\u2022 Diret teur régK>nal Déni* Kelly \u2022 Charge* de comptes Diane Ban lav Jb King Street Cast *t4 It \u2022 ->* Mai *» M to \u2022 VjJJ Vivre sur ï EAU en pleine VILLE Bourrées de marchandises, les péniches desservent toutes les grandes capitales européennes, reliées les unes aux autres par des canaux C'est ainsi qu'on a pris l'habitude de les voir voguer au centre de Paris, de Bruxelles ou d'Amsterdam.Ces péniches, qui pour la plupart transportent jusqu'à 35 tonnes de marchandises, laissent à l'arrière une partie habitable, séparée de la cale à marchandises, pour les mariniers et leur famille Après toute une vie consacrée à la navigation sur les canaux d'Europe, si le fils ne reprend pas le bateau, il est de tradition marinière de l'aménager au complet et de vivre à bord II existe ainsi de petites villes flottantes où vivent d'anciens mariniers : la salle des fêtes, la mairie et même l'église sont d'anciennes péniches transformées ? I I - \\ :\u2022 ,(«V ' 'V l'!-> ' il - ^ 'i \u2022V r Avis Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage - éviter d'inhaler Moyenne par cigarette - Régulière et King Sue: \"goudron\u201d 12 mg, nie 0.9 mg. 3 en 1, l'huile qui enlève le goudron des voitures, la rouille des ciseaux et qui est tout indiquée pour les outils électn-ques.3 en 1 préviendra la rouille sur les patins, les skis ou les tuyaux des sous-sols humides.De plus on l'utilise pour lubrifier les roues, les bicyclettes et autres appareils.3 en 1 fait tout ça et bien plus encore.L'huile à tout faire de la Croix-Rouge nous Or FOWLER Soulagement rapide de la diarrhée ¦#7 fl * >/ VIVRE SUR L'EAU EN PLEINE VILLE C'est au début des années 60 que des péniches furent rachetées par des gens qui n'avaient nullement l'intention de devenir mariniers, mais qui les transformèrent en de luxueux appartements et s'installèrent là, en plein coeur de la ville sous le pont de l'Alma, au bord des quais de l'île Saint-Louis ou au pied de l'Église Notre-Dame.A cette époque, ceux qui vivent sur la Seine sont des marginaux, amoureux de Paris, qui ont trouvé la solution pour vivre dans les endroits de la ville qui leur plaisent sans avoir à rendre de compte à personne.C'est à partir de 1972, suite à une vaste campagne de presse, que le phénomène des bateaux-logements à Paris se fait mieux connaître.Sur les canaux d'Amsterdam, un millier de péniches sont habitées toute l'année.Cela n'a encore rien de comparable avec Hong-Kong, mais mille bateaux-logements ce n'est tout de même pas négligeable.C'est à cette époque que Françoise et Bernard achètent le Conexus et se lancent dans l'énorme entreprise qu'est l'aménagement de leur péniche qui, au départ, n'est qu'une immense cale de 600 mJ.« Il a fallu plusieurs mois de travail avant de pouvoir nous installer à bord, dit Bernard.Nous avons commencé par percer des fenêtres, ensuite il a fallu isoler parfaitement l'épaisse tôle rivetée puis laisser un espace d'au moins 10 cm entre la tôle de la péniche et le mur définitif afin que l'humidité ne pénètre pas.« Quoi qu'il en soit, poursuit Bernard, les trois premières années, il y a toujours quelque chose à clouer, à scier ou à souder.Après un an de travaux, ça commence à prendre forme, les séparations sont faites : il y a deux chambres, un bureau, une cuisine avec un comptoir qui donne sur un immense salon dans lequel il y a une cheminée.Descendez les quelques marches, vous êtes dans le vestibule qui est une véritable serre.alimentée par des puits de lumière.Le tout représente une surface habitable de 200 m2.C'est un immense appartement, comme il est difficile d'en trouver dans Paris et encore moins sur les bords de la Seine.» Quant aux commodités, l'électricité est débitée en 24 volts par des batteries que l'on recharge régulièrement en laissant tourner le moteur de la péniche quelques heures tous les trois jours.L'eau courante est fpurnie par un réservoir de 10 000 litres.C'est un peu pour s'évader des bruits de la ville que Françoise et Bernard ont choisi d'aménager une péniche, pour vivre à un autre rythme.C'est vrai qu'une fois franchies les marches qui séparent le quai de la péniche, on entre dans un autre monde où l'on n'entend pas les voitures, tout juste un ronron que bientôt on oublie, bercé par le bruit de l'eau.DANIEL TEBOUL h % tu.*\t.»« '1#.\\S FINS\u2019 biscuits Les Biscuits fins au blé ont un charme bien à eux.Leur bon goût de blé, leur saveur croustillante et leur forme mince ont l\u2019heur de plaire à tous, minces ou grassouillets, petits ou grands.au blé Les Biscuits à la ^ T rème sure et c iboulette sont pour les gens très propres, qui de peur que la crème sure à la ciboulette ne coule du biscuit préfèrent qu\u2019elle soit k in< orporçe ri < elui-( i ^\tA ^CKS,l,/+ Les légumes quand T ils sont croustillants sont 1 bien meilleurs.comme les biscuits d\u2019ailleurs.Pas étonnant que l\u2019on retrouve réunis dans les Biscuits fins aux légumes, ces deux atouts.un bis< mt « roustillant fait de i L légumes croustillants.A nimccs^uv Allumes oulette À CHAQUE BISCUIT SA PERSONNALITÉ.PSiTT! voitures d'eau qui permirent à Cartier de planter sa croix sur notre morceau de planète.Pouvant porter jusqu'à quatre voiles latines, «les meilleurs voiliers qui soient sur mér», dit Furetière des caravelles, jaugeaient de 120 à 140 tonneaux.EDOUARD DOUCET (Hochelaga).Pour le troisième, en 1541, une commission royale le confine au rôle de pilote.Le protestant Roberval supplante en effet le Malouin à la tête d'une grande entreprise de colonisation à rembouchure de la rivière Cap- Tout le monde sait que Jacques Cartier explora en 1534 les côtes de Terre-Neuve et celles du Labrador.Or, baleiniers basques, morutiers normands et bretons exploitèrent bien avant cette date ces parages de brume, de richesses et de mystères.En font notamment mention Lescarbot, Charlevoix.et les Jugements d'OIéron, code maritime qui jouit d'une grande vogue du Xle siècle jusqu'au XVIIe.Pour en rester aux Basques, le comte de Premio-Real, consul général d'Espagne au Canada en 1879, fit part à Faucher de Saint-Maurice d'un courant polaire qui vient se heurter sur l'Islande, et là, se divisant, frappe d'une part la côte du Labrador, aux environs de Belle-lsle, pendant que, de l'autre côté, il se dirige vers la baie de Biscaye.Mouvement elliptique, ce courant basque-canadien (jumelé à un courant atmosphérique) aurait favorisé la venue de marins basques sur nos côtes depuis des temps immémoriaux.Mais il n'en reste pas moins qu'en mouillant à Gaspé en 1534 Cartier introduisit la dimension souveraine de la prise de possession d'un territoire au nom du roi de France.Pourquoi François 1er désigna-t-il un Breton pour «descouvrir certaines ysles et pays où l'on dit qu'il se doibt trouver grant quantité d'or et d'autres riches choses»?(La relation de 1534 indique un second objectif: la route de l'Asie.) Oui, pourquoi un Malouin plutôt qu'un Dieppois ou qu'un Fontarabien?Constatons simplement le rattachement alors récent de la Bretagne à la Couronne de France (1532)! Un second voyage en 1535 amène Cartier jusqu'à Montréal Rouge: Charlesbourg-Royal.C'est la première de trois tentatives de colonisation des protestants français en Amérique du Nord.Les deux autres étant celles de l'amiral de Coligny en Floride (1562-1567) et de Pierre de Monts en Acadie (1603).Trois tentatives, trois avortements: le burin de l'histoire nous enseigne que la bosse des affaires ne pouvait échoir aux huguenots français en matière de colonies de peuplement.Saluons pour terminer les trois - .ET CE FUT UN MALOUIN! < i?.-*'*'* - 1C Wff \u2022mas?*s?*- liuni\u2014 » M f ;****** ÉNEMENT COMMÉMORATIF ET SPORTIF: QUÉBEC 1S34-1964 Été 84.Québec, capitale mondiale de la voile.Amateurs et professionnels de la mer, bateaux anciens et modernes se sont donné rendez-vous sur les bords du Saint-Laurent pour commémorer le 450e anniversaire de la découverte du Canada par Jacques Cartier.Une fête nautique grandiose, voire supérieure à celle qui a eu lieu à New York en juillet 76 pour le bicentenaire des États-Unis! Mais comment est-ce arrivé?Pourquoi Jacques Cartier, toi le Ma-louin, opiniâtre et discret, te fête-t-on?On! c'est bien simple! Tu le dois à des admirateurs soucieux parmi tant d'autres de redorer le blason d'un Québec maritime.Car, c'est bien de cela qu'il s'agit.Cet événement doit non seulement attirer les marins et les gens de l'extérieur, mais aussi les Québécois.Ces derniers prendront conscience plus que par le passé qu'ils appartiennent à «un pays d'eau».Après une série d'études qui dura près de deux ans, les gouvernements du Québec et du Canada ainsi que la Chambre de commerce et d'industrie du Québec métropolitain ont apporté leur soutien à la Corporation Québec 1534-1984.La grande fête de la voile est donc lancée.C'est par la voie des mers qu'aborda Jacques Cartier, à Gaspé, pour ensuite remonter le fleuve jusqu'à Québec à la tête de trois navires.C'est sur ce «boulevard maritime» que se déroulera le point culminant de la course des grands voiliers (Saint-Malo-Québec) et de la course des voiliers de performance (Qué-bec-Saint-Malo).De toutes les rives du Saint-Laurent, on pourra observer et admirer ces magnifiques trois-mâts, ces «bêtes de course» toutes voiles dehors.Il y a un peu plus d'un an, la Communauté urbaine de Saint-Malo a accueilli une délégation composée des maires de Gaspé, de Saint-Jean de Terre-Neuve et de certains membres de la Corporation sous la direction de Jean Pelletier, maire de Québec.Les autorités de la cité ma-louine ont assuré les membres de cette mission de leur collaboration au projet Québec 1534-1984.La délégation canadienne se rendit en- suite à Londres pour rencontrer les responsables de la Sail Training Association, organisme international régissant les rendez-vous des grands navires-écoles à travers le monde.Le projet fut soumis à l'Assemblée annuelle et au comité technique de la S.T.A.Cette association accepta officiellement de participer à l'événement et proposa un plan de course.Avant le départ de France, il y aura un grand rassemblement de tous les grands voiliers aux abords de Saint-Malo.Le ministre Yves Ouhaime a laissé entendre qu'un voilier battant pavillon québécois pourrait ouvrir ce défilé.Ce navire servirait d'instrument de relations publiques et de promotion touristique d'ici 84.Par la suite, il serait utilisé pour la formation de cadets.On ignore pour l'instant s'il sera construit au Québec ou acheté tout simplement ailleurs, comme le sont la plupart des grands voiliers étrangers (Eagle des États-Unis construit en Allemagne, Kruzenhstern de l'URSS acheté en Allemagne).Signalons aussi que le Bluenose, construit en 1921 en Nouvelle-Écosse, arborera le pavillon canadien.Le plan de course prévoit que le point de ralliement se fera à Halifax début juin.Avant l'arrivée finale à Québec, les trois-mâts feront escale dans divers ports du Saint-Laurent, dont principalement Gaspé.Cela coïncidera avec les fêtes de la Saint-Jean et du Canada.> La population pourra visiter ces trois-mâts, peut-être monter dans les huniers et surtout discuter avec ces marins venus des quatre coins du monde.Même chose avec la ma- ' rine à moteur, puisque de nombreux bâtiments de la flotte canadienne et étrangère feront aussi partie du décor.Mais ce n'est pas tout.D'autres manifestations nautiques sont prévues pour honorer la mémoire de Jacques Cartier.Ainsi la Corporation Québec 1534-1984 a-t-elle arrêté un important programme de courses de voiliers de performance.Quatre épreuves où pourront se distinguer (on le souhaite) nos hardis navigateurs.Dernièrement, la Corporation a donné, au cours d'une conférence de presse, les premières précisions sur les règlements de l'épreuve maîtresse: Québec-Saint-Malo, la plus grande Transat à équipage, ou s'affronteront une cinquantaine de yachts de course-croisière d'une longueur minimum de 40 pieds.La préparation de cette course-spectacle, au dire du président de la Corporation, Jean-Paul Massé, sera une merveilleuse occasion de faire parler du Canada, du Québec et du Saint-Laurent pendant les quatre prochaines années.En juin 84, se déroulera la 7e édition de la Transat anglaise en solitaire entre Plymouth et Newport (États-Unis).L'habileté des organisateurs, qui se sont assuré les services de Michel Etevenon, créateur de la Route du rhum, a été de concevoir une épreuve permettant aux champions de ramener leur bateau en course vers l'Europe, tout en se confrontant au plus haut niveau avec des superequipages.Le parcours Québec-Saint-Malo devient donc une épreuve originale et complémentaire, comptant du même coup pour le championnat du monde des courses océaniques lancé dernièrement par l'Afipoco (Association fédérale internationale des promoteurs de courses océaniques) dont le Canada fait partie.Ce type d'épreuve, à l'heure actuelle, comme le précise Pierre Roy, mordu des courses au Yacht Club de Québec, attire les Tabarly, Birch, Weld et compagnie et sert en même temps de banc d'essai pour les monocoques ou multicoques, qu'ils soient prototypes ou bateaux de série.On a souvent fait la comparaison avec les épreuves automobiles de formule 1.Cela est justifié.Car la course est l\u2019un des moyens, avec l'appui des médias, d'intéresser par contrecoup le public à la voile et, qui plus est, le nôtre, lui qui connaît mal les possibilités de navigation de plaisance sur le Saint-Laurent.Déjà une dizaine d'équipages québécois et canadiens ont déposé des demandes de participation pour cette compétition.Dans les prochains mois, on devrait être au courant des grands tenors de la voile qui acceptent de relever ce défi, dont l'itinéraire passera par Percé, les lles-de-la-Madeleine, et sans doute Saint-Pierre-et-Miquelon pour finalement atteindre Saint-Malo.Soucieux de promouvoir la participation de barreurs canadiens à cet événement et d'associer en même temps l'industrie nautique de notre pays, la Corporation Québec 1534-1984 organisera une épreuve de quillards Ghallenge-Canada, de Toronto à Charlottetown, et des championnats internationaux de dériveurs et de planches à voile.Hé, Jacques Cartier, attends, ce n'est pas fini! Les flonflons et les lampions seront aussi de la fête.A» DA LE SILL A JACQUES CART] \u2022»*. TAPI FS PÉDUITS AUX1 INDÉS I CABLES >«Trv *m¥Y*h Wfc>r.**T- .>Tï.î \\ \\ *¦ Le nouveai à taux ga DANS U SILLAGE DE JACQUES CARTIER Québec, Gaspe, Halifax et Saint-Malo, on s'empressera de vanter tes exploits, tes rencontres avec les Amérindiens, avec le chef Donna-cona et d'évoquer les fabuleux présents que tu rapportas au roi François 1er.De belles histoires à raconter qui serviront de toile de fond à des échangés et à des manifestations de toutes sortes.Même les communautés ethniques vivant au Canada seront invitées à participer et à découvrir notre patrimoine maritime.Être considérés comme des «gens de mer», voilà ce qui doit se dégager des contacts et des rencontres qu'auront eus les visiteurs avec notre population.Quand Jacques Cartier fit ses premières expéditions en Nouvelle-France, il faisait de la reconnaissance géographique, tout en étant toujours à la recherche de ce fameux passage vers l'ouest pour atteindre les Indes.C'est encore un peu le cas pour le plaisancier moyen.Près de 500 ans plus tard, notre Malouin serait déçu de constater que le fleuve n'est pas une zone de navigation de plaisance «agréable» pour ceux qui utilisent les bons soins d'Éole.Beaucoup disent parmi les plaisanciers, tel Paul-André Michaud, navigateur sur le Saint-Laurent, qu'en dehors de son aspect réservé au trafic commercial, cette voie d'eau est mal exploitée et insuffisamment mise en valeur pour permettre une navigation à la voile en toute sécurité.Tout le monde est d'accord là-dessus.Il faut doter le fleuve de nouvelles infrastructures pour favoriser la plaisance.Mais le dossier risque de prendre quelque retard.En effet, Ottawa veut obtenir juridiction sur un certain nombre de rives du fleuve, tandis que de son côté Québec interdit au fédéral toute cession de terrains attenant à ces rives.Si un consensus n'est pas rapidement trouvé, il sera difficile d'aménager les 4 000 places de port, dont on a déjà besoin, entre Montréal et Rivière-du-Loup.3 000 d'entre elles devraient être concentrées dans la région proche de Québec pour être ensuite, après 84, réparties a travers le réseau nautique.C'est aussi une croix sur l'installation d'abris ou de mini-ports de refuge aménagés tous les 35 ou 40 milles entre Québec et Gaspé.Or, comme l'indique Gaston Truchon, en ajoutant ces relais ou ces haltes avec ponton et services essentiels, la navigation de plaisance prendra des dimensions tout à fait différentes et permettra, tel qu'on le laisse entendre, un essor important.Et l'accueil sur la terre ferme?Comment absorber cette nouvelle marée humaine?On pense faire ap-I, entre autres, au système d'hé-rgement sur paquebot et chez l'habitant pour renforcer l'équipement hôtelier existant.Marcel Lan- dry, coordonnateur du projet au M.I.C.T., estime que cette fête peut être un moteur pour l'industrie touristique qui a besoin d'être consolidée.Une étude réalisée par le Marketing Management de l'université du Rhode Island explique que la venue des grands voiliers à Newport en 76 a été l'événement touristique le plus important de l'histoire de cet État.Il en est résulté, selon les experts, des retombées économiques de plus de 15 millions de dollars en moins d'une semaine.Qui contestera à Newport son titre de Mecque de la voile en Amérique du Nord?Personne, évidemment.Pour notre part, on espère que ce projet donnera dès les années 81, 82 et 83 un coup de fouet à l'industrie nautique canadienne et québécoise qui commence déjà à «décoller».Et l'addition dans tout ça?Combien vont coûter les festivités de notre illustre navigateur?Six millions de dollars dont 50% seront financés par le secteur privé et 50% par le secteur public.Parmi les commanditaires de la première heure, il faut signaler I.B.M., Air Canada, Kodak, la Banque Royale et la Banque de Montréal.On devrait connaître sous peu le nom d'autres organismes ou compagnies privées impliqués.Du côté du secteur public, le Gouvernement du Québec absorberait une partie importante des coûts de l'opération tandis que le fédéral réglerait et fournirait les services dont a besoin la Corporation.Les prévisions de l'aide urbaine du Québec métropolitain se monteraient à près de deux millions de dollars.Quoi qu'on en dise, c'est peu coûteux pour un événement qui durera trois mois et a été préparé pendant quatre ans.\tMARC PINELLI Une retraite solide Ês d\u2019épargne-retraite v_ un choix qui porte fruit.pôt RER BANQUE DE COMMERCE CANADIENNE IMPÉRIALE distingue ce de 20 personnes affai-à creuser la neige et que iprcndrait facilement pour d'innocents pêcheurs ou des campeurs courageux.Rien, sinon fapparition surprenante de ces deux nomme s-grenouilles sortis de la tente plantée non loto de là et venus les rejoindre en grande tenue de plongée.sous la glace, en plein hiver?Pourquoi pas, se sont dit H y a quatre ans un groupe d'amateurs de plongée sous-marine, déçus par la courte durée de la saison normale, de la mimai à la mi-septembre.Le Club Baiser-Blac est né de ce défi et est actuellement le seul au Canada, semble-t-il, à pratiquer la plongée en hiver.Ce n'est pas une mince affaire! H fallut une bonne heure pour tailler un bloc de glace d'environ 30 pouces d'épaisseur et pesant au moins 250 livres.Puis, les plongeurs ayant depuis longtemps maîtrisé la répulsion du profane à la vue de l'eau gla- masques et les bouteilles d'oxygène.Pour s'assurer une sécurité totale, chaque plongée s'effectue à deux reliés constamment à la surface par une corde solide.L'excursion dure en général une demi-heure jusqu'à des profondeurs de 100,120 pieds dans une eau qui est invariablement plus chaude que 0° Celsius, point de \"affirs* *-.***«- «pie le corps s'est habitué à la température, on ne céderait sa place à personne.Une sensation de sérénité bien particulière sur-le plongeur le *jugué par l'at-qui se dégage de l'eau, le rythme de la \"diminue en hi-s- savrdent pro e écorce de a, de plus, la quais visibilité de des vents tion des basse tempé-visibilité et glace une \u2022HEfB m*î.n .ipM ,ÿ-t ic y ¦ ' ; \u2022 i h
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