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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1976-05-05, Collections de BAnQ.

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[" G LE SOLEIL QUEBEC, MERCREDI 5 MAI 1976 notional Forget nie que une importante les coupures budgétaires entraîneront diminution des services hospitaliers par Pierre CHAMPAGNE Le ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget, voit mal la relation que l\u2019on peut faire entre-une coupure budgétaire de deux ou trois pour cent et une diminution du nombre de lits disponibles dans les hôpitaux pouvant aller jusqu'à 50 pour cent.Dans son édition de samedi dernier, LE SOLEIL annonçait que, faute d'argent, de 30 à 50 pour cent des lits d\u2019hôpitaux de la région seront inoccupés au cours de l'été qui vient.Après une enquête effectuée auprès des administrations hospitalières de la région, notre journaliste, Ghislai ne Rheault, écrivait que c'était là la conséquence brutale des coupures de budget imposées aux hôpitaux par le gouvernement \"Je ne porterai pas un jugement sur la responsabilité des administrations hospitalières, d'abord sur la foi d\u2019une simple spéculation d'un journaliste et, encore moins, sur celle qui a fait la manchette\", a déclaré le ministre Forget, interrogé par l\u2019opposition durant la période des questions, hier après-midi.\"L'aspect paradoxal de cette an nonce tient au fait qu'il s'agit d une réduction de 2.5% dans le budget des hôpitaux; or on parle d\u2019une diminution de capacité de l\u2019ordre de 30% à 50% pendant une période de deux ou trois mois.Une simple règle de trois suffit à démontrer que les faits dépassent de loin la cause imputée, ou supposée, de La médaille Massey à un Québécois le gouverneur général Jules léger a présenté hier la médaille Massey 1976, décernée pour un travail de très haute distinction dans le domaine de la géographie, à M.louis-Edmond Hamelin.M.Hamelin est professeur à l\u2019université laval depuis 1951.Il a reçu b récompense au parlement d'Ottawa, hier, pour sa contribution à une meilleure compréhension du Nord canadien.cette diminution des services\", a ajouté le ministre.Pas d'économie Dans le premier volet de sa question, le député péquiste de Saint-Jacques, M.Claude Charron, demandait au ministre des Affaires sociales si son ministère avait l'intention de mettre à la disposition des hôpitaux les sommes qu'il économise durant le conflit de travail afin d'engager du personnel surnuméraire pour remplacer, durant l\u2019été, les employés en vacances.Le député de Saint-Jacques soulevait cette question parce que, dans LE SOLEIL de samedi, on avait annoncé que, dans la majorité des hôpitaux de la région, le personnel en vacances ne serait pas remplacé.Selon le ministre: \"Les déboursés effectués par la trésorerie gouvernementale à l\u2019intention du réseau hospitalier n\u2019ont pas subi un sou de réduction depuis le debut du conflit.\" Il est donc inexact de prétendre que le gouvernement a fait des économies durant cette période.S\u2019il est vrai que des économies avaient été réalisées, elles auraient été sensibles, selon le ministre, au niveau de la liquidité des hôpitaux.Or il n\u2019en est rien.Ca va mal Par ailleurs, rejoignant, dans un certain sens, la récente déclaration de l'Association des conseils des médecins et dentistes du Québec, le ministre a avoué que tout n\u2019aliaii pas très bien dans la médecine, au Québec.Interrogé sur les mesures qu\u2019il entendait prendre pour remédier à la situation, le ministre devait révéler que, déjà, plus de 7,000 poursuites ont été inscrites en vertu de la loi sur les services essentiels.\"Des efforts plus récents ont été faits, la semaine dernière, lorsque des injonctions ont été prises en vertu de l'article 99 du Code du travail.Il y a eu aussi non-respect dans bien des cas, de ces injonctions et, là aussi, des sanctions sont recherchées par le ministère de la Justice\", a déclaré M.Forget Les pilotes de ligne votent contre le bilinguisme dans le trafic aérien MONTREAL (PC) \u2014 Les pilotes de ligne canadiens ont voté, par une écrasante majorité, contre 1 adoption du bilinguisme dans le contrôle du trafic aérien au Québec.Le président de la Canadian Air Line Pilots' Association, M.K.A.Maley, a révélé, hier, que 91.6 pour cent des 2,800 membres ont appuyé la position du conseil d\u2019administration syndical contre l\u2019usage du français, en plus de l\u2019anglais, pour le contrôle des mouvements d\u2019avions.M.Maley a également précisé que les syndiqués avaient autorisé leurs dirigeants à prendre toute mesure jugée utile au cas où le ministère fédéral des Transports poursuivrait son programme de bilinguisme M.Maley a ajouté que \"des politiciens ignorants et mal informés\u201d mettent la vie des voyageurs aériens en danger et qu\u2019ils mettent en doute l'avenir de l\u2019industrie du transport aérien en essayant d imposer le bilinguisme aux pilotes.On sait qu'une association de pilotes francophones a déjà souligné le fait que presque partout ailleurs dans le monde la langue de communication dépend du pays survolé.Le Canada ayant deux langues officielles, ces pilotes f.ancophones et leurs confrères contrôleurs demandent le privilège de communiquer en français au moins au-dessus du territoire québécois.Selon M.Maley, 62 contrôleurs de l'air anglophones québécois cherchent présentement à quitter le Québec et 37 autres sont à mijoter une décision à cet effet.\"Cet exode affectera certains de nos experts et il faudra des années pour les remplacer\", de déclarer M CHICOUTIMI (PC) \u2014 La Cour d'appel du Québec a déclaré constitutionnelle, hier, la loi de l'étiquetage en français des aliments, en vertu de la loi des produits agricoles et des aliments datée du 15 mars 1967 Les juges Rinfret, Turgeon et Bélanger ont été unanimes à rejeter l\u2019appel de la maison Dominion, qui contestait un jugement du juge Bertrand Gagnon, de la Cour des sessions de la paix, à Chicoutimi, qui s\u2019était prononcé sur la constitutionnalité de la loi, et en même temps, la Cour Maley, sans spécifier s\u2019ils seraient remplacés par des anglophones ou des francophones.M.Maley n a pas abordé le problème des pilotes et des contrôleurs de l\u2019air unilingues francophones, car il n'en existe pas.Les pilotes et les contrôleurs de d\u2019appel a rejeté le bref d\u2019évocation de la Cour supérieure, retirant les causes qui étaient inscrites devant le juge Gagnon.Le juge Bélanger, dans ses notes, ne croit pas que la réglementation impose des exigences irréalisables de la part des importateurs.\"Je ne vois rien dans le dossier qui permette de conclure que les producteurs des autres provinces ou des pays étrangers refuseraient de composer leur étiquetage dans la langue des clients qu\u2019ils recherchent.\" l'air s'objectent depuis environ deux ans au fait que le gouvernement fédéral a imposé des cours de français ainsi qu'un lexique français dans la province de Québec.Et six aéroports québécois doivent depuis deux ans donner un service bilingue aux pilotes qui exigent ce privilège.En outre, selon la Cour d\u2019appel, le règlement ne restreint ni ne limite la libre circulation des échanges commerciaux.Me Jean-Jacques Turcotte, représentant du Procureur général du Québec.a plaidé cette cause, et maintenant toutes les accusations qui étaient devant les tribunaux concernant les étiquetages en français pourront suivre leur cours à moins que Dominion en appelle devant la Cour suprême, à Ottawa.La loi d'étiquetage en français est déclarée constitutionnelle SI VOUS AIMERIEZ AVOIR UN STATION WAGON CADILLAC, LINCOLN OU MERCEDES, C\u2019EST BIEN ICI QU\u2019IL FAUT S\u2019ADRESSER.Vous aimeriez avoir un station wagon de luxe qui convienne à votre situation sociale?Désolés! 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l'utilisation de véhicules bien construits et l\u2019éducation et la sensibilisation des enfants et des adultes.Dire que tous les chauffeurs sont conscients du rôle important qui leur est dévolu dans le système scolaire, ce serait nettement exagérer.Prétendre le contraire serait tout aussi inexact Pour certains transporteurs, l'embauche d'un chauffeur se résume à prendre le premier du bord en autant qu'il possède le permis de chauffeur requis, parce qu'ils doivent combler un pressant besoin pour assurer la bonne marche de l'entreprise.Assez souvent non syndiqué, l\u2019individu ainsi engagé touchera à peine plus que le salaire minimum, s'il est à plein temps.Il travaillera en moyenne six heures par jour et son emploi s'échelonnera sur une période de dix mois seulement par année.Au début de son emploi, il ne sera que très superficiellement sensibilisé aux règles de sécurité.Par la suite, dans le cours normal de son travail, personne en autorité ne lui fera de remarques pertinentes, il y a donc fort à parier qu'il ne se sensibilisera pas de lui-mème à la cause de la sécurité.Livre jaune Imbu de bonne volonté, sans doute, le ministère des Transports produisait récemment, par l'intermédiaire du Bureau des véhicules automobiles (direction de la sécurité routière) un \"livre jaune\" visant au perfectionnement des conducteurs d'autobus scolaires.Initiative fort louable, s\u2019il en fut une, mais qui révèle une grave lacune surtout si l'on tient compte que des statistiques canadiennes démontrent que la plupart des accidents impliquant des autobus scolaires étaient dus à la négligence des conducteurs.Pour les onze premiers mois de l'année 1975, les statistiques démontrent que 639 véhicules scolaires ont été impliqués dans des accidents au Québec.De ce nombre, six accidents ont été mortels, 132 ont occasionné des blessures corporelles tandis que 501 se sont heureusement soldés par des dommages matériels seulement.Il faut bien noter ici que les statistiques du ministère des Transports ne relèvent que le nombre d\u2019accidents, ce qui n'indique pas le nombre de morts et de blessés.Ces données pourraient justifier à elles seules la nécessité de perfectionner davantage les chauffeurs, mais le ministère, invoquant le faible volume d\u2019accidents dans le transport scolaire comparativement à ceux causés par l'ensemble des autres catégories de véhicules circulant au Québec, ne veut pas rendre obligatoire les cours de perfectionnement pour les chauffeurs d'autobus scolaires au Québec.Une \u2019 mi-politique\u201d \"Les cours aux chauffeurs doivent être purement incitatifs\u201d, selon M.Robert Grégoire, directeur du service de la sécurité routière au ministère des Transports.\u201dCa ne deviendra pas obligatoire, parce que ce serait faire preuve de discrimination envers une catégorie de chauffeurs (autobus scolaires, transport urbain, camions-remorques, etc.) qui causent le moins d'accidents.\u201d Cette façon de voir les choses explique peut-être pourquoi le minis- par Richard Côté et Jacques Dallaire tère n'investit pas tellement quant au personnel pédagogique qui aurait la responsabilité de cet enseignement.D'ailleurs, selon des versions recueillies dans plusieurs milieux du transport scolaire, on reste convaincu que le ministère a englouti toutes les sommes réservées à ce cours de perfectionnement dans la préparation du \"livre jaune\u201d et du matériel devant servir de guide pédagogique.Il est assez curieux de constater qu\u2019on ait demandé à certains transporteurs de la région de Québec de servir de moniteurs alors que ces cours ont été conçus à leur intention! Le fonctionnement quotidien du service de transport scolaire amène tout autant d'interrogations en ce qui a trait à la sécurité et les transporteurs eux-mèmes se disent parfois inquiets de constater certaines anomalies.Ils se demandent, entre autres choses, comment il se fait qu'aucun accident mortel ne soit encore survenu à la polyvalente de Loretteville où, après avoir traversé une artère importante pour aller de l'école aux autobus scolaires, les enfants de tous âges doivent se bousculer dans une cour bondée d'autobus afin de parvenir au véhicule qui les ramènera peut-être à la maison.La Fédération des comités de parents trouve, pour sa part, irresponsable de la part de certaines commissions scolaires de s'opposer, sous prétexte d\u2019économies, à ce que des brigadiers se trouvent à bord des autobus qui ont à faire descendre des enfants sur des voies rapides, comme le boulevard Talbot, entre Notre-Dame-des-Laurentides et Stoneham.par exemple.A ce sujet précis, d'ailleurs, le régisseur du transport scolaire à la régionale Jean-Talon, M.Jeannot Girard, a déjà communiqué avec le ministère des Transports afin d\u2019exhorter les personnes responsables à réduire la vitesse maximum actuelle, qui est de 60 milles à l'heure, à 40 milles à l\u2019heure, du moins durant les heures où se fait le transport des écoliers au cours de l\u2019année scolaire.On lui répondait suavement que sa suggestion était valable, qu\u2019on la prenait en considération et que des études à ce sujet seraient faites sur les lieux.au cours de l'été prochain!! d'y trouver un peu de tout, mais voici ¦ tout de même la \u2022>x->v\t: a'-xw.-, 1 ¦ Au fil des accidents Accessoires d'un véhicule Le 7 octobre 1966: Un autobus scolaire qui traversait un passage à niveau, à Dorion, à l'ouest de Montréal, est heurté par un convoi du CN: 19 morts et 26 blessés.** décembre 1966: Devant la réaction du public, le gouvernement unioniste lance une enquête sur le transport scolaire, c'est la Commission Lachapelle.Le 13 juin 1973: Une trentaine d\u2019écoliers de la maternelle Saint-Charles, en banlieue de Québec, sont blessés quand l'autobus qui les transportait manque de freins et heurte plusieurs automobiles.*?15 juin: Le ministre des Transports d alors M.Bernard Pinard, admet qu'il ne dispose pas d\u2019effectifs suffisants ni du budget nécessaire pour exercer un contrôle valable sur le transport scolaire.*\u2022 1976: Le ministère n\u2019a encore qu\u2019une vingtaine d'inspecteurs pour les 8,364 autobus scolaires, les taxis et les autos-écoles de la Belle Province.Le 1er juin 1974: Un autobus scolaire manque de freins dans la côte conduisant à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix: 13 personnes de l'Age d'Or perdent la vie, plus d'une vingtaine d'autres sont blessées.** 20 juin 1974: Le ministre des Transports.M.Raymond Mailloux, affirme qu'une meute de ses fonctionnaires étudient la possibilité de rendre les autobus scolaires plus sécuritaires.Il dit penser aussi à rendre obligatoires les ceintures de sécurité dans ces véhicules et estime qu'il faudrait changer les sièges fragiles de ces autobus.** Par la suite, le ministre blâmera le coroner J.A.Drouin, qui a enquêté sur cette tragédie, de ne pas avoir incriminé le chauffeur et d'avoir jugé que les causes principales de cet accident étai ent la signalisation déficiente, l\u2019angle aigu de pente ainsi que la mauvaise construction des autobus.*\u2022 1976: Les freins des autobus sont aussi inefficaces, il n\u2019y a pas de ceintures de sécurité dans ces véhicules et les sièges sont toujours fixés de manière précaire au plancher de bois.C\u2019est comme ça que ço se passe, une inspection d\u2019autobus scolaire.C'est inouï ce qu\u2019on trouve dans un autobus scolaire.Evidemment, si le véhicule est mal entretenu, on risque liste des accessoires que doit contenir un autobus scolaire, selon le règlement 11.A \u2014 une trousse de secours comprenant: \u2022\t2 pansements triangulaires, \u2022\t1 pansement de compresse de 4 \u2022\t1 compresse de gaze de 26 x 36 po.\u2022\t2 bandages de 2 po x 6 verges de long, \u2022\t4 tampons de gaze de 3 po x 3 po.\u2022\t12 bandes de sécurité de 1 po x 3 po.\u2022\t1 trompe de gaze de 5 verges et applicateur, \u2022\t1 éclisse en métal roulé de 2% x 24 po.\u2022\t12 épingles de sécurité, \u2022\t1 paire de ciseaux.B \u2014 une hache ou barre de démolition; C \u2014 un coffre en métal et quelques outils; D \u2014 un extincteur chimique; E \u2014 3 drapeaux rouges de 12 po.carrés; F \u2014 3 lanternes électriques rouges 3 réflecteurs rouges ou 3 triangles fluorescents.Il serait sans doute intéressant d'aller vérifier si les 8,364 autobus scolaires en usage au Québec renferment tout cet attirail.Certains risque-u soir il Raynaid Uvoi* raient probablement de manquer de gaze! Les inspections: un gros \"show\"qui ne dure pas longtemps A chaque fois que survient un accident mortel impliquant un autobus scolaire, le ministère des Transports lance une grande offensive pour repérer les véhicules mettant la vfe et la santé des enfants en péril.Aussitôt on alerte la presse, de façon à ce qu'elle soit témoin de cette intervention autoritaire et responsable du ministère et afin qu'elle assiste à la mise aux rebuts de dizaines d'autobus, qui présentaient pourtant des allures très suspectes depuis plusieurs mois déjà.Bref, c'est le grand 'show\u201d des inspections! g» lywtKMltiw branla-bat na dure d'ordinaire que le temps d\u2019une rose.Une fois ce spasme passé, la ' routine reprend le dessus et la \"flotte\u201d de 20 inspecteurs dont dispose le mistère vont leur train-train quotidien.Les \"bleus\u201d, comme on les appelle dans le milieu, ont d'ailleurs d'autres chats à fouetter car, outre d'avoir à garder à l'oeil les 8,364 autobus scolaires disséminés à travers la province, ils doivent inspecter les voitures-taxis et les autos servant aux écoles de conduite.Problème sentimental M.Robert Grégoire, directeur du service de sécurité routière an ministère des Transports, reconnaît que le nombre d'inspecteurs est \"nettement insuffisant\", mais i son avis, le problème de la sécurité en regard du transport scolaire est d'abord d'ordre sentimental, parce que ça implique des enfants.Cette philosophie semble d'ailleurs assez répandue au ministère, car M.Guy Vaillancourt.responsable des inspections, considère chaque tragédie comme un \"cas de fait\" et.de sentimentalité aussi.Pour sa part, M.Ghislain K.La-flainme, directeur du Bureau des véhicules automobiles, dont dépend le service de sécurité routière, se défend d'être responsable de l'etat de tous les véhicules de la province, y compris les autobus scolaires.\"Les gens, dit-il, sont sous la fausse impression que nous sommes responsables de l'état mécanique des véhicules de transport écolier, alors noiM Ifiviil\tà vérifi§r inspections déjà faites par les transporteurs scolaires\".Tout en voulant surveiller ce qui se passe dans le domaine du transport scolaire, le ministère ne peut se résoudre à imposer des contrôles rigides, parce que.selon M.Grégoire, il faut quand même miser sur la bonne foi des individus et leur faire confiance.Dénonciations Outre l'obligation que lui fait le règlement numéro 11 d\u2019inspecter les véhicules scolaires au moins une fois l'an, le ministère se dit prêt à intervenir à tout moment, mais, généralement, il passera à l 'action à la suite de plaintes, privilégiant de ce fait le système de dénonciations anonymes.A ce chapitre, M.Grégoire déplore le manque de \"collaboration\" des régisseurs du transport dans les commissions scolaires, \u2019 alors qu'ils sont à portée de téléphone\".'Ils ne le font pas, poursuit M.Grégoire, sous prétexte qu'ils sont en contact quotidien avec le transporteur comme ils nous l'ont dit encore en janvfer dernier lors d\u2019une rencontre que nous avons eue avec eux\".Le directeur du service do sécurité routière estime que les commissions scolaires n\u2019assument pas davantage leurs responsabilités, en ne se servant pas de leurs pouvoirs d\u2019intervention qui leur permettraient d\u2019exercer des pressions directes sur les transporteurs ou de demander des inspections pour les véhicules suspects.Les pouvoirs M.Grégoire affirme cependant qu'îT ne Taudraîl pas que les commissions scolaires tentent de s'arroger des pouvoirs d\u2019agents de la paix, à savoir que c\u2019est le Bureau des véhicules automobiles, et lui seul, qui a le pouvoir de retirer les plaques d'un autobus scolaire.M.Aurèlc Hudon, conseiller en administration à la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec, soutient, d'autre part, que non seulement les commissions scolaires ne disposent d'aucun pouvoir réel d\u2019intervention auprès des entrepreneurs, mais que la FCSQ commence à douter sérieusement de la qualité de l\u2019inspection des véhicules.A ce propos, la Fédération se dit en mesure de prouver que des milliers d'étudiants sont transportés quotidiennement dans des autobus qui n'ont subi aucune inspection au-delà de 18 mois, et ce, malgré que les commissions scolaires régionales concernées aient adressé, par écrit, de pressantes requêtes au service de sécurité routière.Les avis de 48 heures La Fédération entretient des doutes identiques, quant aux avis d'infraction délivrés aux transporteurs obligeant à des réparations urgentes dans les 48 heures, parce que la Sûreté du Québec néglige assez souvent de vérifier si les entrepreneurs se sont conformés à ces directives.Il est même arrivé qu\u2019un transporteur affecté à la régionale de Tilly, à qui une douzaine d'avis du genre avaient été signifiés, se soit rendu au oste de la SQ à Laurier Station, où on s\u2019esl contenté cFcnJosser les avis en question, sans prendre la peine de vérifier quoi que ce soit.Effectivement.l'entrepreneur pris en faute n'avait effectué aucune des réparations requises, s'évitant ainsi des dépenses de plus de $1,000! Des inspections minutieuses risqueraient certes d'inquiéter certains transporteurs, à l'heure actuelle, alors que d\u2019autres souhaiteraient que leurs flottes soient examinées plus fréquemment, parce que ce serait rendre service et valoriser leurs entreprises.Comme preuve qu'il ne faut tout de meme pas mettre tous les transporteurs dans le même sac.Statistiques troublantes La mauvaise réputation du transport scolaire et la sombre image que I on se fait généralement de l\u2019autobus scolaire dans le public est très souvent reliée, par ailleurs, à la construction particulière de ce véhicule.Lorsqu\u2019on apprend qu'au cours des huit derniers mois une dizaine d\u2019autobus scolaires ont perdu leur train arrière au complet sur les routes de la Belle province, y a-t-il de quoi rassurer parents et enfants?On dira évidemment que cela n'arrive pas tous les jours, mais il est assez intriguant de relever qu'entre 1967 et 1970, les compagnies Ford, GM et International Harvester, qui fabriquent des châssis de camions pour les autobus scolaires, ont dû rappeler 203,637 de leurs véhicules parce que ceux-ci présentaient des défauts mettant la sécurité des passagers en danger.H est aussi curieux d\u2019entendre un distributeur d'autobus scolaire et un ancien directeur général de l'Association du transport écolier du Quebec, MM.Paul Hamesse et Georges Duval, affirmer que le point sensible des autobus scolaires c'est le frein d'urgence.Quand le système de freins normal flanche et que le chauffeur applique le frein d'urgence, si l'autobus ne s\u2019arrête pas en dedans de quelques centaines de pieds, tout le système d'urgence est hors d\u2019usage, de dire MM.Hamesse et Duval, qui affirment d'autre part que la majorité des articles du règlement 11 concernant la construction des autobus scolaires sont assez bien pensés.Il serait cependant possible de mentionner une longue liste de carences telles que l\u2019absence, sur les véhicules construits avant le 1er janvier 1975, d'un miroir extérieur à l avant de l\u2019autobus qui permet au chauffeur de voir toute la chaussée immédiatement devant son véhicule, les sièges à peine vissés sur le plancher de bois, etc.Le public Toute la responsabilité en ce qui a trait à la sécurité n'incombe pourtant pas seulement au ministère, aux transporteurs et aux commissions scolaires, et la population, enfants et adultes, aurait parfois intérêt, semble-t-il à faire un examen de conscience.Car, peut-on logiquement accuser un chauffeur d\u2019être la cause de l'accident qui se produit au moment où un conducteur d une automobile fait fi du message des feux clignotants et double yn yytftliHii Qu'en est-il, encore, lorsqu'un étudiant méprisant les consignes apprises, décide de traverser la route derrière un autobus scolaire qui est en train de démarrer?Conscient du problème, le ministère des Transports, à la suite des pressions en ce sens exercées par la Fédération de comités de parents, la Fédération des commissions scolaires et d'autres organismes du milieu scolaire.a décidé récemment de lancer une campagne intensive de sensibilisation des enfants au sujet de la sécurité et du transport scolaire.Cette initiative, longtemps espérée par les parents notamment, permettra peut-être d éviter quelques-unes des tragédies que I on connaît annuellement, mais il semble bien qu\u2019un effort encore plus grand d'éducation populaire devra être fait afin d'amener les parents eux-mèmes à protéger leurs propres enfants. /A- r PAPIER DE TOILETTE COULEURS VARIEES\u2014OELSEY\tPAO.2 ROUL.62 ESSUIE-TOUT B0UT10UE-0R OU AVOCAT\tPAO 2 ROUL.(41 S M) 1.12 HUILE VÉGÉTALE REGINA-PURE\tBOÎTE 3.64 L 3.79 COCACOLA BOUTEILLE CONSIGNEE\tBOUT 750 ML .24 BISCUITS VARIES COLOMAL\tPAO.1 LB (454 G) .99 DETERSIF EN POUDRE FAB\tBOiTE S LB 1.87 MÉLANGES À GÂTEAU VARIES\u2014BUNOT\tPAO.2215 OZ (636 G) 1.69 DÉTERSIF FINISH A LAVE VAISSELLE\tPAO.33 OZ (936 6) 1.39 AGENT DE RINÇAGE JET OBV\tCONT 4 0Z UO.(114 ML) .90 ROUI.12 POU.I SO PL (30.41 CM X 1 S.Z4 H) PAPIER D\u2019ALUMINIUM\t4 aq ALCAN\t| (UO\t THÉ EN SACS ORANGE PEKOE\u2014REO ROSE\tPAO.OE 6\u2014(227 G) 1.09 ^ ^ ^ ^\t ALPHA-GETTI LIBBY\u2019S DANS SAUCE TOMATE\tBOITE 19 OZ UO.(540 ML) .46\t , BOÎTE 19 OZ UO.(540 ML) BETTERAVES TRANCHEES MAR1NEES-0E CHOIX-lIBBY'S\t,30\t\t BETTERAVES ENTIÈRES MOYENNES-OE CHOIX-LIBBY'S\tBOÎTE 19 OZl».(540 Ml) .39\t JUS DE TOMATE OE FANTAISIE\u2014LIBBY\u2019S\tBOtTE 46 OZ UO.
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