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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
E. Arts et lettres
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-12-26, Collections de BAnQ.

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ont tenté'(le prendre leur essor.Le capital industriel et scientifique européen vaut celui des Etats-Unis ou de l\u2019Union Soviétique.11 peut être utile de connaître le bilan de ces dix années, puisque le président du Conseil du Trésor souhaitait récemment l\u2019adhésion du Canada à l\u2019Organisation spatiale européenne.Ce n\u2019est pas en vain que l\u2019auteur, qui connaît très bien son sujet, intitule son étude Vers l'Europe spatiale puisque celle-ci n'existe pas encore.% triel' (publie en français chez Gallimard), avec des réferences à sa fameuse technostructure.De David Kahn, de Y e a t s, Eliot, Lewis Carroll, Ezra Pound.D'Adam Smith et de Mal-thus, en passant par Mir-eea Eliadc.De Gutenberg, bien sûr.et de sa \"galaxie'.De la Bible.d'Adam et d'Eve De Cari Rogers, (le Sorokin, de Piaget, de Maslow, .i'AHporl.Des expériences de Pavlov sur le conditionnement.Des Bédoins, du Moyen-Orient.de l'Unesco et de l'Algérie.De Rome et de Paris.Du Marché commun européen De Napoléon et de la Tanzanie.De José Ortega y Gasset et de son \"History as a System\u201d.De Pascal (\"le moi est haïssable\", sur quoi les auteurs glosent).Du Japon, de la Chine et de l\u2019Extrême-Orient.De Léonard de Vinci.De la violence dans , le monde.De \"The Virginian\u201d e* de \u201cBonanza\", séries télévisées chères aux Canadiens.De la NASA.De Christophe Colomb et de Magellan.Du Kaiser et de l\u2019Allemagne.Des deux Guerres mondiales.De la radio et de la télévision, bien sûr.Du musicien d'avant-garde John Cage, du FBI et de la CIA.De Spengler.De l'hindouisme.De la Fondation Ford et du Wall Street Journal.De Franz Fanon et de ses \"Studies in a Dying Colonialism\".De l'Afrique.Des Indiens.Des Doukhobors (groupe religieux d'origine slave) de l'Ouest canadien.Des hippies.Du Toronto Globe and Mail.Du Moyen Age.De Waterloo et de Wellington, de Jacques Ellul et de son livre \"Propagandes\".Du poète-peintre William Blake.Et encore de Joyce.Tout cela en 189 pages.Faut l\u2019faire, comme on dit.Faut-il le lire?Je suis encore trop étourdi pour répondre.Gilbert TARRAB (Collaboration spéciale) \"A première vue, écrit-il, et si l'on se limite au seul rendement opérationnel, le bilan est négatif : l'Eldo (European Launcher Development Organization) a déjà coûté trois fois plus que prévu et le délai qu'elle s\u2019était fixé a été plus que doublé, L\u2019ESRO (European Space Research Organization) ne r é a 1 i s e que le tiers environ des lancements prévus de fusées-sondes et de satellites.En fait de télécommunications, les réalisations européennes sont pratiquement inexistantes\u201d.On peut se demander, après cela, pourquoi le Ca-n a d a embarquerait dans cette galère.Mais M.Charles Drury a bien dit que nous pourrions peut-être, par une participation limitée, vendre à l\u2019Europe des realisations techniques d« noire cru, même si un bon nombre furent le fait d'industries américaines implantées au Canada.Pour savoir quelles furent les am- .bit ions du Canada dans le domaine spatial, \u2014 ambitions qui furent joliment satisfaites si l'on tient compte de nos faibles moyens.\u2014 il suffit de lire le rapport Chapman de 1966.base des recomman-dations du Conseil des Sciences.Cet échec, pour ne pas parler de faillite, s'explique aisément, d'après Jacques Tassin, par des structures administratives absurdes: trois organisations internationales, c'est décidément le moyen de ne jamais réussir une entreprise d'une telle envergure, là où il eût fallu une autorité unique et forte.A travers cela ont joué les exigences et particularités de chaque nation.Qu'aurait-on réalisé aux Etats-Unis, dans le domaine spatial, avec la règle de l\u2019unanimité ou chaque Etat eût pu aisément bloquer n i m p o r t e quel projet?Les relations de l'Europe spatiale avec les Etats-Unis n'ont pas aidé.Ainsi pour lancer un satellite de communications en Europe, la NASA est prête à livrer une fusée, mais à condition d'avoir l\u2019accord de l\u2019organisme international Intelsat.entièrement dominé par les Américains.Or.ceux-ci veulent bien aider à lancer des satellites scientifiques, mais non à lancer des satellites de communication qui feraient concurrence aux leurs.I L\u2019auteur est d\u2019avis que, malgré ses Insuccès, l'effort spatial européen a des aspects positifs.Il estime, par exemple, que des centaines de savants et techniciens de haute valeur sont ainsi restés en Europe; en oujre, l\u2019ensemble de l\u2019Europe \u2014 au moins les pays ayant vraiment participé, ont acquis une expérience industrielle importante.En conclusion, Jacques Tassin estime que l\u2019Europe spatiale n\u2019existera que par une administration centralisée relevant d\u2019un véritable conseil européen.On en est encore loin puisque, à la fin de 1970, la France et l\u2019Allemagne contribuent pour 905o de l\u2019effort spatial européen si l\u2019on tient compte des programmes n a t i o n a ux; la Belgique aussi fait sa part:.Ces trois pays auraient même l\u2019intention \u2014 si ce n\u2019est déjà \u2022 fait \u2014 de laisser \u201ctomber\" les autres partenaires européens.L\u2019Europe spatiale sera-t-elle morte avant que de naître?Roland Privât! * Culture électronique ou fouillis indéfinissable ?UEurope spatiale ne sera-t-elle quun rêve?« i IA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 26 DECEMBRE 1970/1 3 O^OtO Pi*rr* McCann Raoul Dugay à la Nuit d« la poésie Participants plutôt que spectateurs.V 7 .i, Bu' L\u2019événement de 1970.n\u2019a pas eu lieu par Réginald Martel i LES ECRIVAINS me font penser nu petit Jésus, qui naissent et meurent de temps en temps, après avoir confie aux hommes de bonne volonté, cette majorité sans voix, le message qui, prétendent-ils, leur montrera le che min du bonheur.La ressemblance s'arrête la.Nous avons bien quelques saints: saint Basile, saint Ferron et alii; quelques anges maudits: Miron.Aquin and others; mais allez donc trouver un vrai dieu parmi nos écrivains! Ei divinité est l'attribut des critiques, qui sont à la fois justes et miséricordieux.Il est parfois difficile d'etre dieu, surtout quand il faut, en fin d'année, bénir ou maudire, au lieu d'embrasser ses \u201cma tante\u201d et de cultiver sa cirrhose, comme tout le monde.On appelle ça, dans les journaux, faire \u201cla revue de l\u2019année\u201d, comme si l\u2019année littéraire avait un debut et une fin.La littérature est une des maladies chroniques de la vie collective; elle se prête mal aux bilans saisonniers; elle est sans doute la seule entreprise dont on ignore contre qui les profits sont acquis.L'événement principal de l\u2019année 1970, il me semble qu\u2019il n\u2019a pas encore eu lieu.Il se prépare pourtant; c'est la création d'une sorte de Front des écrivains québécois.Je n'ai pas été invite à la première réunion, sans doute parce que la cote des dieux est en baisse.J'imagine cependant que le FREQ pourrait agir, en partie du moins, dans le sens que suggérait récemment, dans ces pages.Andrée Maillet: \u201cL'écrivain ne doit pas bêler avec les moutons, ni hurler avec les loups, mais penser tout haut et protéger la civilisation dans son oeuvre \u2014 s'il en a le génie \u2014 ou du moins par son action.Les droits de l'homme sont imprescriptibles.Que ceux en qui ces mots ont quelque résonance s'unissent.Ecrivains du Québec, mes camarades! Donnons-nous tout de suite une existence collective.Et, pour défendre les libertés qui nous sont essentielles, parlons ensemble à haute voix.\u201d ' r: .L En attendant de se donner une existence collective, les écrivains ont eu I occasion de parler seuls.Far leurs livres, évidemment, et aussi à l'occasion d'enquêtes.Parmi celles-ci il y eut celle, un peu mondaine, qui parut svkis le titre \u201cLes écrivains québécois jouent le jeu \", réponses au questionnaire dit Marcel Proust.L'enquête parue dans LA PRESSE, \u201cPour qui.pourquoi écrire, ici et maintenant?\" a soulevé; je pense, quelque intérêt.File a permis, m'a-t-on dit quelques fois, de rapprocher les écrivains de leurs lecteurs.La Nuit do la poésie l'n événement important, mais dont le bilan est difficile à établir, eut heu au printemps.Je pense à la Nuit de la poesie, qui reunit des centaines et peut-être des milliers de participants.On a pu se rendre compte que la poésie, même hermétique, réussit à atteindre le public et à le faire réagir.C'est en ce sens que j'emploie le mot \u201cparticipants\", plutôt que \u201cspectateurs\".la1 s prix n\u2019intéressent peut-être pas grand monde mais on peut rappeler que le Prix David est allé a Alain (irandbois, qui l'a mérité un jour, et souhaiter qu'il aille à des auteurs plus jeunes et plus actifs, au moins quand les auteurs de la maison Fides l'auront tous eu.Le Prix France-Canada a ete décerné au début de l'année a Jean-Guy Pilon, en fin d\u2019année à Gaston Miron.Ces poètes sont bien de chez trous et chez nous, ce n'est pas loin.Les meilleurs livres de 1969 ont également mérité des prix a Hubert Aquin (\"l\u2019Antiphonairc\"» et Louise Mahcux-Forcier (\u201cLne foret pour Zoé\").L'un et l'autre ont accepte les bonté'S gouvernementales.Du côté des revues littéraires ou partiellement littéraires, rien d\u2019extraordinaire à signaler.\u201cL'Illettre\" survit assez bien, \u201cLa barre du jour\" egalement, tandis que \u201cLiberté\" conserve sa moyenne: un bon numéro, un numéro pas mal, un numéro pas fameux.Il est normal que les revues établies^ie soient pas toujours rédigées dans la ferveur des nouveaux departs; celle, par exemple, qui a donné naissance à \u201cMainmise\u201d, qui n'est pas, a strictement parler, une revue littéraire.L'édition parallèle se porte assez bien et de nouvelles maisons sont nées et se sont affirmées.D'ici quelques mois, L\u2019Actuelle aura sans doute une bonne écurie de jeunes auteurs.A Sherbrooke, les Editions Cosmos ont trouve un intéressant équilibre entre les travaux littéraires universitaires et les textes de création.Aux Presses de Gaston Miron, Prix Franco-Canada Chez nous, ce n'est pas loin.P Université d^> .Montréal, on a lance le premier volume d une fort utile collection \u201cSaint-Dcnys G a r ne a u Oeuvres\", réalisé avec la minutie habituelle aux PUM.Les ouvrages de vulgarisation et les essais sur les questions politiques et sociales continuent de connaître une grande vogue.Les travaux d'indépendantistes ou les travaux sur des questions relatives a l\u2019indépendance du Quebec entrent d'emblée parmi les best-sellers; on peut supposer, jusqu'à preuve du contraire, que les poli'i-ciens perdent peu a |>cu le monopole de \u201cI information'\u2019 du public sur les questions d'actualité politique.1970 a révéle plusieurs nouveaux auteurs, dont les livres furent parfois décevants, comme \u201cles Confidences d'une prune\", de Michel Clément, ou prometteurs, comme \u201cle Nombril\", de Gilbert Larocque.Les talents des anciens Chez les anciens, qui sont d\u2019ailleurs jeunes, quelques livres ont confirme un talent déjà connu: \u201cla N'uitte de Malcomm Hudd\u201d, de Victor-Lévy Beaulieu, \u201cles Voyages dfrkoutsk\u201d, de Jean Basile, \u201cUn, deux, trois\u201d, de Pierre Turgeon, ou \u201cPatience et Firli-pon\u201d, de Jacques Benoit.Cette lisle est loin d'être exhaustive.Mais d\u2019a u t r e s livres ont déçu.Parmi ceux-cii je cite au hasard les \u201cHistoires en blanc et noir\u201d, de Jean Tetreau, dont Jean Ethier-Blais a dit: \u201cUn livre qui se lit d\u2019une seule traite\"; un peu, sans doute, comme on trait une vache maigre.\u201cMa tite vache a mal aux pattes\u201d, de Jean-Marie Poupart, monterait d'etre soignée un peu, parce qu elle vogue dangereusement loin du plancher des vaches.Autres deceptions; \u201cHeureusement qu'il y a les fleurs.\u201d, de Minou Pe-trowski.\u201cEn d'autres paysages\", de Jacques Renaud, et \"les Apparences\", de Marie-Claire Blais.Mais Anne Hébert a écrit un très beau roman, \u201cKa-mouraskn\".Dans l'ensemble, je tenterais de résumer ainsi les tendances de l'annee littéraire: \u2014\tics romanciers et les poètes sont de plus eu plus nombreux; les lecteurs ne le sont peut-être pas; \u2014\tromanciers et poètes essaient, en intégrant les expériences étrangères à leur propos personnel, de renouveler l'expression littéraire; \u2014\tla littérature de création est de plus en plus rapprochée des préoccupations immédiates de la collectivité; tout en demeurant ainsi très québécoise, elle ne peut pas ne pas rendre compte des phénomènes mondiaux qui ont fini, depuis 1960, par nous atteindre tout à fait; \u2014\tles travaux sur la littérature sont aussi nombreux que toujours, encore que les auteurs actuels soient très peu étudiés; il a fallu attendre 1970 pour qu'un universitaire s'intéresse vraiment à Jacques Ferron; \u2014\tles éditeurs et les libraires se plaignent que les affaires vont mal; ics^ écrivains écrivent: nous avons enfin, et de plus en plus, des écrivains à plein temps.\u2014\tles critiques ont vieilli d'un an mais la critique, évidemment, se porte merveilleusement bien.Voulez-vous écrire pour moâ?CE N'EST PAS tous les jours que des éditeurs demandent, publiquement, des manuscrits.Il est plus rare encore qu\u2019ils fournissent même le sujet des livres qu'ils attendent.C\u2019est pourtant ce que viennent de faire les éditeurs de Chateau Books, une maison montréalaise.et by Solange Chaput-RoT-land.Je note également que l\u2019excellent roman de Seymour Blicker, \u201cBlues Chased a Rabbit\u201d, se vend toujours bien et reçoit des critiques élogieuses d'aussi loin que Calgary (Alberta); Blicker prépare un second roman, basé sur un thème québécois.Si quelque écrivain québécois se sentait biculturel, ou tout au moins bilingue, voici les sujets qu\u2019on lui propose.D\u2019abord, un livre sur la guerre de 1939-1945, sur la scène canadienne; la crise de la conscription, les personnalités de C a m i 1 i e n Houde et de Chubby Power, celle, \u201cgrincheuse\u201d, de Mackenzie King.(Ceux qui ont vécu cette époque dans les bois sont priés, je présume, de s\u2019abstenir.) Cela ne vous inspire pas?Essayez donc d\u2019écrire sur le trafic des narcotiques, à Montréal, en utilisant les ressources de la valise di-plomatiaue.En plus léger, on demande un manuscrit comique basé sur le thème \u201cunique mais pratique\u201d des séparations matrimoniales dans la Rome ancienne et dans la Rome moderne.Bonne chance et good luck.Chateau Books annonce egalement, pour sa saison hiver-printemps, la publication de \u201cThe Second Conquest: Reflection II\u201d, par Le dernier (non, le plus récent) numéro de L\u2019Illettré présente une interview de Jacques Godbout par Pierre Turgeon (est-ce un texte refusé par Perspectives?).L\u2019interview se termine sur ces mots du grand Godbout: \u201cNaître au Québec, c\u2019est se faire voler sa propre mort, stie!\u201d Ce qui tend à prouver que le petit Jésus peut bien être maigre et avoir de chétifs enfants, comme le prétend notre sagesse populaire, dont Godbout fait volontiers sa pâtée, lui qui ne fréquente que des gens bien, comme moi.Il y a aussi, dans ce numéro méchant, des méchancetés (évidemment) à propos des critiques en général, et même des éditorialistes de LA PRESSE.Pour une fois, je n\u2019ai pas trouvé mon nom dans L\u2019Illettré.C'est mon cadeau de Noël.Chers illettrés, merci! Je vous le rendrai, en 1971, 52 fois.Quoi de neuf ?Les Presses de l\u2019Université Laval annoncent la pa- rution de plusieurs ouvrages: \u201cla Fugue dans la musique religieuse de W.A.Mozart\u201d, par Monique Vachon: \u201cle Vaisseau fantôme, légende étiologique\", par Catherine Jolicoeur; \u201cles Grands thèmes nationalistes du roman historique canadien-français\".par Maurice Lemire; \u201cHistoire littéraire du Canada.Littérature canadienne de langue anglaise\", publiée sous la direction de Cari F.Klinck, traduit de l'anglais par Maurice Lebel; \u201cla France devant l'opinion canadienne (1760-1815)\u201d, par Claude Galameau; \u201cRoland-Michel Barrin de la Galissonière, 1693-1756\u201d.dernière oeuvre de Lionel Groulx: \u201cla Formation des institutions parlementaires québécoises, 1791-1838\u201d, par Henri Brun; enfin, \u201cles Cahiers des dix\u201d, numéro 34.Certains de ces ouvrages sont déjà en librairie.Dans un communiqué daté du 20 janvier 1971, le Conseil supérieur du livre annonce la création d\u2019un troisième Centre de diffusion du livre canadien-français et du manuel scolaire québécois aux Etats-Unis.La nouvelle, si elle nous parvient un mois d\u2019avance, veut peut-être dire que les Etats-Unis sont en train de négocier avec le CSL un accord de réciprocité.Le CSL vient de publier une liste des revues professionnelles qui s\u2019adressent aux auteurs et écrivains, aux bibliothécaires, aux critiques littéraires, aux éditeurs et libraires et aux traducteurs.C'est la deuxième telle liste, augmentée, revue et corrigée.Elle a été tirée à 1,000 exemplaires et les personnes intéressées peuvent en obtenir un, je suppose, au CSL ; 3405, rue Saint-Denis, Montréal 130.L\u2019équipe du \u201cBoréal Express\u201d fait savoir qu\u2019elle veut redonner au journal de ce nom une certaine périodicité.Le troisième album (1810-1841), devrait être complété au printemps de 1971.L\u2019équipe poursuit parallèlement la prépara^ tion d\u2019un ouvrage intitulé \u201cIntroduction au Québec contemporain'-\u2019 et la réédition du \u201cCours d\u2019histoire du Canada\u201d, de Thomas Chapais.R J*- si livres québécois Le théâtre québécois, par Jean-Cléo Godin et Laurent Mailhot, 254 pages.Editions HMH.La communication par la parole publique, par Fer-nand-M.Fortin, 166 pages.Editions du Lévrier.- Initiation à l'histoire à partir du monde actuel, dirigée par André Lefebvre, assisté de Michel Allard, Gilbert Vaillancourt et Bernard Lefebvre, illustrations.Editions Guérin.Et de Gaulle vint.par Pierre-Louis Guertin, avant-propos d e Laurent Chevalier, 229 pages.Editions Langevin.Etude d'uné éd u c a t i o n (George Sand), par Louis Dussault, 143 pages.Education nouvelle.auteurs canadiens Visions 2020, par Stephen Clarkson, 291 pages.Editions M.G.Hurtig.And the Tiger Leaps, par Jean Beattie, 216 pages.McClelland and Stewart Limited.Robert Harris (1849-1919), par Moncrieff Williamson, illustrations, 222 pages.McClelland and Stewart Limited.The Social Contract, par Robert Ardrey, dessins par Berdine Ardrey, 405 pages.McClelland and Stewart Limited.livres de poche L'étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde, suivi de Le diable dans ' la bouteille, par Robert Louis Stevenr son, traduit de l\u2019anglais par Charles-Albert Reichen, 180- pages.Editions Marabout.Connaissance du vin, par Constant Bourquin, illustrations, 256 pages.Editions Marabout.Les épées de l'effroi, par Vernon Lee, traduit de l\u2019anglais par Michel Chres-tien, 215 pages.Editions Marabout.Univers zéro, par Jacques Sternberg, 176 pages.Editions Marabout.L 'o r d r e biologique, par André Lwoff, 185 pages.Editions Marabout.Une rose pour l'o m b r e jaune, par Bob Moraae (Henri Vernes), 152 pages.Editions Marabout.Le pirate du Pacifique, par Doc Savage (Kenneth Robeson), 151 pages.Editions Marabout.Les commandos opérations amphibies, par Peter Young, introduction du Brigadier Anthony Farrar-Hockley, illustrations, 185 pages.Editions Marabout.Afrikakorps (Rommel et scs hommes), par K.J.Macksey, illustrations, 1 U 0 pages.Editions Marabolitl La bata i I le d'Angleterre (Spitfire contre Messer-' schmitt), par Edward Bishop, introduction de Barrie Pitt, illustrations, 192 pages.Editions Marabout.Bastogne (la bataille des Ardennes), par Peter El-stob, introduction de Basil Liddell Hart, illustrations, 192 pages.Editions Marabout.Silence on tue ! par Marcel Kalil, 158 pages.Editions Denoël.Les critiques de notre temps et Malraux, présenté par Pol Gaillard, 191 pages.Editions Garnier.La liberté \u2014 pas l'anarchie, par A.S.Neill, traduit de l\u2019anglais par Micheline Laguilhomie, 190 pages.Editions Payot.Psychologie de la motivation, par Paul Diel, 330 pages.Editions Payot.Révolution et socialisme, pages de Karl Marx, choisies, traduites et présentées par Maximilien Rubcl, 290 pages.Editions Payot.Sociologie critique, pages ^ Karl Marx choisies, tra- duites et présentées par Maximilien Rubel, 305 pages.Editions Payot.La crise économique de 1929, par John Kenneth Galbraith, 222 pages.Editions Payot.divers Le temps des policiers, par Jacques Lanticr, 333 pages.Editions Fayard.The Quality of Life, par James A.Michener, J.B.Lippincott Company.Le nouveau bloc-notes H965-19G7J, par François Mauriac, 474 pages.Editions Flammarion.Poil de carotte, par Jules Renard, chronologie et introduction par Léon Guichard, 188 pages.Editions Garnier-Flammarion.Vie et mort en psychanalyse, par Jean Laplanche, 216 pages.Editions Flammarion.Quatre-vingt-treize, par Victor Hugo, chronoligie et préface par Jacques Body, 382 pages.Editions Garnier-Flammarion.S a I a m b 6, par Gustave Flaubert, chronologie c t préface par Jacques Suffel, 311 pages.Editions Garnier-Flammarion.La chartreuse de Parme, par Stendhal, chronologie et préface par Michel Crou-zet, 509 pages.Editions Garnier-Flammarion.La mare au diable, par George Sand, chronologie et préface par Pierre Re-boul, 188 pages.Editions Garnier-Flammarion.Mrs.Wallop, par Peter De Vries, 310 pages, Little, Brown and Company.Tous les espoirs de guérir, par Jean Palaiseul, 450 pages.Editions Robert Laffont.Madame Bovary, par Gustave Flaubert, chronologie et préface par Jacques Suffel, 441 pages.Editions Garnier-Flammarion.Le blé en herbe, par Colette, chronologie et préface par Claude Pichois, 188 pages.Editions Garnier-Flammarion.Lire plus vite, lire mieux, par Wolfgang Zielke, traduit de l\u2019a 11 e m a n d par Pierre D e s o 1 n e u x, 238 pages.Entreprise moderne d\u2019édition.- Ces maisons qui tuent, par Roger de Lafforest, 244 pages.Editions Robert Laffont.i Le message des Nibelun- gen, par Helmut Berndt, traduit de l\u2019allemand par Denise Meunier, illustrations, 292 pages.Editions Robert Laffont.Imaginer l'entreprise, par Michel Fustier.159 pages.Entreprise moderne d'édition.La vente par téléphone, jiar Paul Maury.167 pages.Entreprise moderne d'édition.L'inventiquc, par A.Kaufmann, M.Fustier et A.Drevet, 279 pages.Entreprise moderne d'édition.Le train de la mort, par Christian Bernadac, 365 pages.Editions France-Empire.L'Univers de Claude Lorrain, par Sabine Cotté, 94 pages, collection établie et dirigée par Henri Scrépel dans le cadre du Cabinet de Dessin.Editions Weber.Les étranges visions de don Quichotte de la Manche, adaptation du roman de Miguel - de Cervantes, par René Georges, d'après la traduction de Louis Viar-dot, illustrations de Maurice Grimaud.Editions Cuénot.Brésil, par Fulvio Foiter, illustrations, 175 pages.Editions Atlantis.Noticias ds Nutkas, par Jos Mariano Mozino, traduit par fris Higbie Wilson, préface par Philip Drucker.142 pages.McClelland and Slewart Limited.revues Sociologie et sociétés (vol.2, no 2), revue qui parait deux fois l'an.Les Presses de l'Université de Montréal.L'Action nationale (vol.9,.no 4), revue mensuelle.Case postale 189, Station N, Montréal.Recherches sociographiques (vol.11, no 3*.revue publiée par le département de sociologie et d\u2019anthropologie, Faculté des sciences sociales, Université Laval.American Heritage (vol.12, no 1), revue bimensuelle, publiée par American Heritage Publishing.Nouveautés .du Cercle du Livre de France ROMANS : FAITES-LEUR BOIRE PRIX JEAN-BERAUD Jean-Jules RICHARD $900 LES MORTS Claire MARTIN $250 PARLONS DE MOI Gilles ARCHAMBAULT $250 L'HOMME OUI SE CHERCHAIT UN FILS François BRUNANTE $000 LA TOLE Gilbert COUTURE $250 LE CERCLE DU LIVRE DE FRANCE 8955 Boulevard Saint-Laurent, Montréal 354, P û.UrtUI lélégnphiqu» i ROMANCERCIE - Tél.¦ 3B4-J760 - J»\tt C L F LE FLEUVE .»\t*.9 9 m ¥ * v jc.?.\tw/*/* ' » * 14/LA PRESSE.MONTREAL.SAMEDI 26 DECEMBRE 1970 « 1474 EST.STE CATHERINE TEL.: B21 t(U \u2014 523 1131 SAMEDI 26 DÉCEMBRE \u2022 hatll h RÉSERVATIONS: 623-1131 \u2014 621-B0S6 SAMEDI 26 DÉC.8h«t11 h le Patriote m LA NOËL DES SINNERS! Plus dé 200 personms sur sein*: cttt.soir.» marquera las débuts sur la setna Underground de quelques chorales religieuses, d'un corps de majorettes, du corps de clairon \"Les Vicomtes\", d'une demi douzaine de pères Noël, d'une troupe de folklore \"Les Mazurkas\" et de Lucien Hétu.Quelques autres groupes, \"Freaks\", et attractions compléteront le programme.SAMEDI 26 DECEMBRE LENDEMAIN DE NOEL AU CENTRE PAUL-SAUVE LE PERE N'EST PAS CE SOIR! ON L ACHEVE ouvrira la nouvelle année au son des tambours rl Iromprllrs de Bertolt Brecht Au milieu du 18e siècle, que se passe-t-il à Shrewsbury, petite ville d\u2019Angleterre, quand roulent les tambours et sonnent les trompettes pour l\u2019enrôlement des troupes ?Elles partent réduire au delà des mers la rébellion des colons américains.Mais à Shrewsbury, le.profit, les intrigues, l\u2019amour, les combines et une justice bouffonne battent leur plein, mise en scene \u2022 JEAN-LOUIS ROUX et JEAN-PIERRE RONFARD décors et costumes : ROBERT PRÉVOST du 7 janvier au 6.février réservations : 288-6139 cfV THÉÂTRE PORT-ROYAI H\t; n \\K : - \\i.(.\u2018A1'* Ni NnBtmwit» de m philosophie Il a appris \u201cpar ce contact que doope l'action avec les choses et les gens\u2019\u2019 que \u201cles concepts de l\u2019école n'existent pas dans le monde réel et que les faits, tout différents, sont les êtres hunt a i n s avec leur front chauve ou chevelu, leurs yeux myopes ou presbytes, leur bouche mince ou épaisse, leur» appétits vifs ou endormis, leur» passions, leurs désirs, leurs amours, leurs folles\u2019\u2019.Au paragraphe précédent, il avait évoqué l'opposition de deux sentiments également sincères et la nécessité pour l'écrivain qu\u2019il a été de réconcilier deux moitiés de lui-même.Ceci, à h» limite, pourrait expliquer sa bienveillance naturelle e t sont parti pris de compréhension.Ayant fait sienne une pensée de Disraèli (\u201cNever ex-plain, never complain\u201d), Maurois se défend pourtant d\u2019avoir écrit ou d\u2019avoir voulu écrire des \u201cbiographies romancées\u201d d\u2019hommes politiques ou de personnalités littéraires.\u201cL\u2019absurde et dangereuse expression\u201d, prédse-t-il, est née de la préface qu'à la demande de Charles Du Bos il avait cru bon d'ajouter à sa biographie de Shelley.\u201cJe ne l\u2019avais Jamais employée, affirme Maurois; au contraire j\u2019avais dit qu\u2019un biographe n\u2019a le droit d'inventer ni un fait ni un propos, mais qu\u2019il peut et doit disposer ses matériaux authentiques comme ceux d\u2019un roman et donner au lecteur ce sentiment de la décou-verte du monde par un héros, ce qui est le véritable romanesque.\u201cMais peu de gens savent lire, surtout les préfaces, et le succès d\u2019\u201cAriel\u201d, succès qui étonna mon éditeur et moi-même, encouragea des collections, souvent condamnables, de \u201cVies romanesque^\u201d et de \u201cVies amoureuses\u201d.\u201d Si, à la fin de ses \u201cMémoires\u201d, l\u2019é c r i v a i n est oblige de reconnaître que les années de sérénité se transforment petit à petit en années de calamité, \"il n\u2019en conserve pas moins cette dignité stoïque et cette réserve un peu aristocratique qui sont les signes d'une âme peut-être plus riche et plus élevée qu\u2019il n\u2019en paraîtrait à prime abord.Ledernier paragraphe des \u201cMémoires\u201d indique en tout cas qu\u2019il n\u2019avait rien abdiqué et qu\u2019il conservait l\u2019espoir de se tirer une fois de plus de cette intervention chirurgicale dont il ne devait pas se relever.\u201cPour moi, je ne crains rien.J\u2019ai été opéré auparavant: je sais que l'on souffre un peu, qu\u2019on le supporte et qu\u2019on se trouve ensuite heureux d\u2019avoir éliminé un danger.Mais je redoute ce choc.\u201d a \u2022MICWI ï \u2022~v.?\u2022 : \u2022 Maurois: les \u201cMémoires\u201d d\u2019un gentil gentilhomme par Martial Dassy/va MEMOIRES par André Maurois.Flammarion, Paris.1970.525 pp.CHAMFORT a déjà dit que \u201cles Mémoires que les gens en place ou les gens de Lettres, même ceux qui ont passé pour les plus modestes, laissent pour servir à \u2019.\u2019histoire de leur vie, trahissent leur vanité secrète et rappellent l\u2019histoire de ce saint qui avait laissé cent mille écus pour sa canonisation\u201d.La lecture des dernières lignes de la préface des \u201cMémoires\u201d, rédigée par André Maurois quelques jours avant son entrée a la clinique où il devait subir une opération qui devait lui être fatale, incite le lecteur à ne fias lui prêter les desseins du saint de Chamfort et à lui donner le bénéfice du doute.En effet, il faut croire Maurois sur parole lorsque, dans cette préface, il dé-c 1 a r e, en s\u2019inspirant de Montaigne, que ce livre de \u201cMémoires\u201d est un livre de bonne foi qui doit être lu avec bonne foi.Ceci étant acquis, il n'en reste pas moins que certains passages des \u201cMémoires\u201d d'André Maurois tendent à corroborer les observations de Chamfort et à prouver qu\u2019un écrivain ayant souci de sa gloire n'est jamais mieux servi que par lui-même.Il entre beaucoup de vanité secrète dans le plaisir que semble éprouver Mau- rois à mentionner la liste des grands hommes qu'il a rencontrés, des hommages qu\u2019il a reçus et des emplois officiels ou officieux qu'il a été appelé, malgré lui, à remplir.A plusieurs reprises il se plaindra des réunions mondaines qui grugent son temps et l\u2019empêchent de vaquer comme U le voudrait à ses occupations d\u2019écrivain; mais il le fait à la façon d\u2019un homme de bonne compagnie qui veut se faire pardonner un péché mignon et qui n'a pas le ferme propos trop affirmé.Du reste, il se garde bien de cacher la satisfaction qu'il a éprouvée à multiplier les tournées de conférences et les séries de cours dans les universités américaines.Ce s o n t -1 à quelques-uns des aspects irritants des \u201cMémoires\u201d d\u2019André Maurois que l'on sent presque toujours préoccupé de laisser à la postérité l\u2019image d'un gentleman, conciliant et conciliateur, soucieux de plaire au plus grand nombre d^ gens possible et heureux de se savoir aimé, apprécié et encensé.Mais cette vertu d\u2019apaisement et d\u2019équilibre que Maurois célèbre l\u2019amène à commettre des oublis et l\u2019enferme dans des silences qu'on ne s\u2019explique guère.Evoquant plusieurs fois les tracasseries et calomnies dont il a été victime pendant ses séjours aux Etats-Unis et en Algérie.Il ne fournit aucune indication sur l\u2019identité du sinistre personnage.De même, à propos des mesquines querelles a u x -quelles se livrèrent les Résistants français pendant le repliement à Alger, le mémorialiste.qui a sans doute sa petite idée des responsabilités de chacune des parties en présence, se contente de pieuses et généreuses généralités.11 y a parfois des silences coupables et la trop grande discrétion de Maurois sur certains épisodes de sa vie publique enlève du poids auxdits \u201cMémoires\u201d, qui, incidemment, n\u2019ajouteront pas grand-chose à l'histoire tout court.D'ailleurs, autant conseiller tout de suite aux amateurs de récits croustillants, de détails scabreux, de révélations sensationnelles et d\u2019indiscrétions vengeresses de chercher ailleurs leur pâture.Homme du monde, esprit civil et délicat, André Maurois ne règle ici des comptes qu\u2019avec lui-même, usant de la retenue et de la pudeur d\u2019un honnête citoyen que la vie a parfois malmené mais plus souvent comblé.Optimisme et politesse sont, dans les circonstances, les filtres de rigueur.Se refusant aux contrastes trop accusés, d\u2019une humeur presque toujours égale et d\u2019un humour discret, le mémorialiste s\u2019interdit égale- André Maurois Une vie réussie.ment la hargne d\u2019un Saint-Simon et l'exhibitionnisme d'un Gide.Le rappel des différentes étapes de sa carrière littéraire, l'évocation des fortunes diverses de l\u2019usine familiale, la description des événements qui ont marqué sa participation aux deux guerres mondiales, la relation de ses amours (Maurois, on le sait, a été marié deux fois), constituent la trame de cet ouvrage, à laquelle se greffent des considérations sur sa conception du monde et de 1a vie, sur le contenu de ses oeuvres et sur son métier d'écrivain.A l'occasion, se profilent les figures d\u2019Alain, de Du Bos, de Gide, de Lyautey, de Martin du Gard et de plusieurs autres, mais toujours avec le même désir de ne retenir finalement que les beaux et bons côtés de la médaille.Dans un chapitre tatitulé \u201cLes a n n é e s d\u2019apprentissage\u201d Maurois nous indique peut-être la clef de son personnage en nous révélant CAd\tTHÉÂTRE MAISONNEUVE PL AU DIS ARTS Montréal 129 (QutTu'i ) Te! 8-12-2112 A L'AFFICHE! EN FRANÇAIS à 7 JO V.O.ANGL.A 6 JO «t 9.30 fUOER \u2022 pmn fonda rjtMKTATIOR IXCUJ verdi 277-4145 r^ctnri 5380, St-Lau rent I cAs THÉÂTRE MAISONNEUVE PLAU OLSAKES Montréal 129 (Queb.< ) T< I «42-2112 CELIBATAIRES L* Centre Cuturel d'Outremont Invite tous les célibataires, veufs et divorcés è se réunir dans une ambiance amicale et raffinée, une atmosphère défendue.Activités artistiques, culturelles et sociales.Danse, tes mercredis et samedis.Membres choisis.Pour obtenir un dépliant appeler 272-7040, 1357 Van Horne.Réservez dès maintenant votre tabla peur la Jevr da l'An eft> SALLE WILFRID-PELLETIER IT -\\( ! DIS AK Is, M, >ntréul 1 29 (Québec ) Tri 84 2-2 M2 CE SOIR (sam.) à MINUIT DERNIERE CHANCE 99 É _______99
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