La presse, 4 décembre 1970, Cahier A
[" Benson présente un budget pour le Québec mais ne prévoit aucune augmentation de taxe par Pierre-C.O'NEIL de notre bureau d'Ottawa OTTAWA \u2014 Le ministre desFinan-\u2019 ces M.Edgar Benson, qui avait reconnu il y a plusieurs semaines que l\u2019hiver serait terriblement long, a tenté hier soir d\u2019en atténuer les rigueurs en proposant à la Chambre, dans un budget d\u2019ajustement, des mesures qui injecteraient dans l\u2019économie canadienne, et en particulier dans les zones de chômage endémique, une somme de $100 millions d'ici la fin de la présente année fiscale, et des sommes approchant $400 millions en 1971-72.Les réductions de taxe ne figurent pas au programme du ministre, un programme qui est en bonne partie destiné au Québec où l\u2019on retrouve 45 pour cent de tous les Canadiens sans emploi.Tout se passe en effet comme si le ministre s\u2019était enfin persuadé, après le rapport Raynauld, que Montréal est au coeur du programme de développement du Québec.En conséquence, il propose à la Chambre que toute la région sud-ouest du Québec, y compris la région montréalaise, fasse désormais partie de ces zones où s\u2019appliquent les stimulants industriels du ministère de l'Expansion régionale.A cela s\u2019ajoute un programme accé- léré de dépenses de l'ordre de $20 millions dans la région du nouvel aéroport international de Ste-Seholasti-que.C'est donc principalement au chômage que s'attaque le ministre et, dans cette mesure, il s\u2019agit d'un bud- Voir BENSON en page A 6 \u2022 Là relance économique passe par Montréal \u2014 page A 11 O Un budget pour prévenir la surchauffe politique au Québec \u2014 page C 1 iflNiPllil ST.S Le plus grand quotidien français d'Amerique Montréal, vendredi 4 décembre 1970, 86e année, no 282, 52 pages, 4 cahiers Le dénouement d'un drame qui a duré 60 jours James Cross est à l'hôpital, ses ravisseurs sont à Cuba Le dossier complet Page A 5 \u2022\t60 jours dans le.vie de James Richard Cross Page A 12 O 1.000 nolicirrs et soldats O La conférence de presse du ministre Cuoquette Page A 13 \u2022\tLa police était sur la piste depuis trois semaineh O Le pire était à craindre O S5 pour une pince sur le.balcon Page A 14 o Terre des Hommes devient ¦ terre cubaine O Mme Cross.\"Tout a bien liai et c'est merveilleux'' O I inc activité h brilc entoura\u2019! !¦: ukon\" avant le départ uo.r la Havane ¦S Page A 15 9 Rettÿii graduel.mais hou.définitif des troupes O L'homme rie 'a rue ne croit pas que ce soit la lin du FLQ O Turner: les mesures de guerre ont été très efjicaecs «©JUMUiHIilUk © Trois brise-giace sur le Saint-Laurent \u2014\tpage A 2 \u2022 Abolition des conseils de comté \u2014\tpage A 3 o Création de la ville de Sainte-Scholastique 0\t\u2014 page A 3 \"J'ai perdu deux mois de ma vie\" par Huguette LAPRISE \u2018\u2022J'ai perdu deux- mois de ma vie.Ccst comme si j'avais été presque mort.\u201d C'est ce que le diplomate James Cross a déclaré, en parlant de sa détention, au ministre de la Justice.M.Jérôme Choquette, au cours de l'entretien que les deux hommes ont eu, hier après-midi.La première chose que M.Cross a vue.en quittant la maison où il.était détenu, depuis 8 semaines, est le soleil.Un soleil radieux,\"pour un 3 décembre.Aux trois hommes qui ont pu l'approcher et avec qui nous avons conversé, M.Jérôme Choquette, Lord John Dunrossil, haut-commissaire du gouvernement britannique et M.Walter Green, photographe de l'Associated Press, de Boston (seul membre de la presse qui a pu assister, grâce aux bous soins du premier ministre Bou-rassa, à l'entretien que ce dernier a eu avec M, Crosst, le diplomate a Voir \"J'AI PERDU .en page A 6 photo Presse Canadienne Le premier ministre Robert Bourassa s'est rendu à Terre des Hommes rencontrer l'attaché commercial britannique James Richard Crass.Ce dernier sembicit en excellente forme et il parait avoir fait preuve d'une force morale peu commune tout au long de sa captivité.Cette photo ci été prise par Se photographe de l agence Presse associée, Walter Green, qui a été seul admis lors de la rencontre.La plupart des sept passagers de l'avion étaient connus de la police par Michel AUGER Qui sont les sept personnes qui ont quitté la métropole, hier soir, à bord du quadrimoteur mis à la disposition des ravisseurs de M.James Richard Cross, par les autorités canadiennes?Cinq des passagers sont des mem- bres d'une même famille.Deux ont des antécédents judiciaires.La plupart sont connus des forces policières chargés d'enquêter sur les activités terroristes au Québec.Parmi ces personnes qui ont quitté le pays \"à tout jamais\", selon l'expression utilisée par les autorités, Jacques Lanctôt est sûrement le plus connu tant du public que des forces policières.Ce jeune homme, qui est un activiste de profession, selon les détectives.a eu de nombreux démêlés avec Voir PASSAGERS en page A 6 par Lucien RIVARD Le diplomate britannique James Richard Cross a été libéré et ses quatre ravisseurs sont actuellement à Cuba.Pesant 22 livres de moins que le jour de son enlèvement, le diplomate a été libéré \u201cofficiellement\u201d à 1 h.55 ce matin, pour être directement conduit à l'hôpital Jewish General, où.après un examen sommaire et une nuit de repos, il devait subir aujourd'hui un examen médical complet.M.Cross a été remis en liberté exactement 48 minutes après que le quadrimoteur \"Yukon\", des Forces armées canadiennes, transportant les quatre ravisseurs et des membres de leur famille, se soit posé à l'aéroport de La Havane.Ainsi se terminait un suspense qui a duré un peu plus de 60 jours et qui a lancé quelque 13,000 policiers québécois dans l'une des plus vastes chassés a l'homme qui se soit déroulée dans la province de Québec.Compte tenu de sa détention de 60 jours, le diplomate a été jugé dans un état de santé relativement bon.Il a été placé sous les soins du Dr J.L.Brandt, directeur médical de l'hôpital Jewish General, et du Dr David Cos-tum.Les médecins ont trouvé leur patient très calme et ont signalé qu'il souffrait d'une déficience vitaminique qui devrait être rapidement corrigée.Durant sa détention, M.Cross aurait absorbé des aliments à trop forte teneur en amidon.La libération L'étape finale devant conduire à la libération de M.Cross, a débuté réellement à 7 h.47 hier soir alors que l\u2019appareil des Forces années canadiennes prenait le départ de l'aéroport international de Dorval.avec à son bord: Marc Carbonneau, Jacques l.antôt, sa femme et son fils: Jacques Cosctte-Trudcl et sa femme Louise, soeur de Jacques Lanctôt: de même que Pierre Séguin.Après un vol sat s histoire, d'une durée de cinq heures et 20 minutes, l'avion s'est posé à La Havane et les autorités cubaines sont entrées en contact avec leur ambassadeur à Montréal pour signaler que leséravis-seurs étaient arrivés à destination et que le diplomate pouvait être libéré.Il avait été prévu qu'au moment de sa libération, M.Cross devait être transporté par hélicoptère à l\u2019hôpital Jewish General.D'ailleurs, une cinquantaine de policiers, la plupart des membres de l'Unité mobile, ont monté ia garde, pendant plus de 12 heures, à proximité de l'hôpital, guettant l'arrivée du diplomate.Toutefois, la tempête de neige, qui commençait à faire rage, a empêché l'hélicoptère de décoller et c'est en automobile que le diplomate a été conduit à l'hôpital.Traqués par la police On ignore de quelle façon les policiers ont découvert l'endroit où le diplomate était gardé en otage.On sait cependant que.depuis quelques semaines.l'étau policier se resserrait surtout dans la ville de Montréal-Nord où les ravisseurs se terraient, au 10945 de l'avenue des Récollets.On sait également que mercredi, Jacques Cosette-Trudel et sa femme Louise, soeur de Jacques Lanctôt, avaient élé appréhendés par la police dans le métro.La police n'a pas dévoilé si elle Voir JAMES CROSS en page A 6 soc iK-a - FUS*! ITC .) M ,Jl .CWlA ac/-c~l ÜL '\u2022flXXUiÂ- .' u#.)\t\u2019 - irioOA- U.*.' ^Ut'2 a SUPER-LOTO Jouez $4.00 gagnez $200.000 ommair Annonces classées / D 2 à D 10 Arts et Spectacles / B 8 à B 11 Bandes dessinées / CIO ft- Cinéma / B 9 Décès, naissances, etc./ DU Economie / C1 à C 4 * Editorial /\tA4.Etes-vous observateur ?\t/ D 4 Horoscope / D 12 Informations étrangères / C 5 Informations nationales ./ A 2, A 11, D 1 loisirs et Récréation / CIO Mots croisés / D 5 \u2019'Mot-mystfrrÇ**\\ / D 3 Radio et télévision / B 9 Sports / B 1 à B 7 Tribunaux / A 7 Vivre aujourd'hui / A 8 à A 10 Votre .médecin / A 10 Aujourd'hui, neige inter-î itente oj poudrerie, s'é-aircissant la nuit prochaine, '.main.enso!ei!lé.Min.20\t\u2022 M3x.30 Dcfa:1;.page A 6 descend VICHY CELESTtNS A 2/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 Le \"bill de l'auditeur général\" r\t.\t\u2022 a été retiré au consentement unanime de la Chambre des communes OTTAWA (PC) - L\u2019habileté du vieux routier de Ja procédure parlementaire, M.Stanley Knowles (NPD \u2014 Winnipeg \u2014 Nord-Centre), a abouti jeudi, aux Communes, au retrait du bill C-190, concernant l\u2019auditeur général.Se fondant sur des propos émis, la veille, par le Président du Conseil du Trésor, M.Charles Drury, selon qui l'Opposition ne donnerait pas son consentement à un retrait du bill, M.Knowles a voulu prouver à sa manière que le ministre avait tort.Il a présenté en Chambre une motion demandant que la Chambre donne son \u2018'consentement unanime\u201d au retrait du bill.A la surprise du gouvernement, la motion fut adoptée, et le bill fut retiré.\".L'Opposition critiquait le bill, lu en première lecture, il y a plus d\u2019une semaine, parce qu\u2019il cherchait à museler l\u2019auditeur général, voulant le réduire à un \u201cteneur de livres\u201d, selon M.Stanfield.Le bill- retiré, il est maintenant douteux qu\u2019il revienne à cette session.M, Drury a déclaré que le comité des comptes publics continuera à \u201credresser\u201d le.statut de l\u2019auditeur général.- M.Drury, par la suite, a déclaré qu\u2019il était content du retrait de ce bill qui tendait à restreindre les pouvoirs de l\u2019auditeur général.Ce poste, a-t-il dit, est devenu un ballon politique.II a aussi déclaré aux journalistes qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de démission- ner, parce que le gouvernement a accepté la proposition du NPD de retirer le bill du' programme des Communes.M.Drury, qui n\u2019était pas en Chambre, au moment de cette acceptation unanime de la motion NPD, a déclaré qu\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019un bill du gouvernement.Ce à quoi M.Stanfield a répliqué qu'il s\u2019agissait bien d\u2019un projet du gouvernement qui voulait contester les recommandations et les critiques de l\u2019auditeur général.\u201cLe gel des salaires, a dit M.Stanfield, chez les employés de l\u2019Auditeur, doit être levé.11 faut lui donner les outils pour qu\u2019il termine son travail.\" Selon Robert Burns, seul le PQ \"s'est tenu debout\" au cours des derniers six mois au Québec de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le député péquiste de Maisonneuve, M.Robert Burns, a déclaré hier, qu\u2019à la suite de la crise Cross-Laporte et des derniers six mois d\u2019administration d u gouvernement Bourassa, de la faiblesse relative des autres partis d\u2019opposition, à la Chambre, l\u2019UN et' le RC-Québec, seuls les sept députés péquistes avaient montré qu\u2019ils étaient capables de se tenir debout et de constituer la véritable \u201copposition officielle\u201d à l\u2019Assemblée nationale.\t» Le leader parlementaire du Parti québécois participait à un débat ce midi à l\u2019Université Laval où étaient réunis environ 400 étudiants.M.Burns a déclaré que les \u201cimages électorales\u201d du Parti libéral (Québec au travail, le parti d\u2019avant-garde, le parti jeune et efficace) étaient des mythes qui étaient maintenant tombés.Selon M.Burns, tout ce que le gouvernement libéral a fait s'est de: laisser à Ottawa prendre les décisions majeures dans une crise qui le concernait de près, perpétuer l\u2019inefficacité policière malgré des pouvoirs extraordinaires, laisser grimper le taux de chômage, montrer son vrai visage par l\u2019entremise de certains des ses députés qui se sont prononcés en faveur d'un retour à la peine de mort, d\u2019une \u201ccensure virile\u201d des média d'information, d'une \u201crevision des libertés\u201d, d'un commissaire-enquêteur qui \"tamisera\u201d l'enseignement dans les ecoles, présenter en les amenuisant des lois qui appartenaient à l'ancien gouvernement UN, faire voter des lois-matraques pour les ouvriers de la construction et les médecins.etc.Devant la récente \u201cdémission\u201d du gouvernement et des autres partis d'opposition, a souligné M.Burns, le rôle d'opposition officielle dévolu au PQ n'a cas été facile, surtout lorsque la population se prononce à 83 pour cent en laveur des mesures de répression.\"Mais le PQ.a dit le leader parlementaire, est fier du courage qu\u2019il a manifesté durant la dernière crise en maintenant ses positions, en oeuvrant dans un système qu\u2019il juge par ailleurs inacceptable.\u201d D\u2019autre part, a souligné M.Burns, le gouvernement actuel est un gouvernement faible qui recule sur tous les plans, présente des mesures faibles et attend que la population lui pousse dans le dos pour agir.Interrogé par les étudiants au sujet de l\u2019affaire Caloil, M.Burns a déclaré qu'elle constituait justement la preuve de la faiblesse du gouvernement Bourassa, incapable de défendre les intérêts du Québec devant les pressions d'OUawa et des intérêts économiques ontariens.M.Burns a par ailleurs admis, en réponse à d'autres questions, que s'il y avait élection demain, la récente crise nuirait de toute évidence à la cote électorale du PQ, bien que celui-ci n\u2019ait pas honte des positions qu\u2019il a adoptées et qu\u2019à long terme il en bénéficierait.Selon le député, les Québécois ne sont pas dupes des politiciens qui veu- lent les apeurer et l'on a par ailleurs droit d\u2019être sceptiques devant les derniers sondages CROP qui ont été faits en pleine crise, alors que les Québécois, surtout au téléphone, se méfiaient de tout le monde.uQoi qu'il en soit, au sein du para lui-même, les militants, selon M.Burns, sont sortis intacts de la crise.Quant à la population, elle verra que le PQ ne pouvait adopter une position différente durant la crise et comprendra que ce parti fut le seul à se tenir debout.Elle aura alors confiance en lui, surtout en raison de- sa position séparatiste modérée qui attirera ceux qui veulent voir disparaître le terrorisme.Interrogé sur la question de la participation du PQ aux prochaines élections fédérales, M.Burns la considère comme une perte d\u2019énergies.Il affirme que les péquistes devraient être invités à appuyer dans leurs comtés ceux des conservateurs ou des néo-démocrates qui sont aptes à comprendre le problème particulier du Québec.Mais M.Burns n\u2019a même pas voulu affirmer que le PQ devrait appuyer en bloc le NPD, soulignant qu\u2019il était encore possible qu\u2019une aile droitiste s\u2019empare de ce parti à son prochain congrès.Trois, brise-glace entre Montréal et Portneuf en 71-72 DERNIERS JOURS Gr ande Vente de Liquidation SANS PRECEDENT DE PEINTURES A L\u2019HUILE présentement ù La Galerie Royale ^ 1420 ouçst^rue Sherbrooke N 845-4383 Commençant lundi-Je 7 décembre de 12h à 22h (lOh p.m.) TOUS LES JOURS H.DARWIN Le groupe renommé de 17 artistes et collègues européens.Treizième exposition et vente annuelle de Noël 150 peintures à l'huile originales Celle exposition est la plus grande jamais tenue en cette ville.Dcpu*'* deux ans, nous avons réserve nos peintures jugées de la plus hau*e qualité.Et nous sommes fiers de disposer de la plus grand* variété de peintures à l'huile vendues à des prix jamais offert .auparavant au Canada.Parmi les sujets assortis, «e trouver.: ce mervctifeux.intéressa''*' paysages, des mers, des scènes urbatre:-, ces personnages et autres Dorîraits, des fleurs aux couleurs chatoyantes, des natures morte*, le tout dans les styles traditionnel et cor.'errooram.Dimension\tPrix\tde catalogue\tPrix de vente 14 x 16\t$ 45 00\tS16.00 13 x 2?\tS 85.00\tS2S.OO 23 x 27\t5130.00\t544.00 27 x 35\tS135.00\t546.00 27 x 35\t5170.00\tS56.00 32 x 44\t5250.00\t584.00 31 x 55\t$280.00\t594.00 Encadrement de\tqualité inclus dans\tles prix Salon Dauphin, Hôtel Windsor, Montréal DERNIER JOUR LUNDI LE 14 DECEMBRE ENTREE GRATUITE\tCATALOGUE GRATUIT L'hiver prochain, trois brise-glace seront affectés à la partie du fleuve située entre Montréal et Portneuf.et des brise-glace supplémentaires pourront être rapidement disponibles si nécessaire.Ces trois brise-glace seront le \u201cErnest Lapointe\u201d, le \u201cMontcalm\u201d et le \u201cNorman McLeod Rogers\u201d récemment mis en service.Ces navires seront basés à Trois-Rivières à compter de la mi-décembre., Le choix du port de Trois-Rivières s'explique du fait que les embâcles sc produisent généralement en amont de ce port et que le seul moyen vraiment efficace pour les briser est de les attaquer par l'aval de façon à ce que les blocs de glace puissent être entraînes par le courant au fur et à mesure qu'ils sont détachés.Ces brise-glace connaissent une activité presque continuelle au cours de l'hiver.Les brise-glace sont cependant assez souvent gênés dans leur travail par des conditions de navigation difficiles et par la mauvaise visibilité.Afin de, remédier à cette situation, la division du chenal maritime a effectué des\u201ce£-sais d'un système de navigation/par radar qui, installé sur le \u201cRogers\u201d cet hiver, lui permettra de travailler quelle qüe soit la navigabilité.On espère ainsi augmenter considérablement le nombre de jours où les brise-glace pourront lutter contre la formation d'embâcles.La Division du chenal maritime connaît te succès dans son programme de contrôle des.glaces depuis quelques années.Une simple comparaison entre ies nombres de jours durant lesquels la navigation commerciale a dû être niers hivers l'établit de façon cer-niers hivers, l'établit de façon certaine: 1965-66 : 39 jours; 1966-67: 43 jours: 1967-68: 23 jours: 1968-69: 18 jours et 1969-70: 6 jours.La coopération franco-québécoise s#est multipliée par dix depuis six ans et va croissant PARIS \u2014 La coopération franco-québécoise, qui fonctionne sur une base institutionnelle depuis six ans, s'est multipliée par dix depuis le voyage du' général de Gaulle au Québec et semble promise à croître avec les années.C'est ce qu'ont rappelé en se congratulant, hier après-midi, au cours d\u2019un colloque de trois heures tenu à Paris, devant quelque 75 personnes réunies dans la salle des conférences de la mairie du IVe arrondissement, l\u2019ex-ministre fran-, çais ' Alain Peyrefitte, président d\u2019honneur de l\u2019Association France-Québec (qui organisait cette rencontre), M.Yves Michaud, commissaire général à la Coopération du gouvernement du Québec, M.Xavier Deniau, président de l'Association France-Québec, et quelques autres membres de ce groupement dédié à faire connaître le Québec et établir des échanges et des liens toujours plus étroits entre lui et la France.M.Y\u2019ves Michaud a dit quelques mots pour expliquer que la légitimité des accords de coopération franco-québécois se fonde, d'une part, sur le fait que dans les domaines qui lui sont exclusifs, le gouvernement québécois est le seul habilité à parler au nom de l'ethnie québécoise, et, d\u2019autre part, sur ie fait qu\u2019il est dans la nature des choses que dans ces domaines le Québec ait des rapports internationaux.M.Alain Peyrefitte, pour sa part, s'est attaché à faire l'historique de la coopération franco-québécoise, après avoir dit qu\u2019avec elle avait débuté le processus de la connaissance et de la reconnaissance du Québec par la France, en mettant fin à la barrière psychologique qui les séparait depuis 1763.M.Peyrefitte a souligné que cette coopération était maintenant irréversible.Au cours de la réception donnée ensuite, à l'Hôtel de ville de Paris par les autorités municipales.le président du Conseil, M.Didier BclfOur, a dit que le Québec a maintenant \"le sentiment d'être un peuple adulte qui entend désormais vivre comme tel.\" Pour M.Belfour.le général de Gaulle, lors de sa visite de 1967.n'a pas \"suscité\u201d le fait québécois: \u201c11 n'a fait que le constater.\" \u201cEn voyant la foule de Canadiens français venus à l'aéroport déployer d'immenses banderoles \"Ce n'est qu'un au revoir\", dit-il en souvenir du voyage qu'il fit chez nous en 1967, j'ai eu le sentiment que le général avait bien été fidèle en traduisant les aspirations .profondes de votre pays.\u201d Au cours du colloque, deux jeunes usagers de la coopération franco-québécoise furent invités à dire ce qu\u2019ils en pensaient.Une jeune enseignante québécoise, Mlle Doucet, qui a enseigné dans la province française durant un certain temps, a fait des observations comparatives qui ont fort intéressé l\u2019auditoire, composé en très grande majorité de Français.Elle a déploré notamment le système administratif lourd, excessivement hiérarchisé, qui tient les maîtres en tutelle, décourage les initiatives et encourage l\u2019irresponsabilité: la lourdeur des traditions, le scepticisme face au renouveau, la pénurie de matériel audio-visuel, le décalage des manuels par rapport au monde moderne, le système d'inspection rigide qui rend les' maîtres craintifs.îYÇais tout n\u2019est pas que négatif, pour Mlle Doucct, qui trouve que si l'enseignement est rigide et contraignant, il se révèle avec le temps capable de développer le sens de l\u2019efficacité et de l\u2019observation, en même temps qu\u2019une bonne vision analytique des événements.Elle pense que l'idéal serait de trouver un moyen terme entre cette rigidité et la trop grande liberté qui existe dans l\u2019enseignement au Québec.Enfin elle préfère le système laïque français au système confessionnel du Québec qui n\u2019accorde pas assez de liberté aux étudiants.Un coopérant français, qui a fait un stage au Québec, à l\u2019emploi du ministère de l'Agriculture, a surtout parlé de l\u2019attitude des Québécois vis-à-vis des Français.Tl a constaté que si les Québécois.portent la France dans leur coeur, par contre les Français ne sont en général pas très considérés.Ils trouvent, dit-il, que les Français ne représentent pas les valeurs de la France auxquelles ils se raccrochent.Ils notent qu\u2019un certain type d'immigration française a peut-être prêté le franc à ces critiques.Par exemple, il a retenu que les Québécois reprochent aux Français' d'être \u201csnobs\u201d, d\u2019être de beaux parleurs \"qui veulent tout nous apprendre\u201d, d'etre \u201cdes privilégiés qu\u2019il faut supporter\u201d, d'apporter de bonnes idées mais de manquer \u201cde sens pratique\u201d.Enfin il a remarqué que les jeunes Québécois refusent autant la France que Je Canada.l'Angleterre et les Etats-Unis.que plusieurs ne croient pas que leur langue doit être dépouillée de ses caractéristiques \u2014 y compris le \u201cjouai\u201d \u2014 pour se modeler sur celle des Français.Il attribue cette attitude des Qué- X bécois au long abandon du Québec par la France.En terminant, le jeune coopérant français a loué chez les Québécois leur esprit d\u2019initiative, d\u2019organisation et de tolérance (\u201cdont nous pourrions nous inspirer en France\u201d), leur ouverture d\u2019esprit, leur capacité de partager les responsabilités, leur méthode et technique dans les affaires (\u201cqui font défaut en France\u201d).Quelques professeurs français ont déploré que si peu soit fait en France pour faire connaître le Québec à la population étudiante.II n\u2019y a actuellement que quatre chaires de civilisation canadienne-fran-çaise, mais elles ne se trouvent pas à \u201cParis, mais en province: à Strasbourg, Lille, Rouen et Poitiers .\u2014 et encore est-il difficile de trouver des titulaires.L\u2019un s\u2019est dit scandalisé qu\u2019il n\u2019existe en France aucun enseignement francophone non français, pour ensuite suggérer l\u2019établissement d\u2019une fondation, financée par les deux gouvernements, qui comblerait cette lacune.Un professeur a fait part d'une expérience personnelle qu\u2019il a proposé de faire étendre à tout le système d'enseignement.Ses élèves ont entrepris une correspondance avec les élèves d\u2019une classe québécoise.Dans un premier temps, ils se décrivent eux-mêmes et accompagnent leur missive d'une photo; I dans un second temps, ils décrivent leur famille et leur milieu familial en y ajoutant aussi des photos.Si celte pratique,^dit-il, qui enchante, les enfants, était répandue systématiquement, elle contribuerait rapidement à faire se connaître les deux peuples.La suggestion a été accueillie avec enthousiasme et retenue pour étude.i Pendant les Fêtes offrez Seagram en toute confiance.: ! I j i ! l'Hti m» Seaatams Extra Dru Seagram\u2019s m mma wHisiff ¦r~ -JL v*atf .\u2022©«\u2022.u**1» (A4iRAM *V; ® g*: Maman ! Maman ! ma main ! toîéphoto PC Le jeune Janie Broad, 7 ans, de London, en Ontario, a eu la surprise de sa vie.Hier, en essayant de- récolter d'une machine distributrice de bandes dessinées, le fruit de son investissement (10 cents).Comme il allait enfin récupérer son dû, sa main est demeurée coincée dans l'appareil, plutôt gourmand que généreux.La mère du petit Janie a immédiatement appelé les pompiers qui sont venus tirer de cette impasse l'enfant encore tout étonné de cette mésaventure.Le nouvel aéroport engendre une nouvelle ville, Ste-Scholastique de notre bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement a déposé, hier, à l'Assemblée nationale une loi ayant pour but principal de constituer, à compter du 1er janvier prochain, une nouvelle ville, portant le nom temporaire de Sainte-Scholastique et regroupant les 12 municipalités touchées directement par l\u2019aménagement du futur aéroport internationale, ainsi qu'une partie de la ville de Sainte-Thérèse-Ouest et* de la paroisse de Saint-Jérusalem-d\u2019Argenleuil.C'est le ministre des Affaires municipales, M.Maurice Tessier, qui a déposé le projet de loi no 60, hier, à l\u2019Assemblée nationale, en précisant qu'il abrogeait la \"Loi du bureau d'aménagement des environs du nouvel aéroport international au Québec\".C'est le ministre lui-même qui assumera désormais les droits et obligations de ce bureau.La nouvelle ville est constituée en, réalité par le territoire affecté par l'expropriation faite par le gouvernement fédéral pour l'aménagement du nouvel aéroport.Le bill 60 édicte des mesures concernant l'aménagement du territoire environnant la ville de Sainte-Scholastique, dans les comtés d\u2019Argenteuil, de Deux-Montagnes et de Terrebonne.Quant au nom véritable que portera la future ville, le choix, a dit le ministre, en sera laissé aux contribuables habitant la région (qui auront à faire des recommandations au gouvernement à ce titre).Un conseil de 14 membres La nouvelle ville de Sainte-Scholastique, selon le bill 60, sera régie par la Loi des cités et villes, et la première élection générale y sera tenue le premier dimanche de novembre de l\u2019an prochain.Jusqu'à cette date, la ville sera administrée par un conseil de 14 membres, représentant chacune des anciennes municipalités.L\u2019article 2 du projet de loi mentionne que le regroupement concerne: les villages de Saint-Augustin, Saint-Benoît et Sainte-Scholastique; les municipalités et paroisses de Saint-Antoine - des - Laurentides, Saint-Augustin, Saint-Benoit, Saint-Canut, Saint-Herman, Saint-Janvier-de-Blainville, Sainte-Monique et Sainte-Scholastique; la municipalité de Saint-Janvier-de-La-croix et les parties de Sainte-Thérèse-Ouest et Saint-Jérusalem.Le conseil temporaire de 14 membres sera constitué des maires ou conseillers désignés par les municipalités anciennes.Le maire de la nouvelle ville, d'autre part, sera désigné par les conseillers et choisi parmi eux au cours d'une assemblée qui doit avoir lieu au plus tard le 8 janvier prochain.Le bill 60 prévoit qu'un administrateur désigné par le gouvernement exercera à l'égard de la ville certains pouvoirs que peut exercer la Commission municipale de Québec à l'égard des municipalités.Ce contrôle cessera au plus tard le 31 décembre 1971 ou à toute autre date antérieure fixée par le gouvernement.En vertu du projet de loi, également, le ministre des Affaires municipales devra préparer un plan indiquant les affectations du sol dans le territoire environnant la ville de Sainte-Scholastique.Ce plan sera déposé au ministère où tout intéressé pourra en prendre connaissance à compter du 31 décembre 1971.Par ailleurs, dans les deux années suivantes, toutes les municipalités comprises dans le territoire devront adopter et faire approuver par le ministre un plan directeur.En plus, dès l\u2019entrée en vigueur de la loi, toutes les municipalités comprises dans le territoire devront adopter et faire approuver par le ministre des réglements touchant le zonage, la cons-, tru.ction et la création d'une commission d'urbanisme.Toute construction sera interdite dans les municipalités rurales comprises dans le territoire jusqu\u2019à ce que le ministre ait approuvé les règlements du conseil de ces municipalités touchant le zonage, la construction et la création d'une commission d'urbanisme.Quant aux cités et villes comprises dans le même territoire, toute construction y sera également gelée à l'expiration des-trois mois que la loi accorde à ces conseils pour faire approuver, par le ministre, les mêmes règlements que ceux énumérés au paragraphe précédent.Le ministre pourra toutefois permettre qu'on déroge au gel de construction.D'autre part, les municipalités qui formeront la nouvelle ville ne pourront, d'ici le 1er janvier prochain, engager leurs crédits sans l\u2019assentiment de l\u2019administrateur.Le projet décrété enfin l'annexion à la cité de Laehulc, aux conditions à être fixées par la commission municipale de Québec (après enquête), de la partie de la municipalité de lu paroisse de St-Jéru-salcm qui ne sera pas englobée par la nouvelle ville.Zonage, construction .que 200 maires et conseillers qualifient de projet trop hâtif Robert Lemieux, Michel Chartrand, Pierre Vallières, Charles Gagnon et Jacques Larue-Langlois: le juge leur refuse tout cautionnement par Léopold LIZOTTE A l'heure même où les ravisseurs de M.James Richard Cross obtenaient leur sauf-conduit pour Cuba, Mc Robert Lemieux, Michel Chartrand, Pierre Vallières, Charles Gagnon et Jacques Larue-Langlois apprenaient, eux, que leur séjour forcé, rue l\u2019arthenais, allait tout bonnement sc continuer.En troisième division des Assises, U; juge Kenneth J.Mackay rendait en cfïet une décision de sept pages dans laquelle il renvoyait une requête des cinq prévenus pour reprendre leur liberté sous cautionnement.Aucun d'eux ne sc trouvait cependant en cour, à ce moment-là, mais le Iribunul a remis au greffier cinq copies de son jugement à être expédiées à chacun.Rappelons que seul Me Lemieux avait eu la permission de venir presenter son point de vue devant le tribunal, les autres pouvaient expédier des notes écrites à la cour, s'ils le désiraient.Au tout début de ses remarques, le juge McKay a souligne que deux des détenus s'étaient prévalus de cette offre, mais seulement pour lui faire parvenir des \"jérémiades et de la scatologie\", et aucun argument en droit.Pour étayer son refus, le tribunal a soumis que l'argument de la défense à l'effet qu'il n'y avait pas eu de preuve qu'une insurrection appréhendée existait au pays, le 15 octobre, ne tenait pas.Et pour la bonne raison que.selon la Loi des mesures de guerre, il suffit que la reine ou le gouverneur en conseil décide qu'il y a tel état de choses pour que preuve soit faite que de telles circonstances existaient réellement.R a soumis également que les requérants n'avaient aucunement démontre que la Loi sur les mesures de guerre était illégale et inconstitutionnelle.Or, dit-il, celle-ci a préséance sur le code pénal, dans le moment, et elle enlève au juge toute discrétion pour accorder un cautionnement aux prévenus, tant que le procureur général n'y a pas consenti.Quant au deuxième point soulevé par la défense, sur leur appartenance a l'association illégale, le tribunal sc dit d'avis, comme l\u2019avaient fait remarquer les procureurs spéciaux de la poursuite, Mes Bruno-J.Patenaude, Yves Fortier et Fred Kaufman, qu'il ne s\u2019agit pas là d'un point légal, mais d'une question de fait qui ne peut être tranchée qu'a leur procès.Même si, dans le cas de sédition, portée en vertu du code pénal, la cour a toujours juridiction pour accorder un cautionnement, il serait prématuré d'en accorder un, tant que le procureur général n'aura pas donné son consentement dans l'autre cas.par Florian BERNARD Le ministre des Affaires municipales du Québec, M.Maurice Tessier, a dû affronter un feu très nourri de questions, hier soir à Sainte-Scholastique, alors que plus de 200 maires ou conseillers des villes touchées par le bill 60 s'étaient réunis à son invitation.Même si.dans la plupart des cas, on accepte d'emblée le principe de créer une seule ville d'environ 17,000 aines sur l'emplacement du nouvel aéroport international, on reproche au gouvernement d'avoir agi trop rapidement.On lui reproche surtout d'avoir préparé le bill 60 sans consulter les devers conseils municipaux de celte vaste région.Le maire de Blainvillc, M.Jean-Paul Boisvert, sc faisant le porte-parole de ses collègues, a reproché au ministre d'avoir rédigé une loi qui sera adoptée avant que les conseils municipaux aient eu le lemps de l'étudier.Adoption à toute vapeur Le ministre a déclaré qu'il a l'intention de faire adopter le bill 60 d'ici au 20 décembre, peut-être avant.Il a dit que, chose certaine, cette loi sera 3doptéc avant, l'ajournement de la présente session, ce qui veut dire avant Noël.C'est précisément la nature du reproche des maires.On estime qu'il sera impossible, dans un aussi court laps de temps, de soumettre les modi-' fications que l'on voudrait voir apporter à la loi.A ces objections, M.Tessier a déclaré que les \"tergiversations\u201d du gouvernement précèdent et les \"nombreux retards à négocier avec les autorités fédérales\u201d ont forcé le cabinet a presenter cette loi rapidement car, n'eut été la querelle Ottawa-Québec sous l'Union nationale, ce bill serait déjà en loi.\"Nous proposons un bill qui accuse déjà des mois de retard-\u2019, d'ajouter M.Tessier.\t.Un nouvel élan L'adoption du bill 60 créant la ville portant le nom temporaire de Sainte-Scholastique entraînera automatiquement la disparition du Bureau d'aménagement du territoire de Sainte-Scholastique, organisme dont le maire Yves Ryan de Montréal-Nord était le président.Interrogé à ce sujet, il a dit que les devoirs et les obligations de l'organisme qu'il dirigeait seront mainte- nant dévolus au ministre des Affaires municipales.Commentant le bill 60.M.Ryan a expliqué que, compte tenu des retards accumulés, il s\u2019agit d'une excellente loi et d'un pas gigantesque vers le développement de toute la région.Roui- sa part, le ministre Tessier a annonce, cil primeur, que la future ville sera vraisemblablement intégrée dans un vaste territoire désigné et profitera de généreuses subventions fédérales.L,e ministre fédéral de Ter-rebonne.M.Roland Comtois, a confirmé cette information.Travaux immédiats M.Tessier a invité les dirigeants des différentes municipalités sur le point d'etre regroupées de se réunir fréquemment, d'ici les p r q c h a i\u2018 n s mois, en vue d'amorcer les structures de la nouvelle grande ville.11 les a également invités à élaborer, dès maintenant, les futures commissions de la ville: notamment celles de l'urbanisme, des loisirs, des services de protection, des sendees de génie, etc.Enfin, il leur a dit que des fonctionnaires de son ministère seront à leur entière disposition pour jeter les bases de la nouvelle ville.Contrats de la CECM Construction huit écoles RAS: $8 millions La Commission des écoles catholiques de Montréal a résolu hier, lors de sa séance régulière, d'octroyer des contrats de 88.500,000 pour la fabrication et mise en place des composants préfabriqués nécessaires à la construction de huit écoles selon la méthode RAS.Ces contrats seront octroyés, subor-donnément à l'obtention des autorisations gouvernementales requises, aux cuiq entreprises dont les soumissions ont été retenues en janvier 1969 et dont ics prix ont été rajustés en juillet 1970.il s'agit de Francon Ltéc pour le eom-,, posant structure: , Lcnnox ' Industries (Canada i Ltd., pour le composant chauffage - ventilation - refroidissement; Electrolier Corporation, pour le composant plafond-éclairage; B.K.Johl înc.pour le composant cloisonnement, et Bédard et Girard Limitée, pour le composant services clectriques-clectro-niques.Les huit écoles prévues au programme de construction RAS, dont trois élémentaires et cinq polyvalentes, représenteront un total de 12,700 places-élèves additionnelles.Leur coût approximatif sera de S28.550.000, ccci à l'exclusion du coût des terrains, des honoraires professionnels cl de l'ameublement.mais y compris le montant de 55.500.000 que représente le coût global des cinq groupes de composants préfabriqués.Signalons de plus que la construction de ces écoles représente un volume de 1,500,000 pieds carrés, soit la moitié de ce qui avait été prévu originellement.Les écoles RAS dont la construction sera échelonnée sur une période s'éfen^ dant de janvier 1971 à 1975.sont : l'école élémentaire Saint-Joseph, pour 840 élèves (construite entre les rues Saint-Martin et Richmond et prévue pour 19721; l'école élémentaire Saint-Irénée.pour 7t0 élèves (quadrilatère Sainte-Emilie, Rose-de-Lima.Bérard et Notre-Dame et prévue pour 1972); l'école élémentaire.Joseph-Charbon-neau.pour 250 handicapés physiques (construite entre les rues Beaubien et Laeordaire, prévue pour mai 1973); J\u2019école polyvalente Saint-Vincent-Fer-rier, pour 2,500 élèves, dont 500 sourds (construite sur un tenain situé au 85 ouest, rue Jarrv.prevue pour avril 1973); l'école polyvalente Louis-Riel, pour 1.900 garçons (construite à l'angle du boulevard Rosemont et de l'ave-mie de Carignan, prévue pour mai 1973): l'école polyvalente Saint-Stanislas.pour 2.500 garçons (construite à Tangle des rues Saint-Denis et Saint-Grégoire, prévue pour avril 1974); l\u2019école des Métiers de l'Est, pour 2,500 élèves (construite au 3320, rue Hoche-laga, prévue pour mai 1974); et un complexé polyvalent pour 1,500 élèves qui sera construit dans la paroisse Sainte-Claire, à l'extrémité sud-est de la ville et prévu pour mai 1975.Le perfectionnement En outre, les commissaires de la CECM ont résolu d'intervenir auprès de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec et du Comité paritaire de perfectionnement afin que le Comité paritaire reconnaisse officiellement d'une part la scolarité jjdéjà reconnue 'par ia CECM pour les T&urs de perfectionnement suivis du- rant la période allant du 17 juin 1965 au 1er septembre 1970.Il appert qu'en-vii'on 250 enseignants à l'emploi de la CECM se verraient refuser cette reconnaissance par le Comité paritaire de perfectionnement.D'autre part, la CECM a manifesté le désir de voir ledit Comité clarifier les décisions qu'il a prises en ce qui concerne le perfectionnement et enfin, clic espère que le Comité reconnaisse lui-même les cours de perfectionnement et de recyclage du personnel enseignant.et précise les mécanismes nécessaires./ 1 A 4/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE ',970 Un répit mérité Nous éprouvons un sentiment non pas de joie, mais de profond soulagement, de savoir que M.Cross est vivant et libre.Nonobstant toute autre considération, le fait que M.Cross soit sorti vivant de ce cauchemar est attribuable à son propre courage.Ne glosons pas là-dessus: il n\u2019aurait pas été moins courageux s'il était mort.Qu'il sache seulement que nous l\u2019admirons d'avoir duré dans la nuit.Pour éprouver vraiment de la joie, il faudrait pouvoir oublier que M.Pierre Laporte a été assassiné.Il faudrait aussi se faire ae\u2014~ croire que la fin de ce cauchemar de deux mois est la fin de la nuit.Nous pouvons parler d'un répit, mais le triomphalisme est exclu.o Faisons quelques hypothèses.Imaginons que nous avons, par fonction, à prendre la .décision finale au moment où l'on apprend que les recherches policières ont porté fruit et que l'on connait le lieu de la captivité de M.Cross.Tout le monde se rappelle la menace proférée à plusieurs reprises par ses -ravisseurs : Si la police nous cerne, nous nous ferons -sauter avec notre otage.Quelle décision prendre alors ?Imaginons que, toute réflexion faite, nous décidons d\u2019encercler la cachette et de sommer les ravisseurs de capituler.Au moment où nous prenons une telle décision, nous saxons quelle peut entraîner deux conséquences contraires : ou bien les ravisseurs font tout sauter ou bien ils capitulent.Les deux choses sont possibles.Après, coup, l'otage étant libéré, on nous félicitera d\u2019avoir pris une telle décision et on louangera le calme avec lequel elle a été cxculée.Mais la même décision ayant un dénouement contraire aurait fait dire, aux mêmes commentateurs, que la- décision était irresponsable, bête, inhumaine.' Entre l\u2019action et ses conséquences, il y a toujours des impondérables.'Les réactions rationnelles ou émotives des personnes impliquées dans cette action, la fatigue excessive de l\u2019une d\u2019entre elles ou sa résistance psychologique, un accident technique quelconque, enfin cent facteurs imprévisibles peuvent faire sortir, d\u2019une action raisonnable, des conséquences malheureuses.Il n\u2019est pas permis alors, si \u201chonnêteté intellectuelle\u201d veut dire quelque chose, de condamner l\u2019action initiale, comme si ce qui s\u2019est passé après avait été connu avant, avait été inscrit dans la nature des choses comme une nécessité.C'est pourquoi, malgré le dénouement heureux de l\u2019action d\u2019hier, il faut voir qu\u2019elle a été entreprise dans l\u2019incertitude.Le résultat aurait pu être différent: il aurait fallu alors avoir le courage de reconnaître un échec sans juger comme des criminels ceux qui étaient dans l'obligation d\u2019agir.De même, il serait fallacieux, devant le succès de cette opération, de se faire accroire que son succès était assuré dès le point de départ.Même devant un succès manifeste, le triomphalisme est une forme de bêtise.Revenons en arrière.Le 5 octobre, c'est dans l\u2019incertitude que les gouvernements ont dû agir.Durant les jours qui suivirent, constamment placés devant de nouveaux ultimatums.c'est toujours dans l'incertitude qu'ils devaient réaffirmer leur décision initiale.En dehors de ce monde limité par les conditions concrètes de l'action, il y avait des critiques sûrs d\u2019eux-mèmes.parce qu'ils se contentaient de jouer avec des mots.Ces mêmes critiques peuvent s\u2019amuser aujourd\u2019hui à retourner les faits sens dessus dessous, à prendre ce qu'on sait maintenant pour réécrire les événements à leur façon et pour inventer les raisons de leur certitude.J O Ces jugements, portés rétrospectivement, sans tenir compte des conditions réelles dans lesquelles une décision a été prise, sont fondamentalement injustes.La décision et l'action qui s'ensuit; sont posées dans les conditions nécessaires de l'action, à savoir l'incertitude quant à ses conséquences.Il est facile, mais faux, de juger rétrospectivement une action, à partir de la connaissance que l'on a de ses conséquences effectives, et sans tenir compte du fait que Faction a dû être posée dans- l'incertitude.X _ la presse étrangère .La libération de M.Cross constitue un dénouement heureux d'un épisode pénible de notre histoire.C\u2019est aussi un événement de portée internationale.Au moment où, en Espagne, d'autres terroristes répètent le même geste que le FLQ.on peut penser que l'attitude des gouvernements québécois et canadien aura une influence sur les décisions que d'autres gouvernements seraient amenés à prendre dans des circonstances analogues.>\t.Jacques TREMBLAY Nouvelle histoire d'enlèvement ih: V Agence i'rcnrc-l'rc- r Il y a quelques jours, des terroristes basques ont enlevé le consul Eugene Bai hi de la République lé-\u2019 dératé d\u2019Allemagne en vue d\u2019obtenir la libération de seize nationalistes basques dont le procès .vient de débuter à Burgos, en Espagne.Voici, à ce sujet, des commentaires de la presse parisienne: \"COMBAT\" (indépendant de gauche) \"L'ETA, gauchiste pour certains, réactionnaire pour d'autres (.) doit l'essentiel de sa notoriété à son action terroriste, Comme le FLO, comme les pirates de l'air palestiniens.(.) Personne, hormis quelques fanatiques, ne s'est encore permis d'applaudir à l'assassinat de M.Laporte au Canada, à l\u2019enlèvement de diplomates américains.britanniques ou allemands, au Québec, au Brésil ou ailleurs.Voyons si maintenant il en sera différemment dans le cas de M.Baihl.(.) Restent les 16 Basques de Burgos (.) qui ne servent que d\u2019étendard à des passions politiques.(.)\u2022 Espérons que les juges de Burgos auront le coeur et l'intelligence de comprendre qu'en faisant de ces accusés des martyrs, ils se condamneraient aux-mê-mes et ne feraient que donner de nombreux atouts à la violence \".\"LES ECHOS\" ' '* (quotidien d'information économique) \u201cSi la répression menée par le gouvernement franquiste contre les Basques est aujourd'hui ressentie dans toute l'Espagne, c\u2019est qu'il y a conjonction de deux oppositions: celle des nationalistes visés, d'une part, et, d'autre part, celle d'une partie importante du peuple espagnol, excédée d'un régime qui n a pas su se démocratiser.A Barcelone, à Madrid et ailleurs, on marr-feste moins pour les Basques emprisonnés ou en passe d\u2019être jugés que centre le gouvernement, jusqu'où ira ce mouvement?II est bien difficile de le prévoir.Nul ne doute que l'armée et la police tic soient capables de mater quelques milliers de Basques rebelles.(.) Mais jJburront-elles, le cas échéant, s'opposer à tout un peuple en révolte (.)?Et le Général Franco le voudra-t-il, alors qu'il a lui-même mis en place une équipe dont l'objectif est exclusivement d\u2019élever le niveau de vie du pays?\u201d.PARIS-JOUR (gauche modérée) ' Le procès des séparatistes basques vient de rappeler à l'opinion internationale que le \u201cfait Franco'\u2019 n'avait pas disparu.Il existe encore à nos frontières, en 1970, un régime de dictature dont le pouvoir ne repose que sur l\u2019armée et la police.(.) Voilà ce qui permet de comprendre la résistance espagnole, la lutte qu\u2019elle a engagée contre le franquisme.(.) Le procès Burgos prend une dimension considérable: des peines de mort ou de bannissement à vie apporteraient aux protestataires l'argument le plus indiscutable devant le monde pour justifier leur refus de toute concession à un système qui déVneurerait fondé sur le mépris le plus élémentaire de la vie et de la dignité humaines\".'LA NATION' (Gaulliste) \u201cLe' procès (de Burgos) avait, semble-t-il, momentanément uni les diverses oppositions au régime du général Franco.L'enlèvement du diplomate allemand, tout en pouvant amener le gouvernement de Madrid à durcir son attitude et à intensifier sa répression, risque d'avoir l'effet contraire.Déjà, dans les milieux de l\u2019opposition (.) le geste de l'E.T.A.o jeté un certain désarroi.En recourant à leur tour à la violence, les chefs du mouvement basque ne risquent-ils oas d'aller à l'encontre du but recherché en se coupant eux-rm' ies de l'opinion ?''.L\u2019AURORE (droite radicale) ' Ce n est pas seulement te procès de seize nationalistes basques.mais le procès du séparatisme basque dans son ensemble qui s'ouvre aujourd'hui dans la ville espagnole de Burgos.La situation n'est plus la même qu\u2019il y a trente ans: le régime franquiste a fini par accorder aux Basques quelques libertés dans le domaine culturel.Mais ces derniers (.) exigent davantage.Une idée fait son chemin dans l\u2019opinion: la ' réunification\" des sept provinces basques (quatre sont en Espagne et trois en France) qui pourraient constituer ensemble l'une des régions de l'Europe.de demain.Pour le gouvernement espagnol, il ne s'agit là que de \u201csubversion\u201d (.) Mais pour les accusés de Burgos et leurs camarades.le pays basque est la seule patrie \u2014 car elle n'appartient pas à l'Espagne'.'LE FIGARO' (droite modérée) \u201cGouvernement et militaires espagnols se trouvent placés devant la> plus redoutable des responsabilité qui leur soit échouée depuis la fin de la guerre civile.Heure de choix, certes, heure de la vérilé aussi, mais vérité incertaine et fuyante.(.) L'équipe au pouvoir, dont les capacités, techniques sont ici hors de cause, ne saurait oublier le caractère inéluctable des lois historiques dont le déterminisme s\u2019impose, plus que partout ailleurs en Espagne.Une solution à la grecque, où les graves flottements actuels risquent de la mener, est en fait la dernière qui puisse être imaginée pour un pays sorti du sous-développement à la force du poignet et désormais sur la voie de l\u2019essor\u201d.I* PRESSE fît publiée oer U PRESSE.ITEE, 7.-je SMacoues, Montréal.Téléphone : 674-7272.Saule la Presse Ca-ad enne ut autcriiér à diffuser 'es infor-'\u201cViens d: \"IA PRtSSE\" e* ce!1 es 'd*s services de i« presie Associée e?d* Peoter.?Ol,s d-cî's de reproduction des Tnfc'*ra' c-s car* zc .t-'e:.a IA PRESSE se**-écale'-e-t reserve'.' CeuT.ç- d* a des.» e-e c asse F-e; s'-e-er,; - w~é*3 1AOC\" r.*\" Ce retour ce-s-:.Service gj ri-ajc - le ép-.o-ç ; ô7a^?-;.\t; a Bs'S\u2019orW per /you eKPÉQter/ce-.7 y VAr'ç >__________-, OlLs! Droits réserves Ottawa sattaque au chômage Les rajustements budgétaires (.m\u2019annonçait, hier soir, le ministre fédéral des Finances, AI.Edgar Benson, semblent mettre deux points en lumière.D\u2019une part, le budget prouve \u2014 mine de rien \u2014 que le fédéralisme coopératif est plus qu'une figure de style et.d'autre part, il indique.contorméiuqnt à ce qu'appréhendaient nombre d'observa-ieurs, le chômage menace de sévir d'une façon menaçante cet hiver, du moins clans l\u2019est du pays.fer.effet.Al.Benson, cédant apparemment aux instances du premier ministre Robert Bouras-sa.ainsi qu\u2019à celles de la députation du Québec à Ottawa, se trouve à avoir présenté un budget riche eu mesures de relance.11 annonce une hausse de 10r < par semaine des prestations de- l'assurance chômage, et ce, à compter du 3 janvier 1971.dans le but évident d'atténuer les méfaits du ralentissement de l\u2019économie dans certaines parties du Canada au cours de la saison rigou-r aise qui s'annonce.L'Opposi-: ion considère \u2014 cri avec raison - que paVeille initiative n'augure rien de très réjouissant.Par ailleurs, le ministre annonce que 'des prèls.pour une somme de $150 millions., seront consentis aux provinces afin de leur permettre de lancer dès.projets générateurs d'emplois l'an prochain.Ces prêts, indique-t-on, devront surtout servir à promouvoir l\u2019industrie de la construction.Ils seront accessibles aux provinces au prorata de leur taux de chômage.l)e plus* une somme de $23 millions sera versé aux départements et agences du gouvernement fédéral dans le but de créer des emplois dans les régions du' Canada où le chômage sévit davantage.Le fédéral entend aussi consacrer $20.millions au prolongement des routes et autres services régionaux que nécessitera l'aménagement de l\u2019Aéroport international Ue Montréal à Ste-Scholasfiqiie.Un autre $40 millions ira grossir les fonds de la Société centrale d\u2019hypothèque et de logement pour lui permettre de financer de nouveaux projets de construction domiciliaire.En-lin, le gouvernement se propose de redistribuer l\u2019aide destinée aux régions à faibles revenus.En bref, et contrairement à ce que certains optimistes avaient prédit, le rajustement budgétaire n'annonce aucune réduction de taxe.Mais on constate que les.Maritimes et le Québec font l'objet d'une attention' particulière.En fait, tout ie Québec, y compris Montréal, se trouve classé parmi les zones désignées : un honneur peu enviable, mais grâce auquel les intéressés pourront réussir à reprendre leur souffle.On constate également que tout l\u2019est du pays, y compris le sud-est de l\u2019Ontario, fait partie, aux yeux du fédéral, des régions qui ont droit aux subventions spéciales du gouvernement central.Au dire du ministre du Développement régional, AI.Jean Marchand, le rajustement budgétaire de M.Benson indique en quelque sorte que le gouvernement fédéral entend quelque peu s\u2019aligner sur le rapport Ray-nauld en ce sens qu\u2019il cherche à se conformer au principe qui veut que le développement du Québec passe par Montréal.En effet, au dire des experts, sans le développement et l\u2019expansion de Montréal, le reste de la province se trouve en danger de végéter.L\u2019Opposition considère que le budget porte à faux.Elle pense que le gouvernement aurait du réduire les taxes plutôt que d\u2019essayer de mettre sur pied un programme d\u2019emplois.C\u2019est à l'usage qu'on verra ce que vaut cette critique.En attendant, le contribuable peut se réjouir en pensant que si, d'une part, le gouvernement n'a pas cru devoir réduire les taxes, cl'autrcs part, il n'entends pas non plus les augmenter.Jean PELLERIN DOCUMENT Henri Bradet, Je ne (Tins pas qu'il soi! exagéré de (lire que le l\u2019ere Bradet.a été.à un \u2019 moment donné \u2014 aussi court que l'on voudra \u2014 de noire histoire religieuse un catalyseur et un agent provocateur: le point (le départ d'une optique n « u veil e.d'une attitude nouvelle.\u2022 maintonar.t partiellement perdues je le erams.niais qui pourraient bien encore un jour ou l'autre séduire et reconquérir des chrétiens désireux de s'engager, en huit que chrétiens, dans l'aventure du temps présent.L\u2019affaire Maintenant Four avoir etc, sans en être, de IV-qutpe Maintenant à ses tout débuts, ie.voudrais essayer de décrire, pour , ceux qui ne l'auront pas connu, le Bradet de tes heures exaltantes, pendant lesquelles il .se révéla, je pense, jusqu\u2019en ses profondeurs.Lue premiere constatation, londa-.mentale: personne à ce moment-là.et le- Pore Bradé! moins que tous les adirés, ne savait au juste de quoi il s\u2019agissait ni où on allait.Je me rappelée très bien les premiers numéros d'une revue dont on ne savait ni si elle al- -lait être trimestrielle, ou mensuelle ou hebdomadaire.Il était absolument-inutile de demander au Directeur de préciser ses intentions, de dire ce qu'il attendait, préférait, refusait.Il n'y avait ni plan d'action, ni principes arrêtes, ni ennemis à abattre ni amis à Invonscr.Jusqu\u2019au moment d'aller sous presse, les articles s'empilaient sous les yeux du Directeur, dans l'état du plus parfait désordre.Il les tatail d'une main méprisante, grognant de mécontentement, éternel insatisfait.Finalement, à la toute dernière minute, roulant des yeux résignes.i.désignait ceci.cela.rayait des paragraphes entiers, changeant les titres, griffonnait son propre editorial.'Et c'est cela que le lecteur dévorait deux ou trois jours plus tard.La revue faisait choc pratiquement à tout coup.Elle était toujours à la line pointe de l'actualité, précisément parce qu'elle était née.non d'un programme d'abord défini, mais de l'instinct d'un homme sensible à cette actualité.En cela, le PeAe Bradet ressemblait, à sa manière, au Père Bcr-nadot, des editions du Cerf.-du moins a ce qu'on m'a dit de lui: incapable de projets a longs termes, mais maître dans l'art de saisir l'opportunité aux cheveux ci d'en faire son privé Cette methods \u201cpneumatique\u201d avait, naturellement, quelques inconvénients.Le Pore Onllaire.homme précis \u2022 , méticuleux, se trouvait là par bonheur dominicain pour combler des vides et corriger de graves déficiences.Par contre, lin collaborateur de Maintenant se voyait engage dans une aventure humaine et religieuse aux risques imprévisibles.Dans ces choses, chacun se trouve juge par le public comme responsable de tout, alors que.dans le cas.le tout n existait nulle part et se récréait à chaque numéro.Et pourtant les collait o r a t e u r s affluaient.Canadiens à Paris.Canadiens à Miami, groupes de cures, cercle de Frères et de Religieuses.politiciens, professeurs, de toute conlessionnalité et de toutes tendance écrivaient d'euX-mèmes, tantôt pour le plaisir, tantôt pour la gratili-cation.et cela n'en finissait plus.Disons-le objectivement: Maintenant n'a jamais cherche en ce temps-là à troubler les esprits ni les consciences, en soulevant des problèmes insolites, il n'y avait pas à créer des problèmes: il n'y avait plutôt qu'à lcs.enre-gislrer.a les classer.Personne d\u2019ailleurs n'attendait une réponse definitive, m n'entendait fournir cette réponse.Un voulait une réflexion en commun.Ce qui sort maintenant dans lu.Quebec, mijotait déjà alors; il suffisait d'écouter les conversations à la Cnlétèria de l'Université, dans les presbytères, sur les trains et les autobus, pour savoir à quoi les gens pensaient et quelles étaient au juste leurs préoccupations.Beaucoup d'articles ont etc sollicités de la revue par des groupes de personnes écrivant de tous les coins du pays et demandant qu'on ait le courage de soulever le voile et d'attirer l'attention sur tel ou tel point en souffrance.L\u2019homme Bradet Le Pcre Bradet.pour son compte, était 1 homme eminement doué pour recevoir toutes les confidences et leur accorder une oreille attentive.Curé à .\\olrc-Dame-de-Gràcc.proche de ses paroissiens, il n\u2019ignorait rien de ce qui se pensait ou disait autant chez les politiciens que chez les hommes d'allaires.autant dans les familles ordinaires que che2 les gens bien (!).Il avait surtout le don unique de se faire accepter de tous.Peut-être parce qu'il n etait pas beau, qu'il n\u2019éblouissait pas par ses mots incisifs et ses prises de position catégoriques, ses frères m a s c u I i n s pouvaient-ils supporter mieux celui à qui ils se croyaient su-p cncur s! Le Pcre Bradet était 1 homme qu'on ne se gênait pas d'invectiver.Que de gens, après tel ou tel numéro de Maintenant, sont venus décharger sur lui leur hargne ou leur rage: c otait la chance et le salut du l\u2019ire Brade!:, ceux r^i T avaient ren-conriv s'm retournaient apaisés et ré- conciliés.Ceux qui l'ont haï ne l'avaient jamais vu: 'ne lui avaient jamais parlé.Je ne puis oublier le soir du lancement de Maintenant.11 y avait cercle autour du Directeur, peu reluisant malgré les admirables tuniques blanches dont il se vêtait, et toujours en train de se tordre le nez ou de se trotter les yeux.Il avait si peu de tenue! Politiciens, professeurs, journalistes l\u2019attaquaient à qui mieux mieux.Meme des gens qui refusaient de s'adresser mutuellement la parole communiquaient \u201cà travers\u201d Bradet.Celui-ci encaissait les mots qui.à proprement parler, ne s'adressaient pas a lui et.avec Un talent et un humour merveilleux, il tirait de l'inépuisable collection de proverbes et dicctons qu'il avait rapportés du comté de Charlevoix le mot de bon sens, le principe élémentaire, qui faisait pouf-ter tout le monde de rire et qui réconciliait tous les esprits.On ne pouvait vraiment pas lui en vouloir, même quand il venait de démolir votre dernier article, votre plus pur chef-d'oeuvre.Ce qu'on n'aurait supporte d'aucun autre, de lui on le tolérait.Je le répète: Bradet n'a eupour ennemis que ceux qui ne l'ont jamais connu.\t^ Le quatorze juillet de cette année, j'ai rencontré pour la dernière fois le Porc Bradet à Paris.Il était à ses bons moments, enjoué, espérant recouvrer la santé et rentrer bientôt au Canada.Une joie profonde, consolation de ses derniers jours, le travaillait: l'episcopat canadien venait de le remercier pour l'excellent travail qu'il faisait a Paris.Prêtre et religieux au tond de l'âme, il avait vu tomber enfin ce voile d'incompréhension dans lequel il s'était cru enveloppé pendant si longtemps.Un petit événement en particulier t'avait agréablement surpris, et je me' permets \u2014 sans indiscrétion je suppose \u2014 de le rapporter d'apres son propre récit.II était rue de Babylone, quand un voyageur canadien de passage commença une conversation avec lui, qui dura plus de deux heures.A la fin, ce dernier lut demanda: -Qui êtes-vous, monsieur l'abbé, ou mon Père?\" \u2014 \u201cBradet.\" \u2014 \u201cPas le Pradet de maintenant?\u2014 \u201cOui !\u2019\u2019.\u2014 \u201cAh vous, alors! Savez-vous que.pendant des semaines, je me suis demandé si j\u2019avait encore le droit de dire ma messe, tant je vous en voulais pour tel article.Mais, entre nous, vous savez.je crois aujourd\u2019hui que vous aviez raison__\u201d Je ne serais pas .étonné que cette conversation ait donné au Père Bradet la \u2019aree de subir ensuite son agonie jusqu\u2019à la fin.Il s'est senti réconcilié, accepte.Comme tant d'autres, il ne voulait que servir et aimer, et c'est chose plus facile à désirer qu'à réussir.\t-, Edmond KOBILLARD o.p IA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970/A S _ ¦â,ùje ïî.mm ¦1 mm® ¦ \u2014 M.Cross au moment de sa libération.11J 0 UIS dans la vie de James Richard Cross par Huguette LAPRISE AMES RICHARD CROSS a \"perdu deux mois de sa vie\"; Pierre Laporte, la sienne.Six révolutionnaires se sont choisi un poys d'adoption tandis que trois autres, présumèment toujours à Montréal, sont intensément recherchés.L'état de guerre a été prononcé ; la loi des mesures d'urgence a été sanctionnée.Cinquante personnes sont encore derrière les barreaux : deux ont été condamnées à des peines d'emprisonnement.Soixante jours de suspense que le Québec, le Canada, voire le monde entier ont vécu, centrés sur deux individus : James Richard Cross, attaché commercial de la Grande-Bretagne au .Québec et Pierre Laporte, ancien ministre du Travail et de l'Immigration et un mouvement révolutionnaire, le Front de Libération du Québec.Un coin du voile ést levé ! Du moins, sur l'affaire Cross.James Richard Cross est libre, après soixante jours de \"réclusion\".Que s'est-il passé pendant ces deux mois au cours desquels la société québécoise a pivoté autour d'urf^nom qui le A octobre, veille de son enlèvement, était inconnu de presque foute la population.Que s'est-il passé pendant ces jours où il a vu la mort de près, soqs apercevoir un rayon de soleil ?Lundi, 5 octobre \u2014\tà 8 h 20, quatre individus armés de mitraillettes kidnappent à sa résidence de la rue Redpalh Crescent, sous les yeux de sa femme, James Richard Cross, chef de la délégation commerciale du R o y a u m e -U n i, à Montréal.\u2014\tà 16 h, le ministre de la Justice rend publiques les conditions exigées par les ravisseurs pour la libération de leur otage: 1.\tLa libération de 13 prisonniers politiques.2.\tUn avion pour assurer le trans- .port de ces prisonniers politiques vers Cuba ou l\u2019Algérie.3.\tLa garantie que le ministre fédéral des Postes réengagera les employés de Lapalme.4.\tUne rançon de $500,000 en lingots d'or, mis a bord de l'avion qui assurera le transport des prisonniers.5.\tLa dénonciation du délateur qui a révélé l'existence de la dernière cellule du Front de libération du Québec.JB.La publication, dans les journaux, du manifeste politique du FLQ.Mardi, 6 octobre Le cabinet fédéral se réunit et convoque ensuite les chefs de parti fédéraux.Une station radiophonique, de Montréal reçoit un message du FLQ.dans lequel on menace de tuer M.Cross, si le gouvernement n'accepte pas les six conditions des ravisseurs.Un délai est fixé à 8 h 15, le mer- credi ' matin.M.Cross écrit à sa femme.Dans la soirée; M.Sharp, le ministre des Affaires extérieures, annonce aux Communes le rejet des six conditions.Il offre néanmoins aux ravisseurs, de négocier.De Montréal où il est descendu à l\u2019hôtel Reine-Elisabeth, M.Bourassa déclare qu\u2019il approuve la décision d\u2019Ottawa.Mercredi, 7 octobre Cinq heures après le délai fixé à 8 h.15, Je FLQ envoie à la station CKLM un second communiqué fixant un nouveau délai à midi, jeudi.Le message est accompagné d\u2019une lettre de M.-Cross-dans laquelle il recommande l\u2019acceptation des conditions.Au cours d\u2019une émission spéciale sur les ondes de Radio-Canada, M.Sharp lance un appel au FLQ et lui propose la médiation.Jeudi, 8 octobre Le délai fixé par les ravisseurs expire.Un nouveau délai est fixé à minuit.Une des conditions de libération de M.Cross est remplie: le manifeste est diffusé par Radio-Canada.Il est également publié dans tous les journaux.Vendredi, 9 octobre Plusieurs heures après le dernier délai fixé, au cours desquelles tous et chacun, se demandent si M.Cross n est pas déjà mort, un communiqué du FLQ fixe un nouveau délai à 18 h, samedi.Samedi, 10 octobre M.Jérôme Choquette, ministre de la Justice du Québec, offre aux ravisseurs un sauf-conduit pour un pays de leur choix, en échange de M.Cross.Il refuse les conditions.A 18 h 20, 18 minutes après l\u2019expiration du délai, le FLQ frappe à nouveau.Le ministre du Travail et de l'Irfrmigration dans le cabinet provincial, M.Pierre Laporte, est enlevé devant sa résidence, rue Robitailie, à Saint-Lambert.Dimanche, 11 octobre Tôt le matin, la station radiophonique CKAC retrouve dans une poubelle de la station de métro Peel, le premier communiqué de la cellule de financement Chénier, du FLQ.On menace d\u2019exécuter M.Laporte et un délai est fixé à 22 h.Au début de l\u2019après-midi alors que le cabinet de M.Bourassa est réuni à l'hôtel Reine-Elisabeth, les reporters de CKAC découvrent un deuxième communiqué accompagné d\u2019une lettre de M.Laporte à M.Bourassa, et vers la fin de l\u2019après-midi, un troisième communiqué, a l\u2019angle des rues Union et Sherbrooke.La police effectue des perquisitions et interroge les présumés sympathisants du FLQ.Dans la soiree, M.Bourassa propose aux ravisseurs de négocier la libération des otages.Lundi, 12 octobre Un autre communiqué concernant M.Cross et une lettre de ce dernier sont retrouvés dans une boite télépho-,-nique à' l\u2019angle des rues Beaubien et lOeme Avenue.Peu de temps après, un autre communiqué est découvert.Il est de la cellule Chénier.Elle semble plus exigeante que la cellule de Libération qui détient M.Cross.Ce communiqué, qu'on qualifie de dernier, est accompagné d\u2019une lettre de M.Laporte à sa \u2022 femme, et de ses cartes de crédit.Mardi, 13 octobre Le processus de négociation entre les deux négociateurs choisis \u2014 Me Robert Demers, pour le gouvernement et Me Robert Lemieux (qu\u2019on libère à cet effetj, pour le FLQ.Mercredi, 14 octobre Les négociations se poursuivent tant bien que mal.Jeudi, 15 octobre Le gouvernement du Québec rejette les conditions du FLQ et offre la libération conditionnelle de cinq des prisonniers politiques e\u2018 un sauf-conduit aux ravisseurs.Le FLQ a jusqu\u2019à 3 h.pour faire connaître sa décision.Le gouvernement du Québec fait appel à l\u2019armée.Vendredi, 16octobro Le délai fixé par le gouvernement du Québec au FLQ expire, sans que ce dernier se fasse entendre.A 4 h., le gouvernement d\u2019Ottawa proclame la loi des mesures de guerre.Plusieurs libertés civiles sont suspendues.Un tourbillon de perquisitions et d\u2019arrestations déferle sur la province.Aux quatre coins des gens \u2014 présumés felquistes, présumés sympathisants au FLQ \u2014 sont arrêtés, interrogés, et soit relâchés ou soit détenus, selon les circonstances.Du 5 octobre au 3 novembre, 455 personnes sont arrêtées, 403 sont libérées, 50 sont détenues, deux sont condamnées.Samedi, 17 octobre Le corps de M.Pierre Laporte est retrouvé dans le coffre arrière d'une voiture, à Saint-Hubert.Un communiqué déposé à la Place des Arts avait en effet précisé que la Chevrolet, qui avait servi à-l\u2019enlèvement du ministre, était à Saint-Hubert et que son corps y avait été déposé.Le FLQ précise que M.Laporte a été - exécuté à 18 h 18, ce même jour.Dimanche, 18 octobre Dans une église de l\u2019est de la ville, on retrouve un communiqué du FLQ et une lettre de M.Cross.Ce dernier exhorte le gouvernement à remplir les conditions exigées pour sa libération.Lundi, 19 octobre A la suite d\u2019une information, la police est conduite à la maison où a été détenu et assassiné M.Laporte, sur la rue Armstrong à Saint-Hubert.Elle y retrouve de la littérature subversive, des taches de sang, une machine à écrire, celle qui a servi à écrire_quel-ques communiqués.Des mandats d\u2019arrestation sont émis contre quatre individus que l\u2019on suspecte d\u2019avoir trempé dans les enlèvements et même d'avoir assassiné M.Laporte: les frères Paul et Jacques Rose, Bernard Lortie et Francis Simard.Mardi, 20 octobre M.Laporte est inhumé au cimetière de Mont-Royal, après des funérailles au cours desquelles des mesures de sécurité - comme en n\u2019en a jamais vu ici \u2014 sont prises.M.Trudeau est à la tête d'une délégation de hauts-fonctionnaires de Québec, Montréal et Ottawa.On est toujours sans nouvelle de M.Cross.Mardi, 27 octobre Après neuf «.jours de silence, le Front de libération fait entendre un nouveau son de cloche, sans toutefois faire connaître le sort du diplomate James R.Cross.Au communiqué est joint le passeport périmé de Paul Rose.Celui-ci signe le communiqué de son empreinte digitale.Lundi, 2 novembre Le ministre fédéral de la Justice, M.John Turner, dépose aux Communes un nouveau projet de loi, destiné à remplacer la Loi des mesures de guerre.Vendredi, 6 novembré Bernard Lortie, un des suspects dans l\u2019affaire est appréhendé dans un appartement de l\u2019ouest de Montréal.Ses présumés complices, les frères Roses et Francis Simard, échappent à la police, 22 heures plus tard.Ils s\u2019étaient cachés dans un réduit qu\u2019ils avaient eux-mêmes construit, à quelques pas des policiers qui montaient la garde.Mme Cross quitte Montréal.Les ravisseurs du diplomate font parvenir sa photo à la police.Il est assis sur une caisse supposément pleine de dynamite en train de faire une réussite.11 semble avoir perdu plusieurs livres.Samedi, 7 novembre L\u2019enquête du coroner sur la mort de Pierre Laporte commence, présidée par le juge Jacques Trahan.Lortie est le témoin-vedette.Il confesse avoir pris part à l\u2019enlèvement de M.Laporte avec les frères Rose et Simard.Il a quitté ainsi que Paul Rose, .la maisoii ' de la rue Armstrong, avant l\u2019assassinat.Il ne révèle pas où sont cachés ses présumés complices.Lundi, 16 novembre L'opération-ratissage est entreprise par les forces armées et policières.Les maisons de 18 municipalités, du secteur ouest de l'ile de Montréal, sont fouillées; les gens sont interrogés.Une nouvelle cellule FLQ, la cellule Louis Kiel, menace de tout faire sauter à Montréal, si dans 4 jours, les 24 prisonniers politiques ne sont pas élargis.Depuis 10 jours, on est sans nouvelle de M.Cross.f Mardi, 17 novembre L\u2019Opération-Laurentides est entreprise.On décide de fouiller, maison par maison, tant qu\u2019on n\u2019aura pas retrouvé M.Cross et ses ravisseurs ainsi que ceux de M.Laporte.Samedi, 21 novembre Richard Bros, un des compagnons de Jacques Lanctôt, condamné à un.an de prison en 1963, pour activités terroristes, se suicidé dans une prison de Londres.Une lettre de M.Cross est reçue.Il affirme qu\u2019il est en vie et en bonne santé.Mardi, 24 novembre L\u2019enquête du coroner sur les circonstances de la mort de M.Laporte reprend.Lise Rose, soeur des frères Rose, est accusée d\u2019outrage au tribunal après avoir refusé de témoigner et avoir crié qu\u2019elle avait été déshabillée et battue par des policiers.Elle est quelques jours plus tard condamnée à 6 mois de prison.Un autre témoin réfuse de témoigner: Clément Roy.Il est condamné à neuf jours de prison pour outrage au tribunal.Le secrétaire'général des Nations-Unies, M.U.Thant, déclare qu\u2019il n\u2019aimerait pas mieux que d\u2019acceder à la demande du FLQ dans son dernier communiqué et de devenir le médiateur pour la libération de M.Cross.Mais le gouvernement n'y donne pas suite.Mercredi, 2 décembre M.Maurice Saint-Pierre, directeur de la Sûreté du Québec, annonce que des progrès sont faits dans l'affaire Cross.Quelques heures après la libération de M.Cross, il fera toutefois savoir que cette déclaration n'avait rien à voir avec le dénouement de l\u2019affaire Cross.Jcdi, 3 décembre Après que tout l\u2019état-major de la Sûreté_ du Québec, de la police de Montréal, de l\u2019Armée canadienne et de la Gendarmerie Royale, ait délibéré pendant près de douze heures, la police assiège une maison, rue des Récollets, où M.Cross est détenu, au numéro 10945.On force ainsi les ravisseurs à négocier.M.Cross sort de la maison, vers 1 h 30, en compagnie de ses ravisseurs: Marc Carbonneau, Jacques Lantôt, Jacques Cossette-Trudel et Pierre Seguin.Ils sont accompagnés de deux avocats: Me Bernard Mergler et Me Robert Demers.Ils se dirigent vers \u201cTerre des Hommes\u2019\u2019 où doit avoir lieu l\u2019échange.Les ravisseurs remettront M.Cross en échange de sauf-conduits pour Cuba.Ils sont rejoints par des membres de leur famille.A 6 h.30, sept personnes, Jacques Lanctôt, sa femme et leur fils; Jacques Cossette-Trudel, sa femme et Marc Carbonneau montent à bord d\u2019un avion de l\u2019armée canadienne et s'envolent vers Cuba.Deux représentants du gouvernement canadien sont présents.Entre-temps, M.Cross est au pavillon canadien, devenu extension de l\u2019ambassade cubaine, à Montréal.Avant d\u2019être vraiment libre, il attend que ses ravisseurs aient mis le pied, en terre cubaine.Vendredi, 4 décembre A 1 h 07, les exilés arrivent à La Havane, leur terre d'adoption.Presqu\u2019au même ^moment, M.Cross quitte le \u201cterritoire cubain\u201d pour Montréal.Il est libre! Le rideau s\u2019est baissé sur l\u2019affaire Cross.L\u2019affaire Laporte n\u2019en est qu\u2019à sa troisième phase: l\u2019enquête du coroner.les assassins courent encore.-\u2014- .¦ .v\"' :: ; riMmM1 ¦ - V B H*Aj ï >*< ^ g rv*.>, .'-ckv: I.üf C^st ici, au 1297 Redpath Crescent, que le 5 octobre dernier, débuta ce qu'on appelle aujourd'hui 'Taffaire Cross-taporte' :;*è£y mSOlf ?V i &SK mn, A 6/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 -7- le TEMPS qu'il fera t Première tempête de neige La première \u201cvéritable\u201d tempête de neige s\u2019est abattue, la nuit dernière, sur la région de Montréal.On s\u2019attend, selon le bureau météorologique de Dor-val, que le mauvais temps persiste pendant une bonne partie de la journée pour recouvrir rues et routes, d\u2019une couche de 2 à 5 pouces de neige.Des risques de vergias, de bancs de neige sont signalés et les automobilistes sont priés d\u2019exercer üne extrême prudence.Au ministère de la Voirie on indiquait ce matin que l\u2019état des routes dans toute la région de Montréal \u2014 notamment sur la Transcanadienne entre Montréal et Drummortdville -\u2014 était déplorable.La situation semblerait toutefois moin£r'\"grave au nord de la région métropolitaine.La police de Montréal rapportait aussi que les rues étaient extrêmement glissantes.Toutefois on ne comptait pas ce matin, avant 7 h., un nombre d\u2019accidents plus élevé que d\u2019habitude.A l\u2019aéroport, on ne semblait pas entrevoir de retard dans les envolées.La tempête qui s\u2019abat en ce moment vient des Grands Lacs ef.se dirige vers la côte atlantique.Elle touche surtout le sud du Québec, entraînant dans son sillage des vents de près 36 milles à l\u2019heure dans les plus fortes rafales.Le temps demeurera froid.11 y a lieu de croire qu\u2019il s\u2019éclaircira samedi pour se recouvrir dimanche car une seconde tempête de neige, prenant naissance au lac Winnipeg arrivera au Québec.D\u2019autres chutes de neige sont prévues.Minimum 20° \u2014 Maximum 30° Régions des Laurentides: nuageux, chutes de r.eiqe locales l\u2019après-midi.Venteux.Demain, périodes ensoleillées, se couvrant au cours de l'après-midi.Maximum 25 à 30.Minimum la nuit prochaine» environ 15.Maximum demain, 25 à 30.Régions de Montréal, Ottawa et Cantons de l'Est : avis de conditions routières dangereuses.Neige intermittente ou poudrerie, enutes de neige locales plus tard l'après-midi et s'éclaircissant la nuit prochaine.Venteux.Accumulation prévue de deux à Quatre pouces de neige.Demain, généralement ensoleillé, «e couvrant en fin.de Journée.Maximum environ 30.Minimum la nuit prochains 20.Maximum demain, environ 32.Régions de Québec, du Saint-Maurice et Lac Saint-Jean : généralement nuageux avec neige intermittente.Demain, généralement ensoleillé avec nébulosité croissante l'après-midi et la soirée.Maximum, environ 25.Minimum la nuit prochaine 15.Maximum demain 20 è 30.Régions de Baie-Comeau et Sept-lles : généralement clair ce matin suivi de chutes de neige locales l'après-midl et ce soir.Demain, nébulosités variables, chutes de neige locales, venteux.Maximum environ 20.Minimum la nuit prochaine 5.Maximum demain 15 à 20.Réglons de Rimouski et Gaspé: ciel variable avec chutes de neige locales au cours de la nuit.Demain, chutes de neige locales et venteux.Maximum 25 6 30.Minimum la nuit prochaine, 15 è 20.Maximum demain 20 à 30.Fcfe : sainte Barbe BENSON SUITE DE LA PAGE A 1 get qui touche surtout à des problèmes conjoncturels.Parmi les principales mesures annoncées au budget, on notera la creation, à titre provisoire, d\u2019une caisse de financement qui s'apparente à celle dont M.Robert Bourassa avait suggéré l'établissement pour lutter contre les problèmes conjoncturels comme le chômage et l\u2019inflation.Elle n\u2019aura pour l\u2019instant que $150 millions à répartir entre les provinces pour des projets prioritaires, projets que les provinces n\u2019auraient pas autrement entrepris, et dont un \u201ccomité fédéral\u201d jugera à l\u2019avance s\u2019ils créeraient assez d\u2019emplois pour justifier les prêts.Qui seraient remboursables en 15 ans au taux d\u2019intérêt du régime de pension du Canada.Les autres mesures annoncées au budget sont les suivantes : \u2022\tLes taux de prestation d'assurance chômage seront relevés de 10 pour cent à compter du 3 janvier, ce qui représente une dépense d\u2019environ $54 millions pour le reste de l\u2019année financière et la prochaine.\u2022\tLe gouvernement gonfle dès maintenant son budget de travaux publics d'une somme de S23 millions qui s'ajoutent à des dépenses de l\u2019ordre de $60 millions, autorisées récemment par le gouvernement.\u2022\t$20 millions seront consacrés à \u201cl'aménagement des services locaux nécessaires et à la construction de routes autour du nouvel aé- .roport international de .Montréal\u201d.\u2022\tLe budget de la Société centrale d\u2019hypothèques et de logement sera immédiatement accru de $40 millions destinés à des régions où la situation du logement et de l\u2019emploi est particuliérement difficile.Cela s\u2019ajoute à une injection de $100 millions survenue au cours de l\u2019été et consacrée largement à la construction de logements à loyers modiques.\u2022\tDes modifications seront apportées à la loi sur les subventions au développement régional.Toute la région du sud-ouest du Québec et du sud-est de l\u2019Ontario sera désignée, et on relèvera le plafond des subventions destinées à divers projets dans la région de l\u2019Atlantique.\u2022\tUne aide de transition sera accordée à l\u2019industrie de la chaussure pour lui permettre de s\u2019adapter aux exigences des techniques modernes de production.Enfin, le gouvernement modifie son programme d\u2019allocations d\u2019amortissement aux industries et épargnera ainsi aux entreprises une somme de $25 millions en 1971-72.Un déficit\t; de $570 millions Toutes ces mesures, et celles qu'avait annoncées plus tôt le gouverne-, ment, créeront un déficit de $570 millions au cours de l\u2019année financière qui se terminera en mars, alors qtfon avait d'abord anticipé un excédent de $250 millions.Elles exigeront d\u2019ailleurs une ponction très considérable du gouvernement sur les marchés de capitaux.Elle sera telle en 1971-72quelle pourrait bien en limiter l\u2019accès aux gouvernements des provinces ainsi qu'aux municipalités.Le ministre a profité de son budget pour faire un long examen de la situation économique.Il s\u2019en dégage que si la confiance avait commencé à revenir, il faudra beaucoup d\u2019efforts et une longue patience pour remettre l\u2019économie en étatr de fonctionner à plein rendement, c\u2019est-à-dire à utiliser l\u2019ensemble des ressources productives du Canada.M.Benson a dit avoir décelé dans la période récente une hausse de l\u2019emploi et de la production réelle, ainsi que de la construction d\u2019habitations.Il a noté également sa satisfaction quant' à l\u2019évolution de notre commerce international et quant à la réduction du rythme de progression de l\u2019inflation.Mais il a dit que le sous-emploi et l\u2019inflation restent les principaux ennemis des Canadiens.Il a aussi rappelé de quelle façon le gouvernement avait modifié son tir depuis le printemps dernier: \u2022\ttransferts de l\u2019ordre de $350 millions aux provinces; \u2022\tprogramme d\u2019emploi des étudiants au cours de l\u2019été; \u2022\taccroissement de $100 millions du budget de la SCHL; \u2022\tprogramme de travaux publics d\u2019une valeur de $60 millions; \u2022\tréduction des taux d\u2019intérêt; \u2022\taide aux chantiers maritimes; \u2022\thausse des pensions aux anciens combattants.Il a annoncé que la nouvelle politique sociale du gouvernement aura un impact à court terme et que les contributions aux provinces au titre de la péréquation, des programmes à frais partagés et du développement régional seront considérablement haussées en 1971-72.25,000 emplois nouveaux Dans un effort pour illustrer l'impact que peut avoir ce budget sur l\u2019économie, des porte-parole du gouvernement ont indiqué hier que l\u2019ensemble des nouvelles dépenses gouvernementales directes et indirectes pourraient créer environ 25,000 emplois nouveaux.Us ont également indiqué qu\u2019ils attachent la plus haute importance à la décision de modifier le système d\u2019allocations d\u2019amortissement aux entreprises.Il s'agit d'une proposition en vertu de laquelle les entreprises ont, à compter de ce soir, l\u2019autorisation \u201cde faire valoir leurs nouveaux investissements en machinerie, équipement et édifices à 115 pour cent de leur coût réel aux fins du calcul touchant les amortissements de capital investis.\u201d Les porte-parole du gouvernement estiment que 3 milliards d'investissements seront ainsi touchés jusqu\u2019à la fin de 1972, que cela représente environ $460 millions et une économie de $25 millions en impôts.Enfin, ils ont indiqué clairement que le gouvernement n'hésitera pas à imposer des contrôles des prix et des revenus si l\u2019économie ne se comporte pas relativement bien de ce point de vue.Des journalistes ont fait remarquer à des fonctionnaires qu\u2019une réduction de taxes agit beaucoup plus rapidement sur l\u2019économie qu\u2019un programme visant, par des programmes complexes, à créer des emplois.Ils ont répondu à cela qu\u2019on peut exercer une plus grande mesure de sélection des secteurs qu\u2019on veut toucher lorsqu\u2019on agit par le biais de programmes précis plutôt que par une réduction générale de taxes.u p \u2022\tj\trr J ai perdu .SUITE DE LA PAGE Al .semblé en bonne condition physique et morale.Comme un prisonnier politique Tant à M.Bourassa qu'à M.Choquette, M.Cross a révélé qu'il avait été traité comme un prisonnier politi- .que.Il a toujours'été détenu dans la même maison.1! était gardé dans une.chambre.Quand il devait en sortir pour aller aux toilettes, il était surveillé par un des ravisseurs armé.\u201cIl a mangé, mais de là à dire qu\u2019il a \u201cbien mangé\u201d, a déclaré Lord Dun-rossil, tout en ajoutant que ses conditions de détention semblaient meilleures que celles de M.Laporte.Tout en assurant M.Bourassa qu'il se porte bien, M.Cross a dit qu'il croyait avoir maigri.\u201cMais je peux m'en passer\u201d, a-t-il ajouté en riant.Les mêmes vêtements Quand il a quitté la maison de la rue des Récollets, M.Cross portait les mêmes vêtements que sur la photo qui fut envoyée à là police par ses ravisseurs: des pantalons bleu foncé, une chemise blanche à rayures et un pullover noir.Il avait une barbe de deux jours.Ses cheveux étaient très longs.140 films en français La plupart du temps de sa détention, M.Cross a regardé la télévision.Il a visionné 160 films en français, ainsi qu\u2019il l\u2019a dit à M.Choquette, ici avec une pointe d'humour typiquement britannique.D\u2019ailleurs, quand M.Bourassa est arrivé au pavillon canadien, extention du territoire cubain, afin de rencontrer M.Cross, ce dernier, qui regardait une conférence de presse à la télévision, lui a dit qu\u2019il s\u2019agissait du même appareil de télévision que celui qui était dans la maison, les ravisseurs l\u2019ayant apporté avec eux.Let funérailles de M.Laporte Le mardi, 20 octobre, toujours à la distraction favorite qui lui est imposée \u2014\ton censure toutefois les émissions \u2014\tM.Cross est autorisé à regarder les funérailles du ministre Pierre Laporte, kidnappé cinq jours après lui, par le FLQ également, et assassiné.Qu\u2019a ressenti M.Cross?Quelles angoisses ont alors été les siennes, et pendant toute la durée de sa détention?A ces questions.MM.Choquette.\u2014\ton censure toutefois les émissions laissant à M.Cross le soin de le faire lorsqu'il le jugera bon.PASSAGERS SUITE DE LA PAGE A 1 la police et la Justice depuis plusieurs années.Sa première comparution devant un tribunal remonte au mois d\u2019août 1963 alors qu\u2019il avait été accusé, en même temps que deux autres individus, d\u2019avoir conspiré pour allumer un incendie à la caserne des Fusiliers Mont-Royal, avenue des Pins et d\u2019avoir allumé un incendie dans la bâtisse abritant la Légion canadienne, à Laval-Ouest; d\u2019en avoir allumé un deuxième dans la caserne du régiment de Maisonneuve, au 275 est, rue Craig, et un troisième dans un abri des Chemins de fer nationaux, sur l\u2019ile Bigras, à Laval.A Murray Hill Tandis que Lanctôt et un comparse, Guy de Grâce, un ancien commis de la police de Montréal, s\u2019en tiraient avec une sentence suspendue, un troisième complice Richard Bros écopait d\u2019un an de prison.Ce dernier s\u2019est suicidé, il y a une dizaine de jours dans une cellule de Scotland Yard, à Londres, alors qu\u2019il était détenu pour possession de narcotiques.L\u2019an dernier, Lanctôt avait été cité comme témoin lors de l\u2019enquête du coroner sur la mort du caporal Robert Dumas, de la Sûreté du Québec, qui avait été tué d'une décharge de fusil, le 7 octobre 1969, devant les garages de la Murray Hill, à l\u2019occasion de la violente manifestation qui avait marqué le fameux débrayage des policiers montréalais.Il avait alors reconnu avoir participé, en compagnie de plusieurs autres membres du Mouvement de libération du taxi, à cette manifestation.Volumineux dossier Sur son compte, les policiers auraient un volumineux dossier qui indique qu'il a participé à plusieurs manifestations.Il a été, pendant quelques temps, professeur dans une école de Saint-Hyacinthe, qu'il a quitté pour venir travailler dans la métropole comme chauffeur de taxi.Au mois de mars dernier, ii était de nouveau appréhendé, cette fois pour possession d\u2019une carabine à canon scié.Il était libéré sous caution, lors de sa comparution, et son enquête préliminaire venue, il n\u2019était plus aux endroits qu'il fréquentait habituellement.La police a alors émis un mandat d'arrêt contre lui.Les policiers avaient accumulé plusieurs éléments de preuve et s'apprêtaient à porter contre lui une accusation de complot pour enlever le consul d\u2019Israël à Montréal.Quelques jours plus tard, un autre mandat d'arrêt était émis contre lui, relativement à ce dernier complot.Complot pour enlèvement D\u2019autre part, un de ses frères, François, âgé d'une vingtaine o années, a été appréhendé par la police, au mois de juin dernier, à Prévost, dans les Laurentides, lors du démantèlement d\u2019une autre cellule du FLQ.Parmi la kyrielle d\u2019accusations portées contre ce jeune homme et ses comparses, il y en avait une de complot pour enlever le consul des Etats-Unis à Montréal; Fait à noter, les communiqués du RLQ, déjà rédigés, que les détectives avaient saisis lors des deux complots éventés, comprenaient à peu près le même texte que celui envoyé aux autorités peu après l\u2019enlèvement de M.Cross.L\u2019avion qui a atterri, à 1 h 07 ce matin, à Cuba, emmenait également son épouse et son enfant, Boris.Cosette-Trudel La soeur de Lanctôt, Louise, Mme Jacques Cosette-Trudel, ainsi que l\u2019époux de cette dernière, étaient également à bord.Cosette-Trudel a été appréhendé mercredi après-midi, dans le métro, et il est l\u2019un des ravisseurs de M.Cross.Son épouse avait également été appréhendée mercredi, mais il a été impossible de savoir où.Le jeune homme, qui était, l'an dernier, étudiant au CEGEP Maisonneuve, dans l\u2019est de la métroptle «avait-été l\u2019un des principaux leaders de la contestation étudiante qui avait abouti par l\u2019occupation des locaux et donné lieux à plusieurs incidents.A cette occasion, certains cabinets d\u2019aisances de l\u2019institution avaient été détruits par des explosions produites par réactions chimiques.La police n\u2019a jamais arrêté de suspects pour ces actes de vandalisme.Quant à Jacques Cosette-Trudel, il était également connu des sections antiterroristes, mais on en savait apparemment peu sur son compte.Il était surtout connu comme un indépendantiste assez actif.Pierre Séguin Pour ce qui est de Pierre Séguin, le quatrième ravisseur, que les autorités ont eu quelque difficulté à identifier, hier après-midi, il est, lui aussi, à peu près inconnu des forces policières.Mais son nom avait été mentionné lors de quelques enquêtes policières.Il s\u2019agirait d\u2019un jeune homme qui demeurait rue Saint-Hubert.L\u2019automobile Chrysler qui a servi au transport des ravisseurs et de M.Cross, de la rue des Récollets à Terre des Hommes, hier, lui appartient.Marc CartAnneau Marc Carbonneau est le chauffeur de taxi qui est recherché depuis le lendemain de l\u2019assassinat du ministre Pierre Laporte.Il est père d\u2019une famille de quatre enfants et vit séparé de son épouse depuis quelques années.Il avait été blessé d'une décharge de fusil lors de la manifestation de la Murray Hill, l'an dernier.La police l'avait remarqué peu après son adhésion au Mouvement de libération du taxi.\t\u2014 Cuba: \"C'est pour sauver le fonctionnaire britannique\" LA HAVANE.(AFP) - Le ministère cubain des Affaires étrangères a diffusé ce matin un communiqué publié par \u201cGranma\u201d, l\u2019organe du comité central du parti communiste cubain.Ce communiqué fait état de , l\u2019arrivée à La Havane de l\u2019avion transportant les ravisseurs de M.Cross, et indique que cette prise en charge des ravisseurs par Cuba est intervenue à la demande du gouvernement canadien.\u201cL\u2019avion spécial canadien qui a amené à La Havane les ravisseurs du fonctionnaire britannique Richard Cross et leurs familles est arrivé ce matin à l\u2019aéroport international \u201cJosé Marii\u201d, venant de Montréal\u201d, déclare le communiqué.\" \u201cMM.Jacques Lanctôt, Mare Car- HONG KONG (AFP) \u2014 Le pape a quitté hier Hong Kong pour se rendre à Colombo, au Ceylan.Paul VI a gagné l\u2019aéroport à bord d'un hélicoptère.A son arrivée, il a été conduit à l'aérogare d\u2019où il a adressé un message d\u2019adieu radiodiffusé aux habitants de la colonie britannique.En quittant le bâtiment, il a posé pour les photographes en compagnie d\u2019écoliers qu\u2019il a bénis.Avant de pénétrer dans l\u2019avion.Paul VI a béni les personnes venues assister à son départ puis a fait ses adieux à Sir Hugh Norman Walker, gouverneur adjoint, et, à Mgr Francis Hsui.Le DC-8 spécial a décollé en direction de Colombo, dernière étape du voyage de Paul VI, à 16 h.20 (locales \u201408 h.20 gmt).Une foule de 40,000 personnes avait fait une ovation enthousiaste au pape lors rie son arrivée au stade de Hong Kcng.Paul VI a pris place dans une \u201cLand-Rover\u201d pour parcourir lentement la piste sous les yeux de la foule.Avant de célébrer la messe, il a été présenté à plusieurs dirigeants des Eglises chrétiennes de Hong Kong, dont le Révérend Gilbert Baler, évêque anglican de Hong Kong, I\u2019évèque O.Nall, de l\u2019Eglise méthodiste américaine, et- lo vénérable James Pong, archidiacre du diocèse anglican et evéque-élu du diocèse de Formose.Le pape est allé à Hong Kong pour apporter un message d'amour au peuple chinois.Ainsi pourrait-on résumer i'homélie que Paul VI a prononcée aujourd'hui à quelques kilomètres de la Chine communiste.\u201cNous avons autour de nous, et nous le sentons, presque tout le peuple chinois en quelque lieu qu\u2019il se trouve\u201d, a-t-il affirmé.\u201cPour la première fois dans l\u2019histoire, l\u2019humble apôtre du Christ que nous sommes vient dans cette terre bonneau, Pierre Seguin et Jacques Cos-sette-Trudel, membres du Front de libération du Québec, étaient accompagnés des fonctionnaires canadiens Pierre Roquet, adjoint au vice-ministre des relations extérieures, et O.W.Dier, chargé des affaires latino-américaines dans cet organisme, ainsi que d\u2019un médecin militaire canadien et du camarade Ricardo Escartin, premier secrétaire de l\u2019ambassade de Cuba à Ottawa.\u201d \u201cLe transport de ces personnes dans notre pays est intervenu à la demande formelle du gouvernement canadien, à laquelle le gouvernement de Cuba a accédé afin de rendre possible le sauvetage du fonctionnaire britannique\u201d, conclut le communiqué.d\u2019Extrême-Orient pour dire un seul mot: a.uour.Le Christ est aussi pour ia Chine un maître, un pasteur, un rédempteur qui aime.L\u2019Eglise ne peut taire cette parole: \u201cAmour, qui restera\".JAMES CROSS SUITE DE LA PAGE A 1 avait recueilli des informations de ces deux suspects, mais le fait demeure que dans les quelques heures qui suivirent ces arrestations, les policiers ont cerné la maison où se trouvait M.Cross.Se senlant pris, Marc Carbonneau et Jacques Lanctôt, qui sc- trouvaient .clans la maison, ont lancé par la fenêtre, vers 1 h.hier matin, un communiqué clans lequel ils demandaient aux policiers de ne pas faire usage de leurs armes s\u2019ils ne voulaient pas tuer M.Cross.Le communiqué soulignait que les ravisseurs étaient en possession de dynamite amorcée et qu\u2019ils n\u2019hésiteraient pas à faire -auter la maison.Offre de négociation Les felquistes offraient la négociation et demandaient la présence de Me Merglcr et d\u2019uci journaliste de Québec-Presse ou du Devoir.A partir de ce moment, les policiers se sont éloignés de la maison et ils ont conçu leur plan d'action pour la journée.A 9 li.hier matin, quelque 1,000 policiers et militaires étaient mobilisés pour encercler les lieux et pour évacuer Terre des Hommes, internationalisée pour devenir une extension de l'ambassade cubaine à Montréal.Ce n\u2019est que vers 11 h.30 hier matin que débutait réellement la né- gociation en vue de l\u2019échange de l\u2019otage contre des sauf-conduits des autorités canadiennes pour les ravisseurs, saufs-conduits leur permettant de se rendre à Cuba.Mc Bernard Mergler est arrivé sur les lieux en même temps que Me Robert Demers, mandaté par les autorités du Québec pour négocier avec les ravisseurs.Ces négociations ont duré environ deux heures et, à 1 h.53, les ravisseurs quittaient la maison en compagnie de leur otage et de leur procureur pour se rendre à Terre des Hommes.Le voyage s\u2019est effectué dans une Chrysler 1962, propriété de Pierre Séguin, l\u2019un des ravisseurs.L\u2019automobile transportait de la dynamite mais selon des information foùmies à la police elle n\u2019aurait pas été amorcée et aurait été inoffensive.Fouilles Après le départ des ravisseurs et de leur otage, les experts du Service technique de la police ont fouillé la \u2019*\"1 maison mais aucun commentaire n'a été fait sur ce qu\u2019on aurait pu y découvrir.Sous une forte escorte, les ravisseurs se sont rendus jusqu\u2019au pavillon du Canada où ils ont attendu l\u2019arrivée des membres de leur famille devant les accompagner à Cuba.Quelques heures plus tard, les ravisseurs étaient transportés à l\u2019aéroport de Dorval à bord d'un hélicoptère de l\u2019armée escorté de cinq autres hélicoptères.L\u2019avion devant assurer leur transport vers Cuba avait été préparé en fonction de vol au cours de la journée, de sorte que les ravisseurs sont immédiatement montés à bord et que le décollage s\u2019est effectué dans des délais assez brefs.En plus des membres d\u2019équipage, MM.Claude Roquet et O.W.Dicr, deux diplomates, représentants du ministère des Affaires extérieures du Canada, ont accompagné les ravisseurs.A Ottawa, on révélait hier soir que ces deux diplomates ont pris un repos à leur arrivée à La Havane et qu\u2019ils devraient'être de retour au cours de F après-midi demain.Mendoza joue de la guitare pour passer le temps en prison MANILLE (AFP) \u2014 Le peintre Benjamin Mendoza, l\u2019immigrant bolivien accusé d\u2019avoir attenté à la vie du pape Paul VI, et dont le procès s\u2019est ouvert aujourd'hui, passe ses heures de détention à jouer de la guitare en chantant des chansons d'amour espagnoles, a indiqué, M.Antonio Aragon, un responsable du Bureau national philippin d\u2019investigation (BNI), organisme chargé de la garde du prisonnier.Ce responsable a ajouté que la guitare était la propriété du peintre, et qu\u2019elle lui avait été apportée de son domicile pour occuper ses heures de détention.Dernière étape du voyage du pape en Asie; Colombo On a voulu nous priver de ça.miseras DE LUXE IPAi/y ÎO ¦ '//rarj C-\u2019/d- \u2022*' mm - E 9 L\u2019excellence d\u2019un whisky de 10 ans vendu au prix ' d\u2019un de 6.Ils se sont cachés dans la campagne pour le faire.Ils se sont tellement bien cachés (au fond de l\u2019Ontario), qu\u2019à ce jour, seulement six canadiens sur mille ont été assez fins pour le découvrir, le Wiser\u2019s de Luxe , au Québec, on veut notre part! 40 onces: 410.00/25 onces: 46.65 Wiser\u2019s Distillery Limited, Belleville, Canada. \u2022-y» vVrX-\u2018 | LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970'/A 7 tm O -!.Str-Calherine O.\t394.St Jurquc» O.CADEAEX DES Ql ATIÎE COIXS DI (.UMÎK r f Aioutnr 50 cent* plu* la taxe provincial* pour les commande* postale*.t Commande* téléphoniques 866-4923 l.r pin* nneif'ii ilininantnirc ri \\tontrenl dl.Si»* Gatlierinr .\t391.St Jacques O.(MIEUX DES (.11 Mill.(OINS in «.I.OBE /A 9 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 vme 8 A La maison de demain /\tt\t-\t_ par Hélène SABOURIN L\u2019homme d\u2019affaires en était venu à meubler son bun-.iu comme son salon; va-t-il maintenant meubler r son salon comme son bureau?\u201cSi on se réfère à des enquêtes menées tant aux Etats-Unis qu\u2019en Europe, je serais porté à le croire, dit M.Jean-Claude Kramer, président du Comité des Fabricants d\u2019ameuble- ment de bureau du Québec.Dernièrement, dans une importante banque new-yorkaise, 80 p.cent des employés ont affirmé avoir été influencés par l\u2019environnement de leur milieu de travail à un point tel qu\u2019ils ont tenté de le récréer chez eux.\u201d Pour détromper ceux qui entendraient par là que les classeurs verdâtres et les gros pupitres de chêne envahiront les salles de séjour et les chambres à coucher, disons tout de suite que les nouveaux aménagements de bureaux diffèrent entièrement de ceux auxquels nous sommes traditionnellement habitués.Us tiennent moins au détail du .-\"fl mobilier qu\u2019à l\u2019architecture ambiante.Une visite dans les salles d\u2019exposition des principaux fabricants de meubles de bureaux du Québec nous a permis de mieux comprendre ce que les designers sous-entendent par environnement contemporain ou plus précisément \u201caménagement paysager\u201d.Les murs Une chose, nous frappe au premier abord: l\u2019absence de vraies portes et de vraies cloisons (murs).Pour diviser les pièces, on utilise les panneaux coulissants, les blocs-placards (filières-meubles), les cloisons qui touchent ni le sol ni le plafond.On n\u2019oublie pas les plafonds.Us ajoutent un élé-m e n t intéressant à la pièce.Des lattes de bois, de métal, entrecroisées ou -fines et droites les couvrent.L\u2019éclairage fourni par des spots, bandeaux lumineux, appliqués orientables à demi camouflés derrière le revêtement du plafond, jette une lumière généreuse en même temps que tamisée.C\u2019est un éclairage peu utilisé dans nos maisons,- on aurait pourtant tout intérêt à s'en inspirer.Règle générale, des tapis courent sur tous les planchers pour amortir les bruits et \u201créchauffer\u201d les pièces.Us ont un avantage sur ceux qu'on retrouvent chez soi: la durabilité.Mais leur coût très élevé n\u2019est pas à la portée des budgets moyens.Ces pièces dégagées au maximum ne contiennent que des meubles essen- tiels.Modernes, bien construits, à l\u2019épreuve du temps.Des meubles qui font envie et qu\u2019on ne peut malheureusement pas se procurer sur le marché ordinaire.Us sont fabriqués pour \u201cvivre au bureau\u201d.Les meubles Ces meubles d\u2019ailleurs ne sortent pas des mêmes usines que nos meubles de maison.Les fabricants d\u2019ameublement de bureau.sont complètement indépendants.Us n\u2019ont pas les mêmes objectifs, ni les mêmes procédés de fabrication, ni les mêmes débouchés, non plus- les mêmes.¦» problèmes.Au Québec, ils sont à peine douze, comparativement à-700 ou 800 manufacturiers de mobilier résidentiel.Us ont un budget pour la recherche, ils ont tous à leur emploi un ou plusieurs designers qui créent des prototypes i n t é r e s-sants, de conception nouvelle et qui sont reproduits avec des matériaux d\u2019aujourd\u2019hui.Ainsi, les matériaux les plus divers: acier, aluminium, plastique, verre, côtoient le bois qui est souvent protégé par un vernis polyester.Les éléments de rangement sont particulièrement intéressants: faits de métal de couleur ou de bois précieux, ils sont démontables, empilables, juxtaposables, munis de serrures et camouflant les classeurs.Dans toutes les maisons, ils auraient leur place.Pour le moment, dans nos magasins, on ne trouve rien d\u2019aussi solide et d'aussi pratique.Les tables de travail ou B photo Michel Gravel, LA PRESSE Légère, confortable, moderne, une chaise qui peut aller n'imporle où.Une corde de nylon souple traverse les cadres en orme.C'est une création de la maison Endersen, disponible en finis divers.ressemblera au bureau?de conférence, sobres mais très élégantes, souvent avec piètement d\u2019acier et dessus de table en bois solide, iraient à merveille dans une salle à manger.D\u2019autant plus que 1 e s bahuts-classeurs qui les accompagnent sont aussi beaux.Quant aux bureaux, ils ont des qualités que peu de pupitres dans nos demeures possèdent: légèreté, construction parfaite (les tiroirs glissent bien), assemblage facile, et possibilité de transformation.Quelques sièges sortent de l\u2019ordinaire, fnais, on pourrait s'attendre^ quelque chose de plus nouveau quant au désigns.Les accessoires d\u2019une sobriété remarquable sont pour la plupart créés dans des matériaux modernes.M.Jean-Claude Kramer explique en gros le pourquoi de la qualité du mobilier de bureau: \u201cLes fabricants doivent se plier à des normes précises établies par le gouvernement provincial.Et comme le gouvernement lui-même est un consommateur important de meubles de bureau, il voit à ce que ces règlements soient respectés.Par ailleurs, les designers attachés aux maisons de fabrication, ont pour la plupart des connaissances approfondies tant dans le domaine architectural que dans celui du design proprement dit.Lorsqu\u2019ils dessinent u n meuble, ils pensent environnement et non décoration uniquement.Pour eux, un meuble fait partie d\u2019un ensemble, il n\u2019est plus décoratif par lui-même.\u201d photos Michel Gravel, LA PRESSE \\ v .- v- ' ü 1 .\t\u2022 j§ u \u201ci i t A/ .>£i:3 m , u.wmm V \\ \u2022 *\u2022, Ml f V//2N .i JB:' V y.5* i & mmi ' ¦ Les écrans d'aménagement paysager permettent de créer des séparations visuelles, de diviser sans fermer.Celui-ci, manufacturé par JOHL est insonorisé de façon à obtenir une absorption de son maximale.Armature de merisier massif, pieds en acier.Jusqu'à quand la travailleuse québécoise devra-t-elle envier sa soeur ontarienne?par Lily TASSO Les travailleuses de l\u2019Ontario ont depuis mardi leur \"ombusdwoman\u201d en la personne de Mme Lita Rose Betcherman, qui dirige le Bureau de la main-d\u2019oeuvre féminine de cette province.Ce Bureau est chargé de faire respecter la loi sur l\u2019égalité d\u2019emploi pour les femmes, entrée en vigueur le 1er décembre.U recevra les plaintes des femmes qui jugeront avoir été lésées, en quêtera à leur sujet et tentera de créer une entente entre les deux parties.En cas d\u2019échec, le Bureau pourra soumettre la cause à une commission spéciale du ministère du Travail de l\u2019Ontario et même -à la Cour d\u2019appel de cette province.Dans certains cas extrêmes, l\u2019employeur aura à payer une amende pouvant aller jusqu\u2019à $900 quand il s\u2019agit d\u2019un employeur privé et $3.000 si l\u2019on a affaire à une compagnie, une agence de placement ou un syndicat.Par ailleurs, la loi donne droit à un congé de maternité de six semaines avant l\u2019accouchement, si l\u2019employée en fait la demande, et six semaines après la naissance, après quoi la mère peut re- prendre son travail aux mêmes conditions qu\u2019avant sa grossesse.Aucune pénalité, aucun recours \u201cLes lois québécoises ne comprennent aucune pénalité et aucun recours accessible à la travailleuse\u201d, souligne Lucie Dagenais, adjointe au secrétaire de la CSN, qui trouve à la loi ontarienne un aspect positif.\u201cC\u2019est l\u2019élément principal qui manque ici\u201d, ajoute-t-elle.Mlle Dagenais précise qu\u2019il existe une loi québécoise sur la discrimination dans Remploi.mais que c\u2019est un énoncé de principe qui n\u2019of-tre aucun recours.Pour ce qui est des congés de maternité, la syndicaliste rappelle que cette question est une préoccupation constante de la CSN, qui demande depuis longtemps que ces congés soient établis par la loi.1 En pensant à la mère québécoise qui perd son poste quand elle est enceinte, Mlle Dagenais constate avec plaisir que le Livre blanc de l\u2019as-surance-chômage tient compte de ces cas-là pour les prestations, qui peuvent être presque doublées.Un problème d'envergure Interrogé au sujet de la nouvelle loi ontarienne que la travailleuse québécoise est tentée d\u2019envier, M.Robert Sauvé, sous-ministre du Travail, affirme que le ministère auquel il appartient a des projets de législations en ce sens.\u201cC\u2019est Vun problème d\u2019envergure\u201d, ajoute-t-il.Selon M.Sauvé, le ministère du Travail du Québec observe avec intérêt ce qui se passe dans la province voisine car les questions de recours et de pénalité sont à l\u2019étude dans la capitale provinciale.\u201cCe sont des choses qui prennent du temps\u201d, explique-t-il en faisant allusion au Conseil consultatif qui dort examiner au préalable les projets de loi.Un porte-parole de la FTQ (Fédération des Travailleurs du Québec) déclare qu\u2019une législation semblable à celle de l\u2019Ontario s\u2019impose.\u201cEn moins de dix ans\u201d, dit-il, \u201cla législation du travail a été refaite au Québec mais elle reste muette sur l\u2019aspect féminin de la question, et nous le déplorons vivement.Dans un Etat qui se veut moderne, nous n\u2019avons pas encore une législation de pays civilisé.\u201d Pour une société juste La présidente de la Fédération des Femmes du Québec voudrait pour la travailleuse québécoise des droits semblables à ceux de l\u2019Ontarienne.\u201cLe Québec n\u2019est pas une Les offres d'emploi selon le Sexe sont maintenant illégales en Ontario TORONTO (PC) - Les journaux ontariens peuvent encore classifier leurs petites annonces offrant des emplois selon le sexe.Mais un porte-parole du ministère du Travail a déclaré que la loi sur l\u2019égalité d\u2019emploi des femmes, mise en vigueur mardi, limite cette classification aux emplois qui sont remplis sans équivoque, comme les durs travaux d\u2019usine pour les ¦wmmes et la surveillance de dortoirs pour les femmes.Le plus important journal ¦\"du matin de la province de l\u2019O n t a r i o, le \u2018.\u2019Globe and Mail\u201d, a déjà été critiqué parce qu\u2019il publie ses petites annonces sous des rubriques Hommes ou Femmes.La majorité des annonces du \u201cTelegram\" sont énumérées comme \u201cEmplois intéressant les hommes\u201d et \u201cEmplois intéressant les femmes\u201d.Quant au \u201cStar\u201d, la plupart de ses offres d\u2019e m p 1 o i paraissent sous le titre de \u201cEmplois pour hommes ou femmes\u201d.Selon la nouvelle loi, les annonces ne doivent pas limiter l\u2019offre à une personne selon son sexe ou son état civil (mariée ou non).Dans des cas douteux, les journaux devront obtenir une exemption préalable du Bureau de la main-d\u2019œuvre féminine au ministère ontarien du Travail, a déclaré un porte-parole du ministère.Cemme règle générale, une exemption sera accordée si un emploi est limité à un sexe pour des raisons physiques.ou pour des raisons où l\u2019état civil du candidat entre en ligne de compte, exemple s\u2019il doit beaucoup voyager ou s\u2019il est susceptible d\u2019être transféré.U n\u2019y aura pas d\u2019exemptions pour des raisons comme la nécessité d\u2019avoir des toilettes séparées sur le lieu du travail.Pour simplifier la classification des emplois et satisfaire à la nouvelle loi, le Bureau recommande d\u2019adopter le système des journaux new-yorkais dans lesquels les offres sont énumérées par ordre alphabétique.Une alternative acceptable serait de publier les offres d\u2019emploi par catégorie, travaux de bureau, travaux d\u2019usine, génfe, etc.Les sociétés, les syndicats ou les agences de placement sont sujets à une amendé pouvant atteindre $3,000 s\u2019ils violent la loi.L\u2019amende maximum pour un individu est de $800.province arriérée\u201d, insiste-t-elle.\u201cEt une loi semblable permettra de revaloriser la femme, non pas en tant qu\u2019être humain, mais en tant que citoyenne à part entière dans une société juste et en progrès.\u201d Mme Rousseau qui est conseillère en éducation à la consommation à l\u2019Union régionale des Caisses populaires de Sherbrooke, compte 17 années de syndicalisme actif et elle a été vice-présidente de la CSN.Aussi le problème des congés de maternité lui tient-il à coeur.\u201cL\u2019employée qui veut avoir un enfant est pénalisée\u201d, affirme-t-elle.\u201cElle perd ses droits acquis et son ancienneté.U faut qu\u2019elle se fasse réembaucher quand elle est prête à reprendre son travail.\u201d Selon Mme Rousseau; si toutes les travailleuses se groupaient elles pourraient défendre leurs droits mais, à son avis, près de 80 pour cent d\u2019entre elles ne sont pas syndiquées.\u201cOn se demande même si elles obtiennent le salaire minimum\u201d, ajoute-t-elle.C\u2019est pourquoi la Fédération des Femmes du Québec souhaite qu\u2019une loi semblable à celle de l\u2019Ontario soit adoptée au Québec.& B I K K S C'est pratique! Composez nos NUMÉROS LE SERVICE D\u2019ACHAT soit 392-2769 ou 392-7524 BIRKS JOAILLIERS nouveau pour ses manchettes Birks a des idées neuves pour les ensembles boutons de manchettes et épingle à cravate.Par exemple, de véritables pierres lines (onyx.oei!-de-chat.sodalite.jade) sur des montures plaquées or.ronde.pu carré.Nous avons aussi le tout nouveau style en treillis qui contourne la manchette, en métal doré ou argenté.Prix très modique.SI O l\u2019ensemble.BIRKS Casiers suisses pour votre cave à vin casiers à bouteilles offrent plusieurs possibilités d\u2019as-¦¦¦ nbiement (voir à gauche) selon la hauteur et la largeur lésirées.Chaque unité mesure 1 V.V* de large et lO'/r\u201d de \u2022un! et peut contenir six bouteilles.Il est en Oralon, une itiére légère et solide, gris fusain au fini oxydé.Chaque \u2022lau-r $6.95 BIRKS Selon l\u2019humeur de temps (8 montres\u2019dans une) Vous ave* en premier lieu une montre Birks 17 rubis de fabrication suisse: mais selon vos humeurs et votre garde-robe, vous pouvez .^choisir l\u2019une des six courroies de couleurs différentes et l\u2019une des 8 sertissures\u2019dont une sur pendentif.Ces 15 pièces sont présentées 'dans un écrin.$115.00 WÆ Ipiipi BIRKS V j&Ç- S\\,\t.MM: gtSHP*\u2019 ' ' «1 ¦S y- Élilr.mm A 10/ vivre aujGurdhui LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 Une histoire sucrée.ou comment dépenser ses allocations rapidement par Mariane FAVREAU Les chèques d\u2019allocations familiales sont en passe de devenir, pour les marchands, d-s pièces de collection qu\u2019on s'arrache à grands renforts de publicité.Qu\u2019il s\u2019agisse du chèque cartonné du gouvernement fédéral ou du précieux papier bleu et blanc du Québec, peu importe.On se doute cependant que ce dernier, \u201c plus substantiel parce que moins fréquent, a plus d\u2019attrait.Comme ces chèques sont faits au nom de la mère, qu\u2019elle peut les encaisser de son propre chef, ils constituent dans bien, des\" cas, le seul argent qu\u2019elle peut administrer à son gré.Ce que -les marchands ont compris.Aussi ne.négligent-ils rien pour attirer les clientes, chèques d\u2019allocations en main.Particulièrement ces jours-ci, alors qu\u2019arrivent les allocations intéressantes du Québec.Premier objectif: faire oublier l\u2019équation chèque-banque.Car si la femme passe à la banque pour échanger ce chèque, il y a des risques qu'une partie n\u2019y demeure.sous forme de dépôt.Alors, magnanimes, les magasins se substituent à la banque et se chargent de l\u2019échange.Mais comme il est plutôt gênant d\u2019échanger un chèque sans rien acheter, l'affiche \u201cEchangeons les chèques d'allocations sans obli- gation d\u2019acheter\u2019 parait donc illusoire.Les cadeaux.gratuits En général, on pousse la gentillesse jusqu\u2019à vous faire un cadeau si vous avez le bon sens d\u2019en profiter.Dans tel magasin, par exemple, on vous offrira une paire de bas-culotte, si vous y échangez le chèque.Quand on sait que l'idée de bas (de laine) suggère aussitôt celle d\u2019épargne, le choix de ce cadeau-boni est assez subtil! Peut-être pour donner bonne conscience à la dépensière.Une chaîne de magasins à pnx populaire ne veut pas être en reste: on vous y donne.du sucre! \u201cAjoutez une note sucrée à votre chèque semi-annuel d\u2019allocations familiales: cinq livres de sucre gratuit lorsque vous encaissez votre chèque à l\u2019un des magasins.\u201d (Il ne s\u2019agit pas de magasins d\u2019alimentation.) La note est peut-être sucrée, mais ici encore le cadeau évoque, sans doute fortuitement, une .idée d'épargne: le sucre se met dans un sucrier qui, comme chacun sait, est le récipient consacré pour recevoir les économies! Le fait de donner du sucre pour y remplacer l\u2019argent qui n\u2019y est pas, est digne d\u2019une sérieuse étude de \u201cre-cherche des motivations\".Mais ce choix est peut-être fortuit et nos marchands moins subtils.D\u2019autres magasins se contentent d\u2019afficher qu\u2019ils échangent les \u201cbaby bonus\u201d, sans plus.Ailleurs, on offre la chance de gagmj£_des bonis d\u2019achat contre l'échange de ces chèques.Mise en garde C\u2019est contre ces pratiques que le ministre de la Santé, du Bien-être et de la Famille, M.Claude Castonguay a mis en garde les bénéfi-.ciaires des allocations.11 a rappelé que ces chèques sont émis à l\u2019intention des enfants, pour leur bien-être, et qu\u2019il faut se méfier de toute publicité susceptible de faire dépenser ces chè- ques d'une manière non réfléchie.En d\u2019autre terme, que ni le sucre, ni le bas-culotte ni tout autre boni du genre ne rémplacera le bas de laine bien garni ou le sucrier plein d\u2019espèces sonnantes! Doux suèdes de T Pour donner la réplique aux silhouettes moulées ou volantées de l\u2019été \u201971, les chaussures empruntent des styles très variés.A la souplesse des tissus, ils opposent la douceur des suèdes: aux pantalons nombreux, il- allient les bottes estivales.Bien qu\u2019on ne puisse pas vraiment déterminer une allure de base de ce côté de la mode, on constate une certaine répétition de détails.Les bouts, par exemple, sont encore assez larges dans le soulier sport, alors que l\u2019espadrille de ville préfère un bout un peu plus étroit.La grande vogue sera cependant aux bouts légèrement felevés qu\u2019on trouve déjà cet hiver.Si la plupart des talons choisissent des hauteurs de deux ou trois pouces et demeurent droits ou cour- bés, on en voit quand même de plus en plus qui ' grimpent jusqu\u2019à quatre pouces avec une allure assez robuste et sculptu-rée.Quant aux semelles, lorsqu\u2019elles ne sont pas de bois, elles sont de liège et font parfois ressembler les chaussures à des cothurnes.Jeu de courroies Comme les \u2019bouliers ouverts, de style, sandale,.prennent la vedette, les courroies sont forcées de multiplier leurs apparitions.A la cheville, sur le cou-de-pied, autour du mollet, elles s\u2019en donnent à coeur joie; les plus populaires sont sans doute celles qui se boutonnent sur le côté de souliers à bouts plus étroits et talons ronds.Nous parlions \u2022d'ouverture\u2019\u2019.Ce sera le bout du pied, le talon, l\u2019arche qui se trouveront dégagés tour à tour.Le sabot entre peut-être dans cette catégorie, puisqu\u2019il n\u2019est retenu que par le cou-de-pied: il est encore de canevas ou de cuir, et sa semelle de liège, de bois ou de cuir.Couleurs de terre et d'eau .Outre les tons neutres ( miel; p a c a n e, marmelade), .cé.sont.les.couleurs, de terre, d\u2019eau et de fleurs qui garniront les garde-robes côté chaussures : bleu outremer, aqua, corail, marguerite dorée, laiton, brun doré, glycine, lilas, mauve, rose buvard, rouge onion, rouge vin.Lé blanc n'apparaît qu\u2019en accompagnement : surpiqûres, boucles.etc.Les bottes, qu\u2019il ne faut NEWYODK printemps/ete 71 de notre envoyée spéciale MICHÈLE BQULVA surtout pas croire dispa-r u e s, emprunteront les mêmes peaux et tissus que les souliers : suède rugueux ou doux comme le satin, cuir de veau, canevas, guingamp, twill et toile brodée, coton d\u2019allure crocodile, denim, paille et suède peints, reptile, veau froissé, chevreau glacé, vernis.Avec le retour du soleil de mai, nous verrons donc s'imposer la variété.MAIS OUI MA CHÈRE! NOS AUBAINES \u2018'ACTION\" MENENT IE BAU VOUS VOUS DEVEZ D'EN profiter; las plus bas prix \u2022 Servie© personnel et livraison marche ACTION market CAFE MOULU MAXWELL HOUSE Sac 1 Ib 97ç votre médecin vous parle Les cancers de la peau par le Dr T.R.Van Dellen (collaboration spéciale) La pensée du jour: Comme mesure de précaution, essuyez avec un linge humide les boîtes de conserves.avant de les ouvrir.Les cancers de la peau peuvent être éliminés de bien des façons.Et en général, le taux de guérison atteint les 95 pour cent.Les lésions sont éliminées par incisions chirurgicales, curetages, traitements à l\u2019électricité, traitements par le froid ('cryothérapie'), radiothérapie ou chimiothérapie.Certains médecins préfèrent une méthode plutôt qu'une autre parce qu'ils ont plus d'expérience avec celle qu'ils utilisent.Le choix de la 'méthode d\u2019ablation dépend du genre de tumeur, de sa grosseur et de sa localisation.La plupart de ccs lésions se retrouvent à des endroits où la peau est exposée.L\u2019incision chirurgicale est peut-être le traitement le plus populaire.La tumeur est enlevée et étudiée au microscope.Le fait de refermer immédiatement l'incision élimine la longue période qu\u2019il faut à une plaie ouverte pour guérir.La cicatrice qui en résulte est imperceptible.Toutefois, cette méthode n'est pas recommandée lorsque le cancer de la peau est étendu 'et que le mal atteint le car-tillage ou les os.Le curetage et les traitements à l'électricité sont également des méthodes acceptables.Ces dernières peuvent être appliquées dans le bureau même du médecin en autant que celui-ci possède l\u2019équipement voulu.Dans plusieurs cas, la procédure doit être répétée plusieurs fois afin de s\u2019assurer que toute la lésion est éliminée.La radiothérapie (rayons-X), radium, cobalt) est la méthode la plus recommandable du point de vue esthétique, mais plu-sieurs traitements peuvent être nécessaires.De plus, la peau endommagée par les radiations peut demeurer sensible de façon permanente aux rayons du soleil et est susceptible d e développer d\u2019autres lésions cancéreuses.Les cancers de la peau peuvent aussi être détruits par une pâte, de chlorure de zinc.La technique demande une grande habileté et prend énormément de temps.L\u2019application de tampons imbibés d\u2019azote liquide sur les kératoses solaires ou séniles ne laisse pratiquement .pas de cicatrices.En général, la plupart des cancers de la peau ne se propagent pas ( métast ase ) aux autres régions du corps.On a noté une exception: la malignité du mélanome.Elle provient d\u2019un banal naevus ou d\u2019une tache de naissance qui s'agrandit et devient le plus mortel de tous les cancers de la peau.Cinquante pour cent des victimes meurent en moins de cinq ans parce que le mélanome malin est difficile à dépister tôt et également difficile à traiter.Dites-moi, docteur.Q\u2014Quels sont les aliments qui contiennent des pigments qui empêchent les cheveux de blanchir?R.\u2014La pigmentation des cheveux et de la peau a son origine dans les couches profondes de la peau et ne provient pas des aliments.Q.\t\u2014F.st-ce dangereux pour la santé d'a v a I e r de la gomme à mâcher?R.\t\u2014Non, parce que les acides stomacaux digèrent la ¦ gomme.Q.\t\u2014Une personne qui a des troubles cardiaques peut-elle aller à la pêche?R.\t\u2014La plupart des façons de pécher ne sont pas dangereuses pour les victimes de maladies cardiaques.Les exceptions à la règle sont, toutefois, la pêche en haute mer et le passage à gué des ruis-seaux rocailleux pour la pèche à la truite et au saumon.Q.\t\u2014Est-ce que l'empoisonnement par le protoxyde de carbone peut être cause d'es-souflemenl et d\u2019étourdissement?\u2022 R.\t\u2014Oui, et un empoisonnement plus prononcé peut conduire j u s q u \u2019a u coma et même à la mort.Q.\tEst-ce qu'un \u201ckyste de chocolat'\u2019 sur un ovaire est une malignité?R.\tNon.La lésion se nomme ainsi parce qu\u2019elle contient du sang noir.CERTIFICATS CADEAUX Lorsque vous voulez faire plaisir .» faites le cadeau le plus original et le plus apprécié qui soit .qui honore celui qui donne comme celui qui reçoit.A compter de $10,000.Pour de plus .impies (enseignements, veuillez appeler Monsieur M.R.Lavoie, poste 707.ftUBYfOO'5 RESTAURANT ET MOTOR HOTEL cj la qualité erî une tr&diècn .BLACK SHEEP BAR le trio Perry Carmen et les chansons de Dino Vale du lundi au vendredi de 6:00 à 9:00 p.m.Visiter nos nouvelles snlles de banquets à 10 minutes de i'aérogare Tél.:.(514) 731-7701 /ol5, bou*.Décar.'e, Mil.P.Q.Stationnement gratuit.the Bleaant John Inc.POUR SCELLER VOTRE AMOUR Bagues à diamants, créations originales Mappm's ACCESSOIRES DE SALLE DE BAIN 1445 CRESCENT 844-7503 League t11h}u*1 11(1»\"' mi mi\ti 8,-> A.Chronométré à mouvement perpétuel \"Datejust \", boitier \"oyster\", remontage automatique, étanche, calendrier, en acier inoxydable.Bracelet assorti.s285 B Chronomètre G.M.T.Master â mouvement perpétuel, remontage automatique, étanche, 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cent des prestations d'assuran-ce-chômage.o La surtaxe de trois pour cent sur les revends des particuliers et des sociétés est prolongée d'un an.o Prêts de l'ordre de $150 millions aux provinces afin de financer des projets d'investissement .créateurs d'emplois.\u2022 Somme supplémentaire de $23 ' millions pour améliorer'.les immobilisations publiques dans les régions où le taux de chômage est le plus élevé.o Montant supplémentaire de $20 millions affecté à l'aménagement de routes et autres services locaux au nouvel aéroport international de Montréal.\u2022 Hausse de S40 millions du budget d'investissement de la Société centrale d'hypothèques et de logement pour des programmes de construction d'habitations.® L 'i n d u s t r i e de la chaussure pourra bénéficier de prêts directs ainsi que d'une assurance-prêts.o Amplification du programme de stimulants industriels pour le sud-est de l'Ontario et le sud-ouest du Québec, y compris Montréal.télôDhofo PC Oeillet à la boutonnière, le ministre des Finance$\u201eAL Benson est ici photographié alors qu'il pénètre à la Chambre des Communes pour! déposer son budget d'avant Noël.Le ministre a lu son quatrième discours du budget depuis qu'il occupe cette fonction.LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970/A11 Précisions sur le budget fédéral La relance économique doit passer par Montréal pour toucher le Québec par Marcel DESJARDINS de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Stigmatisée par le terrorisme des derniers mois et menacée de paralysie par suite de la recrudescence du chômage, la métropole canadienne sera désormais \u201czone désignée\u201d en vertu de la loi sur les stimulants à l\u2019industrie du ministère fédéral de l\u2019Expansion économique régionale.Ce sera la première fois qu\u2019un pôle de croissance économique de l\u2019envergure de Montréal est inclus dans les régions désignées par le ministère que dirige M.Jean Marchand.Le contenu du budget déposé aux Communes, jeudi soir, pendant que bon nombre de Canadiens étaient branchés sur la métropole pour connaître le dénouement des \u201cévénements d\u2019octobre\u201d, indique que le gouvernement fédéral commence à penser que la relance de l\u2019économie québécoise passe par Montréal.M.Marchand doit déposer un projet de loi qui rendra la métropole et tout le reste du Québec habité et qui n\u2019était pas encore \u201cdésigné\u201d en vertu de cette loi, comme St-Jérôme, Lachute, Buckingham, Hull, Valleyfield, St-Hya-cinthe et St-Jean, éligibles aux subventions versées par le ministère de l\u2019Expansion économique régionale.Celles-ci seront cependant distribuées selon des critères inférieurs à ceux qui ont cours présentement dans les autres régions désignées.Part du lion Les Québécois recevront directement ou indirectement \"la part du lion\u201d de ce que certains appelaient déjà, hier soir, dans la capitale fédérale, \u201cle budget du Québec\u201d.Dans les couloirs du Farlement canadien, on admettait, jeudi soir, que cet effort particulier dans la belle province découlait à la fois de condi-t i o n s économiques particulièrement difficiles et d\u2019une situation politique dont le moins qu'on puisse dire est qu elle n'est pas différente.Cette mesure, ajoutée aux stimulants à la construction maritime annoncés la semaine dernière par M.\" Jean-Luc Pépin, à ceux accordés a l'industrie de la chaussure, aux nouvelles sommes consacrées à l\u2019aménagement de l'infrastructure à Ste-Scho-lastique, à la création d\u2019un fonds de stimulation économique, deviendra un outil important dans la création de nouveaux emplois non seulement à Montréal mais dans tout le Québec.M.Marchand disposera de $130 millions additionnels pour encourager l'expansion industrielle dans la région montréalaise, l\u2019Est de l'Ontario et les Maritimes, en particulier.33°o au Québec Or.la tendance enregistrée au cours des derniers dix-huit mois, au minis- tère de l\u2019Expansion économique régionale, a fait qu\u2019un tiers des subventions ont été accordées à des industries s\u2019établissant au Québec.Cette tendance pourrait donc constituer une sorte de minimum dans le cas de la région métropolitaine à laquelle les autorités gouvernementales attacheront une attention toute particulière.M.Marchand a dit, jeudi soir, que le Sud-Ouest du Québec, Montréal inclus, pourrait recevoir près de $130 millions à ce titre au cours des deux ou trois prochaines années.Le ministre a aussi rappelé que Montréal ne pourra évidemment pas bénéficier indéfiniment de ces avantages et que lorsque la métropole sera de nouveau sur la route de la prospérité, son ministère devra davantage concentrer ses efforts sur les villes satellites.L\u2019effet des stimilants qui seront versés à l\u2019industrie s\u2019établissant à Montréal ne sera pas senti immédiatement sur le domaine de l\u2019emploi.Il faudra encore plusieurs mois avant que la métropole Récolte les fruits de cette mesure, c\u2019est-à-dire le temps qu\u2019il faut pour construire de nouvelles usines et les mettre en opération.Un des changements apportés à la loi sur les stimulants industriels abolira le plafond de $12 millions de sorte que le ministère de l\u2019Expansion économique régionale pourra verser davantage à un seul projet.Ceci, par exemple, pourrait permettre au ministère que dirige M.Marchand de contribuer à la création d\u2019une aciérie au Québec et à l\u2019établissement de la I.T.T.sur la Côte-Nord, comme il en a déjà été question.Le critique financier du nouveau parti démocratique Max Saltzman, s\u2019est demandé, pour sa part, si on n\u2019est pas en train de tuer l\u2019effet de stimulants industriels en étendant leur application à de larges secteurs du pays.Présentement, toutes les Maritimes et le Québec sont des provinces complètement désignées.Fait à souligner, les entreprises qui se prévaudront des stimulants à l\u2019expansion industrielle pourront également bénéficier de l\u2019allocation supplé- \u2022 mentaire d\u2019amortissement, accru de 15 pour cent dans le budget d\u2019hier à l\u2019intention des manufacturiers et des transformateurs de produits.Une caisse Dans son budget, M.Benson a révélé que le gouvernement avait aussi décidé d\u2019adapter la suggestion formulée par le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, en juin dernier, à Winnipeg, lors de la conférence des ministres des Finances.Il créera un \u201cfonds de stimulation économique\u201d, une version modifiée de la caisse d\u2019aide conjoncturelle suggérée par M.Bourassa.\t1 Une somme de $150 millions sera mise à la disposition des provinces qui pourront l\u2019emprunter à un taux préférentiel de 7.91 pour cent, soit environ un pour cent de moins que celui qui leur est généralement consenti sur le marché des obligations.La répartition des prêts entre les provinces sera directement liée au niveau de chômage qui sévit dans cha- cune des provinces.Elle ira de pair avec le nombre de chômeurs au-dessus de 4 pour cent de la population active dénombré dans chacune des provinces durant le deuxième semestre.Comme le Québec compte 45.1 pour cent des chômeurs du Canada, la province pourra emprunter $68 millions, de loin la plus importante somme.La Colombie-Britannique, qui vient en deuxième place dans le domaine du chômage, aura $35 millions à sa disposition.Ce fonds doit servir principalement au financement de travaux publics \u201ccréateurs d\u2019emplois\u201d.11 sera en opération pour le restant de la présente année financière et durant l\u2019exercice financier 1971-72.Le gouvernement fédéral espère obtenir la collaboration des provinces afin de mettre rapide^ ment ces projets en chantier.M.Benson a affirmé que le gouvernement, de concert avec les provinces, poursuivra l\u2019étude de la suggestion formulée par le Québec afin d\u2019arrêter un concept qui serait de nature à procurer une plus grande stabilité aux provinces.Ste-Scholastique Le gouvernement fédéral a décidé, dans un autre domaine, d\u2019affecter une somme supplémentaire de $20 millions pour développer l\u2019infrastructure de la région de Ste-Scholastique, où on a déjà engagé la construction du futur aéroport international.M.Marchand, dont le ministère administrera ces argents, a souligné, qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une aide à la province de Québec qui, en réalité, doit fournir les routes et les services que nécessite la construction de cet aéroport.\u201cLe gouvernement fédéral construit l\u2019aéroport et par conséquent ce projet oblige la province à entreprendre des dépenses spéciales auxquelles elle n'aurait pas à faire face normalement\u201d, a dit M.Marchand.Tel que prévu, les activités dans la région de Ste-Scholastique seront l\u2019objet d'une accélération durant les prochains mois.En 1970, le gouvernement fédéral dépense $54,681,000 à Ste-Scholastique à l\u2019aménagement de l\u2019aéroport comme tel.L\u2019an prochain, cette somme passera à $89,912,000 pour atteindre $97,022,000 en 1972.La construction maritime Le budget déposé aux Communes comprend une somme de $60 millions qui sera versée aux chantiers maritimes.Déjà, comme Ta expliqué le ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, M.Jean-Luc Pépin, la semaine dernière, on sait que la majeure partie de ces subventions sera accordée aux chantiers maritimes du Québec.Il en sera ainsi pour l\u2019industrie de la chaussure du Québec, qui passe par de durs moments et qui bénéficiera elle aussi d\u2019un important programme d\u2019aide de transition, de prêts directs et d\u2019assurance-prêts, dont M.Pépin dévoilera les détails la semaine prochaine.700 f 500 300 lOO 100 300 Surplus Budget comparaison Année se terminant le 31 mars 47\t49\t51\t53\tpi \tm \t \t 500 millions de dollars Déficit I I i m I ! 700 \t\t\tI\tS\t\t\t\u2014'\t¦ \t\t\t\t \ttT-CTbLL-.\t\t59\t61\t63\t65\t67\t69\t Un budget déficitaire Le budget que le ministre des Finances, M.Edgar Benson, situation économique en octobre, M.Benson avait prévu un a déposé devant la Chambre jeudi soir, est sensiblement plus\tdéficit de $100 millions.Le nouveau budget laisse prévoir déficitaire que celui qu'on attendait.Passant en revue la qu'il sera de $320 millions.L'Opposition dénonce en choeur le budget OTTAWA (UPI) \u2014 Pas la moindre parole d\u2019appui n\u2019est venue des trois partis fédéraux d\u2019opposition devant le nouveau budget que le gouvernement a déposé jeudi.Conservateurs, néo-démocrates e t créditistes soutiennent que l\u2019effort de M.Benson poui stimuler l\u2019économie sera sans effet appréciable puisqu'il ne fait pas appel aux deux seules mesures capables de réaliser cet objectif: réduction des impôts et plus d\u2019emplois pour les Canadiens dès cet hiver.M.Marcel Lambert, le critique économique de l\u2019Opposition officielle aux Communes, affirme que le gouvernement ignore totalement ce dont le pays a le plus besoin: du travail.\"Les mesures proposées dans le budget de M.Benson n'y pourvoient pas.Il a raté l'occasion de réduire les impôts, ce qui aurait eu pour effet immédiat d'aider des milliers de personnes qui luttent pour'survivre parce qu'elles sont sous le seuil de la pauvreté,\u201d a expliqué M.Lambert.M.RoLert Stanfield, pour sa part, soutient qu'une aide massive aux régions à faible taux de croissance économique est inefficace si partout ailleurs au pays le chômage est très élevé.Porte-parole du NPD, M.David Lewis affirme que le gouvernement n\u2019avait même pas d\u2019affaire à présenter un budget.\u201cSi M.Benson était sérieux quand il prétend vouloir relancer l'économie, poursuit M.Lewis, il aurait réduit l'impôt des particuliers de 10 à 15 pour cent.\u201d Pour sa part, M.Romuald Rodrigue, du Ralliement des Créditistes, a soutenu, en dehors de la Chambre, que le gouvernement semble chercher à rabaisser la classe moyenne des citoyens et la ramener, au niveau de vie des démunis.\u201cCe budget, dit-il, met fin à la poli- Xes chômeurs demandaient du pain, ils ont obtenu une pierre - Donald McDonald \\-/ S'il faut en juger par les premières réactions exprimées devant le budget que soumettait hier M.Benson, le milieu des affaires et le monde syndical ne semblent guère enthousiastes quant aux effets de ce budget pour alléger le fardeau des consommateurs et re- ~ lancer les investissements.Le président du Congrès du Travail du Canada, M.Donald McDonald, a indiqué pour sa part que \u201cles chômeurs demandaient du pain et ils ont obtenu une pierre.\u201d Le président du comité exécutif de la Chambre de Commerce du Canada, M.B.K.Carty, souligne de son côté que des mesures à court terme, pour stimuler les régions défavorisées, sont \u201ccertes louables\u201d mais que l\u2019économie canadienne exige des politiques à long terme, afin de déclencher une reprise de l'économie et favoriser la formation de capital.Les faxes de yente L'Association canadienne de la construction a fait part de sa déception vis-à-vis du maintien des taxes de vente.L'organisme suggère au gouvernement d\u2019autoriser des abattements fiscaux et des régimes plus rapides de dépréciation afin d'imprimer une relance de l\u2019industrie de la construction.Ces abattements fiscaux seraient alors principalement appliqués aux taxes fédérales de ventes.Ces remarques reflètent l\u2019état d'esprit de maints Canadiens et expliquent la déception de plusieurs secteurs de l'opinion publique.Le président de la Canadian Tax Foundation, M.Douglas Sherbaniuk, a ainsi résumé les objectifs de M.Ben-son: après avoir adouci sa guerre à l\u2019inflation, le ministre des Finances s\u2019attaque aux problèmes du chômage et de la productivité.\u201cLes pressions inflationnistes coexistant avec un taux de chômage élevé, c'est une situation qui n\u2019a probablement aucun précédent dans l'histoire.Il ne reste plus qu\u2019à savoir si M.Ben-son a choisi la meilleure technique pour s'attaquer à ces deux problèmes.\" tique tant vantée par MM.Benson et Trudeau de budgets équilibrés.Il marque le début d\u2019une administration déficitaire.\u201d Les chefs des partis d'opposition reprochent amèrement au gouvernement de n\u2019avoir pas supprimé la surtaxe de trois pour cent sur le revenu des particuliers et sur celui des corporations.En retour, ils considèrent comme dérisoires la hausse de dix pour cent des prestations d\u2019assurance-chômage.\u201cJ\u2019espérais qu\u2019au moins les moins fortunés bénéficieraient d\u2019une réduction d'impôt!\u201d s\u2019est exclamé M.Stanfield.Et M.Lambert reprit après son chef que la hausse des prestations d'assurance-chômage \u2014 mesure provi- de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Les 419,000 chômeurs canadiens ont appris une bonne nouvelle jeudi soir.Leurs prestations d\u2019assurance-chômage seront augmentées de 10 pour cent dès le trois janvier.Le Québec qui, aux dernières nouvelles, comptait 45.1 pour cent de tous les chômeurs du Canada, soit plus de 159,000 travailleurs, verra une bonne partie des $54 millions additionnels versés aux chômeurs, se diriger dans son économie.( Il s'agit d'une mesure temporaire puisque le ministre du Travail, M.soire en attendant que Ton mette en vigueur la nouvelle politique d\u2019assurance-chômage en juillet \u2014 est parfaitement inutile pour ceux qui n\u2019y ont pas droit, ou pour ceux qui ont épuisé leurs prestations.M.David Lewis a fait remarquer que les principaux outils du budget sont des investissements, qui, forcément, prennent du temps à produire des effets.\u201cNous n\u2019aurons pas ces nouveaux emplois cet hiver\u201d, dit-il.\u201cL\u2019augmentation des prestations d\u2019assurance-chômage est si minime, ajoute M._ Lewis, qu'il est illusoire d\u2019en attendre quelque bienfait d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.\u201d A son avis, M.Benson fait preuve de beaucoup trop d'optimisme.Bryce Mackasey, a déjà présenté un livre blanc où ïe gouvernement explique comment il compte augmenter les prestations d\u2019assurance-chômage jusqu\u2019à un maximum de $100 par semaine.Le livre blanc fait présentement l\u2019objet d\u2019une étude détaillée par le comité parlementaire sur le travail; la législation qui en découlera ne sera pas déposée aux Communes avant plusieurs mois.Le nouveau tpux de prestation accordera une vingtaine de dollars de plus aux assurés dont le salaire hebdomadaire.avant qu'ils ne perdent leur emploi, était de $90 ou plus.D'où viennent et : où vont nos taxes ?OTTAWA (PC) - C\u2019est à la ' santé et au bien-être que le gouvernement canadien consacre la part -la plus importante de son budget: de chaque dollar dépensé, 23.7 cents iront à ce poste.Viendront.ensuite l\u2019expansion économique (14.1 cents), la défense (13.6 cents), paiements fiscaux intergouvemementaux (9 cents), transports et communications (7.2 cents), éducation culture et loisirs (6 cents), dépenses non effectuées (5.8 cents), services généraux du gouvernement (4.9), et affaires extérieures (2 cents).D'où vient ce dollar?De l\u2019impôt personnel sur le revenu (40.8 cents), de l\u2019impôt sur les sociétés (18.1 cents), de la taxe de vente (13.4 cents), de la taxe d\u2019accise (7.6 cents), des droits de douane (6.3 cents), d\u2019autres taxes (2.8 cents), et d\u2019autres revenus (11 cents).D\u2019ici au 31 mars 1971, Ottawa compte dépenser $13.355 milliards Il avait dépensé $11.938 milliards Tan dernier.Comme on estime que les recettes seront de $13.035 milliards, on prévoit un déficit de $320 millions.11 y avait eu Tan dernier un excédent de $375 millions.$54 millions de plus pour lès chômeurs Réactions mitigées chez les provinces Si on peut supposer que le Premier ministre Bourassa n\u2019aura pas trop à se plaindre du budget fédéral déposé jeudi soir, il n\u2019en est pas de même de tous les Premiers ministres provinciaux.Le chef du gouvernement albertain, M.Harry Strom, a déclaré pour sa part: il est assez évident que nous sommes mis de côté ! A Toronto, le trésorier provincial Charles MacNaughton a critiqué la décision fédérale de ne point réduire les.impôts, plus particulièrement de n'avoir point aboli la surtaxe de 3 pour cent sur le revenu des particuliers et les bénéfices des corporations.Par contre, à Terre-Neuve, un porte-parole gouvernemental, le ministre A.O.Aalborg s'est dit fort satisfait du discours de M.Benson.Dans les.capitales des autres provinces maritimes, la réaction était plutôt négative.L\u2019ancien trésorier provincial conservateur de Nouvelle-Ecosse^ M.T.J.McKeough estime que le- gouvernement fédéral a raté l\u2019occa- sion de venir au secours des groupes de citoyens démunis.De Saskatchewan, la réaction du trésorier provincial G.Stewart fut que sa province a été oubliée.Cette réaction a été également enregistrée au Manitoba, où le trésorier provincial Saul Chemiak a déploré qu\u2019aucune mesure spéciale n'ait été prévue pour stimuler l'économie de sa province.^ A-Victoria, le premier ministre W.A.C.Bennet a refusé^ de commenter le budget fédéral. A 12/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 V MpP?| \u2022\".:*'TT2arrT ôï^s?4sâ :.' r/M % i .-1 ' ' j mm i î il- SMB^&ËSÏ v- fmft k &y r?|w -cgi# Vv;:':>y * ' .- X * ™ !_ ; *.;\u2022£** % m i Bm ' I î: ; v.*$*»*- »ÉÉ .pXw., jÉÉ& .***l' X;.- -; f.»\u2019 .?«*>'\t»! - - ¦ téfe .\u2022 ¦'¦.i./' mis ¦ WÊÉ& MW: \u2022\u2022\u2022\u2022 ï : ScjS» UK3£ ifeXSl A* iZ£ ¦ -«¦.«mm/m&aé ÿ mm i mms&x \u2022\u2022 \u2022 S\u2019 ?' ; ¦¦¦¦\u2019'¦ y.'¦ J- j K- >y «?> K».» Les mesures de guerre ont éfé tirés effieesces î- \u2014 Turner par Claude TURCOTTE de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Quand le premier ministre Trudeau s'est présenté à la Chambre des communes à 16 heures, hier après-midi, pour dire: \u201cJe suis très heureux d\u2019annoncer que je viens de parler à M.Cross\u201d, il y eut une réaction d\u2019intense émotion, de grande satisfaction et d'un profond soulagement.Il y avait en Chambre peu de dépu- de notre, bureau de Québec QUEBEC \u2014 Le gouvernement de M.Robert Bourassa demandera probablement un retrait graduel, mais non définitif, des forces armées canadiennes du territoire québécois par suite de la libération du diplomate britannique James Richard Cross.C'est le chef du gouvernement québécois lui-même qui a fait part de ses ( intentions à ce sujet au cours d'une conférence de presse donnée hier après-midi dans la capitale québécoise quelques heures a peine avant la libération de M.Cross.- Visiblement nerveux, mais optimiste quant aux résultats des négociations avec les ravisseurs de M.Cross, négociations qui n'étaient pas encore ter- tes, mais les applaudissements ont été néanmoins nourris et prolongés.Les autres députés, comme le reste de la colonie politique d\u2019Ottawa, n\u2019ont pas tardé à prendre connaissance de \"la bonne nouvelle\u201d, puisqu\u2019à peu près tous étaient déjà depuis quelques heures à l\u2019affût de la moindre dépêche en provenance de Montréal.Le \u2019premier ministre, de même que les représentants des partis d\u2019opposition, ont tenu à rendre hommage à M.Cross et à sa famille pour le cou- rage qu\u2019ils ont manifesté pendant les huit dernières semaines.\u201cJe pense que M.Cross est non seulement un homme de métier, mais aussi de devoir et un homme très modeste, d\u2019après ce que j\u2019ai pu en juger, à propos de la par' qu\u2019il a jouée dans toute cette histoire sordide.Il est heureux de sa libération bien sûr, mais il considère qu\u2019il n\u2019a rien de particulier.Je le répète, je pense que c\u2019est un homme courageux et modeste\u201d, a déclaré M.Trudeau.Citoyen honoraire Le premier ministre a aussi révélé qu\u2019il aurait \u201cune grahde joie\u201d à rencontrer le diplomate britannique.Un peu plus tard, le ministre de la Justice, M.Turner, révélait que M.Trudeau avait invité M.Cross à prendre un dîner avec lui.A une suggestion faite par un journaliste, à savoir que .le Canada devrait peut-être exprimer sa reconnaissance à M.Cross d\u2019une façon tangible, par exemple en lui décernant une médaille de l\u2019Ordre du Canada, M.Trudeau a fait la réponse suivante: \u201cVous savez que l\u2019Ordre du Canada n'a pas été décerné à des étrangers et vous voudriez peut-être-que l\u2019on en fasse un citoyen honoraire, je n\u2019ài pas d'objections.\u201d Après M.Cross, c\u2019est pour la police que le premier ministre a eu les meilleurs mots, en-insistant sur le calme que les policiers ont manifesté, \u201cspécialement dans les dernières étapes de ce cauchemar.\u201d En plus d\u2019exprimer son contentement et de distribuer des félicitations, notamment en ce qui concerne \u201cla coopération qui a existé à tous les niveaux entre les gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa\u2019\", M.Trudeau a fait plusieurs appels téléphoniques au cours de la journée.Il a eu des entretiens avec le premier ministre Bourassa, mais il a également parlé à Mme Cross.Il a eu également une conversation avec le haut-commissaire de Grande-Bretagne.M.Edward Heath.Les représentants du gouvernement britannique à Ottawa ont émis un communiqué, dans lequel ils expriment un profond soulagement à la libération de M.Cross et disent qu'ils appuient totalement la façon avec laquelle cette affaire a été menée par les autorités canadiennes et les forces policières.On a demandé par ailleurs à M.Trudeau si, à la suite des événements d'hier, il était question de retirer la loi sur les mesures de guerre ou de ne pas appliquer la loi qui doit lui succéder.\u201cA ma connaissance, non \", a-t-il répondu.En revanche.M.John Turner a déclaré qu'il faudrait beaucoup de réflexion avant de prendre une telle décision.Appui total Les réactions des partis d'opposition ont été tout aussi enthousiastes que celles du premier ministre.M.Robert Stanfield, qui avait personnellement connu M.Cross à Halifax, lui a fait parvenir un télégramme pour lui exprimer sa joie.Aux Communes, le chef de l'opposition officielle a soutenu que le gouvernement a eu raison de maintenir une .attitude ferme, tout en se disant tout à fait d'accord avec le principe des sauf-conduits.Selon M.Stanfield, le FLQ n'a rien -gagné par les actions qu'il a posées, sauf de la publicité.Il a dit espérer que le FLQ ne sera pas encouragé à reprendre les mêmes méthodes.Pour , les néo-démocrates, M.David Lewis a félicité les premiers ministres du Canada et du Québec et tous les autres qui ont été impliqués \u201cdans ce cauchemar\u201d.Il dit ressentir un profond soulagement par ce dénouement.M.Lewis a souhaité que des mesurés soient prises pour que les terroristes ne reviennent pas au Canada.Il a enfin conclu que la police doit maintenant avoir suffisamment de renseignements pour compléter le ménage et qu\u2019en conséquence la loi qui donne des pouvoirs extraordinaires aux policiers devrait être retirée.Le porte-parole créditiste, M.Adrien Lambert, s'est déclaré lui aussi très heureux d\u2019apprendre que la vie de M.Cross soit sauve.\u201cIl est heureux qu'entre les hommes, il y a encore des possibilités de négociation pour sauver une vie.\u201d Laurin se fait huer .QUEBEC \u2014 Le leader péquiste à l\u2019Assemblée nationale, le Dr Camille Laurin, a été hué par les députés hier après-midi, après avoir demandé le rappel de l\u2019armée et de la réglementation de la Loi des mesures de- guerre à la suite de la libération du diplomate James Richard Cross.M.Laurin a fait cette requête peu après que le premier ministre Bourassa eut partiellement informé l'Assemblée nationale' des évènements de la journée.M.Laurin a suggéré, apprenant le dénouement heureux de l'affaire Cross, que le gouvernement québécois profite de la circonstance pour demander à Ottawa le rappel de l\u2019armée, et le rappel des règlements de la Loi des mesures de guerre.Il a suggéré aussi qu'Ot-tawa ne sanctionne pas la nouvelle Loi Turner, soulevant ainsi un flot de protestations de la part des autres députés non péquistes.' de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 M.John Turner, ministre fédéral de la Justice, a soutenu hier que les pouvoirs extraordinaires fournis par la Loi sur les mesures de guerre ont été extrêmement utiles pour en arriver au dénouement que l'on connaît.Selon le.ministre, à causé de cette loi qui donne des pouvoirs accrus pour les arrestations et les perquisitions.et qui permet des détentions prolongées, \u201cla police a pu ramasser une foule d'informations, des documents et des renseignements sur les témoins, qui ont été très utiles, me dit-on\", a mentionné M.Turner.En adoptant une attitude très ferme, a-t-il encore souligné, les autorités ont pu éviter l\u2019escalade et en conséquence ont pu reprendre le contrôle de la situation.On lui a demandé si le fait qu\u2019il ait fallu huit semaines pour en arriver a un résultat concret ne constituait pas la preuve de l'inefficacité de la police.Le ministre a répondu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une situation nouvelle et que l'on est mal préparé pour faire face à la guérilla urbaine.ôl.Turner, en plus d'être ministre de la Justice, a agi au cours des derniers jours comme Solliciteur général provisoire, pour remplacer M.George Macllraith, qui est malade.M.Turner, hier, a Jonc été le principal lien entre le gouvernement fédéral et celui de Québec.Les contacts Tous les postes de télévision montréalais n'ont pas réagi de la même > -façon à l'annonce de la libération du diplomate James Cross.11 y en a qui ont patiné plus vite que d'autres 1 Ainsi (une fois de plus!) c'est le canal 12 qui a le mieux informé le public ¦ des événements d'hier.Le mieux et le plus rapidement.Dès onze heures, le matiir, CFCF supprimait des emissions régulières, alors que les autres stations de télévision se contentaient de donner des bulletins spéciaux pendant les émissions en cours.A Radio-Canada, par exemple, il semble qu\u2019on a voulu garder la tête froide.\u201cAvec l'expérience que nous avons eue.on ne tient pas toujours à être là en direct\u201d, laisse tomber M.Jean-Marie Dugas, directeur des programmes.Aussi n'a-t-on supprimé qu\u2019une émission de 30 minutes (\u201cla Boîte à surprise\u201d), après avoir amputé le film de 13 h.00 de quelques minutes pour passer un réportage en direct sur l'arrivée de l'auto des ravisseurs sur le ponl.de la Concorde.\u201cNotre caméra était tout près, sur le toit du Centre international de la radio-télévision, à la Cité du Havre, a dit M.Pierre Charbonneau, directeur de l'information à Radio-Canada.Ce reportage a duré de 10 à 15 minutes.11 a été repris par d\u2019autres postes.Plus tard dans l\u2019après-midi, nous avons donna la conférence de presse de Robert Bourassa, que les autres stations onUreproduite en partie; puis celle de Pierre Elliott Trudeau, et.avant le hockey, .celle de Jérôme Choquette\".Le ministre de la Justice a eu l'honneur de prendre la place d'Olivier Guimond.dont la branche d'ailleurs est on ne peut plus précaire.ont été à peu près permanents.Le premier ministre a aussi suivi le déroulement des événements de très près, mais peut-être pas autant qu\u2019il ne l\u2019aurait souhaité.Il y a eu en effet une réunion du cabinet pendant quatre heures au cours de l\u2019avant-midi; il y fut, bien sûr, question de l\u2019affaire Cross.Mais ce sont surtout les questions d'ordre budgétaire dont on a discuté, puisque le discours du budget était livré hier soir.Le centre des opérations, mis sur pie'd dans les premiers jours de la crise, a fonctionné à plein hier, surtout dans le but de recueillir les informations qui venaient de Montréal, pan la radio, la télévision, les dépêches ou par tout autre moyen.On a demandé par ailleurs à la plupart des hommes politiques d\u2019Ottawa s\u2019ils croyaient que le gouvernement devait respecter l\u2019engagement d\u2019accorder des sauf-conduits aux membres de la cellule Libération, qui a fait l'enlèvement de M.Cross.Tous ont soutenu que le gouvernement devait respecter cet engagement.\"~7 Le premier ministre a.du reste, confirmé qu\u2019en plus des trois personnes présentes dans la maison où était détenu M.Cross, quatre personnes, soit une femme et son fils et deux autres personnes proches de l'un ou l'autre des trois terroristes, figuraient sur la liste des voyageurs vers Cuba.Côte anglais.Radio-Canada a procédé à peu prés de la même façon, si ce n'est qu'en matinée on a fait une revue aes événements depuis octobre.Cela a duré une bonne trentaine do minutes.Four les deux réseaux, Radio-Canada avait un car de reportage à Québec, un a Ottawa, et cinq équipes de cameramen à Montréal.Télé-Métropole, pour sa part, a fail à peu près la même chose, se contenant le plus souvent d'interrompre les émissions pour donner -des bulletins spéciaux.On y a cependant, avec la collaboration de Radio-Canada, retransmis les conférences de presse importantes, soit celles de MM.Bourassa.Trudeau, Turner et Choquette.Une seule émission a été complètement retirée (\u201cA vous de jouer\u201d); une autre fut largement amputée (\u201cle Cirque du Capitaine\").Au canal 12.dès le matip, on a fait, le nécessaire pour couvrir l'événement le plus complètement possible: trois hommes en studio, six reporters avec les cameramen dans les rues, sept unités mobiles ont approvisionné la station de télévision qui à son tour alimentait la CBS, l'ABC et la NBC; qui alimentait aussi Toronto et Ottawa.et même la BBC à Londres.UPI et l'Eurovision.Le canal 12 a fait sauter JohnMa-nolesco et \u201cMcGowan and Co.\u201d le matin, et toutes les émissions comprises entre 14 h.30 et 16 h.30 l\u2019après-midi.Les films pris sur place étaient développés en vitesse; on sortait ceux des archives pour rappeler les événements récents: on s'était abouché avec la radio pour donner des reportages rapides.\u201cNous sommes très fiers de notre travail aujourd'hui\u201d, dit Mlle Piti, préposée aux relations extérieures.Retrait graduel mais non définitif des troupes minées au moment de sa conférence, M.Bourassa a fait savoir que le Conseil des ministres avait déjà discuté mercredi soir de trois alternatives quant à la présence de l\u2019armée.Ces alternatives sont un retrait complet, un maintien complet ou un retrait graduel.M.Bourassa a ajouté qu\u2019à la lumière des événements, le.Conseil des ministres devrait maintenant être en mesure de prendre une décision définitive à ce sujet d'ici quelques jours .et que cette décision devrait tenir compte de deux facteurs en particulier.soit le fait que les assassins de M.Pierre Laporte sont toujours en liyjy berté et que la responsabilité du gou^*^ vérnement d'assurer la sécurité des hommes publics et la protection des édifices publics, demeure.\u201cJ\u2019opte, pour ma part, pour le moment, pour un retrait graduel de l\u2019armée, mais non un retrait définitif\u201d, a dit M.Bourassa.Toujours à la demande du gouvernement de M.Bourassa, le gouvernement de M.Pierre Elliott Trudeau avait également proclamé la mise en application de la Loi des mesures de guerre, loi qui a été remplacée, hier, par la loi pour le maintien de Tordre au Canada.M.Bourassa a fait savoir qu'en ce qui concerne cette dernière législation son gouvernement n'a nullement l'intention de faire des représentations aux autorités fédérales pour en empê: cher la mise en application.L'homme de la rue ne croit pas que c'est ici fin du mouvement du FL© par Georges LAMON incroyable ou non.Sur une vingtaine de personnes interrogées, hier soir sur la rue, à Montréal, une dizaine d'entre elles ont admis le plus simplement du mbnde qu'elles ne savaient pas que M.James Cross avait été libéré.Certaines autres même ont déclaré n'étre que \u201ctrès peu et vaguement\u201d au courant de cette nouvelle, qui pourtant s'était p r o p a g é e partout comme une traînée de poudre.Dans l'ensemble, les personnes questionnées se sont réjouies de la libération de l'attaché commercial britannique à Montréal.On est heureux que ce cauchemar se soit \"bien terminé\u201d pour M.Cross, mais on déplore le lait que ce ne fut pas identique dans le cas de M.Laporte.Certaines d'entre elles se posent des questions sur cet \u201céchange et puis c'est tout?\" Quant à ce jeune homme aux longs cheveux, il \u201caime autant ne rien savoir 'de toute cette affaire\".Pourtant.' la majorité d'entre eux reste convaincue que le FLQ \u201cn\u2019en demeurera pas là\", que \"le problème n'est pas résolu dans son ensemble\" et que même si la violence cessera \u201cpour un certain temps\u201d, elle reviendra.De toute manière, toute cette triste affaire a permis \u201cau moins de réveiller les gens\".\u201cOn en avait besoin de toute façon\u201d, précisait une dame.\"H reste des germes du FLQ.ajoute-t-il, et je pense que le gouvernement, les policiers de tous les corps devraient être sur leurs gardes.\u201d Celui qui voit dans la séparation du Québec \u201cUn poison\u201d, se dit entieremenytTac-cord avec la loi de^mesures d'urgence, et qui plus est.elle devrait demeurer en vigueur \u201ctant qu\u2019on ne sera pas en sûreté\u201d, tant qu'il subsistera des doutes\u201d.Æm.m ¦ M.Gérald Garcia, âgé de 43 ans, surintendant.Montréalais \u201cIl y en a qui blâment la police dans celte affaire, mais pas moi.Ca a tourné du bon côté et c'est pour le mieux.Pourtant.je blâme le gouvernement fédéral de n\u2019avoir pas écouté M.Saulnier quand il a demandé une enquête sur la Compagnie des jeunes Canadiens.\" M.Garcia note que l'enlèvement de M.Pierre Laporte prouvait bien que le FLQ voulait \u201cfaire bouger le gouvernement\".Mais on a préféré Cross .! Selon M.Garcia, le gouver-nerhent devrait imposer des lois beaucoup plus sévères et donner davantage d'autorité à la police M.Jean Maillé, âgé de 22 ans, vendeur, Montréalais M.Jean Maillé est heureux de Tissue de cette affaire pour M.Cross.\u201cIl est revenu sain et sauf, c\u2019est le principal.\u201d Mais il se pose des questions sur cet \u201céchange\u201d.A son avis, \u201cça ne peut pas se terminer comme ça, échange contre échange et c'est tout?\u201d H s\u2019étonne du fait que le gouvernement ait accepté un échange \u201cofficiel comme celui-là\u201d avec des ravisseurs sans \u2019 trouver \u201cune autre formule\u201d.\u201cQue vont-ils faire (les 7 personnes) à Cuba?se demande-t-il.Vont-ils reVcnir, et recommencer?\u201cJe crois que ce n\u2019est pas fini, ils vont continuer.Peut-être se sentent-ils plus rassurés (le FLQ)?\u201d Dans l'esprit de M.Maillé, les conséquences de toute cette affaire \u201cCross-Laporte\u201d entraîneront une \u201csituation politique très instable\".Faut-il garder en vigueur cette loi Turner?\u201cOui.affirme M.Maillé jusqu'à ce que la situation politique se stabilise\u201d.Pourtant, toute cette affaire est bien sérieuse.qui a été sous l'empire de M.Trudeau.Ca été une loi stupide.Elle devrait être abrogée puisque de toute manière, ça n\u2019a jamais été une solution\u201d.Mme Guy Lachapelle, Montréalaise Mme Guy Lachapelle, une dame d'un certain âge, qualifie la libération de M.Cross de \u201cplus beau cadeau des fêtes ppur sa femme\u201d.\u201cJe pense que ça n'a pas donné grand-chose au FLQ, note-t-elle, ils l'ont libéré sans doute parce qu'ils étaient tannés de le garder.?._ Mais Mme Lachapelle ne croit pas que cela se \u201cterminera là\".\u201cNon, ce n'est pas fini, dit-elle, les grands chefs du FLQ vont sortir, ça ira plus loin que cela.On aura autre chose Pour ce qui est de la loi temporaire sur le maintien de l'ordre public (loi Turner).Mme Lachapelle croit qu'elle devrait continuer à être appliquée: \u201cC'est une protection.précise-t-elle, quand j'ai vu l'armée à Montréal, je me suis dit: on est protégé.\u201d Mme Ginette Roy, enseignante, de Montréal-Nord Pour Mme Ginette Roy, cet échange était \u201cpour le moment ce qu\u2019il y avait de mieux à faire\u201d.\u201cMais il n\u2019y a quand même rien de réglé.\u201d \u201cMême si les moyens sont condamnables, j'espère que cela aura au moins permis de r é veille r beaucoup de gens.\" Elle a laissé entendre que même si \u201cla violence pouvait, cesser pendant un certain temps au Québec, elle reviendra\".A son avis, l'agressivité des jeunes et des personnes qui ont été arrêtés, en vertu de la Loi des mesures de guerre persistera durant un bout de temps encore.Quant à la Loi des mesures de guerre, elle estime qu'il s'agit beaucoup plus de \u201cl\u2019impuissance que de la légitimité\".\u201cC'est la faiblesse* du gouvernement du Québec Mlle Pauline Deshaies, une domestique de Montréal De son côté.Mlle Pauline Dcsbaies, est heureuse que \u201cl\u2019affaire Cross\" se soit bien terminée et que le diplomate ait été retrouvé vivant.Bien qu\u2019elle n\u2019aime pas \u201ccette histoire d\u2019enlèvement de M.Cross\u201d, Mlle Deshaies est d'accord avec le principe de l\u2019échange à condition que les ravisseurs \u201crestent à Cuba\u201d.A son avis, la loi des mesures d'urgence, qui doit demeurer en vigueur, permettra d'assurer la tranquilité des citoyens.Elle pense également que cette même loi entravera beaucoup les futurs espoirs du FLQ.Même Si elle croit qu\u2019il n'y aura plus d'enlèvements, elle estime que \u201cle FLQ n\u2019est pas fort, mais n'est pas mort\".D'autres personnes, qui ont refusé pourtaht de se laisser photographier, ont apporté des commentaires précis qui méritent également d'être signalés.Une dame dans la trentaine s\u2019-coi dit satisfaite de l'échange, à la c o n d i t i o n \u201cqu'on ne les revoie plus\u201d, mais elle ajoute sans ambages: \u201cIls reviendront certainement au Québec d'ici queL ques années\".Quant à toute cette affaire \u201cCross-Laporte\", elle pense \u201cqu'on en avait besoin de toute façon pour réveiller les gens, et surtout du côté politique\".Elle se dit du reste d'accord à 100 pour cent avec la promulgation de la Loi des mesures de guerre et de la loi Turner qui amende la.première.D'ailleurs, la nouvelle loi devrait, selon elle, .être maintenue un certain temps encore.Le 12 à la fine pointe de l'information. A 16/LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 4 DECEMBRE 1970 Atours pour et falbalas les Fêtes A.\tBlouse courte à fronoes.Blouse froncée près du corps, écdBrtée pour accompagner midis et pantalons.Manches longues resserrées.En crêpe polyester lavable blanc.Tailles petite, moyenne, grande.Pantalon en velours.Chic pantalon en velours français de coupe classique à jambes droites bien étudiée.Patte devant.Noir, brun, marine, vin.Tailles 7 à 15.B.\tChemisier cloqué.Semis.de fleurs sur chemisier cloqué à manches longues en nylon extensible prés du corps.Beige, rose ou pourpre.Tailles petite, moyenne, grande.C.\tTenue-pantalon midi veloutee.Ensemble pantalon de Fêtes.Gilet midi et pantalon en veloutine de coton.Le gilet midi ferme par trois boutons-boules.Le pantalon est à jambes droites.Tailles 5 a 13.Noir, vin ou vert.Le pantalon se vend aussi séparément 13.00.Chandail à manche en ton noir.Chandail en \"Or-Ion \u201d avec la nouvelle manche en ton noir.Lon -gueur tunique, ceinturé.Blanc, raisin ou rouge.Tailles;petite, moyenne, grande.D.\t.Tunique midi A capuche.Tunique midi haute mode à porter avec ou sans blouse.Modèle ligne A à capuche et pressionné tout le long.Elégant crêpe \"Arnel\u201d matelassé.Noir.Tailles petite, moyenne, grande.Pantalon cigarette en crêpe.Elegant pantalon on crêpe harmonise a la tunique midi.Jambe cigarette .et patte devant.Noir.Tailles 5 a 13.Foulard 8.00\tBonnet au crochet 3.00 Des atours et falbalas de Fêtes.Voici des nouveautés de charme à découvrir chez Eaton.Pantalonà, gilets, tuniques et hauts en tissus de Fêtes pour vous permettre de jouer les effets spectaculaires.Séparables en crêpe, matelassé et velours que vous pouvez coordonner et interchanger à.volonté.Tous s\u2019accompagnent de blouses et chandails en tricot \"Orion\u201d et synthétiques soyeux.Les modèles sont jeunes, l\u2019allure a tout pour plaire.EATON en ville (trAsième étage), Ville d\u2019Anjou, Pointe-Claire.Rayon 346 Commandes passées au magasin même seulement.13.00 22.00 17.00 30.00 10.00 30.00 17.00 Les accessoires: au rez-de-chaussee 'grvTs ~\\ L EATON Amenez les enfants au petit déjeùner du temps des Fêtes samedi, 5 décembre à.la salle A manger Eaton, 9e étage en ville Écrivez ou venez voir le Père Noël à la Ville des Jouets, au cinquième étage en ville chez Eaton tous les jours du lundi au mercredi de 9 h 30 à 17 h 30, jeudi et vendredi jusqu\u2019à 19 h 30 et samedi de 9 h â 16 h 30.Photo-couleur de votre enfant en corn- .ab pagnie du Père Noël.\t1.^0 *\t_\t(plus taxe) Vetiez rencontrer des gens bien connus! Frsheixre Moran sera a la Boutique Jeune Montréalaise au troisie-j«e étage chez EATON en ville.Jean-Lonp Chauby sera présent chez EATON a Ville d'Anjou.Ces deux vedettes accueilleront des invites qu'ils vous présenteront tous les jours a l'occasion du lancement par la Compagnie Pourrie, du disque \u201cC'est pas un cadeau'' en vente chez EATON exclusivement.Leaiavitêisamedi seront: EATON en ville: Guy Sanehe EATON a Ville d'Anjou: Jacques Fauteux.Venez vous détendre en écoutant des airs de Noël, avant de commencer votre journée d'emplettes.Le Père Noel, y sera, amenez donc les enfants.Tous les samedis jusqu'au 19 décembre de S h 30 a 10 h 30.venez déguster un dé-jeûnerde choix pour aus3i peu que .99 AU MENU: \u2022 sanelséê* \u2022 crêpes « eaf* « thé \u2022 lait Si vous arrivez tôt, soit avant l'ouverture du magasin a 9 h.veuillez vous présenter a la porte centrale, rue Université.Accepterez-vous notre invitation de vous joindre a nous.lors de nos dêjeùners du temps des Fêtes?En ville.Salle a manger au neuvième etage.seulement.Rayon 1100 ü@Hï «»ïr \t\t*\ts'\ty.\t\t HEURES D'AFFAIRES EATON: LUNDI, MARDI, MERCREDI DE 9 H 30 À 18 H \u2014 JEUDI, VENDREDI DE 9 H 30 A 21 H \u2014 SAMEDI DE 9 H A 17 H \u2014 LE STANDARD OUVRE A S H 30, 642-9211 "]
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