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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Perspectives
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1971-06-19, Collections de BAnQ.

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[" 19 juin 1971 Vol.13, No 25 DONNE FÊTE! s»»» x?asr7.îr MM A L* -)i t~r \u2018 par Denise Boucher OCTOBRE ROUGE 70.Le F.L.Q., armé de deux otages, provoque \u201cles événements\u201d via les ondes.Du coup, tous les Québécois sont mobilisés.Ils se mettent ï\\ l\u2019écoute de iü 7i!Utü.IÎS ;il - 3tîiî33wTi\u2018.î%3 n.*'1ï l\u2019un des avenirs fantastiques de la télédiffusion.La télévision communautaire, c\u2019est un milieu qui se projette à l\u2019écran pour se voir, se parler, s\u2019analyser, s\u2019ai imer et met- Louis-Hémon.Ce qui donne une communauté de 10 000 personnes dont les principaux éléments de subsistance sont l\u2019agriculture et la forêt.Il y a beaucoup de chômage dans la réelon.Peu de «env Je 20 à de participation mis sur pied pour l\u2019occasion continuent de survivre.Puis on y trouve une entreprise de câble, propriété d\u2019un monsieur Picard que l\u2019aventure intéresse.L\u2019O.N.F a un éeuinemcriv Zc magné- .* 4^- MS®' i T-\u2019 r/*rfWtr/e- V-'r\u201c :JIArg Quoa \u2014 \u2022 \u2019 ivi5'«sfe£j directe»\".Les endes sont devenues la place publique.On ne vit plus que collé â la radio et à la télé.On ne vit plus, aux quatre coins de la province, que ce western apocalyptique.\u201cS\u2019il arrive une autre crise comme celle que nous avons connue en octobre et si la télévision communautaire s'installe dans tous les villages, eh bien, ça sera la révolution en moins de cinq minutes.\" Ces mots ont été lancés il y a quelques mois par le maire d\u2019Albanel, lors d\u2019une réunion à laquelle assistaient, à Normandin, les membres des conseils municipaux de la région et les principaux promoteurs d\u2019un projet de télévision communautaire.Quant au maire de Normandin.il a répondu: \u201cAu contraire, avec la télévision communautaire dans chaque petite localité, c\u2019est la majorité silencieuse qui pourra enfin s\u2019exprimer et faire contrepoids aux activités des petites minorités de révolutionnaires\u201d.Mais qu'est-ce que la télévision communautaire?C\u2019est un instrument que les membres d\u2019une communauté se donnent pour communiquer plus facilement ei aborder les préoccupations vitales ds leur milieu.La télévision communautaire, c\u2019est une arme nouvelle qui tient de deux phénomènes technologiques \u2014 le câble et le magnétoscope\u2014et du phénomène social actuel qui fait que les gens sont plus informés, plus désireux de communiquer et plus aptes à trou-rei jjr.\tdes solutions aux problèmes qui les concernent.La télévision communautaire, c\u2019est une arme nouvelle.C\u2019est un instrument de changement.C\u2019est changement nécessaires.Parler de télévision communautaire, c\u2019est d\u2019abord oublier tous les concepts qui se rapportent à la télévision officielle connue.Parler de télévision communautaire, c\u2019est parler de Normandin, petit village du Lac-Saint-Jean où il se fait actuellement une tentative de ce genre.Nous y sommes allés.Rendez-vous de taille si l\u2019on sait les espoirs que porte en soi pareil projet.Un vendredi, à 9 heures du matin.première rencontre à la descente du train: ï.ouis Portugais, animateur délégué par l\u2019Office national du film qui patronne les débuts de l\u2019aventure.Petit déjeuner chez Marcel, le restaurant du coin.Là, tout le monde qui travaille à la télévision communautaire rêve, pense, programme, planifie et prépare les 3 heures d\u2019émissions hebdomadaires de TVC4, place publique où tout ie monde défile.Agathe.professeur d\u2019art plastique, s'y arrête un moment pour voir si on a besoin d'elle.Puis arrive Jean-Pierre Lamonde, autre animateur engagé par l\u2019O N.F.Tous deux racontent Normandin d\u2019abord.TVC4 ensuite.Le secteur Normandin groupe cinq localités: Girardville, Saint-Thomas, Ai b and, Normandin et ^ami-Edmond.C\u2019est une des cinq concentrations de la régionale lia\u2014vu\u2014a¦ i ii ¦ ni m mil n\tiii.iih 30 ans qui, pour travailler, ne doivent quitter leut village.D\u2019après les chiffres, dans trois ans, il y aura 5 000 élèves de moins dans les classes du primaire.Depuis 1961.plus de 8 000 personnes ont quitté le coin.Phénomène de dépopulation alarmant pour la communauté.Réalité brutale.Au sein de l\u2019entreprise de télévision communautaire, angoisse qui devrait s'exprimer.C\u2019est un jeu de circonstances qui a mis en branle la première expérience de télévision communautaire en ce lieu choisi.D\u2019abord, il y a ia tentative de la télévision éducative T.E.V.E.C.qui avait déjà sensibilisé la population anv\tques audio-visucüss .'V.r.iew /mités toscopes qu\u2019elle entend mettre dans les mains des gens pour mener scs recherches sociales, via son groupe Société nouvelle.Enfin, coupé du reste du Québec par sa géographie, le Lac-Saint-Jean a une très forte personnalité.C\u2019est une région facile à circonscrire.Elle est très urbani- * sée.Elle a des problèmes particuliers et aigus qu\u2019elle peut nomme.Des circonstances et du fait que cette population doit avoir ou trouver le moyen d'assumer ses com-municniîcr.;, on crée un centre de production magnétoscopique qui permettra aux gens nu recteur Normandin d\u2019idertifier leurs problèmes, d\u2019exnrimer leur propre vision du monde, de communiqua.ntre eux LA TELEVISION, A NORMANDIN.C\u2019EST TOUT LE MONDE QUI LA FAIT 2 -19 juin 1971 et de penser leur avenir, voué à des changements profonds- Au cours d\u2019une expérience fructueuse faite en septembre dernier dans le secteur, on a diffusé plus d\u2019ntte quinzaine d\u2019heures d\u2019émissions pendant une semaine intensive de production.Plus de 80 personnes du milieu y ont participé.La semaine terminée, l\u2019équipe de l\u2019O.N.F.s\u2019est retirée.Mais en laissant sur place un animateur et de l\u2019équipement afin de permettre à la population de réfléchir sur l\u2019expérience et lui laisser les moyens de continuer si elle le désire.Depuis, la télévision communautaire permanente s\u2019esl installée.La régionale a prêté un animateur qui avec celui de l\u2019Office travaille à faire de Normandin un cas type.Toujours assis au ca: î Marcel, une jeune fille de Co-Op est passée prendre des affiches « distribu\u201d pour annoncer la pr ij,>5^4.v^ rv : / -, \\.aV; &**©« ! v\\.#,æS ¦:.\t> ' \"\u2022-y.V-' r.-.iU''J-r-^>\u2019 4- \u2022 .- v\u2022.\" -, \u2022.\u2022\u2022' ¦¦ ¦ .a-VY: .v~V :/.¦ .¦joiBry*» «sis \u2019\u2022j> *.\u2022 .I; .-«Ah.¦¦ vS v: ;vV vv^.vv-;; ; '.' \u2022 .VHiW'W r ry-^V-:>¦\u2022: | - ; &%$?$ \u2022 \t\t \t\tMO \t\t \t\t\t'\u2019jJm\u2022'i,ST&3b f \u2014 - ¦ ta»\t.\t\t .\tC&lÈï2zm2< IjKS\t'» >>^***l\tS ;\t**\t\t 19 juin 1971 - 9 DISTILLÉ ET MIS EN BOUTEILLES AU CANADA professais m .1 \u2022 ' Pour Antonin Dupont, coordonnateur de l\u2019enseignement de l\u2019histoire à la Commission des écoles catholiques de Montréal, non seulement le nouveau programme a le défaut de mettre au rancart le Québec contemporain, mais il est surtout trop vague pour préparer l\u2019élève à un examen précis.C\u2019est pour cela que pas mal d\u2019écoles de la C.E.C.M.continuent d\u2019utiliser le Guide d\u2019histoire thématique du Canada préparé justement par M.Dupont.Il croit résumer l\u2019opinion des quelque 300 professeurs d\u2019histoire des écoles secondaires de la C.E.C.M.et celle de pas mal de professeurs de régionales de la banlieue montréalaise quand il dit: \u201cAu secondaire, l\u2019élève a plus d\u2019importance que le programme.Il faut absolument l'intéresser.Or, on a échoué presque complètement avec ce programme dont je mets en doute le contenu et la forme.Le contenu qui est trop difficile pour l\u2019étudiant auquel il s\u2019adresse, et la forme parce qu\u2019on aurait pu choisir une autre approche que le cheminement chronologique.Pourquoi pas la méthode régressive \u2014 réclamée par bien des professeurs \u2014, celle qui part de l\u2019actualité et remonte dans le temps?Cette démarche-là accroche les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui, et c\u2019est pour ça qu\u2019on accorde tant d\u2019importance aux travaux de recherches personnels sur des sujets actuels.\u201d Antonin Dupont pense qu\u2019on a voulu esquiver toute référence à une actualité embarrassante sous prétexte \u201cque ce n\u2019est pas de l\u2019histoire\u201d.Qu\u2019on a voulu vider le programme de toute couleur nationalisante en laissant de côté le Québec contemporain et en oubliant tout simplement de parler d'hommes qui pourtant ont.joué un grand rôle.\u201cComment pouvez-vous expliquer, fait remarquer M.Dupont, qu\u2019on ne dise pas un mot d\u2019Henri Bourassa, que les Premiers ministres du Québec soient pour la plupart absents: Alexandre Taschereau, Lomer Gouin, Honoré Mercier, Adélard Godbout, Jean Lesage et même Duplessis?On ne parle pas non plus des deux grandes guerres mondiales, de la crise de la conscription.Pourquoi, dans le plan d\u2019étude d\u2019histoire, a-t-on tenté de noyer le Québec dans le grand tout canadien alors que dans le plan d'étude de géographie, au même niveau, un tiers du programme est consacré à notre province, soit 40 périodes sur 110?\u201d \u201cJe vais vous donner un exemple, dit un professeur qui enseigne dans une école de Rosemont mais tient à garder l\u2019anonymat.A partir de 1763, le nouveau programme d'histoire mentionne 34 personnages \u201cimportants\u201d dont on doit parler et qu\u2019il faut éventuellement étudier rapidement.Or, 24 d\u2019entre eux sont des anglophones .Bien sûr, il n\u2019est pas question d\u2019exclure ces derniers, mais ne pouvait-on accorder plus de place aux Canadiens français?Cette concession au Canada anglais au détriment du Québec, et l\u2019option fédéraliste sous-jacente à l'esprit et au contenu du programme.voilà ce qui irrite le plus les professeurs d'histoire.Claude Bergev:n, jeune professeur à l\u2019Ecole Honoré-Mercier, de la C.E.C.M., est frappé par l\u2019indifférence des élèves de Ile année générale auxquels il administre de son mieux le nouveau programme.\"Le fait de changer de programme en cours d\u2019année a écoeuré les élèves.J'ai un cours à donner.On me présente un programme que je n\u2019accepte pas.Trop forte option fédéraliste .Le Québec contemporain est la seule chose qui réellement intéresse 80 p.c.de nos étudiants.Ils nous posent des questions sur ce qui s\u2019est passé l\u2019automne dernier.Voulez-vous me dire ce que je dois répondre?Même dans les directives d\u2019examen de fin juin 1971 que nous fournit le ministère, on ne parle à peu près pas du Québec.Les grandes questions traitent du fédéralisme canadien, des relations fédéra-les-provinciales .\u201d Répondant à toutes ces accusations et surtout à la plus épineuse d\u2019entre elles, c\u2019est-à-dire l\u2019influence politique et l\u2019orientation générale, le ministre Guy Saint-Pierre et M.Bruno Deshaies, responsable des sciences de l\u2019homme au ministère de l\u2019Education et directement impliqué dans la préparation du programme, n\u2019ont fait jusqu\u2019ici que protester de leur bonne foi.Personne, disent-ils, n\u2019a tenté d\u2019exercer des pressions, de \u201cmanipuler\u201d le contenu du programme.Les professeurs, eux, refusent d\u2019y croire et veulent d\u2019autres explications.Ils savent que l\u2019his- toire, au Québec, a toujours été considérée comme un véhicule idéologique fort commode au service surtout de l\u2019Eglise et du clergé \u2014 et l\u2019aspect \u201cpancanadien\u201d de ce qu\u2019on leur propose est la preuve que le \u201cfédéral\" est là-dessous ou qu\u2019à tout le moins les rédacteurs \u2014 anonymes \u2014 ont suivi certaines directives .Claude Bergcvin va même plus loin.Il voit dans tout cela une sombre machination contre la plupart de ses confrères qui, selon lui, \u201csont les plus politisés de tous les professeurs québécois\".Bergevin ne pense pas qu\u2019on puisse faire fi du \u201cnouveau nationalisme canadien-français qui est en train de se rationaliser et auquel nos étudiants sont très sensibles\u201d.Les professeurs d\u2019histoire seraient-ils tentés à leur tour d\u2019utiliser l\u2019histoire comme instrument de propagande?Ceux que nous avons interrogés sont unanimes à rejeter toute forme d'endoctrinement.Ils voient au contraire, dans l\u2019histoire bien enseignée, le meilleur antidote possible au dogmatisme, à l\u2019intolérance, à la contemplation béate et à l\u2019admiration inconditionnelle.Ce qu\u2019ils croient, c\u2019est que la connaissance de l\u2019histoire permet de mieux comprendre, de critiquer, d\u2019évaluer une situation et une société, de combattre toute forme de \u201cmoutonnis-me\u201d wcial ou politique .Pour consolider leur front commun, près de 400 professeurs d\u2019histoire ont tenu, les 14 et 15 mai dernier, à l\u2019université du Québec à Trois-Rivières, leurs premiers états généraux de l\u2019enseignement de l\u2019histoire.Parmi une quarantaine de propositions a-doptées par les participants, on trouve celle-ci, qui engage la prochaine année académique: que le ministère de l\u2019Education abolisse le nouveau plan d\u2019étude en histoire du Canada et que pour la prochaine année scolaire on revienne au programme antérieur jusqu\u2019à l\u2019établissement du programme-cadre d\u2019enseignement rénové de l\u2019histoire que les états généraux lui soumettront.Les professeurs ont aussi proposé et adopté que le cours obligatoire d\u2019histoire nationale demandé en soit un \u201cd\u2019histoire du Québec et de la civilisation canadienne-française étudiées dans un contexte nord-américain\u2019l# ' \u2019 - iZj» Encadré par Mmes Marie-Paule Labrecque (à g.) et Huguette Dussault, toutes deux chargées de cours à l\u2019université Laval, M.Antonin Dupont, coordonnateur de l\u2019enseignement de l'histoire à la C.E.C.M. fftSBru *^ - \u201e sF itr v\t* 1 fc.V jfflp %¦ y -Son » \", * '2^40 >¦ rs.«\t*e \u2022\" \u2022\" ¦ *-v ~ \u2022-< -;t *4*.w .¦«er.Ç©ÎC2- T \u2022\u2022.,; llÊÉferæ i«£¥ **&¦*#./xaS-T flj Bpuw BK des amours de draps Mettez des fleurs dans votre vie et pourquoi pas.dans votre 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du bmit qu\u2019il va faire avec son marteau.\" Carter saisit le téléphone et commence à transmettre scs ordres à un menuisier quand la radio rugit de nouveau: \u2014Ed, les quatrcs câbles de soutien du pylône de télévision, près du I6e trou, sont à découvert, et je crains que, dans leur ruée pour suivre les joue»'-., certains spcwiateuis iie se blessent.\u2014Bon, j\u2019ai justement le menuisier à l\u2019autre bout du fil.Je vais lui demander d\u2019ériger une clôture autour des câbles.La secrétaire de Carter entre alors dans le bureau de son patron, situé à l\u2019extrémité d\u2019une énorme roulotte.\u2014M.Carter, une grosse Cadillac verte en stationnement bloque la réception des livraisons.au pavillon du club.\u2014Lancez un appel par haut-parleur au propriétaire de la voiture.Si personne ne répond, faites toucr cette fichue Cadillac hors du chemin.Mais qu\u2019on procède délicatement: je ne voudrais pas apprendre qu\u2019on a abîmé la voiture d\u2019une \u201cgrosse légume\u201d.J\u2019ai déjà assez de soucis sans celai Le chef du service de sécurité fait ensuite son entrée.On a signalé la présence d\u2019un hippy taillé en hercule dans l\u2019entourage du golfeur sud-africiin Gary Player, que sa nationalité a déjà exposé, sur d\u2019autres parcours, à des menaces de mort.Un directeur de tournoi doit protéger la ^4 72-79 juin 7977 .'Bisœaaii vie et les biens de joueurs dont la célébrité constitue un capital de plusieurs millions de dollars.Carter, pour sa part, s\u2019assure toujours qu\u2019on a non seulement posiè ces gardes c/, uniforme aux bons endroits mais qu\u2019on a aussi appris aux gardes en civil à éviter certains pièges comme, par exemple, se laisser serrer de trop près par la foule.(Le piège serait inefficace dans le cas de Carter, solide gaillard de 6 pieds et de 200 livres qui a maintenant 63 ans mais qui a déjà été arrière de football!) Le chef des gardes se penche à l\u2019oreille du directeur et murmure quelques mots, q u i font éclater Ed d\u2019un grand rire soulagé: le dangereux hippy n\u2019était autre qu\u2019un détective privé, qui s\u2019était déguisé pour mieux surveiller ceux qui s\u2019approcheraient de Palmer! Entre-temps, dans l\u2019immense tente voisine aux dimensions de chapiteau de cirque, l'ex-Mont-réalais Larry O'Brien, qui est maintenant le vice-président de la société J.Edwin Carter Inc., s\u2019occupe à fournir en victuailles, logement et informations l\u2019énorme contingent d?journalises attirés pour le championnat et qui comnrer-i ici rédacteurs spor- tiis \u2014 ils alimenteront le réseau télégraphique Western Union de dépêches d\u2019une longueur totale de 375 000 mots, ce qui constituera un record dans le genre\u2014, 100 reporters de la radio ou de la télévision et 76 photographes.Carter a chipé en 1969 O\u2019Brien à la direction de l\u2019Omnium canadien, dont il était le coordonnateur depuis dix ans.\u201cJ'ai tenu à m\u2019assurer scs services, explique-t-il, parce que Larry connaît intimement tous les chroniqueurs de golf d\u2019Amérique et qu\u2019il possède les numéros de téléphone non inscrits à l\u2019annuaire de tous les grands joueurs qui participent habituellement aux tournois.\u201d En février dernier, la télédiffusion par satellite de l'Omnium hawaiien, organisée par les soins de Carter, a obtenu la plus haute cote d\u2019écoute jamais atteinte par une émission portant sur le golf.Puis « e»> tic» lç «oumoi de la PC.A.Carter a organise, sau» 5 a II L\u2019année dernière, Lee Trevino s\u2019est classé en tête des eolfeurs ut ta tournée deux, tous ceux des quatorze dernières années, et ses servioes sont déjà retenus pour les trois prochaines.\u201cJe participe à l\u2019organisation de nombreux autres matchs, dit Carter, mais seulement à titre consultatif car je ne peux être partout à la fois.D\u2019ailleurs, dans ,viis les tournois d importance, les clubs qui doivent en être les hôtes créent des comités ad hoc qui sc mettent à la tâche un on à l\u2019avance.Larry et moi devons, pour aller collaborer à leurs préparatifs, parcourir à deux un total de 250 000 milles en atéon chaque année et débourser $25-000 en appels téléphoniques interurbains.\u201d Le succès des efforts de Carter dépend en partie d\u2019un calepin personne! à couverture H1p»u* eut il consigne ses observations sur l\u2019art d'organiser des tournois de golf et qu\u2019il surnomme son \u201cmanuel de A à T du golf\u201d (depuis le A de l'accueil fait aux concurrents jusqu\u2019au T des moyens de transport à leur fournir).C'est par pur hasard que Cat-ter en est venu à s\u2019intéresser à l\u2019organisation de tournois de golf.Fn 1953 0 revendait ses intérêts dans une chaîne de dix-sept journaux desservant diverses petites villes du New Jersey, de la Pennsylvanie et du Delaware.Le club de golf de Baltursol où il habitait \u2014 club où il était lui-même membre avec un handicap de quatre coups \u2014se préparait à ce moment à être l'hôte de l'Omnium américain de 1954.On lui confia le soin de llntorcssioa et -âs\tij ?' venu- î?ç pîW.hr.i kc 5r;sque-là ce genre de publication était .-.m à tout v ¦ Une autre excellente bière de la Brasserie Molson 7/i '\t1 l£ MOLSON .g sSi -v-' considéré comme un objet à garder en souvenir, non comme une source de profit possible.Carter, lui, en tira une recette de $71-000! En 1957, la P.GA lui confiait la direction entière de sa tûainée de tournois.Celle-ci était alors dotée d\u2019un total de $800 000 en prix.Quand Carter l\u2019a momentanément abandonnée en 1961 pour constituer sa propre entreprise d\u2019organisation, il avait haussé ce total à $2 500-000, et plus de cinquante villes réclamaient d'être admises dans la tournée.Quel est le secret d\u2019un tel succès?Carter attache de l\u2019importance au nombre de billets vendus aux spectateurs.\u201cNous avons déployé, dit-il, de grands efforts pour qu\u2019AmoId Palmer consente à participer à l\u2019Omnium canadien, du 1er au 4 juillet, à la Vallée du Richelieu, car, qu\u2019il le gagne ou le perde, sa seule pré-sense y amènera 10 000 spectateurs.\u201d Mais Ed ne croit pas que le fort nombre de billets vendus soit le facteur le plus important dans sa réussite.Il s\u2019agit avant tout pour lui d\u2019inspirer à la toule le goût du golf par divers moyens, dont la télévision.Il a su convaincre les commandi- taires que les émissions télévisées de golf exercent de l\u2019aurait sur le grand public, même si ce public compte bien des gens qui ne jouent pas au golf.II a appris aux directeurs des tournois déjà établis à faire valoir en même temps leur localité.D a démontré que le golf peut servir grandement la cause des oeuvres de charité et aider à présenter une meilleure image publicitaire des produits et services offerts par les grandes entreprises.Carter insiste sur la nécessité d\u2019offrir aux concurrents les meilleures conditions de logement et de transport possibles, en mettant l\u2019accent sur les célébrités.Billy Casper, qui est sujet à l\u2019allergie, réclame-t-il un appartement où tous les services fonctionnent à l\u2019électricité et cela en plein coeur de l\u2019Ohio, région où le gaz naturel a la prééminence?On le lui fournira.Les épouses de certains concurrents doivent-elles les accompagner?On leur réservera des tables à des défilés de mode, pendant que leurs maris s\u2019escrimeront, sur le parcours, à gagner le pain quotidien du ménage.Grâce à Carter, les joueurs peuvent maintenant mettre une formidable quantité de beurre sur ce pain.L\u2019an dernier, seize participants de la tournée ont amassé plus de $100 000, Lee Trevino se classant en tête avec $157 000.Au fait, quel revenu se fait Carter lui-même?Il se montre d\u2019abord réticent à ce sujet puis avoue, en guise de précision, que ce revenu se classe parmi ceux frappés, outre-45e, d\u2019un impôt de 70 px.\u201cJe touche comme honoraires un certain pourcentage de la recette brute du tournoi.Je n\u2019en ai organisé aucun qui ne m\u2019ait pro- curé une commission d\u2019au moins $10 000 et par cinq fois j\u2019ai touché plus de $75 000.\u201d Ed a ses petites bêtes noires.Il déteste, à la télévision, les images montrant, par exemple, une paire de souliers de golf et une balle mais pas le trou où le golfeur essaie de loger la balle.De même, il peste contre les clubs qui élisent certains de leurs membres médecins ou avocats à des postes de direction dans les divers comités: \u201cIl ne faut pas choisir ces gens-là car on ne sait jamais s\u2019ils seront disponibles quand on aura besoin d\u2019eux.Elisez plutôt des représentants de commerce, des agcnls d\u2019assurance ou des courtiers: ils trouvent plus facilement du temps libre.\" Carter adore organiser des tournois sur des parcours comme celui du club de la Vallée du Richelieu, à Saint-Basile, qui n\u2019ont encore jamais été la scène d\u2019une grande compétition, précisément à cause des difficultés à vaincre pour bousculer la routine établie.Il entretient également, sur la question de la composition des comités, certain parti pris qui risque de faire de lui, selon le point de vue, soit une cible de choix pour le Mouvement de libération de la femme, soit le préféré de ces dames: \u201cSi je pouvais en faire à ma tête, dit-il, je verrais à ce que seulement des femmes fassent partie des comités d\u2019organisation des tournois.Elles sont particulièrement empressées à exécuter sans les discuter les ordres qu\u2019on leur donne .\u201d Andy O'Brien Il faut gagne?au moins s50000 par année A EN CROIRE Ed Carter, les golfeurs qui font la tournée des tournois n\u2019ont jamais touché d\u2019aussi fortes sommes, mais le plus éminent concurrent canadien dans cette tournée.George Knudson, soutient qu\u2019il faut gagner au moins $50 000 par année pour vivre convenablement.\u201cL\u2019an dernier, précise-t-il, ma moyenne de 72.2 coups m\u2019a procuré un total de $46 500 en prix, mais je ne me suis classé qu\u2019au 50e rang.Ceux qui s\u2019imaginent qu\u2019un golfeur professionnel peut s\u2019en tirer avec $15 000 par année se trompent grossièrement.Au coût actuel de la vie, si l\u2019on veut vraiment suffire aux besoins de cette tournée qui dure onze mois de l\u2019année, c\u2019est plutôt un minimum de $25 000 qu\u2019il faut gagner.\u201cDe plus, comme la plupart d\u2019entre nous sommes mariés, il nous faut amasser de quoi entretenir le foyer: logement, vêtement, nourriture, instruction des enfants, primes d\u2019assurance, paiement d\u2019une voiture, sans oublier l\u2019impôt sur le revenu.Pour vivre à l\u2019aise, je porterais donc le gain nécessaire au concurrent marié à $50 000 par an.\" 14 -19 juin 1971 Larry O'Brien a laissé en 1969 ia direction de l\u2019Omnium canadien pour devenir vice-président de Carter Inc. \u2019SUNOCO] SUNOCO '! L .1C on ÜÜ0 GGO 00 0 GO AND CONDiT ONS ON REVERSE Tf MMES t: T COND'TiONS AU VE q^NAOx) BUSINESS REPLY CARD No Postage Stamp Necessary it Mailed in Canada Franco de port au Canada CARTE DE REPONSE D'AFFAIRES postage will be paid by Pori payé par 16249 SUN OIL COMPANY LIMITED, 750 BOULEVARD LAURENTIEN MONTREAL 379, QUEBEC.Kinfrf» ofsfsnfr um?dcfÙ Sunoco?> do remplir le formu- Quand une essence ne brûle pis Simple; Il sufflteh régulièrement il se produit un motuur au maxlmt , \"cognement\" causant perte de condl Ions de dre puissance, gaspillage d'essence, souvent de nos Jo; \u2022 dommage possible au moteur; pie, accélérer poi sans compter le pré-allumage ou véhicules qui clrc la post-combustion.La capacité ment, faire des es d\u2019une essence d'éliminer ce.co- tion sur vole raplt \u2022 gnement est fonction de son Indice pente assez abrui d'octane.Plus l\u2019Indice d\u2019octane\ttendez un cliquetl est élevé, plus une essence a la que votre moteur capacité d'éliminer le cognement essence à Indice i et de produire une puissance élevé.La meilleur maximum.Éj\t.-r.-|.\u2014 rtndlce.d\u2019i pétrolières impoi iltô appropriée de 2Ê0 dont vous avez besoin.Consultez le tableau des mélanges.Faites le plein avec le mélange correspondant au modèle de votre voiture et faites des -essais d'accélération afin de déterminer exactement quel est le mélange qui convient  votre moteur.\u2022YY,:.:Y \u2022 ' Y ¦Y-*\u2019- I 7- î ¦ ¦ f ¦ ' -Y*1 - \u2022\t\u2022* -* ' : \u2022 ' ^\tT ¦ .' \u2022 ?l ¦ > 'Y -y ¦ ¦ ,1 y YV: PS* J8ss&s3 Y :' Y >.' : r\u2019/: is*r.¦ , Î$3S$! \u2022 Commé»i savons .maxmiun.r.; \u2022 iStEit içi.ius,c«vûtrrôT grâce .i' ses 7.mélanges\t'offerts par In carte''de.d'essence différents, offre-â À crédit Stipoco?l v i.Lauifo/nobilifsleyroccqjipli de ,\t, trouver quelle esl l'essence^ 1\t1 qui donnera une performance maximum à son moteur?; 2 puissance que.j\u2019ùtrlise â l'indice d oclane , g u i cony.ionl'.a mon moteur?f ; Y'iY : A'y?TTTO :z': ' a; > < .i ¦ àm LJ v.\\ ¦ \u2022 .il '-A i r S iK.lï *\\l h\u2018 F j ri î 11 V*@» LES meUBLES SCULPTURES DE BESEIER Photos Denis Plain PERSPECTIVES Assis derrière son bureau de métal, ].lacques Besnerpeut contempler à son aise les divers meubles \u2014 ou sculptures fonctionnelles \u2014 créés par lui-même pour meubler son grand salon, dans le Vieux-Montréal: divan, table, bibliothèques; le tout orné d'oeuvres abstraites dues à son talent de sculpteur.16 -19 juin 1971 J.Jacques Besner est sculpteur.Ayant à meubler l'immense salon de son appartement, dans le Vieux-Montréal, il s'est fait décorateur.C'est ainsi qu'il a trouvé un style: avec ses meubles de métal qui sont en fait des sculptures fonctionnelles, il ouvre la voie à tous ceux qui voudraient voir le Québec prendre des initiatives dans ce domaine.Ses meubles sont faits de feuilles d'acier de 3/32e de pouce d'épaisseur, découpées selon des formes choisies et plaquées sur une armature résistante.Grâce à une harmonieuse combinaison de courbes et de droites, le meuble perd toute rigidité et habite à merveille l'espace environnant.Pour faire ressortir l'éclat de l'acier, les surfaces verticales sont polies; quant aux surfaces horizontales, oh peut les revêtir d'un matériau \u2014 velours, suède, cuir, peinture \u2014 qui donne au meuble sa touche finale de couleur et d'aspect.En exemplaire unique, le meuble ainsi créé coûte très cher à produire.Besner, sur les instances de ses amis qui voulaient avoir de tels meubles chez eux, décida d'en faire d'autres exemplaires et s'entendit à cet effet avec la compagnie Montel de Montmagny.Ainsi, le meuble sculptural mais fonctionnel peut devenir industriellement rentable et concurrencer l'importation de qualité.Jusqu'ici, l'édition de chaque meuble conçu par le sculpteur n'a jamais dépassé 50 exemplaires.Les meubles de Besner \u2014 divan, bibliothèque, étagère, banc, bahut, fauteuil, cendrier\u2014 innovent dans l'art d'aménager l'environnement.Chaque pièce est monolithique, simple et utile et les formes rigoureusement fonctionnelles.Et le métal remplace avantageusement le bois qu'on ne trouvera peut-être plus d'ici 25 ans.Il faut donc prévoir d'ores et déjà l'emploi d'autres matériaux: l'acier est actuellement le plus disponible et le moins cher.Pour J.Jacques Besner, il est temps de créer et de fabriquer aujourd'hui le meuble de demain.Jacques de Roussan PERSPECTIVES 19 juin 1971.- 17 John Player était obsédé parla qualité.Aujourd'hui, il serait fier de nous.TS : \u2019 - -, I - doublage partiel en vente chez les meilleurs détaillants Distributeur exclusif pour leCanada:Saint-Hilairelnc.265,rue de la Couronne, Québec 2/(418)529-8819 7 8-19 juin 7971 FAUT ETRE D£% S CW TOfPS ,HA CHERE J JE ME SENS COMME VOUS , PARLEZ BÎEH J vtous \\AOULEZ FAIRE u nan TO WURRAÎS TE RETENIR \\ elle se prend POUR UN POÈTE Un succès extraordinaire.Le livre que vous attendiez.Près de H ^\t500 des recettes de Margo Oliver les plus y\tappréciées.Table alphabétique avec références.Chaque recette a été élaborée par Margo Oliver dans les cuisines de Perspectives.Epargnez $1.00 bonne cuisine de perspectives $495 Plus un léj«f supplement pour frais d «>péd»tiof.sur le prix de détail de $5.95 en remplissant ce bulletin.i\tPERSPECTIVES INC.-1 i\t6465 rue Durocher,\t| Montréal 156, P.Q.\t| I\tMME\tI |\tMLLE________________________________________________j I\tADRESSE\u2014____________________________________________J I V|LLE-AHR________PROV_____________I L__________________________________________________________8W3F _J 0 jours d'examen sans obligation de votre part Remplissez et posez cette formule aujourd'hui même.Vous recevrez la facture plus tard.perspectives «\t1\tPrésident\tVice-président\tTrésorier est publié chaque sema.ne\tJacques G.Francoeur par Perspectives Inc.\tAurèle Gratton\tJean-Guy Faucher 231 rue Saint-Jacques.\tSecrétaire\tDirecteur de ta rédaction Montréal\tGuy Gilbert\tPierre Gascon J /MPORTYLV> 1 JfROM ENGV.NHV) PFEATEI 1 î?« vmdm W/WOH lONDON DISTILLE' ~ DRYGF ÉP&frîà BURAOUGH LIMITED LONI contînt* » ounce ¦ J&sSal Lmm 19 juin 1977 - 79 f' m «W.- si doux qu\u2019il se prend pur Sri-\t' \u2019 PHOTOS DENIS PLAIN\u2014PERSPECTIVES mm ¦ 1 'V ' V, ¦\t¦-r \u2019g-.\u2022\u2022 &S&*' sm, JpBSSaSaS' » ;\u2022* \u2022 v*' v~*y & «SEE:* ¦ ¦ >\u2022.m > Î:.T5>' V* .-4 y Dialogue des anciens et des modernes.les saints à b i 20 -19 juin 1971 jtvv';** par Jean-Pierre Fournier ILS SONT 12 012 pour vous servir, les saints du paradis! Et du premier au dernier, du plus humble au plus fier, la maison Carli et Pétrucci de Montréal en a coulé des statues qui font aujourd\u2019hui le pied de grue dans ses entrepôts de la rue Wolfe.Car un jour, sur le Sinaï, l\u2019Eter-nel avait dit à Moïse: Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les deux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, VEternel, ton Dieu, je suis un bien jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu\u2019à la troisième et ri la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.Exode, 20: 4 Pendant 2 000 ans, l\u2019Eglise, défiant la colère de Dieu, a fait la sourde oreille à Son commandement et les statuaires ont fait des affaires d'or.Au Canada, la maison Carli et Pétrucci détenait un quasi-monopole.Les statues de presque toutes ! les églises, de Bonavista à Vancou-; ver, portaient sa signature.Dans , les presbytères et les institutions religieuses, ses catalogues étaient | feuilletés avec le meme empressement que le catalogue d\u2019Eaton et l\u2019Almanach Beauchemin dans les familles québécoises.Tous les saints recensés par les , Acta Sanctorum des Bollandistes et quelques-uns qui ne l'étaient pas comme saint Christophore \u2014 remise avaient leur moule dans ses ateliers.S'ils étaient très vénérés, ils en avaient plusieurs.La Vierge, le Christ-Roi, le Sacré-Coeur, l\u2019En-fant-Jésus et saint Joseph, par exemple, venaient dans toutes les dimensions et toutes les positions, de même que saint Jean-Baptiste, saint Frangois d\u2019Assisc, les douze Apôtres et la petite Thérèse de l'Enfant-Jésus.Les saints plus obscurs étaient souvent composés d\u2019éléments de saints connus: la bure de saint I-gnace, la tête de monsieur Vincent, la chevelure de Marie-Madeleine, etc.Habilement retouchés par les artistes de la maison, ils acquéraient cependant leur caractéristique propre et il était rare qu\u2019on les prît pour d\u2019autres.Il y avait quelquefois des accidents de parcours, mais ils ne portaient pas à conséquence.Ainsi, le saint Christophore avait été commandé par un curé de l\u2019Ouest qui, malgré ses 20 ans de dévotion à tous les saints du ciel, ne le connaissait ni d\u2019Eve ni d\u2019Adam.Au statuaire embarrassé, il avait dit: \u201cFaites-moi un évêque!\u201d La statue était prête et sur le point d\u2019être expédiée quand un moine de passage dans les ateliers jeta la consternation en révélant que le saint en question était mort enfant.Coup de fil affolé au curé qui ne s\u2019en émut point et refusa de changer sa commande.II avait bien raison.Jusqu\u2019à ce jour, aucun fidèle ne s\u2019en est plaint.Temps béni où la parole du prêtre n\u2019était jamais remise en question! Le commerce était florissant.Les statues s\u2019enlevaient comme des pains chauds.Les tailles standard variaient de 27 pouces à sept pieds mais, pour peu que le client voulût y mettre le prix, les monuments pouvaient atteindre n'importe quelles dimensions, jusqu\u2019à se perdre dans les nuages.Les matériaux courants étaient le stuc et la pierre artificielle.Pour les fabriques plus riches, la maison importait des pièces de bois ou de marbre d'Italie.Un contrat moyen d\u2019ornementation d\u2019une nouvelle église allait chercher dans les 50 000 à 100 000 dollars.Il comprenait le maître-autel, les autels latéraux, le chemin de la croix et tout le peuple de plâtre assorti à la dédicace du temple et aux dévotions particulières de la paroisse.Les affaires ont commencé à péricliter dans les années 50.La dîme étant plus difficile à percevoir, le culte s'est accommodé de décors moins fastes et les contrats sont tombés à 10 000 dollars.Puis, Vatican II a donné le dernier coup de barre.L\u2019Eglise s\u2019est rappelé la parole de Dieu \u2014 qu\u2019elle était allée jusqu\u2019à rayer du petit catéchisme pour ne pas avoir l\u2019air d\u2019y désobéir \u2014 et les saints sont sortis du temple, entraînant la ruine des statuaires.A Montréal, la maison Carli et Pétrucci a remercié presque tout son personnel.Des 150 à 200 ouvriers qu\u2019elle embauchait à plein temps dans ses bonnes années, il ne lui en reste plus que six.Pierre Pétrucci, l\u2019héritier de la maison, espère échapper à la catastrophe grâce à la production de nus classiques pour l'ornementation des salons et des jardins.Les saints avaient fait le succès de l\u2019entreprise, peut-être les seins seront-ils son salut.Ironiquement, l\u2019affaire avait bien failli ne jamais démarrer au tournant du siècle pour s\u2019être engagée dans cette direction.Quand Amato Pétrucci, père de Photo de gauche, M.Pierre Pétrucci dans son atelier de la rue Wolfe.An centre, un artisan en train de mouler une pièce.Ci-dessous, la boutique familiale.^*1 Pierre, est débarqué à Montréal en 1902, le marché de la statuaire religieuse était entièrement occupé par la maison Thomas Carli, établie depuis 70 ans, et il ne paraissait y avoir d\u2019autre débouché que la statuaire profane.L\u2019aïeul se mit résolument à la tâche, mais le Québec d\u2019alors était plus attaché à sa vertu que celui d\u2019aujourd'hui et il ne s\u2019écoula pas beaucoup de temps avant qu'on lui fasse des misères.Traîné en cour sous une accusation d\u2019obscénité, il dut renoncer à son entreprise.Heureusement, dans l\u2019intervalle, il avait amassé un pécule suffisant pour acheter le commerce de son joncurrent et reprendre le métier que son père et lui avaient été forcés d\u2019abandonner à Marseille à cause des lois anticléricales de la Ille République.Amato a légué à son fils une autre technique qu\u2019il répugne aujourd\u2019hui à exercer: le moulage du visage des morts célèbres.Au plafond des ateliers de la rue Wolfe est suspendue une riche collection de masques mortuaires: le Frère André, Henri Bourassa, Antoine Canova, Paul Sauvé, etc.Quelquefois, du temps où le traffic des reliques battait son plein, les masques procuraient des revenus inattendus.Ainsi, pendant des années, les employés de la maison Carli et Pétrucci ont vendu des poils de la barbe du Frère André qui s\u2019étaient pris dans le plâtre du moulage.Aujourd'hui, les masques mortuaires n\u2019ont guère plus d\u2019usage que les moules des saints du ciel.Depuis le sort qu\u2019on a ménagé à la satue de Maurice Le Noblet Duplessis, on n\u2019est pas près de commander celle d\u2019un autre homme politique.La politique, comme le crime et la religion, ne paie plus.Du moins, pas pour les statuaires.# 19 juin 1971- 21 Photos Léon Bernard H « w*w$NS pi'¦$$, i $SSi&i0 p^wtpSj® ¦, ilHBHBR sB&af- Ms ;ÿ:d«£s 'i&mw aa ¦»-ctyw- ^\t.r.\".-\" [wiéàinè»'.! ¦ *5£g%$ SfôpëM à&ùfâg ¦^Sf'ça-'rfijîit; :£fea] rtaés afeé&ii \u2022_*v\\>£v .,?*¦* \u2022'r:AV>r- 'y?*-w-!3v,' f-Ai.- * v i * *-»\u2022 *ù .i ¦ *r * VitmfrntfrjQÏÎ [£$&*#\u201c*****.- \u2022$** *,'V -, .:.-, \u2022aFâSË Ml | \u2022 - ifiHN^ ¦*&**'/¦ HH lie-\u2022-'-\u2022\u2022,¦¦ f \u2022-1 Av «Sfe&r: v**/* >i*vÿ\trfy \u2022jwnrcV V*\" w'rîV « ü*mb mm * ._- *i ik'Üi À»*-»: ®5J«ÎKffV- kaaw.' ,'J,*^ l^œa^y SÉfe psTOs*6^ffia^»»¥- «Hh ÉÜ* i $n ?>-*i ^éSfir *' v- '-' .V-.V*.; «8»»^ v*.UiV/abi: ggsgg i^fefââ Q%ï **y.-r 22 - 79 /w/n 7977 J fl II I IL (\u2022TfTWIÏK , U^f*s rS.,t^*' Dans ses nouveaux modèles format de poche, ' Pontiac vous en donne plus pour votre argent.QU\u2019ARRIVE-T-IL lorsque 500 marins étrangers font escale à Québec?Dans le coeur de 500 Québécoises naissent des rêves.Pour soutenir sa réputation d\u2019homme à femmes.ou parce que la solitude en mer lui pèse, le marin veut accoler un joli nom de femme au souvenir de chaque escale.II y réussit toujours ou presque.Bien sûr, il s\u2019écoule quelques heures de flottement.On s\u2019étudie de part et d\u2019autre.Déjà les jeunes filles ont zieuté quelques marins, Terrasse Duffcrin, et leurs yeux lancent des messages d\u2019espoir captés par les jeunes gens aussi facilement qu\u2019un sémaphore.Et c\u2019est sur les Plaines d\u2019Abraham que, enlacés, les couples tout neufs feront, à leur façon, un merveilleux tour du monde.Pacifique invasion des coeurs!# Si vous êtes amateur de petites voitures, voici qui va vous plaire.Là i^oavelle Ventura fi est une version format de p\u2019oche à six places d\u2019une grande Pontiac à voie large.v.à un mini-prix.Douceur de'marche, confort, spaciosité, garnitures en tissu .et Morrokide à la fois élégantes et faciles d\u2019entretien, équipe- ,\u2022 .ment raffiné comme l\u2019antenne dissimulée accompagnant la radio.à tous ces points de vue laVentura il est une vraie Pontiac.Elle est simplement plus petite.Entretien accéléré.Le moteur de la Ventura il est d\u2019un type simple, facile à entretenir, bien dégagé dans un vaste comparti-\u2019 ment moteur.Les aqjçoules à culot baïonnette se changent en uh clin d\u2019oeil.A.Plaisir de conduite.Modèle à deux portes ou modèle à ; quatre portes, la Ventura il est-toujours aussi facile à garer.Son empattement est de 111 pouces.Le 6-cylindres de 250 .po.eu.et le V8 de 307 po.eu.(en option) ont l\u2019un et l\u2019autre .des reprises nerveuses que vous apprécierez aussi bien en ville que sur route.Longue durée.La carrosserie de la Ventura u est assemblée \u2022 par des centaines de points de soudure (et non pas boulonnée).Air+si, elle reste bien,étanche et silencieuse, (.es,portes, le capot \u2022 et le ç'ouvercle de coffre sont à doubje paroi.\t: V i >;Méhie dans Ses modèles-for-màt'd.e poche,\u2018 Pontiac voüs ën donne plus fjour votre argent.> Certains des équipements Représentes ou décrits dans cette annonce sont fournis .ed option, moyennant supplement ' .Sit! 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