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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1971-06-16, Collections de BAnQ.

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[" m SBB : - ,i # \u2022 .3 \"?' J v -\t' hv « «ft ^ »= .: \u2022;\t: ft ft WMXm XMiy'.-'' ¦' ftl .ft/;,: ft>:ft ft : L'Ontario suggère de relier sécurité sociale et fiscalité téléphoto PC Les premiers ministres Bennett et Davis, respectivement de Colombie-Britannique et d'Ontario, n'ont rien perdu de leur bonne humeur malgré les difficultés de la conférence de Victoria.par Marcel DESJARDINS envoyé spécial de LA PRESSE VICTORIA \u2014 D\u2019accord avec les objectifs de la politique sociale québécoise, l\u2019Ontario ne croit pas pour autant qu\u2019il faille modifier immédiatement la constitution pour y \u201ccompartimenter\u201d la sécurité du revenu.Dans une déclaration fort nuancée qu\u2019il a prononcée, mardi, devant la conférence constitutionnelle, dans le cadre de la discussion sur la politique sociale, le premier ministre ontarien, M.William Davis, a souhaité que l\u2019examen des différents aspects de la sécurité de revenu se fasse dans le cadre d\u2019un débat sur la réforme fiscale et le partage des pouvoirs.A première vue, le Québec a peut-être recueilli auprès de l\u2019Ontario son principal appui dans sa tentative pour obtenir une plus grande prépondérance dans le domaine de la politique sociale.Toutefois, les propos de M.Davis indiquent que l\u2019Ontario n\u2019accorde pas la même urgence à cette question et qu\u2019en plus, elle préconise une approche différente qui aurait pour résultat de remettre à plus tard la solution constitutionnelle recherchée par le Québec.M.Davis, par exemple, suggère carrément de remettre toute proposition visant à accorder une équivalence fiscale aux provinces dans le domaine de la sécurité sociale, comme le stipule le Québec.Aux journalistes qui ont vu dans la démarche ontarienne un quelconque front commun Québec-Ontario sur la politique sociale, M.Davis s\u2019est empressé de dire qu\u2019il n\u2019en était évidemment rien et que son gouvernement avait déjà dévoilé cette position dans son budget du mois d\u2019avril dernier.La veille, le premier ministre de l\u2019Alberta, M.Harry Strom, avait affirmé que les provinces, pour conserver tout vestige d\u2019autonomie, se devaient de posséder le plein contrôle de la politique sociale.U plus grand quotidien français d\u2019Amérique Comme le ministre des Affaires Sociales du Québec, M.Claude Caston-guay, le premier ministre ontarien croit qu\u2019il y a lieu de chercher à intégrer la politique sociale pour en arriver éventuellement à mettre sur pied un régime de revenu annuel garanti en utilisant la technique des crédits fiscaux.M.Davis est d\u2019avis qu\u2019en intégrant la politique du revenu au régime fiscal, il serait possible d\u2019éviter l\u2019impasse constitutionnelle à laquelle la sécurité du revenu donne lieu.L'Ontario, comme le Québec, croit qu\u2019il y a lieu de décentraliser les dif- férents programmes qui composent la politique sociale.Les provinces, selon M.Davis, devraient être en mesure d\u2019élaborer leur propre régime de sécurité du revenu en fonction de priorités différentes.Les bénéfices de ces programmes, tout en étant différents, tiendraient compte de minima nationaux.Pour l\u2019Ontario, il faut trouver un , contrepoids au pouvoir de dépenser du fédéral.Ce rapport de force, on pourrait l\u2019établir en reconnaissant une certaine primauté aux provinces.Pour assurer la transférabilité de Voir L'ONTARIO, page A 6 Peu par Gilles DAOUST envoyé spécial de LA PRESSE VICTORIA \u2014 C\u2019est à pas de tortue que semblent progresser, à huis clos, les négociations fédérales-provinciales Montréal, mercredi 16 juin 1971, 87e année, no 139, 140 pages, 9 cahiers l«l)BPfTO ** io* progrès à Victoria à la conférence constitutionnelle de Victoria.Rien d\u2019officiel n\u2019a transpiré hier de la deuxième journée des pourparlers, sinon qu\u2019à quelques heures de la fin de la conférence (aujourd\u2019hui) on avait commencé à peine à aborder le coeur du débat: les revendications québécoises en matière de politique sociale.Par contre, on sait que Québec a en main une contre-proposition fédérale à son projet d\u2019amendement constitutionnel.Cette contre-proposition fédérale, selon certaines sources, se lirait ainsi: \u201c1) Le Parlement du Canada peut légiférer sur les pensions de vieillesse et prestations additionnelles, y compris les prestations aux survivants et aux invalides sans égard à leur âge, ainsi que sur les allocations familiales et les allocations de jeunesse, mais aucune loi ainsi édictée ne doit porter «DEEsan Larue-Langlois et C Gagnon : acquittés \u2014\tpage A 3 Le remboursement des dettes : une plaie au Québec \u2014\tpage G 8 Guérison de l'insuffisance cardiaque des nouveau-nés \u2014\tpage H 1 Anli^iew tlsHéeJ: H2IHÏ4~' : Arts et spectacles: D11 à D 13 Bandes dessinées : G 12 Cinéma : D 13 Décès, naissances, etc.: H 15 Economie : G 8 à G 10 Editorial: A4 Eles-vous observaleur ! : H 12 Goiî : D 4 Horoscope : E 5 Informations étrangères: G1 / G2 Informations nationales : A 2 / C 1 à C 6 Les secrets de polichinelle: E9 Loio-Presse : C 10 \"Mot-mystère'\u2019 : G 13 Mots croisés: G 13 Radio et télévision : D 12 Religion :A9/A14/E4/G6 Sports: DI à D 10 Tribunaux : A 8 / A 9 Vivre aujourd'hui : E1 à E11 Votre médecin : E11 «c m rmm.: m,v, x.x-MK-x-c-cofece&aA > .- : ¦ Si m Jk % S i i i MHi m mm mWmmm wmmm 8lnali .¦' ¦ .^v : ?Iftftftft.lS atteinte à l\u2019application de quelque loi présente ou future d\u2019une Législature provinciale en ces matières.\u201c2) Il n\u2019est pas loisible au gouvernement du Canada de proposer à la Chambre des communes de projet de loi relatif à l\u2019une des matières mentionnées à l\u2019article 1, à moins qu\u2019il n\u2019ait, au moins 90 jours avant de faire une telle proposition, informé le gouvernement de chaque province du contenu de la législation proposée et demandé son avis.\u201d Si les représentants des provinces sont à divers degrés opposés à la formule québécoise, ils ne semblent guère plus satisfaits de la proposition fédérale.Car si elle reconnaît la primauté provinciale dans les domaines mentionnés notamment sur les allocations familiales, comme le réclamait le Québec et oblige le gouvernement central à consulter les provinces, elle ne fait aucune mention d\u2019un quelconque mécanisme de compensation fiscale pour le cas où une province se prévaudrait de la primauté qui lui est reconnue.Cette formule, n\u2019ayant pas le bonheur de plaire aux provinces anglophones, semble rencontrer encore plus d\u2019opposition chez lès représentants du Québec à la conférence.Hier soir, le premier ministre Trudeau a tout simplement fui au pas de course les journalistes qui attendaient les délégués à ia sortie de la salle de conférence, située dans l\u2019enceinte de l\u2019Assemblée législative de ia Colombie-Britannique.M.Bourassa, de son côté, s\u2019est esquivé, avant la fin de la conférence, par une porte de service, cependant que son ministre des Affai- Voir PEU DE PROGRES, page A 6 \u2022 Autres informations \u2014 page A 2 On interdit au NY Times de publier le \"rapport // Avant la fin des travaux téléphoto PC Alors que la conférence constitutionnelle tire à sa fin, les principaux participants, MM.Trudeau et Bourassa, se préparent à la grande discussion finale autour de la contre-proposition fédérale qui donne partiellement l'accord d'Ottawa à certaines requêtes québécoises, sans cependant accepter la demande globale du Québec.m& msmmmmm mmmm mm mmm mmmmmm - ¦HiïîSsSS K?§ Marcel Pépin remet sa démission la FL.ORIDE H par Pierre VENNAT Le président de la Confédération des syndicats nationaux, M.Marcel Pepin, a pris tout son mouvement par surprise, hier, on .-émettant \u201cen trois minutes\u201d, sa démission comme président de la centrale, lors d\u2019une réunion du bureau confédéral de la CSN.M.Pepin, toutefois, ne quitte pas le mouvement.Il a fermement annoncé son intention de demeurer au sein de la CSN, de préférence comme \u201ccoordonnateur du Front commun sur la fonction publique\u201d, en charge de la lutte des ouvriers de la construction \"contre le ministre Jean Cour-noyer\u201d et comme représentant de la CSN au sein du Conseil consultatif du travail et de la main-d\u2019œuvre.Celui qui présidait le mouvement depuis 1965, alors qu\u2019il avait succédé à Jean Marchand, considère que la CSN, \u201cqui a évolué très rapidement depuis quelques années, a actuellement besoin d\u2019un renouvellement à la présidence pour prendre un élan encore plus considérable\u201d.\u201cOfficiellement\u201d, tel est le seul motif de sa démission.M.Pepin demeure en fonction jusqu\u2019à l\u2019automne, alors qu\u2019il sera remplacé, soit par un congrès spécial, soit par un conseil confédéral.Personnellement, ne serait-ce que pour donner plus de latitude à son successeur, M.Pepin préférerait qu\u2019il soit choisi par un congrès spécial, où le nombre des délégués serait de 1,500 plutôt que de 150 lors d\u2019un conseil confédéral.Il a d\u2019ailleurs été question que la CSN tienne un congrès spécial à l\u2019automne, à l\u2019occasion de son 50e anniversaire et la décision, concernant l\u2019élection d\u2019un successeur à M.Pepin, ne sera prise que dans quelque temps.Aucun successeur en vue Ce qui est marquant dans la démission, outre l\u2019élément surprise, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a aucun successeur de prévu.M.Pepin n\u2019a aucun dauphin et n\u2019appuiera personne à la lutte à la chefferie, parce qu\u2019il estime qu\u2019un homme qui part ne doit pas avoir aucun dauphin, sinon il ne quitte pas réellement.Et hier, dans les corridors de la CSN, on ne voyait personne pour lui succéder, quoique la tradition à la CSN semble indiquer que les secrétaires généraux succèdent au président.Ce fut le cas notamment de M.Pepin, qui succéda à Jean Marchand et de Jean Marchand, qui succéda à Gérard Picard.Mais il y a des exceptions notables, comme M.Roger Mathieu, qui fut élu président de la CSN en 1958, et qui venait de la base, à savoir de la salle de rédaction de LA PRESSE.Enfin, pour ceux qui craindraient qu\u2019il s'engage vers la politique, M.Pepin a précisé que non seulement il n'en est pas question, mais qu\u2019avant d\u2019accéder à la direction de la CSN, il avait toujours été membre du NPD.Son poste lui interdit, par la suite, la politique partisane.Voir MARCEL PEPIN, page A 6 NEW YORK (AFP) - Un juge fédéral a ordonné hier au \u201cNew York Times\u201d de suspendre la publication de l\u2019étude secrète du Pentagone sur le Vietnam commencée dimanche jusqu\u2019à samedi.La veille au soir, M.John Mitchell, Attorney General, avait envoyé un télégramme au journal lui demandant de cesser celte publication de documents classés \u201cTop Secret\u201d mais le journal avait décidé de passer outre dans l\u2019intérêt du peuple américain qui a le droit d\u2019être informé, disait-il.Le \u201cTimes\u201d avait cependant annoncé qu\u2019il se conformerait à toute Voir ON INTERDIT, page A i j|: 1 1 i J rrtêtëo Ensoleillë'anjonfd'hui.Demain : ensoleillé et chaud.Min.55° Max.80° \u2022 Détails à la page A 6 Autres informations \u2014 page A 5 * À 2.LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 16 JUIN 1971 Une \"crise\" de confiance semble régner au sein même de la délégation du Québec par Pierre-C.O'NEIL envoyé spécial de LA PRESSE VICTORIA \u2014 Grands arbres, vieilles douairières, Union Jacks, jardins symétriques, petites foules, gazons 'doux comme des pelisses, collines d\u2019où on devine la mer, telle est Victoria, capitale de l\u2019âge d\u2019or devenue \u2014 symboliquement \u2014 le grand lieu de l\u2019avenir du pays depuis que les dinosaures de la Constitution l\u2019ont envahie en fin de semaine portant de multiples mallettes toutes plus lourdes les unes que les autres de leurs spécialistes intransigeants et de documents dans iesquels ce savoir s'illustre depuis quelques années.Victoria, c\u2019est aussi un climat.Mais là, je m\u2019arrête, car celui de la conférence constitutionnelle est tout ce qu\u2019il y en a de plus éloigné.Il est devenu hier soir lourd, difficile à supporter, et il a donné lieu, du côté des participants à Ja conférence, à un va-et-vient de soubrettes jouant les classiques.Difficultés au chapitre des droits linguistiques, hésitations à celui de la réforme de la Cour suprême, refus des provinces devant le troc, que propose Québec, d\u2019oranges constitutionnelles contre des pommes fiscales, incapacité apparente d\u2019Ottawa de satisfaire les provinces aussi bien que le Québec sans faire des accrocs aux principes dans lesquels il s\u2019est enfermé depuis la publication de ses livres blancs, voilà de quoi est fait le climat qui régnait hier, en fin de journée, et au moment, où, sans leur collègue du Québec, les premiers ministres entreprenaient une croisière de trois heures sur le Pacifique.Ces difficultés sont essentiellement d\u2019ordre politique.Elles sont également techniques, car, comme le disait M.Bourassa hier, même s'il est disposé à s\u2019entendre avec M.Trudeau, il resterait extrêmement difficile de traduire leurs volontés dans des textes constitutionnels acceptables par tous.Elles sont enfin d\u2019ordre psychologique.Je lisais à cet égard, l\u2019autre jour, le compte rendu que faisait un journaliste d'une brève conversation avec M.Claude Castonguay.Il y était question de confiance et on y disait surtout qu\u2019elle ne règne pas.Je trouvais cela un peu banal jusqu'à ce que j\u2019arrive ici.Pas seulement Ottawa-Québec On constate ici non seulement qu\u2019elle ne règne pas entre Québec et Ottawa, mais qu\u2019elle semble faire défaut aussi à l\u2019intérieur de l\u2019équipe québécoise.Qu\u2019elle ne règne pas entre Québec et Ottawa, cela saute aux yeux dès qu\u2019on est mis en présence de hauts fonctionnaires de l\u2019un ou l\u2019autre gouvernement.On s\u2019accuse assez joyeusement de se livrer à la propagande, de traiter les documents confidentiels avec une désinvolture qui frise la malhonnêteté.Cette petite guerre se joue plutôt entre fonctionnaires, car tout laisse croire que MM.Bourassa et Trudeau ont entre eux des rapports très francs et très corrects.Mais il y a une autre dimension au problème de la confiance: il semble qu\u2019elle ne règne pas non plus au sein de l\u2019équipe québécoise.Comment expliquer autrement que certains personnages n\u2019aient pas été mis au courant des amendements proposés par Ottawa à certains articles de la Constitution quand ils étaient connus au niveau politique et dans un cercle très restreint?Comment expliquer autrement que des documents circulent entre des fonctionnaires provinciaux et des hommes politiques fédéraux à l\u2019insu de certains membres du cabinet québécois qui sont partie à la négociation constitutionnelle?Comment expliquer la vigueur du texte québécois transmis aux provinces et au fédéral, vendredi dernier, si ce n\u2019est, comme me l\u2019expliquait un informateur assez neutre, pour enserrer dans un texte très précis les discussions que pourrait avoir M.Bourassa en tête-à-tête avec ses homologues?On dira de ces points d\u2019interrogation qu\u2019ils sont inspirés de source fédérale, mais ce serait trop court, encore que le fédéral se plaint assez de la difficulté de négocier avec M.Bourassa dont le style tranche singulièrement avec les méthodes oulaouaises selon lesquelles les positions constitutionnelles sont discutées eu comités du cabinet et acceptées par les arrières avant d\u2019être soumises à l\u2019intercolu-teur.Départ de Claude Morin Peut-être est-ce dans ce contexte qu\u2019il faut analyser la rumeur du départ prochain de M.Claude Morin, l\u2019arrivée au ministère des Affaires intergouvemementales d\u2019un nouveau sous-ministre adjoint, voire l\u2019étonnante montée sur la scène politique provinciale du rocambolesquc Oswald Parent, auquel une troupe de théâtre paroissial ne confierait même pas la tâche de souffleur.Enfin, et quelle que soit la mesquinerie avec laquelle le gouvernement fédérai voudrait l\u2019exploiter, il semble f NE Bougeons plus, I C'E$7 pour, la I POOTéR/Tê ! ^ - (Droits réservés) Victoria: une simple affaire de gros sous?Maurice Giroux 0^- jj?chroniqueur politique envoyé spécial de LA PRESSE VICTORIA \u2014 Au fur et à mesure que l\u2019on peut transpercer le mur épais des délibérations de Victoria, il parait, à première vue, que c\u2019est d\u2019abord une question de gros sous qui sépare les positions de M.Bourassa et celles de M.Trudeau.Ce n\u2019est pas là, sans doute, une bien grande trouvaille.Mais les hommes politiques ont tellement l\u2019habitude de se draper dans de grands principes politiques pour couvrir l\u2019enjeu réel de leurs différends, que cela devient rafraîchissant de revenir à des considérations plus terre-à-terre.Donc, au risque de simplifier à l\u2019extrême, alignons les deux énoncés suivants: 1)\tM.Bourassa demande à Ottawa de défrayer complètement le coût de certaines politiques sociales jusqu\u2019ici élaborées par Ottawa et qui pourraient, demain ou plus tard, être élaborées par Québec.2)\tM.Trudeau refuse d\u2019accorder une pleine compensation financière à des politiques sociales élaborées par une province dans des domaines où, précisément, le gouvernement fédéral veut continuer d\u2019exercer une juridiction à travers le Canada.Comme on pçut le comprendre, c\u2019est toute la question de la compensation financière qui constitue l\u2019enjeu réel des discusiops au chapitre de la politique sociale.:\tMM.Trudeau et Bourassa ont tous les deux admis que la primauté législative des provinces pouvait être ac-c e p t é e comme base de discussion, mais que le financement de cette primauté constituait la pierre d\u2019achoppement du débat.M.Bourassa voudrait que l\u2019exercice du pouvoir provincial dans un domaine de la politique sociale soit compensé par un montant d\u2019argent égal au montant que le gouvernement canadien aurait dépensé sur le territoire de cette province si la loi du Parlement du Canada y était en vigueur.Spending Power M.Trudeau rejette carrément cette proposition.11 accepterait une primauté provinciale, mais à condition que celte province défraie elle-même le coût de cette primauté.Cetfe discussion révèle que même une redistribution des pouvoirs en faveur des provinces ne règle rien au problème de la capacité de financer l\u2019exercice des pouvoirs provinciaux.Le pouvoir de dépenser des provinces est limité en pratique, surtout dans le cas des provinces moins riches.Et le Québec se trouve dans ce cas.Par contre, le pouvoir fédéral de dépenser est, en pratique, plus considérable.M.Bourassa veut profiter des ressources fédérales en demandant une compensation financière appropriée aux projets québécois.Mais en voulant garantir cela par un amendement constitutionnel, il rencontre le refus de M.Trudeau, parce que telle garantie réduirait en pratique le \u201cspending power\u201d du gouvernement fédéral.M.Trudeau voit dans la déni a n d e québécoise une diminution réelle du pouvoir fédéral dans le domaine social.Par voie de Conséquence, une diminution du pouvoir politique du gouvernement fédéral apparaît évidente, non seulement au Québec, si Québec exerce sa juridiction, mais aussi à travers le pays, si des produces riches comme l\u2019Ontario et l\u2019Alberta exerçaient également leur juridiction.La voie de sortie Par le biais des questions financières, le débat débouche donc sur les grands principes politiques: Ottawa invoque son rôle de distributeur des richesses vis-à-vis les provinces pauvres, tandik que Québec invoque sa personnalité culturelle et ses besoins propres.Sommes-nous en face de positions irréconciliables?Oui, si chacun demeure intransigeant.Jusqu\u2019à maintenant, l\u2019intransigeance a prévalu parce que Québec et Ottawa affichaient des positions de négociations, donc susceptibles d\u2019acco-modement sans pour autant trahir les principes.Par exemple, la compensation financière pourrait ne pas être inscrite dans la constitution, niais la primauté provinciale, elle, y serait inscrite en noir sur blanc.Deuxièmement, le champ d\u2019application des politiques sociales du Québec pourrait être temporairement réduit, quitte à ce que dans les années futures la compétence provinciale soit graduellement appliquée.Enfin, les accotnodemenls financiers et administratifs offerts par Ottawa aideraient à faire avaler ce genre de compromis politico-constitutionnel.Serait-ce là l\u2019une des voies de sortie de cette conférence des premiers ministres convoquée d\u2019abord et avant tout pour régler la formule d\u2019amendement constitutionnel?que la crise de confiance soit réelle à l\u2019intérieur de l\u2019équipe québécoise et qu elle ne facilite pas du tout, à ce moment, le progrès des discussions constitutionnelles.C\u2019est peut-être ce manque de confiance qu\u2019illustrent un certain nombre de provinces quand elles se plaignent, sans trop préciser, des méthodes qu\u2019aurait utilisées le gouvernement de Québec pour les saisir de ses positions.En réalité, il ne faut y voir qu\u2019un des facteurs des difficultés qui rendent pénible et risquent de faire rater l\u2019accouchement de Victoria.Mais la crise de confiance fait tache d\u2019huile.Deux étudiants l\u2019ont cruellement indiqué, hier, en fabriquant des bulles de savon sur le gazon devant la législature de Victoria, au moment où les premiers ministres poursuivaient leurs débats à huis clos, hier après-midi.imim Wift\t¦ WmwÊ & Mm.if m?* MONTREAL TAPIS ET CARREAUX LTEE EXPLICATION DE LA MEILLEURE VENTE DE TAPIS Toutes les ventes de tapis ne se ressemblent pas.!! est impossible à un client de faire la différence entre elles à moins qu'elles aient été clairement expliquées.Dans cette vente: 1) Chaque tapis provient d'un fabricant national bien connu qui ne fabrique que des tapis de première qualité.2) Ce ne sont pas des restes de rouleaux, mais des tapis de prix plus élevés de cette saison, offerts à prix réduits.3) Ces tapis ne sont pas des articles offerts en 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