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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
lundi 6 juillet 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1970-07-06, Collections de BAnQ.

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[" Cert» photo représenta un appareil semblable à celui qui s'est abattu à Toronto, entraînant 108 personnes dans la mort.Il s'aait de la version allongée du DC-8.U plus grand quotidien fiançais d\u2019Amérique Montréal, lundi 6 juillet 1970, 86e année, no 154, 46 oaçts, 4 cahiers ?Wft Les experts s'interrogent sur la cause de la tragédie ¦oÊàttr Y Vn-T t V*L Une poupée et une poire de chaussures ont été retrouvées dans les débris de l'apporeil qui transportait 106 adultes et deux enfants ».er \u2022H» «,*\u2022 '****-?***» *¦ Un Viscount est venu près de heurter le DC-8 au moment de I écrasement TORONTO PC) \u2014 M.Tcd Morris, porte-paroi» aux relations publiques ci -\\ir Canada, a révélé hier que les services de contrôle n'ont reçu aucun si-g- al tic détresse du pilote du 1X7-8 qui s'est en use non loin de l'aéroport de Toronto, entraînant dans ia mort les W8 personnes à bord Aucun signal d'urgence n\u2019a été émis axant la tragédie a affirme M.Morris.On a a fait appel à aucun camion de se- cours ou à aucune ambulance.La cause de l\u2019accident \u2014 quelle qu'elle soit \u2014 est intervenue au moment où l\u2019appareil entrait dans le regime de pente.'' D\u2019autre part, un porte-parole du personnel de garde à l'aéroport de Toronto avait déclaré plus tôt que le pilote avait communiqué, alors qu'il se trouvait dans le régime de pente, qu\u2019un de ses moteurs droits avait pris feu.Selon certains rapports préliminaires, le pilote aurait alors pris de l'altitude afin de se délester d'une partie de son carburant.C'est à ce moment que le moteur aurait sauté.Par ailleurs.M Morris a explique que l'appareil avait touche la piste d'atterrissage une fuis »*l avait \u201crebondi\".l,i tour de contrôle a fermé l'accès de cette piste dés \"l'instant où l'avion a rebondi et que les chose* ont commence à tomber en morceaux''.Il a précisé qu'un Viscount d\u2019Air Canada suivait le 1X7-8 mais avait réussi à éviter une collision.Tous les autres appareils ont été tenus on attente jusqu'à ce qu'on ait dégagé d\u2019autres pistes Selon M Morris, \"personne ne sait exactement ce qui s'est passe Rappelant qu'il était très difficile d'effectuer un recoupement des differents témoignages qui ont été reçus, il a ajouté: \"Ceriu in s soutiennent que l'aile est tombée et d autres disent que ce s ' deux moteurs qui ont saute Pour le mo ment, nous ne pouvons tout simplement rien établir.\" Décrivant par ailleurs les opérâtiur.s normales d'atterrissage.M Morris a expliqué que si l'avion touche le soi tout en conservant sa vitesse de vol.le pilote peut reprendre de l'altitude et tente: >u nouveau d'atterrir.S'il s'approche en Voir L'ECRASEMENT en page 6 TORONTO \u2014 Au moins 25 personnes d'Air Canada et un nombre encore indéterminé de fonctionnaires du ministère fédéral des Transports ont entamé, sous la direction de M.R.L.Boiduc, du ministère.une enquête qui doit déterminer les causes de la catastrophe aérienne survenue hier matin à Toronto.L'appareil, un super DC-8 d'Air Canada.avait décollé de Montréal avec 75 passagers à son bord, deux bébés, 22 employés d'Air Canada et neuf membres d'équipage.Attendu à Toronto à 8 h 15, l'avion s'est écrasé quelques minutes plus tôt, entraînant dans la mort les 108 personnes qui se trouvaient à son bord .L'appareil qui se rendait de Montréal a Los Angeles, avec escale à Toronto, s'est abattu au sol.au montent où il se préparait à atterri/ à l\u2019aéroport de Toronto.Il n'en reste plus qu'une masse carbonisée et informe.Quelques instants plus tôt, alors qu il se préparait à atterrir, le pilote informait la tour de contrôle qu'un de ses moteurs de droite avait pris feu Du sol, il reçut l'ordre de reprendre de l'altitude et de se délester d'une partie de son carburant Rendant au'il exécutait cette manoeuvre, le moteur se détachait soudain de l\u2019appareil et s\u2019écrasait sur la piste.Puis, en quelques secondes, une autre partie de l\u2019appareil tombait également.Des flammes se dégageaient de l'ar-rière, et l\u2019on vit une épaisse fumée suivie de la chute de quelque chose que des témoins croient être une aile.L avion piquait ensuite au sol et s'écrasait à 75 pieds de la maison d'un agriculteur, située à ores de 3:'-t de milles au nord de l'aéroport.L'impact de a chute fut si violent que l'appareil s'est complètement désagrégé, à l'exception d'une pièce qui semblait être une partie d'aile.11 était 8.10 hrs du matin.Un agriculteur.M Sytze Burgsma, réveille en sursaut par le bruit infernal de la chute, se précipita hors de chez lui pour voir ce qui arrivait.Lite immense colonne de Voir TRAGEDIE en page 4 Autres photos et informations pages 3, 6, 10 et 23 Les 108 victimes de ia tragédie aérienne de Toronto Voici, d'apres Air Canada, la liste des i)8 victimes mortes dans le Super IH7-8 de la société, qui s'est écrasé hier matin à l'aéroport international de Toronto: L'equipage Tous les membres de l'équipage \u2014 soit neut personnes \u2014 sont de la région de Montréal : le capitaine Peter Hamilton.le premier officier Don Roland, le deuxieme officier H.G.Hill, le commissaire R- J.Cédilot, ainsi que les hôtes-,-s Ginette - Marie - Thérèse Bertrand, D M.Goulet.M -S.Dion.G.Wieczorok et Y.Daoust Les passagers Du Quebec Mme D.B.Clarks; M'-e L BtHiscinra.me EUendalc; M.G.Boulanger: Mme R.Poirier, rue Desma-rai.v Mme S.Weinberg et Mlles C.et V.Weinberg, toutes trois de la rue McMurrav M.B Gee, rue Duçharme; M.U Wong.Mme K.Wong et Mlle S.Wong rue Jeanne-Mance; M.M.Mo-Rou elot, St-Léonard; M.et Mme C.W Partridge, rue Archam-beault: M.M Simon, rue Kenaston, Mont Royal, M et Mme P.J.Adam; M C.Holiday; M et Mme W Houston, de Lachine; Mme Silverberg et ses en-iants, Mlle M Silverberg et M.S.SU verberg.de St-Leonard: Soeur Made leine Grenier .M.J.Charc-m : Mlles L.M.et L.P.Karl, de l\u2019avenue du Parc Mlle H.Hamilton: M.et Mme Leonard Benson et leurs enfants, Mlle H.Benson et M.L.Benson, M Leonard Benson était employé de la société Air Canada : M et Mme R.Bélanger également em- ploye d \\ir Canada et leur famille M.J lî.Bélanger, et Mlle R Belanger: M.et Mme C Mailhiot.qui avaient célébré :\u2022 ur mariage samedi M S.Szpakowic/ et son fiis i\u2019>.Szpakoxvicz.de Montréal: M G.Labontc.Duvemay: M et Mme G Desmarais, rue Roy.de Stc-Marthe-, Mir-le-l,nc; M.et Mine G Maitz, 58ûme avenue.Laval-des-Rapides: MlleC.Le page.Jonquière; M H Leduc, Drum-mondviUe; M Lionel Robidoux, La- cullc.M et Mme O.Leelaire.rue Val-mont.Montreal; M.D.1.Woodward.de Montreal: M et Mme R Whittingham.de _Montrcai; M J.R.Wittingbam.de Montréal: M et Mme G.Dicaire Mil» L Dicaire, M.L.Dicaire et M.M Dicaire, de Montreal; M.M.Raymond, de Boucherville; Mlle F.Côte, rue Vitre, Québec.Mme G.Totimovüs.4750, avenue Linton à Montréal et M.G.Tourno- yas.même adresse Gaétan Beaud.n de Montreal.Du Canada M J.Mctague.Vanc u-ver-Nord.Des K t a t s -L' n î s M I Simon, de N -rtli Hollywood, Californie Mme G Doré, 1200.Riverside Drive.Burbank Calit .M G Steppings.Los Angeles M R.Herrman.de Gardena.Calif M K Witmer.Crana del Mar.Calif.: Mrm W McKettrick, Los Angeles.Mme C T * tens et M 4\u2019 Tietens.l'aies \\erdcs, Calit.M.F T.Moore.Mme C.Sultan et -es deux enfants âgés l'un de 2 ans \u2022 : demi et \"autre de quatre mois et Miie R St-Laiirent, de Los Angeles; Mine M W h y b r o.de Long Beach, Caiif.Mme J.Chapdelaine.Mlle .L Chapdelaine et M.M.Chapdelaine.tous huis de.Santa Monica.Calif.M et Mme F Filippone et leur fille.Mlle L.Fiîipponc.M Bradshaw, et M et Mme G Robert, de Los Angeles.D'ailleurs M K Plùllips.de WYste niant, K» ni.Angleterre Cinq autres personnes, dont un enfant.toutes de l'etranger, sont au nunt-bre des victim»'^.uu»is lour identiu* ne peut être dévoilée pour le montent, leur parente n'ayant pas encore été averti.Generalement ensoleille aujourd hul et demain Ma».80 Mr- 60\t\u2022 Déta-is a '» page 6 POLLUTION Pollution de tau a Montréal: 0 01 partie par million d anhydride suifureu*.Niveau dangereux : l).10.\\ nonce» classées / 35 a A4 » et Spectacle» / 20 et 21 ide« dessinre» / 34 éma / 20 et 21 :e» naissances.etc / 45 lorial / 4 ance / 28 à 30 oscope / 25 ormafiont étrangère» / 33 ormation» nationale» / 2 secret» d« polichinelle / 26 t» croisé» / 3T ot-mystére\" / 34 llo et télévision / 21 irt» / 13 à 19 r» de» Homme» / 8 dan» le» parc» / 34 féminine / 24 » 27 re médecin / 25 4 m - w ¦ ***.?\u2022'*.5 * - - \u2022 L.¦ 'w K \u2022 ** 1 -;-w .' ;\" few- S» ; \u2022\u2022 -t Vv \u2019&?3e.y.V ,~I».-'SW «¦ Vf *, < is 4 TOUT ALUMINIUM ?*V/ f/^INSCRIVEZ-VOUS MAINTENANT! PHASE 3 UN TOUT NOUVEAU CONCEPT -P ¦ I D'ADHESION A\tJ VIC TANNY\t1 PAR SEMAINE » v.VU ta Irait r atmttiia Si vous nC-3.à Toronto, qui a causé la mort de 103 personnes, A Frobisher Bay, l'escale qui se trouve le plus au nord sur l'itinéraire de la famille royale, un groupe d'Esquimaus s'etaient joints aux représentants officiels pour accueillir la visiteuse.Divers cadeaux ont été offerts aux vi meurs.La reine cl la princesse Anr.** Les unités francophones de fonction publique seront abolies si elles générât l'administration OTTAWA (PC) L expérience gouvernementale de mise sur pied d'unités de langue française dans la fonction pu bliquc fédérale sera abandonnée si elle \u201cjette du sable dans l'engrenage de la machine gouvernementale\u201d, a déclare le secrétaire d Etat, M Gérard Pelle lier.Prenant la parole au cours d'une emission de télévision, M Pelletier a déclaré qu'un certain nombre de ces unités seraient créées au cours des 1k prochains mois, et \u201cnous verrons ce que .ça donnera\", a-t-il dit.Si i expérience ne donne pas les résultats escomptes, le gouvernement devra trouver \u2018 autre chose\u201d, a dit le ministre.Les fonctionnaires devront devenir bilingues s ils veulent atteindre un certain niveau dans la fonction publique.Le système des unités de langue française ne créera pas de ghettos chez les fonctionnaires.Ils demeureront libres d'y entrer ou d'en sortir.M.Pelletier a déclare que depuis l'an nonce par le premier ministre de la création de ces unités de langue frai, çaisc, les ministres avaient été charges d'étudier les possibilités d'emploi de et.unites dans leurs ministères.\u201cNous avons reçu des réponses très positives, je dois le dire\u201d, a affirmé M.Pelletier.Au sujet du fonds de $50,000.000 pour renseignement des deux langues officielles, le ministre ;» déclaré que rien n'avait encore été dépensé.Les repré sentants provinciaux concernés qui ont été contactés à ce sujet au mois de juin doivent étudier ie projet avec leurs cabinets respectifs.lieux provinces ont déjà donné leur accord au programme fédéral, el M Pelletier esperc que les autres provinces en feront autant.Il n'a cependant pas révélé les noms des provinces qui avaient accepté de participer au programme.i \u2019 reçu di anoraks bordes de fourrure et un kayak.Au cours du diner officiel qui a suivi, le premier ministre Trudeau a offert a la reine une défense de riarv al.Il a expliqué que ie premier Européen a avoir foulé le sol de la terre de Balfin, Martin Frobisher, avait offert un cadeau identique a sa majesté régnante «Mrs, la reine Elizabeth première.C'était en 1578.Malgré le froid vif ci le vent, les visi-teurs se son! promenés a pied a travers Frobisher Bay qui compte 1,800 habitants.un hôpital et un hôtel modernes.l.t- prince Charles a tenté sa chance a a peche a la morue et.plus tard dans la soiree, tous les visiteurs se sont re-' r-.uve> a .a chapelle anglicane, ou a été c- lebré un setvice religieux, rappelant (nui que 1 explorateur Frobisher avait fait célébrer lors de son voyage, il y a trois siècles et demi.La reine et le prince Philip doivent rentrer à Londres le Ri juillet, tandis que ie prince Charles et la princesse Anne partiront pour Washington, où ils -t-ront les invités des enfants du president Nixon.LIVRAISON IMMEDIATE PLAISIRS INSTANTANES SPECIAUX \"DEBUT VACANCES\" MAINTENANT DISPONIBLE \u2022\ti \u2022\te rocii e jamais \u2022 pa» de p- « \u2022\ten \u2022 \u2022 »(lT\" cJuponJbîe fci vou-, de.ïeriyer vouvmèn.c 2595 PISCINES DAUPHIN INSTALLATION COMPRISE financement économique 5 ans (aussi peu que S3 00 par lour).Pis;11>e pleme grandeur iwec aquadome en démonstration.2170 bool.LAURENTIEN SAINT-LAURENT 747-2404 IUNDI a SAMEDI 9 am.a 10 p m DIMANCHE .11 a m.a 6 p.m VIC TANNY Pour affiner et raffermir vos bras ET AUSSI POUR REMEDIER AISEMENT À VOS AUTRES PROBLÈMES Que vous désiriez perdre du poids, raffermir et tonifier vot re silhouette ou affiner une zone spécifique de votre corps.Vie Tanny vous offre le programme, l\u2019équipement et la compétence de ses moniteurs pour vous remettre rapidement en forme .AMINCISSEZ voire tour de taille de 2\" à 4\" \u2022 AMINCISSEZ vos hanches et vos cuisses de 1\" a 3\" .PER0EZ de 5 a 20 livres en 20 séances seulement.Pm'ojMi Vsut Mainuiun! ptui un t uai Gratuit s.iiis Irais ni obligations VIC TANNY CINTRE D'ACHATS COTE ST-LUC 487 5330 PLACE BONAVENTURE ntt ISTim \"I\" Mart 866-7907 1278, BOUl.IA BELLE\tWEST ISLAND MAIL CHOMEDET\t/,83 611s 688-7330\t683-6115 CENTRE D'ACHATS ROCKLAND 342-5550 VT7.70-3f Elizabeth chez Malgré un froid particulièrement vif, la reine Elizabeth s'est longuement promenée a pied, en arrivant a Frobisher Bay.parmi la petite foule d\u2019Esquimaux qui l'attendaient a sa descente d\u2019avion.Le prince fèiéurvûto de ta Près** As*oc!«« les Esquimaux Philip et la princesse Anne l'accompagnaient dans son avion, tandis que le prince Charles s'etait rendu a Frobisher Bay avec le gouverneur-général du Canada, M Roland Michener.m il-.f I* I «s presse SMS (kycItttM \u2022 T.V.Coulwr $1.00, $10.00, $100.00 »\u2022«*« la Riga 3 ouAim, ms mx MONTREAL, LUNDI 6 JUILLET 1970 - 86e ANNEE - No 154 REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-491 f / RENSEIGNEMENTS 874-7979 /3 i-T.\t\\ :W ,\u2018f\u201dv 'v';'i5v.i-y.'.-.:: \u2022\u2022 \u2018.rÎA-^X''- mi i K jA Hm WM mim le coitrjrrie d u^e hôtesse du Super DC-8 rst reste s %oen.ij we brooch?a o'bre près de I c\"drc,T ou s es?*crose i av.on \"Sortez de la maison\", crie un jeune fermier TORONTO (PC) \u2014 \u201cSortez de la maison ! Sortez de la maison !\u201d C'est ce que le jeune John Burgsma a crié à ses parents et à ses sept frères et soeurs qui dormaient encore tôt dimanche matin lorsqu'il a vu un appareil DC-8 en panne plonger en direction de leur ferme, à environ quatre milles au nord de l'aéroport international de Toronto.L\u2019avion de la société Air Canada s'est écrasé au bord d'un ruisseau à 75 pieds de la maison des Burgsma, entraînant dans la mort les 108 personnes à bord.M.Sytze Burgsma a dit qu\u2019il a entendu une explosion fracassante lorsque l'appareil s'est écrasé dans son potager.Toute la maison a été ébranlée et de nombreuses vitres ont volé en éclats.Il s'est précipité vers le champ \u201coù cette espèce de matière jaune fondait comme de la neige'' et il a tendu l'oreille.\u201cTout était silencieux excepte pour une sorte de sifflement qui s'échappait du trou, a-t-il expliqué.Il n'y avait pas de cris ou de gémissements.\" Son fils John était le seul membre de la famille reveillé au moment de la tragédie.\u201cJe voyais cette avion, a-t-il dit, et une de scs ailes était complètement en flammes.Il tournait, puis tout à coup il a piqué vers le sol et il a explosé.Je croyais qu'on était finis.Je suis sorti mais je n\u2019ai rien vu du tout.\u201d D'autres témoins ont rapporté que des morceaux de vêtements des victimes étaient accrochés à des arbres à 40 verges des débris de l'avion.Certains ont remarqué les morceaux déchiquetés de l'uniforme d\u2019une hôtesse de l'air, ainsi que le corps d\u2019une jeune fille.D'autre part, Mme E.Bullock, de Hamilton, a affirmé avoir vu l'avion s'approcher de la piste d\u2019atterrissage.D'après elle, l\u2019appareil semblait voler plus vite que la vitesse normale d'approche.Lorsqu'il a touché la piste, a-telle rapporté, une flamme a jailli et le train d'atterrissage a paru tomber.\u201cJe croyais qu'il allait s'essayer de nouveau\", a-t-elle ajouté.L'avion a repris de l'altitude, a expli que Mme Bullock, et à ce moinent-lâ une de ses ailes s'est décrochée.Puis l'autre aile serait tombée, et enfin le fu sciage.*> ,\"T le compteur de vol a été trouvé à 150 pieds de l'avion TORONTO (PC) \u2014 Le compteur du IK_'-8 d'Air Canada qui s'est écrase hier, entraînant 108 personnes dans la mort, a été retrouvé vers 17h.a 130 pieds des débris de l'avion.Les enquêteurs du ministère du Transport ont analysé la position du compteur \u2014 une boite orange de deux pieds sur trois \u2014 avant de le retirer des lieux pour procéder a des expertises.Cet appareil serait susceptible de fournir de précieuses informations quant aux événements qui ont précédé la tragédie.La boite était bosselée, mais semblait par ailleurs en ben état.Ces compteurs sont fixés au dessous de l'avion, a l'arrière, a révélé un por ie-paro!e de la société Air Canada.Ils enregistrent les conditions de vol, la tenue de l\u2019appareil son altitude, sa vi tesse.sa position et la température.M.Charles Proudfoot.de Montréal, di recteur du service de sécurité des vols a Air Canada, examinera la boite avec d'autres experts.Wr, -V* Vt-ifr \u2022\"Ti's*: .tfgè&F jÿ A***: 7.le Châ- teau Sully\" s écrase a Orly après avoir décollé: 131 morts.22 juin 1962: à l'atterrissage, cette fois, le \u201cChâteau de Chantilly\" s'écrase ,i l\u2019ointc-à-Pilrc: 112 morts 30 novembre 1963.un DC-8 s'écrase .ni nord de Montréal: ! 18 morts 24 janvier 1966: un Boeing 720 indien percute le Mont Blanc: 117 morts t février 1966: un Boeing 727 de la Al Nippon Airways s'abime dans la baie de Tokjo: 133 morts.5 mars 1966: un Boeing 707 britannique s'écrase au Japon, sur le Eou-jiyama: 124 morts.20 avril 1967: un quadri-turbopropul-seur suisse s\u2019écrase près de Nicosie; 126 morts.20 avril 1968: un Boeing 707 de la South-African Airways s'écrase près de Windhoek, dans le sud-ouest africain: 122 morts 9 t ¦ irs 1969: lin IX'-9 de la campa-,e Yenezoianu International de Avia-i .,i s écrase pics de Maracaibo, Venezuela 163 morts.Sytze Borçsrnc, A?ans, onrmoit dans sa demeure avec son épousé et ses huit en tun's lorsque le DC-6 s est écrasé o 100 verges de sa moison.VILLE DE MONTREAL SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS REGLEMENT CONCERNANT L'AQUEDUC t »rt (>\u2022 S ou r»r»f 203* Om la V*U» fl*\t$\u2022 pu \u2022 REGLEMENT 2034 ARTICLE 11 - RESTRICTIONS l| »C dffpadu b\tDm fournir \u2022 eau » d »vtm pruoonts\to-u u» d un qv«\u2019t dm pouce Dan» U but ti«\tU qatpilltQf fla 1 »au noti* sollittfOo* !» toetow' fl» \u2018ou* **» x-toyan» Hôr»! d» Villa.Montr.al\tIf OIRECTfU# DU SERVICE DES TRAVAUX PUBLICS la 10 juin 19*0\tC A BOIL \u20ac AU Incj j 10«n P*' 5(6 «''\u2022 ra* S't CstP* i\\n«- «AISOHHïOVt MERCURV - \".UNE LIVRAISON EN 2 HEURt 42 RIDEAU 500 28 MONTCAIW 22 N\\ARQDt5 36 MONTEGO 67 \u201cAgvu\"\u2019\u201c«.»*»«» A partir dE &2f195 .A«ommodation Paiet\"CnM irrégulier % MAISONNEUVE MERCURY ____ SALES ltee 505 BROADWAY (coin Sherbrooke), Mtl-Est, 645-7441 AA rvx U «/LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 JUILLET 1970 la presse \u2022\t: ,r-.v ¦\"k'iï'si s>; L'assurance-maladie Des soins médicaux pour tous Au Québec où, comme chacun sait, \u201crien ne doit changer\u201d, la moindre initiative du gouvernement incite bon nombre de gens à donner libre cours à leur mentalité de paysans butés.Ces esprits méfiants s\u2019imaginent toujours que l\u2019Etat est en train de tramer un complot contre eux, son seul but étant, selon eux, de rouler le pauvre monde et de flatter les riches et les gens instruits.C\u2019est ce qu\u2019on peut appeler le complexe de l\u2019assiégé, et c\u2019est un peu l\u2019impression qu\u2019on garde du dialogue presque de sourds qui a été télévisé, hier soil*, au Canal 10, et qui a mis aux prises, d\u2019une part, le ministre de la Santé et du Bien-Etre, M.Claude Castonguay, et d'autre part, les dirigeants des quatre grandes centrales syndicales (CSN, FTQ, CEQ et UCC).L\u2019attitude de méfiance s\u2019est maintenue jusqu'à la fin, mais le ministre s\u2019en est tiré avec compétence et élégance.On sent que cet homme connait son sujet.Dégageons ce qu\u2019il a dit.Nous examinerons ensuite les critiques.Cette question de l\u2019assurance-maladie n'est pas simple.Il est impossible d\u2019en faire le tour en quelques phrases.En gros, le gouvernement veut créer une assurance dont pourront bénéficier tous les Québécois, jeunes ou vieux, pauvres ou riches, malades ou bien-portants, cotisants ou non cotisants.Il s\u2019agit d\u2019un projet de loi universel : il vaut pour tout le monde sans exception.Il apporte une protection de base à nombre de personnes qui, à cause de leur âge ou de leur état de santé, se trouvent désormais dans l'impossibilité de s\u2019assurer dans l\u2019entreprise privée.Mais pour des raisons financières faciles à imaginer, et aussi à cause de la pénurie ou de l\u2019inégale répartition des professionnels de la santé dans la province, le régime gouvernemental ne sera pas en mesure d\u2019assurer des services medicaux complets.Dans une première étape, il se contentera de courir au plus pressé.Il couvrira les soins proprement dits, et, comme le précise lui-mème le ministre, cela veut dire les soins \u201cchirurgicaux, obstétriques et psychiatriques dispensés par les médecins pour fins diagnostiques, thérapeutiques ou de réadaptation\u2019\u2019.Ceci veut dire que les visites chez le médecin, les opérations, les accouchements et les traitements pour maladies diverses seront payés par l\u2019assurance-maladie.De plus, l\u2019assurance couvrira les frais encourus pour l\u2019extraction des dents et l\u2019examen de la vue.Mais elle ne couvrira pas, poulie moment du moins, les dépenses encourues pour l\u2019achat de prothèses (dentiers, lunettes, faux seins ou tout autre plastie de luxe), à moins que pareilles prothèses ne soient prescrites par un psychiatre, ou rendues nécessaires par suite d'un accident exigeant traitement dans un hôpital.L\u2019assurance ne tient pas compte non plus de l\u2019achat des remèdes ou médicaments, sauf dans le cas des assistés sociaux, lesquels seront complètement assurés de ce côté-là par un règlement que le ministre entend faire passer dès la session prochaine.Un peu plus tard \u2014 mais le ministre refuse de se laisser fixer une échéance \u2014 la loi sera élargie de manière à couvrir les frais pharmaceutiques de tous les contribuables.Québec, explique-t-on, doit procéder par étapes.Son régime n\u2019assure pour le moment que l\u2019extraction des dents et l\u2019examen de la vue, quitte à défrayer plus tard le coût des dentiers et des lunettes.Cette prudence est voulue par la loi fédérale, laquelle ne couvre pas ces services.Par conséquent, Ottawa ne versera vraisemblablement pas sa part sur ces sendees supplémentaires qu\u2019entend fournir le projet québécois, mais le ministre se fait fort d\u2019aller négocier avantageusement cette affaire avec le fédéral dans un avenir pro chain.Il reste que pour le moment, Québec envisage d\u2019assumer seul les frais encourus pour l\u2019extraction des dents et l\u2019examen de la vue, d\u2019où les clauses restrictives concernant les dentiers et les lunettes.Le ministre insiste pour dire que le gouvernement vise à garantir la couverture complète des frais médicaux dans un avenir le plus rapproché possible, et il ajoute que la loi actuellement à l\u2019étude ne représente que la première étape d\u2019une vaste politique de la santé au Québec.Qui va payer tout cela ?Eh bien, comme on n'a rien pour rien, l'assurance-maladie va être payée par tous les contribuables québécois, 50% du coût étant défrayé par une partie des taxes qu'ils payent au fédéral, et le reste, partie par des déductions sur leurs salaires et revenus, et partie par leurs employeurs lis auront à verser une contribution équivalant à 0.8% de leur revenu net, soit 80 sous sur chacun des cent dollars de leur revenu net, et ce, jusqu\u2019à concurrence de $125 par année.Ce sera le cas de ceux qui ont un revenu net de $15.625 et plus par année.Leurs employeurs contribueront dans la même proportion.Ceux qui ont des revenus autres que leurs salaires verseront une contribution supplémentaire qui ne dépassera pas toutefois $200 par année.Enfin, les gens mariés dont le revenu net n'est que de $4,000 et moins par année, et les célibataires dont le revenu net n\u2019est que de $2.000 et moins, n\u2019auront rien à payer, mais ils bénéficieront des mêmes services que les autres.Tel est, le plus brièvement résumé possible, le projet d'assurance-maladie du Québec.C'est une loi généreuse, compte tenu des moyens de la province.Les médecins et les centrales syndicales formulent des critiques.Nous en ferons l\u2019examen demain.Jean PELLERIN Droiti rétenit MM ¦ - Le cléricalisme politique Je parlerai ici de deux petites choses et d'une grande.La première des petites concerne certaines lettres que nous recevons touchant mes positions ou ma position même.Plusieurs de ces lettres sont anonymes, bien sûr.I^e genre est vieux comme le monde; u durera autant qüê lui et on ne peut nier qu\u2019il possède sa petite efficacité.D'autres lettres sont personnelles, en ce sens que le signataire ne veut pas qu\u2019on la publie.Les autres, nous les publions, compte tenu de l\u2019espace dont nous disposons : nous sommes assez larges à ce sujet et nous le demeurerons.Ce qui m\u2019étonne un peu (si peu.au fond), c\u2019est le sectarisme de ces lettres; ce que j'appelais l'autre jour le cléricalisme politique.Nous n'aurons donc été que neuf ans, à peine, affranchis du cléricalisme.Ce sectarisme ne joue pas que contre nous : il joue contre des lecteurs qui nous demandent de ne pas publier leur adresse de crainte d'être ennuyés au téléphone ou autrement.Voilà pourquoi il arrive, exceptionnellement.que nous publiions des lettres sans fournir d\u2019adresse.La deuxieme des petites choses, je l'ai vue dans un journal, samedi dernier.On y parlait de Jean-Charles Harvey, comme du premier homme libre du Québec.L\u2019affirmation est discutable, mais enfin, on est toujours le premier de quelqu\u2019un.L'amusant, c\u2019est VJUW 1U C1U\tMJ w M .V.«\t.\t.te affirmation est ironique \u201cle sens des mots ayant changé, quand on sait que Harvey fut un fédéraliste acharné\u2019\u2019.Non seulement les vivants sont-ils classés en libres ou aliénés; vendus ou patriotes, selon les nouveaux clercs, mais même les morts sont jugés en appel.11 est vrai que le sens des mots change Préparez vos lexiques.Liberté 1930 = telle chose; liberté 60 -telle autre chose; liberté 70 \u2014 telle autre chose encore.Tout d'un coup que l\u2019on pourrait être librement péquiste ?La grande chose (par rapport aux deux autres), c'est le sort que l\u2019on vient de faire à Dubcek.Je cite ici l'Express: \u2019\u2018Lorsque la commission chargée de son cas lui a annoncé qu\u2019il serait exclu du Parti et relevé de son poste d\u2019ambassadeur en Turquie, Dubcek répondit : vous n\u2019en avez pas le droit Selon les statuts du Parti, seule ma cellule, à Bratislava peut m\u2019exclure et elle a refusé.\u2014 Non seulement tu seras exclu, mais tu feras ton autocritique, lui ont répondu les commissaires.L'ancien chef du gouvernement s\u2019effondra.\u2019\u2019 Le lien dans tout ça ?Le voici \u2022 entre l\u2019anonyme qui vous insulte; celui qui m'annonçait (en signant) récemment, dans cetto page même, que sa révolution m\u2019eeraserait, et ce qui arrive a Dubcek.il ne manque que le pouvoir; il ne manque que l\u2019armée rouge ou jaune ou bleue.La volonté est déjà la.C\u2019est ça le cléricalisme : t'es un élu ou t'c' un hérétique, a tolérer ou a brûler.A brûler, de préférence : c'est plus sûr.\u201cIl n\u2019v a de pou voir que militaire \u2019, disait Alain.I! y a aussi le pouvoir democrat! que, c'est-à-dire le pouvoir de la raison.A rejeter si l'on est pressé.Quand on a un peu lu et un peu retenu, on sait que le pouvoir ne respecte la raison qu\u2019aussi longtemps qu'il est plus faible qu\u2019elle.Dès qu'il est plus fort M.Dubcek fait son autocritique Et voilà pourquoi il est bien dif fiche de croire que le niveau de l'humanité monte.JeanPaul DESBIENS ce que pense E LECTEUR e®: ' : Ne pas juger les jeunes trop vite La crise de la jeunesse est assez semblable dans tous les pays ayant atteint un haut développement, e'es! a-dire surtout les pays de l'Occident européen et de l'Amérique du Nord.Et cependant gardons-nous de généralisations hâtives et bien souvent inexactes.Il y a la jeunesse dont parlent les illusionnistes de la radio, de ia télévision et les journalistes en mal de sensationnel.Elle fait du bruit et on la dépeint contestataire, exaspérée, mantis le.érotomane et athée.Ils détruisent tout, condamnent tout et surtout la société de consommation dont d\u2019ailleurs ils utilisent les avantages sans rien lui apporter Ce sont des parasites vivan! du travail d\u2019autrui et de ia communauté qu'ils affectent de mépriser.Mais il y a les autres \u2014 ia majorité \u2014 qui bien sûr ne sont pas sans être influencés par cette révolte larvée mais qui savent juger avec plus d'intelligence et de nuances.Ceux-là seront les véritables constructeurs de l\u2019avenir H y h ces jeunes du Canada, des Etats-Unis, de France, d Allemagne, qui non seulement travaillent sérieusement, mais savent aussi se dévouer au service de leurs frères.Combien sont ailes vivre quelques belles années de jeunesse au service des pays sous-developpés d'Amérique du sud, d\u2019Afrique, des Indes.Ils ont peine, travaillé, souffert.et souvent transmis leurs connaissances techniques et accompli un redressement durable parmi les populations autochtones.Un sondage publie dans \u201cParis-Match'1 du 7 mars 1970 sur les jeunes de 13 à 23 ans ouvre des horizons un peu plus optimistes sur la jeunesse de France, que d\u2019aucuns après mai 1968, auraient pu juger définitivement pourrie.Voici les résultats de cette enquête a 1 echelon national.7Vo seulement sont communistes; 60'F sont contre le vote a 18 ans; 63ft: sent favorables a l\u2019armée; 81 Té sont favorables au vrai mariage: 851c veulent des enfants; Wo seulement admettent ta contraception; 53?ô estiment que les parents doivent être plutôt sévères; 65fi préfèrent un travail intéressant à un travail peu absorbant, ou rapportant beaucoup; 6518 croient en Dieu; 84 ré sont contre la drogue Sans doute, il reste à faire pour le rc c esscmerit moral et religieux, mais ce résultat est relativement favorable, si I on songe que ces jeunes, comme ceux d\u2019Amérique: \u2014\tvivent dans la société ia plus riche de toute i\u2019histoire.\u2014\tdisposent d'argent et constituent par le fait un marché important.Assurance-maladie: le débat télévisé d'hier soir La Démocratie en action LA PRESSE « largement parle do la loi ùt l'assurance-maladie et dans ses pages d'information et ici même, en page éditoriale.Aujourd'hui et demain, M.Jean Pellorin revient sur le sujet.Voilà pourquoi les quelques remarques qui suivent, relatives à l\u2019émission d'hier soir, au Canal 10, ne porteront pat sur je contenu.1\t\u2014 J'ai d'abord été frappé par l'élégance du ton.Les interventions étaient dures, mais elles étaient civilisées.M.Pépin a mémo pris la peine de faire état de son malaise de paraître être à quatre contre un.2\t\u2014 Il faut souligner le courage du Ministre et son sens démocratique.La télévision est impitoyable et un ministre n'est pas tenu d'être cuirassé vis-à-vit d'elle.Le ministre de la Santé a accepté le défi.3\t\u2014 On est reconnaissant, aussi, envers les responsables des grandes centrales syndicales d'avoir pris en main le projet de loi; de s'èfrc donné la peine de l'étudier et d'avoir accepté, eux aussi, de se soumettre au jugement des caméras.4\t\u2014 Voyant cela on se dit ; quel extraordinaire moyen d'éducation que la télévision 1 Si seulement on l'appliquait plus souvent à des objets de la sorte de celui d'hier soir.5\t\u2014 Je reprends une remarque déjà faite au sujet d'Hitler : jamais Hitler n aurait pu parvenir à ee qu'il a été si la television avait existé.Le monde aurait VU que c'était un malade.t \u2014 Touchant le projet do loi en cause, les declarations écrites des responsables syndicaux, et à plus forte raison leurs discours, sont plus extravagants que leurs interventions d'hier soir.Pourquoi ?La machine discipline; la télévision discipline.7 \u2014 Qu'importe ce que je dis plut haut, dans cette même page ! L'émission d'hier soir m'amènerait a croire que nous sommes plus civilisés que je ne le pense des fois.Un ministre et des responsables syndicaux se sont parlé comm\" du monde.Apres toul, la rationalité avance peut-être.J.-P.D.\u2014\tsont harcelés par une ambiance érotique permanente et par une culture amorale, athée et souvent révolutionnaire.\u2014\tont I age des \u201ccontestataires\" de tous les temps, et vivent avec les contestataires du nôtre.II est permis de penser qu'un sondage semblable au Canada donnerait des résultats analogues.Eric M.RENHAS DE POUZET, O.S.M.de l'ordre des Servîtes Pointe-Navarre Gaspé-Sud Pour une pédagogie plus réaliste Les gouvernements fédéral et provinciaux méritent des félicitations pour le geste qu'ils viennent de poser en vue de maintenir et favoriser l'enseignement de la langue de la minorité, et ! étude de la langue seconde.Il s agit maintenant de découvrir comment utiliser cet argent pour mieux atteindre le but envisagé par les législateurs.L'anglais a l'élémentaire est négligé.Et pour cause, peu de directives et programmes précis.Des professeurs ennuient les élèves par un enseignement livresque et d\u2019insipides thèmes et versions.Le matériel didactique de l'anglais se perfectionne constamment.F a r exemple, les volumes connus (Filteau & Villeneuve) ont été refaits; par la méthode directe, la seule naturelle, ils prêtent à la classe active et provo quent le travail d'équipes.Des enregistrements sur bande magnétique accompagnent les leçons tandis que des gravures en couleur ser-vent de centres d\u2019intérêt pour la conversation.Ces innovations rendent tout professeur capable d\u2019enseigner l\u2019anglais d\u2019une façon effective et intéressante.Il suffira donc au maître d\u2019apprendre à l'aide de la bande magnétique.la prononciation exacte des mots ou phrases qu'il aura à enseigner.A Trois-Rivières, j\u2019ai visité quelques écoles élémentaires pourvues d'un matériel didactique adéquat et peu dispendieux.Là, l\u2019anglais est enseigné par chaque titulaire.J'ai vu des élèves de 5e année, après un mois de classe, jouer le rôle de professeurs auprès de leurs compagnons, en leur faisant expliqua les gravures.Une demi-heure durant iis n ont parlé qu'anglais, c: un bon anglais.1! fallait voir comment maitres et élèves étaient détendus joyeux, enthousiastes.C\u2019est alors que l'enseignement de la langue seconde .-/apprend par enchantement.Il est donc possible d'obtenir de grands résultats a peu de frais.Qu on aborde résolument ! étude de l'anglais dès la 5e année, comme prévu par le programme d etudes.Cependant.je pense qu'il faut rejeter, pour raison d'entente, l'idee de commencer plus tôt.Le ministère de l\u2019Education devrait statuer que les commissions scolaires - assurent des services d'un animateur podaeoeique initie à la méthodologie de ' anglais des classes actives.Sa fonction ne serait pas d'inspecter, mai-d\u2019aider les titulaires en les conseillant et en donnant devant eux, des leçons modèles à l'occasion de ses visites.En plus de coordonner renseignement de l'anglais, il verrait, aussi à pourvoir les classes du matériel nécessaire Fuissent ces quelques suggestions etr> utiles à tous ceux qui auront a ap pliquer le programme d'aide fédérale pou; la promotion du bilinguisme dans notre province.Lucien MARTEL, s.c.M A.in Teaching English, Ecole secondaire de Bromptonville.Vandalisme 1970 Trop oe jeunes aiment tailler les ar bres et détruire la propriété des au très, a quoi cela tient-il?N'a-t-on plus respect du bien d'autrui serions-nous revenus aux Vandales de jadis ?C'est un fait.Ie,s enfants modernes ont la main dure et ils ont ancré dans l'esprit le besoin de casser, de détruire Combien de lampadaires éteints par le caillou de voire fils, de fleurs ou arbres dépouillés, de pneus dégonflés.d'objets disparus à l'épicerie, sans compter la tournée «les 5-10- i5c, les mauvais lours dans les ruelles, corde à linge coupée, poubelle renversée.poignée de porte arrachée etc Ce sont là jeux d'enfants me direz-vous, pour jouer un bon tour et rigoler Qu a cela ne tienne, mais quand le truc est répété à l'infini, le garçon n'éprouvant plus aucune satisfaction nouvelle, le jeu de la destruction devient dai < reuv.c'est une habitude dommageable et répréhensible.Mais d'où ces garçons tiennent-ils cette allure?Sans doute, il y a i'i-nervement de la ue artificielle oc- \\iiics en milieu industrie! fumée, manque d\u2019espace pour jouer désintéressement, etc.Cependant il y a plus Regardons-nous agir, ¦ vu- les adultes pères et meres de famille.parents de nos garçons, soin mes-nous tellement respectueux de la propriété d'autrui, du domaine publie N ecrase-t-on pas la plate-bande du voisin en courant après l'autobus?Ne ictors-nous pas notre cigarette allumée dans son parterre, et même si.par ha ird.en sortant l'échelle de la cave, on casse un carreau, sommes-nous em pressés de le remplacer quand personne n'en fut témoin?Que pense le arçon qui voit son père agir ainsi Quelles sont les réflexions quand papa sort de sa chemise les outils, tenailles \u2022 tous vis, ciseaux, niveaux, soutirés a .' atelier en l'absence du patron ou la grande soeur qui vole ic coupon de toile au Juif de \u2019a manufacture et quand par la suite, pour avoir la paix, on lui achète une carabine à plomb, un fouet de cowboy ou une scie, à découper?t.es parents étant les.premiers éducateurs, ils se doivent de donner l'exemple par leur conduite; la ropri mande est inutile si elle n'est pas en concordance avec les actes et habitudes personnelles.Rien ne sert d'avoir un soin jaloux de votre bien, si aux jeux de vos enfants vous détruisez celui de vos voisins.Vos garçons vous rendront la pa reiile en massacrant tout dans la mai-on sans compter les plaintes qui vieil dront d'ailleurs Dans un monde ou chaque jour ic; droits et libertés sont ronges par les idées perverses et les mouvements subversifs, il est plus que nécessaire que ies enfants acquièrent dès leur jeune âge ic sens de la propriété c* le respect de colle d'autres.Jean-Marie PERRAULT 3401.av.Chambly Montréal 403 \u2022 A PRESSE fri Publié* P*r LA PRÊSIl, \u2018.TIC, « C\u2019 jflzqurt Vontré»! Té^phc \u2022 .Ç74-727; 5»\u201e r la Pret»« Centdiennt\t« diffuser m*fion» de * L* PRISSE n ce! ft d* c- n d* * Rfet.se Aucort «» de Reuter.Te.* droits dr rtproducricr df.r.fofireiiors part * .« *rs * IA PRCESfc '-:r\u2018 r-H'f r\"i rftt'.f Courrier dr li d».i \u2022\u2022 \u2022 e r\t\u2022 .\u2022-\u2022«ro T4CO Port or rfîour girentl Su tirint \u2014 *e farur'r - A *491).\u2022s.» U PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 JUILLET 1970/f \tM\tb\t1- 5-: \u2022 * I\t?\t1\tS\t£\t 1\u2014La Maison du Québec à Londres Les Britanniques ne considèrent pas le Québec comme une chasse gardée du capital américain (coiltboration spécial*) LONDRES \u2014 Un petit immeuble tout blanc.Modeste de forme mais élégant grâce à la ligne architecturale de sa façade néo-classique.C'est \"Géorgien\".Nous sommes dans May-fair donc tout ce qu'il y a de plus \"British\" : calme et décorum, de la classe.Occupant l'angle des rues Park et Upper Grosvenor, la propriété du gouvernement de la province de Québec est située dans un cadre prestigieux.A quelques pas, se dresse l'imposant édifice de l'ambassade des Etats-Unis sunn o n t e d'un gigantesque aigle de bronze d'aiiure fiere et martiale.Non loin, vous apercevez les bureaux de divers services canadiens, le mastodonte américain est ce qu'il doit être: puissant ! L'immeuble canadien est moins prétentieux: son s t r 1 e conventionnel s intègre hartitoiiieuseîncnt s '\u2019environ nement sylvestre.Et alors, direz-vous, que représente la \u201cMaison du Québec\u2019\u2019 dans un pareil décor?Beaucoup plus que d'aucuns pourraient le croire! II suffira de franchir la porte flanquée rie deux plaques de cuivre soigneusement astiquées: \u201cQuébec House'' et *¦ Maison du Québec\u201d pour saisir à la fuis l'importance et la signification de la présence québécoise a ce carrefour du monde qu'a toujours été et demeure encore la capitale britannique.Oiseux de reprendre la chronologie de faits connus.L.e Québec se devait d'étre présent a Londres au même titre que le Canada, que l'Ontario et maintes autres provinces: au même titre que plusieurs institutions bancaires et sociétés d'affaires.Certes, en manifestant sans équivoque son intention d'établir des relations avec l'étranger, en affichant sa présence afin de s'assurer un rayonnement plus intensif, notre province a pu \u201cdéranger\u201d \u2014 le mot est faible \u2014 un certain ordre établi.Mon propos est forcément limité aux conditions du temps présent.Les spécialistes désireux d'approfondir les données historiques, auront intérêt a se procurer la magistrale étude du professeur Jean H a m e 1 in, de l\u2019Université Laval.A mon humble avis, il n'existe pas.sauf erreur, un document plus fouilié.complet et définitif.Intitulée ' I-e Québec et ie monde extérieur 1367-1967\u201d l'étude de M.Hamelin décrit le cheminement d'une pensée maîtresse dont on eonnait aujourd'hui les vigoureuses réalisations.Ducument de premier rayon! Compréhension réciproque Rappelons bric, ement qu'au debut du siec'e nous eûmes une représentation a Londres: puis il y eut des temps morts et finalement, à l'orée de la décennie 60 le Québec jugea qu'il fallait marquer le coup.Ce fut fait correctement et sans ostentation.Hier.M.Hugues Lapointe \u2014 présentement lieutenant-gouverneur tie la province \u2014 donnait le ton avec style et vigueur; aujourd'hui.Me Guy Roberge continue l'oeuvre entreprise.Mêmes qualités, identique succès! Seconde par un personnel relativement peu nombreux \u2014 treize personnes pour assurer tous les services \u2014 personnel compétent, trié sur le volet, bilingue cela va sans dire \u2014 Me Roberge mène de front des activités multiples.En anglais.Me Roberge est \u201cAgent general of Quebec\u201d, en français, il est délégué puisque notre maison a été officiellement inaugurée au titre de Délégation.Jamais il n'a été question de statut spécial.protocolaire et diplomatique.Du reste, les querelles d'appellations seraient.ici.aussi vaines que ridicules! 1 ai point étant crucial, délicat à tout le moins, je m'en suis ouvert à Me Roberge qui sans ambages fera état de ses excellents rapports avec le haut commissaire canadien.M.Charles Ritchie.En notre triste epoque ou les relations humaines sont caractérisées par une médiocrité générale, il fait bon entendre Me Roberge affirmer que ses relations avec le représentant fédéral sont fondées sur une compréhension aussi sympathique que franche, aussi positive que clairvoyante.Québec est a Londres pour parler le rigoureux langage des affaires: le Canada est imbu des mêmes préoccupations.C'est ainsi que deux hommes canadiens sont d'accord pour oeuvrer de concert, faisant fi de tracasseries superficielles, irritantes et dévoreuses d'énergie.Des gens qui ont du flair Dés mon arrivée dans la capitale britannique, j'aurai été pris en charge par M.Fernand Renault, directeur de l\u2019information.Ancien journaliste \u2014 en fait, il l'est toujours \u2014 M.Renault connaissant Londres sur le bout de ses doigts, saura m'éviter les problèmes d'installation qui risquent de faire perdre un temps précieux.Dès les premières heures du séjour je suis \u201cdans le bain\u201d de l'information puisqu'une rencontre a été ménagée entre Me Roberge, M.Frank W.Turner, conseiller économique (à l\u2019industrie particulièrement) et M.J.N.Payne, également conseiller.Un premier fait ressort de l\u2019entretien : Québec n\u2019est plus pour les Britanniques une curieuse province pittoresque, un tantinet nerveuse, pas comme les autres, torturée par maints problèmes.Depuis 1962.grâce à l\u2019action féconde de la Maison du Québec, la connaissance du monde québécois a nettement évolué en se débarrassant des images d'Epinal d'un folklore démodé.Dans le milieu des affaires, du monde bancaire à celui de l\u2019investissement, le renseignement abonde et l'information se révèle plus précise.Faut-il signaler que l\u2019homme d'affaires britannique n\u2019a que faire du romantisme?Voulant des faits et des chiffres, il les réclame et la Maison du Québec s'emploie à les lui procurer.Un second fait, tout autant positif, est l\u2019attitude cordiale des gens d'affaires à l\u2019endroit de notre province.Bien sûr, il y a trois ans, ie climat n\u2019était guère favorable et l'investisseur dont la qualité dominante est le flair, était en droit de redouter les conséquences ou le ressac de divers événements aussi spectaculaires qu\u2019inquiétants qui firent les manchettes de l'information mondiale.Mais voici que tout change! \u201cL'investisseur britannique,\u201d me confiera Me Roberge dont le style est celui du diplomate subtil, \u201dse passionne \u2014 ie mot %ùus surprend \u2014 peur tout cc cjui pre sente un nouveau défi.Le risque bien calculé Or.aller au Québec, investir au Québec n'est plus pour l'investisseur anglais une folle aventure.C'est un défi assorti d'un risque calculé.L'homme anglais, du fait d'une longue et profitable gouverne des affaires, aura transformé le calcul en une sorte de philosophie dont les applications sont rudement réalistes.Nous l'informons, nous lui disons que le Québec s\u2019agite ! Il ne voit aucun mai à cela.Què le Québec soit parfois frénétique.1 investisseur ne prend pas la panique.A son avis, le phénomène est sain.Un élément, un seul, compte à ses yeux: la volonté de progresser.Or.tant et aussi longtemps que le Québec sera une terre ou ies hommes auront l\u2019intelligence de s'associer a une oeuvre commune d\u2019essor, l'argent britannique désirera etre partenaire de cet effort.MM Turner et Payne enchaînent Le Royaume-Uni de 1945, assommé par une guerre, meurtrière ayant tari toutes les ressources \u2014 capital et énergie \u2014 c'est de l\u2019histoire ancienne.Londres est à nouveau \u201cla banque\u201d.La nouvelle génération des \u201cbankers\u201d est remarquablement articulée, pressée de réussir, clairvoyante et ne considère pas le Québec comme la chasse gardée du capital américain.Bien au contraire.De récentes initatives viennent à l'esprit.N'en mentionnons que deux.La colossale entreprise des chutes Churchill qui vaudra à notre Hydro-Québec une lancée exceptionnelle \u2014 l'emplacement au Labrador ne change rien à l\u2019affaire \u2014 a été pensée, structurée à Londres.Les capitaux britanniques et internationaux ont été recueillis ici même et dans des conditions telles que depuis la Maison du Québec est débordée de projets nouveaux.Et que dire de la \u201cGolden Eagle\u201d investissant $75 millions à Saint-Romuald, Québec.L'affaire à débuté à Londres.Ici, une note essentielle à l'adresse du lecteur.Tout vaste projet d\u2019investissement exige d'être traité dart la confiance la plus stricte.Le monde des affaires d'aujourd'hui, au fait, a-t-i! jamais changé ?se meut dans les méandres d une féroce concurrence.Le secret est donc d'obligation: c'est pourquoi je devrai taire nombre d'initiatives présentement en gestation.Le séparatisme et les élections Revenons à nos interlocuteurs.11 faut du temps et de la réflexion, précise M.Turner, pour concrétiser en blanc et en noir et surtout en \u201cEurodollars\", les multiples propositions déjà en dossier.Il reste que le Québec tient brillamment le coup face à l'Ontario et autres provinces qui.entre nous soit dit, ne perdent pas leur temps à Londres.\u201cl'ne petite guerre de charme?\u201d Nullement.précise Me Roberge.L'investisseur britannique qui opère à la dimension du monde, exige un minimum de rentabilité sûre, un climat de sécurité.Sa liberté d\u2019action est vaste et considérable : celle-ci s'exercera partout ou le capital britannique sera accueilli avec quelque confiance.L'investissement peut être oriente aussi bien vers ie Québec qu'en direction des grandes industries ontariennes.\u2014Pourtant le climat politique du Québec.ces derniers mois .?\u2014Le résultat des élections du 29 avril, poursuit Me Roberge, est la réponse que Londres attendait.A la Maison du Quebec nous savons beaucoup de choses et notre rôle primordial est de dire ce qui est.sans réticence, sans exagération non plus.Les tourmentes politiques, les interrogations des jeunes et la contestation qui les anime ne sont pas des phénomènes nouveaux.Nous avons vu à Londres des défilés avec drapeaux rouges claquant au vent ! Le Britannique est homme de mesure, de flegme, n'est-ce pas, donc peu enclin à dramatiser.Il sait autant que quiconque, mieux peut-être, que toute tempête finit toujours par s'apaiser.\u201cLes preuves de cette sérénité et de la confiance qu'il faut savoir accorder aux éléments sérieux de toute entité humaine, je les trouve, ajoute Me Roberge.dans les dossiers économiques de la Maison du Québec.Ici, c'est un fabricant de chargeuses hydrauliques qui entend s\u2019établir au Québec; un fabricant de lames de rasoir fera bientôt de même.Les deux seront épaulés par la province.Que dire des projets à caractère privé qui jour après jour, s\u2019amorcent et devraient prendre une forme concrète dans quelques mois ! Plaque tournante (avec ou sans le Marché commun i Londres débouche sur tous les horizons et Me Roberge insistera sur l'immense intérêt des pays Scandinaves à l\u2019endroit du Québec.La Hollande et la Finlande, puis l\u2019Irlande ces derniers mois, ont aussi indiqué leur désir d'établir avec nos bureaux des relations plus étroites.L'Ecosse également.Chaque fois, précise Me Roberge, les conseillers Turner et P3'*ne informant la capitale québécoise de la nature et de l'importance des projets à i'étude.Or, je suis heureux de dire que nous avons toujours reçu des autorités provinciales et cela au plus haut échelon, une collaboration de tous les instants.Notre \u201cmaison\u201d de Londres n\u2019offre pas la flamboyance de la délégation de Paris et cela pour des raisons évidentes, mais à en juger par nos contacts avec les sommités du monde des affaires: a en juger par la nomination de mon collègue Turner a la présidence du \u201cMaple Leaf Club\u201d: en signalant mon accession prochaine à la présidence de la Canadian Chamber of Commerce (chapitre de Londres) et diverses attestations de cet ordre, force m\u2019est de conclure que ie Québec gagne des points tous les jours.Hommage à nos écrivains \u2014En est-il de même sur le plan culturel ?\u2014Bien sûr.nous ne sommes pas en terre française.Pourtant, voici un fait étonnant et extrêmement révélateur.C'est en Angleterre, a l'université de Birmingham qu'était fondée, il y a qua- S ! : -y, ¦M\u2014 y.:xV.fev.iv Immeuble classique, pas un palais Et on y travaille sttauninS üiiiiiiü; iüiiiiiü! «it*** cam* HijHlUlHH» Le délégué général Me GUY ROBERGE Conviction et diplomatie ivlBfjüai p|»i 'i *'C jgllipill Î.C *./\t;< ç'T&t-è- * élêwç % i**«M ;ïV-K ï.:ri waawwrr\t\u201cv7i ' -rignimïi >' y.Kïi *¦' \u2022> < Ci tre ans.une section d'études du Canada français au sein du Département de français de cette institution.Nous avons largement prôné et aidé cette vivifiante initiative.Pensez seulement à ceci- en quatre ans des centaines de jeunes gens, à Birmingham, ont étudié dans le texte \u201cAgaguk\u201d, d'Yves Thériault: \u201cLe temps des hommes,\" d'André Langevin et les \u201cPoèmes\u2019\u2019, d'Anne Hébert.Depuis longtemps, faut-il le dire, ces étudiants sont familiers des ouvrages de Gabrielle Roy.de Roger Lemelin et, bien entendu, le classique \u201cMaria Chnp-delaine,\u201d de Louis Hémon ne leur est pas inconnu.Rendons un hommage exceptionnel aux professeurs Fraser Mac-Kensie (l'initiateur! et Cedric R P.May qui.parfaits connaisseurs du fai! littéraire canadien-français.poursuivent auprès des jeunes étudiants britanniques et canadiens des deux langues, une oeuvre féconde d'initiation et de compréhension Mieux se connaître, tout le secret est là.Aujourd'hui, tout se soit ! Quelques esprits moqueurs penseront que la version des fails peut se révéler fort différente à l'instant ou ie contact s\u2019établit en d'autres milieux.J'ai donc insisté (gentiment) pour rencontrer un banquier et un homme d'affaires qui.j'en donne ma parole, n'avaient pas été 1 \u2019o b j e t d'un \u201cbriefing\" préparatoire Fernand Renault fit le nécessaire et voici que je déjeune en compagnie de M.i.eon Roberts, de Sa Nalional-West-ininster Bank et M.WilliamC.Potter, puissant investisseur ayant des intérêts a travers le monde.Dans le comportement des individus tout s\u2019enchaîne, tout est conséquence Mes hôtes ont mission d\u2019informer leur clientèle, donc ils se renseignent.Mon étonnement sera de constater combien peu de questions, ces deux messieurs sentent le besoin de me poser.Du séparatisme.ils savent tout; l'affaire de Saint Léonard, ils en connaissent autant le précis que les implications: de l'ancienne équipe ministérielle, ils connaissent les personnalités les plus significatives et.présentement, iis sont à se renseigner sur les \u201chommes nouveaux\u201d.Je décèle qu'il ne s'agit pas d'une curiosité d\u2019office: le Québec les intéresse pour des motifs strictement économiques et ils entendent ne commettre aucune erreur de stratégie lorsqu'ils auront à diriger des capitaux vers les rives du Saint-Laurent.M.Potter confiait Bécancour, M.R- berts est informé d'heure en heure des moindres fluctuations de nos cotes boursières.Discrets, ces deux hommes.N'empêche qu'il est possible de les situer en discernant chez l'un et l'autre deux attitudes.La première: prudence pour l'instant: la seconde, désir d\u2019aller de l\u2019avant.Au Québec de jouer le jeu en créant ie climat d'accueil.Porte largement ouverte Du colloque, je retiendrai un fait net et clair; le Royaume-Uni de 1970 regorge de capitaux Certes.New York existe ne pas s'imaginer toutefois que Londres est très loin en arriére.Autre observation utiie : les hommes d'affaires canadiens - français (soulignez FRANÇAIS) de quelque envergure ne doivent pas hésiter à se présenter sur la place de Londres.A la Maison du Québec ou au Haut Commissariat du Canada \u2014 au choix \u2014 ils seront reçus avec enthousiasme.Le personnel établira rapidement un calendrier de rencontres au cours desquelles des gens d'affaires parleront d'affaires, c'esl évident, mais ou il sera également question.sans la moindre cachette, des particularismes du Québec français, des égards et du respect qu\u2019il importe de manifester à l'endroit des travailleurs d'expression française et des conditions humaines nécessaires \u2014 indispensables \u2014 a garantir avant et au moment d'implanter des industries nouvelles.Le Québec ne peut que profiler de telles initiatives surtout si l'opération est conduite avec un souci de \u201cfair-play\u201d.Le monde a pu changer, mais la tradition de \u201cfair-play\u201d est tenace dans le milieu anglais.MM.Potter et Roberts me répéteront que les affaires d\u2019argent sont par définition assez brutales en ajoutant, cependant, qu'une comprehension loyale leur donne une toute autre valeur en les dégageant de leur inhérente férocité.Le petit immeuble blanc qui abrite dans Mayfair, la Maison du Québec, peut sembler fort modeste a l'homme de la rue.Depuis bientôt dix ans.nos représentants \u2014je m'en voudrais d'oublier M.Raymond T Vaudry .directeur administratif \u2014 y pratiquent l'accueil, dans les deux langues, s'il vous plait, et s'emploient au succès d'une superbe entreprise: ertger un pont solide entre Londres et le Québec.Demain : la Maison du Québec à Milan POURQUOI il est important DE CHOISIR l'endroit où acheter un APPAREIL auditif Nous nous spécialisons en appareils auditifs, c est là notre seule occupation.expérience i Nous sommes eu service des Montréalais depuis 27 années .te total des années d'experience en ajustements d'appareils auditifs de nos conseillers s'élève à 52 ans Vérification adéquate : C'est le seul bureau de Montréal en mesure d'accomplir une évaluation audiométrique complète de prothèse auditive par la parole et è l'aide de tests scientifiques sur la personne.Appareils de la meilleure qualité : Nous vendons les appareils MAICO - la marque la plus respectée - MAICO fabrique 95?à des audiomètres en usage par les médecins, hôpitaux, l'industrie et les gouvernements en Amérique du Nord .DEMANDEZ A VOTRE ôAEDECIN .il connaît les appa:eils MAiCO.Service : Un rayon complet de service d'appareils auditifs \u2014 le meilleur du Canada \u2014 exécute la plupart des réparations pendant que vous attendez.SS MAICO APPAREILS AUDITIFS L.1529 ouest, rue Sherbrooke, Montréal \u2014 WE.5-5293 Succursale: 1010 est, rue Ste-Catherine, porte 308\t\u2014 VI.9-6440 4 6' LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 6 JUILLET 1970 ÊËËmmm -VV-.V.\" Æ-ss sS! &ÏM » ¦ .\u2022 .-v , v Nv \u2019 * ¦£$?v , \u2022 > -T.'-\u2022 J lit V*;.' P s-y - ^ ï- \\ .Si.V\u2019j.¦ K-'v Sà?-.:; -'¦\u2022\u2022.-V\t\u2022 ¦ W ïr^Vi -* \u2022 - A.S»».%*rf * h SbUmI |É|f|àsS| jV.?.iiüw üSHes '¦ «a ni \u2019is\tAl* mm mmm m?® U » & A » Ji *»v -V'.V ML£i Ces décombres eporpiilees sur p!us*eurs d;ia;,,\u201c« de pieds ferroïgnent de la catastrophe qui a coûté la vie 6 108 personnes.Il retourne à son travail à Dorval après avoir appris le TEMPS qu'il fera Généralement beau Il fera généralement beau aujourd'hui avec une température qui atteindra entre 75 et 80 degrés.On signale un léger troulllard ce matin, qui se dissipera au cours de la matinée.Les vents seront légers.La province étant sous ¦\u2019influence d'une zone de haute pression.le ciel sera généralement ensoleillé demain aussi et la température sera un peu plus chaude, soit entre 80 et 35 degrés.Maximum aujourd'hui et minimum la nuit prochaine à Montréal 80 et 60 Frév!*;o«vi o**\u2018Ciei*f.»-r jet p*r le Bureej rotoglque ae Montréal : Ottawa et la région, Montreal et la region, region de^ Laurenfidet : en sole \u2022 è avec cuoiques périodes nuageuse* cet aprés-m.o*.Demain, généra lement ensoleillé et plus Chaud Vents «égers Aui'imum aujourd'hui ef m\u2019nirmjrn c©fte nuit a Montréal.75 .et 60 ; â Ott&wa et Sainte-Agatne.75 et 55.Région de l'Abitibi, région de PonUac-Témiscamm- fue : enso eiild aujourd'hui.Demain, nuageux avec quelques avenus ou or,.ges et c*lus chaud.Vent*, léfinrs.Maximum aujourd'hui et minimum cette nti t a Val-d O-, Rouyn-NorarvOe e* Tcrilscamingue.75 e* 55.Cantons de l'Est, ville de Ou»be< et la region, région du Saint-Maurice, réjlon du L»c*SalnT*Jta« : ensoleillé avec oue'qucs pt- odes nuageuses «uiouc-d'nu>.Pî:tîîé d une t /erse c?r après-m di.D-*.main, généralement pnsoie\u2019 e e* oius chaud.Vcn*s Jécers.Maximum aujourd'hui e* minimum cc\u2019ie m/t a Ouénec et $n-*'î>,'Oo* e.75 e» 55 a UaTuaue et Cn coût\u2019mi.70 et 55.Région d* flaîe-Comeau.req»on de Rimoustu, - il v a moins d un nlois Ils s ét \u2022 ¦ d'ailleurs mariés deux fois l'ee première fois l automne dernier à Porto Rico et une seconde fois ie 22 juin dernier car le Canada ne reconnaît pas les mariages faits à Porto Rie > Calme et aifüblo * 'iis c
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