La presse, 24 janvier 1970, Perspectives
[" hrttèNs: '\u2022*\"*&«* '¦\u2022 \u2022 gantas^ ¦wm ¦.: \u2022 ,*' ' ->\u2022¦ '¦iv .'\u2022 \u2022\u2022\u2022 \u2022' \u2022\u2022/'¦'Jv.\u2022:\u2022 '\t\u2022\u2022\t\u2022\t;'-i: \u2022 .ISav*?: vO< (¦»\t\u2022 >'\u2022¦ V\\ w a >* > -R*.jigS ;,' .»,j: '\u2022\u2019 >.' , 3 », I !îj lijÈJ ylfc» KNS ar-r.\u2018^W,- A**** ;»aaife\u2018 ./ VO»»*.; a 'At- £\t\tg\tFrj\t\t\t1 s\t\t\t\t\t\tI 1 i \t\t.V.' '\t;'\t\t\tI \\ r\t\t\t\t\tI\t \t\t\t\t\t\tlÜP \tV: \t 1 1 1 I I\t1 Vni \t¦ 11 .1.1 \t T;.'^VV\t\tj .A 1 j 'A \u2019.vV\till \\\\ I JL3 VJ\t1 il! cVZJfi\trri^vlrNr IpA'\ty/i J I I \t par Léa Pétrin si 9 nr?\\ rjt?n ni ËÎMM i£l I1 ?V7-V D r l r i \u2014ci:?- -f \u2022» Dans notre monde sécularisé les communautés sont-elles condamnées à disparaître?Pères, frères et soeurs deviennent simples gens de la rue mais avec quelles difficultés! 5 LES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES du Québec survivront-elles à la sécularisation de l'enseignement et des services hospitaliers?Des milliers d'hommes et de femmes doivent, depuis deux ou trois échanger leur habit monastique pour celui de tout le monde et s'intégrer à la vie laïque.Le renouveau de vitalité et le courant de rajeunissement qu'on insuffle dans leurs rangs suffiront-ils à prévenir teur effritement?Des monastères séculaires se vident, se vendent.Leurs occupants essaiment dans des maisons ou des appartements où ils apprennent à vivre, par petits groupes appelés \u201cfraternités\", une vie autonome comparable à celle des cellules familiales.Les uns travaillent au soutien des autres qui n'ont pas encore trouvé d\u2019emploi; il y en a qui traversent une période de recyclage; enfin, il y en a d\u2019autres qui, désorientés et angoissés, attendent.Presque tous ces nouveaux venus dans le monde du travail constituent une population, d\u2019âge moyen et d\u2019âge mûr, non préparée à la concurrence face à l\u2019employeur que sollicite maintenant une génération complète de bras jeunes et de cerveaux formes aux impératifs d\u2019une technocratie envahissante.C'est une population qu'un régime strict d\u2019obédience avait privée de toute initiative personnelle et à qui on dit maintenant de se trouver du travail.Et cela se produit durant une pé- riode où le chômage sévit dans la plupart des secteurs où religieux et religieuses pourraient le plus facilement s'insérer.\u201cLes problèmes des communautés sont très aigus\u201d, dit l'abbé Claude Vcrmettc, directeur général dp Centre interdisciplinaire de Montréal, organisme qui se consacre à l'orientation professionnelle des prêtres et des religieuses.Cet organisme n'aurait même pas été jugé utile, il y a dix ans.Aujourd\u2019hui il est une nécessité, non seulement à Montréal mais dans plusieurs centres du Québec.\u201cJe pense que certaines communautés de religieuses vont mourir, dit-il, à moins qu\u2019elles ne découvrent un nouveau style de vie qui réponde aux besoins actuels.\u201d Quelle est l\u2019ampleur du problème?On pourra en avoir une idée lorsque l\u2019on saura que, dans une seule communauté d'hommes, presque les deux tiers des membres sont inactifs.! L\u2019université Laval a établi que, déjà en 1965, dans le seul secteur public de l\u2019éducation, le personnel religieux ne représentait plus au Québec que 18 p.c.du personnel total enseignant, soit 9 447 éducateurs sur 52 021.En 1945, les chiffres correspondants étaient respectivement de 49 p.c., soit 11 383 éducateurs sur 23 206.Chez les femmes, la proportion des religieuses était de 18 4 p.c.en 1965 contre 44.5 en 1945.2 -24 janvier 1170 ( sù\\;\u2022 \u2019v.' *1 ' V^N ££S*>\" ra onor^ n.ranf?nr?s-VitL0] Ü13 JJ-lT U Photos Denis Plain \u2014 Perspective \\v\\w /*\tJS2?* A* «»¦ TSÏ J**\t\u2019 m I IB ,7\u2018 *« *a ***** ¦* S'?ft -~: - *« :*1PV stsSS \u2022v-\\ Dans la métropole, les coupes ont été aussi brutales.A la C.E.C.M., en dix ans, on voit la moitié moins de religieux, alors que le corps enseignant double en effectifs.Dans les institutions privées, depuis cinq ans, près de 50 p.c.moins de religieux enseignants, tandis que le nombre de laïcs reste le même.Dans les C.E.G.E.P., les premières baisses notées laissent appréhender que la coupe sera aussi radicale.Les enseignants n\u2019ont pas été touchés également, ni les communautés, fait remarquer le R.P.J.-Chs Laframboisc, o.m.i., directeur de l\u2019Office des religieux de l\u2019archidiocèsc de Montréal.Le père Laframboisc hésite à voir dans cette situation un problème global.Il s'agit plutôt de problèmes personnels, croit-il, ces difficultés se présentant de la même façon chez les laïcs.Il s\u2019agit, selon lui, d\u2019une question de tempérament, d\u2019âge, d'adaptation.Pour sa part, dans une lettre mensuelle aux membres de sa communauté, le supérieur provincial des pères de Sainte-Croix n\u2019a aucunement minimisé le problème: \"Nous sympathisons avec quelques confrères qui (.) éprouvent beaucoup de difficulté à trouver un travail épanouissant et utile .Je félicite ceux qui se mettent volontiers au service de eq prêtres séculiers ou des confrères à titre de rem- plaçants ou d\u2019aides occasionnels.D\u2019autres acceptent des tâches plutôt matérielles, sans pour autant croire à la déchéance de leur sacerdoce ou de leur état religieux.\u201cCeux-là sont moins heureux qui parviennent mal à trouver une nouvelle forme d\u2019activité, surtout après une longue période de travail en éducation.J\u2019ai la certitude qu'ils n\u2019ont pas toujours raison de craindre le plongeon.C\u2019est bien de plongeon qu\u2019il s\u2019agit.\" (Lettre du 8 mai 1969).Trois événements importants se sont produits depuis deux ans, provoqués par ce malaise au sein de la population religieuse.Les trois sont é-troitement reliés au problème de la sécularisation de l\u2019enseignement et de l\u2019hospitalisation.Il y eut d'abord, en mars 1968, le grand congrès des religieuses de Montréal.Ç\u2019a été une rencontre encore jamais vue à Montréal ou au Canada: 6 000 religieuses, bousculées par les changements sociaux et religieux, et rapprochées par le besoin collectif de redéfinir leur engagement au sein de l'Eglise de Vatican 11 et, plus spécifiquement, dans l\u2019Eglise nouvelle telle qu\u2019elle voudra exister dans la métropole canadienne.On n\u2019a pas discuté unique-men)~ïlu problème de la sécularisation dans ses implications les plus matérielles et les plus immé-jiirfes, mais, dans presque toutes les conférences prononcées, on sentait la présence de grandes préoccupations sous-jacentes réclamant des solutions à brève échéance.Le second événement, moins spectaculaire mais ' non moins déterminant, fut un congrès de l\u2019Office -.des religieuses, à Chicago, rencontre à laquelle avaient été conviées les assistantes des générales des communautés, par l\u2019intermédiaire de l\u2019Office des religieux de Montréal.Cela se passait deux mois seulement après le premier congrès.v A cette réunion outre-frontière, un signal d\u2019alerte générale a été donné: il était impérieux de se préparer à entreprendre une seconde carrière, immédiatement, par de nouvelles formes d\u2019apostolat; de sortir des couvents et d\u2019aller vers 3e peuple; d\u2019encourager l\u2019initiative personnelle et, surtout, d\u2019insister auprès de toutes les jeunes religieuses sur Ja nécessité de préparer, dès le noviciat, l\u2019accès à une seconde carrière.Il fallait aussi songer tout de suite à mettre -à profit les immenses ressources d\u2019énergie emmagasinées dans les communautés chez la génération des plus-de-cinquante-ans.L\u2019un des résultats immédiats de ce congrès fut la fondation du service intercommunautaire d\u2019orientation de Montréal (S.I.O.M.) Dès lors, et pour la première fois dans leur histoire, les communautés de religieuses de Montréal concerteront leur action dans un grand mouvement de sauvetage.En moins d\u2019un an, 4 636 religieuses sont approchées 24 limier 7970- 3 DEEP HEAT vous soulage des douleurs de la grippe Si l\u2019oppression, les courbatures, le rhume qui accompagnent la grippe, vous accablent, une friction au Deep Heating vous soulagera rapidement.Constatez comme la chaleur que génère le Deep Heating pénétrant fait disparaître l\u2019oppression^.vous n'éprouverez plus cette gêne respira-, toire si pénible.Déjà, vous vous sentez mieux, respirez librement et reposez paisiblement.Ce bien-être se prolongera pendant des heures grace au Deep Heating en onguent ou en lotion, à action rapide.Non graisseux.Ne tache pas.Mentholatum DEEP HEATING À CHALEUR PÉNÉTRANTE en onguent ou en lotion ECRIVE* S VP.pcmr vite wxjvti» cjtjiopf tll en fronçai» DES AUJOURD'HUI jo sruvmts variétés POUR 1970 semences stokes im i» vu oxr c*v 3223Ü NOtJVEUES ELEURS pwlttCaNntnnM RaMnteRMtilwtei SMdd« nt'j seéutes ma ptnt les meUfun \u2022\tOfiAet tfttee- Moon Shot \u2022\tUpu- Snow Cloth SoUct \u2022\tCtew Hjtnte- tUliffru» Blond T»»** Wrw T*rWr, '+#*> \u2022\u2019ll VWITNf t»* A**\tA |M late « lit A Nl | CamfiHÊ 1127.\t», it Var** »K*»* Hupfb t IpMN\tt lHMl«r.*n J PREUVE PARLE SOURIRE Il y a un côté amusant à toute chose, si sérieuse soit-elle.Semaine après semaine, Guy Fournier .en lait la preuve,^ Voir page 21.\t^ 4-14 jtnvier 1970 IfflWMMWESEMi par S.I.O.M.sous la direction de soeur Simone Nacké, s.c., qui suscite de l\u2019intérêt pour une seconde carrière, encourage les idées neuves.Quatorze grandes maisons mères s\u2019intéressent activement au mouvement; vingt-huit petits centrés sont visités.Des budgets spéciaux sont votés un peu partout pour défrayer le recyclage, favoriser les initiatives.Mais de partout on réclame de l\u2019information.Les communautés^ trouvent devant un vaste problème auquel elles n\u2019étaient pas préparées.En troisième lieu et plus spécialement pour les clercs, cette fois, le Centre interdisciplinaire, créé comme mesure d'urgence, ou presque, devant le malaise de prêtres confrontés à l'alternative suivante: quitter les ordres et s'identifier le mieux possible à la société laïque, ou bien \u201crester attachées au corps religieux tout en nous dissociant d'une certaine forme d'Eglise dans un monde qui ne semble plas faire de place à Dieu\u201d, selon le mot d\u2019un clerc dans la quarantaine qui a réussi, après dix mois d\u2019attente, à décrocher un poste assez obscur dans un C.E.G.E.P.Le Centre interdisciplinaire de Montréal, concrétisation d'un voeu formulé par l\u2019Office des religieux de Montréal, il y a deux ans, réunit des prêtres et religieux, tous professionnels, qui travaillent dans le milieu religieux, soit par le service individuel, soit par le service de groupe.Il y a.d\u2019une part, la consultation et l\u2019orientation personnelles: cas de problèmes affectifs, d\u2019incapacité de travailler, de problèmes sexuels, d\u2019abandon du sacerdoce; problèmes de foi, de pastorale, de conscience et, le plus commun, le problème du célibat.D\u2019autre part, le service de groupe, qui organise séances d\u2019études et rencontres.Quatre-vingt-cinq projets, parmi ces derniers, étaient en marche moins d\u2019un mois après l\u2019inauguration du Centre.\u201cIl y a dix ans, le climat ne se prêtait pas à la formation d'un tel centre, dit l'abbé Vermette.Depuis deux ans.on s\u2019adonne couramment à l'orientation par la psychologie et la sociologie.\u201d Quelle peut être la source du malaise qui a favorise la création d\u2019un tel centre?L\u2019abbé Vermette résume ainsi l\u2019opinion de plusieurs clercs interrogés: \u201cPour fonctionner, une société doit avoir une base constituée par des jeunes.Or, plus on va, moins il y a de jeunes dans nos communautés, d'où une population inactive de plus en plus forte.Si cette tendance continue, les communautés mourront.Je pense que certaines vont mourir .à moins qu\u2019il ne se produise quelque chose: un nouveau style de communauté, par exem- -pie, qui pourrait répondre aux besoins actuels.L\u2019un de nos projets est même de travailler à trouver ce nouveau style.Jusqu\u2019ici, on a plutôt replâtré l\u2019ancien type de vie religieuse q'ùc cherché un nouveau style.Nous ne trouverons peut-être rien de sensationnel, mais peut-être trouverons-nous certaines choses.Il se fait beaucoup d\u2019expériences.Chacune est isolée.11 n\u2019y a aucune coordination, aucune information.Nous en sommes, peut-être arrivés au point, je crois, où, ici, dans le Québec, il nous faudra accepter de n\u2019être qu\u2019une petite minorité .accepter que les chrétiens ne soient plus que dix, quinze p.c.de la population.\" Comment ce malaise est-il vécu par les individus?\u201cIl y a des personnes, dit l\u2019abbé Vermette, qui, à cause de leurs qualités personnelles, éprouvent de la difficulté à trouver un emploi.Il y a des individus qui ont des problèmes de personnalité.D\u2019autres sont exigeants, n\u2019ac-ccptent pas n\u2019importe quoi, ne veulent pas travailler ià où ib ne jouiront pas du même statut social.La plupart n\u2019ont pas été habitués à la réalité économique.Certaines communautés sont très refermées sur elles-mê- mes.Elles sont isolées xlu monde.De plus, il s\u2019agit de s\u2019introduire dans une économie de chômage.Les personnes ne savent pas où s\u2019adresser, qui aller voir, qui rencontrer.Elles ne connaissent pas les canaux de communication.De plus, l\u2019âge agit contre elles.Les jeunes envahissent le marché du travail.En certains endroits, on nourrit des préjugés contre les religieux.Il y a encore le facteur d\u2019initiative personnelle, de la facilité de se présenter.Quelles sont les voies, les offres?Le Centre interdisciplinaire n\u2019est pas un bureau de placement\u201d, dit l\u2019abbc Vermette.Et soeur Simone Nacké: \u201cNous avons d\u2019abord fait ex pression auprès des supérieures majeures et des provinciales afin qu\u2019elles mettent des personnes au S.I.O.M.Toutes ont été d\u2019accord pour allouer un budget de recyclage.Nous parlons ici pour le diocèse de Montréal, soit 11 000 religieuses, plus les frères.Nous avons parlé à 63 supérieures majeures, soit autant de communautés dont le rayonnement s\u2019étend loin hors du diocèse de Montreal.Mais comment connaître les besoins?On n\u2019a fait aucune recherche scientifique qui nous permette de les connaître\".Ainsi, d\u2019une part, des bras oisifs et des esprits disposés à l\u2019entraide, et, de l\u2019autre, des .besoins criants, pressants, dus à la condition humaine à Montréal, à l\u2019instabilité économique, à la pauvreté, à la privation chez plus d\u2019un quart de la population.Au congrès de 1968, M.Philippe Garigue, doyen de la faculté des Sciences sociales de l\u2019université de Montréal, avait exposé à l\u2019assemblée les problèmes majeurs , de la ville.Il avait invité les communautés à étudier ces problèmes, à prendre conscience du jeu des grands facteurs économiques sur la misère qui semble installée en permanence.\u201cLe jour où vous serez pleinement engagées a améliorer la condition humaine à Montréal, il n\u2019y aura plus de question sur vos activités\u201d, avait-il dit.Voilà, comme diraient les Anglais, A tall order à des maisons pieusement confinées dans des disciplines, dans des charismes circonscrits, isolées du monde.Lorsque, par exemple, des tâches aussi simples que de commander une robe ou un manteau, que d\u2019apprcter un oeuf sur le plat prennent la proportion de problèmes pour des personnes ayant passé quinze, vingt ans à enseigner, à l\u2019exclusion de toute autre besogne, on comprendra à l\u2019exclusion de toute autre besogne, on comprendra Soeur Pauline Asselin, qui donne des cours aux adultes des Habitations Jeanne-Mance, dans le centre de Montréal./ *%1UEÜW\\ ïmm.'tm Ityif't:, te$fê§'$< mm SSîV&é Cest encore V.*V ' .'*-5âfeâ ù^X&.r;v OKs *111 Oui.c'est vrai la meilleure bière au monde est brassée au Quebec.La bière Dow, apres avoir remporté en Allemagne L médaillé d'or aux Olympiades mondiales 1968 de la bière, vient d'obtenir la médaille Gambrinus\" au Concours international de Chimay.en Belgique, pour l'excellence de sa saveur et de sa qualité.en i üs& Mm \t \tlist ,-' ïl sS; avl\t\t' éOO;\tïxjS'jy*¦& ¦api\t¦MBpÉiï ¦ag,ç\t¦»; BHEk* s'ŸJSŒB\t: 'c \u2022\t\u2014'¦W-p.y'\t-ii2»5 i V \t\t¦ (t-jp\tMi 0kV^':'.\\\t .f'i r, £j«| \"¦'¦v\t(M :.ï:\tB3r>.wH\t\tm G V\tV ^OfotfP 5\t;\u2022\u2022 >\t. Formation universitaire gratuité?Salaire étudiant?Oui.Avec la formation COMPLÈTE du collège militaire, w ) Bac ès arts, en géjpie ou en sciences.Brevet d\u2019officier dans tes Forces armées canadiennes.Oui, mais après cinq années d\u2019apprentissage, de formation académique et militaire dans le cadre exigeant des collèges militaires du Canada.Bien sûr, vous aurez été logé, nourri, vêtu et même payé modestement pendant tout ce temps et vous àurez même eu un mois de congé payé par année.Ça vaut la peine d'y réfléchir.Enfin de course: un homme, un vrai! >\tS 6 - 24 Itnvier 1V0 Vous y pensez sérieusement?Alors complétez co coupon et postez-le franc de port à: Directeur du recrutement.Quartier général des Forces canadiennes, Ottawa 4, Ontario.Nom\tAgo\t I Adressa\tt\t\t } Ville\tProv.\t I Instruction (degré et prov.) _ 'J\t\u2022?\t HH facilement le désarroi qu'il peut y avoir à affronter les problèmes de l'emploi, de l'adaptation à un nouveau milieu, à une tâche toute différente! \"M.Gangue nous a exposé les besoins criants de Montréal, dit soeur Nacké, mais cela n\u2019a pas éclairé la supérieure majeure qui se dit: J\u2019ai des religieuses à placer.Personne n'a de catalogue de ces besoins.Au niveau du comité des zones (le diocèse de Montréal est divisé en vingt zones), on songe à l\u2019approfondissement de la connaissance du milieu au moyen de données scientifiques.Mais tout est à faire.\" Si l'impatience et l'inquiétude devant le besoin de trouver un travail épanouissant maintiennent un état d'anxiété, un état d\u2019animositc même chez certains qui reprochent à leur communauté d'avoir fait d\u2019eux 'des dindons gras aux ailes coupées\", on retrouve aujourd'hui dans tous les quartiers une multitude d\u2019oeuvres nouvelles, fruit de l'initiative de vaillants qui ont accepté le défi du plongeon, à tous risques.On voit une véritable floraison de nouveaux apostolats, de formes Nouvelles de pastorale.On voit des religieuses à des endroits où elles n'auraient jamais songé à oeuvrer auparavant: dans des maisons privées où elles enseignent la catéchèse à des enfants handicapés.D\u2019autres vont dans des maternelles, assister des communautés à garder des enfants dont la mère travaille.On en voit un groupe enseigner dans un hôpital anglais de Pointe-Saint-Charles à des enfants de langue française.Des religieuses âgées se rendent à domicile faire la lecture à des malades.Sur la demande d\u2019organismes tels que l'Office des religieux, l\u2019Office des oeuvres, ou à la recommandation des comités de zone de Montréal, elles prêtent leurs services aux malades, aux nécessiteux.Elles se multiplient, individuellement.D'anciens pensionnats se convertissent en foyers pour jeunes filles.Des communautés fondent des maisons pour jeunes ouvrières.Les oeuvres sont multiples et variées.Rue S.unt-Denis, par exemple, dans une résidence qui a connu les réceptions grandioses de sir Lomcr Gouin, juste au nord de la rue Sainte-Catherine, quatre religieuses de Notre-Dame ont rénové, meublé et décoré l\u2019appartement qui leur tient lieu de résidence ou, comme c\u2019est l\u2019expression.de fraternité.Deux d\u2019entre elles! enseignent à la C.E.C.M.Un troisième veille à l\u2019entretien de la maison et l\u2019autre, soeur Pauline Assclin.j qui ne pouvait vivre inoccupée, s\u2019est recruté dans le milieu des Habitations Jeanne-Mance, par sa propre initiative, trois, classes d\u2019adultes, ce qui lui a donné drpit à une rétribution de la\\C.E.C.M.La première année, elle avait donné des cours sans rétribution, mais, en septembre dernier.elle s'insérait vraiment dans la vie du quartier.\"Je crois que nous avons été bien acceptées dans le milieu \", dit-elle.Elle anime la messe à Saint-Jacques.Les demandes de toutes parts ne lui laissent aucun loisir.- Quatre groupes de cette même communauté vivent celte expérience: trois à Montréal et un à Ottawa.\u201cComme épanouissement, dit soeur Pauline, c'est une expérience valable.Autrefois, la femme qui est en chaque religieuse passait en dernier.Maintenant, nous nous réalisons pleinement comme éducatrices, comme chrétiennes et aussi comme femmes, dans un milieu donné.Cette expérience nous a permis de replacer la hiérarchie des valeurs réelles.'\u2019\t* Pour les religieuses de toute dénomination communautaire, le sigle S.I.F.(Service intercommunautaire féminin) a une signification particulière.La porte où il loge ne porte aucune identification, rue Henri-Julien, entre le boulevard Saint-Joseph et la rue Laurier.Une dame d\u2019âge mur, soeur Alexandra Gagnon, sx., y reçoit chaque jour, depuis plus d\u2019un an, des religieuses démissionnaires ou hantées par le doute qui viennent s\u2019héberger, qui pour affronter le marché du travail, qui pour réfléchir avant de faire le pas définitif, qui pour un dépannage d\u2019urgence.Pendant sa première année d'existence, le Service intercommunautaire féminin a prêté main-forte à des religieuses venues de vingt-quatre communautés différentes.Soeur Gagnon, qui le di^-\"** rige, a enseigné tout sa vie.Elle fut même dir^tnee d'une école normale.Ce travail auprès des religieuses la tient à mi-chemin entre la vie rcljgieusc et la vie laïque.Elle s\u2019en trouve comblée.- Une foule d\u2019oeuvres, de mouvements sont nés de ce bouleversement que vivent les clercs cHes religieux.Qu'il suffise de mentionner parmi eux le centre Pax, mouvement d'entraide pour alcooliques vivant dans la sobriété.Le Centre a été fondé par le père Jean, ancien enseignant.Deux autres prêtres y sont maintenant utilisés à plein temps et déjà les conseillers spirituels ne suffisent plus à la tâche.Clercs et religieux sont invités à faire le plongeon selon leurs talents et leur vocation.Et cela leur réussit, semble-t-il.Mais ne serait-ce pas un facteur d'effritement des blocs monolithiques traditionnellement confinés dans une seule vocation?\u201cL\u2019effritement de la communauté ne doit pas être une préoccupation, selon soeur Pauline Nacké.Ce qui importe, c\u2019est le travail de chacun au sein de l\u2019Eglise.Peu importe ce qu\u2019il adviendra de la communauté.C\u2019est l\u2019esprit du temps.La communauté est heureuse de se sentir ainsi ébranlée et placée devant cette situation irréversible.Nous ne reviendrons plus à cette autorité absolue où toutes les religieuses attendaient le dernier mot de la supérieure.Mais cela est encore récent.Cette dispersion aura des avantages, et pour l'Eglise et pour les individus.Car, s\u2019il y a mille religieuses qui circulent en ce moment parmi la population de Montréal en se demandant sérieusement: \u201cQu\u2019cst-cc que je fais ici parmi ce peuple de baptisés?\u2019\u2019, c\u2019est beaucoup plus précieux que d'avoir deux religieuses avec doctorat, huit grands collèges et vingt écoles normales!\u2019\u2019# .Bonhomme 9 Un genièvre de qualité supérieure qui ne coûte pas plus cher.}\t40 oz.$8.30 25 oz.$5.45 10 oz.$2.35 J.M.DOUGLAS.& CO.MONTREAL, P.Q.24 janvier 1970 Mil® BHMMYV ¦*r .) i : Je »M> Kdivik hnsnise par Jean Plassart\tPARIS \"JE N\u2019AI RIEN A DIRE, sinon que je suis heureuse! \\\tPour une actrice qui prétend se re- ^\tfuser aux confidences, Irigrid Bergman vient d\u2019en faire une d\u2019importance! ' \"Je vis maintenant en France car j\u2019adore ce pays, explique la* grande ar-v liste suédoise.J\u2019y connais la paix.Les photographes de journaux ne me harcèlent pas.Dans le village de Choiseul où nous habitons, aux environs de Paris, je ne suis pas Mme Bergman, je suis Mme Lars Schmidt.C\u2019est bien agréable .\u201d Depuis une trentaine d\u2019années déjà, la grande dame du cinémà a fait connaître aux auditoires des salles obscures du monde entier des moments, d\u2019une telle intensité qu\u2019on s\u2019explique mal, aujourd\u2019hui, sa demi-retraite.Elle en est à une troisième ou, plutôt, une quatrième carrière.La première l\u2019a menée, de ses débuts en Suède et de son mariage au docteur Peter Lind-slrom, à un terrain de travail plus vaste, celui des studios de Hollywood.Mais avec la gloire sont aussi venus l\u2019aventure .et les déboires: sa rencontre avec le metteur en scène italien Roberto Rossellini et son second ma-\u2018\triage, l\u2019Amérique qui s\u2019est détournée d\u2019elle «par suite de cette union .L\u2019Amérique lui a pardonné, depuis, mais Ingrid a trouvé la vrai réconfort près de Lars Schmidt, refaisant ainsi moralement le joint avec sa Suède natale, leur commune patrie.Du même coup, elle a renoué, à Paris, avec la Vil.mm +j* ^TTf 7 * \u2018 scène, où elle ne s\u2019était pas hasardée depuis son apprentissage de Stockholm et certains succès lointains à Broadway.\u201cCe qui compte le plus pour moi maintenant: mes enfants.Les derniers \u2014\tRoberto et les jumelles Isabel et Ingrid \u2014 vivent avec moi, jnais l\u2019aînée, \"Pia\" \u2014 Jennie Ann Lindstrom \u2014\taujourd'hui 31 ans-et elle est mariée (à un Américain, Fuller Callaway 111).Eh oui! le temps passe vite .%.\u201cComme moi, ils aiment le cinéma.Je choisis avec grand soin les rôles qu\u2019on m\u2019offre.La vague d\u2019érotisme qui déferle sur film m\u2019effraie.Où va-t-elle s\u2019arrêter?- \u201cJe viens de tourner le rôle d\u2019une vieille fille dans Cactus Flower.J\u2019aimerais retrouver de grands metteurs en scène et participer à des films de classe.Hélas! je suis comme toutes les comédiennes: entre 40 et 55 ans, on ne nous propose rien d\u2019intéressant Après, on nous fait jouer le plus sou-i vent les grand-mères!\" Ingrid Bergman \u2014 pardon!.Mme Schmidt \u2014 a un tic: die tire constamment sur le bas de sa jupe.\u201cJe n\u2019aime pas la mini-jupe, sauf pour les bambines, avoue-t-elle.Je fume, mange et bois normalement, sans avoir jamais suivi de régime.\u201d Sa taille, en effet, n\u2019a pas beaucoup changé depuis l\u2019époque où elle remportait\u2014 par deux fois, en 1944 et en 1956 \u2014 les Oscar de l\u2019Académie américaine des arts cinématographi- ques.On peut ignorer pour quels succès en particulier, tant sont nombreuses les oeuvres où elle a, prestigieuse-ment, tenu la vedette: Intermezzo, qui la révélait en 1939, Casablanca, Pour qui sonne le glas, Gaslight, les Cloches de Sainte-Marie, la Jeanne d'Arc où Rossdini l\u2019a dirigée, The Inn Of The Sixth Happiness .\"Mes loisirs?condut-elle .J\u2019aime avant tout lire et aller au théâtre, surtout quand c\u2019est mon mari qui est le producteur du spectacle.\"® *\u2022; - ;; r* jÉ£ÉÉi& Q Allons, petits museaux espiègles, regardez bien.On nous apporte du Dr Ballard, la nourriture qui nous fait ronronner de contentement par sa saveur.Poulet, boeuf et foie ou poisson entier.le régime complet, parfaitement bien équilibré, riche en vitamines, minéraux et protéines.Le Dr Ballard a créé cette nourriture pour tous les chats, les petits comme vous et les grands comme moi, qui tiennent à leur grâce, leur beauté félines.Allons, mes amours, mangeons.et attention, hein, pas de pattes dans les plats./LP a iXJ» CUt ICO 'tLs.r-;lme complet G?\t\u2018 \u201cü ! dans la jolie boite «S.J\t.\t- POUR CHATS 8-24\t1970 ïssii ïmm .'K.?.'»» f'-.-V-rV; mm JgS*i iHMffï mis?Ü$Ülv* >S
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