Le soleil, 27 août 1975, Cahier E
[" Crise \"épouvantable\" dans le port de Québec par André OUIMET L* port de Québec pas.se présentement par une crise \"épouvantable\", selon le président des employeurs maritimes, en partie à cause de la situation économique mondiale mais surtout à cause de la grève des employés des mines d'amiante à Thet ford Mines.\"C'est mauvais partout cette an- née, mais le port le plus frappé est celui de Québec\", a déclaré Arnold Masters au SOLEIL.Le volume de marchandise aurait en effet baissé de plus de 50 pour cent en comparaison à l'an dernier et même s'il est \"à peu près impossible de prédire l'avenir dans le monde des affaires maritimes\", tout dépendrait de la grève de Thetford Mines, qui dure depuis la mi-mars.Entretemps, les 475 débardeurs de Québec sont protégés par une nouvelle clause de sécurité d'emploi obtenue suite à la grève de six semaines du prirftemps dernier: ils ont 35 semaines de salaire garanti, plus 17 semaines durant lesquelles l'association des employeurs leur paye la différence entre leur salaire \u2014 d'environ $250 par semaine \u2014 et ce que leur verse l'assurance-chômage Le résultat de cette entente avec les débardeurs et du manque actuel de travail mènera inévitablement à une hausse des prix de manutention dans le port de Québec, selon M Masters.Et cette augmentation devrait réduire encore plus le volume de commerce puisque les compagnies maritimes cherchent déjà des alternatives aux ports de Québec et Montréal à cause des nombreux conflits ouvriers qui ont souvent paralysé le commerce maritime depuis quelques années \"La situation n'est pas rose\", d'ajouter M.Masters, quoiqu'il y ait une lueur d'espoir d'une certaine reprise à l'automne.Le port de Québec voit normalement passer plus de 150,000 tonnes d'amiante par année, ce qui constitue son plus important cargo, et l'on estime que la crise actuelle durera aussi longtemps que la grève à Thetford Mines.De plus, les débardeurs n'ont toujours pas signé leur contrat de travail, retournant au travail seulement après que le parlement fédéral les eut forcés à terminer leur grève et que les cours les eut menacés d'amendes sévères, ce qui pourrait mener à d'autres arrêts de travail, s\u2019il leur reste du travail.LE SOLEIL QUEBEC, MERCREDI 27 AOUT 1975 l'économie Pâtes et papiers Grève possible dans tout le Québec par Marc LESTAGE Environ 15,000 trava.Heure de l'industrie des pâtes et papiers du Québec s'apprêtent à prendre un vote de grève et à joindre éventuellement leurs confrères de la compagnie Abitibi Paper de Beaupré, en grève depuis une semaine.Tous ces travailleurs sont membres du Syndicat canadien des travailleurs du papier qui regroupe 55,000 membres au pays.Presque tous tenteront de renouveler leur contrat de travail en 1975.Le mouvement a débuté dans l'Ouest, il y a quelques mois.12,000 syndiqués du SCTP sont déjà en grève en Coloie-Britanniqu I,e nombre de grévistes pourrait atteindre les 50,000 à la mi-septembre.Québec Au Québec, seuls les syndiqués d'Abitibi à Beaupré ont déjà déclenché leur grève.Des votes seront pris cette semaine dans plusieurs autres usines du Québec.Les ouvriers de Maclaren à Buckingham ont voté lundi.Ceux de E.B.Eddy de Hull ont fait de même, avant-hier.Les ouvriers de Québec North Shore de Baie-Comeau votent aujourd\u2019hui.Ceux de la compagnie de papier Reed à Québec (ex-Anglo-Pulp) voteront demain.Pou les employés de Domtar à Dolbeau, le scrutin doit avoir lieu vendredi.Les scrutins secrets tenus dans ces établissements seron compilés simultanément durant la fin de semaine.Les travailleurs de ces usines forment un mini-bloc de négociations.En fait, les usines de Québec, Baie-Comeau, Dolbeau et Buckingham ont acquis le droit de grève legale depuis le 23 août dernier, selon M.J.L.De Carufel, vice-président du syndicat canadien.Les travailleurs du SCTP, pour qui la grève paraît plus imminente chaque jour, ont aussi multiplié les démarches depuis quelques semaines afin de se constituer un fonds spécial de grève.Une proposition du trésorier de la centrale, M.Buchanan, est actuellement soumise à l'approbation des sections locales du syndicat dans tout le pays.Elle prévoit que les travail- leurs vont verser volontairement une somme équivalente à une heure de travail par semaine ($5.70) par membre dans un fonds spécial jusqu'au règlement de tous les conflits prévus.Il est encore beaucoup trop tôt pour prévoir ce que l'initiative va vraiment rapporter.Il semble cependant que les premières réactions des membres seront très favorables à la proposition syndieale.Compte tenu que le SCTP compte actuellement près de 12,000 grévistes en Colombie, plusieurs centaines en Ontario et qu'une usine est aussi en grève au Québec, on ne peut compter que les contributions aux grévistes seront importantes.Elles pourraient cependant atteindre de $20 à $30 par semaine selon M De Carufel, si l'enthousiasme des premières semaines se maintient.Cette allocation est la seule forme de revenus que les syndiqués peuvent espérer.En effet, leur syndicat a rompu ses liens avec le syndicat international américain il y a environ un an.L'étape de la réorganisation n'a pas encore permis au SCTP de se donner un fonds de grève.y - ¦\u2022\u2022-N safer yVK.wmm P» '«Tiff ' ¦ ; , r.ÿ i& a ïÜüSi' *¦ iyjgiy iit!»p Le fabricant de cercueils, parent pauvre de I'industrie tenant à des intérêts ontariens la compagnie Dominion Manufacturers.qui a acheté la compagnie trifluvienne vcilà quelques années.C'est la seule tache au bastion de cette industrie scrupuleusement québécoise.re de l'Association des fabricants de cercueils.M.Robert Charon de la firme Dufresne, Mc Lagen Dai-gneault.Les manufacturiers québécois sont lucides.Actuellement, ils détiennent 50 pour cent du marché canadien Cette proportion risque de diminuer si les Américains poursuivent leur invasion.La compagnie Girard et Godin est actuellement aralysée par une grève.Les syndiqués de l'Union internationale des rembourreurs d'Amérique tentent d\u2019y décrocher de meilleurs salaires.La maison Girard et Godin sait très bien qu'elle sert de cobaye.Toutes les autres usines québécoises de cercueils où il y a un syndicat doivent négocier avec l'Union internationale.Les conditions qui seront obtenues à Trois-Rivières vont servir de patron aux autres négociations à venir cette année.Mais le syndicalisme ne repré-sentepas la principale menace pour l'industrie québécoise du cercueil.D'ailleurs, la plupart des ouvriers des petites usines n'ont pas encore d\u2019accréditation syndicales Importation Ce qui préoccupe présentement le plus important des industriels de ce secteur, ce sont les importations de cercueil en métal en provenance des Etats-Unis.\"Les Américains font du dumping \", affirment ces hommes d'affaires.La statistique fédérale n'apporte guère de lumière sur ce problème.Elle indique seulement une augmentation toujours plus importante des importations américaines d\u2019année en année.\"Personne ne sait où cela va s'arrêter\", commentent le secrétai- L'arme préférée des Américains est le cercueil de métal à la fois plus facile à assembler et moins dispendieux que les cercueils de bois, dont la fabrication exige beaucoup de temps et une main-d'oeuvre spécialisée.Les Américains utilisent tous les moyens pour convaincre la clientèle canadienne.Ils ont même généralisé la méthode de vente par consignation.Cela représente un avantage certain pour les directeurs funérailles qui n'ont plus à investir beaucoup d'argent pour meubler leur salle de démonstration.Les manufacturiers québécois peuvent accorder des consignations.seulement à leurs meilleurs clients.Réaction Heureusement, il semble que la clientèle va continuer de maintenir son intérêt pour les cercueils de bois encore plusieurs années.Le danger d'une substitution est malgré tout très présent.Certaines entreprises d\u2019ici ont résisté à l'agression américaine par la fabrication de cercueils en métal.C'est le cas de l\u2019entreprise Cercueils de Lévis qui opère depuis environ un an sur la rive-sud de Québec.Ce nouveau marché pose cependant un bon nombre de problèmes techniques qu\u2019il faudra surmonter.L'industrie du cercueil IMPORTATIONS unités PRODUCTION! $.000 \tQuébec\tCanada\tQuébec*\tCanada 1970\t907\t3,196\t72,800\t145,599 1971\t1,045\t21908\t73.750\t147,511 1972\t1,000\t2,414\t73,635\t147,271 1973\t1.282\t5,244\t76,385\t152,771 1974\t1,783\t7.983\tnon disponible\t U Solrll.Kjvnald Lmk Quatre usines de fabrication de cercueils fonctionnent dans la région de Quebec.par Marc LESTAGE Très artisanale, la fabrication québécoise des cercueils enregistre la marge de profit la plus maigre de l'industrie manufacturière canadienne, soit près de un pour cent.Comme plusieurs autres secteurs du bois ouvré, cette industrie s'est développée beaucoup plus rapidement au Québec que dans les autres provinces canadiennes en raison de la proximité des provi-sionnements de bois.La majorité des 16 usines de fabrication de cercueils du Québec fonctionnent de façon très traditionnelle.Elles appartiennent généralement à une famille qui en assure ia gestion de père en fils depuis quelques générations.Très peu \"d'aventuriers\" arrivent à y survivre.Les statistiques de l'Association des manufacturiers de cercueils du Québec sont révélatrices à ce sujet.Comme aujourd'hui, il y avait environ 16 entreprises de ce genre au Québec il y a 20 ans, rappelle M.San Boulanger, propriétaire de Cercueil Atlas de Victoriaville.Quelques compagnies ont depuis été créées.D'autres sont disparues.Dans l'ensemble toutefois, le portrait de l'industrie a très peu changé.Ceux qui détenaient le gros de la clientèle, il y a 20 ans, occupent encore leur place aujourd'hui.Le plus important manufacturier, Girard et Godin de Trois-Rivières, le Les compognies traditionnelles Thonol Inc.et Cercueil Bemier de Saint-Edouord de Lotbmière ainsi que Lacroix et Pib de Soint-Antoine-de-Tilly subissent la concurrence de\t«Québec (approximativement 9M de la production canadienne) Cercueil de Lévis qui o opté pour les caisses de métal.ï 4 t \u2018J I t E 2 Quebec, te Soleil, mercredi 77 août 1975 Moniteur Dente L'Homme Le ministère des Communications du Québec a le plaisir d\u2019annoncer la nomination de monsieur Denis L'Homme au poste de directeur général adjoint à la direction générale des Télécommunications.Monsieur L'Homme est titulaire d'un baccalauréat en génie de l'Université McGill, d\u2019un baccalauréat en sciences commerciales de l'Université d'Ottawa de même qu'une maîtrise en sciences économiques également de l'Université d'Ottawa.Monsieur l'Homme possède une vaste expérience en communications, plus particulièrement les télécommunications, tant comme gestionnaire que comme spécialiste dans les secteurs de l'économie et du génie.En plus des quelque quatre (4) années que monsieur L\u2019Homme a passées au service des forces de l'air du Canada, ce dernier a oeuvré pendant plus de sept (7) ans dans la fonction publique du gouvernement canadien.A son départ en juillet 1974, monsieur L'Homme avait la charge des plans et de la politique en matière de réseaux de télécommunications pour la région formée par l'Onario et le Québec.Il a dû en conséquence concevoir, coordonner et mettre à exécution des projets reliés au développement des télécommunications dans cette région.Depuis juillet 1974, monsieur L'Homme était conseiller -cadre à la direction générale des Télécommunications et avait à ce titre pris la charge du groupe de travail que le Comité interministériel sur la téléinformatique avait formé en vue d'élaborer une politique de téléinformatique pour le Québec: il avait aussi dirigé pur intérim le Service de développement des média pendant près de six (6) mois.Dans ses nouvelles fonctions, monsieur L'Homme continuera de diriger le groupe de travail sur la téléinformatique et sera en plus appelé à prendre en charge certains dossiers d'élaboration de politique, dossiers nécessitant une collaboration avec des organismes externes au gouvernement du Québec ou avec d\u2019autres ministères.0»\t155\t155\t155\t-15 W«n \u2022\t1»\t513%\t13%\t13''2\t?% Wall o\t1455\t531%\t31%\t31%\t- % Wntctt\t2»\t$»%\t»%\t»*2\t+ % Weitflrt\t3»\t5H%\t11%\t11%\t ZoHrn\t70425\t$5*1\t5%\t5*4\t+ % l*bon\t10»\t»\t»\tK\t-4 Second groupe d industries Com Hold 2600 75 70 70 -10 CowM 41 700 745 745 245 -55 f M$d\tInd\t150»\t21 21\t21 -1 Proffer\t\t10»\t25\t25\t25 Sexor\t\t69»\t200 200\t2» +155 SXl\tDo\t40»\t1% 1% 1*2+ %\t Mines ef Pétroles Abmb Aib\t4»\tIX\tIX\tIX\t AcroR ltd\t18»\t26\t76\t26\t-7 Anog SB\t10»\t3\t3\ti\t Bouc R«\t995\t$10%\t9%\t9*4\t- H \t10»\tX\tX\tX\t-4 Cad.1 Et\t149»\t1»\t82\t87\t-18 C louano\t10»\tX\tX\tX\t-7 Dumont\t10»\t12\t12\t12\t+2 Dyn Mn\t34»\t92\tX\t«\t Fat» Mol\tS»\t335\t335\t335\t-10 Gape 0\t14»\t238\t235\t235\t-5 Golde*\t27»\t45\t42\t«5\tAl Gold Hk\t45»\t21\t18%\t21\tAl Joub\t20»\t14\t14\t14\t?2 K «no\t2»\t205\tX!\t2JI\t ladubor\t20»\t51\t51\t51\tAl lynx CE»\t103»\t145\t135\tIX\t-3 Mcdn m\t00»\t75\t70\t74\ta4 Monvd\t10»\t»\tX\t21\t Mmexah\t15»\t10\t10\t10\t +4\t.- - - - ¦I V\t30»\t5\t4*1\t4% ?1%\t N Jobe\tK»\t43\t48\t48\tAl N Invo\t65»\t«2\t«0\t40\t-3 Notât»\t10»\t21\t71\t21\t-5 N4 4»\t30»\t61\t68\t68\t N4 lote\t165»\t73\tX\t73\ta3 Phoetw\tXO\t2»\t2»\t2»\t*» Sui404tn\t16»\t33\tX\tX\ta3 *,ny 4got\t45»\t51\t»\tU\t*3 Sri Stock\t50»\t41\t45\t«5\t-4 S 0mW*\t30»\t5%\t5%\t5*4\t W O Mo\t30»\t21\t71\t71\t?1 t Cours transmis par la Pressa Canadienne Tit rds\tOFF.Odm.Membres de I ACFM Amer Grth\t4 10\tIpvfflfef Rrfup\t Cdn Gas Eo\t11.36\tyGroxrth\t11.17 Cdn Sec Grth\t413\tykuemtnl\t5.14 Cdn Trusteed\t437\tyJopcn\t796 Corp Invest\t529\tyMortgog»\t485 Corp fnv Stk\t4 X\tyMutuoI\t503 Gcnrth Eq\t5 X\tyietirmm\t529 Japan\t673\tyfrovid Mut\t«79 Special All (MfdiM\t241 Ir\tjPro*é Sfb Id ht BA\t417 Ul Compound Drvidend\t521 5.47\tpiiml Igvgfl Canada Cum\t1 Or 4» Northern En\t3»\tCanodo Grth\t492 Revenue Grth\t377\tPU Bps\t3» VenKae\t2 47\tPU Set Int\t521 4000\t367\tTour»\t331 Cebit Bollock\tIr\th* tl ton\t7 28 Arrohmd\t1 II\tAmencom\t Cf\t431\tC another\t6» Ejftt fifMp\t\tle»ro«»e\t572 Comnwhh\t1246\tPrrmt MU\tUl Growth\t803\terwmaiaf\t hcome\t«a\tGrowth\t5 51 Irterntnl\t553\tIncome\t49» leverage\t3»\tUmgi mi\t0» Veotie»\t271\tAmer ton\t7» Vèng Sur&tt Ira\t5.00 *\tCanad»
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