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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Références

Le soleil, 1975-05-31, Collections de BAnQ.

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[" Ele SOLEIL I\tQUEBEC.SAMEDI 31 MAI 1975 gs) m < ii jt MàHàL: RESSnUFTCES - M \\ « V / E 2 Québec.U Soleil, tomedl 31 moi 1975 \u2014-\u2022 -vVrr/ te pétrole Page publicitaire La crise du pétrole, un mythe?Pour tenter de démystifier U pseudo-crise du pétrole que nous vivons.Le SOLEIL s rencontré RL Antoine Ayoub, professeur titulaire d Economie i l'Université Laval et chef du groupe de recherche en économie de T énergie (GREEN).Il répond à nos questions.La crise.Selon le professeur Ayoub, il n y a pas eu et il n'y a pas de crise physique, pas de pénurie de pétrole comme telle: il y a eu réveil.car tous calculs effectués, le pétrole existant actuellement pourrait suffire avec notre taux actuel de consommation, une cinquantaine d'années, et chaque nouvelle découverte vient reculer d'autant la menace de pénurie.Le réveil fut provoqué par la hausse des prix du pétrole, hausse subite qui permet de rentabiliser de nouvelles découvertes qui ne seraient pas exploitables autrement.Cette hausse n'est pas la conséquence de l'embargo des pays arabes \u2022 l'embargo fut seulement l'événement catalyseur qui l'a précipitée: la preuve en est fournie par l'Iran, qui n'est pas un pays arabe, et qui est à la tête des pays qui revendiquent la hausse des prix du pétrole, et par le fait que les prix n\u2019ont pas baissé une fois l'embargo terminé.Cette hausse est due à la volonté des pays producteurs qui se sont concertés à l'intérieur de l'OPEP, de 'S reprendre le contrôle de cette ressource naturelle et pour rattraper le retard accumulé au cours des 10 années précédentes.Le professeur Ayoub fait remarquer que de I960 à 1970, le prix du pétrole, non seulement n'a pas monté, mais qu'il a même baissé en dollars constants pendant que le prix des autres produits manufacturés augmentait énormément.Ce qui a amené comme conséquences que le pouvoir d'achat des pays producteurs s'amenuisait devant une ressource qui est, en plus, non renouvelable.D'où la thèse de fixer les prix au niveau des coûts des produits substituts, soit ce qu'il en coûterait pour l'énergie nucléaire, pour les shistes bitumineux.Si le pétrole avait vu ses prix monter à chaque année pendant ces 15 dernières années, comme ceux des autres produits, il n'y aurait pas eu \"crise\": le fait est qu'on a rattrappé le retard d'un seul coup.La politique énergétique des Etats-Unis de vouloir être autonome dans leurs approvisionnements (la hausse des prix mondiaux favorisant cette volonté d'indépendance) n'est pas non plus étrangère à cette \"crise\".Le conflit d'ailleurs se situe sur le niveau de la hausse et non sur son principe: la thèse Kissinger veut un plancher d'environ $7, la thèse Iranienne, une indexation sur un indice composé des prix des vingt principaux produits manufacturés et matières premières, ou encore qu'on établisse les prix selon le coût des sources alternatives (thèse algérienne.) Influence du prix du pétrole sur les produits manufacturés Le professeur Ayoub considère qu'il y a des gens qui exagèrent pour diverses raisons qui n'ont rien à voir avec les faits et que l'influence du prix du pétrole sur la hausse du prix des produits manufacturés est un mythe.Sans dire que cela n'a pas eu d'effets sur l'inflation, on peut avancer, selon des études réalisées dans les pays industrialisés, que cette hausse n'est responsable que de 1 à 2% de la hausse générale des prix.L'inflation sévissait avant la hausse des prix du pétrole, et les pays producteurs demandaient cette hausse pour compenser justement les pertes subies par l'inflation.Tout économiste sait d'autre part que la hausse des prix du pétrole est venue une seule fois et l'économie s'est depuis ajustée tandis que l'inflation est, par définition, une hausse soutenue des prix.Evidemment, la hausse n'a pas été répartie de façon égale entre tous les dérivés du pétrole, comme c'est affaire de demande et de contrôle exercés par les pays consommateurs.De toute façon, on peut affirmer que les grandes compagnies pétrolières n'ont pas eu à subir de pertes suite à cette hausse, bien au contraire, comme elles les ont répercutées parfois plus que proportionnellement sur le consommateur quand les gouvernements n'exerçaient pas de contrôle sur les prix de vente.Pour conclure ces considérations, les prix actuels du pétrole ne peuvent baisser que devant deux situations, soit par l'éclatement de l'OPEP ou par des accords particuliers entre pays producteurs et pays consommateurs pour stabiliser les prix à leur niveau actuel.Selon le professeur Ayoub, il ne faut ni s'étonner ni s'indigner du fait que l'OPEP soit un cartel de producteurs: tout le développement des pays industrialisés s\u2019est fait selon le même schéma, et les pays producteurs de pétrole ont bien appris la leçon.Le pétro-dollar Un autre mythe qui mobilise l'opinion par ses aspects sensationnels plus que réels, c'est celui du surplus de pétrodollars, d'arabo-dollars.La hausse des prix du pétrole a en effet permis aux gouvernements des pays producteurs de récupérer une grande partie de cette hausse dans leurs caisses, récupération qui est en somme un transfert assez important de capi- mbmm y y Montréal a été bâti à la campagne.A Montréal, il y a toutes sortes d\u2019étés.Celui de la \u201ccampagne montréalaise\u201d: le Mont-Royal, l\u2019Ile Sainte-Hélène.le Jardin Botanique, le Jardin des Merveilles et des lacs tout autour.Et puis il y a la grande foire: les magasins de la rue Sainte-Catherine, vendredi soir sur la Plaza Saint-Hubert, les petites boîtes du Vieux-Montréal, Terre des Hommes, la Ronde.Venez goûter à l\u2019été des Montréalais.Le Québec est grand, ça prend des ailes pour le voir.Vers Montréal: 8 vols par jour en semaine.Vols pratiques à 8 heures et 18 heures.Cartes de crédit acceptées.taux d'un groupe de pays (les consommateurs) vers un autre (les producteurs).Or si l\u2019on considère l'ensemble des pays de l'OCDE (Europe, Japon, E.-U.), la somme des transferts effectués vers les pays producteurs ne représente que 2W%> du produit national brut du total des pays de l'OCDE.Un tel transfert ne représente donc pas, théoriquement, de problème économique insoluble.Là où il y a problème cependant, c'est lorsque le déficit, et donc le transfert, n'est pas réparti égalitaire-ment entre tous les pays consommateurs, ce qui fait que la France peut ainsi se retrouver déficitaire à 10% de son PNB alors que les E.-U.ne le seront que de 1%.Ces problèmes n'existeraient pas si les pays producteurs répartissaient l'investissement, ce qu'on appelle \"leurs surplus\" selon les déficits respectifs des pays consommateurs; mais ces pays, comme tout investisseur rationnel, investissent là où ils espèrent un taux de rendement élevé pour leurs capitaux et où les risques sont faibles.De plus, à cause d\u2019un tas de relations politiques et historiques, ces pays (qui ne sont pas seulement des pays arabes) préfèrent investir prioritairement aux Etats-Unis et en Angleterre et ensuite au Japon et en Europe, comme le prouvent les accords impor- tants qui ont été signés entre les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite et l\u2019Iran.Mais le mythe suprême du pétro-dollar, c'est que, considérée régionalement au niveau des pays arabes, on voit bien que la répartition du pactole pétrolier à l'ensemble du monde arabe (120 millions de personnes) donnerait un per capita de $120 par personne par année.Donc les arabes ont beaucoup de possibilités d'investir chez eux.S'ils ne le *ont pas, c'est pour des raisons politiques et parce que les états producteurs à faible population privilégient leurs fonctions financières au détriment de l'ensemble des autres pays arabes oui n'ont pas de pétrole et qui sont obligés d'aller quémander des prêts pour leur développement Le professeur croit que la solution au recyclage des soi-disant pétrodollars serait un schéma triangulaire, c'est-à-dire que les pays arabes producteurs à faible capacité d'absorption fassent des prêts ou des dons massifs aux pays non producteurs qui, eux.augmenteraient ainsi leurs importations des pays industrialisés.La position du Québec et du Canada La politique de prix unique pratiquée par le Canada à la grandeur du pays est, à court et moyen terme, une politique favorable au Québec dans la mesure où, n'étant pas une province productrice, il se trouve subventionné pour pratiquer des prix internes de beaucoup inférieurs au niveau mondial, mais cette politique ne résout pas pour autant le problème et la sécurité des approvisionnements pour les 10 prochaines années, problèmes qui doivent être au premier plan des préoccupations du Québec suite à l'évolution de la situation pétrolière internationale et à la mise-en-cause du rôle tenu par les sociétés multinationales.En conformité avec les projets grandioses mis de l\u2019avant il y a deux ans (super-port, complexe pétrochimique.) il est vital de s'assure une ou des sources d'approvisionnement sûres pour au moins la prochaine décennie.A ce sujet, le pétrole de l'ouest, par le pipe-line Sarnia-Montréal, ne peut présenter une alternative complète puisqu'il ne peut représenter qu'un approvisionnement partiel du tiers de la consommation québécoise.Il ne fait aucun doute, d\u2019autre part, que les provinces productrices comme l'Alberta paient le coût du fédéralisme en acceptant de vendre leur pétrole à un prix très inférieur au prix international.delacoui aux levres.(ou des ressources aux réserves.) Quant au gouvernement fédéral, de conclure Antoine Ayoub, il lui semble urgent pour le Canada de hausser le prix interne du pétrole au prix du pétrole international pour obtenir des profits qui serviraient à la recherche de sources substituantes pour ainsi consolider son indépendance, et que la politique d'exportation à l'égard des Etats-Unis devrait être revisée d'une façon plus drastique encore, suivant un juste calcul des coûts et bénéfices à long terme entre exporter aujourd'hui ou acquérir l'indépendance énergétique à brève échéance.Il est manifeste, à la description des intérêts contradictoires des provinces productrices et consommatrices, qu'il y a toute une zone de contradiction qu'il faut essayer de réduire, non seulement par des études ou des recherches très poussées, mais aussi par une volonté commune de vouloir poursuivre des objectifs qui ne s'annulent pas mutuellement.Or on peut s\u2019interroger sérieusement sur l'état des recherches dans ce domaine, lesquelles semblent loin d'égaler les performances politiques de récentes confé-rences fédéraleS-provinciales.Propos recueillis par Robert Fleury pour le Service de la Promotion -> EXPLORATION\tVALORISATION\tTECHNOLOGIE\tFAISABILITE\tAMENAGEMENT\t ressources ou gite minéral\tdétermination des qualités et quantités\trecherche des méthodes d'extraction et de concentration\tétude des coûts et du marché, calcul de la rentabilité\tréserves ou gisement minier\tA RESSOURCES 10 20 30 50 60 70 1966 MILLIONS J\tDE TONNES Bickerdiko / nickel Saint-Honoré / niobium, terres rares Louvicourt / cuivre Louvicourl LOUVEMI / cuivre 71 72 73 A Bickerdike SOMEX /nickel f\\ iles-de-la-Madeleine / sei 74 ?Saint-Honoré .V'OSFC/niobium A 75 76 Bousquet / or I Louvicourt LOUVEM Il / zinc f\\ 77 Bousquet SIL VER STACK /] /or L_I n 781 M- y y Iles-de-la-Madeleme SELEINE i ; sel, potasse (?)\t/ | -1-1-i- 1\t2\t3\t40 RESSOURCES ou gîte minéral: amas minéralisé dont l'évaluation préliminaire est prometteuse.RESERVES ou gisement minier: amas minéralisé dont la qualité, la quantité et la valeur peuvent justifier l'ouverture d une mine 60 70 RESERVES MILLIONS DE TONNES Z] SOQUEM 2406.Quatre-Bourgeois.Sainte-Foy.Québec G1V 1W5 / Tel (418) 658-5400 / Télex 011-3421 / Québec, U Soleil, samedi 31 mai 1975 E 3 l'énergie Page publicitaire r L'énergie et la politique François GAUTHIER, économiste et chroniqueur (collaboration spéciale) Un des faits marquants des dernières années a certes été la politisation de l'économie, c'est-à-dire cette propension des gouvernements à intervenir de façon de plus en plus fréquente et de plus en plus mordante dans presque tous les secteurs de l'activité économique.Que ces initiatives aient été justifiées ou non, un fait demeure: dans presque tous les cas, ces dernières ont baigné dans un climat qui a davantage contribué à aider la cause des politiciens qu'à favoriser une meilleure compréhension des problèmes réels.La politique, on est tenté de l'écrire, c'est une activité de camouflage et de mépris éphémère des forces économiques comme en témoignent les tentatives aussi héroïques que malsaines de masquer le \"vrai\u201d prix du pain, du lait, des hydrocarbures, etc.A terme, l'Histoire l'enseigne éloquemment, la politique doit s'adapter aux réalités économiques car la montée séculaire des coûts est plus puissante que l'opportunisme du moment.C'est sans doute dans le do- maine des ressources naturelles que les interventions politiques ont été les plus évidentes au cours de la dernière année.Et plus encore dans le domaine de la production, de l'exportation, voire même de la distribution du pétrole et du gaz naturel.Le discours du budget du 6 mai 1974 marque une première étape qui était d'ailleurs bien préparée par la hausse du cours mondial du pétrole brut et par la présence à Ottawa d'un gouvernement minoritaire qui se plaisait à parler de crise énergétique.Le discours du budget du 18 novembre 1974 traduisait un désir d'apporter quelques modifications aux cruelles propositions fiscales contenues dans le budget précédent.Si à cette stratégie fiscale on ajoute la chute verticale des exportations de pétrole brut vers les Ftats-Unis et l'existence (forcément éphémère) de stocks d'hy-drocarbufes encombrants, on aboutit aux deux résultats suivants: le.D'un côté, on a un conflit entre les provinces productrices (il faut lire la \"Province\u201d ou l\u2019Alberta) et les autres provinces consommatrices et le gouvernement central.Ce dernier est tena- ce en proposant la suppression de la déductibilité des redevances, impôts et paiements de même genre revenant aux gouvernements dans le calcul du revenu imposable.Quant aux provinces consommatrices, elles trouvent séduisante cette stratégie d'un prix uniforme du pétrole d'un océan à l'autre, stratégie qui repose financièrement sur une taxe payée par les raffineries américaines importatrices.2e.La nouvelle assiette fiscale, le niveau trop élevé de la taxe à l'exportation (elle vient d\u2019être réduite) ont eu à ce jour diverses conséquences: baisse des exportations, réduction des dépenses d'exploration et l'exode accompagnateur d'équipements de forage et corrolaire aussi inévitable que prévisible: la chute des bénéfices et des ressources financières dont dispose l'industrie pour sonder la périphérie, pour exploiter les sources d'hydrocarbures non conventionnelles telles les sables bitumineux et exploiter les gisements de pétroles \"lourds\u201d.Actuellement, la situa- tion n'a pourtant rien d'un désastre pour au moins deux raisons.D'abord parce que l'imbroglio fiscal est jugé par l\u2019industrie comme étant un conflit qui est presque inévitable dans un Etat fédératif dont les éléments constitutifs poursuivent des objectifs divergents comme l'a démontré la récente conférence des premiers ministres sur l\u2019énergie.A cet égard, la plupart des observateurs prévoient que le gouvernement fédéral apportera de nouvelles modifications à ses plus récentes propositions fiscales dans son prochain budget pour éviter que ce conflit fiscal ne retarde de façon marquée l'essor de l'industrie.Et deuxième raison, étroitement liée à la première: la période de gestation des projets d\u2019exploration est tellement longue et coûteuse que la plupart des grandes entreprises ont naturellement choisi d'aller de l'avant dans l'espoir d'un éclaircissement relativement rapide des conditions futures d'exploitation.A long terme: Si les estimations les plus récentes concernant les réserves d'hydrocarbures connues diffèrent beaucoup, elles mettent toutes en lumière un fait fondamental: les réserves aisément accessibles et bien connues s'épuisent rapidement et bientôt elles ne réussiront pas à satisfaire la demande intérieure.En ce qui concerne les réserves potentielles, les estimations foissonnent également.Ainsi, certains parlent de 100 milliards de barils de pétrole brut et de 100 trillions de pieds cubes de gaz naturel dans l'Arti-que.Tandis que d'autres observateurs sont franchement moins optimistes.Mais tous les spécialistes soulignent les risques et les coûts élevés de l'exploration et de la découverte de quantités susceptibles de rentabiliser les énormes investissements dans le secteur du transport et de la commercialisation de l'énergie.Un autre fait retient l'attention: ce sont les délais très longs qui séparent la découverte d'un gisement et la commercialisation de sa production.Le gouvernement central, tout comme certaines provinces d'ailleurs est conscient de l'ampleur des ressources financières dont aura besoin l'industrie (l'inflation des coûts ayant atteint 25% l'an dernier dans cette industrie) et de la longue et incertaine période de gestation du développement de la technologie et des projets d\u2019investissement dans ce secteur.Le prochain budget comportera à coup sûr des mesures empreintes des considérations qui précèdent car l\u2019important c'est moins la satisfaction immédiate des appétits gourmands des trésoriers gouvernementaux que l\u2019assurance que des considérations de courte période ne viendront pas compromettre l\u2019approvisionnement en énergie à long terme et l\u2019équilibre financier international du Canada.A terme, le prix de l'énergie reflète fatalement les conditions plus difficiles et plus coûteuses d\u2019accès, de recherches, de transport et de transformation.Une hausse inéluctable des prix constitue une invi tation au développement de nouvelles sources et à la conservation des sources existantes.2ème colloque international d'économie pétrolière à Laval C'est à l'Université Laval, les 19 et 20 septembre 1975 que se tiendra le deuxième colloque international d'économie pétrolière, sous les auspices du Groupe de Recherche en Economie de l'Energie (GREEN) de l cette même université.Le colloque aura *\tpour thème La gestion I de l'industrie pétroliè- *\tre, de la fermeté nationale aux rapports entre états, et groupera de nombreuses personnalités académiques et des milieux financiers et pétroliers de diverses parties du monde.Le premier colloque du genre à se tenir à Laval fut en mars 1973, soit avant la crise pétrolière que nous avons connue depuis, et avait attiré l'attention de nombreux observateurs sur la pertinence de la hausse des prix du pétrole et des complications qui en découleraient.Or les événements devaient confirmer ce diagnostic peu de temps plus tard.On a choisi le sujet de cette année devant le nouveau rôle joué par la firme multinationale suite aux transformations qu'a subies l'industrie pétrolière durant les dernières années! Entre autres, la suppression de l'ancien système des concessions par des nationalisations pures et simples ou par divers autres procédés ouvrait la voie au contrôle des prix et des quantités par les gouvernements des pays producteurs.D'où que le rôle de ces compagnies est encore mal défini, oscillant entre celui de simple opérateur à celui d'acheteur de pétrole brut.Dans ce climat, une nouvelle réalité émerge, celle de l'intervention directe des états, tant producteurs que consommateurs, à tous les niveaux de l'activité pétrolière.i*\\ 1 Ji SOQUIP POUR LA SOLUTION D\u2019UN PROBLEME VITAL La sécurité d'approvisionnement du Québec en pétrole et plus spécialement en gaz naturel constitue un problème vital.SOQUIP étend ses activités de recherche dans les bassins sédimentaires du Québec et ailleurs au Canada pour obtenir l\u2019énergie nécessaire à nos besoins Le pétrole et le gaz naturel qu\u2019il nous faut, SOQUIP s'en occupe.SÙQUIP \u2018.J.Société Québécoise d'initiatives Pétrolières, Siège Social 3340 de la Pérade.Ste-Foy, Québec 10.r\tj.w' .>\u2022 ^ .- ¦ T ft : \u2022 , V- REED,CESE Reed, c\u2019est une nouvelle compagnie d\u2019envergure nord-américaine Reed fabrique et vend des pâtes et papiers, des produits de décoration, des produits chimiques, du bois et des produits finis pour la construction.Inscrite aux bourses de Montréal et de Toronto en octobre de l\u2019année dernière, Reed a déclaré des bénéfices de $36 millions sur des ventes de $303 millions en 1974.Reed, c\u2019est les pâtes et papiers En 1974, les ventes de pâtes et papiers Reed on* atteint les $157 millions.Reed fabrique du papier journal, du carton, des pâtes au sulfite et des pâtes kraft, ainsi que des papiers kralt et spéciaux.Reed possède des usines â Québec et à Dryden Ontario et des intérêts substantiels dans deux usines de kraft à Prince George, C.-B.Ensemble, ces quatre usines sont en mesure de produire 1,090,000 tonnes de pâtes et papiers par année.Reed, c\u2019est les produits de décoration La fabrication des produits de décoration, qui exige un haut degré de créativité et de sens pratique, s\u2019intégre naturellement à nos activités dans le domaine des pâtes et papiers.Reed est un des principaux fabricants et vendeurs de papiers tentures en Amérique du Nord.Signalons les marques suivantes: Sunworthy, Birge, Lloyd et Sanderson.De plus Reed fabrique des tissus d\u2019ameublement et des draperies et projette d\u2019étendre ses activités à plusieurs autres domaines connexes.En 1974 les ventes dans ce secteur se chiffraient â $66 millions.Reed, c\u2019est les produits chimiques Il y a vingt ans, Reed se rendit compte que les eaux résiduaires des usines de pâtes représentaient une matière première de grande valeur.Reed est aujourd'hui à l\u2019avant-garde du marché nord-américain dans la création et la mise en marché de lignosulpho-nates, produits chimiques spéciaux utilisés comme liants ou agents dispersants dans des produits aussi divers que: aliments pour volailles, teintures pour tissus, tubes-écran de télévision et produits de beauté.Reed, c\u2019est les emballages Reed produit une vaste gamme d'emballages, notamment des cartons ondulés, des boîtes pliantes et des sacs de plastique.Nos usines et entrepôts à Québec, Montréal, Hull, London, Toronto et Winnipeg nous permettent d'offrir des services de ventes complets aux industries ainsi qu\u2019aux magasins â succursales multiples.Nous sommes également en mesure de répondre â de nombreux besoins spéciaux dans le domaine de l\u2019emballage.Reed, c\u2019est le recyclage Reed fait du recyclage depuis plus de 25 ans: nous avons donc acquis une expérience qui s\u2019avère de plus en plus précieuse à mesure que les coûts de fabrication du papier augmentent.Nous possédons des entrepôts et des usines de traitement de fibres secondaires à Québec, Montréal, Toronto et Buffalo.Une nouvelle usine, présentement en construction, permettra à notre production de matières d\u2019emballage de passer de 25,000 tonnes en 1974 à plus de 110,000 tonnes en 1977.Reed, c\u2019est le bois et ses produits Reed est une compagnie de produits du bois à intégration verticale.Nous fabriquons et distribuons des meubles, du bois fini, ainsi qu\u2019une grande variété de produits pour la construction, notamment: portes, escaliers, armatures de poutre, châssis de fenêtre, bâtiments de ferme et autres bâtiments utilitaires.Les ventes de bois fini et de matériaux de construction réalisées par les compagnies taisant maintenant partie de l'ensemble Reed ont dépassé $75 millions de dollars en 1974.Reed, c\u2019est la technologie Les exploitations de Reed sont appuyées par une équipe technique qui vend également ses services à l'extérieur de la compagnie.Nos ingénieurs et chercheurs ont une vaste expérience dans les domaines suivants: fabrication et blanchiment des pâtes de bois, récupération et traitement des fibres secondaires, techniques de la manutention du bois et technologie de la fibre en tant que source de nouveaux produits.Bien que Reed soit une nouvelle compagnie, elle cumule l\u2019expérience de nombreuses filiales connues jusqu\u2019ici sous les raisons sociales les plus diverses.Ce qui est nouveau, c\u2019est notre décision d\u2019organiser ces quelque quarante filiales en un tout intégré, ce qui nous permettra d\u2019augmenter notre efficacité et d\u2019agir plus rapidement face aux défis qui se présenteront.Vous nous avez peut-être connu sous la raison sociale de: Anglo-Canadian Pulp and Paper, Acme Paper Products, Coldkrest Furniture, National Drapery, Dryden Paper, Canadian Wallpaper Manufacturers, Woods-Dryden Paper Bags, Dominion Color, Emballage Anglo, Alpa Industries, D.D.Dick Engineering Limited ou Dwoskin.Vous entendrez parler davantage de nous sous le nom de Reed.REED Real I lit P,*pwrs Rail I la / V./ E 4 Québec.Le Soleil, samedi 31 moi 1973 le pétrole Page publicitaire ALBERTA Les sables pétrolifères de T Alberta, solution à long terme?DÉPÔT DATHABASCA DEPOT DE RIVIÉRE-LA-PAIX RIVIERE-IA-RAIX Les sables pétrolifères de l\u2019Alberta, aussi connus sous le nom de sables bitumineux de l'Athabasca, ont connu un regain d'intérêt dans leur mise-en-exploitation depuis la pseudo-crise de l'énergie et la volonté du Canada d'obtenir une certaine autonomie en matière pétrolière.Ces sables pétrolifères sont situés au nord et au nord-est de l'Alberta en quatre dépôts, soit ceux de l'A-thabasca, de Rivière-la-Paix et de Wabasca, lesquels consistent en un mélange très visqueux de sable, de glaise, d'eau et de bitume brut, et de Cold Lake qui se distingue par un mélange de sable bitumineux et de pétrole lourd.Ces quatre gisements couvrent au total une superficie de 19,000 milles carfés, celui d'Athabasca 9,000 milles carrés à lui seul et on estime à 600 milliards de barils de bitume brut la réserve de ce seul gisement pour un total de 900 milliards de barils pour l'ensemble des gisements, ce qui équivaut à 250 milliards de barils de pétrole brut synthétique.L'Alberta est surtout connue pour ses champs de pétrole classique qu'on extrait sous forme de puits.C'est d ailleurs cette découverte vers la fin des années '40 qui devait reléguer aux oubliettes l'existence de sables pétrolifères qu'on tentait d'exploiter de façon commerciale durant cette décennie.En fait, on observa la nature particulière de ,ces sables dès 1788 alors que l\u2019explorateur Peter Pond avait remarqué que du goudron suintait des rives de la rivière Athabasca et que les Cris mêlaient ce produit à la gomme d épinette pour imperméabiliser leurs canots.En 1884 la Commission Géologique du Canada affirme l\u2019existence de ces gisements et ce n\u2019est que vers 1900 qu'un premier puits exploratoire est foncé.Pendant 30 ans, divers puits creusés ne donneront rien, jusqu'à ce que Karl Clark mette sur pied une usine pilote utilisant l'eau chaude pour séparer le pétrole du sable en 1930 De 1936 à 1945, diverses entreprises privées et gouvernementales s'intéressent au projet mais leurs installations sont tour à tour la proie des flammes.Malgré d'intenses recherches, la méthode de séparation par flottation à l'eau chaude demeure le meilleur moyen d'obtenir du pétrole de ces sables.On les oublie quelque temps comme on a découvert du pétrole conventionnel et les nouveaux riches s en désintéressent.Ce n\u2019est qu'en 1967 que la Great Canadian Oil Sands commence l'extraction du bitume des sables de son usine située à proximité de Fort McMurray, dans le gisement d'Athabasca, utilisant ce même procédé Clark sur une base commerciale.Aujourd'hui, les yeux sont braqués vers ces aventuriers des sables bitumineux qui commencent à rentabiliser leurs exploitations.Extraction L\u2019extraction des sables bitumineux se fait de la façon suivante.D'abord il faut préciser que le sable en question peut se trouver en surface comme il peut être enfoui à 2000 pieds dans le sol.Jusqu'à 200 pieds de profondeur, on utilise la technique de forage à ciel ouvert, mais passé cette profondeur, ce système devient trop coûteux.Avant de s'attaquer aux sables pétrolifères, on doit débarrasser l'exploitation à ciel ouvert du mort-terrain, enlevant le muskeg.Ce mort-terrain servira à ériger de grandes digues pouvant atteindre jusqu'à 300 pieds de hauteur qui recevront les résidus de sable et d'eau une fois que l'extraction de bitume aura été effectuée.D'énormes draglines ou de grosses excava-trices à godets d une hauteur de 100 pieds extraient le sable quelle que soit la température, de -50°C à + 32°C.Ce sable est acheminé vers l\u2019usine de séparation par courroies transporteuses ou par camion et il subit un traitement à l'eau chaude qui permet de détacher le bitume de chaque grain de sable.Ce bitume est raffiné pour produire un pétrole brut synthétique de meilleure qualité que la plupart des pétroles bruts classiques.Les résidus sont brûlés à l'usine et servent à produire l é-lectricité, la vapeur et l'eau chaude dont elle a besoin.Production commerciale Seule la Great Canadian Oil Sands Ltd produit du pétrole commercialement des sables bitumineux de 1 Athabasca.Avec ses excavatrices à godets d'une capacité de 6000 tonnes à l\u2019heure, elle manipule quotidiennement plus d'un quart de million de tonnes de matériaux dont 120.000\ttonnes de sables pétrolifères pour une production de 50.000\tbarils par jour.Une autre société qui a beaucoup fait parler d elle.Syncrude Canada, construirait une usine d'une capacité de 125,000 barils par jour et utiliserait le même procédé d'extraction que la GCOS une fois en opération en '78.D'autres compagnies, Shell entre autres, a fait une demande pour une usine d une capacité de 100,000 barils par jour pour 1980, Pétrofina et Home Oil également pour 1982 et 1985.On ignore cependant où en sont les projets de ces dernières.La direction des mines du ministère de l'Energie, des Mines et Ressources du gouvernement canadien s'est intéressée à la recherche sur l'exploitation des sables bitumineux depuis 1913 et s'intéresse plus particulièrement depuis 1971 à un procédé de raffinage qui élimine la production de coke résiduel, réduit la teneur en soufre et augmente le rendement en combustible d'environ 20%.De son côté, le Research Council of Alberta effectue des recherches depuis 25 ans sur les méthodes de traitement, de recueil du bitume et possède des usines pilotes pour faire ses expériences, disposant d'un budget fort respectable.Cold Lake Le gisement de Cold Lake pour sa part est très différent et parce qu'il est très visqueux, le pétrole lourd ne se trouve qu'entre 1000 et 2000 pieds de profondeur et ne peut être récupéré par des moyens conventionnels.Ce gisement évalué à 160 milliards de h arils a un gros potentiel.et une fois qu'on aurait réussi à mettre au point la technologie nécessaire à cette extraction, on pourrait réc u pérer 30 milliards de barils de pétrole, soit ce qui équivaut à trois fois les réserves prouvées de réserves classiques au Canada.Mais il en coûtera cher pour l'exploiter et pour ce faire, il faudrait que le prix du pétrole soit plus élevé et les débouchés garantis.Depuis quelques années, une dizaine de compagnies tentent de développer la technologie nécessaire à cette exploitation.On a essayé une foule de méthodes pour tenter de réduire la viscosité du pétrole pour le pomper à la surface, de l'injection de vapeur à l'incendie souterrain sous surveillance, à l'injection de solvant.On a même songé à l'explosion nucléaire souterraine.mais il semble à date que le meilleur système soit l'injection de vapeur: pendant 1 mois on injecte la vapeur dans la zone en question, ce qui fé-chauffe et liquéfie le pétrole, puis on le pompe à la surface.Au bout de trois mois, alors que le pétrole redevient visqueux, on recommence le cycle.La carte ci-contre montre l'ampleur du gisement Athabasca, comparativement aux autres de l\u2019Alberto.DÉPÔT DE WABASCA WËà fJLï.ï f 4?v maquette de la future ville de Fermont La construction de cette nouvelle ville est liée à la mise en valeur d une importante mine de fer au Mont Wright dont l'exploitation est prévue pour 1975.Cette conception avant-gardiste de la future ville, qui portera le nom de Fermont, aura un grand immeuble à géométrie linéaire qui servira de coupe-vent pour protéger la ville des vents dominants.Il s'agit là croit-on d une particularité unique en Amérique du Nord Les maisons détachées et semi-détachées seront transportées par parties au chantier par voie navigable, camions et chemin de fer.La construction \"coupe-vent\" précitée abritera également un immeuble d'habitation de quelque 350 appartements offrant une isolation spéciale ainsi que des fenêtres orientées vers le sud et donnant sur la ville.De cet immeuble il sera possible d'accéder par un corridor climatisé aux installations suivantes centre commercial, restaurant, piscine, stade, bibliothèque et hôtel de ville.De plus l'agencement resserré des rues réduira les distances d'accès au centre-ville pour l'automobiliste et le piéton.A remarquer que le nom de la ville est à la fois évocateur et historique.En effet, la première forge du Canada a été établie en 1736 près de Trois-Rivières, dans un village du nom de Fermont.Québec-Cartier par sa présente production annuelle de plus de 8 millions de tonnes de concentré de fer et qui sera de 16 millions de tonnes en 1975 contribue largement à placer notre pays parmi les plus importants producteurs de minerai de fer au monde.SIEGE SOCIAL: PORT-CARTIER P.Q.EXPLOITATION ET CONCENTRATEUR: GAGNON P.Q.LA COMPAGNIE MINIERE QUEBEC-CARTIER Page publicitaire le fer Le fer du Labrador, une histoire récente Visitée et racontée par les tous premiers explorateurs qui abordèrent le littoral du Labrador et celui de la Côte-Nord, habitée par des peuplades d'indiens et d'esquimaux, la vaste région de la Côte-Nord, du Labrador Terre-neuvien et du NoUveau-Québec est néanmoins l'une des moins habitée et développée du Québec- Mises à part ses exploitations forestières, lesquelles datent du début du siècle pour plusieurs, ce nest qu'avec la découverte et l'exploitation des gisements de fer vers les années '50, soit 25 ans à peine, que ce milieu sauvage et marin s'est muté en un vaste clan-tier de construction, les terriers des bêtes sauvages cédant la place à d'énormes fourmilliè-resoù s\u2019agitaientdaus-si énormes machines à extraire le fer.A 357 milles d'un petit village de pécheurs vers le nord naît Schefferville au Québec, relié à Sept-Iles par chemin de fer, passé le Labrador Terre-neuvien en direction de la Baie d'Ungava.A 20 milles de Sept-Iles, la ville du coin s'appelait Clarke City: pas de route, on se rendait faire ses achats en bateau.20 ans plus tard.Clarke City, la ville du papier de la Gulf Pulp est devenu village fantôme, annexé à Sept-Iles dont la population a décuplé! Ironie du sort.non, ironie du fer! Ces derniers 20 ans ont vu naitre d'autres gisements, d\u2019autres exploitations, d'autres villes.Au nord d'un autre village de pécheurs, Shelter Bay maintenant Port-Cartier, Gagnon se développait avec la compagnie minière Québec Jartier.Plus tard, Mont-Wright et sa ville Fermont surgiront à quelques milles du Labrador: nous sommes déjà en 1975.Mais revenons en arrière.Ce n'est qu'en 1954 que le premier navire quitte Sept-Iles avec son premier chargement de minerai de fer en provenance de Schefferville.Plus tard, l'Iron Ore du Canada ouvrira la région du lac Carol, sur la ligne de partage du Québec-Labrador, dans le Labrador Terre-neuvien.Une autre compagnie installée à Pointe-Noire, face à Sept-Iles dans la Baie du même nom, s'établira à Wabush, voisin de Labrador City, et y exploitera également un riche gisement de minerai de fer.Partout, des installations minières, ferroviaires et portuaires de taille à habiter les meilleurs cauchemars.En moins de 10 ans, la région du Nouveau-Québec s'étendant au sud de l'Ungava et au nord de la Côte-Nord, à l'est du Saguenay - Lac St-Jean et à l'ouest du littoral du Labradorde-venait l\u2019une des plus grandes régions productrices de fer au monde.Aujourd'hui, malgré la présence de vastes exploitations forestières à Foresville, Baie-Comeau et Port-Cartier ou hydroélectriques à Hauterive ou Churchill Falls, l\u2019industrie du fer demeure la base de l'économie de la Côte-Nord, pain et beurre de Port-Cartier, Sept-Iles, Gagnon, Wabush, Schefferville, Labrador City et de nombreuses autres municipalités.EXPLOITATION A Schefferville, l'IRON ORE a délimité et exploré 47 gisements distincts d\u2019une quantité de 1 million à 50 millions de tonnes de fer chacun.A date, 152 millions de tonnes ont été extraites, soit depuis 20 ans;: il en reste encore au moins 400 millions de tonnes à extraire, soit au moins jusqu'à Tan 2000 si Ton continuait à ce rythme.De ces réserves, 60% sont au Québec, 40% à Terre-Neuve (Schefferville est à cheval sur la frontière Québec-Labrador, comme les autres villes minières plus au sud, le partage des eaux de T Artique et de l\u2019Atlantique servant de frontière).A Schefferville, le minerai brunâtre sinon rougeâtre est extrait à ciel ouvert par des pelles électriques de 6 à 10 verges cubes, transportant ce minerai sur des camions de 50 à 120 tonnes, puis acheminé vers le concassage où il sera réduit en morceaux de deux pouces avant d'être dirigé sur des courroies aux trémies pour le chargement des wagons.On extraira ainsi 100,000\ttonnes en 24 hres au besoin, durant la belle saison.La saison d'ailleurs ne dure que de la mi-mars à décembre.Ce fer sera acheminé par chemin de fer jusqu\u2019à Sept-Iles, où il sera chargé sur des bateaux en partance pour tous les continents ou encore concentré et mis en boulettes.CONCENTRATION ET BOULETTAGE Du fer en boulettes, vous connaissez?C'est assez simple à comprendre (mais beaucoup plus complexe en lailfiluilpf i pi i ¦ |Tf«T!ü*|T ralaa .¦'îrïvl.Que votre entreprise soit toute jeune ou en pleine maturité, que vous nourrissiez des projets d'implantation ou d'expansion, vos activités industrielles et commerciales nécessitent des services de crédit et de placement qui puissent répondre exactement aux besoins d'aujourd'hui, voire de demain.Votre entreprise souffre-t-elle d'un manque de planification.biiu Banque Canademe Nationale \"On s\u2019adonne bien carence dont le milieu des affaires est de plus en plus conscient?Faites-vous fructifier votre surplus de capital pour combler les périodes creuses?Communiquez avec votre directeur de succursale BCN ou faites appel à notre Service d'expansion du Crédit Industriel et Commercial.Entrez chez nous, vous verrez, on va bien s'adonner.réalité à exécuter): les hauts-fourneaux des compagnies consommatrices de fer, les grands de Cleveland, Pittsburg, Hamilton etc.qui possèdent des intérêts dans ces mines et qui en achètent parfois la presque totalité de la production pour certaines compagnies, préfèrent de beaucoup utiliser un concentré de fer, un fer pur à 67% plutôt que brut à 37%.et les raisons sont évidentes.Le concentré de fer toutefois est très fin, comme du sable grossier: il a déjà été concassé et moulu finement, il a été débarrassé de nombres d'éléments étrangers par procédés hydrauliques et gravimétriques, mais il a un inconvénient pour les hauts-fourneaux: il est si fin qu'il demande beaucoup plus d'énergie pour fondre, étant aussi épars.D'où l\u2019idée qui s'est développée depuis une dizaine d'années d'agglomérer ce concentré en boulettes grosses comme le bout du petit doigt.Ce procédé a remporté immédiatement un vif succès chez les fonderies qui l'ont utilisé et depuis, la demande en boulettes va grandissante comparativement au concentré en vrac.Quant au minerai brut, les sidérurgies qui l'utilisent se font plus rares mais à l'étranger, la demande persiste encore.Quoi qu\u2019il en soit, on n'a qu'à le concentrer.Chaque région de gisements de fer a ses qualités propres en teneur et en impuretés.Les impuretés, c'est-à-dire la silice dans ce secteur comme il y a le titanium dans la région de Havre- St-Pierre, doivent être éliminées sur place avant d'être livrées sur le marché.Et à chaque fois qu'il y a de nouveaux gisements, on doit trouver les bons moyens d'éliminer des nouvelles impuretés.Pour concentrer le minerai et le rendre pur à 67%, ce dernier doit passer par une série de broyeurs autogènes, être lavé, séché, épuré, classé, tamisé par une foule de procédés avant d'être réuni, débarrassé d'une grande partie de ses impuretés, la force centrifuge, la pesanteur concentrant le minerai sur des spirales.A cela, on ajoute un traitement de séparation magnétique pour enlever toute la magnétite des stériles provenant du procédé des spirales, divers autres broyages de plus en plus fins, tamisages etc.Le boulettage ne se fera qu'une fois le minerai concentré et consistera à mêler le concentré avec un produit glaiseux et à faire passer ce dernier dans d énormes cylindres légèrement inclinés de façon à ce que l'agglomération se fasse à une grosseur spécifique par gravitation.Puis les boulettes seront cuites et chargées pour l'expédition.Ces traitements du minerai se font généralement au site d 'exploi- tation mais il arrive qu\u2019on les ajoute aux facilités portuaires: tout dépend de chaque compagnie productrice.Et le minerai sera chargé sur des barges pour les Grands-Lacs ou sur d 'énormes miné-raliers, des pétroliers convertibles ou des cargos qui referont le plein de fer aux ports de Sept-Iles, Pointe-Noire ou Port-Cartier en route vers Baltimore, Cleveland, Rotterdam ou le Japon, un minéralier pouvant transporter jusqu\u2019à 139,000\ttonnes, mais bientôt leurs ports en eaux profonde accommoderont les minéra- liers et pétroliers géants qui demain jau-geront 200,000 et 250,000\ttonnes.Bien sûr, il y a des petits problèmes: les conflits ouvriers sont souvent durs et difficiles, la vie dans les centres miniers n\u2019est pas toujours la plus divertissante, les usines ne fonctionnent pas toujours comme on le souhaiterait: l'homme et la technique sont parfois des éléments difficiles à diriger où à maîtriser.Mais en attendant l'avènement de la civilisation du loisir, on aura encore besoin de travailleurs et de plus en plus besoin de fer.\u2022 CUIV inc, cuivei SCHEFFERVILLE v FUVl , NOUVEAUOuEBEC U» = TITANE .L ULMI'iïjL T'»1 1 Vl)*Nt \\ I IU«.TITANE ¦= Carte: Min.Richesses naturelles.Québec.* ¦ .\u2022 ¦; \u2022 \u2022\u2022\u2022 *v:\t¦ * .èr \u2019\u2019«'WCSr Mk V \u2022 - ^,y>jrryrr \u2022\tC-S.vA ¦¦¦ ; ¦ ÜK W m'y vv RAYONIER QUÉBEC INNOVE À PORT-CARTIER Rayonier Québec inaugure en 1975 l'usine de pâte cellulosique la plus moderne au monde.Situé à Port-Cartier, ce complexe industriel produira annuellement 265,000 tonnes de pâte pour desservir les marchés européens et nord-américains de fibre de rayonné.L'arrivée de Rayonier Québec donne ainsi un nouvel élan au développement de la Côte-Nord, en créant quelque 1,500 emplois directs et en diversifiant l'économie de cette partie du territoire québécois, jusqu\u2019alors basée sur l'exploitation minière.La compagnie Rayonier Québec est heureuse de s'associer à la population de la Côte-Nord pour faire de cette région l'un des principaux pôles de développement de l'Est du Canada.A l'usine comme en forêt, les méthodes d exploitation les plus modernes ont été mises à contribution afin de protéger l'environnement.Des techniques mises au point dans les services de recherches de la compagnie Rayonier permettent d\u2019éliminer par incinération les déchets chimiques de l'usine, tandis qu'en forêt, le transport du bois se fait entièrement par camion ou par chemin de fer.En outre, le mode de rendement soutenu adopté pour l'exploitation forestière assurera une régénération constante de la forêt.RAYONIER QUÉBEC INC.MONTRÉAL\tPORT-CARTIER 7 / W4,'« ïaSB, ** *Wrmk \"«ssrZMtZa r: w.*& ».-¦*' .***** jejUM^ jj»>ann.|« - '\"¦***.4- ?\u2019**«fcy m**-i gaMlMMpWM^ ÉMUé $&*& > \u2022: ¦ \u2022^V*- Af üM\\ avons la chance Je vivre dans un pays plein Je ressources.h aut pas \\e brûler.Ménageons notre énergie! C\u2019est fou ce que nos voitures peuvent nous faire gaspiller comme argent! II y a environ 8 millions de voitures au Canada.Chacune d\u2019elles brûle en moyenne 700 gallons d'essence par an.Ce qui représente quelque 15% du budget total alloué à l'énergie! Il est grand temps que nous changions nos habitudes.Voici quelques moyens d'économiser à la fois votre argent et l'énergie du pays quand vous êtes au volant.DE NOS jours, la voiture est considérée comme une commodité.Et pourtant les autobus sont presque 4 fois plus efficaces.Il ne s'agit pas de revenir au temps des lampes à huile et de la marine à voile, mais on peut se poser de sérieuses questions quant à l'efficacité énergétique de nos véhicules.Le conducteur ordinaire parcourt environ 12.000 milles par an et obtient une moyenne de MVz milles au gallon.En réduisant le millage à 8,000 milles, nous épargnerions 30% de notre consommation annuelle d'essence; à raison de 24 milles au gallon, un autre 25%! Sans compter les économies facilement réalisables si nous prenons soin de nos voitures et si nous conduisons plus raisonnablement.Une bonne mise-au-point coupe la soif d'un moteur! Un filtre à air encrassé peut ré- _____ duire le millage de 10%.Ainsi, çtf ^ sur 100 milles parcourus, vous brûlez inutilement la quantité d\u2019essence nécessaire pour faire 10 milles de plus! Un étrangleur mal réglé (ne pas dire \u201cchoke\u201d!) peut augmenter jusqu'à 30% de plus la consommation d'essence.Une bougie défectueuse peut réduire le millage de 10%.Des pneus mal gonflés, des roues mal alignées, des freins mal ajustés réduisent aussi sensiblement le millage.Faites vérifier tous ces points dans une station-service, régulièrement, sans oublier les conduites d'essence, le bouchon du radiateur, le système de refroidissement.Conduisez moins vite.Question de sécurité.et d'argent! C'est connu, plus on roule vite, plus on consomme d\u2019essence.Au-dessus de 40.tous les 10 mph supplémentaires réduisent la performance d'une voiture de 2 milles par gallon.Ça va vite! Voici un bon exemple à suivre: la vitesse de tous les véhicules utilisés par les employés du gouvernement a été limitée à 55 mph.ce qui permet de réaliser une économie de 25% ! D'autre part, inutile de laisser tourner votre moteur trop longtemps pour qu'il se réchauffe.Dès qu\u2019il tourne rond, vous pouvez démarrer.Votre façon de changer les vitesses influe aussi beaucoup sur la consommation.Si vous poussez à fond la première, vous pouvez brûler 30% plus d\u2019essence.La seconde, un autre 15%.Et si vous avez une boîte automatique, sachez que garder l'accélérateur collé au plancher retarde le passage normal des vitesses et brûle de l\u2019essence inutilement.Evitez les démarrages en trombe et la conduite saccadée (un coup je freine, un coup j'accélère!) Fuites comme s'il y avait une bulle de ping pong entre votre pie* et l\u2019accélérateur.AUez-s délicatement! FAITES UN TEST DE MILLAGE C est facile et vous serez étonné des résultats.D'abord, sans rien changer à votre façon de conduire, calculez combien vous faites de milles au gallon Pour ce faire, entre deux pleins, notez le millage parcouru et l'essence consommée.(Divisez le nombre de milles par le nombre de gallons).Puis faites faire une bonne mise-au-point de votre auto et habituez-vous à conduire moins vite.Refaites le même calcul au prochain plein.Vous nous en donnerez des nouvelles! Quelle sera votre prochaine voiture?Si vous devez acheter une nouvelle voiture ( neuve ou d'occasion), vous avez la chance de pouvoir ménager et votre argent et l'énergie du pays.Sachez que le poids d'un véhiculé est le facteur qui influe le plus sur la consommation d'essence.Les modèles 8 cylindres, pesant plus de 3.000 livres sont évidemment les plus assoiffés.Un modèle compact peut vous faire économiser de 400 à 500 gallons par an! Si vous pouvez vous payer des pneus à carcasse radiale, n'hésitez pas.A la longue, vous y gagnerez.Ils durent plus longtemps, offrent moins de résistance sur la route, et peuvent améliorer votre millage de 6%.Ça compte! La climatisation, la direction et les freins assistés exigent plus du moteur et réduisent le millage d\u2019environ 254.Avez-vous vraiment besoin de ces gadgets coûteux?Gardez-vous en bonne forme physique.Si vous faites la somme des inconvénients causés par la pollution, les embouteillages et le prix de l'essence, vous aurez envie de laisser votre voiture au garage plus d'une fois.D'ailleurs.avez-vous déjà essayé les transports publics?Ce n'est pas désagréable! Vous avez un chauffeur privé, vous relaxez et avez tout le temps de lire votre journal! Nous sommes un des peuples du monde le moins en forme physiquement.Une bonne marche ou un tour à bicyclette pour aller au magasin du coin ne vous fera pas de mal.Bien au contraire.Pas question de revenir au temps des calèches, mais.Il va y avoir de grands changements dans nos modes de transport.Dans le domaine automobile, des modèles plus réalistes, des moteurs plus sobres, des systèmes de propulsion électrique vont finir par voir le jour.Dans le domaine des transports en commun, les systèmes vont être améliorés, les réseaux étendus.Bien des gens abandonneront leur voiture pour utiliser dorénavant les transports en commun.Il y aura moins d'embouteillage, moins de pollution, et beaucoup d'énergie du pays sera ainsi sauvegardée.Le transport par équipe peut aussi épargner énergie et argent.Dans le domaine industriel, de nouveaux moyens de transport des matières premières et des produits finis sont à l'étude.Toutes ces mesures vont nous aider grandement.Mais chacun doit faire sa part.Il y va de notre avenir à tous.Energie, Mines et Ressources Canada Office de conservation de l'énergie L'hon.Donald S.Macdonald Ministre "]
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