Gazette de Sorel, 30 mars 1870, mercredi 30 mars 1870
lSènie année.Sorei (P.-Q.,) Mercredi matiu, 30 Mars 1870.0- 3 Numéro 60.; étotmutï IMiïiqttf, duituturctat, ilrjrtrafe G, 1, BA11T1IE, Proprietaire et ltedncteur Signes d’une longue vie.cale, mais cette décision n’aura nu- Publie dans les interets du IHstrict our-ront être émis et rester en circulation en aucun temps sur la garantie de debentures de la Puissance cl d’espjcccs pour ipi même montant prises ensemble, et dont pas plus de §7,000,000 seront en debentures, ces espèces devant être possédées par le receveur-général pour le rachat des dits billets ; et le receveur-général possédera toujours, règle générale, des espèces au montant d’an moins 25 pour cent do la somme alors émise, et ne possédera pas.sous aucunes circonstances, une somme moindre en espèces que 15 pourcent de la dite, émission ; et si le montant des espèces tombait en aucun temps ou-dessous de 25 pour cent, il sera du devoir du receveur-général d’augmenter sans délai le montant des espèces à au moins 25 pourcent do ladite émission.Pourvu toujours qu’aussitôt que $5,OO0,0QQ auront oté émises, aucune augmentation subséquente n’aura lieu pour des montants excédant §1,000,000 en aucun temps, et chaque telle augmentation sera faite à des intervd-^ les de pas moins de trois mois.’’ [ M.Cartwright dit qu’il présente cet amendement afin do faire dispa raitre l’ambiguïté qui existe dans la rédaction de la résolution piéscnléo par le ministère.Sir Francis Hincks avertit, la chambre de no pas se laisser prendre par la ruse de M.Cartwright.Son amendement ne donne pas plus de garantie aux billets que la résolution du gouvernement.(Jette résolution est intelligible pour qui veut comprendre.Le ministre des finances, lit ensuite un rapport, du projet de M.Galt de 1866, et dit que son projet donne plus du garanties que celui do M.Galt et que los propositions de M.Cartwright et de M* McKenzie.Sir Alexander Galt prétend que la rédaction de celte résolution du gouvernement n’est pas claire.Sir Francia le blâme d’avoir prosent facte tie 1866 ; les membres du gou vernement doivent aussi prends leur part de colle condamnation, ut tendu qu’ils ont approuvé son pro jet.Sir Alexander s’efforce de dé montrer que les billets doivent me liter autant de confiance que los dé boutures, car il est absurde de garuu tir des billets au moyen de débouta tes.Les espèces tenues eu réservé constituent seules une garantie.Il est étrange de voir avec que acharnement Sir Francis défend I.rédaction obscure doses résolutions La pensée y est noyée dans un océ an de mois : il est impossible de 1 saisir dans cette contusion, et il ce impossible de savoir quelle est 1 somme totale en or que le gouvci nement entend gardercomuiu garati tie des billets émis.L’hon.M.Tilley prétend qu’i n’y a aucune obscurité duns le text des résolutions.M.Gibbs ne peut comprendre le sen des résolutions, mais il se déclarer satisfait si le ministre des finance vent luire connaître la somme eu e pcees qu’il veut mettre de côté coi me garantie des billets en eirou.ulio et non des debentures.11 pense qu l’amendement do M.Cartwright n va pas assez loin, et qu’il devrait d mander 20 p, 100 d’espèces, comm garantie.M.Street est d’avis que le mini ire des finances devrait répondre M.Gibbs.Sir G.E.Cartier explique les r solutions.La chambre so divise ensuite st l'amendement do M.Cartwright qt est repoussé: pour,59; contre, 91.Le receveur-général possède toujours, règle générale, des espèc au montant d’au moins vignt po cent des billets ainsi émis, et ne posa dura jamais un moindre montant c espèces que licizo pour cent des di billets ; et si le montant des espèc tombait en aucun temps au-desso de vingt pour cent, il sera du devo du receveur-général d’augment sans délai le montant des espèces nu moins vingt pour cent du mo tant des billets émis.Toute au mentation de l’émission de bille] aivdelà de cinq millions sera autoi sec par ordre en conseil, fondé si ur.rapport du bureau de la lrésor| rie, un montant n’excédant pas million â la fois et à des intervalle de pas moins de trois mois.Cot amendement est perdu.Pou] 52 ; contre, 92.Séanec-du soir.Ai.Blakc demande que les résl lu lions soient renvoyées au cornu de la chambre pour les amender façon à statuer que le gouvernemei garde en réserve, comme- garant] des billets, une somme proportionné à leur montant.Cette motion perdue : Four, 53 ; Contre, 62.M.McKenzie propose en ame dement, pris mot pour mpt daf l’acte cio 1866 : “ Qu’il est expédient d’ametu de nouveau les dites résolutions décrétant que des billets cU la Pui sauce au moulant de neuf milliot de jnastres pourront être émi?et ru 3 J ere red i matin JLa Cwazettc de $oreï ter en circulation en aucun temp.*, sur la garantie de lîébentures de la Puissance et d’espèces se montant ensemble à la même somme et dont pus moins de quatre-vingt pourcent sera en debentures et vingt pour cent en espèces.Sir Francis Hincks présente ensuite un bill reproduisant les résolutions.A la demande de M.Langevin, la chambre se forme en comité pour examiner le bill concernant le pouvoir des arbitres officiels.M.Dunkin propose la seconde lecture du bill de recensement.M.McKenzie approuve l’ensemble do la mesure, mais prétend qu’il sera dilîicile d’appliquer celte loi.M.Blanchet pense que l’on devrait faire le recensement au mois de juin, L’hon.M.Langevin propose la seconde lecture du bill pour amender l’acte concernant le havre de Québec.Adopté.Sir J.A McDonald propose la seconde lecture du bill concernant la cour de divorce et de causes matrimoniales pour le Nouveau-Brunswick.Adopté.Sir J.A.McDonald proposo que la chambre s’ajourne jeudi soir, jusqu’à lundi.$si Eaadle Suud.Mercredi matin, 30 Mars 1870.$40,000.Lundi, les contribuables de Sorel ont été appelés à voter pour ou contre le Réglement de la corporation .autorisant ce corps à devenir actionnaire, dans la oie.du chemin à lisses de bois projetté.Un assez grand nombre de citoyens étaient présents à l’assemblée.On disait que l’opposition serait forte.La pluspart des opposants étaient contre, parce que la conduite des gens de Drummond ville leur avait enlevé toute confiance dans l’entre-piise ; d’autres étaient mus par des animosités personnelles.Le gros de l’opposition paraissait venir de Inos concitoyens d’origine étrangè-jre, que l’on a préjugés contre les franco-canadiens, contre la cor* poration et surtout contie le Maire.Voyant cela, celui-ci, après quelques explications en français, démontrant [que l’argent ne pouvait pas être [livré sans avoir la garantie que le ihemin serait fait et cela d’après le •ôglcment Jui-mômc, que.sous les îirconstances il n’y avait pas, pour |nous, d’autre position à prendre, il prit la parole en anglais et s’expliqua franchement et nettement avec ces dre part à l’élection des directeurs, suivant leur mise f Pourquoi ayant refusé d’ajourner à six semaines ont-ils ensuite ajourné à trois semaines, délai inutile et insuffisant ?Pourquoi ont-ils voulu quand meme nommer eux-môrncs les directeurs pour ces municipalités ?Pourquoi ont-ils prive cinq municipalités de prendre part à P entreprise'* Pourquoi ont-ils agi de manière à avoir à Drummond-ville même, un quorum des diiec-leurs Y Mais, dira M.Hemming,ces 5 directeurs ne demeurent pas tous au village de Drummoiidville.La belle histoire, en vérité, quand l’on sait que tous demeurent soit au village môme, ou à un ou deux milles de distance et que tous leurs intérêts sont à Drurnmondvilio ! M.Hemming nous cite avec complaisance, les noms des maires de 2 ou 3 municipalités comme directeurs.Ceux-là le sont ex officio et ne doivent pas leurs nominations à la libéralité de M.Hemming.M.Hemming nous dit que nous devons agir d’accord pour réussir.Sans doute, mais pourquoi, lui et ses amis,ont-ils voulu tout contrôler seuls et n’ont-ils pas permis aux autres intéressés d’avoir voix délibérative, car enfin, c’est bien là l’unique sujet de diilicullé.M.Hemming dit que $100,000 ont été souscrites par les Townships.C’eat bien, mais il n’y a pas la moitié de ce montant qui a été souscrit sans conditions et il n’y cr.aura pas un tiers de payé, a cause des difficultés actuelles.§100,000 au moins auraient également été souscrites par les autres municipalités que vous avez ostracisées.Non, le seul moyen pratique était, de faire le tracé, d’avoir un estimé certain du coût de l’entreprise et} ensuite d'engager les municipalités à souscrire torn le montant néecs -saire pour compléter les travaux, puis de permettre à tous les intéressés, d’élire eux-mômes les hommes en qui ils avaient confiance comme directeurs.M.Hemming et ses amis ont fait tout le contraire de cela, et ils n’ont pas voulu écouter aucun avis.De là, le fiasco actuel.Sous les circonstances, Sorel ne pouvait pas faire autre chose que ce qu elle a fait.Elle dit, “faites le chemin et nous vous donnerons les §40,000, mais nous ne voulons rien risquer parce quo la manière dont vous conduisez l’entreprise, ne nous inspire p »s et ne peut pas nous inspirer confiance.’’ L’unique moyen d’obtenir le contrôle tant convoité, ditM.Hemming, était, pour nous, de faire souscrire les municipalités entre St.G-erinaiu et Sorel.D’abord, nous ne voulons pas de contrôle absolu mais un contrôle légitime, chacun suivant sa mise ; en second lieu, M.Hemming et ses amis ont précisément pris le moyen d’empêcher ces paroisses do prendre part à t’enireprise, ainsi qu’on l’a vu.PiiÎq Al IInmminnr /lif mUil » der un directeur à la ville de Sorel, ce qui, avec le maire, en ferait deux, et il nous a demandé quel était le nom le plus convenable.Nous ne lui avons pas donné d’opi-uion là-dessus, parce que le fait dffac- de 20 à 22 comme Sir Alexander, MM.McKenzie et Blake de 20 à 25 comme Sir John.Four un grand nombre, si le sténographe est spirituel, il arrange une petite harangue de sa façon, fraîche, enluminée et corder à Sorel un directeur pour proprette, et il ne compte pas le 840,000, pendant que Drummond- nombre de lignes que l’orateur parle j ville avec ses §15,000 en aurait 4 et ‘ à la minute* C’est comme cela que meme 5, nous a paru ineffable.Ne | certains de nos sténographes sont voulant pas lui répondre rien de devenus de bons députés, mais nous désobligeant, nous avons pensé qu’il valait mieux de no rien dire du tout.et M.Hemming nous en fait aujourd’hui un amer reproche.Serait-ce là d**.la naïveté?.Nous n’insisterons pas d’avantage pour ne pas tomber dans des redites, mais si M.Hemming veut le succès du chemin, il faut absolument qu’il concède aux autres localités, ce qu’il accorde si libéralement à la sienne, à savoir,le droit à chacun d’avoir sa légitime part de contrôle dans l’entre prise, suivant sa mise.De celte manière, la confiance et l’union renaîtront et un plan pratique pourra être adopté pour mener l’entre-uisc à bon terme.Nous dirons en terminant que tous ceux qui étaient présents à la 1ère assemblée admettent,que nous avons rapporté ce qui s’y est passé, avec exactitude.Cela suffit contre toutes les allégations de la malveillance.Correspondance Parlementaire, < avons rarement vu de nos députés devenir de bons sténographes.• et pour cause.Lorsque les électeurs liront les noms de leurs députés dans la division qui a eu lieu hier sur la motion de M.Oolby à l’affct de renvoyer à un comité général la résolution au sujet des banques, plusieurs clnn-leront sur l’air qui leur plaira : Ce député pervers A mis su culotte à l’envers, Mon ami G., qui joue sur nos théâtres, croit qu’ils auront bien raison.iussi il faut vous dire que mon ami est un libre penseur.* * * Les avocats L.• • • et 1 •••••• entraient au palais législatif hier.— u Tiens, dit D., quand le palais s’ouvre on voit passer la langue.” Ces avocats ont piomis de le faire pendre pour lui voir tirer la sienne.Les méchants !.IM.Leur esprit de justice, leur bon !!?T,rt,a snr.lej! 1>rô' Puis, M.Hemming dit qu’il a agi "mit* ongtmps-, •» a" ainsi pareeque Sorel n’a pas agi Iran-"cute, sans songer aux consequen- 1 * sans songer aux •es déplorables que cela peut amener ici.Le résultât fut on ne peui plus heureux.Après de franches explications, de part et d’autre, plusieurs de nos concitoyens d’origine différente, votèrent pour le règlement, peu votèrent contre cl la pluspari l’abstinrent.La discussion fut en-Juite reprise en français.On procéda à la division et les leux tiers de l’asssemblée se pro* [onccrent en faveur du règlement.In poli fut demandé et accordé.La otation se c ontinua jusqu’à vers 4 J icures.Les opposants n’ayant alors dus de votes à faire enrégistrer, l’on entendit pour clore le poil en lais** tnt écouler le délai fixé par la loi.iC Maire déclara alors le règlement Importé à une majorité de 48, 216 |otcs ayant seulement été enrégis-rés.> ne let ire de ML Hemming.Nous venons de lire dans la Mon-\cal Gazette, un long écrit de M.lemming à notre adresse.Nous li répondrons aussi brièvement que )ssible.Nous n’avons, personnellement, tcune objection aux directeurs mimés, mais cc à quoi nous nous tînmes ob)cctê, ce que nous avons mdamné et condamnons encore tmme injuste et propre à détruire confiance du public dans l’entro-•ise, pa été l’incroyable persistance rec laquelle M, Hemming et ses nis ont refusé à six paroisses qui relaient souscrire près de §100,000, droit de nommer elles-mêmes leurs ropres directeurs ! Pourquoi M.Hemming et ses a-jis ont-ils refusé obstinément à ces paroisses un délai de six semai-|»s, pour leur permettre de passer rers règlements et ensuite de pren- pareeque aorei n'a pas agi chôment, mais il omet de dire en quoi et comment.Cela ne l’a pas empê-1 ché, dit-il, de nous rendre justice.En quoi et comment ?Il ne le dit pas, mais il dit que personne de îSorel ne s’est rendu à la 2me assemblée.Pourquoi, s’il vous plaît ?Pour essuyer un nouveau refus.Merci.M.Hemming se plaint que nous l’avons traité sévèrement.Nous avons blâmé sa manière d’agir, mais, personnellement, nous no lui avons rien dit d’offensant et nous ne voulons pas commencer aujourd’hui, bien qu’il sc rende coupable envers nous d’une malice peu digne d’un homme sérieux, en disant que M.Barthe a refusé de souscrire 820 le jour de l’assemblée.Nous avions souscrit §50 pour le tracé (autant que M.H.pensons-nous) et nous étions prêt à souscrire encore §200, mais, lors de l’assemblée, nous avons dit que nous ne souscririons pas un sou et que nous conseillerions à tous les intéressés de faire de même, si M.II.et scs amis refusaient d’accorder à tous les intéressés leur légitime part de contrôle dans l’entreprise.Voilà la vérité.M.H.se trompe en disant que nous n’avons pas dit que M.Sénécal avait été nommé vice-président.Nous l’avons publié, mais nous n’étions pas tenu de répéter ce fuit dans chaque no.pour atténuer ce*t autre fait, que Drummondville avec ses $15,1)00 de souscription, se trouvait avoir 5 Directeurs (un quorum) pendant que Sorel avec §40,000 n’avait pas môme obtenu le droit de nommer elle-même scs propres Directeurs, pas plusque Yamaska, St.David, St.-Guillaume et môme la paroisse de Sorel ! M.Hemming nou9 dit qu’avant l’assemblée de Drummond ville, il nous a consulté par rapport au directeur de Sorel.En effet, il nous a dit qu’ils avaient résolu d’accor- Ottawa, 10 mars 1870." Toute la semaine les débats ont roulé sur la question sempiternelle des banques.J’en suis découragé.Quand j’entends parler de millions, de billions, de trillions, je grince des dents.Comme je ne me suis jamais beaucoup occupé de chill res, je ne saurais intéresser vos lecteurs en leur parlant finances.Pardon, mais après tout chacun son ta* lent, sa spécialité oïl son métier.Dans tous les cas je puis vous dire que Sir Francis Ilincks est un ex cellent ministre des finances ; il sait grossoyer un budget où les exposés, les rapports, les litres, les chapitres, les articles, les numéros et les zéros, les divisions et les subdivisions sont mêlés dans un ordre parfait.Sir Francis se compose un exté* rieur austère et tout en lui est grave, lout jusqu’au sourire.Comment pour1 rait-i 1 eu être autrement quand on est porteur de tant de chiffres el de tant d’impôts ?.Sir Francis a le génie financier.Il paraît résoud e les problèmes dos banques et de l’amortissement avec une propriété de termes qui pare la science sans la cacher.Je vois par les journaux parisiens que les sténographes ont une manière toute particulière d’apprécier les orateurs : il est pour eux un orateur à 15,20,22,25, suivant le nombre de lignes qu’il parle à la minute.M.Latour du Moulin parle 14 à 18 lignes, M.Jules Favre 19 à 24, M.Thiers a des moments d’entraînement où il monte jusqu’à 25 ; M.Rouher, de 19à 23 ; M.Pouyer-Qu°r-tier, 20 à 25 ; M.de Parieu 22 à 25.M.de Franqueville est la terreur des sténographes et des secrétaires-iédac-.tours ; il arrive jusqu’à 26, 27, et scs * lignes sont des lignes terribles, bourrées de faits, de noms, de chiffres.Le sténographe est distancé ; le secrétaire-rédacteur, dans ces discours où tout es* précis et substantiel, ne trouve rien à couper.Jusqu’à présent on avait cru que c’était le maximum de vitesse de la parole humaine.Mais le début do M.Liégeaid a prouvé qu’on se trompait et qu’il était possible d’arriver jusqu’à 29 1(2.Notez que, pour la plupart des orateurs précités, la vitesse est variablo el le maximum n’est atteint que par moments, tandis que la rapidité de M.Liégeard est continue.Ç’aétéla déroute do la sténographie ; mais plus heureux, le compte-rendu analytique a pu se défondre à coups de ciseaux.Ici nous avons le Dr.Tupper qui dépasse M.Liégeard ; le sténographe ne peut toujours le suivre.Son discours paraît bien dans les colon-1 lies du Times, du Globe et du Lead-er, mais il est iavé, nettoyé et parfu* mé.La voix de M.Laviscontc est si forte et si tonnante qu’elle étourdit et rend sourd le pauvro sténographo qui se penche pour saisir un son, une parole qu’il n’entend pas.On n’a jamais pu savoir le nombre de lignes qu’il parle à la minute.On m’a assuré que Sir John parle de 20 à 25, Sir Gecrgo de 12 à 15, Sir Alexander de 20 à 22, Sir Francis de 21 à 25, sans y compreir dre les chiffres ! M.Holton do 12 à 15 comme Sir Q-eorge, M.Doriçn lUKLlOCiBUPlIlE.I- Le première livraison de VHistoire des Trois-Rivières de M.Benjamin Suite, vient d’èlre livrée à la publicité.Celte livraison contient l’histoire des Trois-Rivières depuis la découverte du pays jusqu’en 1637.M.Suite s’est efforcé de rendre l’histoire de sa ville natale aussi intéressante que possible, et pour cela il n’a rien négligé de ce qui pouvait éclairer un passé souvent obscur, et jeter quelque jour sur les premiers temps de la colonie.Il a consulté nombre de manuscrits originaux, et il lui a fallu parcourir tous fis ouvrages trnitunf de i’Uistoire du pays.M.Suite a écrit en lioutne consciencieux, et il a su habilement profiter de tout ce qui pouvait l’aider dans sa lâche ardue.Cette première partie de VHistoire des Trois-Rivières est sans doute d’un haut intérêt ; mais comme elle ke rattache à l’histoire générale de la colonie, elle pourra sembler à quelques-uns manquer de l’attrait particulier qui doit ressortir de l’histoire proprement dite de la ville des Trois-Rivières, et que M.Suite nous fera éprouver en avançant dans son travail.A l’envisager sous le rapport litié-raire, VHistoire des Trois-Rivières fera honneur à M.Suite, si la suite de l’ouvrage répond à son commencement, et lui méritera de prendre rang parmi nos historiens nationaux après avoir figuré avec honneur dans la petite phalange de nos poètes nalio-n - u y.La partie de Y Histoire des Trois* Rivières publiée jusqu’à çe jour est écrite avec clarté, précision ; les faits y sont présentés avec ordre et de la meilleure manière ; le style de l’auteur est pur, châtié, correct, quelques fois empreint d’une légère teinte poétique.et sa manière historique et celle suivie jusqu’ici par nos bons historiens.La présente livraison conîiont trois planches dont deux sont des autographes, et l’autre est une carte re présentant le site des Trois-Rivières et de ses environs.M.Suite a certainement droit à tout l’encouragement du public canadien, et cet encouragement lui est nécessaire pour terminer l’œuvre qu’il a si bien commencée.Les citoyens de Sorel et des environs qui désirent sc procurer VHistoire des Trois-Rivières, devront s’adresser à M.Brassard, avocat, qui est autorisé à recevoir l’argent dos souscripteurs.L’ouvrage formera un volume de 400 pages et contiendra une vingtaine de gravures.Le prix est §2.00.Il sera publié pai livraisons d’ici à deux ans , et expédié aux souscripteurs au fur et à me suro que les livraisons seront prêtes I I.MM.Dufresne frères viennent de publier une brochure de M.Pétri Hubert, notaire des Trois-Rivière intitulée Les Lois Organiques et Ji risprudence sur le Notariat actuel de < Province de Québec, ouvrage qui dû coûter à «on auteur de nombrei ses recherches.Les hommes de pr< fession en particulier et le public c général trouveront ce petit volum d’un grand avantage ; il sera d’u secours immédiat aux notaires en c qu’il résume les diverses lois qui or trait au notariat, et comme il ©oc tient tout cp qu’il importe de sayo 30 Mars 1870.1 pour mener à bonne fin les transactions ordinaires de la vie, tout le monde le trouvera utile et voudra se le procurer s SOIltEE AMUSANTE AU PROFIT DES PAUVRES DE i/lIOPITÀL, En humble spectateur, j’assistais jeudi soir à cette intéressante séance qui réunissait un nombreux et intelligent auditoire.Depuis de longues années j’habite Sorel, et j’ai toujours admiré avec un plaisir extrême le zèle que mademoiselle Alain apporte à l’éducationde ses élèves, et le dévouement qu’elle.consacre aux pauvres que notre bienfai saut hôpital renferme dans son sein.Si je ne connaissais sa modestie prononcée, je me ferais un plaisir en même temps qu’un devoir de lui dé: cerner des éloges qui.mais enfin je ne veux pas, car peut-être que cela ne lui plairait qu’à demi ; enfin, qu’il me suffire de lui dire qu’elle a du mérite et beaucoup de mérite, et que les indigents doivent reconnaître en elle un cœur noble et dévoué.Amateur, depuis longtemps, de ce genre d’amusements, qui récrée, instruit et enseigne les bonnes œuvres, j’ai prêté une attention toute spéciale aux diverses scènes qui se sont déroulées s )us mes yeux, et en autant que je puis m’y connaître et en juger, je dois dire que j’ai été heureusement frappé de la manière avec laquelle chacune des Demoiselles s’est acquitté de la partie dont elle était chargee.Mesdemoiselles Beaupré, Bourdelais, Desjardins et Àmelotte, ont de magnifiques voix qu’on aime toujours à entendre je les applaudis en ce moment comme 1* public à su le faire lorsqu’elles chantaient.La Reine J\lozab, charmante opérette en un acte, a eu son entier succès ; Mlle Beaupré a joué à la per* lection : grave, solennelle dans ses gestes et étincelante sous sa parure, elle a su donner à son rôle, tout ce qu’il exigeait de difficultés, son chant lui a mérité de nombreux applaudissements.Dans Ncssouda, aille Marchessault.favorite de 1» Reine, asu se rendre favorite des spectateurs.M lie Desjardins, comme toujours, au moyen de sa voix charmante et appréciée de notre publie, s’est acquis de nouveaux lauriers • Mlles Bourdelais et Amelotte ont apporté à ce délicieux morceau leur part du beau talent que Dieu semble leur avoir donné pour en faire un si bon usage.En somme celte petite pièce a été admirable et a captivé l’attention de tous les spectateurs.L'Orpheline des P//renées est un joli petit drame en 2 actes ; il a été bien interprété—Mlle Marcliesseault a rempli son rôle avec âme et grandeur ; Mlle La\allée l’a bien s -coudée ; Mlle Bourdelais est une intendante parfaite; Mlle A.Beaupré, toujours rigide et sévèro dans ses rôles, s’est surpass ie dans celui de Madame d’Argenteuil, et a su on ne peut mieux feindre, par conséquent on ne peut mieux faire ; Mlle La belle a été éloquente, persuasive et toute de circonstance dans son rôle delà sœur ; il est difficile de rendre avec plus d’expression un personnage difficile et nouveau sur lascène ; les applaudissements ne lui ont pas fait défaut dan?ses dialogues avec Mlle Beaulieu, l'orpheline, qui die aussi a donné à ses paroles un accent quia charmé les auditeurs ; Mlles Douaire et Moreau ont égayé tout le monde a-vee leur rôle comique et ont contribué à rendre la pièce, autant que j’ai pu en juger, “ une jolie pièce et bien représentée.” Voilà mon impression de cette petite soirée—gaie, amusante et animée du meilleur motif du moude, “ la charité.’’ Puisse-t-elle avoir été profitable à ceux qui ont besoin de secours ! Quant à moi, elle m’a procuré un doux et délicieux plaisir, celui d’abord de faire une charité bien méritée et bien gagnée, et ensuite (et ce n’est pas le moins) d’avoir trouvé l’occasion de pouvoir admirer et faire connaître le zèle et le dévouement, que ces personnes, dont je viens de mentionner les noms, savent mettre dans l’accomplissement d’un des plus grands devoirs que nous ayons à remplir ici-bas : la charité, et la protection que l’on se doit l’un à l’autre ! C.D.• • • Sorel, 25 Mars 1870.Le* Mission* sauvages «1© l’Oregon.Le public assistait enfouie dimanche soir à l’entretien de JM.St.On-ge, missionnaire île POrôgon.Il y avait plus de 400 personnes présentes et -la salie était littéralement remplie.Ceci fait honneur à la population, cl démontre uqo (ois de plus qu’elle sait faire les choses et qu’on ne fait jamais en vain appel à son bon vouloir et à sa charité.L’entretien du missionnaire a été très'intéresâant, et l’auditoire a prêté • jusqu’à la fin une oreille attentive.-M.St Onge a traité son sujet avec habiieté et de façon à satisfaire les plus difficiles.Il l’a envisagé soils toutes ses faces et n’a rien omis de ce qui pou\ait intéresser ses auli-teurs.Après avoir décrit le pays, M » St.Onge a parlé des mœurs et des usages des indigènes, de leur langue qu’il dit être très-riclle,* de leur manière de vivre, de chasser et de fuirc la guerre, de l’idée qu’ils se fout des choses de la civilisation, et ctifitl de la vie de sacrifice que le prêtre est appelé à mener dans ces régions barbares dans l’unique but de convertir lesinii lèles et de gagner des âmes ù Dieu.M.Sî.Onge parle facilement, sans prétention ; il expose les cluses clairement, telles que sa vie de missionnaire les lui a tait connaître; il sème sa narration de bons mots, d’anecdotes, qui ajoutent à l’intérêt du sujet et le rendent et plus agréable et plus animé.Le révérend monsieur nous a communique ce qui suit en le priant de le rendre public .‘ Messire L, N.St.Onge, Missionnaire, prie les citoyens de Sorel de recevoir ses remeroîments sincères pour la somme de §106.00 qui a été réalisée à son entretien lie Dimanche soir.C’est une nouvelle preuve de leur zèle pour toutes les bonnes œuvre*, et surtout de l'intérêt qu’ils portent aux missions sauvages de l’Orégon.M.St.Onge a aussi contracté une dette de reconnaissance eu vers G.I.Barthe, Ecr , Maire, qui lui a p irmis, au nom de la Corporation, d’occuper l’Hôtel-de-Ville pour la soirée.Il doit aussi remercier MM.Chêne-vert et Crépeau pour leur amve coopération an succès de son œuvre.Une petite sous uiptio î fait?par les élèves du Collêg*, et vin don de §15.00 venant de M.D.McCarthy, ont porté à la jolie somme le $123.-50 le montant total réalisé à Sorel au profit de ses missions.mh {^Nouveau Médecin.—Nous apprenons avec plaisir l’admission à la pratique de la médecine de M.J.B-Commeault, fils de J.B.Commeault, Ecr.N.P.de St.David.M.Commeault a obtenu les degrés dé" M.D.C.M.après avoir subi deux examens très-rigoureux, oral et par écrit, devant les professeurs de médecine de l’Université McGill.M.Commeault doit s’établir à St.Germain.Nous espérons qu’il obtiendra bientôt une bonne clientèle, et nous la lui souhaitons cordiale* ment.Avec l’intelligence que nous lui connaissons, il ne manquera pas d’etre un médecin de renom lorsque la pratique sera jointe à L théorie.G^Nous accusons réception de la version anglais»1 des Comptes Publics de la Puissance pour l’année finissant le 30 Juin 1869.Nos remercî-ments à qui de droit.fl^Les lettres de Rome annoncent que le choix de la métropole de la province ecclésiastique d’Ontario a été fait en faveur do Toronto.nous arrive une bien- triste nouvelle de Rome.Ün jeune homme, qui comptait dans cetto ville autant d’amis qile de connaissances, M.J.B.Morissette, zouave pontifical, a été victime d’un horrible attentat.Au moment où il s’apprêtait à revenir au pays, un lâche assassin l’afrappé do sept coups de poignard, La lettre qui nous corn mimique ces détails ne dit pa#*>i les blessures étaient mortellos, mais seulement que les médecins avaient une lueur d’espoir de sauver ce défenseur du Pape.M.J.B.Morissette est un ancien élève du Séminaire de Québec, et a suivi le cours de droit à l’Université, jusqu’au moment de son départ pour Rome, avec le premier détachement de zouaves.—Journal de Québec.ft?*On a proposé jetidi dernier, 24, dans la législature d’Halifax, d’abolir le Conseil Législatif.Un député n proposé en amendement que ce corps fût électif et se composât de dix-neuf membres.' Le débat a été ajourné.; On no croit pa* à‘u succès de la proposition. Mercredi mat in j JLa Gazette
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