Gazette de Sorel, 4 août 1869, mercredi 4 août 1869
Numéro 93.Zi**' âowtud SK-Héfifromrô&tM îWifitja*, Æoimttmiat, Abricot* $! Sifflai**.t ISlème année.Sorel, (P.-Cfc.,) Mercredi matin, 4 Août 1809.G.Il BARTHE, Propriétaire et Rêdactenr.! Pafellüê dams des Cmtêpêts da BîatrÎGtt d© RîehsÜîew).I JOSEPH CHENEVERT, Imprimeur.Ecorclie vivant.Il y a en ce moment à Londros un homme, un Chinois,qui se dépouille journellement.de sa peau.Je n’y croyais pas.Je n’y voulais point croire.Mon ami, en sa qualité de journaliste, jouissait de quelque influence : nous entrâmes par une porte dérobée et un instant après nous étions assis à une table, tout près du Stage, —Ladies and gentlemen, l’écorché va avoir l’honneur de se présenter devant vous.Il se fît un profond silence : c’eût été le cas de répéter, eu égard au quartier mal famé de Wapping, l’aphorisme sacramentel; on aurait entendu voler une mouche.Quant à moi, je nie demandais de quelle atroce mystification nous allions être victimes.Tout à coup, la porte de la scène s’ouvrit, et sur un coup de gong, un homme entra.C’était Li-Tiao-Sing.Costume chinois, rien d’extraordinaire à première vue : seulement la peau très-jaune et quelque peu ridée.Il était vêtu d’une large robe ; sa tête était rasée et une longue mèche do cheveux roulait de son crâne à ses talons.Ses yeux étaient cerclés d’une teinte plus bistrée encore que le reste du visage.Le Chinois s’inclina légèrement.L’orchestre entama une sorte de marche baroque que jo veux bien croire chinoise, en raison de son atrocité mélodique.L’homme se plaça sur le devant de la scène.Il ôta gravement sa robe et resta nu ]usqu’à la ceinture.Alors se passa une scène horrible, extravagante, telle que jamais Beau-delaire n’en a rêvé.Le, Chinois porta les mains à son crâne; il me sembla qu’il détachait quelque chose, comme un fil.- La peau s’écarta, je vis uno ligne rouge former scission, l’uis, de ses doigts, l’homme agrandit la séparation ; la peau s'éloigna du crâne, puis s’abaissa le long du front en deux parties égales comme un bonnet, qui se fût ouvert en deux parties, ou plutôt comme une enveloppe d’une orange exactement coupée en deux hémisphères.Cette peau descendait toujours, et la couleur s’accentuait.En un instant, cette peau fut ouverte jusqu’aux épàpFi.C’était horrible.N ous avions devant les yeux line tête d’écorché, avec sa teinto sanguinolente, avec muscles blanchâtres et rosés, avec l’orbiculaire des paupières de nuance pourpre.Bientôt les épaules se découvrirent, la^peau se soulevant comme un vêtement d’amphithéâtre, le bicops, lo long supinateur, le sterno-huméral.Tout le reste était à nu.Que dis-je?sans peau, écorché comme par lo scalpel.Les bras étaient sortis de la peau comme une gaine.Tableau fantastique ! Il y avait des cris dans la salle.Les hommes étaient pâles.Il semblait que lo Chinois sourit de scs lèvres d’un rose humide.Cauchemar impossible à décrire.La peau étant rejetée en arrière, l’homrao se tint immobile pendant un instant.Puis il leva les bras et les mit sur sa tête.On vit dans tout ce buste les.muscles remuer comme les cordes d’un échafaudage.11 semblait que tout cela roulâtisur une poulie, se • raccourcissant ou s’allongeant.II prit plusieurs poses ; c’était un déplacement de chairs rouges qui faisait frissonner.je fermais les yeux.Mais un tonnerre d’applaudissements me réveilla de cet état de dégoût.Je regardai, l’hortime avait disparu.—Eh bien ! me demande mon ami sans avoir un seul instant perdu son flegme.—Jo n’y comprends sien, mais c’est horrible.— Voulez-vous parler au Chinois ?J’avoue que j’hésitai un instant ; mais, surmontant rapidement ce premier mQuvement ; —Allons, lui dis-je.Nous nous levâmes, et entrant, dans le Wine room ou pièce réses- vée, nous frappâmes à la porte intérieure.Quelqu’un vint ouvrir et répondit à mon compagnon : —Attendez ! l’homme remet sa peau.Cinq minutes après nous ôtions introduits.Le chinois était étendu sur un lit de ouate ; ses yeux étaient fermés; il semblait souffrir.—Voici des gentlemen qui désirent vous parler, dit lo 11 manager.” Le Chinois regarda et dit ; —Attendez un instant.Cela cuit encore ! Tout ceci fut dit en Anglais, mais je parle suffisamment la langue pour n’avoir perdu aucun détail.Le Chinois ne se fit pas prier pour nous raconter son histoire, et sur les instances de mon ami, il se décida à donner les explicatiouS*que nous réclamions.Seulement, il nous pria de nous approcher, afin que le 44 manager” n’entendît point, défense lui ayant été faite de révéler son secret, Li-Tiao-Sing est Chinois ; il se trouvait il y a cinq ans dans l’arniée insurrectionnelle des Taï-Pings, mais, nous avoua-t-il, le diable me tenta et je fis un vilain métier: je fus envoyé comme espion dans le camp dos Fils-du-Ciel et jp trahis mes frères.Les Taï-Pings ayant remarque mon absence prolongée, jurèrent par liang Sew Tseven (c’est le fondateur de leur secte) de sc v.euger du parjure.Huit jours après j’étais pris.La vengeance des Taï-Pings fut atroce.Ils me condamnèrent à être tailladé en dix mille morceaux.Quelle torture ! Je fus attache à un poteau, et le bourreau, à l’aide d’un couleau aigu et affilé comme un rasoir, m’arracha par lambeaux toute la peau du corps.Ce qui se passa, je nelo sais.C’était une aflreuso douleur, il me semblait que j’étais plongé dans un bain d’huile bouillante.Je perdis connaissance.Quand jo revins à moi, étonné d’être encore vivant et éprouvant d’atroces souffrances, j’étais étendu sur une sorte de tapis imbibé d’huile, et un homme était auprès de moi.Il me raconta que les Chinois avaient surpris les Taï-Pings pendant le supplice, que j’avais été détaché puis abandonné comme mort.Seules, mes jambes avaient échapé à l’horriblo couteau.L’hommo qui me parlait était médecin : combien de temps me soigna-t-il, je ne saurais le dire, tant ie souffrais.Seulement au bout de trois mois, il s’était formé sur mon pauvre corps une sorte de pellicule transparente, laissant apparaître toutes les teintes do muscles.J’étais sauvé, mais le moindre mouvement m’arrachait des cris déchirants.Le médecin paraissait méditer un projet II attendit quelque temps afin de voir si la pellicule s’épaissirait, elle restait toujours transparente et se déchirait au moindre contact.Alors il imagina de me fabriquer une sorte de peau factice, assez malléable pour l’endosser comme un vêtement.Je souffris d’abord' beaucoup, puis peu à peu je m’y habituai.Tous les matins, je devais tenir dans l’huile, pendant une heu-* ré, cet étrange vêtement.Cette peau, admirablement travaillée d’ailleurs, prit si bien la forme de mon corps, qu’à part sa couleur et quelques plis elle joua admirablement lo rôlo de la peau humaine.Vous devinez lo reste.Le médecin me proposa d’exploiter çet incroyable phénomène.J’étais misérable, j’acceptai.Nous preourumes ainsi l’Asie et nous venons d’arriver en Europe.Lorsque j’ôte cette peau je souffre atrocement, car ma véritable peau est si mince, que la seule impression de l’air me torture.Mais que voulez-vous, à chacun sa destinée.* * * * •»»•»-•••••• • | l .J.*•• .Voilà ce que j’ai vu.Voilà ce que j’ai entendu.L’écorché vivant a déjà reçu des propositions de Paris, mais je doute qu’on autorise son exibition.Nos nerfs sont trop sensibles, et à dire vrai, l’ayant vu une fois, j’oserais à peine le revoir.—Gaulois.Missions catholiques et missions protestantes.UN PARALLÈLE.Voici les détails des sommes que récoltent les missions catholiques et les missions protestantes : En 1868, l’Œuvre do la Propagation de la Foi a recueilli 5,808,967 fr., soit 158,948 fr.de plus qu’en 1867.L’Œuvre embrasso l’univers entier, à la seule exception do l’Autriche et do la Bavière.Aussi sommes-nous près de la vérité en estimant qu’à clic seule elle réunit au moins la moitié des ressources consacrées aux missions catholiques.L’CEu-vre des écoles d’Orient, celle de Saint-Franpois de Sales et quelques autres institutions françaises réunissent à peine 100 à 150,000 fr.par an.L’Œuvro de Saint-Boniface,* (Etats du nord de l’Allemagne), arrive à 350,000 fr.; l’Association de St.Louis (Bavière), réunit 250 à 300 ir.; les Œuvres de Ste.Marie et Saint-Léopold, de Saint-Sévérin (Autriche), et Saint-Ladislas (Hongrie), n’atteignent pas même ces chiffres analogues.Somme toute, nous arrivons tout au plus à dix millions de francs pour les missions catholiques.Les œuvres protestantes fournissent de tout autres chiffres.La société de Gustave (Allemagne), lait de 676 à 700,000 fr.de recettes.Les so ciétés bibliques et autres en fournissent bien autant.L’Angleterre est beaucoup plus riche encore.En 1, 868, la Church-Missionary Society a réuni 3,807,350 ir.(155,004 1.st ); la, Religion-Tract-Society 2,928,250 fr.(119,170,21 st.) total ; 6,805,600 fr.pour deux sociétés anglaises seulement.Comme l’Angleterre compte encore plusieurs autres sociétés analogues, on peut hardiment estimer qu’elle fournit annuellement 10 millions de francs aux missions protestantes, sauf les traitements fort considérables accordés par le gouvernement aux évêques et pasteurs anglicans des colonies.Les Etats-Unis dé- {>ensent certes bien autant.La Hol-andc, la Suisse et les pays Scandinaves fournissent de même des ressources ; partout les gouvernements encouragent les œuvres de missions.Nous n’exagérons donc pas en estimant à 25 millions de francs les ressources de la propagande protestante.C’est formidable à côté des 10 millions des missions de catholiques.Le Public^ à qui nous empruntons ces détails, a raison de trouver formidables les 25 millions des protestants ; il y a cependant quelque chose de plus formidable encore, mais, cette lois, en faveur des missions catholiques ; c’est le sang de nos missionnaires.LES JOURNAUX CATHOLI 4UEI UN FRANCIS* (Do l'Univers.) / Lorsque VUnivers dut reparaître, plusieurs de nos amis exprimèrent le désir qu’il y eût fusion entre le nouveau journal et le Monde.Nous déclarâmes, dès notre premier numéro, que des difficultés financières, invincibles dans notre situation, avaient seules empêché l’accord.N ous ne pensions pas, d’ailleurs, qu’il pût y avoir inconvénient à l’existence simultanée de deux feuilles dévouées avant tout à l’Eglise et défendant les mêmes principes.L’événement a justifié nos prévisions.Non-seulement il n’y a jamais eu dissentiment entre le Mondez t V Univers mais, de plus, ils vont tous les deux fort bien.Nous constations il y a quelques jours, que lTr-nivers, qui est en voie de progression, avait conservé son capital et était arrivé A un tirago dépassant 10,000 exemplaires.Le chiffre exact est maintenant 10,330.Le Monde, prenant texte do co compte-rendu, vient do dire que sà situation est également bonne.A-près quelques considérations, il ajoute : 41 En résumé, le Monde ot F U- î: ¦< : ; * !r>QCf nivers possèdent, en ce moment, un chiffre d’abonnés presque double de celui que le Monde possédait au moment de la fondation de f Uni vers.’’ Co serait, par conséquent, un tirage d’onviron dix-huit mille œxoïn-plaires pour les deux grands journaux essentiellement et exclusivement catholiques.Cornmo lo dit avec raison le Monde^ ce résultat doit être constaté “parce qu’il établit le succès des principes dont nous sommes les défenseurs.” Eugène Yeuillot.11»-¦ .1 ; TSSESB EXTRAIT DE LA CORRESPONDANCE DE M.FREDERIC Gaillardet.Paris, 9 Juillet 1869.La crise intérieure, à laquelle lo gouvernement impérial était condamné par le résultat des dernières élections, s’est développéo avec une promptitude et une intensité qui ont dépassé toutes les prévisions.Elle est devenue une sorte d’apoplexie foudroyante, et si l’empereur peut y survivre, on doit reconnaître que l’empire est mort, mort et enterré par ceux-là même qui semblaient devoir le défendre avec le plus do dévouement.A la fin du mois de mai, tous les journaux impérialistes battaient des mains.Les élections leur semblaient excellentes, parce que si ùqs irréconciliables avaient été nommés à Paris et dans quelques autres grandes cites, les orléanistes et les parlementaires avaient subi un échec éclatant.1411 n’y a plus, disaient ces journaux, que deux partis en France et dans la chambre ; la Révolution représentée par quelques membres et le Gouvernement soutenu par l’immense majorité des députés.C’est net et cela nous plaît mieux quo la situation terne et mixte que prétendaient nous faire les gens du tiers-parti.” Ces calculs paraissaient justes, mais ils ont été déjoués par un événement inattendu.Cet événement, c’est la défection d’une grande partie des députés, anciens et nouveaux, que l’on regardait comme des conservateurs inébranlables, et qui sont devenus subitement plus parlementaires les uns que les autres.Devant cette évolution, le gouvernement personnel est tombé par son propre poids, sans qu’il y ait eu besoin de l’attaquer.11 a suffi que ses étais lui aient manqué ! Vous savez quo la session législative avait été ouverte par une haran-ue écrite de M.Rouher qui avait éclaré quo, dans la pensée dit gouvernement, la session actuelle rüavait pas d'autre objet que la vérification des opérations électorales, que l’élude des résultats politiques des élections ne saurait être jrrécipilée, et qu’à la session ordinaire le gouvernement soumettrait aux chambres les résolutions qui lui auraient paru les plus propres à réaliser les vœux du pays.Crétait promettre quoique chose, mais quelque chose d’indéterminé et à échéance lointaine.Ces vagues promesses n’étaient pas do nature à satisfaire l’impatience dos esprits qui, une fois surexcités, ne s’apaisent pas ainsi h commandement.Ces délais demandés par M.Rouher déplurent surtout aux membres du tiers parti qui convoitent sa succession, et qui ne voulurent pas lui laisser le temps d’exploiter à son profit le silence de la Chambro.Les chefs do ce parti, MM.Buffet, Emile Ollivier, Ghevandier dé Yaldrô-tnc, Latour dit Moulin, marquis de Talhouet, etc., résolurent donc de ne tenir aucun compte des idées du gouvernement sur lo but restreint de la session actuelle, et do lui adresser une interpellation ainsi conçue : 44 Nous demandons à interpeller lo gouvernement sur la nécessité de donner, satisfaction au sentiment du pays, en l’associant d’une manière plus efficace et plug com- plète à la direction do ses affaires.” Cette proposition léunit immédiatement plus do cent signatures, en dehors de la gauche qui s'abstint, parce qu’elle lui parut trop vague dans aes termes.Maïs ce vague, qui prêtait à toutes les interpétations, ne déplut pas moins à M.Rouher qui, pour remédier à cet inconvénient, lit mettre en avant par M.Du Mirai, son ami, vice-président de lu chambre, une autre proposition réduisant les vœux de la chambre aux points suivants : Rétablissement de l’adresse, organisation plus large et plus sincère du droit d’interpellation, extension du droit d'amendement et nomination par lo Corps législatif do la totalité de sou bureau,”y compris le président.C’étaient déjà des concessions importantes et remarquables, mais qui, par leur spécification, écartaient toutes les autres, et notamment lo rétablissement de la responsabilité du ministère auquel MM.Emile Ollivier et Buffet tenaient le plus, comme étant la seule base sérieuse d’uu gouvernement parlementaire.Ces messieurs prirent donc le parti de faire avorter la contre-mine de M.Du Mirai, en ajoutant à leur première rédaction les deux demandes suivantes : 44 La Constitution d’un ministère responsable et le droit pour le Corps législatif do régler les conditions organiques avec le gouvernement.9’ C’est-à-dire que lo rétablissement de l’adresse et d’autres moyens do communication, tels que des ordres motivés, no dépendraient plus du bon plaisir du gouvernement, mais de lu volonté de la Chambre.Ainsi, en voulant atténuer le mal par la contre-proposition de M.l)u Mirai, M.Boulier l’avait aggravé, car la proposition de son compère avait rencontré si peu d’adhétcnls qu’il n’y a pas donné suite, tandis que la nouvelle rédaction du tiers-parti a conservé presque tous scs premiers signataires.Leur nombre s’élevait hier à 115, et j^armi eux figurent non-seulement des hommes do la droite puro, tels que MM.Bussières, Dalloz, Eugène Lecomte, Joachim Murat, mais encore M.do Mackau, le fameux correspondant de l’empereur ot le duc de Mouchy, l’époux de la princesse do Murat, dont l’empereur et l’impératrice ont dernièrement accepté l’hospitalité, en allant à Beauvais.En voyant M.de Mackau signer, des députés ont dit ; 44 Ce sont J es; vaincus qui viennent rendre les armes.—C’est l’adhésion do l’empereur, ” ont dit les autres, en voyant MM.do Mouchy et Murat inscrire leurs noms.Mais la France assure que ccs doux députés ont agi de leur propre mouvement, et elle dit avoir entendu lo duc de Mouchy expliquer ainsi sa signature ; 14 Je suis un Noailles.Il y a dans ma famille des souvenirs qui m’obligent, et j’at-.tendais avec impatience l’occasion de m’associer à un acte libéral.Elle s’est présentée, je l’ai sisie.” M.de Mouchy faisait allusion sans doute à la belle conduite du duc de Noailles qui fût un des premiers à rcnoiuccr à scs titres et privilèges dans l’immortelle nuit du 4 août 1789.Mais si de telles traditions se réveillent dans l’entourage même de l’empereur, que deviendront celles de la nuit du 2 décembre, si différente de l’aulve ?Si l’on en croit la Liberté, la conduite du duc de Mouchy n’aurait pas été du goût dosa femme, la belle princesse Anno, qui lui aurait administré un coup créventail sur les doigts pour avoir signé un pareil acte sans sa permission.L’empereur se serait montré plus indulgent * à ceux qui s étonnaient devant lui do l’incartade du jeune duc, il aurait dit; 44 Ce n’est encore qu’un enfant.” —On ne fait pas nommer des on fants, aurait répliqué un député dévoué, mais ayant son franc-parler.Du reste, on s’accorde à dire que les députés do la droite qui ont signé Interpellation du centre gau* che, ne l’ont fait que sur l’ufiirmation do M.Emile Ollivier et de ses collègues, qu’on réclamant lo rétablissement de la responsabilité ministérielle, on n’entendait pas toucher à lu rasponsabilité de l'empereur, qui, inscrite dans lu constitution, no pourrait on être retirée que par un plébiscite.Los signataires pensent donc quo ccs deux rosponsablités peuvent so concilier et exister sans se détruire.Mais cVstla, je lo crains bien, une pure illusion de leur part.Des ministres no pouvont être responsables sans être indépendants, et s’ils sont indépendants, lo souverain nbdiqm» forcément une part de su souveraineté.Il y a dès lors injustice à faire retomber sur lui lu responsabilité d’actes accomplis ou d’opinions émises en dehors do lui.Co quo veulent faire MM.Emile ollivier et consorts est donc une œuvre hybride réalisant uno espèce d’hermaphroditisme politique.Cela no naîtra pas viable, si coin .mît, co qui mo paraît très-douteux.Mais co n’est pas moins un signe du temps très-remarquable, qu’une pareille tentaiive.Il y a six mois à peine, tout orateur qui osait toucher à la constitution—cet orateur lut-il M.Thiers-—était arrêté immédiatement par les clameurs de la droite et rappelé à l’ordre par lo président.Et aujourd’hui voilà que la moitié do la chambre, et les ministériels eux-mêmes, signent des deux mains une manifestation plus grave quo l’adresse des 221, pour lu mon tir-cliio constitutionnelle, car cotto adresso ne soulevait qu’une question ministérielle, et l'interpellation actuelle demande des réformes dont la moindre entraîne un changement de régime.Au milieu de cette bagarre, l’a* ti-tudo de la gaucho u été d’une aages-so et d’une réserve auxquelles on était loin do s’attendre.Quolqucs-uns de ses mornbro», comme MM, Eslancolin, Plunat, ltiondclet Damraartin, qni avaient signé le premier projet d’interpolla-tion, ont refusé do signer lo second, parce qu’ills auraient voulu qu’aux réformes spécifiées on «joutât l’abandon du système des candidatures officielles, l’élection des maires, et môme, dit-on, l’abandon du droit de paix cl de guerre conféré à l’empereur.C’était trop demander à la fois, et la majorité de la gauche u été plus habile en n’intervenant pas dans l’œuvre dix tiers parti, qu’elle aurait, compromise.Elle l’a donc laissé sc mettre en avant et essayer défaire broche aux institutions impériales, sauf à tenter plus tard de’ pénétrer, à son tour, dans la place par cette brèche.MM.Lofèvre-Fontalis, Eampont, Maurice Richard, de Kératry, sont les seuls membres do la gauche, dont les signatures figurent à côté des noms du tiers parti.C’est qu’eu fait ils se rapprochent plus du centre gaucho que de l’extrême gauche, comme l’ont prouvé deux d’entre eux en acceptant lu dîner quo l’empereur a offert, ces jours derniers, aux nouveaux élus qui ne s’étaient point déclarés d’avance irréconciliables.Cette invitation avait pour prétexte le désir de faire connaissance avec les nouveaux représentants du pays ; mais son but devait être aussi d’essayer sur ccs âmes vierges la fascination de la courtoisie qui exerce toujours un certain effet sur des gens bien élevés.Do cette première rencontre il n’a transpiré que deux incidents.C'était M.Rouher qui nommait et présentait les convives h Leurs Majestés.Mais M.de Kératry, qui n’a pas pardonné au ministre d’Etat la guerre acharnée qu’on a faite à sa candidature, a passé devant M.Rouher et s’est présenté lui-même à l’empereur.- Sa Majesté ayant dit à M.Lefèvre Pontalis ; vous ôtes ua des nouveaux députés, monsieur.— % Oui, sire, j’ai été nommé comme candidat 4e l’opposition constitutionnelle Je eprêsente une circonscription dévouée à l’empereur, mais éga 5 I Merci edi inn tin %.• La Gaasctte de Sorel.4 Août I860.lement dévouée a la liberté.—Je reconnais qu’en oifet les élections se sont faites dans Je sens do la liberté.Coite réplique de l’empereur autoriserait à croiro qu’il acquiescera aux réformes demandées par le tiers-parti et auxquelles s’est associée une partie de 1» droite pour les rendre plus acceptables au gouvernement, en leur enlevant toute apparence d’hostilité.Mais cette tuctique des habiles de la droite n’a pas réussi à dorer suffisamment la pilule, et l’empereur, aussi bien que M.Rouher, la trouverait encore trop amùrc.Quoi qu’il en soit, les réformes auront lieu et la chambre s’ajomnera.On a dit, à tort selon moi, que ce répit n’aurait de raison d’etre politiquement que dans le cas où l’empereur voudrait profiter de l’éloignement du Corps législatif, pour tenter une diversion à l’extérieur.Mais ce genre d’aventure, consistant à jouer le tout pour le tout, n’est plus dans le tempérament impérial.Et la preuve qu’il n’est pas à craindre, c’est que les diplomates, ordinairement bien informés, ont pris leurs vacances comme do paisibles bourgeois.L’ambassadeur d’Angleterre a quitté Paris, et M.de Bismark a quitté Berlin, déposant le fardeau des affaires publiques qui no vont pas en Allemagne tout à fait comme il le voudrait.#Le roi de Prusse s’apprête aussi à faire la politique buissonnière, en allant se promener à Ems.Enfin, le différend franco-belge, qui laissait seul une porte ouverte à certaines éventualités, peut être regardé comme aplani, quoique M.Prêre Orban ait demandé quelques changements de rédaction, avant d’autoriser la signature définitive du compromis.Je sais que, faute d'un point, Mar’ tin perdit son hue, et qu’une phrase à modifier est plus grosso qu’un £oint ; mais si chicanier qu’il soit, L.Frère Orban cédera, parce que les meilleurs amis de la Belgique, les cabinets de Londres et de Vienne, ont dit franchement au roi Léopold quo ce qu’il avait de mieux à faire était de s’entendre avec le cabinet des Tuileries.M.de Beust a même reconnu qu’une union douanière avec la France serait tout entière dans l’intérêt des Belges, qui devraient s’assurer notre protection, et non provoquer notre inimitié.Ces sages conseils du ministre autrichien ont paru une si grosse é-normité à nos voisins de Bruxelles, qu’ils n’ont pu les comprendre qu’en soupçonnant M.de Beust d’être le complice de la France dans certains plans mystérieux.Les Belges voient des complots attentatoires à leur indépendance dans tout ce que dit ou ne dit pas le gouvernement actuel de la France, comme M.Raspail voit la main des Jésuites dans tout ce qui se passe dans l’ancien monde et même dans le nouveau.Je dis le nouveau, parce que je me rappelle avoir entendu raconter à l’éditeur du Courrier des Etats-Unis qu’ayant été présenté à M.Raspail, à Bruxelles ou à Paris, pendant que la guerre durait encore entre le Nord et le Sud de l’Union, le célèbre tribun, plus fort sur la chimie que sur la politique américaine, lui annonça, comme une découverte sérieuse de sa part, que la guerre de la sêcessiou était l’œuvre des jésuites du Nord et du Sud.Par la môme force d’intuition il avait découvert, disait-on, un jésuite dans M.Thiers et un mouchard dans M.Gambetta.Mais il a démenti, hier, cette seconde accusation, ce qui laisse subsister la première.M.Thiers ne s’attendait pas à celle-là, quand il disait à un des députés de l’extrême gauche : 44 Vous êtes des irréconciliables ; eh bien, je suis plus encore, je suis un implacable.” Le patriarche ombrageux do la fauche, qui se tient isolé sur son anc, a pris la parole à prox>os de la validation de l’clcction de M.- Garnier-Pagès, autre suspect à ses yeux, dont il se dit séparé 44 par tin fleuve de sang.” Cependant il n’a pas attaqué son élection.Il a seulement profité de cette occasion pour demander compte au ministre de la justice de l’arrestation des membres des comités Rochefort et Raspail, le lendemain du scrutin.Jusque-là, le tribuu en cheveux blancs était dans son droit, et son langugo n’avait pas manqué de dignité, mais il tomba dstna l’exagération et le mélodrame quand il demanda qu’on l’arrêtât lui aussi, en ajoutant qu’il était habitué aux injustices de la justice.Cette antithèse ayant fait sourire, l’orateur, s’excitant do plus en plus, demanda à *es interrupteurs s’ils contestaient lés injustices de la restauration à son égard et celles de ce ridicule Louis-Philippe.Ce mot lit bondir M.Thiers qui se contint cc-; pendant, et laissa M.Baroche donner noe leçon do modération et de convenance à l’irascible vieillard qui ne trouva d’appui chez aucun de ses collègues de l’extrême gauche.Les iaiscurs de mots ont dit au sujet du contraste offert par l’aspect du septuagénaire et son ardeur juvénile, que ce n’était pas du feu sous la cendre, mais du feu sous du camphre.11 a émis hier une idée excentrique, mais juste au fond, en demandant que tous les fonctionnaires, convaincus de manœuvres déloyales dans les élections, fussent punis non par la prison, qu’il voudrait voir supprimée, mais par des retenues sur leurs traitements mal acquis.La mémo répression, a-t-il ajouté, devrait être appliquée au préfet de police de Paris, qui s’est livré à une orgie infernale do casse-têtes.Sur ces mots, protestation énergique du ministre de l’intérieur,*qui affirme que la France et l’Europe ont reconnn la modération et la prudence dont la police et l’armée ont fait preuve dans les émeutes de Paris.M.Pel-letan a répondu que Paris était indigné et que la police avait été barbare dans sa répression.M.le président a coupé court à cct incident, dont la discussion sera reprise en temps et lieu.Mais M.Raspail, qui aime le bruit, avait tiré sou coup de pistolet.Le début oratoire do M.Bancel a été beaucoup plus heureux, Il est monté à la tribune à propos de l’élection de la Drôme, son pays natal, et au sujet d’une affiche anonyme qui l’accusait d’avoir porté à Bruxelles, en 1855, un toast à la destruction des années françaises combattant sous les murs de Sébastopol.M.Bancel a trouvé, pour repousser cette accusation, des paroles si nobles et si iières que les tribunes ont éclaté en applaudissements, et que la droite émue et charmée s’est, associée par une atlitude sympathique à la protestation de l’exilé, èonlessant aujourd’hui comme il y a vingt ans l’amour de la patrie et de lu liberté ! Quelques sceptiques ont cependant trouvé que les mots de triste exilé, de terre étrangère, de France adorée, un peu trop prodigués, rappelaient le fameux duo de la Reine de Chypre.44 C’est du Chateaubriand de 1848, ” a dit un de ces sceptiques.Mais le succès li’a pas moins été très grand et très-mérite.M.Bancel sera un orateur sarcastique qui prendra place à la chambre au-dessoud de M.Jules Favas, mais au-dessus de M.Jules Simon, qui est un déclamateur, et de M.Ernest Picard, qui n’est qu’un causeur.M-Thiers a paru particulièrement heureux du bon effet produit par M.Bancel qui, commo M.Gambetta, a pris, à l’égard du centre gauche, une attitude respectueuse et amicale dont celui-ci a été très-touché.C’est entre les deux irréconciliables et l'implacable à qui sera le plu9 prodigue de démonstrations sympathiques.tPermi les conseils que leur a donnés M.Thiers, au nom de son expérience parlementaire, on cite celui-ci: “Soyez sérieux dans toutes vos attaques : démontrez, ne raillez pas; aujourd’hui, ce n’est plus le ridicule, c’est l’arithmétique qui lue.” Frédéric Gaillardet.senties et qui provoquèrent do cha- j lement les idées du Secrétaire d’E- leureux applaudissements.M.le ! tat?.Trouve-t-il que le litre de grand-Vicaire, ému jusqu’aux larmes, Sir est trop lent à venir?.Trou-laissa parler son cœur.Les paroissiens comprirent que ce qui engage M.lo curé à abandonner la cure de Sorel, est qu’il craint do ne pas faire assez, à cause de son état de santé, et que les intérêts spirituels et temporels do la paroisse en souffrent.Du moment qu’il pourra se persuader que ces scrupules d’une conscience trop délicate n’ont pas leur raison d’être, nous espérons qu’il se déterminera à continuer à résider au milieu de nous, qu’il prendra, en attendant le rétablissement complet de sa santé, le repos qui lui est nécessaire et, qu’ainsi, nous pourrons tous le conserver au milieu de nous, pendant encore de longues années i venir.Telle a été le sens do la démonstration de Dimanche.Dieu veuille que les vœux des paroissiens de Sorel soient exaucés ! Y A-T’IL ANGUILLE SOUS BOCHE ?ve-t-il, à part lui, que, quoique successeur putatif do Sir Cartier, au cas d’empêchements généralement quelconques, comme disent les notaires, et qu’il serait au moins équitable à elle de ne vouloir la vider qu’à son propre compte.Or, comme elle ne songe guère, cela est évident, à nous Sa Sîa2üh fc Mercredi Matin, 4 Août 1869.REV.H.LE GRAND-VICAIRE MILLIER.11 y a quelques jours, nous suggérions l’opportunité d’une assemblée publique de tous nos co-paroissiens, dans le but de faire des repré-sentatious auprès de qui do droit, pour conserver à la paroisse notre digne et bien-aimé e.uré.Le Dimanche suivant, au prône, M.le grand Vicaire pria avec émotion les paroissiens de ne pas faire semblable démarche, vu que l’état précaire de sa santé ne lui permettait pas, disait-il, do continuer à s’acquitter plus longtemps des devoirs do son ministère, selon sps désirs.Nous n’avons donc pas 6sé insister davantage dans ce journal pour la convocation de l’assemblée que nous avions suggérée.Mais nos co-parois-siens ne furent pas ccttc fois du même avis.• Des requêtes furent mises en circulation et, Dimanche, à l’is.sue de la messe, i’hon.juge Lorau-ger, que l’on avait prié de les présenter, accompagné de la foule des fidèles, se rendit au presbytère et les présenta a M.lo grand-Vicaire.L’hon.juge accompagna cette présentation des requêtes de paroles bien La Voix du Golfe, que nous avons, non sans raison, appelé quelques ibis la voix du sang, vient de se déclarer en faveur de l’indépendance du Dominion ! On sait que cette petite feuille est sous le contrôle exclusif de la famille Langevin, et que sans le patronage du gouvernement, que lui procure M.le ministre Langevin, elle cesserait bientôt d’exister.Nous disons cela, non par inimitié pour ce journal, car quelque soit la raison ou le motif de l’existence d’une feuille, surtout publiée à la campa" gne, nous sommes toujours heureux qu’elle existe,“parce que, le moins qu’elle puisse faire, c’est d’inspirer le goût do la lecture au peuple, et cela seul est un grand bien.Ainsi, nous ne constatons que La Voix du Golfe est sous le contrôle de la famille Lan-govin, que pour démolitreT la pignifi-cationet établir l’importance que le public doit attacher aux écrits qui paraissent dans cette petite feuille.Outre que la Voix du Golfe est rédigée par doux mombres distingués de la famille Langevin, le public sait que, dernièrement, l’hon.secrétaire d’Etat ôtait à Rimouski, et c’est pendant son séjour en cet endroit, que l’écrit important quo nous allons reproduire a été publié, Ema-ne-t’il de la plume degl’lion.^secrétaire d’état, l’ancien rédacteur des Melanges Religieux et du Courrier du Canada ?Car, bien que M.Langevin se montro aujourd’hui très-revêche à la critique des journaux, il ne faut pas oublier que le secrétaire d’état est un ancien journaliste et que c’est au journalisme qu’il doit en grando partie sa position actuelle.Est-ce à, cause de cela qu’il affecte du mépris pour les feuilles publiques et qu’il tient à jouer contre elles le rôle d’exécuteur des hautes œuvres, lui, le vaillant Hector, comme on l’appelait, alors qu’il lançait ses foudres contre le National et plus tard contre les audacieux qui entravaient l’action de cette grande entreprise du chemin de fer du Nord qui n’a servi» comme on s’en rappelle, qu’à faire les affaires de M.Langevin et Cie»,.Quoiqu’il en soit, si l’écrit do la Voix du Golfe n’émane pas de la plume do l'ancien journaliste aujourd’hui secrétaire d’Etat, il est impossible de ne pas croire qu’il n’expri-mc pas sos vues, car, comment la Voix du Golfe ôserait-ello être infidèle à la voix du sang ! ôserait-ello ne pas exprimer les vues de son père nourricier, quand, surtout, l’on sait que ce que pense et ce que veut un membre de la famille Langevin, en affaires publiques bien entendu, tous les autres, depuis l’aïeul jusqu’au cousin le plus éloigné, le pensent et en tirent parti ; que cet écrit ayant été publié, M.le ministre présent, il a dû être passé au creuset dé l’alambic.Ainsi, si M.le ministre n’est pas lui-même l’auteur do cet écrit, il est impossible qu’il n’exprime pas ses vues.En ce cas; ces idées sout-elles 4 partagées par les collègues de M.le secrétaire d’Etat ?.Sont-elles sou- serve un moyen de recueillir, quand même, la succession qui pourrait môme devenir forcément vacante.Il arrive de si drôles de choses dans notre petit monde politique ?.Or, se ménager une alliance offensive et défensive avec Sir A.Galt, sur le ticket de [’indépendance, n’est pas indigne des préoccupations toujours si désintéressées de l’ancien journaliste, aujourd’hui Secrétaire d’Etat.Ces suppositions appliquées à tout autre pourraient paraître un peu hasardées, mais pour ceux qui connaissent bien le passé politiquo et l’énorme fonds d’expédients que l’Honorable Secrétaire d’ütat tient en réserve dans sa sacoche, avec son air de Sainte-Ni touche, il n’est pas, après tout, bien extraordinaire, de supposer quo tout cela fait partie des préoccupations ar-deutes, mais tuut-à-fuit désintéressées et surtout palriotiques^de THon.Secrétaire d’Etat!.Cela dit, nous reproduisons l’aTticle do la Voix du Golfe, qui est destiné à faire autant de sensation que celui d[i]J\Iercury de l’autre jour.Nous espérons, dans tous les cas, que les journaux officiels, semi-officiels ou officieux, ^n’importe le nom! voudront bien ' nous diro quelle interprétation lo public doit donner à l’écrit do la Voix du Golfe, dans le cas où nous n’aurions pas mis le doigt sur la coi- Ido sensible.Voici maintenant l’article.Plus on le lit, plus on trouve que c’est du Langevin fondu et refondu.il n’est pas impolitique de tenir eu ré-1 rctenir captifs, ne pourrait-elle, en 1 cette occurrence si décisive, nous octroyer quelque oho£2,O00»O0Strg THE undersigned is prepared to offset Insurance at either of the above company at a Low a Rato as is taken by any first class company.JAMES MORGAN, Sore 17 Mat 1860 CHAKRUES.FONDERIE CANADIENNE* PAR ROCH L AMOUREUX, Bit FAOB DU MOULIN DB M.ANDRÉ CIIAPDBLAINE, 1.Qft>Abmnez*vous à “ La Gazette de • t.* Sorel "^publiée deux fois par semaine et à meilleur marché que tous les au.res journaux bihebdomadaires du Ca nada payables (tavance 82 seulement, sinon $2*68, 1 G.I.BARTHE, SYNDIC OFFICIEL.0OREL P.t).M.BARTHE, rocovradoa cessions dos Faillis résidant, dans n’importo quoi ^Dis-dict de la Provinoe de Québec, Sorel le 29 Déc.186& ^ M.L AMOUREUX informe lo pnblio de* campagnes de Sorel et de* environs, qu’il vient d’ouvrir uno Fonderie où il aura constamment en main les plus belles et los meilleures CHARRUES qui so fassont on Canada et garanties pour toutes sortes do terre.On pourra faire lo choix Bur quatro sorte* de eharroef, M.L amoureux espère, par sos prix modéré*, mérltor nno largo part du patronage pnblio ; et en faisant une visito à son établissement, on tera convaincu qu’il vend se* charme* a meilleur marché que partout ailleurs; Sorel 9 SeutMibré *8*8.Sa UiaBdilt Sowt Journal Bi-Hobdomadaire, publié lo Mercredi ex Samedi d© cliaqu© semaine.TAUX DE L’ABONNEMENT « Pour douze mois, si payé en s’abonnant.$2.00 Pour six mois, do do 1.00 CEUX QUI NE PAYENT PAS P’AVANCE 12 mois*;.$2.50 6 mois.1.25 £?Ceux qui veulent discontinuer sont obligés d’en donner aviB en refnsant la Gaistti à lour bureau de Poste à l’expiration de lets semestre* Il sora aussi nécessaire d’acqulttev les arrérages s’il y.en a.Toutes Correspondances, «te., doivent être adressées au Rédacteur, affranchies et munUt d’une signature responsable.Toutes correspondances d’uno nature pes» gonnelle, seront considérée* commeamoiee et chargée* & tant la liguai Tarif des Annonce*.Les annoncé* .ont tol.é.i *ur t/p* IMr VIER.! ' La 1rs insertion, par ligne .*.*.«•.*•* 29 9 Les iusertiou* subséquente* par lignes*# 9 9 Une annonce d’une colonne aveo condition, pour l’annéë.*.»**•*•••• 559.U .Une annonce d’une colonne aveo •.condition, pour 6 mois***.* .••••.*•# 99* 9 Une annonce d’une colonne aveo condition, pour 3 mois.19* 99 Adresse d’affaire de 3 à 5 ligues- par an.••••••.*.*y.*,M -9.99 Toute annonce sans condition, mw jusqu’à contro-ordre, — à 8 et*.«12 et*—la ligne, Et tout ordre pour discontinuer une an nonce doit être fait par écrit.i.On liocordera nos pratiques une dimlaitlon libéralo._ ^ ; ü* Iv BARTHE YPai>rtétn ’Sard, 18 aotit 188T., y, ‘£jrjr 7 *1 • * L< ¦ * • «
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.