Gazette de Sorel, 31 juillet 1869, samedi 31 juillet 1869
lSème année.Sorel, (P.-Q.,) (Samedi matin, 81 Juillet 1869 Numéro 99.Mir 'i (Oazcltc Sawaal IK-Sttfotturiait!* iWiïtyue, Corrntmcinl, fflgricofo tî G.I.BARTHE, Propriétaire et Rédactenr.Pufellîé dans des (Intérêts dim ©tstrtet cd@ fdîeh©(lï©tt.JOSEPH CHENEVERT, Imprimeur.FEUILLETO DS Sa SSéiizêHé DU 31 JUILLET 1869.Humilité et Orgueil* Au commencement de json Ordre» quand il y avait peu de frères, el qu’il n’y avait pas de couvents éta* biis, saint François, pour sa devo" lion, alla à Saint-Jacques en Galice» et amena avec lui quelques frères, entre lesquels était frère Bernard.Et, comme il allaient ensemble par le chemin, il trouva dans un ondroit un pauvre malade, duquel ayant compassion, il dit à frère Bernard : “ Mon fils, je veux que tu restes ici à servir ce malade.” Et frère Ber-uard s’agenouilla humblement, et, baissant la tote, il reput l’ordre du pore vénéré, et demeura en ce lieu, pendant que Saint Franpois, avec les autres, allait à Saint-Jacques.Arrivé là, et so trouvant la nuit en oraison dans l’église de Saint-Jacques, saint François eut révélation de Dieu qu’il devait londer beaucoup do monastères par le monde, parce que son Ordre devait croître et s’étendre, et compter une grande multitude do frères ; et, sur celte révélation, il commença d’établir des couvents dans ces contrées.Et Saint François, revenant par le chemin qu’il avait suivi d’abord, retrouva irère Bernarrl, et le malade avec qui il l’avait laissé parfaitement guéri.C’est pourquoi, l’année suivante, saint François permit à frère Bernard d’aller à Saint-Jacques, et lui s’en retourna dans la vallée de Spolète ; il y demeurait dans un couvent fort solitaire, avec frère Masséo, frère Elie et d’autres, lesquels se gardaient fort de troubler et d’interrompre saint François dans ses oraisons ; et ils en usaient ainsi par le grand respect qu’ils lui portaient, et parce qu’ils savaient que Dieu dans l’oraison lui révélait de grandes choses.Il advint un jour que, Saint Francois étant en prière dans la foret, un beau jeune homme en habit de voyageur, se présenta à la porte du cou vont, et frappa avec tant do précipitation et si fort, et pendant si longtemps que les frères s’étonnèrent beaucoup d’une aussi étrange manière de frapper.Frère Masséo alla, ouvrit “ la profondeur que je leur vois.” L’ange dit : 44 Passons ensemble et ne crains rien.” Et il lui prend la j ,• i»_îi i *_______ V « 44 et d*s à frère Franpois que je suis 44 de périr dans les eaux, à cause de 44 venu pour converser avec lui ; et, ‘ 44 comme je ne veux pas interrom-44 pre son oraison, dis-lui qu’il m’en-4C voie frère Elie.” Et frère Masséo s’en alla à Saint Franpois, qui priait dans la forêt, le visage tourné vers le ciel, et lui dit le massage du jeune homme et la réponse de frère Elie.Or ce jeune homme était Tange de Dieu sous la figure humaine.Alors saint Franpois, sans changer de place, sans baisser les youx, ait à frère Masséo :44 Va et dis à 44 frère Elie qu’au non de la sainte 44 obéissance il aille incontinent trou-“ ver ce jeune homme.” Frère Elie, main, et en un clin d’œil le pose de, empereur (983) ; Agnès, femme de l’autre côte du fleuve.Alors frère l’empereur Henri II (1077) ; Char-TWnnrd nnnnnt mm n.’£tnîf l’nmta rln lotte, reine de Chypre (1478) ; Ohris- la porte, et dit à ce jeune homme : 44 D’où viens-tu, mon fils ?car, à l’étrange façon dont tu frappes, il ne semble pas qtie tu sois jamais venu ici.V Le jeune homme répondit : 44 Et comment donc faut-il frapper?1’ Et frère Masséo lui dit: “Frap-44 pe lentement trois fois, l’une après 41 l’autre ; puis attends assez pour 44 que le frère ait le temps de dire 44 un Paler noster et d’arriver ; et si 44 dans cet intervalle il ne vient 41 voyage, et je suis venu ici afin de M parler à frère François ; mais il est M à cette heure en contemplation u dans la forêt, et je ne veux pas le 4i troubler.Mais va, et envoie-moi ,è frère Elie; car je lui voux faire 44 une qneBtion, ayant ouï dire qu’il 41 est très-sage.” Frère Masséo va, et dit à frère Elie de se rendre au* près de ce jeune homme ; mais lui se ftche, et n’y vent point aller.Si bien frère Masséo ne sait plus que faire ni que répondre à l’étranger ; car, s’il dit que frère Elie ne peut venir, il meut ; et s’il dit que frère E-lie est en colère et ne veut point venir, il craint de donner mauvais exemple.Or, comme frère Masséo hésitait à retourner, le jeune homme frappa une seconde fois commo la première, et peu après frère Masséo retourna et dit au jeune homme : 44 Tu n’as pas observé ma leçon sur la manière do frapper.” Le jeune no homme répondit : “ Frère Elie 14 ne veut pas venir à moi, mais va avant reçu Tordre de saint Franpois, alla à la porte très-irrrité, l’ouvrit avec violence et grand fracas, et dit au jeune homme :44 Que veux-tu ?” Le jeune homme répondit : 44 Garde bien, frère, que tu ne sois ou colère, comme tu le parais, parce que la colère gêne l’âme et ne lui, laisse pas voir la vérité.” Frère Elie répliqua :44 Dis ce que tu veux de moi.’’Le jeune homme * répondit : 44 Je te demande s’il est^ permis aux observateurs du saint Évangile do manger ce qui est servi devant eux, selon les paroles du Christ à scs disciples ?et je demande encore s’il est permis à aucun homme d’établir rien de contraire à la liberté évangélique ?” Frère Elie répondit orgueilleusement :44 Je sais bien ce que tu demandes mais je ne veux pas te répondre.Va à tes affaires.” Lejeune homme dit : ,4Je saurais mieux que toi répondre à cette question.” Alors frère Elie, irrité, ferma la porte avec violence et s’en fut ; puis il se prit à considérer le question proposée et à douter en lui-même, et il ne la savait pas résoudre.Car il était vicaire do l’ordre, et, par une constitution qui allait au-delà de l’Évangile et des rè- Bernard connut que c’était Tange do Dieu, et avec un grand respect et une grande joie il s’écria ;i4 Ange béni de Dieu, dis-moi quel est ton nom ?” L’ange répondit :44 Pourquoi me demandes-tu mon nom, qui est mystérieux ?’’Et, ayant dit ces mots, l’ange disparut, et laissa (455) ; Cadualla, roi d’Ànleterrre, 11 est juste aussi, ojouta-il en sou-(689) ; Ofia, roi d’Angleterre (707) ; riant, que nous uyons notre tour de Concrède, roi des Merciens (709) ; i tribulations, d’offenses, do mépris, le roi des Saxons (885) ; Othon II, | d’injustices.Avant et pendant le Concile do Trente, on accusait les dominicains do préparer, do faire ot tine, reine do Suède (1689) ; Clémentine Sobieski, reine d’Àngleterro (1755) ; Jacques 111 Stuart (1766) ; Charles III Stuart (1788).11 y a duns les souterrains de la basilique des objets très-vénérables, entre autres une plaquo de granit frère Bernard fort consolé : si bien [ grisdite pierre scélérate, parce qu’elle qu’il fit tout le chemin avec allégresse, et il remarqua le jour et l’heure où l’ange lui était apparu.Arrivé au couvent où ôtait saint François avec ses compagnons, dont on a parlé plus haut, il leur raconta toutes choses de point en point, et ils connurent avec certitude que c’était le même ange qui, en ce jour et à cette heure, avait apparu d’abord à eux, ensuite à lui.1/Apparence des Récoltés* L’on s’accorde assez généralement à représenter l’apparence de la récolte, dans le Bas-Canada, commo très-favorable jusqu’à présent, mais on pense que si le temps ne se met pas directement à la chaleur avec un peu de sécheresse, le produit on grains sera fort diminué.Les journaux des Etats-Unis et le rapport du bureau d’Agriculture de Washington, annoncen* une récolte de beaucoup supérieure à la moyenne des dernières années.Dans l’Ohio, le blé pour lequel les accapareurs avaient refusé $2, so vend aujourd’hui $4.20.On calcule que dans l’Ouest de New-York, le produit du blé sera de 40 minots par arpent et forge de 50 minots.d’imposer ce Concile.Aujourd’hui on accuse les Jésuites.Puis ils se font les instruments dociles do l’autorité, plus on les montre comme iuspirant, maîtrisant, conduisantTau toritê elle-même.Laissons passer ces choses.Dieu aura toujours rai son.Le Tape n’abandonnera jamais à de faibles mains comme les nôtres servit au supplice de plusieurs mar-1 la véritable préparation ot la con- lait au'ucm UC & XivaiJgllü tîl ues re- U.U o\J mill.ulo.gles de saint François, il avait pres-J Les prix des grains menaceraient crit auc nul d’entre îns frÀrr»s hp d’être fort bas de ce côté-ci de T At.crit que nul d’entre les frères ne mangeât de la chair ;.de sorte que la question était expressément tournée contre lui.Ne sachant donc s’en éclairer lui-même, et frappé de l’air modeste du jeune homme, et de ce qu’il lui avait dit qu’il saurait répondre mieux que lui, il retourna à la porte et l’ouvrit pour demander la réponse.Mais le voyageur avait disparu : car l’orgueil de frère Elie n’était pas digne de converser avec un ange.Ceci fait, saint François, à qui tout avait été révélé de Dieu, revint de la forêt.Il reprit frère Elie à haute voix et avec force en disant : ‘•Vous faites mal, frèreElie l’orgueilleux, qui chassez de chez nous les saints anges, lorsqu’ils viennent pour nous instruire.Je vous déclare que je crains fort que votre orgueil ne vous fasse finir hors de cet ordre.” Le môme jour et à la môme heure où l’ange avait disparu, il se montra sous la même forme à frère Bernard, qui revenait de Saint-Jacques et qui était sur la rive d’un grand fleuve.L’an ge le salua en sa langue, et lui dit: 44 Dieu te donne la paix, ô bon frère !” Or le bon frère Barnard s’étonna beaucoup, et, considérant la beauté du jeune homme, qui lui donnait le salut de paix avec un joyeux visage et dans le langage de sa patrie, il lui demanda :44 D’ou vieus-tu, beau jeune homme ?” L’ange répondit :44 Je viens de tel couvent, où demeure saint François, et j’allais pour parler avec lui ; mais je n’ai pu, _parce qu’il était dans la forêt à contempler les choses divines, et je n’ai pas voulu l’interrompre.En ce couvent demeurent frère Masséo, frère Gilles, ot ft ère Elie ; et frère Masséo m’a enseigné à frapper à la porte selon Ja coutume des frères.Mais frère Elie n’a pas voulu répondre à la question que je lui ai proposée ; puis il s?en est repenti ; il a voulu m’entendre et me voir, et il était trop tard.” Après ces paroles, l’ange dit & frère Bernard : 44 Pourquoi ne passes-44 tu pas le fleuve ?44 Frère Bernard répondit: 44 Parce que je crains d’être fort bas de cc côté-ci de T At lantique, si la récolte en Europe n’était pas regardée comme fort au-dessous du rendement ordinaire.L’été a ôté froid et pluvieux, et en Angleterre on a chauffe les maisons pendant tout le mois de juin.Dans plusieurs endroits du Canada et surtout sur les collines on a commencé à couper les foins, qui sont généralement beaux ; mais dans les lieux bas ils sont abattus par les pluies récentes et ne se relèveront qu’à la suite de plusieurs jours de beau temps sec et clair, En somme, nos cultivateurs ont les meilleu-lcs espérances.— Pays.NOUVELLES HE ROME Nous avons, dit Y Univers, des nouvelles du 5 juillet.Les Romains se disposaient à célébrer le lendemain l’octave de Saint-Pierre dans la basilique de Saint-Jean-dc-Latran, où les Cardinaux tiennent chapelle sous l’assistance du Pape.Le soir, le sénateur et les conservateurs de Rome, en grand gala, viennent, dans cette même basilique, adorer d’abord le Saint-Sacrement, puis vénérer les chefs des Apôtres exposés dans le ciborium magnifique élevé au-dessus de la Confession.Tous les jours de l’Octave sont marqués par des fêtes en l’honneur des Apôtres, célébrées en plusieurs églises par les divers collèges de la rrélature.Les souterrains de la basilique de St.Pierre ont été ouverts, d’abord pour les hommes, puis pour les femmes, et l’on a remarqué avec plaisir les réparations intelligentes et les dispositions nouvelles ordonnées par Je chapitre de la basilique.Toutes les voûtes ont été blanchies, (es monuments d’art, les sépultures des souverains ont été classés et indiqués par des numéros d’ordre.Le nombre des souverains inhumés à Saint-Pierre est peu considérable : il se réduit à 14, aont voici les noms avec la date : Houorius, empereur (423) ; ValcntiniuB III, empereur tyrs ; elle porto cette inscription Super islo lapide multa corpora Sanctorum martyrio cacsa suni.Sur une autre plàquc de porphyro on lit ; f Super islo lapide porfirelico Juc-runt divisa ossa sanctomm apostolornm Petri et Pauli.Et ponderata per beaturn Sylves-Inan sub anno Domine CCC XIX quando facta fuit ista ecclesia.Ces deux marbres étaient jadis placés à l’entrée do la basilique, à l’endroit même où Ton voit aujourd’hui les gigantesques bénitiers du Bernin, et il est question do les exposer de nouveau à la vénération des fidèles dans la basilique.On remarque aussi dans les souterrains des peintures de la Vierge jadis trôs-vénôrées et réputées miraculeuses.Les facilités données aux fidèles, dont Je concours a été immense, n’ont amené aucun accident.Le 30 juin, jour où l’Eglise fait la commémoration de l’Apôtre des gentils, il pleuvait, et l’on, croyait que le Saint-Père no se rendrait pas à Saint-Paul hors-les-Murs ; mais, en dépit de la pluie, Pic IX a voulu assister à la messe dans la basilique Ostiense.La cérémonie accomplie, il a admis les moines bénédictins qui desservent cctto basilique ot un très-grand nombre de fidèles au baisement du pied, puis il s’est plu à visiter dans le plus grand détail les travaux accomplis pour l’achôve-euvent seules nier la réalité.Mais a presse anti-catholique, la presse allemande surtout, qui, en ce moment, s’attache à dépassor nos journaux parisiens, n’en continueront pas moins leurs interventions.On se préocupo à Rome des affaires d’Italie, qui vont fort mal.Le ministère qui le remplacera vaiulra-t-il mieux r M.l’abbé Freppcl, qui devait partir le 6 Juillet pour la France, a eu l’honneur d’être reçu par le Saint-Porc.On annonce son retour à Rome pour le mois de septembre.D’autres consulteurs sont partis et retourneront également à cctto époque, afin do reprendre leurs travaux.On parle d’un second voyago en France du R P.Trullet.La Congrégation des Rites doit s’assembler prochainement, en session générale, devant le Pape, afin d’examiner, dit-on, la cause de béatification du vénérable Hoübauer, rédemptoristo.On attend à Rome le Cardinal Rauscher, Archevêque do Vienne.A on croire les Autrichiens, Son éminence serait chargée par l’Empereur François-Joseph d’une mission auprès du Pupe.Par TEmperour, c’est possible ; parle gouvernement autrichien, qui peut le croire ?Si cc gouvernement rencontre dans ses projets contre l’Eglise un adversaire résolu, c’est le Cardinal.Son Eminence arrive, du reste, au moment où Mdc Trauttmansdorfïva s’éloigner pour no plus revenir, dit-on.L’incertitude dans laquelle a vô-.cu ce diplomate depuis son entrée à Rome, ou plutôt la prévision d’une rupture inévitable entre les deux cours de Vienne et du Vatican Tout empêché de remettre scs lettres do créance.Après le magnifique discours de Mgr.Nardi à l’Académie de la religion catholique, nous avons eu hier, dans .une autre Académie, dite des Arcades, une remarquable lecture du P.Trambusti sur Rome.Mgr.lFesslcr, Evêque do Saint-Hip.polyte, en Autriche, nommé par le Saint-Père secrétaire du Concile, est attendu à Rome le 11 juillet.Sa Sainteté vient d’admettre parmi ses caméricrs secrets en habits violets, le chanoine Barbier de Montault si connu par ses nombreux écrits sur Rome.ME» HEURES HE LOIMR.XI.Tout dernièrement, un jeune homme de mes amis, voulant prendre femme, vint me consulter sur le choix qu’il devait faire y comme on le voit, je suis un jeune homme de sage expérience, selon quelques-uns, du moins on le croit.Mais laissons de côté mon experience pour m’occuper de mon ami.”De quelle couleur est votre future femme, lui demandai-je d’abord ?—Brune, me dit-il.—Brun-clair ?brun-foncé?brun-noir ?— Brun-clair.— Aimez-vous cette couleur ?—Assez— Est-elle jolie ?—Passablement.—L’aimoz-vous passablement aussi ?— Très-passablement aussi, —Lui trouvez-vous «le l’esprit ?—Beaucoup, mais cil0 s’en sort pour calomnier.—Bah ! lui dis-jo, c’est de modo chez les fom-mes ; mais encore, ponsez-vous qu*-cllc sc servirait do son esprit pour vous mettro dans la basse du ménage ?—Je le jure, mon ami.—Ah ! c’est sérieux, cor alors vous pourriez devonir plus tard un mari incompris, cc qui veut dire un mari qui n’est plus aimé de sa chèro moitié ; puis.puis vous savez io rosto.Est-olle pieuse encore ?—Comme moi à pou près—Tu badines ?—Mais non.— rfait-ello la musique ?—Commo ça : elle me chante dos romances plus que je n’on voux, dans lesquelles il y a toujours l’éternel refrain : 44 Et jo vous aimo oncoro, ’’ qui flatte agréablement le tympan do mes oreilles et remue piolondémcnt mon cœur— Sail-ollo danser ?valsc-t-olle, polkc-l-ello ?—Elle fait tout cela et d’uno manière admirable, si bien enfin quo ses parents lui ont acheté six paires do chaussures, dans l’espace de six mois, pour tourbillonner et glisser sur les planchers.—Alors c’est uno femme à imaginalion romanesque, comme le sont la plupart do toutes nos femmes qui aiment les variétés, de tous genres, les amusements do toutes sortes, avides de sensations, en un mot, des femmes que l’on prendrait, au premier, abord, pour des héroïnes de quelques romans célèbres ?—Je no sais.—Aimc-t.ello la toilette ?—C’est sa passion favorite : le matin elle mot dix minutes à faire sa prière et sa toilette dure deux heures et demie, plus une heure qu’elle a employée la veille pour préparer ses pnpilloites.—Et sou travail ?—J o no l’ai jamais surprise à travailler.— Alors que faisait-elle quand vous arriviez pour lui rendre * vos hommages ?— Elle chantait ot toujours elo chantait, en compagnie de son piano.—Sait-elle faire cuire un œuf ?—Elle sait le monger, mais en revanche, elle tricote bien de 16-çère dentelle pour orner scs petits jupons.— Pourrait-elle commander à votre servante do préparer telle ou telle soupe, de faire cuire telle ou telle omelette ?—Elle ne va jamais à ia cuisiuo.—Assurément, mon ami, lui dis-je, prenez vite cette femme, si vous voulez mourir de faim, sans compter tous les autres petits malheurs qn’clle pourrait vous causer ; vous gagnez 600 louis, n’est-ce pas, par année ?—Oui.—Eh bien ! Antoinette vous en dépensera 601.J’ai lancé tout à l’heure le mot do femme romanesque ; qu’est-ce donc-qu’une femme à imagination romanesque ?sorait-ce uno jolie femme bien parée qu’un sot usage oblige le mari à mener tous les soirs daus le monde, pour l’offrir aux regards curieux des connaisseurs désœuvrés ?44 Je veux être heureux, disait un excellent mari, mais je ne tiens pas & luire enuyer mon bonheur.” La modestie de ce jeune mari était pleine de bon sens ; mais, ajoutera une dame d’esprit,44 s’il ne tient pas à faire • envier son bonheur, il tient à le faire • partager ; il rêve la joie do sa victime ; il veut que son esclave aime son esclavage ; il veut être un tyran, mais un tyran chéri.Là est la dii-ficulté, le problème presque impossible à résoudre,” dira Madame deGi-rardin.C’est vrai, jusqu’à un certain point : pour qu’une femme puisse vivre h toute neure d’ellc-meme, il faut qu’elle ait une imagination très-riche, très-féconde et très-poétique;, c’est ce qui manque à la femme ro-munesquo ; à celle-ci, il faut des événements, do la variété, et de l’agitation ; n’allons pas la séquestrer, elle se suicidera ou empoisonnera son geôlier, c’est-à-dire son mari, ou bien encore elle se révoltera et sautera par la fenêtre.Ainsi, je suppo-.sé, une femme voudrait-elle aller à la: Messe,purement par distraction,' je no l’en empêcherais pas ; voulût-elle aller au théâtre, pour voir jouer 44 la Dame aux jambes d’azur ” ou 44 la Dame aux Camélias,’’je la laisserais aller,mais accompagnée do deux gendarmes ; âimât-elle les cirques, £ nmedi matin ILa C*alette de,SoreK *)¦: ) * 01 Juillet 18419.^ / â I > 4 » kY > as.je l’y mènerais volontiers, et, arri- vremont, G.org.-s L-idor- H.rlhc, X.fuit partie, se trouvait inscrit pour une K; f ;rlr il'irr lü/Kü"':::,;:: **¦"«, ».- >¦» ^ le cheval le plus fringant «le tons ceux de la compagnie—car elle airrn* l’agita»ion ;—se complùt-ello clans la danse, je la conduirais à tous les bais, même aux nais marqués, s'il y en avait—car eile aime les intrigues et les petits scandales ;—ariive-t-il une bande de ménestrels dirigée pai Totn elle veut de suite les entendre ; que faire?vous savez bi«n qu’file brûle de voirTom et consorts, mais elle a honte de vous exprime» son désir; si vous ne voulez pas aller la conduire où doit iiguror a^oc tan» de grêoe le lion Torn, oarbouil lez-vous alois ta figure de suie ou d’encre, si le ramoneur vient de passer, prenez ensuite un Btn-joe ou une tambourine, et tambourinez en chantant avec force grimaces : Oli ! dearest me, You lovely as the day.Vous êtes fatigué?n’importe; tapez toujours la tambourine,—car elle aime les variétés,—et ne vous arrêt- z que quand elle aura dit ; assez.Vous ne riez pas, lectrices ?vous avez tort : j’ai peut-être exagéré, mais c’est en moins; après tout ce d»* Dmmrm naviile.Il fut pr< •posé par Edouard John Hemming Ber.secondé par Pierre Nérée Dorioti Ecr., et unaniinemenl résolu : Que Georges Isidore Barthe Eei.de mettre l'affaire en marche.Une réu- nion préümiuriredc 5 ou 0 personnes, presque tous hommes de loi, devait avoir lieu eu îouséquetice chez M.le curd.Parmi ceux pii s et iieut rendus, il s’en trouvait deux qui choisis parmi l’élite rie leurs nalio- un grand bol plein de sa.itôrelles,en fit^Nous recevons do" Syracuse nanx.iormaiem tout 1 ameublement.une h-tire collective dont voici le Voici les remarques du Moniteur: Comme je n avais rien pris tie tout texte : “L’entrée du Moniteur dans sa troi- ^ joui, je demandai la permission “ Nous venons d’organiser une so- sicme année d’existence suggère à 1 ° man?er 11 unü femme qui se t« - ciélé de St.Jean Baptiste à Syra- notr.* paidotique confrere de la G a- "«» ass.se à la porte avec un enfant eus.- (N.-Y.), parmi les Canadiens-zetle de Sorel, P Q.l’entrefilet sni- JU 8r*SS( lfiei1 - , Msi'-nrs autres fom-l notre société est de maintenir notre aq désir de publier, dans l’intérêt I“ts 6r,.ml,an do iranclie enbiun- langue jiatmi nous, de nouscncou-de la cause que nous défendons, celle ®“° ""y0”"1 des bittes voisines rager dans la pratique du bien et do y ., ., de l’union des Acadiens et des Cana- P,:?Vrr- L‘ ranSur- Je visitai en- nous soulager ddiis les besoins de la Proposé par V alentine Cook Ecr." ‘ * uu vont 1 assemblée.ht pour ilk,m ui commi.nc un corps de cards- pieux la branche sutchurgee ; et Il A __ I - _ ___ I __ * I *1 |)mi._ f n A .i • ., \vlllllcil IUM1 Blliru LUI LUiüb fil# Ctl I ropos,.par P A.Donoii Earner i teiont p» homuu» de lo, et qui.b étaient | tes rt U11 détad.e.nont de troupes du quand, auconmiire, 'o poids m* trou seconde par AI.Louis Ouevroinont j rendus à l’assemblêo èuûont venus d’eux-} «onvurn.-nwiit Les premiers n.-.jiremiers ojit ve allégé, on enlève ces pieux pour mémos.Rien n’y fit.M.X.persista i été défaits et mis en fuite uores avoir en faire du coinuustible.! .Q .I - - J .— • x r l.i' » i luto in mut; ouïr cj a»wu v.i i on i s ( « ot.-ciip ions, pour et retira si souscription.D'autres voyant 'perdu beaucoup de monde.L’agita-| Z’ù Lr.r'rrf * ,r:‘a"r x.et «o.,,«i «.«» ut i« P“y«, - r • # .i- • u 1 ° prolitaicnt
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