Gazette de Sorel, 8 juillet 1865, samedi 8 juillet 1865
*1 r Volume VIII «»«»?> * l- J #V / 1 P • • 0 • • , 8orel, (B.-C.) Samedi matin 8 Juillet 1805.^'SwRtX ,'v 'oit plus ques* tioîi du Mexique.Mardi, M* Carnot a pris la parole et a prononcé uo long discours relatif à (a Pologne, aux en* vahinsements et à l’ambition de la Russie.Ce discours a duré une heure.M.Jules Favres est venu ensuite à la rescousse de son collègue et a par* lé, en s’en plaignant, des vexations essuyée.* en-Russie et à Constantinople par des sujets français* M.Rouher a répondu à M.Jules Favre, en di* eant que le gouvernement avait fait ce qu’il pouvait et que ces affaires n’étalent pas terminées* On h passé ensuite au ministère de l’intérieur C’est là oh la tempête a commencé.M.Glais-Bizoin ayant voulu élever les questions, s’est rnis à ' parler des libertés,—de celles qu’on a gardées.Il a dit que si la chambre ne ae plaignait pas, c’est parce qu’on lui avait mis le cavtzou.A celte imai,e agricullurale, toute la chambre s?est mise partie à rire, partie à se fâcher* Les interpellations se sont croisées, les mots échangés.Bref, l’orage a éclaté* Mai* M*.Glai».Bizoin, intrépide comme l’homme d’Horace, continuait ; toujours son discours.On ne Penten* .dait guèTe ; mais quelques moi* en £ parvenaient de t^mpsà autre à la ma* jjorité et cela suffisait pour réveiller les) îrventset le tonnerre.Enfin, M.Glais •Bizoin ayant parlé de 1852 et dit ’qu’on avait mis la main sur le* légis* dateurs de ce temps par la force et Buiiammcnt, on n’a plus voulu l’en.’ fendre On a crié ; A l’ordre ! la cloin.Je ! et l’honorable député a élé obligé .d’abréger son discours.Cette scène violente et contre laquelle le président Schneider a couru* geusement lutté, a amené une proies* .Ution trè* vive et passablement éloquente de M* Noubel.député d’Agen • jçont • le* doctrines deM* Glais Bizoin rLa majorité a beaucoup applaudi M.îNoubal, qui était très ému.La séance a é'é ensuite très froide* «M, Maléxieux, avocat et agronome à .Saint.Quentin, s’est occupé unique* j Ijnent du budget et de la queslion électorale .dame., .pensez ! il se jeta vers moi en disant ; Papa, J’ai peur, j‘o ie,repoussai eu Juj.criant dors !.if retomba sur son lit sans mouvement Le lendemain, il fallut l'éveiller.Nous n’avion* guère dormi, Ma-delaine et moi / nous sentions que le momontjapprochait.Je ne oraignaii» rien pour moi ; mai* eux, comment s’en tireraient-ils ?Je leur refi* leur leçon .* voyons, pas de faiblesse, que je leur di».Vous n’avez lien vu.Le cosaquo n’est pas rentré hier soir,, et ?ou* ne savez pas ce qu’il est devenu.Et, qu’on vous menace, qu’on vous frappe, pas un mot ! C’est dit.Aurez-vous ce courngo ! Toi, Laurent, penx'tu montrer que lu es un homme ?.U se redressa, le cher bambin el il.me dit : Sois tranquille, tu verras, pa* p a.Je l’arabrassai, sa mère aussi, et je sorti» indiffércmmcni.En ullcndani, moi, ou commence par rne prendre, ou me lie le» main», et, à coups de pied, à coups de cro*»o six homme» el une espèce de »(*rg.nt me ramènent chez moi.Ça défia lai; mal.On empoigne à leur tour Madelaine el L.auren(, ci on le» jelto .à coté de moi, sur une botte de paille, nu fond de la boulique.Puis, le sergent^ avec deux homme», »e met a fouiller pour ne pas tout avouer il.Au.troLiè.* me coup; Laurent ne ictnnn plus, il était évanoui.On le jeta sur la paille à côté de sa mère.C’élail enfin mon tour / jo respirai.L’npéiüiion se fil de môme j si co »V*t qu’elle prolongea un peu plu» A chaque coup, je sentais un lambeau de chair s’en aller.le sang coulaiL.mais ie m’élu i* nromia un uns ., t.mais je m’étais promis de 110 pa* partout, f lie irouye rien.FiineuXi 1 * * j 1 , 4 , * pousser un cri, ci je me lins parole.’ ' Lepondant les coups allaient toujours i la douleur, terrible d’abord, s’afaibli9 sail ; je sentais nue chaleur, un engourdissement ; mes tempe* bourdonnaient et battaient à se rompre.’ Je no pou» rais pas dire combien ds temps cela dura ; quand ce fut fiai, je n’étais que plaies; Une particularité : au premier coup de baguette j’avais, je m’en souviens.lion».Nous répondons comme vous savez.Alors, il boche la tête, comme pour dire : nous allons voir ça ! Sur sou ordre, deux hommes sortent et reviennent bientôt avec de longue» baguette» de coudrier.Je comprit* ! Le sergent prit Laurent, le mit «ur ses pied», lui fit des question», rr ai» en pure perte.Alors il lui fit 61e> se» habits, on lui lia les pied» et.1ns mains cl on lo coucha nu ô terre.Madelaine voyait cela ; de grosses larme* lui sortaient des yeux.t .Moi, j’étni* dan» un état !• • .Avouer, c’était la mort ;.mais aussi, qu’allaient-iU faire de cet enfant ?t.1 .1 Le sergent nous guettait du corn du l’œil.Bier»iô* il fit signe è l’un de ses homme*;; celui-ci prit une des baguettes et, sur ces pauvre».petits rein», en appliqua un coup.Trois cris parti» rent en mémo temps.Madeleine,avait comme uue attaque dé nerfs ; moi jé suais à grôssoS'gquttes.Ôh ! lès misérables ! je vois encore cçtie affreuse lignç rouge j on interroge encore'Laurent ;:ij fait signeXju’il njéspU rien.elors, un nouveau coup de bagoctie.Non, je ne sais pas comment'j s fia mordu de rage une rognure de coudrier, et mes dents s’ÿ étaient^ enfoncées.Quand on m’eut relevé, on s’a-peiçul de la choie, et on me retira le morceau, mais avec tant de brutalité qu’on me cassa trois dents sans que je le sentisse : ce sont ces trois là qui me manquent sur ;|q devant.Ua* moment b près, il me sembla que je per* dais tout laun sang ; q’éi%it oà sceau d’eau qu’on me jetait «ur le corps.Cola, me ranima.\ out croyez peul- j’étais ù peu pvès rétsbB.; ^ Mais je n’étais pts quitte pour ©a* la des cosàftué,.Wut un qbaj'axàlf auprès desquels le’ pteôMftf 4113 / Samedi matin, jLa (xiixcîtc de Sorel.Juillet 1:805 Mbtfau -U.c â ,ce«de diamètre ct 840 milles de ’ble'îlc troisième enfin, à l’amère, me* sure 58 pieds, et contient 830 mille* de câbles.11 restera 300 milles de câble h placer et cette opération occupera encore deux semaines, bien que le câble lui «môme doive être entièrement terminé lundi prochain, à trois heures ; chacun des compartimenté "qui vienment d’être décrits sont tenus .pleins d’eau, et l’on a calculé qùe le poids total de la masse emportée par le Great Eastern, lorsque son chargement sera complet, s’élèvera au chiffre effrayant do 18,000 tonnes, '“La plus stricte surveillance pv„ •ercéc sur les hommes changés viVn rouler le câble à bord, l't moindre né-gligeucè pouvant compromettre tout le succès de l’fcnucpriso.et le prince de Galles n pu s’assurer que, jusqu’à "présent du moins l’appareil était in* tact ot parfait.L’on a fait jouer sons les yeux de Son Altesse Royale la mn-chiue électrique, tt quelque secondes oiit sufli à une courte dépêche pour rparcouiir une longueur de fil égale à la distance qui sépare Sherucss de l’extrémité de l’Irlande.t% Le môme soin a présidé à l’installation des machines chargées * Unis défendaient à chacune des nations de placer sur les lacs, en temps de paix, nirdrlà d’un nombre spécifié de vaisseaux.En cas de guerre, d serait naturellement du devoir de tout gouvernement en ce pays d’appliquer ses moyens de défense navale, gouvernement, nous répondîmes Al cela que nous y consentions.En cou-1 formilé, néanmoins, avec le désir fortement exprimé par les ministres canadiens, nous dîmes de plus, que, si aprèîi de futures considérations, le gouvernement canadien désirait anticiper la confédération et proposer que le Cunadu exécutât les travaux, il* devraient communiquer celle décision ou gouvernement de Sa Majesté, et nous avons confiance qu’après tout ce qui s’était passé dmis les cotifé* ronces, ils pourraient se croire assurés que toute telle communication serait reçue par nous dans 1‘esprit le plus amical.Quand aux 3ome point, le traité de réciprocité, les ministres Canadiens représentèrent la grande importance pour le Canada du renouvellement de ce traité et demandèrent que Sir F.Bruce se mil en {communication avec Je gouvernement de Lord Alonck à ce SmJ sujet.Noua répondîmes que Nir F.Bruce avait déjà reçu instruction de négocier pour le renouvellement du traité et d’agir de commit avec le gouvernement du Canada.Sur le 4èino point, le sujet du territoire du Nord’Ouoî, les mini-lres Cunadiens ont manife?lé le désir que c.) territoire lut cédé au Cunadu, et se sont engagés ù négocier lvcc la compagnie de la Baie d’IIudson pour la cession de leurs droits, à condition que l’indemnité, s’il yen avait, serait payée par mi emprunt ri être lait par le Canada sous la gunrati'ie impériale, avec la sanction du Cabi* net.Arous avons consenti à cette pro-• | position, nous engageant, si les négo* 3! (dations réussissaient, nous, de la paît du gouvernement, satisfait qu:» le montant du l’indemnité était raisonnable et la garantie suffisante, A faire appli ration au Parlement impérial pour sanctionna l’a?rangement et pour ga* ru ni ir le montant.tS’ ir le dernier point, il o semblé su* fi Haut que le.gouvernement de Sa Majesté acceptât l(;s assurances données par les ministres Canadiens de la part du Canada que la province est réellement pour conserver toutes ses ressoui ces, tant en hommes quVn argent pour lo maintien >¦;, li„jScn avec, Ù mère-pal rie, cl (|u’m retour noua leur assurerions que le gouvernement impérial a entic.’emon reconnu l’ohîiga-lion réciproque de défendre chaque partie de IVmpi.e tveo tonte* les ressources quYdle-j n ei son pouvoir.Les miirsfres Cmadiéns, en con elusion, dirent qu’ils es Vers midi pourtant, il se sentait indisposé.Son père Pengagen à prendre de la nourriture.Il refuin eu disant qu’il ne voulait avoir que du lait, et il se rendit à iu luiteric situé à quelque j pas do la mnison.S>\ mère lo suivit quelques instants npiôs et comme clic entrait dans cette laiterie, son muii la voit tomber sur le seuil da fi porte.Il s’y rend en 1oule hâte : ci âpperçoit son fils tenant une hache qu’il laissu tomber à son ap* proche et sa f*»mme gisant It tète en leur but sans analogues à ceux que je ques heures après.Le fils montra la plus grande indifférence, il no chercha pasàinir; il avoua tout.Lors de l’enquête du coroner faite le même jour et le jour suivant, il déclara ne pas reconnaître le cadavre de sa mère et donna des signes évident d’aliénation.Après son arrestation, il a avoué avoir tué sa mère, et interrogé sur ces motifs, il dit : “J’avais une bonne mère, mais j’éprou’Mis quelque chose qui me poussait à la tuer.J’avais eu d’abord l’intention de tuer mon père, mais j’ai préféré tuer ma mère.” Cet homme a toujours été d’un ea* ractôrc doux ct paisible et n’a manifesté des signes de dérangement intellectuel que trois jours avant l’ucte ci dessus.—L'Union Nationale.prendre des moyens be,|e „pptlrence „ donnent < ix que je viens de sng- d’jne abondante rfiïelle.Les retardais tés aux aemeucea ont été amplement compensés par la vigueur delà végétation, et aujourd hui à en juger d’après ce qj’il nous est donné de voir, nous serions porté à croire que tout le grain n été confié à la terre dans Je mois de mai.La ruades prairies étonne encore daran* toge, et ei la température continue d’être iavorâble, nous pouvons compter sur une récolte de fourage des plus abondantes, et m'r» n°pS ^0,te à 0Ù j’"1' l>" :,
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