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Titre :
Gazette de Sorel
Éditeur :
  • Sorel :[Gazette de Sorel],1857-1900
Contenu spécifique :
samedi 22 octobre 1864
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Gazette de Sorel, 1864-10-22, Collections de BAnQ.

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JOURNAL DU cinn DE MCHELIUE.Numéro » i • * U 11X15 u # • / I*./ ^ * ?f l '.-* v # V;:n ;sil {.If!3;'f!ti ¦vii'iii'Tiir'iwniF ii „ ;¦ J • CT A;i: U IT • mu; i>‘* * V|U(«.01) nf O.I.JBarthc, Rédacteur.Abonnement par an “3^ J.CllCBICTCrt, IMPRIMEUR.*«1*1 1 Cour Supérieure.Devant Son Honneur M.le Juge Mow* et un Jury Spécial.Louis A.Senegal, Demandeur, Vfl.- La Compagnie du RicHEtisu, Défenderesse Louis A.Sénécnl, commerçant de bois de Sorel, reclame de la Défenderesse par cette action une somme de $1600 dont $34.64 pour valeur d’une valise et certains efTets y contenus, $1160 en argent ot la balance pour valeur de papiers, billets, copies de jugements, renfermés dans la valise.Le demandeur allègue que cette valise, cet argent el ces effels ont été perdus h bord du vapenr Montréal, le 4 juillet dernier, par la négligence et la faute des employés de lu Défenderesse.Lu Défenderesse répond à cette uc tion qu’elle ne peut être tenue responsable de ki perte souflertcpar le Demandeur, en autant qu’il est statué par un règlement de la Compagnie que toute personne passagère à bord des bateaux de la Compagnie, aynnt de* argents dans sus valise ou déposant des argents pour cire transportés, doit piyerunc certaine commission à In compagnie pour lu resjronshbilité dont elle se charge.Que le Dern.m deur, nonobstant tri règlement et le-ordres donnés par le Capt.Coté de déposer et plaçer lu valise du Demandeur contenant les argents et effets susdits, dans l’appartement spéciale affecté à cet effet et lde la livrer au commis p opo.-é par la Compagnie refusa *t insista pour que sa valise fat placée dar.s la chambre de bagage ordinaire.Que le Demandeur se chargea ainsi gjlui môme de prendre «oin de sa valise et en déch urgen la Défenderesse.Sur la contcstaiion liée la cause fut instruite devant un jury spécial, sou*» In présidence de Son Honneur M l-î juge Moule, Isa 14 et 15 courant.Quatorz** témrins furent entendu*, dont six pour lu demande »*t huit pour la Défense.Le montant réclamé, soit et: argent ou en cfFeis, le dépôt delà vol-sise du Demandent dans la chambre de bagage aux mains du commis de la compagnie, le vol ou plutôt la disparition de cette valide ont été arn plement prouvés, pur le Demandeur, mais de eon côté la Défenderesse a prouvé abondamment par plusieurs témoins le refus du Demandeur d« confier, d’une munière spéciale, sa valise aux soins de scs employés et sa persistance à ce que cette valise fut placée dans le bagage room.Après l’audition des témoins et l’argumentation des parties, Son Honneur le juge Monk fit sa charge au jury en anglais et en français.Les juté» se retirèrent dans leur chambre j our délbêfer, et, après dix mini tes ou un quait-d’heure de cnn* ?ultation, ont rappotte contre la* dé fmdérrsae .un veidit de $1,600 montant tôt-» I réclamé par le demandeur, Le jury, sous la présdmcc de M-VViiglu s’est p ononcé 10 pour 2 en- tre.On nous dit qu’i! y aura appel de ce verdict.MM.Dorion et Dorion étaient les avocats du dem udeur, et MM.F.P.Pominville et S.Bethune, C.R., omp ü raissaient pour lu défenderesse.(On noua dit que lu charge du juge à été fortement en faveur de la Cie.) LeS Ile* do la Mngdelalno.• Le Herald de Montréal publiait dernièrement une correspondance signée Fair^Plciy qui attirait l’ulten-tion sur la tenuie des terres dans ces Iles à propos d’une rélcamation que les délégués do Pile du Prince Edouard doivent faire, dit-on à la convention de toutes les colonies.La tenure desjiles de le Mngdelaine est la même que celle do Plie du Prince Edouard.La famille de l’Amiral Coffin n’y concède Je terres qu’à titre de bail emphytéotique.L’inconvénient de cette tenure es*, aussi grand et plus grand même que celui de lu tenure Seigneuriale ; il n’y a réellement point de propriétaire par conséquent personne d’intéressé à l’amélioration et au progrès.Les occupants actuels, les pauvres acadiens, seront dans un certain nombre d’années entièrement à la mercie île la famille de l’Amiral ; et dans le moment où l’on s’occupe d’établir !es Acadiens de Pile du Piir.ce Edouard sur des terres iln Ba* Canada, il semble que l’on ne devrait point non plus négliger do venir au secours de ceux des Iles de la Mag-(lelinne.L’importance do ces Iles et l’nng-mcuttition du commerce qui résulte* rait d’un changement de tenure serait du reste une compensation aux sacrifices que les Provinces nuraient à flirt» ; et s’il cM fuit quelque chose pour Pile du Prince .Edouard, il nous semble qu’en toute justice on devrait profiter de cette circonstance pour venir an secours d»*s habitants d’une partie do notre territoire.Nous reviendrons prochainement sur pp sujet qui est bien digne d’occuper l’attention tic notre purlement.Cour.dumC» (De La Minerve.) Le secret dans lequel sont enveloppés les procédée de la conférence de Québec , rend très-difficile, pour ne pas dire imposible, toute prévision sur le projet qui doit clore les délibérations de celle assemblée.Les quelques rumeurs qu’on purvient à cueillir ça el là sont loin d’être claires el complètes.Cependant, il y a deux points sur lesquels règne un parfait accord, et qui icçoivent une approbation unanime : la nécessité d’uno union de toutes, les provinces anglaises de l’Amérique du Nord, puis la nécessité de donner ?i chaque Province séparément, toutes les garanties désirables pour lo maintien el la conservation de ses intérêts parti cnliers et pour son autonomie réparée.Ybilà les deux principes qui vont servir de base à la discussion.Mais la les opinions divergent et se partagent en deux catégories.Quelques- uns désireraient une union législati- ve ; ils donneraient àcette forme de gouvernement, qui représente pour eux la perfection, toute leur approbation et tout leur appui ; mais ils reconnaissent que ce rêve est irréalisable ; le Bas-Canada surtout n’y consentira jamais.Cependant, tout en voulant bien donner au Bas-Canada toutes les garanties désirables pour la sauvegarde de ees institutions particulières, ils tiennent toujours à se rupprocher autant que possible de leur plan favori : le sacrifice qu’ils en ont fait leur a coûté, et ils tâchent de l’alléger en diminuant, autant que les circonstances le permettront, la distance entre le gouvernement de leur premier choix et celui qu’ils sont forcés d’accepter.Si on en croit les rumeurs qui circulent, ces tendances vers la forme de gouvernement qui se rapprocherait le plut?de l’union législative, se manifesteraient au sein de la conférence, ei y obtiendraient quelque faveur.Nous ne croyons pas néanmoins qu’elles reçoivent l’approbation de l’extrême ouest ni du Bas-Canada.L’opinion de plusieurs est qu’il faut avant icut consolider le gouvernement central.Citant pour exemple 1rs Etats-Unis, iis en concluent que si la guerre ravage, ruine et dépeuple ce pays si florissant el si riche il y a quelques années, il faut s’en prendre à la constitution qui laisse aux pouvoirs locaux une ingérence trop gronde dans les alluires générales.Nous croyons que ce raisonnement est spécieux.Les Etats-Unis possèdent un gouvernement fortement centralis', qui peut même aller jusqu’au despotisme, ainsi qu’on peut en juger chaque jour.Le pouvoir est élu par l«* peuple, il est vrai mais il ne lui esUresponsaole quo tous les quatic ans.La dissemblance ties iutéiets à créé des froihsemeut* qui se sont accrus jusqu’au moment où une partie de l’édifice w’est écroulée.Cet antagonisme entre h* nord •»! le sud existait depuis longtemps, le gouvernement a pris tous l »s moyens d>» prévenir la catastrophe qui menaçait «ans cesse ce pays ; par malheur il n’a pu que la retarder ; le temps est venu où une situation trop tendue à p i ou n u line i uplmc.Le .système de centralisation à d*s inconvénients très-graves, et c’est unir venté indubitable que lesgouve » nements loris et surtout hrs gouvernements stables, sont ceux qui jouissent d’une centralisation plus large et plus complète.Le gouvernement qui veut tout faire, porte, comme conséquence, la rcs*.aonsahilité de tout.Et cointno rien u est puif lit en ce monde, ii arrive toujours que si le gouvernement d’un territoire un peu étendu veut tout examiner et tout régler par lui-même, beaucoup d’intérêts sont négligés, oc qui ne tarde pas à créer contre le pouvoir des antipathies qui, parfois, finissent par une révolution.• « C est précisément ce qui est arrivé chez nos voisins, où la guerre a été causée non point par le trop grand pouvoir des gouvernements locaux, mais par le gouvernement central donc l’action tout puissante so trouvait en opposition directe avec les in térêts particuliers d’une partie considérable de la confédération.1* «K Dans une union cotamc celle que ’on projette, qui s’étendrait de [’Atlantique au Pacifique, il est impossible de supposer uue parfaite similitude d’intérêts ; puis il y a une notable partie do la population qui diiïère du reste des habitants par la religion, par la langue, par les institutions.Une centralisation exagérée -tendrait aü nivellement parfait, mais’ce nivellement ne pourrait s’opérer sans des secousses capables de mettre en danger l’existence même de l’Union.Le principe diviser your régner est de bonne politique.Un pouvoir stable doit autant que possible exercer un rôle de surveillance et de concilia tion, et laisser à des pouvoirs inférieurs, quelque soit le modo de leur formation ou de leur fonctionnement, une large paît dans le gouvernement des u Ha ires du pays.Les délégué* veulent bien donner au Bas-Canada toutes les garanties nécessaires, mais rien de plus, purce qu’ils considèrent ces garanties comme le côté faible de lu constitution qu’ils veulent établir.Dans leur opinion, tout ce qui ne serait pa3 de stricte nécessité, devrait être éloigné •comme dangereux, et comme renferment une germe de dissolution et de ruine.Nous croyons qu’au point do vue de l’histoiie de la politique, même en faisant abstraction des circonstances actuelles, ce point do vue n’est pas exact.On n’a pa3 vu do gouverne ment périr par excès île décentralisation ; c’est le contraire qui a toujours été dangéreux et funeste.Mais pour nous et eu égard à notre position, l’aj plication du principe de la décentralisation devient d’une absolue né cessité.Quelque soient les garanties qu’on lui offre, le Bas-Canada ne consentira jamais à laisser régler ses intéicts particuliers par les Habitants de* autres provinces.Ce dioit est rc* connu en principe par tous les délégués.L’opinion publique du Bas-Canada ne sera pas sans influence sur les délibérations de la boulé ronce.Car il est un fait bien connu : c’cwt quo tout projet de loi qui, directement ou indirectement, mettrait eu danger notre autonomie politique, serait rejeté à l’unanimité pur nos compatriotes.Nous voulons une constitution solide, nous voulons donner nu pouvoir central la force sufi-ointc pour le bon lonctiojineincnt des affàiics, mais nous exigerons avant tout, une liberté et une juridiction p irfoile des provinces, pour la direction de leurs affaires d’intérieur.Dans une constitution fédérale, il y a deux dangers à éviter : si on donne trop d’attributions au pouvoir cen% irai, il y a absorption des petits Etats dans le grand et sonvent sacrifice des intérêts de lu minorité par la majorité ; et si on retranche tout pouvoir an gouvernement central, on tombe dans l’unarchic.Les anglais peuvent pencher en faveur du gouvernement central parce qu’ils n’ont rien à redouter de lui, parce qu’ils ne craignent pas l’absorption, parce qu’ils redoutent seulement l’anarchie qui ruinerait le commerce cl attaquerait la propriété.Les Canadiens-Français donnent toutes leurs* sympathies à un système de décentralisation complète, parce qu’ils redoutent le gouvernement Iodé- • .?* - rnl, parce qu’ils tiennent avant tout n leurs institutions particulières.Ce conflit d’opinions n’est pas de nature cependant à prévenir une entente parfaitc.jToute constitution, tout gouvernement exige des compromis, des concessions.Duna sa positon, le Bas Canada ne peut en faire ; si les autres provinces veulent arriver à une conclusion pratique, cils devront adopter nos vues, dont la mise à exé cution, du reste, serait également avuntageuso à tous, el aurait un effet tout opposé de celui que l’on redoute.Biographie dos autours morts do faim- L’historien Varilla» vivait de peu, avec de bons ecclésiastiques.Son appartement était un gulctn», où le ht-loil régnait pleinement en été, et |« troid en hiver.Ses fenêtres étaient mal fermées ci sa cheminée était sans feu.Un lit mal garni, trois ou (piatre chaires ueées, une table ver.tnolue, une lampe, une écritoire, peu de livres et beaucoup de manuserits faisaient toute sa richesse.II était si mal vêtu que Furetièro, dans son Dictionnaire satirique, parle des cordes de sou manteau où la vermine vivait mal à son aise.Vangelas, écrivain estimé, auteur d’une bonne traduction de Qriinlc-Curce, et d’excellentes remarques sur la langue française, se tenait en*, ohé dans un petit coin de l’hôtel de* Soissons pour éviter la poursuite do ses créanciers.Il mourut très pauvre, cl légua son corps aux chirurgiens pour payer une partie de ses dettes.“ La Bruyère a décrit dans pcs Caractères l’état dans lequel il s’est trouvé longtemps.—u Qu’on ne me parle pas d’encre, de papier, de plmnc», de style, d’imprimeur ; p» renonce à ce qui a été, qui est, et qui sera livré.Stiis.je mieux nourri et mieux vêtu ?Sui >• jg, dans ma chambre, à l’abri du nord ?Ai-je lit do plume, apr'*s vingt ans entiers qu’on me débite, dims la place ?J’ai un grand nom, dites vous et beaucoup de gloire ; dites que j’ai beaucoup de vent qui ne sert ù rien.Ai*je un grain de ce métal qui procure toutes choses I ” Diderot fut 1 onglcmps obligé de donner des leçons pour vivre ; ii faisait aussi des sermons.Un missionnaire lui en commanda six, qu’il lui paya cinquante écus.L’auteur estimait celte affaire une des meilleures qu'il eut faites.Tout est cher à Paris, ot surtout le pain, disait un écrivain, ot cet écrivain était .Jean-Jacques Rousseau ! Dans les commencements, il allait tous les jours prendre uue demi-lasse au café Procope : la conversation des gens de lettres* qui s’y réunissaient était pour lui un délitsBcmim! agréable ; muis bientôt sa bourse l’a-vertitqu’elle no pouvait pu* long, temps suffire à cette dépense, fl n-alla plus au c.aféquu de deux jours l’un et, un mois aprè-*, il cessa toui-à-fait d’y aller.Mallilâtre était en proie à la misère et à ses créanciers lorsqu’il commença eon poème de., Narcisse.M.de Savine, évêque de Vivier, alla iu voir, cl trouva ( ce sont ro» termes) le jeune homme le plus aimable dans Iss horreurs de /’indigence, ét dans les frayeurs continuelles d'etre arreté fl emprisonne à cause des dettes qu'il avait contractées : il engagea Malfilà-tre à rc eoustrniie pour quelque temps aux poursuites de scs ciéanciers, en changeant de nom et de .résidence, et loua pour lui un petit appartement à Chai 1 lot.Le poète s’y retira bous le nom Uc La Foret, el au bout de queL que» mois, il eut achevé son poème de Narcisse.Peu upiè», il tomba sérieusement malade, Ceprudunt, une femme à qui il devait, ayant découvert sa retraite, l'y vint trouver.Mnl-filàtre, en la (voyant, se crut perdu.%t Rassurez.vous, lui dit cette excellente femme, je ne viens point pour vous demander mon argent, niais* vous invitera tuir :i Paiis, chez moi, où vous recevrez les Recours dont vous aurez besoin’’ Malfihitic accepta les propositions.Cette femme compatissante et généieuse, qui mérite d’être connue, s'appelait madame La Noue ; elle était tapis-îièic el deincit-ait piès île l'église S lini-Germnin l’Auxerrois.Ellepiit les plus grands soins de Malfilftlre ; mais l’état de cet infortuné jeune homme était devenu incurable.Après deux ou trois mois de souffrances, ii mourut chez madame La Noue, âgé de trente-quatre an».Hilbert a dit : La fiiim mit nu tombeau Malfilftlre ignoré ; S’d nïùt été «ni’uu eot, ii aurait juosprfro.Ce même Gilbert était, dit fort délicatement La Harpe, au pain°dc/'archevêque de Paris et au vin de *Fréron.11 paraît (pic ces secours étaient in-suilhanis, car Gilbert mourut très-» malheureux, et c’est à l’IIôtel Dion de Pari» qu’il termina, dam le désespoir cl la misère, une vie tiop courte pour b*» lettres **t pour sa gloire.Après la chute Gustave.La Harpe so trouva dans une détresse cruelle.Voltaire lui ptopo dit pour dix guidées un poômo fort gai- intitulé ie \\ Ire héroïne, j’avais espéré que votre beauté aurait éclipsé celle do loutas noB belles; daines, et que vous : auriez vjilicr, et même h présent, malgré cette vilaine, migraine venue si mal à propo», j’ai presque envia de vous emmener avec nous, car, p»r i’ombre de mes ancêtre», vous n’avez jamais paru aussi bulle qu’on ce moment l —Je vois, mou pc*f, que je dois me contenter de vos ihilteries, puis que je ne puis en entendre d’autres iôvris que de» vôtres, répondit Lucre* zin, recevant les ( mbru>sements do scs parents avant leur dépait.—Ali ! combien ce noble père était loin de penser que l’incarnat qui co-lornil les .joue» de.sa fille était causé par lu honte du 161 o qu’elle jouait en et» moment ;et que l’étincelle qui faillissait de ses prunelle» n’était que le feu ardent de la passion; Lorsque su mère plaça sur sont fiont un -.baiser plein de tendresse, qn’cllo était loin de se douter qti’ello: ne - la reverrait plus ! Aussi,* quund lo silence eut succédé au rom de leurs.pas, et qu’ac compagné de domestiques, portant des flambeaux, ils eurent pris placo “ Alun Dieu ! ” s’écriait,-elle., dans sa douleur : il Est ce donc en lc« délaissant ainsi pour un inconnu, que je dois payer de retour leur amour cl leur tendresse incessante.Je.les ai vus pour la dernière lois, et lorB.qu’jl* apprendront ma.fuite, no maudiront-; ilo pus jusqu’à ma mémoire ?L’affection que je leur ai témoignée ne jeur puraitrad-clle pan un masque dont jo me stiis couverte pour acc.omp.lir me*, dessoins ?Jamais mon çcç.ur ne battra avec orgueil (luns ; ce, palais -en songeant à la gloire de mes ancêtre* qui rejaillissait sur leurs descendants/» Hélas ! faut il donc que je sois lti première à ternir lo nom de Trevorràî Mes anciennes compngues no, lougi-ront-cllcB pas en prononçantjjippa nom ?Et toi, Venise ma ville natale, faut-il que je te.quiitc aussi p.j^aut-il que pour toujours je eois: éloignée de loi ?Oh ! pourquoi n’est-il pas do no-.* • » ¦ ¦ i ou plutôt ; pourquoi ne suis-je pas née dans une condilior uiférieufe r Cette tache n’aurait pi * * * • ^ — -¦ V.T».V VI peut-otro s’éduit quelquo gnlaut ca- {avait vus poui la dernière fois.dans leur gondole, Lucrezia Trevorra «ouille Pécgi*on de-ma famille LMai se couvrit le visage de ees mains* et pourquoi ces hésitations?Et pour versa des larmes utnèrcs.••••••«••.I quoi ces pleurs ?C’estTmoi * qui*‘d’i '•*'n"!*".'.hvoulii, mon sort est décidé, it* iuî Minuit allait vibrer sur les cloches trop faible à cette heure décisive i argentine* et dans l’ombre et.les suis trop égoï«te.Etdui ! que nVh; larmes la fille:de Trevorra méditait, 1 pas o^é pour moi?7 assise dons le palais do ses pôres.iA.“ Il a bravé, 'pour obtenir ma pome si un léger soofflo d’arr agitait aniour, le poignard ,de ton*, les ni es feuilles et les fleur*, lo .bru^t [ble* et jusqu’aux horreurs do l’inqu le plus lointain ao faisait entendre au sillon.C’est faiblesse et i égoïsme < milieu du silence, et Lucrezia ^réflé, ma part que de nie lamenter .ainsi clussail a son sort.Lo baiser .do sesl —Non, non, chère amie.ditBI .parents humectait encore son.front, et voix douce à son oreille : Vous s elle pleuraiten songeant, qu'èllo leslcrificz tout pour, moi,'êt je crains q< nvml vu a nmn la /lnfnia.a 1___________* .7 .* ;mon amour ne soit trop faible bauieüi mutin Ltt ÜtiseiUi cHi JSurei.—— .» y.QMi iVy^FT'^tî ^ ¦*> , » y» * - souvent il fut privé de sa nourriture ^«•1^.-0^ I «Vee qaclle ferreur pQi de letlie* doivent dire À Dieu •kiqttt mafia : P*nem nostrum quo• ttyonum do nobio hodis.(A continua .) titm\ fa tëajtttt fat *y tanaadl matin, 9a Octobre 1804 Revae de la Qaiozaine* • ~ Québso 11 Oetobre 1864, .¦ I.' Le confdlérellon.—Arrivée des délégués des provinces maritimes.—Ouverture» des négociations.—Lever du gonrerneur — Bal donné put le Conseil Efcécu» ‘ tif.— yojrage à .Montréal, : Ottawa et Toronto.i • • *• r • I ' • • * » ' > ( L«t idées, fédérales semblent bouleverser tontes les têtes ; c’est maintenant, en cette ville, le s- ni su jet do conversation ; tout languit, tout l>âüt devatit cette grave question, mê-me l'étoile de Furîni qui se trouve parfaitement éclipsée.Avouons le ; en faqe d^oo évènement aussi gros d’ofagë ou de culme^qui ne se sentirait pas préoccupé ?Qui ne se sentirait pas ému en songeunt que les des tinées de notre pays »ont actuellement ontre les mains de ouzo hommes qui, •’ils trahissaient nos iméiots, pourraient nous plonger à jamais dans un gouffre où iraient s’ubinter notre na«* tionnlité, nos institutions, nos loues suprêmes, en un mol tout notre avenir comme peuple 1 Mais prenons courage ; n’entravons pas volontairement et de propos délibéré le cours des négociations entamées sous des auspices favorables.Efforçons-nous plutôt de prêter tout le concouts de nos lumièies, de notre appui morul et de notre expérience aux mandataire» chargés de faire liiompher notre cause avant et pardessus tout.Plutôt que de les frapper, écou!ons-les; n'oublions pas non plus que lu responsabilité qu’ils ont accep'ée est bien lourde à porter, et que le compte qu’ils auraient plus taid à rendre, serait terrible s’ils faisaient fausse route.D’ail-leurs, l’intelligence, le savoir, l’hon.nêlelé, l’habilité que tous s’accordent h reconnaître chez nos représentants h la conférence, sent des garanties positives que nos justes droits seront *scrupuleus»msut sauvegardés et que notre orgueil national ne sera pas froissé dans le pacte qui devra résulter des délibérations dos délégués de toutes les provinces de l’amérique du Nord.* C’est lundi matia, le 10 que conformément à * l'avis de convocation donné par Lord Monde, se réunissaient, pour'!» première fois, les mem* bres de la convention dans Te cabinet de Lecture du ConscilJLégislatif instal lé pour l’occasion; les négociations lurent formellement ouvertes par la no-triiuution de Sir Etienne Taché com-Président, après quoi commençèrenl les débats qui ne furent ajournés que très lard dans l’après-midi, Les séances ont lieu à huis-clos ;—c’est un acte de prudence bien légitime quand l’on considère de p'èa les tracasseries •ans nombre auxquelles se verraient constamment exposés Iss Délégués si le public était admis sans distinction.Le Morning Chronicle va plus loin encore; il recommande aux conférenciers de ue pas lire les journaux, afin de chasser de leur esprit toute p s»u»n politique et laisser h leur fioide raison seulement lu choix de la décision h laquelle ils croiront sage d’arriver.Vos lecteurs connaissent sans doute les noms des vingt-et-un représentants arrivés Dimanche soir de Shé-dise pir le Queen Victoria.L’hon.M.Mucdougal était absent.Aujourd’hui, le 11, les délibérations ont doré z eu sont les candides.C’est à Z*1#.-1._.•___ i _____ .____ i i » - i- r» _______ Cependant pour donner suite au pro gramme que je vous annonçais, jo vais résumer en quelques mots ce qui s’est dit et fait ici depuis mon dernier bonjour.Le lever du gouverneur a élé une brillante affaire.Son Excellence portait pour l’occasion le magnifique habit de cour prescrit par l’étiquette.Les Procureurs Généraux, MM.Cartier el McDonald, revêtus de l’uuifor-inc resplendissant sous lequel ils avaient été présentés au Prince de Galles, les autres minisires el uns foule de militaires de toutes armes, taisaient cercle à l’entour du liône.Ajoutez à tout cela des flots de lumière, des toilettes magnifiques, un peu de confusion, des saints faits et rendus, d’excellents rafiaichisseinenls après quoi un peu plus de bruit, plus îrés n’étaient ni plus ni moins que k » ^’entrain, un va-et-vient continuel, nonulalion d’Ottawa nui.nnr et vous auiez une idAn fin imonlnnLi population d’Ottawa qui, par l’entro-misc de la presse, avait en cette occa sion fuit preuve de très mauvais goût.IV.Visiteurs diatinflnéj.Lord LyonP, Lord Aire.— I/urabQ8Sttdeur français etc.Nous avons eu depuis quelques semaines la vi.-ite de personnages très distingués, parmi lesquels je place en première ligue Lord Lyons, ambassadeur anglais, elM.Merrier, ambassadeur français, piès du cubinet de Washington, la utile de vous dire que le premier est un des plus habiles diplomates de la Grande Bretagne qui doit a lui seut, pour ainsi-dire, et vous autez une idée du spsctaole gratuitement offert aux heureux qui avaient voulu envisager de près el d’un seul coup la vice-royauté et les délégués des Provinces maritimes.Mercredi les députés ont dinô au stadacona Club ; jeudi chez lo gou* verneur, el Vendredi avait lieu le bal officiel auquel étaient conviées des milliers de personnes De même que le lever, le Bal a eu lieu dans les salles destinées aux séances de l’assemblée et du Conseil.Près de huit ce Ut invités s’y étaient reqdus ; les délégués et nos ministres y ont danse comme do simples mortels ; la gaieté y a régné en souveraine ; le champagne coulait par ruisseaux ; le souper fut atluii/able ; le* te maintien de la neutralité entre; i i • : .> .- , le.* deux pay.-, dont il est à propre- 8° •’ P^T" ,Ie!‘ ment parler le trait d’union.' Dans K" l'»u* exquis .N Je.pins va des circonstances environnées de pé-‘, 'f , L*?^ ‘ a rils formidable, il o su conserver V- ! °?du, cl";> ‘"T* du mul'"- ,!='aille- (b, la chambre de commerce* donnait quilibre entre des intérêts froissés de part et d’autre ; unsii *a popularité est-elle égale chez leu deux nations.L’esprit de conciliation qu’il a su apporter duns l’affaire si épineuse du! Trent, l’a placé du coup au niveau L* / ., •.* -¦- des plus grands hommes d’Etat.On! ° • 0IV,C(! 1l,l0U!* L'st lîermis loi n nliribué, j'ignore avec quelle °" ’ “ ll"li'c,os cs' l^rtou’.Une certitude, lu mission de servir d’inter- ' médiaire entre le cabinet do Wash-1 iugton et le gouvernement Canadien pour aplanir les difficultés pouvant surgir du Tiaité de Réciprocité.Ceux qui onTeu l’avantugo de renconl er M.Mercier ne tarissent pas dans l’éloge qn’ils font de sa vaste érudition et Milieu d’applaudissements si cl.deu-de scs maniérés affable-, ,1e su,s bien 1 reux |“ faibles mors de l’édifice porté a croire que c’est un homme en ont tremblé dans leurs fondations un immense banquet aux repîé^en taîilï de no-» scs irs colonies.C«* lut j un succès suns pareil.Ainsi donc, i vous voyez que gos conférenciers .iplisto Louis Victor, fils aîné do J.B.L.Précourst, ôcr., N.P.1 ’ Al/ï InvatldoN fllatleneli.—Encoro quoiques mots d cotix d'ontro vous qui souf-fiontdo l’iadigo.Riou et ilô son accompagnement habituel, la constipation'.Vous vou-loz cl 11 soulagement sans prostr ntlon, uno guérison rapide snuu douleura.Le^ moyen (Pobienir ce soulngeineut, d'.iccom plir ceito Ruérisoa tous est offert dans l’ u3Ago des “ Piluloi ancrés «H üriatol,” 1j ai ut c.»tlinrti-quo et nltérntif qui rouvre loi passages obstrués des entrailles sans la moin dre crispation et qui redonne d Ve3tonmc et au foi la vigueur qui leur a été enlevée par celte maladie.Cetapérient it'affublit jamais un orga-no quelconque et no réduit pas 1a forco géué-rtle, Au contraire, jl rçqoifveUo lufailllblo- JEor Sale.At the Library of 11 LaGuotlo do Sorcl,” English Bunk* tor Schools, Pons, Ink, Paper, Envelopes, Caries do Visile, etc., etc.Oct., 22uii., 18U4.oIvis Public.Est par le présent donné qu’à l'avenir je no eemi responsable d’aucune dette coutrnct«o à mon nom par DAME M \RGUER1TI5 RfiEAU-MEmon épouse, d ni.v.s qu'elle 110 cp’.t autorisée par uu écrit «lo ma part d cet effet.THEOPHILE BLAIS, Drumtuondville, !ü octobre 1864.NOUVELLE DÉCOUVERTE?MÉDICALE.PAU G.J.' A.VALLEE, MEDECIN & CHIRUnOIEN, CHIMISTE &, PHARMACIEN.TROIS-RIVIÈRES.JT aï ff M O îî HUISSIEIi [Cour Supérieure] ILslnct du Kicheiieu.Sorol, 0 Jnuvior 18C4.—uu.Cher Monsieur,— .Lut omph'yé rrlra On-p,iiont Atioir.au.1 dans ma houille pendant un gmnd nombre d'année?, et je le cousi'li’m comme un e.xecllont iiriiote pour le Mal «l'Ycux J'iu «ïté une fois teUenirut ullligé de re tnnl, ij’ie jo ne pouvais pi is monter «mi chaire ; mais avant pemliiat «|iie'q«;e 1?mp«» fait iii:ig«* «i'* «*e nnièile, me?yeux ont roiamrncè à p'>r!«*i mieux.J«* sais uni i u tf* ti»ii t «’up.ilite dc lire un ûiauiu’.'ait nus?i l?ien
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