Gazette de Sorel, 12 juin 1860, mardi 12 juin 1860
Vrirae 111 Swol, (R C.) Hardi Util, 12 Jala ism.JaJ3 / Nmmr«44.w s JOURNAL DU DISTRICT DE RICHELIEU.€>.I.Alar the, Rédacteur.Abonnement : $9 par an.Auguste Fortier, Imtrimevr.MONTREAL, à son origine.Dans tous ses quatiers, il y a des établissements de bienfaisance et d’éducation, et, de tout côté, on y voit briller des flèches de clochers.Au-des9us de ces diverses fondations du culte catholique, épicopal, presbytérien, s’élèvent les deux tours de la nouvelle église paroissiale, magnifique vaisseau construit sur un plan d’architecture gothique.Il me semble que ses proportions n’ont pas été assez habilement mesurées, que ses tours sont trop massives pour sa façade.Mais tel qu’il est, c’est le plus vaste et le plus beau monument catholique qu’il y ait dans l’Amérique septentrionale.En dehors de la ville même, il y a tout une autre ville dispersée dans la longueur du vallon, nichée sur les flancs des collines, suppndue aux plis de la montagne, maisons agrestes de laboureurs, maison» superbes de né- çai?,de œuvre de Quartier, de Cham- ; tiers.j| v cn à ,a -cûl ; len, plain, des institutions de nos reli- ; |e nom poétique de Notre-Da.ne-des-g.eux et de nos missionnaires, des \eiges, sur la terre plate de Griffin, Il IM t nr»Ni uvrnonnu ri r» nnlm c» n rr fut r ¦ ' _ La France au Canada.—Souvenirs du passé.— Tradition* de famille.—Heureuse* émotions.— La vallée et le paysage.—Commencements de la colonie frauçaise.—Les compagnies de commerce et lo clergé.—Division des terres.Droits seigneuriaux.—Guerres avec les Indiens «t les Anglais.—Capitulation do Montréal.—Abandon du Cunadn.— Progrès de Montréal.—Population.—Mouvement des partis.—Littérature et poésie.—A la Claire-Fontaine.(Suite cl fin.) En 1763, la conquête du Cauada Fut ratifiée par le traité de Paris.Nous avions alors un roi qui dans sa triste décrépitude se souciait peu des intérêts, de la dignité de la France, et nous avons ainsi perdu une possession qui aujourd’hui serait pour nous d’un grand prix.Mon cœur s’indigne à la pensée que l’acte qui, d’un trait de plume, déshéritait notre pays de la terre illustrée par tant de noms fian- plaines arrosées de notre sang, fut peut-être signé d’une main légère, avec un gracieux souriie.entre une promenade au parc de Versailles et un souper avec une courtisane.Si en face du Si.-Laurent, et en face de l’Ottawa.Il y en a qui vous étonnent par le luxe de leur colonnade et de leurs galeries ; d’autres qui attirent doucement votre imagination sous , .- .Mini, i llic^limuitu 5UII5 ce pays devait nous être enlove ! |euv loi, modeste, sous feurs rameaux mieux valait pour notre honneur qu’il d’arbres, qu.font rfiver le bonheur le fut dans I orage de notre revolution, d’élre là pour finir cn paix la vie, co.n-quand tome notre jeune milice était me dit Burns, au milieu des amis de appelée a defendre nos frontières ; on I nos premier9 j„urs s dans$Ies guerres de Napoléon, quand ce géant des batailles s’en allait jouer les provinces et les royaumes sur le damier de l’Europe.Inutiles regrets ! le Canada est resté uni aux destinées de l’Angleterre, et il conservera longtemps les liens de ce mariage morganatique, malgré les adresse» de quelques milliers de ses citoyens pour demander son annexion à l’Amérique., I! faut reconnaître que l’Angleterre a, dans l’espace de quatre-vingt ans, plus aidé aux progrès matériels de cette contrée que nous ne l’avon» fait ?*n un siècle et demi.De nombreux colons de la Grande-Bretagne, de l’Irlande surtout et de l’Ecosse viennent encore chaque année augmenter la population des villes, défricher les c: * rustiques cabanes sur un sol autrefois disert.L’industrie anglaise a donné l’essoraux Canadiens, et les capitaux anglais ont vivifié le commerce.En peu de temps, la pauvre petite bourgade de Montréal est devenu une grande cité animée et élégan»e, trop élégante même pour celui qui préféré les capricieuses arabesques, les romantiques fantaisies des anciennes villes à la règle du cordeau, à la systématique uniformité des constructions nouvi lies.Ses rues sont, pour la plupart tracées en droi:c ligne, remplies de maisons édifiées en belle pierre grise, avec le perron haussé de quelques gardins, la porte vernissée, le marteau en cuivre poli, les persiennes peintes en vert.Elles ressemblent sauf la grandeur de9 batiments, aux rues récentes de Londres et de Bruxelles.Elles s’élendent sur une plaine de deux milles de largeur, qui, de la base de la montagne, descend jusqu’aux bords du fictive.Celte cité, dont les premiers édifices furent une chapelle et un hôpital, n’a point failli “ Among the friends of the early days.” La population de Montréal qui n’était, il y a cent trente ans, que de trois mille fîmes, s’élève maintenant au delà de cinquante mille, la plupart Canadiens-Français, le reste d’origine anglaise.Les deux iar.es rivales, séparées en Europe par le détroit, se trouvent ici face a face en contact journalier sur le même sol, et conservent les mêmes instincts particuliers, les mêmes défiances, les mêmes antipathies.L’une a pour elle l’autorité de son drapeau, de son gouvernement ; l’autre la force numérique et ses anciens droits de possession.Lu race anglaise est plus active, plus entreprenante ; la race française mieux ancrée dans le sol.hamps, planter les piquets de leurs Toutes deux vivent à la lois sans se : (oifondre, comme deux fleuves qui se ' rejoignent sans perdre la couleur distincte dè leurs eaux.A les voir marcher cn silence *oas la même bannière ; et régler d’un ton amical leurs affaires, on pourrait les croire sincèrement unies.Mais d’un côté, subsiste l’orgueil du torysme, et de l’autre le foyer de l’inquiète et ardente nature fançaisc.Tout à coup le foyer se rallume, ou l’orgueil éclate comme un ressort longtemps comprimé ; et il s’en suit descollis:ons qui anéantissent eq un instauL le souvenir de plusieurs années de paix.En 1837, c’est le parti français qui un beau jour lève l’étendard de la révolte, range ses soldats en bataille et menace de renvers’r le régime britannique.Celle funeste explosion fut violemment étouffée et cruellement punie.Un grand nombre de ceux qui y avaient pris part furent condamnés à mort ; d’autre» à la prison ; d’autres à l’exil, et les soldats de sa glorieuse majesté britannique dévastèrent les propriétés des vaincus.__iEn 1849, c’est le parti tory à son tour qui, regardant comme un acte de trahison le bill par lequel le parlement votait une indemnité pour les victimes des ravages de 1837, s’ameute avec des cris forcenés dans les rues, insulte le gouverneur, casse à coups de pierres sa voiture, envahit et saccage les maisons de plusieurs ministres, de plusieurs députés et incendie l’hôtel du parlement.A la suiie de cette dernière insurrection, lord Elgin à quitté Montréal et a ordonné aux fonctionnaires de Je suivre à Toronto où il ouvrira la prochaine session du parlement.C’est une perte considérable pour Montréal mais une autre perte plus difficile à réparer dans un pays qui a si peu de communications directes avec l’Europe, c’est celle de la bibliothèque nationale détruite en entier dans l’incendie du pailement.Outre vingt mille volumes de différents ouvrages de choix amassés avec soin, celte bibliothèque renfermait une précieuse collection de livres relatif à l’Amérique cl surtout au Canada, notés, cherchés, recueillis cn France, en Angleterre, en Hollande, avec de grandes difficultés et à un haut prix.C’était le fruit de dix-kuit années d’études, de correspondance d’un homme qui s’étaii dévoué de cœur à cette fondation patriotique, du savant M.Faribault de Québec.Il se réjouissait d’avoir.conduit si loin sa noble tâche, il contemplait d’un regard paternel les trésors qu’il avait réunis, et en marquait les lacunes avec l’espoir de les combler.Encore quelques efforts, et son œuvre était achevée, encore quelques li/res et sa collection était complète et il pouvait prononcer Vexcgi monumentum.Mais un amas de bandits plus sauvages que les sauvages contre lesquels nous combattions autrefois, se lève, allume des torches, et tout est annéonti.Oh ! Schiller, tu l’as dit : u La colère du lion est terrible, mais plus terrible est lu colère de l’homme dans le délire de sa passion.” Au milieu de ces divisons de partis, sous le poids de ces coups de vent politiques, qui prennent un caractère giave, beaucoup de Canadiens sont icstés fidèles au pacifique autel des Muses.J’en ai connu plusieurs qui se consacrent avec une religieuse patience à l’étude de leurs anciennes annales, qui s’estiment heureux quand après une longue et consciencieuse investigation, ils arrivent à corriger l’erreur d’un historien, à rectifier une date, à reconstituer un fait.J’en ai connu d’auiies qui se livrent avec une innocente candeur aux douces joies de la poésie.Comme ils n’ont point de théâtres, et point de lecteurs assez nombreux pour encourager les grands travaux, ils ne se hasardent ni dans les orageux défilés de la tragédie, ni dans les vastes espaces de l’épopée.Humbles jardiniers du Farnassc, ils cultivent à l’écart l’aiguillon de l’épi-gramme, la fleur du madrigal,.Ic3 rameaux éplorés de l’élégie.Les journaux, les grands journaux politiques de Montréal, de Québec qui n’ont point pour la poésie le suprême dédain des nôtres, entremêlent quelquefois les branches de lilas à l’opium de leur polémique.Un jeune écrivain, M.Hutson, a publié sous le titre de Répertoire de littérature Canadienne, les compositions en prose et en vers de ses compatriotes.Il y a là plusieurs œuvres d’un mérite réel.N’en déplaise pourtant à ces poètes à qui je ne voudrais rien dire de désagréable, je préfère encore à leurs stances habilement cadencées, quelques chansons populaires qui bravent les règles les plus élémentaires de la versification, mais qui ont un charme de naïveté rare.L’une de ces chansons : Derrière cher mon père.• appartient à la Franche-Comté.Elle aura été apportée ici, par je ne sais quel galant enfant du Jura, et s’y sera propagée comme une plante féconde par sa propre vertu.Une autre qui vient aussi probablement de la France, mais dont j’ignore le point de départ, est plus remarquable.Dussiez-vous dans voire pureté de goût littéraire vous railler de cette composition, lais9ez-moi vous la copier.A la claire fontaine M’en allant promener, J’ai trouvé IVau si belle, Que je m’y suis baigné.Il y a longtemps que je t’aime, Jamais je ne t’oublirai.J’ai trouvé l’eau si belle, Que je m’y suis baigné.Et c’est au pied d’un chêne Que je in’suis reposé.Il y a longtemps, etc.Et c’est au pied d’un chêne Quejem’suis reposé.Sur la plus haute branche Le rossignol chantait.Il a longtemps, etc.Sur la plus haute branche Le rossignol chantait Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.Il y a longtemps, etc.Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.Tu as le cœur à rire, Moi je l’ai à pleurer.I) y a longtemps, etc.Tu as le cœur à rire, Moi je l’ai à pleurer.J’ai perdu ma maîtresse, Sans pouvoir la trouver.Il y a longtemps, etc.J’ai perdu ma maîtresse, Sans pouvoir la trouver, Pour un bouquet de rose Que je lui refusai.Il y a longtemps, etc.Pour un bouquet de rose Que je lui refusai.Je voudrais que la rose F ût encore au rosier.Il y a longtemps, etc.Je voudrais que la rose Fût encore au rosier.Et que le rosier même Fût à la mer jeté.Il y a longtemps que je t’aime, Jamais je ne t’oublirai.Comme vous le voyez, il n’y a là ni vers, ni rimes, rien autre chose qu’une mesure de syllabes outragée par cet affreux ennemi des poètes qu’on appelle l’hiatus.Mais ces couplets si primitifs, chantés sur un air des plus champêtres, ont je ne sais quelle mélancolie qui pénèlre jusqu’au fond tie l’âme.Quand il m’ar-rive d’être saisi par la serre du vautour, par cette serre aigue à laquelle nous sommes si souvent livrés, sans être enchaînés sur un roc du Caucase, sans avoir comiuo Promet liée, ravi le feu du ciel, je m’en vais errant »ur les rives du fleuve, et répétant ce refrain qui est ma romance du saule : Chante, rossignol, chante, Toi qui ns le coeur gai, Tu as le coeur à rire, Moi je l’ai à pleurer.ipport du Com Ile Special sur In Colonisation.Le comité spécial chargé de constater quel serait le système le plus efficace d’activer la colonisation en cette province, etc., a l’honneur de présenter à votre honorable cbambic ion Deuxieme Rapport.(Suite et fin.) 111.Votre comité, après avoir mûrement examiné les raisons qui engagent un grand nombre de cotons à s’établir sans permission sur les terres incultes, considère que ccs colons ne sont nullement animés par des motifs d'insubordination, ou par le désir de s’approprier le bien d’autrui.Ces colons, nu contraire, convaincus que nous jouissons ü’un gouvernement populaire et représentatif, comptent sur la protection qu’ils ont droit d’attendre de ceux qui doivent veiller à leurs intérêts.Il est bien vrai que nous avons 5,377,999 acres de terre arpentés et disponibles dans le Bas-Canada et 1,709,515 dans le Ilnut-Canada ; mais quelles sont les informations que lei colons peuvent posséder relativement aux lieux où sont situées ces terres, a la qualité du sol, aux voies de communication pour y parvenir, les agents aux quels ils doivent s’adresser et les lots qui sont à vendre ou à donner et généralement sur tous autres renseignements que chaque localité du Canada a le droit de recevoir et doit avoir pour le prompt développement de notre agriculture.Si l’on fait tes frais de publiei des cartes et (les brochures que Ton distribue à l’étranger, s’il est vrai que nous avons aussi cn Europe un agent payé pour attirer l’émigration étrangère vers notre territoire, c’est admettre que le colon doit nécessairement avoir des renseignements positifs, afin de l’aider dans le choix qu’il doit faire du lieu où il se fixera pour la vie.Sous ce rapport l’émigré est mieux informé que les habitants du pays, puisqu’en arrivant au Canada,il est assisté des agents de l’émigration, qui ont tous les renseignements néccseaires pour le guider sur le territoire qu’il désire occuper.Mais le colon Crnadien qui désire s’établir sur les terres du domaine public s’adressera au bureau des terres : on lui demandera naturellement où il désire avoir une terre ; on lui indiquera les différents townships, le prix des terres et le nom de l’agent local ; mais au bureau même des terres, on ne pourra point lui donner de renseignements positifs, car l’agent local dispose de jour en jour des terres de la couronne.D’ailleurs, ce mode d’information n’est possible que pour les colons qui résident près ou au siège du gouvernement.Le colon peut encore s’adresser à l’agent local, mais pour cela il faut qu’il le connaisse, qu’il sache le lieu de son bureau et le territoire qui se trouve dans les limites de son agence.Ces inconvénients, qui se font surtout sentir dans les vieux établissements, où la population est surabondante sont bien propres à nuire au progrès de la colonisation, car les personnes qui ont déjà certains moyens, faute de renseignements nécessaires, finissent par émigrei ou par occuper sans permission les terres .es plutôt que de s'expatrier et chercher à l'étranger de* moyens d’cxislencc.Ceux qui sont le plus attachés au C'anndn, forment ordinairement cette classe de colons que l’on désigne ordinairement sous le nom de Squatters.Ces colons s’avancent dans la forêt à une grande distance, s’imposent des sacrifices de toutes sortes, et nous avons vu des colons et de généreux prêtres périr dans une dcssavnnnes des townships de l’Est, il n’y n que peu d’années.Partout où il y a des terres publiques, le surplus de notre population s’y dirige le plus souvent à tout hasard, par suite de la difficulté que l’on éprouve à se procurer les renseignements nécessaires.La riche vallée de l’Ottawa, dans le Bas-Canada, parait avoir été colonisée par les Squatters.Les Scjualtcrs ont été les premiers colons des vallées de l’Est, du St.Maurice et du Saguenay.Si les chemins de colonisation étaient faits de manière à satisfaire aux exigences et aux besoins de nos populations rurales, ci si un choix judicieux de terres c'ait fait pour la colonisation, il ne sciait plus question de Squatters, puisque clinque colon serait certain d’avoir une terre avec un titre incontestable.Lo coton jouirait nlors de tous les avantages politiques et sociaux que lui confèicnt la loi et nos institutions politiques : gêner par des réglements coér-eilifs le colon, c’est certainement nuire à la colonisation de nos terres publiques.La classe des Sf/ un tiers que votre comité mentionne, est celle qui s’est établie sur les terres incultes, dans un temps où la colonisation ne faisait aucun progrès.Ce sont ccs colons qui ont rencontré les sympathies de l’nsseinbSée législative et pour lesquels un hill a été passé dans le but de les protéger contre les persécutions injustes de certains grands propriétaires.Mais sous le régime actuel, les colons ne seraient aucunement justifiables de s’établir sans peimissioii sur les terres incultes ; car il arriverait que les colons Itontl fuie seraient assujettis, par ces Squattas, à beaucoup de difficultés créées par ces derniers, dans le but d’obtenir de l’argent sous de faux prétextes, en faisant croire qu’ils sont les premier# possesseurs du sol et qu’ils ont droit à mie indemnité.Lo colon doit être protégé dans sa propriété et dans sa personne, si l’on désire le succès complet de la colonisation.Il ne faut point encourager ou tolérer une pratique préjudiciable au progrès de la colonisation.L’acte concernant la vente et l’administration des terres publiques, passés dans In session actuelle contient, entr’autres dispositions, les suivantes : 13.a Le gouverneur cn conseil, pourra disposer de toute» terres publiques pour eu faire des concessions gratuites aux colons qui vont s’établir sur ou dans le voisinage de tous chemins publics qui traversent les dites terres dans les nouveaux établissements, sous tels réglements qui seront pnssés de temps à autre par ordre eu conseil ; mais aucune telle concession gratuite n’excédcia cent acres.” 14.“ Le gouverneur eu conseil, pourra réserver et approprier telles terres de la couronne qu’il jugera à piopos,pour des sites de quais ou jetées, marchés, prison », cours de justice, parcs ou jardins publics, hotels de ville, hôpitaux, lieux de culte, cimetières, Ccoles, et pour des expositions agricoles et autres fins publiques de même natuic, ainsi que pour des fermes modèles et industrielles, et révoquer, en tout temps, avant l’émission de lettres patentes pour icelles, ^tellc appropriation, suivant qu’il jugera à propos ; —et il pourra faire des concession» gratuites pour les fins susdites, l’intention et l’usage pour lesquels « Iles seront faites étant exprimés dans les lettres patentes ; mais en au- cun cas et pour aucune des fins susdites, aucune telle concession n’excédera dix acres, si ce n’est pour une ferme modèle ou industrie!* le, et nlors n’excédera pas cent acres.” Dans tous les townships, on devrait invariablement réserver, au lieu indiqué pour (in village, un terrain pour y construire les église, cimetière et écoles de la paroisse ; de plus, un terrain devait être laissé à quelques srpints du village pour une commune publique.Votre comité comprend, que ceux qui sont chargés de surveiller les établissements nouveaux, peuvent faire beaucoup pour In prospérité de scs habitai)*.En jetant un coup d’œil sur les anciens établissements, nous regrettons que leurs fondateurs nient kouvent manqué d’ordre et de prévoyance.La législature canadienne, par les dispositions qui viennent d’être citée*, désire sans doute donner au gouvernement les moyens de remédier à ses abus.Votre commité, sans recommander un mode particulier pour la colonisation des terres incultes, considère connue étant d’une importance majeure, rétablissement de grands chemins de colonisation dans les principaux districts du Cunada, de manière à favoriser également les dilfércntes sections de cette piovmcc.Faire connaître les terres qui sont offertes à la colonisation, est un autre moyen d’engager le» Canadiens à profiter des avantage» qui leur sont offertes.Et dans le Uas-Cnnadn, pour le» Canadiens Français et les autres personnes qui professent la religion catholique-romaine,— il unporto que le colon soit assisté dan» la forêt du r.élé missionnaire qui s’impose tous les sacrifices que nécessitent de» établissements nouveaux.La sollicitude de no* missionnaire*, leur zèle pour la cause de la colonisation, font espérer à votre comité te succès que l’on en doit attendre.Votre comité recommande, de construire de trois lieues en trois lieues, une maison où le missionnaire catholique ou protestaut, suivant le eus, pourrait desservir les colons suivant leur croyance religieuse.Le missionnaire ne serait-il pas le plus fidèle interpréta des colons: ne serait-il pas leur avocat désinté-rosé pour la défense de leurs droits : te colon, dans ses durs et pénibles travaux, tvec les secours religieux, sait vaincre toutes le» difficultés.La modique somme de $50 en argent, offerte en nidc au colon, suffirait pour cet objet ; car chacun colon pour, le surplus, contribuerait volontairement et aver bonheur à élever à Dieu une humble demeurt où tous se réuniraient pour leur exercices religieux.L’expérience a démontré l’cificn-cité d’avoir un lieu de culte public, c’est un sûr et puissant moyen do favoriser lu colonisation ; avec lui le colon ne se censidèrr plus isolé de la société ; l’histoire du Conadn est là pour nous dire que le missionnaire est celui qui a le plus contribué à la civilisation cn Canada par sa mission de paix et de charité ! Il a fuit plus, son sang a coulé sur le sol canadien ; it est mort martyr sous la hache du sauvage encore barbare ! Toutes les associations, formées dana le but de coloniser les terre», doivent recevoir de la part du gouvernement et des agents des terres de la couronne une attention spéciale.Il est aussi désirable de réunir les colons d’une même localité sur un même territoire.Les agents devraient leur assigner des lots dans un mêintne voisinage autant que possible.Enfin toutes le* facilités doivent être offertes «ux colons.Votre comité est heureux de rendre un témoignage public à la ptupnrt des agents de la couronne qui ont assisté les colons dans leurs premiers établissements.lisse sont généralementempresiés de donner aux colons toutes les renseignements nécessaires et désirable».Le comité spécial de la colonisation en 1857, n’exprimait ainsi relativement aux octrois gratuits : “ L’un des moye .s que votre comité con-“ sidère comme très propre à encourager la 11 colonisation, et par suite, à atténuer l’émi- FEUILLETON •U 12 JUIN 18G0.MATHURIft I.Le chemin de fer est bien assurément l’un des pins cruels ennemi» des natures contempl .uives.Les distances qu’on parcourait en quelques jours il y a vingt ans à peine, se franchissent aujourd’hui en quelques heures.Si les hommes d’affaires et les commerçants ont beaucoup gagné à cette invention, il faut convenir que les touristes y ont beaucoup perdu.Que deviennent les sites agrestes, les riantes prairies, les côteaux verdoyants et les rriàisons blanches et coquettement parées ?Hélas ! tout cela passe, s’évanouit comme un rêve.En 1854, au mois de septembre, je quittais la gare de la rue d’Amterdam pour me rendre au Hàvre et de là à Cherbourg, où je devais m’embarquer pour la Crimée.Le train courait à toute vapeur, lançant à chaque coup de ses vigoureux pistons un long panache de fumée blanche.Déjà nous avions laissé derrière nous Elbeuf et Oissel avec leurs manufactures surmontées d’interminables tuyaux de briques rouges, véritables monuments qui se perdent dans la nue, et nous approchions de notre plus long point d’arrêt.Quelques secondes plu» lard j la voix du conducteur répétait à chaque portière : Rouen ! dix minutes d’arrêt.Autrefois, quand on voyageait sur les grandes routes, on courait risque de rencontrer, au sortir d’un village ou traversant un bois, quelques honnêtes gens qui, le chapeau d’une main et le pistolet de l’autre, venaient poliment vous demander la bourse ou la vie, à votre choix.Grâces à Dieu, de pareilles industries n’existent plus, mais clics sont avantageusement remplacées par les Buflets.Comme à la vue de ccs somptueux salons, tout resplendissants de bronzes, de porcelaines et de cristaux où le pauvre n’ose mettre le pied et où tout se paye dix fois sa valeur, on regrette la grasse auberge du vieux temps où la diligence faisait escale et où l’on donnait à chacun selon ses moyens ! Là, au moins, on était poli ; si ce n’était par nature, c’était par crainte de la concurrence du voisin / Mais les buflets vivent à l’abri de tels souci», et les voyageurs se ressentent de leur sécurité à cet égard.Tandis que je me laissais aller aux réflexions sinistres qu’inspire la vue du monopole, partout renaissant dans notre industrie, le train qui avait repris sa course entrait au Hàvre.Par un de ces hasards qu’on aime assez à rencontrer quand on est jeune, au moment où j’arrivais sur le grand quai, un bateau à vapeur étroit comme un caique, fin comme un yatch et léger comme une mouette, donnait son dernier coup de cloche et larguait ses amarres.Ce bateau partait pour Trouville sur mer, Trouville, cc port en miniature qu’adore le baigneur parisien, qui a fourni à Isabey le sujet de ses plus belles toiles, à Mozin, la plus agréable des résidences.Un de mes vieux amis y demeurait, et j’y avais quelques connaissances.Or ce n’était qu’a trois quarts d’heure du Hâvre, et j’avais trois jours devant moi ! Je ne su9 résister.Le pied léger, le cœur joyeux, je débarquai donc à Trouville, et, sans regarder derrière moi, guidé seulement par mes souvenirs, je pris la première rue que je trouvai à ma gauche, et frappai à une porte connue : personne ne répondit.Mon ami, marin de son état, m’apprit une voisine complaisante, était en cours de voyage et ne devait revenir que dans quelques mois! Rien ne produit sur nous un efTet plus désagréable qu’une espérance brusquement déçue.L’absence de mon ami n’était pas, sans doute, un grave sujet de chagrin, mais c’était un désappointement, et cela m’attristait.Je descendis alorsmachinalement vers la plage.Depuis quelques instants je marchais là gravement, occupé du soin de marquer, aussi nettement que possible, chacun de mes pas sur le sable, lorsqu’un homme se dressa tout à coup devant moi.—Je ne me trompe pas s’écria-t-il d’une voix qui couvrit un moment le bruit des flots, c’est bien vous que je rencontre ici ?Ce fut à mon tour de manifester mon étonnement en reconnaissant Guerrand, un brave pêcheur avec lequel plusieurs fois j’avais fait, quelques années auparavant, des promenades en mer et à qui je devais le souvenir d’agréable3 journées.Il ine prit familièrement le bras, et nous marchâmes l’un près de i’autreen causant de ma mésaventure.Guerrand était un vieillard de soixante dix ans environ, dont le moral et le physique avaient conservé toute la vigueur des premières années.—Il n’est pas rare de voir sur no9 côtes de ce9 hommes robustes que le temps sctpble respecter, comme s’il voulait en les laissant pour exemple, apprendre aux jeunes gens que le désordre et l’oisiveté, bien plus que les dur9 labeurs, abrègent la duTéc de la vie.Guerrand, dont la sobriété était notoire, était pêcheur de naissance, et n’avait jamais quitté la mer.Pour la taille, c’était un véritable colosse.La nature, du reste, avait été généreuse à son égard ; il possédait une tête vraiment magnifique : ses cheveux blancs qui lui formait comme une auréole, son crâne légèrement aplati et d’une blancheur qui égalait celle de de ses cheveux, sa barbe soyeuse et toujours proprement tenue, ses épais sourcils, ses yeux vifs, sa bouche souriante, lui donnaient un air digne, respectable, qui prévenait dès l’abord en sa faveur.Lorsque, les jours de fête, Guerrand remplaçait sa vareuse par un habit bleu à boutons d’or, son bonnet rouge par un chapeau à larges bords, ses bottes de mer par des souliers bien luisants, il rappelait ccs vieux types bourgeois d’autrefois aujourd’hui perdus.Quant au caractère, il y avait bien un peu à redire ; décoré de la légion d’honneur en souvenir de sa belle conduite sur les vaisseaux de l’Etat a l’époque de l’Empire et pour de nombreux faits de sauvetage sous la restauration, Guerrand se croyait, par ccttc raison, bien supérieur aux pêcheurs qu’il fréquentait et à qui peut-être il n’avait manqué que des occasions pour obtenir la même marque de distinction.Il était, cn outre, d’un entêtement sans égal, et, lorsqu’il discutait sur quelque chose, il fallait qu’il eût laison.Cet entêtement lui avait valu de fréquentes mortifications que se racontaient cn arrière de lui ceux de scs camarades qu’il affectait de traiter avec hauteur, celle-ci entre autres : Guerrand avait entendu mal parler des prêtres et pendant longtemps en avait mal parlé à son tour.“Tant-qu’il y aura des prêtres, disait-il sentencieusement, le peuple sera malhcu-reux !” Puis il expliquait à sa manie re l’histoire de la révolution française et faisait le procès à tous les curés des paroisses voisines.Sa pauvre femme très religieuse, comme la presque généralité des femmes de nos pêcheurs avait essayé plusieurs fois de le ramc-nei à de meilleurs sentiments, mais elle avait dû y renoncer devant sc9 emportements et ses discours.Or, un soir d’hiver qu’il revenait du large il lui arrivad’être surpris par un grain, la neige tombant en flocons pressés l’empêcha de regagner Trouville avant la nuit.Lorsqu’il entra dans chenal, la mer baissait et le courant de la Touques se faisait sentir.A l’aide d’avirons il essaya et parvint à avancer d’une centaine de mètres ; mais, fatigués de leur journée, lui et 9€s hommes ne purent lutter plus longtemps contre un courant qui aug-mentait à chaque instant de vitesse.Plusieurs fois il hûla de celte voix que vous lui connaissez, mai» personne ne répondit.Cependant le bateau reculait toujours, et Guerrand sc voyait réduit à mouiller son ancre et à passer la nuit sur l’eau, trempé jusqu’aux os quand il eût pu la passer tranquillement dans un bon lit.Au moment où il prenait cn soupirant sa cruelle détermination, quelqu’un lui cria tout à coup : “ Envoyez ! ” Quoique surpris, Guerrand, prompt comme l’éclair envoya une amarre du côte que lui indiquait la voix, car la nuit était des plusobseures et ne permettait pas de percevoir devant soi.Au bout de /quelques secondes, la même voix rc-(prit: “Mettez-vous aux avirons et aissez moi remorquer.” II.Le pêcheur obéit ; mais, pour arriver le long du quai, à la place où il avait l’habitude de s’attacher, il ne fallut pas mains de vingt minutes d’efforts prodigieux, tant de son côté que du côté de celui qui venait si complaisamment à son secours.“Le malheureux, se disait le pêcheur épuisé lui-même par le manœuvre de scs lourds avirons, il doit avoir les mains dans un cruel état.” Et dès qu’il put appliquer son échelle de débarquement, il cn gravit lestement les echelons cl se précipita vers une silhouette qui l’attendait muette, tremblotante et couverte de neige.Que) fut son étonnement en reconnaissant dans son généreux auxiliaire, le vi- caire de sa paroisse, enfant de la contrée, au fait des accidents de mer ! Guerrand se confondit cn excuses.A partir de ce jour, les prêtres furent pour lui des hommes incomparable» pour l’abnégation, le dévouement ; il n’eût pas fait bon cn mal parler devant lui.A part son obstination, Guerrand était le meilleur homme ilu monde.Distrait par le spectacle de la mer dont, les lames roulantes blanchissaient l’immense plaine de sable qui sc déroulait devant moi, j’avais machinalement suivi Guerrand, qui depuis un bon moment déjà, me racon-| tait des choses que je n’entendais pas, quand le son argentin de la cloche du bateau à vapeur me tira de mes *êvc-ries.—Eh bien, qu’avez-vous donc ?rite, dit-il en me retenant le bras.—Rien d’extraordinaire, si ce n’est une grande envie de ne pas manquer le départ du Chamois.—Le Chamois partira sans vous, répondit Guerrand cn se frottant les j mains, c’est son dernier coup de clo-1 clic, et nous n’aurions pas le temps ' d’arriver.—Bah ! en se pressant un peu.—Impossible, vous dis-jc, et je m’en réjouis.Il y a assez longtemps que vous m’avez promis d’être raop hôte et négligé de me tenir parole.Aujourd’hui vous le serez de gré ou de force Vous ne pouvez invoquer le service de l’Etat, puisque vous m’avez avoué être en avance de quatre jours sur votre congé.Je connaissais trop l’entêtement de 54 mardi, A "> b V La Gazette de Serel.Juin I860.94 gratioh, aérait de donner gratuitement à ** tout homme Agé de 17 ans ou plue, une 44 certaine quantité de terre n’eicédant pas 41 100 acres, sur la demande qu’il en ferait à ** l’agent de la couronne à qui l’on pourrait 44 aua*i donner le nom (l’agent de colonisa»* •• tion ; cclui-ci devrait être autorisé à lui 44 donner par écrit une permission d’occuper, 44 sans frais pour cet écrit ; car si tous per-44 mettez à l’agent de prélever un ebelin sur 44 le pauvre colon, il trouvera souvent des 44 prétextes pour en prélever cinq ou plus, et 4* bientôt reparaîtra le système de fraude et 44 de déception que l’on veut éviter.” «y a unanimité parmi les apôtres de la colonisation, pour reconnoitre les avantages des octrois gratuits ou i bas prix.C’est urr oncouragement offert aux coions et propre à favoriser l’agriculture.Votre comité compte que chaque district sera favorisé des avantages qui sont maintenant offerts aux colons, en les engageant à occuper les terres publiques dans le Haut et le Bas-Canada.Il importe que la colonisation s’opère d’après un système pratique et uniforme, de manière à donner toutes les facilités possibles aux colous.Votre comité considère qu’il est d’une grande importance pour le succès de la colonisation, de faire les grands chemins de colonisation par les colons résidants, quand ils s’ollrent de travailler aux conditions ordinaires.Votre comité recommande donc plus particulièrement Premièrement.L’établissement de grands chemins de colonisation dans 1er principaux districts où il y a de bonnes terres propres à la culture.Secondement.De ne pas exiger du colon io résidence continue.Troisièmement.De faire une appropriation de la modique somme de $50, comme aide au colon, pour la confection, de trois lieues, d’une maison destinée au culte public.Quatrièmement, De faire connaître, par l’entremise des clergés catholiques et protestants, des municipalités et autres personnes influentes, les terres concéder ou à vendre dans les différents townships, avec tous les renseignements qui s’y rattachent.Cinquièmement.La continuation des octrois gratuits, soit à des associations créés bond fide, dims le but de coloniser les terres ou aux divers colons qui veulent s’établir sur les terres du domaine public.Sixième ment.D’égaliser dans une même localité le prix de terres, que la colonisation progresse également.Septièmement.De faire faire les chemins de colonisation sous le contrôle de la Couronne, par les colons, dans leurs localités respectives, de préférence à tous autres.Huitièmement.De réserver dans les townships des terreins pour les fins d’utilité publique.Le tout néanmoins humblement soumis.J.O.Bureau, President Les relation* commercial** du Canada.ï.—AVEC LES ETATS-UNIS.Jusqu’à 1851*, les relations commerciales du Canada était excessivement limitées, en dehors de celle qu’il avait forcément av«»e deux on trois ports de la G ramie- Bretagne où il envoyait ses bois, ses potasses et ces céréales, et d'où il recevait tout ce que scs besoins avaient à demander à l’industrie.Le réglement des comptes entre la colonie et la métropole était bientôt Lit : il se terminait invariablement au désavantage de ia première, par une balance de quelques millions â payer en espèces sonnantes, qu’on se procurait Dieu et les victimes des crises financières savent comment.En 1851*, les colonies bjitanniqucs de l’Amérique du Nord désirant agrandir le cercle de leurs relations commerciales, obtinrent avec les Etats-Unis un traité de réciprocité, qui devait être, dans in première pensée des Américains, comme un li*n de fraternité entre les (feux pays limitrophes, mais dans lequel ils voient aujourd’hui un piège où ils sc sont laissés prendre.Le but du traité était de donner un marché américain aux bois descolonies britanniques } d'ouvrir à ces dernières la navigation d.i lac de Michigan, et aux Américains celle du St.-Laurent ; d’accorder aux pécheurs de* E tais-Unis certains privilèges sur les côtes maritimes de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau.Brunswick et du Canada enfin, de ficiliter en général à l’industrie aiii'i qu’au négoce américain, l’accès des colonies Aujourd’hui, il arrive un fait en apparence assez bizarre.Los publicistes américains qui vont étudier la question à Buffalo, à Oswego, à Clevelaud, à Détroit, môme à Chicago n’entendent que de« plaintes contre ce traité de réciprocité.D’un autre côté, les journaliste! canadiens qui descendent dans le golfe duSl-Laurent en rapportent les malédictions lancées par leurs compatriotes contre ce même traité.La conclusion naturelle c’est que, dans la région des lacs, la'tonven-tion est plus favorable aux colons qu’aux Américains, taudis qu’elle tourna d’avantage au profit des pêcheur» américains qu’à celui des colons, sur les bords de là mer.Il y a donc -compensation : on ne peut pas, dans une affaire, tout recevoir et ne rien donner ; mais, à dire vrai, nous croyons que, tout compte fait, les résultât* de traité tournent sut tout nu bénéfice des Canadiens.La navigation du St.Laurent n’a été pour les Etats-Unis qu’un beau leurre.On a fait grand bruit, il y a trois ou quatre ans, de cinq ou six bâtiments expédiés de * Chicago, à destination d’un port anglais,’ en passant devant Détroit, Toronto, M ontréal et Québec.Ces tentatives étaient dans le genre de celles qu’un entreprenant Bordelais faisait â la même époque sur des eaux différentes, et qui servirent de prétexte à tant d’articles de journaux sur Paris»ports de mer.Mais Chicago n’est pas pas plus devenu port de mer que Paris ; les quelques goélettes qui en étaient parties n’y sont plus retournées, et se livrent aiituellement nu cabotage sur les côtes anglaises, avec V Union Jack à leur (.orne.Les Canadiens, au contraire, ont pu tirer parti de toutes les ressources que leur ouvrait le traité, avec une habileté qu’à favorisée line circonstance spéciale.Tandis, en effet, que la législature coloniale est directement intéressée à exploiter le mieux possible des stipulations dort l’expérience leur révéle le fort et le faible, qu'importe aux membres du Congrès, venant de la Californie, de l’Orégon, du Texas, de la Caroline, du New-Jersey, que les cordonniers de la Nouvelle-Angleterre ou les fabricants de douves il’Oswego se plaignent de lord Elgin et prétendent être tombes dans un piège tendu par ilf.Ilinrks ?Grâce à la construction d’immenses voies ferrées dont les campagnes sont libéralement subventionnées par le gouvernement co'onial, les Canadiens sont arrivés duns le* Etats-Unis jusqu’aux sources même* dç lu production agricole, et sont parvenus à eu détourner le cours, pour lui faire prendre la voie du Saint-Laurent.Déjà une grande quantité du blé, de la farine et du poïc de l’ouest s’achemine vers Québec pour être transportée en Angleterre à bord de bâtiments anglais, au détriment des entreposiiai-res de Buffalo et d’Dswego, des canaux et des voies ferrées de New York, voire même des armateurs de la Cité-lin, ériale.Ce qui se passe à cet égard nVt que le commencement, et pour noiisscrvir de la foimulc dea prophètes de village,44 un jour viendra qi n’esl pas loin,” ou l’on verra les bulbs de coton du Tennessee et de l’Arkansas encombrer les magnifiques quais de J/bntréal, à côté du blé de Chicago, du bœuf salé de l’Indinna et des jambons de Cincinnati.Tout cela est néanmoins, de bonne guerre et les Américains porraientau plus y trouver un motif de iegrets, san«a\oir le droit de •écriminer ; mais ils reprochent aux Canadiens d’avoir éludé le traité.“ A trois reprises différentes depuis la ratification, dit le Commercial de Buffalo, le gouvernement canadien, entraîné par les Français de la province inférieure, a élevé les droiis surins produits de l’industrie américaine.” Aus^i dans le lègleiimut des comptes, la balance qui était autrefois tout a l’avantage de Buffalo, a-t elle été l’an dernier, d’un million de dollars en faveur du Canada.Le plus piquant dans cette affaire, c’est que le gouvernement canadien n’aurait élevé son tarif que pour accroître les ressources à l'aide desquelles il subvient aux frais de construction de ses voies ferrées, en sorte que les Américains paieraient eux-mêmes let frais de la guerre qu’on leur fait.H.—— AVEC L'aNOLITSDKE.Il peut se faire que cet état de choses dure encore quelque temps ; mais M.Hatch, chargé par le président, des Etats-Unis d’é- 1 tudier à fond la question, a entendu le long! des lacs, il'Ogdcnsburgh à Milwaukee, uu ’ tel concert de plaintes et de dénonciations, i qu’on doit s’attendre à voir, un jour ou l'au* i tie, les relations commerciales entre l’Union et le Canada considérablement modifiées.Celles de la colonie avec la métropole sont également en voie de subir des changements notables.! D-ux ou trois fois déjà, nous avons fait allusion dans cet article aux bois canadiens ; c'est à peu près le seul produit que la colonie puisse exporter.La Carolina a son coton, Cuba son sucre et son tabac, la Chine son thé, l’Inde son opium ; les provinces britanniques de l’Amérique du Nord ont leurs magnifiques forêt» qui leur fourniront encore plusieurs général iens assez de bois pour construire des flottes de bâtiments marchands.Pour mieux protéger la culture de son coton, la Caroline consentirait à briser les liens qui l’attachent à Ix confédération ; pour écoleroon opium, l’Angleterre a fuit I» guerre à la Chine ; pour vendre son bois, .il n’j a peut-être pas d’extrémité à laquelle je Canada ne’puisse se porter.Qu’on jiige donc de son douleureux étonnement en apprenant que le parlement anglais avait aboli les droits différentielles qui protégeaient les bois canadiens contre -la concurrence de ceux de la Baltique ! Le juge Haliburton disait le 20 avril,dans la chambre dsi communes, au sujet de l’abolition de ces droit différentiel : .44 Le parlement va couper le premier toron du câble qui lie les colonies à la mère patiie.M.Gladstone donne à entendre que les colonies unt été suffisamment protégées par l’Angleterre.Une telle assertion manquerait de générosité, si elle ne manquait de vérité.Ce n’était pas protéger les colonies que d’envoyer lord Ashburton pour enlever au New-Brunswick un tiers de ses meilleure terres boisées, et que d’abandonner leurs pêcheries aux citoyens des Etats-Unis.Non le parlement n’a pas protégé les colonies.Dans mon opinion, ellev seraient bien mieux sans cette protection ; niais c’est là - une question qu’elles régleront elles-mêmes.On ne devrait pas oublier que, par* respect pour les institutions monarchiques, cette jeune nation, dont les ressources sont nécessairement très limitées, donne à son gouverneur-général des appointements deux fois aussi forts que ceux du Président des Etats-Unis.44 Les Américains raillent les habitants des colonies : ils leur disent que si leuts provinces étaient annexées aux Etats-Unis au lieu d’appartenir à l’Angleterre, leurs intérêts serait défendus dans le Congrès, par 10 membres dans le Sénat et 14-0 dans la Chambre ; qu’elle» feraient partie de la plus grande nation du 'monde ; qu’elles auiaisut à l’étranger leurs propres consuls et leurs propres ministres, et qii’enfin leurs enfants ne seraient pas repoussés de tous les emplois.” Dans son compte-rendu de cette séance, le Times, de Londres, tout en se déclarant en faveur de la suppresrion dus droits différentiels, a r pioché à M.Gladstone de montrer aussipeu de déférence envers le Canada que le firent, en 177(i, les ministres anglais dont la coupable hauteur amena la rupture entre les 13 colonies et la métropole.Le journal anglais leconnuit que les colons devaient avoir, dans l’abolilion de ^ces droits d’assez grands motifs de mécontentement, sans qu'on allnt encore les irriter par un semblant de mépris ou d’indifférence.III.—AVEC LA FRANCE.Sans croire à une rupture prochaine entre l’Angleterre et ses colonies d’Amérique.— car aujourd’hui ces dernières seraient plutôt embarrassées qu’heureuses de leur indépendance,—il est permis de prévoir qu’àvant peu d’années les colons auront de beaucoup restreint leurs relations commerciales avec la métropole.Repoussées, pour ainsi dire, par crllc-ci et mpnaeèe aux Etats-Unis par les adversaires du traité de réciprocité, vers quel peuple se tourneront-elles, à quel port enverront-elles leurs bois î Le Canada, dont la moitié de In population est d’origine française, a naturellement songé à renouer son commerce avec cetie France qui liii donna autrefois son nom, et que la Province Inférieure s’obstine, même sous les canons anglais à regarder encore connue sa vraie, sa seule mère patrie.Après la cession de la province à l’Angleterre, ia jalousie des nouveaux maîtres parqua si bien les canadiens au nord de leurs lacs, de lèur grand fleuve et des montagnes de Vermont, qu’ils finirent par être comme oubliés du inonde entier.Dans ces dernières années, grâce aux facilités offertes par ia vapeur, il y en a eu une reprise de relations entre la France et le Canada, mais indirectement, par la voie d’Angleterre, et au moyen de bâtiments britanniques.La colonie importe, de cette manière, pour une valeur d’environ un million de dollors de produits français, tels que livres, soieries, articles de Paris et vins rouges ; mais elle ne vend rien à la France.Aujourd’hui elle voudrait placer sc» bois à Bordeaux, au Havre, à Nante et à Marseille.De part et d'autre, Irt gouvernemenrt ont fait des concessions pour multiplier les rapports entre les deux pays.Ainsi, M.Galt, ministre des finances du Canada, n amené le parlement à établir un port franc dans le golfe de Gaspè et à réduire à 20 pour cent ad valorem, les droits sur les vins, les fruits secs, les raisins de corinlhe, les figues, les amandes, les noix et les avelines, et à 30 pour cent ceux dont étaient frappés les eaux de-vie.De son côté, M.Gauldrée Boileau, notre consul à Québec, a obtenu du gouvernement impérial, plus que les Canadiens n’osaient espérer du premier coup.Voici en quels terme», le Journal de Québec apprécie les avantage» nouvellement faits au commerce canadien : ' ,4.fLes potasses qui, importées «ur les bâtiments français, payaient un droitde 6 franef et de 12 francs par lOOki'ogrsrametou 284 livre» pesant, lorsqu’elles étaient importée» par de» bâtiment» étraagm, sont aujourd’hui admises en franchise lorsqu’elles sont importées sur de», bâtiment» français, et ne paient que 4 franc» lorsqu’elles sont emportées sur des bâtiments étrangers.C’est une réduction de 15 à 5 pour cent ou des deux tiers, le prix moyen de la potasse eh France étant de 95 francs pour 224* livres.44 Ces très grandes réductions ont été effectuées égah ment en ce qui regarde le quercitron ou écorce de .chêne noir.Cet article, importé sur un batiment français, est admis en franchise, tandis qu’il paie le droit modéré de 4 francs par 224 livre* lorsqu’il est importé sur un batiment étranger.Or, nous avons le chêne noir en quantité inépuisable au Canada, et les besoins de la France, en ce qui regarde cet article, grandissent comme les développements de son commerce.44 Chose étrange, c’est tûx Etats-Unis principalement, que la France s’approvisionne d’écorce de 'chêne noir.11 en est de même des lichens tinctoriaux que nous pourrions exporter en abondance et qui, importés sur des navires étrangers, ne paient plus qu’un droit de 3 francs par 224 livres, tandis qu’ils sont admis en franchie lorsqu’ils sont importés sur les batiments français.‘‘Les sucs tannins, extraits de la noix de galle et d’autres végétaux, admis en f-anchi.so sur les bâtiments français ne paient que 2 francs de droit pur 224 livres s’ils sont importés sur des bâtiiisents étrangers ; autrefois ils payaient de.5 fr.50 à 7 fr.50.44Nous nourrissons l’espérance d’exporter en transit le ooîon et In Inin:;, venant du sud et de l’ouest des Etats-Unis.Lu ! bien, le coton et la lame sont aussi admis en franchise lorsqu’ils sont importés sur les bâtiments français et ne paient que 3 francs par 224 livres, s’ils le sont sur des bâtiments étranger*.44 Le Moniteur ne parle pas encore de l’admission en franchise des cérèah étrangères danv les colonies françaises ; mais cette nouvelle concession est sur le point de s’accomplir ; elle est très importante pour nous, surtout au point de vue du commerce des Antilles françaises.4TI reste encore une chose importante à accomplir, c’est l’admission de nos navires comme bâtiments français ou du moins à des conditions tellement avantageuses qu’elles redonnent l’existence à cette grande branche d'industrie canadienne et la nourriture à nos milliers de charpentiers.” L’imagination canadienne, on le roit, va vite en besogne ; le Courtier du Canada n’a-t-il pas dit, de son côté, que la France prendrait bientôt pour une valeur de dix millions ds dollars de bois canadien ! Il ne faudrait pas, néanmoins, se faire ilhi-sion sur les avantages que la colonie vient de Lire à lu France.L'importation du vins français ne sera jamais considérable dans le Bas-Canada et restera presque nulle dans l’autre province ; quant aux fruits secs dont le trafic ne saurait prendre non plus une bien grande grande extension, la dolonie continuera pendant longt»*mps, à les recevoir du Levant par la voie d’Angleterre.Si les Canadiens tiennent réellement à multiplier les relations entre leur pays et le nôtre,—ce qui constitue évidemment leur politique,—ils ne doivent pas s’arrêter à ces premières et insignifiantes concessions de tarif.Il faudrait aussi qu'on nVntendit plus parler chez eux de ce droit d'aubaine qui empêche l'immigration française plus sûrement que la grande muraille de Chine n’a jamais arrêté les Tarlares, Nous sommes heureux de voir cette jeune nation apprendre enfin qu’il y a des fabriques et des négociants ailleurs qu’à Liverpool, à Manchester et Sheffield ; mais si elle veut que nos bâtimenrs aillent lui demander des chargements de bois il faut les mettre à même de quitter la France emportant autre chose que quelques barriques de vin, des caisses de figues ou de pruneaux, et des pierrer en guise de lest.5T J a (iiucttc ïic Sorti, Mardi matin, 12 Juin 1860.DIVISION SAUREL.Aux Tolls Mardi et Mercredi ! ! ! Nos lecteur» d’au loin étrangers à cette lutte électorale apprendront Guerrand pour résister ; je capitulai.—Eh bien, soit, lui répondis-jc, mais jusqu’à demain seulement je tous appartiens.—Très bien.très bien, nous verrons à causer de cela plus tard.Asseyons-nous là, continua-t-il en m’indiquant pour tout siège le sable légèrement humide, car je ne puis encore quitter la plage.—Pourquoi ?—Parce que VEcume des Flots est en mer.—Comment, rcpris-jc étonné, l’E-curoe des Flots a quitté le port sans •an patron ?—Mon Dieu, oui, son patron a vieilli depuis que vous ne l’avez vu, et, au lieu de passer sans exception ses jours et ses nuits à la merj il sc repose maintenant le» jeudi» et les dimanches., —Fort bien, je comprends.et vous attendez ?.—J’attends Mat burin.—Mathurin ! répétai-je de Pair d’un homme qui demande une explication.—Mathurin c*6t un des tncs meilleurs matelots et mou enfant adoptif.mais c’est tout une histoire.—Qu’il serait indiscret de vous demander.?—Non, ma foi, et pour peu que vous y teniez.—Alors, Guerrand, je vous écoute.Le pêcheur me serra la main et commença sans se faire prier davantage.“Il y a de cela une trentaine d’année», ma dit-il,on m’avait uoofié, pour commencer son éducation maritime, un enfant qui devait faire près de moi le service de mousse.Dès la première sortie,—notre heure à tous est marquée,—par une de ces fortes brises qui seraient sansdanger pour un batiment de trois à quatre cents tonneaux, le pauvre enfant disparut.Je n’eus même pas la pénible satisfaction de rapporter son corp9 à ses parents désolés.Comme je me trouvais alors plus près de Dieppe que de Trouviîle, je n’hésitai pas .à relâcher dans le premier de cC9 ports pour faire aux autorités la déclaration de ce trisle événement.Ce devoir accompli et au moment où nous allions pousser, un de mes amis, un ancien de Trafalgar, a jouta-t-il avec quelque solennité, tenant en main un petit coffre de bois et de l’autre un enfant frai» et rose comme celui que je venais de perdre se présenta devant moi,- Jfc compris tout de suite son dessein, et, pur un mouvement bien nuturel dans ce.tte circonstance.— Va-t-en, m’écriai-je, je n’en veux pas N—Tu aurais le courage, me dit-il, de repousser un orphelin qui n’a plus un parent dans ce monde ?Songe donc que je suis forcé de l’abandonner pour aller à Terre-Neuve.—Mais, tu ne sais donc pas.—Je sais que les orphelins sont sous la protection de Dieu et non sous la protection dea hommes ; aide cet enfant, c’est tout ce que je te demande, Dieu fera le reste.Au revoir!—Il me quitta brusquement, après avoir déposé l’enfant et son coffre dans nia barque.Ce ne fut qn’aprè» avoir pris le large que l’idée me vint de m’approcher do l’enfant et de lui demander son nom : Mathurin, me répondit-il.— Mais le nom de ton père ?—L’enfant me regarda avec.un naif étonnement il n’avait connu ni son père ni sa mère; tout ce qu’il savait, c’est qu’on l’appelait Mathurin.Ni le récit du terrible événement qui venait de frapper son jeune prédécesseur, ni les questions que je lui avais adressée», n’éveillèrent la plus légère impulsion chez Mathurin.L’enfant causait avec les matelots et s’était déjà fait leur ami.Mais il y eut à notre retour à Trouviîle, une scène que je n’oublierai de ma vie.Figurez-vous le» parents de la pauvre victime attendant sur le quai et faisant à travers l’espace à Mathurin, qui ne les pouvait comprendre, des démonstrations de joie et de tendresse à leur fils !.Puis, quand ils recon-connurent leur erreur, quand il me fallut dire la vérité.• • Tenez me dit, avec effort le bon Guerrand dont lu gorge serrait, dont le sang empourprait les paupières, cela ne peut pas sc raconter.” * Je me pris alors à songer, non sans émotion, au sort réservé A ces gro» énfants roses et jofflus qui jouent si joyeusement sous les yeux de leurs mères, dan» les paisibles rues de nos villages de pécheurs et qù’un avenir peu éloigné doit livrer si promptement aux chances terribles de la mer car presque tous nos pécheurs commencent le rude métier de marin dès l’âge le plus tondre.Guerrand reprit : 44 Soit que la scène déchirante dont j’avais été le témoin m’eût profondément remué, toit que j» faaue frappé de la douceur et de l’inteiLgence de Mutimrin, je inc sentis pris tout à coup pour mon nouveau mousse d’une pitié protect lice qui se changea bien vite en une affection.Le ciel ne m’nyait pas encore donné d’enfant : j’adoptai Mathurin.Mu femme, dont le cœur est un trésor de bonté m’encouragea dijnscette idée ; elle eut pour lui les soins affectueux et tendres qu’une mère.peut avoir pour son fils, et la naissance do ma fille, quelques années après, ne diminua pus son attachement.Aujourd’hui Maihu-rin est, je vous i’ai dit, le plus robuste et le meilleur de mes matelots.Quant à l’ami qui me l’avait confié, il ne revint pas de sa campagne à Terre-Neuve : sa mort fut pour nous deux un grand malheur ; si je perdais l’un de mes bons camarades d’enfance, Mathurin perdait le seul homme qui eût pu lui apprendre le nom de ton père.” (A continuer) ftjr HBEMAIT ET 8 ATENS.—La paix 6*1 faite entre les deux champions.Ils vont fraternellement parcourir l’Angleterre en actionnant des coup* de poing en public et moyan-nant rétribution ; mais ils y mettront dea gants à l’avenir.Il» se proposent aussi après avoir achevé leurs représentations pugilhti-ones dan* ta Grande-Bretagne, de traverser l’océan, afin de venir nous gratifier du même spectacle.Heur«ui« Amérique ! avec plaisir qu’aptè» aujourd’hui Bons cesserons de le» entretenir d’un sujet qui ne peut manquer de leur paraître trèt ennuyeux, mai» connaissant notre motif, il» ne peuvent que nous pardonner facilement de ce qui a déjà été fait.> Voilà donc le moment arrivé, Electeurs de la Division Saurel, où vous devez consciencieusement user du droit sacré qui vous est accordé, où vous devez—poussés par aucuns préjugé», emportés par aucunes passions—faire triompher une cause qui ne peut manquer que d’être fructueuse pour le pays et pour vous tous.Il existe une obligation pour vous de travailler dans toute la mesure de vos force», c’est une dette qu’un sentiment d’équité doit revêtir à vos yeux d’un caractère sacré.Vous savez entre qui la lutte est engagée ; vous savez sur quel principe se fait l’élection, la lutte est entre un homme qui s’est déjà imposé à la Division, qui a leurré le peuple avec son titre de cultivateur,qui s’est dit bien qualifié ; il a été élu, et il a été expulsé faute de qualification : voilà l’homme qui s’impose encore à la division, il se dit encore cultivateur, il se dit encore qualifié ; Electeurs, ne craignez vous pas pour lui une seconde fois et encore plus pour l’honneur de votre division.Celui qui l’oppose est un homme h qui M.Guévremont lui même n’a pu faire aucun reproche.Désirer l’avantage commun, faire de justes efforts pour y contribuer, mettant de côté toutes les tentations de l’égoisme voilà ce qui constitue le vrai patriotisme.Celui qui connait M.Crébassa ne peut manquer de lui accorder ce3 qualités qui quoique toujours nécessaires chez les hommes qui aspirent aux dignité» sont peu communes cependant chez M.Guévremont f: Co.Une antre chose que les électeurs ne doivent pas perdre cL vue sera Je triomphe de l’éduertion bzir.c sur une ignoruncc malhonnête et rotii apprise.Electeur» encore une fois ne consultez pas vo* passions, écoulez seulement la voix de votre conscience.Est-ce que le» cris des immoitels génies del’important Chenail du moine pourraient influencer sur vo9 consciences.Vans avez ét£ témoins des raisons qu’ont donné les partisans de M.G.en faveur de leur cause,—à St.Hugues ç?i n’a été que des cris, à Sorel que des cris, dans toutes les paroisses ou son parti est le moindrement fort, des cris—belles raisons n’est-ce pas ! Eh bien Electeurs c’est à vous de voir, et vous en êtes responsables, si vous devez vous en rapporter à des cris, ou a de somhîs raisons qui ne peuvent manquer d’avoir un heureux retentissement dans tous Ica cœurs bien pensant».Electeur» ! Quelle raison peut vous porter à voter pour M.Guévremont est-il encore cultivateur, est-il plvi» qualifié qu’a la dernière élection, voyons réfléchissez—consultez votre conscience.Vous voulez un cultivateur pour défendre vos intérêts comme tels, eh ! bien, envoyez done un homme qui ne craindra pas rie se lever pour les défendre soit en anglais ou en français, envoyez donc un homme qui, solidement assis au conseil, pourra dire avec raison : Mettez donc sera pas à la peine de revenir l’année prochaine ; pesez ces considérations, Electeurs, avant de voter, ne vous livrez donc pas à un fanatisme outré, vous avez la faculté de penser.•.• pensez donc / Encore une fois,” ne laissez pas votre esprit s’écarter de ces considérations.A ceux qui sont froids nousleur dirons: Ne fermez pa» les yeux de giâce ! n’outragez pas la raison et vos devoirs envers la société et envers vous-même».Libres, usez de votre liberté, amis de votre pays, ne le livrez pas par votre indifférence au déshonneur et à de tristes conséquences.A ceux nui ont toujours travaillé avec nous, nous les engageons à redoubler d’ardeur et de zèle, ils doivent concevoir aujourd’hui encore plus que jamais l’importance ei l’utilité de notre opposition et ils doivent à tout prix se défider à donnera In Di-vison un appui encore plu» efficace que par le.passé.A ceux qui sont endurci» et qui voteront, quand même, pour M Guévremont, nous leur souhaitons de se reconnaitre tin jour; nou9 leur en avons assez dit pour qu’ils n’eussent pas à se tromper, c'est leur faute si plus tard il s’apperçoivent qu’il ont été frustié» dans leurs droits les plus chers et le» plus sacrés ; Un jour, peut-être viendra, où ils apprécieront à leur juste valeur les préjugés et le fanatisme qu’il» entretiennent aujourd’hui, et ils s’appercevront alors, mais trop tard peut-être, que nous n’avions pas tout à fait tort.Electeurs bien pensants de la Division, courage ! les nouvelles que nous reccvonsde Bagot et de St.Hyacinthe, sont favorable» nu parti de l’instruction qui a à cœur l’honneur et le» intérêt» de» canadiens de la Division* | Pour ne pas vous mettre en erreur et pour être juste envers le» denx parti», nous vous dirons cependant que nous regrettons vivement de voir que St.Déni» ne sera pai en notre faveur comme nous nou» y attendions.Nou» ne méditions certainement pas ce virement subi4 de la part d’une paroisse qui semblait autrefois s’être donné le mot pour envoyer en chambre à l’unanimité un homme qui cedes par ses talents tes capacités, fa it.honneur à cette paroisse et au comté qu’il réprésente et tout le pays, M.Si cotte.Quoique M.Guévremont ait la majorité dan» cette paroisse nous devons cependant dire quo là aussi nous au- rons encore un assez bon nombre de voix—nous sommes bien dédommagé cependant de cette perte de voix à St.Déni» par celle» que nous avons ga-gué depuis quelques jour» à St.Simon et à la Présentation.Electeurs, quelle que soit la classe à laquelle vous apparteniez noua vous faisons appel pour Mardi et JMercredl, apportez le secours de votre patriotisme, et de vos généreuses aspiration».De vou9 dépend l’avenir de la divU sion et du pays.En réclamant aujourd’hui vos sympathies, notre but est la conservation de notre langue, de notre religion et de tous nos droits—à l’œuvre donc MARDI et MERCREDI, venez en foule ! ! qu’une majorité te premier jour soit le prélude de la victoire éclatante que nous allons remporter.Votez bravement, sans préjugés aucuns, n’ayant que l’honneur de votre.pays en vue, soyez paisibles laissant à chacun le libre exercise de sa conscience, mai9 soyez fermes tenez vos rangs serrés et votez tous pour CREBASSA le champion de l’éducation.A l’œuvre donc, tâchons de ne pas compromettre la division, n’ayez qu’un but l’honneur et les intérêts de votre division.A MARDI (aujourd’hui et demain MERCREDI.) Vive CRÉBASSA ! combattront invariablement quiconque ne •era pat à la hauteur d’une telle potitioa et ceui qui se font gloire d’être ignorante, surtout, n’auront jamais nos suffrages.Division de Saurel (j>.la Minerve) La Nomination.“ Je suis qualifié.” un homme qui ne La Division Saurel* (De la Minerve.) Ceux qui les premier* ont flatté les passions du peuple et caressé ses préjugés doivent s’en renentir amèrement aujourd’hui : ils sentent sons doute qu’ds ont beaucoup ajouté aux obstacles qui t'opposent â l’avancement du pays.Autrefois, not.Habitants avaient confiance dans les homme a de profession, fts sTennor-geuillisso'er,\ de ceux de leurs compatriotes 3UI ‘-H.aient au Parlement, les distinctions VüCjalcs étaient bien comprises et on ne s’en blessait pas.Combien les choses ont changé ! On dirait maintenant qu’il va se faire une science entre ia classe instruite et celle qui ne l’est pas, que cette dernière reclamera bientôt et d’une manière impérieuse, la gestion exclusive de la Chose publique.Qui ne l’a pas senti pendant les dernières luttes électorales.Cette situation que J10119 signalons n’est pas désespérée, tant s’en faut ; un n’en est encore qu’aux symptômes, si nous pouvons noua exprimer ainsi, c’est plustôt une tendance vers un état de choses qu’un fa,it accompli : si cependant cette tendance n’était pas combattue dès maintenant on aura:t bientôt à souffrir Ce « progression.Une semblable anomalie m».pourrait être de longue durée ; ell* -crait suffisante* néanmoins pour faye i».q tort immense à notie pays puis-qu elle U tiendrait stationnaire, si encore el-*e ne le lésait pas rétrograder.Nous ne voulons pas prétendre non plus que ce que nous venons de dire soit applicable à tous nos comtés ; Dieu merci ! il en es: plusieurs qui eu sont exempts, et dans tuus, il y en a un grand nombre de citoyens qui entendent parfaitement bien les intérêts de la nation ; c’est à ceux là que nous nous adressons, c’est à eux à qui nous demandons de travailler activement pour détruire les insinuations hostiles à la classe éclairée, insinuations qui ont d’autant plus de succès qu’efles semblent dictées par l’intérêt des gens dont on surprend indignement la bonne foi.Dans le moment, noue entendons parler plus particulièrement aux électeurs de la Division Saurel.Comme nous faisions remarquer il y a quelques jours, des deux candidats qui sollicitent l’honneur de représenter au Conseil Législatif cette belle division, l’un, M.Crébassa, est un homme instruit, capable, honnête et laborieux, l’autre, M.Guévremont, une personne à qui nous reconnaissons certainement quelques mérites, mais qui malheureusement n’est pas du tout qualifié pour occuper un siège dans la Chambre Haute.Jamais, peut-être, on a vu une lutte électorale se faire avec des armes aussi singulières que celle!» qu’emploient M.Guévremont et ses amis, et ce n’est pas être trop sévéres que de dire qu’il font injure à la nationalité dont ils se posent pourtant comme les champions.Ils ne repoussent pas l’accusation de non qualification sous le rapport de l’instructioo portée contre M.Guévremont ; bien au contraire, ils lui en font un mérite.44 C’est un homme comme vous, disent ils, en s'adressant aux Cultivateurs, vous devez l’élire ; tous les hommes instruits sont à craindre, la plupart ont une tendance a devenir Anglais !*’ Nors nous refusons à rapporter le reste ; ce que nous en disons suffit d’ailleurs pour faire voir combien on insulte au bon-sens et à l’intelligence des électeurs.Dirons nous aussi un mot de la qualification de M.Guévremont comme propriétaire ; le rapport dn Comité qui a déclaré nulle son élection de 1858 est là pour apprendre à chacun ce qui en est.C’est aussi le seul document authentique que l’on puisse consulter pour se renseigner sur le sujet.Comme tous les amis sincères du pays, non» désirons ardemment voir la nation canadienne prospérer et grandir, occuper dans les Chambres une position digne, dominer par ses lumières, son intelligence et ces actes, et cVt pour cela que nous sommes opposés à la réélection de M, Guéviemont ; c est pour cela qu’il nous ferait peine de voir une portion de no» compatriotes se raidir contre ce qui est le seul gage de tout ordre social, la loi en vertu de laquelle M.Guévremont a perdu son siège, montrer une obstination qui serait jugée très sévèremeut et qui retomberait sur nous fous.Que M.Guévremont, en sollicitant îe* suffrages des électeurs de Sorel, quand il a a été déclaré inhabile à siéger dans le Conseil Législatif, ait l’intention, le dékirde se venger de «eux qui ont contesté la validité de son élection, nous ne nous en étonnons pas ; plusieurs autres peut-être auraient fait comme lui ; mais comine les électeurs n’ont rien à voir dans le» animosités personnelles à ce Monsieur, ils sauront, nous n’en doutons pas, sc montrer ce qu’ils doivent être.Que tout ce que nous disons plus haut n’induise personne à croire que nous sommes opposés à ce qu’un cultivateur soit jamais député, soit dans la Chambre Hante, soit dans la Chambre Basse ; loin de là notre pensée ; nous les supporteront toujours lorsqu’ils auront les*.qualifications, requises, et c’sst notre avis que l’état de cultivateur comme tous les autres états doit avoir aea représentants au Parlement ; mais nous La N omination des Candidats pour la division de Saurel a eu lieu lundi dernier.Malgré une chaleur écrasante, pas moins de 2000 personne» étaient accourues des différente» parties de la division.Quelque» instants après midi, l’officier rapporteur, M.Chevallier, se rendit sur un solide husting préparé pour l’occa9ion.Après la lecture des writs et autres documents électoraux, M.D.S.Ramsay de St.Hughues, s’avança et proposa M.J.G.Crébassa comme candidat.Sa motion fut secondée par M.Biais de St.Pie.M.Grévremont fut proposé par M.Dürocher, de St.Aimé, secondé par M.Laliberté dr St.Simon.Après les discours des deux candidats, la division se fit et M.l’officier rapporteur, décida que la majorité était en faveur de l’ex-repré sen-* tant M.Guévremont.On aura pas lieu de s’étonner de cette petite vie* toire remportée par M.G., ce joui là, sur son adversaire, lorsque l’on aaura que les trois ou quatre paroitse» voi-* sinns de St.Hughues, 9ont en majorité pour lui, et s’étaient fendue» en masse à la nomination.Faisons de suite compliment à M.Guévremont de la manière habile avec laquelle il fait manœuvrer ses petit» bataillon• d’Electeurs.Une main levée, la langue tirée, son sourire naquoi», chacun de ce» signes est un ordre, et il fsut voir comment le tout est exécuté.Plusieurs orateurs prirent part à \w discussion, entr’autres M.Lamère,.dont le discours fil une impression* favorable, MM.Ramsay, Baither&c.De son côté, M.Guévremont» avait pour ami M.Labelle, l’honorable représentant du comté Laval, qni, de sa voix rauque, vint vous débiter devant les électeurs, le même diîcours qu’il a ! adressé depuis plusieurs semaines devant la porte des église» des différentes paToisse».Il parla un peu de tout, voire même de la Minerve.Les deux partis paraissent confiants dans le succès de leur» cadi-dats et chacun ne promet bien d’y travailler chaudement.Les jours de poil sont fixé» à mardi et mercredi prochain.Si le parti Crébassa y met de l’activité, et que chacun soit orgueilleux d’exercer son droit de citoyen, nou» pensons que l’élection de M.Crébas-sa est certaine ; mais il faut du travail.Le temps décisif approche, qu® chacun se mette à l’œuvre.CORRESPOND ANCE- Dlvlslon Lavalllere.(Pourla 44 Gazette de Sorel.") M.le Rédacteur, Tant que la candidature du Dr.Mi-gnault ne sera préconisée que par un électeur aussi gauche que celui de St.Guillaume, elle ne lera trembler personne.D’abord, qu’il offre son candidat comme un homme irréprochable, c’est dans son rôle obligé, sans doute.Mai» qu’il dise que 44MM.Fortier* Beaubien, Gill, Proux et Gouin sont sans énergie et sans principes, snns éducation, ni connaissance aucune,”* sans toutefois le prouver, c’est peu sage et môme propre à indisposer cinq; hommes d’influences contre le Dr.Migneault.Et cependant aujourd’hui l’Electeut de St.Guillaume appelle tout bonnement cela, “établir une comparaison entr’eux, discuter leurs qualité» et leur» défaut» respectifs, pour donner un jugement.” Mais, “M.l’Electeur,” vou» n’avez jamais établi cette comparaison, et vous le» avez déjà jugé» dan» votre premier écrit ! J’avais donc raison de dire que pour faire ressortir votre héros, vous aviez eu la faiblesse de ternir ses prétendus rivaux du sombre voile de la calomnie et de la détection, avant de le» amener en comparaison avec lui.Vou» avez donc véritablement fait ce que je vous reproche en vous offrant la Comparaison des étoiles.Ainsi l’argument est contre vou»-méme.D’ailleurs, vou» dites gratuitement que ces MM.«ont sans principes ou* sans éducation.* • C’est dire qu’ils sont incapable» de se conduire bien, et c'est une injure personnelle.Car être sans principes c’est être malhonnête ; être sans éducation c’cst avoir un.cœur et un caractère mal formés.Ainsi, je vou» somme, Mr.l’électeur de prouver quels sont ceux de MM.Fortier, Beaubien, Gill, Proux et Gouin, qui sont sans principes ou san» éducation ; ou de vou» rétracter, sou» peine de passer pour un calomniateur, un détracteur, qui voulez absolument qu’on ne voie ces MM.qu’a travers la.loupe de vos prévention» injustes ^ ainsi choisissez.A la lecture du 1er petit écrit de l’Electeur de St.Guillaume, j’avais deviné ce que serait sa définition de Education.“Il y à de deux espèces dit-il, ” 44 l’éducation domestique, qui donne de» manière» polie» et distinguée» ; et l’éducation intellectuelle, c’est l’instruction.” Ainsi, suivant l’Electeur de St.Guillaume, l’éducation proprement dite consiste en politesse maniérée.Les moyens de former au bien le • •• • i* y t M Mardi -J La Gazette de Sorel.| SL Juin I860.»Y»fl cœur et le caractère, y sont pour rien.iTrois-Hivières, collationnée 9ur l’ori- Lte peines que la mère vertueuse se donner pour former le coeur et le caractère de ses enfants et pour y développer les sentiments généreux, ne sont pas de l’éducation, puisqu’elle consiste en manière* polies et distinguées, avec plus ou moins d’instruction.Telle est l’éducation bien entendue d’un électeur de St.Guillaume.C’est joliment à la 44jeen Jacques,” et je ne euie plus étonné qu’avec une si pau-?reiaée de l’éducation, on méconnaisse lés qualités qui font le complément de l’homme de bien, fut-ce même son propre héros ! Four moi, M.le Rédacteur, je crois que l’éducation se compose des moyens employés p?ur former un cœur et caractère- C’est elle qui fait Phom-me moral.L’instruction n’est pas l’éducation; elle n’est qu’une de se9 parties et ne se rapporte qu’a l’esprit, tandis que l’éducation comprend la direction de toutes vos facultés.Avec de l’instruction on sait beaucoup; avec de l’éducation on se conduit bien.C’esi là l’immense différence.Rien n’est plus dangereux qu’un homme Instruit, s’il est vicieux ; car il met tous ses talents au service de tous ses vices- Exercer .par l’instruction un homme qui a reçu une mauvaise éducation, et dont le cœur corrompu et le méchant caractère le portent à mal employer ses connaissances c’est apprendre à un assassin à se servir habilement du poignard.Ainsi pensent les grands moralistes, Fenelon, Paschal, et cent autres aussi célèbres.Uw autre Electeur.ginal consigné dans le dit Régistre par moi soussigné Secrétaire-Trésorier de la dite Corporation et Gardien du dit Régistre.Trois-Rivières, cinq juin mil huit cent soixante.Petrus Hubert, Sec.Très.C.T.R.Et* Nouvelle.Le Travail.exposa sa propre Tic pour assurer la fu:te d* son propre amant, et elle fut en>uite plus de quarante ans,sans en enteadre parler.M.Andes son ne l’avait cependant pas oubliée : de 1793 à 1814, il saisit pour lui écrire, toutes les occasions qui lui parurent sures et chaque fois ii enfermait dans ses lettres des “ bank notes, ” nu d'autres valeurs, avec une persistance toute britannique et d’autant plus extraordinaire, que jamais il ni reçut de réponse.En 1S16.il vient en France et passa un mois à Nancy pour lechercber Catherine Burtbs, sur le compte de laquelle il ne put recueillir aucun renseignement.En 1824-, il envoya un homme d'affaires {agent) qu.par-coutut toute la France sans plus de résultat.Enfin, en 1836, l’infatigable M.Anderson fit insérer dans le Journal de Nancy un avis disant que si Catherine Hurtlié existait encore, ou ses héritiers, si elle en avait laissé, étaient invités à se présenter chez ill.M., notaire, qui arait une communication à leur faire dans leur intérêt.Cette fois, il obtint une réponse.Presque nssitôt après la fuite d’Anderson et par suite de ta part qu’elle y avait prise, Catherine Burthé avait été obligée de se réfugier à Paris ; elle y avait épousé IV].Titon de la Neuville, qui l’avait laissé veuve, avec trois enfants.Une de scs.College des Trois-Rivières* À une assemblée generale et pre mlère des membres de la Corpora lion dn Collège des Trois-Rivières, tenue en la cité des Trois-Rivières, au lieu ou se trouvent actuellement les classes du dit Collège, lundi, le quatre de juin de l’année mil huit cent soixante, deux heures de l’aptès midi, pour y élire l’ün dVntr’eux pour être le président de la Corporation, et un autre pour être le Secrétaire-Trésorier, et procéder aux affaires, conformément à l’acte du Parlement de cette Province, passé dans la vingt-troisième année du règne de Sa Majesté, intitulé : 14 Acte pour incorporer le Collège 44 des Trois-Rivières.” Présents ; Joseph Edouard Turcotte, Ecuyer, Conseil de la Reine et Membre du Parlement Provincial ; l’Honorable Antoine Polette, un des Juges de la Cour Supérieur pour le Bas-Canada ; Dr.George Stanislas Badeau, médecin ; Ezekiel M.Hart, Abraham Le-•icur Désaulniers et Joseph Napoléon Bureau, Ecuyers, Avocats ; Dénis Gencst Labarre et Pet rus Hubert, Ecuvers, Notaires ; nombre complet des Membres.Le dit Joseph Edouard Turcotte, prié unanimement d’agir comme Président, prit le fauteuil, et le dit Pétrus Hubert fut iuvitô à agir comme Secrétaire.1.Proposé par l’Honorable Antoine Polette, secondé par le Dr.George Stanislas Badeaux, et résolu unanimement que le dit Joseph Edouard Turcotte soit le piésident de la Corporation, et le dit Pétrus Hubert, le Secrétaire-Trésorier, pour l’année actuelle commençant ce jour; lesquelles charges sont acceptées.2.Proposé par Denis Genel Labarre, Ecuyer, secondé unanimement «I î m * F * * NOUVELLES.lytnneâ variés, sur un motif du travail.Le mépris du Travail, mépris cn- anlé (land les siècles de ténèbres, i (j^tinstitut de beutiuer (en haut)— d’ignorance, et qu’on aurait dû lais- La nomination des Officiers et Directeurs ser au seuil du nôtre, existe de-nos pour l’année a eu lieu comme suit : jours : c’est un malheur, une cause O.Chalut, N.P., Elt.Prés.; J.Mc évidente de terribles abus; cepen- Bean, Ecr.Très.; Dr.Mas**e, Sec.; Dr.dant,il y a progrès; et, s’il est des Masse, Bibliothécaire; N.O.Marchand, hommes assez niais pour se croire Lecteur, déshonorer par ce qu’il y a de plus Directeurs : D.Moll, J.Tombs, L.honorable, il en est d’autres qui pen- Olivier, Ecr., Avocat, R.Tranchemon-sent le contraire, heureux et fiers de î*1}]!10’ ^cr.Avocat, Frs.Gagnon, Ho-s’intituler ouvriers.Fiers, ils onl ^1'^, Dr.*,J, Lèop.Lcr, raison de l’être, car c’est un noble orgueil ; car ce titre est ries plus glo- Franco-Camdicn.—Tt\ est te rieux ; car celm-la ne s efface point.dtre d’un nouveau journal public dans la ville il ne s’effacera jamais; ce qu’il trans- de St.Jean, District d’ibervillp.N’ayant mettra à la Postérité ce ne sera pas reçu que le No.3 de ce journal, nous ne un brillant écusson, des noms illus- pouvons porter un jugement bien fondé très par l’épée on le crime, des actes sur le Franco-Canadien, cependant, d’a-ou puérils ou criminels, muis le génie près son titre et d’après les rapports des et la force, l’adresse et la!patience, les a«lr**s journaux, nous saluons l’apparition métiers et les arts, la réforme et le hxFranco-Canadien comme un nouveau progrès, l’amour enfin de ce qu’on ^f“ de|n°!‘ T Il oil aimer comme une mère, comme No,,s S8,,,ha,u ,mc?re’ ., .’ , pour nu u vive longtemps, et trouve partout lagefiereuse nourrice qui vous tend |.J________.L:___rY.- __¦ -.«¦ ses mamelles :—L’amour du Travail ! Jeter quelques fleurs à ce puissant Athlète, combattant, chaque jour,dans l’arène de la pauvreté.Célébrer sur sa lyre le courage, l’énergique vertu de ces êtres dont la sublime inlelli- Dernlerci Nouvelles d’Europe.- » ARRIVÉE DU PRINCE ALBERT.St.Jean de Terre-Neuve, 7 juin.Le.steamer Prince Albtrl est arrivé e 5 à Briton Buy vers ciftq heures du natin, apportant des nouvelles de Galway jusqu’au 23 et de Liverpool usqu’au 26.Les nouvelles.de la Sicile sont contradictoires.Garibaldi est entré à Palerme et a pris la dictature.* Les dépêches officidJes siciliennes, annoncent l’insuccès de Garibsldi.Les procédés dans la chambre des communes indiquent que le gouvernement sera incapable de fare passer le bill de réforme durant cette saison et qu’il en abandonnaru definitivement le projet.Il est rumeur que l’empereur de Russie doit visiter Paris.On rapporte que le Moniteur va publier un discours prononcé par l’ambassadeur fiançais devant le Sultan e Turquie.Celle allocution est d’une nature alarmante.Les partisans du grand-dnc de Toscane continuent leur agitation à Florence ponr sa restauration dans les Etats dont il a été dépossédé.Le gouvernement a saisi d’importants documents contenant des instructions pour propager l’insurrection dans les Etats de l’église, en Calabre, etc.Le Prince Albert avait au-delà de 800 passagers.Il a été retenu deux jours pour réparer une avarie survenue dans sa machine, il doit partir de ce port dans l’après midi.Le navire Manor, de Bahia à la destination de New-York, a sombré en mer le 29 avril ; l’équipage a été sauvé.rieqse de Garibaldi .et que la Sicile deviendrait bientôt indépendante avec les mots vivait V.-Emmanuel! viva Garibaldi !—La nouvelle de l’entrée de Garibaldi à Palerme n’est pas confirmée.Turin, 25 mai.La Gazelte officielle contient une dépêche datée dn 24 qui confirme la rencontre de Garibaldi à San Murton avec des Bavarois au service du roi de Naples.—Garibaldi était plus près de Palerme.Le général Lnnsa avait demandé une amnistiche de Garibaldi, mais sans effet.Une flottille de trois vaisseaux autrichiens était arrivée a Naples.Des dépêches de Pulerme annoncent que l’insurrcctioQ était commencé à Païenne, Addeno et Branoo-Vil-la.Naples, 22 moi.Des dépêches annoncent que de* troupés continuent à se rendre en Sicile.La ville est tranquille.La po-ce est prête à supprimer tous mouvements populaires.Paris, 25 mai.La Patrie publie des dépêches de la Sicile du 23, annonçant que Garibaldi avait reçu de nombreux renforcements menaçant Montréal, Garibaldi est actuellement à diriger toutes ses force* sur la Sicile seulement.AVIS Aux Imprimeurs et Editeurs du Canada.A TTKNDU que par un A cto passé Tomoignago Medical important ! ! La lettre suivante du Dr.D.Y.Williams, est une d’entre mille reçues des hommes les plus éminents dans la faculté médicale, témoignant l’efficacité des Pilules d’Hollotray pour les maladies du foie et les désordres bilieux : (Professeur Holloway.) Cher Monsieur, Je veux avoir de vos médecines; je suis Physicien et j’ai une pratique très ctenduc.l’ai essayé vos pilules et les ai trouvé les medicares pilules dont je me sois jamais servi.Elles semblent agir sur les co/ulmts hépathiques du foie avec douceur, mais prumptem *nt et avec bien plus de sûreté que le Calomel ou Podophyllum et sans affaiblir ni énerver le système.En attendant une réponse de votre part avec une liste de ves prix, .le demeure, etc., D.Y.WILLIAMS, M.D., Allbsonville, Frince Edward, (C.O.) dans lu dernière session du i’arleiuent Provincial, intitulé : “Acte concernant certains droits de douane", te droit ei-devnftt imposé sur les livres imprimé*, importé?en cette Province, est abrogé, avec les executions y mentionnées, ert-tr'nutrea ù l’exception du drblt sur les lirros d'é-eolo'ot autres seront déposés par les imprimeurs et éditeurs à la branche des douanes du dépar.tentent du Ministre des Tiimnees., A/hintonanl l'attention des imprimeurs et éditeurs de livres on Canada est spécialement appelée nu Proviso de l'Acte ci-dessus cité, de manière qu’ils puissent immédiatement transmettre à co département deux exemplaires de tels livres d’écoles et antre*,qui auront été imprimés en cette Province, dans leurs imprimeries respectives, aux lins do mettre à otVct In disposition* do l'acte ci-dessus cité.R.S.M.BOUCHETTE.Commissaire de* douanes.II.I.O.Itranche dos Douanes.Québec, 2G mai I860 .—S juin.B l A N C S VENTE PAR ENCAN.dos sympathies qui lui assureront un- brillant succès.le cirque.-—Il ne faut pas oublier que c’est demain que nous avons la visite du cirque de J.Levi North.Avis à tous les amateurs.ligence comprend le vœu de leur na- H0MME DE 00UT._Dan, |« har lure, que I on devrait plulôt admirer roowt(j'un(|c nos grands hôtel*, trou-(»1 imiter qu** mépriser, telle cet l’idee va;i dernièrement un homme, qu’à sa face le sentiment du poêle ; tel est le but rubiconde, on pouvait de suite reconnaître qu’il se propose, sans se flatter de Pat- cou me un des féaux disciples de Bacdin*.teindre complètement ; sa bonne vo- Il offrit de parier qu’il nommerait, les yeux tonte comblera les lacunes ; il se dit bandés, le nom de tous les vins et de toutes donc, comme tant d’autres : l**s liqueurs dont on lui présenterait un verre, “On le peut,—je l’e»3«ie,~un plu» ear.ot l.fuie.>, JrP^s aJ °ir préalablement plongé ses lérre^.Le pari, qui se montait à $f>0, fut accepté incontinent par un des habitués de la maison.Voici donc noir** dégustateur, un bandeau sur les yeux, comme l’Amour ou comme la justice.On lui passa un verre plein, puis dkrnmeres nouvelles.Londres, 25 mai.On rapportait,—et certaines autorités affirment ce fait,—que Garibaldi était entré a Palerme avec 900 hommes d’infanterie et un corps de cavalerie, et que les napolitains déposaient les armes.On disait aussi que Garibaldi dans une proclamation incendiaire, annonçait qu’il s’emparait provisoirement de la diclalure de la Sicile.II avait été reçu à Palermo avec le plus grand enthousiasme.Ces nouvelles, néamoins,manquent de confirmation, ou sont du moins prématurées.Les dépêches officielles napolitaines des 22 23 mai affirment que les insurgés ont été deux fois battus, chassé de leurs partisans, et poursuivis ; l’un de leurs chefs, Rosselme Puta, a été tué.Une grande terreur panique règne à Messine.Avis Public est par les présentes donné quo VENDREDI, le Cine jour de JUILLET prochain, à ONZE heures de l’avant-midi, à la porte de l’Eglee Paroissiale de la paroisse de SL Pierre de ttorel, LA MAISON EN BOIS, peinte en jaune, bâtie sur un certain lot de terre, fesant partie du torrnin du Marché â Foin et à bois, en cette ville, appartenant au Conseil Local, sera vendue par encan public au plus offrant et dernier cnchéri«scur.Le prix de vente devra être payé eornp tant, la dite muison devra être enlevée im-inédiaieinunt ou dans le plus court délai possible.Par ordre, J.G.CREBASSA, Jnr.Sec .-Très.Bureau du Conseil de Ville, > Sorel, 12 juin 1860—ti J Un Procès International Tous les journaux ont annoncé que M.deux, puis trois, qu’il vide tour à tour d’un Berryer va sous peu plaider devant un tribu- trait, en disant : nal anglais, et plaider en français.Ce fait e*t —Ceci est du Porto, d’excellent Porto de tellement in>o!ite qu’il a rencontré bon nom- la Comète.bre d’incrédnles.Nos avocats ont été quel- —Ceci est du whiskey ; j’en ai rarement quefoi* admis à plaider devant les tribuneaux bu du meilleur.belges ; mais cela s’explique par la commti- —Ceci est du Cognac, et d’un âge fort nauté de langue et la quasi-i .entité de la loi respectable encore.A d’autres liqueurs dans les deux pays.Tout le monde sait au'si maintenant ; je me propose de déguster tous que M.Crémieux a plaidé en français, de- les échantillons de la cave de l’ètablisserm-nt vant le pncha d’Egypte, la cause des lsraé- mon palais reconnaîtra ces liquides an passantes de Damas.ge, comme de vieux amis habitués à se trou- Mais l’Angleterre n’est pas la Syrie ; il ver journellement en contact, n’en est pas moins vrai que M.Beiryer y va bur ce, on lui met un quatrième verre en plaider en français, et que son contradicteur, main ; il l'avale en faisant une légère grima-M.Malapert, lui répondra dans la • même ce.langue.Ce fait, fort curieux, demande pour —Pouah / Ceci, poursuit-il, c’est du.être compris quelques explications, attendez donc.c’est de.je n’y suis pas.En 1789, un gentleman, jeune alors, M.By Jove ! messieurs, j’ai perdu mon pari, Anderson, voyageant en France pour son car je n’ai jamais goûté de cette liqueur-là.plaisir, fit à Nancy la connaissance d’une I C’était de l’eau ! I jeune fille, A/lie Catherine Burthé, dont il devintéperduementamrureux,à laquelle ill (ÛT avis aux amoureux.—Un jeune promit de l’épouser, dès qu’il serait maitre homme très éprû'de la fille d’une veuve, de sa fortune, et qui de son côté, lui jura de avait rendu à cette dernière un de ses beaux p’avoir jamais d’autre époux que lui.chevaux, au prix de $35 seulement, à eondi- ! Fn 1793, M.Anderson, compris par ses lion que la mère ferait de son mieux pour opinions royaliste*, s’enfuit en Allemage au I engager sa fille à épouser le vendeur.Soit millieu de mille dangers.Catherin* fîurthu .que ls veuve n’ait pas exécuté fidèlement ARRIVEE DE L'AFRICA.New-York, 8.VAfrica est arrivé.—Le correspondant parisien du „ Times contredit la nouvelle qu’un différent sérieux avait eu lieu entre Lemoricière et le gouvernement Romain.Marseille, 25.Six vaisseaux de la flotte ont été rappelles hier.—La flotte a reçu de* ordres de compléter leurs provisions comme mesure de précaution.Vienne, 25.Les propositions par la Russie aux autres grunds pouvoirs pour s’enquérir de la condition réelle des chrétiens en Turquie a occasionné des échanges fréquents d’opinions entre la Fiance et autres grands pouvoirs.Thouvenel avait déclaré à l’ambassadeur autrichien que le cabinet des Tuileries avait vu avec regret que la Russie avait amené prématurément la question orientale ; mais comme cette question a été officiellement mise de l’avant, la France considère qu’elle en agit en conformité avec les intérêts de TEuropccn s’associant aux propositions de la Russie,—une démarche contraire pouvant donner à cette puissance un prétexte pour assumer le protectorat exclusif de la chrétienfé en Turquie.Marseille, 25 mai.Des avis de Messine du 21 annoncent que l’on tira le 20 sur 46 Na-politainsdéserteurs qui s’en allaient du côté des insurgés, deux embarquements considérables de volontaires avaient eu lieu à San Stefano de Ca-mestra.On dit que Païenne sera sous peu entouré.Des proclamations de Palerme ont été affichées dans toates les parties de lé vjllc annonçant la marche victo- VENTE PAR ENCAN.Les Soussigné* ont reçu en rente par Encan, instruction d'offrir Mercredi, le 13 de ce Mois, A LA TOUT* DI MtBIM.PIGEON, SAVAGEAU & Cie., et pour leur compte, Us articles suivants • 500 Quarts Vinaigre, 80 Tonnes Rum, Whisky, Brandy, Gin, Old Tom, Vins at Li-quturs.Vente à DIX heures.LAMOTHE & McGREGOR, Zncanteurs.Montréal, 12 Juin 1860.De Montreal a Trois-Rivières SAISON DE 1860.LB BATBAC-A-TAPBCB CASTO CAfT.JOS.DOTAI».Ce rapeur a commencé scs voyage* réguliers entre Montréal et Trois-Itiricres ; il arrêtera aux Ports suivants en deseendantet remontant: Sorel, Mnakinongé, Rivière du Loup, Yamncbi-cbe Xicolet, etc.DEPARTS : DB MONTREAL : Mardi, à 4 heures p.ra.Vendredi, à 4hs.p.m.Blanc* t V • • Mill, le* Atocals trouveront au bureau de ce journal les formules de BL.#j\'CS suivants : Défense en fait, Comparution, Comparution et Fiat Writ do aomniuliou, Forecliishm, Avis du plaiilur, Inscription Rôle d'Knquèlc et de Droit, Inscription Rôle d'Knquôte, Inscription Rôle de Pro»» Affidavit, Déclaration pour compter J'Etfcts et Marchandises, Déclaration C.C., Certiorari, Inventaire de Production, Mémoire de Frais, Saisie-Arrêt, Firt d'Kxécution, etc.JHJi.|p* JViifMlm trouveront aussi, en s'adressant d co bureau, de» formules de Contrats de Vente, Contrats de Mariage, Obligations, S ignili-cations de Transport, Transport, JJaui, Quittances, Billets, etc.Aussi, toutes cspôcos de ltlanes pour MM.ica Greffiers de la Cour da Circuit, Cour des Commissaires, Juges de Paix, etc., Corporations, Municipales et d'Ecole, Marchands, Procès-Verbaux pour Huissiers, Avis de rente, etc.IJ- Le tout Imprimé sur beau pier et ù des prix très-réduits.Sorel, 15 mars 1859.pa- B L A 11 C S ¦a»*1c lIt*R lettre* non icclamrcs au Bureau de Poste de.William lien)y, pendant le mois de Mai 1S60.Allen Anderson écr.l’.elisle Dr.Credit Josuph Cournojcr Zoé Cartier Joseph Conrnoyer Louis Clark Mathew Chalmers Thomas Cartier Baptiste Conrnoyer Narcisse Duvetny Charles Doux il M.L.Dotaux Joseph Dauserenu Luc Touché Elio Furluu François Farlan François Facto John Godin Simon Gouin Darothé Gravlcy Joseph ilurkoy William Henry William Jenu-Mai'io F.douard Jeunesse François Lavallée Pierre Lake Peter Lnlmiu Léonard Lavally John Leelaire Cléophas Lussier Moïso Lussier Lisn Maillet monsieur Martineau Justin* Mongenti Michel Matin Kusèho McQuillen Jaine* Peltier J Baptiste Perrault Maxime Rcciiyer.Vvo Baptiste Ross James Robert Placido Maure Marie Et.Germain Léonoro J.O.DUPMSSSTS, M.P.Sorel, 4 juin 18G0.Chambre des ÀrfN et Manufactures du Bns-Cnnada.D** GRANDE BXPOfllTION PE* FRODGITS L'iNDDBTUIK DES CANADAfl-UNIH, Compagnie du Richelieu.Ligne entre Montréal, Trois* Rivières et Champlain.• - * * ¦ ~ Trois Voyages pnr Semaine.LH BATBAC-A-VAPBUB VICTORIA, CAPTi Ô.DATKLl’T," Le Victoria laissera Montréal tous les LUNDIS, À'KUCRKDÎS et VEN-DKKPlH, arrêtant il «Sorel à 7heure* P.M., il 11»Usera TK013-RIVIKKKS tous les DT.VAN-l'HKS, AfAKDIS et JEUDIS, arrêtant à Sorol à 7 heure* P.M.JOS.MONDOR, AoBbt.Sorel, 5 juiu 1800.' î du Richelieu .¦ • 1860 I860 DB Sous les auspices du Bureau des Arts et Manufactured pour le Bnc-Cnntoln, aura lieu en la Cité de Montréal, vers lu PKJCMJKB E .SEMAINE d'AOUT, à l'occasion tin la visite du princo do Guiles et de l'inauguration dn Pont Victoria.Une BATISSE pour 1 EXPOSITION digne do l'occasion a été corncncéc.Des médailles en Or, Argent et Bronte, Diplômes et Certifiicats dcMéritc seront donnée en récompense aux cotnpétilcurs heureux.Le Fret pnr Chemin du Fer ou vapeur ù et do Montréal sur les articles envoyés a l’exposition, approuvé pur lo Comité Locnl, sera payé par le Bureuu.Eli'vue du grand concours de Visiteurs qui seront ù Montréal pour cette occasion, et l’opportunité qui s’offre d’exhiber Ica produits du pays pour lO' meilleur avanlnge, il est à espérer quo les Artistes, Manufacturiers «I Artisans, les Pro- f»riétaires do mines, Carrières, Pêcheries et Rnbtissencnts de Constructions, feront tou* leurs efforts pour faire en «orle que cette exhibition jette du crédit sur lu Province et soit avantageuse pour eux-mômes.Tous tes Articles pour l’Exposilion doivent être entrés le ou avant le.lftc jour ds JUILLET prochain, et tous tels Articles doivent cire livrés ù la Biltissc de l’Exposition pas plus tard quo la deruiôrc semaine de Juillet.B.CHAMBERLIN.22 Mai Secrelniiu B, des A et M.J.o.chalütT El 0 T fi U S B, DBS TBOlH-BmBBBB.Jt/crcrcdi, * 2 h.p.m.Samedi, n 2 h.p.m.Les améliorations fuites au vapeur CASTOR, l’an dernier, en a fait un des plus jolis et des plus confortables des vapeurs qui voyagent sur ls St.Laurent.Avec de* employés fidèles et actifs, rien n’eut épargné pour donner aux passagers tout le comfort posiiblo.12 juin 1860.A Vendre, An Magasin do* JAMES MORGAN, Ecr., Marchand de Sorel, ESSAI 8UR LES LETTRES DE CHANGE ET LES BILLETS PRO-MISSOIRBS, par Désiré Girouard.Sorel 14 Pérrior I860.Sorel, 9 juin I860.BER HUER.Pour 1860- Fneeigne MOUTO Place DO A.BOUCHER LK RVnuU-A-YAPElR CULTIVATEUR, OAPT.AUOrSTIB 8T.I.OClB, Laissant le Port de SOREL pour MONTREAL tous le* DIMANCHES et MERCREDIS, À G heures 1*.M., arrêtant en allant et revenant A Hîrthter, Lanoraie, St.Sulpice.et laissant MONTREAL tous les MARDIS et VENDREDIS, à 4 heures I*.M.• Four le fret, s’adresser nu Capt.A bord ou JOSEPH MONDOR, Agent., Sorel, 1 mai 1850.O.du D.No.2.Bureau do l’Inspecfcur-Gencial, DEPARTEMENT DES DOUANES, Québec, 13 Avril 1800'.AVIS Est par les présentes donné qn'tt a plu A Soor Excellence le Gouverneur Général, par un ordre eu Conseil, portant la dalo du 12 courant, par autorité qui lui est investie d’ordonner «t régler que le* Taux sur le bois de Construction, d'Kcnmssnge, rouit ou plat, passant en descendant, eu enjeux, A travers le Canal Welland soient réduits ù vingt-cinq pour cent uu-dcB-sou*» de* charges pnr le Tarif sanctionné par ordre en Conseil, le Kl Juin 1H51), les droit* devant étr.* après ce temps, connue suit : Bois da conitruction.—(Chêne, Pin ou autre,) carré, rond ou plat, au-dessus 12 x 13, en enjeux, par in.pieds buhe*.$(’*:•!(>.Bol* de construction.—(CIumip, Pin ou autre,) carré, rond ou plni, 13 x 12 ou au-dessoiM, en enjeux, par in.pieds U.néaircH.$5:00 Par ordre, 1 mal.U.H.M.HOUCniSTTE, Commissaire des Douane*.J.HEBERT Avocat mttt'lil KD1&- 1110)1 ancienne rénidcncc de fou M.do Ron vil le, S o R E L.M.HËBERT «Sï D'YArMSKA Sorel,3 mai 185'.).GHS.PACAUD, aTOsai?, ST MOKliEILT ’ D’A RTH AU A SK A District d ArtUabaska.2fi avril !«!>!».DAVID FINLAY v & j & a.& 0 s» VJ S-A-VIS LE MAGASIN DE B.ff KlTTSOB Sorel, 17 août ISM.BCR.OLIVIER & ARMSTRONG, AVOCATS, Bureau vifl-a-rii le Pntnfs de Justice, «Sorti M.Armstrong, réside ù Sorel ; M.Olivier, à Berthier, mais il sera auJBurenuJ à Sore 1 tous les Eurnedî*, depuis 9 heure» a.m.jusqu’à 3h.r.m.L.A.OLIVIER, JAMES ARMSTRONG, floral, 3 mai 1859.Marche’, Sorel- Le» Membres du Burcnu des Inspecteurs s'assembleront à Montréal, le 5 du JUIN prochain, pour l'examen des Ingénieur* des bo^ teaux-à-vapeur.P*r ordrt, 24 avril 1860.SAMUEL R ISLET, Président Annonce à sc» nombreuse» pratique» et nu public en général qu'il vient de recevoir le» dernières modes de Paris et des Etuts-Uni* POUR L’ÉTÉ DE 1860.consistant en Paltcaux, Surtonts à taille, Sortants d’affaire», Vestes, Pantalon», etc., etc.M.Boucher salait cette occasion pour remercier ceux qui ont bien voulu l’encourager, et il espèro que par le goût et la ponctualité qu’il apportera à les servir, mériter do plus en plus eur patronage.Sorel, 32 mai 18^0, V • * EST par le» présentes donné qne toute per-flonne déidrant faire application pour ta Place de Sr.caETAinE-TneaoRiXR du Conseil Municipal du Comté de Richelieu, devra lilcr et adresser application d’HUI il la prochnino session du dit Conseil, qui aura lieu le TREIZE JUIN prochain.Par ordre, TJ.P.PARÉ, Sec.-Tré*.0.M.C.R William Henry 12 mai I860.—15 Su AVOCAT, DR VMMOyp VILLE M.Généieux suivra le Circuit de St.François Druromondvllle, 17 nv.24 avril I860.—an -.r.C36C mardi, La Gazette 4e Serel.Jain 1Mi, uoimim FIM^u le quae de la Cie.du Richelieu Il propriétaire dt ce talon ai populaire, j prend la liberté d’informer let citoyens de Borel et det environs qu’ils .peuvent être certains de pouvoir toujours s'y procurer LES MEILLEURES ET LES PLUS PURES LIQUEURES qal ee trouvent en cette ville, aussi des boissons de tempérance.E.O’HEIB, •oral, 7 dcé.185t.Propriétaire.AUX NOTAIRES.A VENDRE, nu Bureau de la Gazette de Sorel, lea formules da Blancs suivants Contrats de Mariage, Contrats dt Vente, Significations de Transport» Transports, Obligations, Quittances, Billets, Baus, Brevets d’apprentissage, Procurations, etc., etc.Is sur beau papier et à dee pris très réduits CANADA Western Assurance Company of TORONTO, C.w.Capital,- S 400000 Incorporated 1851.Head Office, Church Street, Toronto.This Company Insures against loss or Damage by Fire all descriptions of Buildings and their contents on favorable terms, nnd at rates of Premium as low as that of any other responsible Company.53"All losses promptly and libsraly paid.JAMES MORGAN, Agent.Borel, 24th January, 18C0.—ua Aux Secretaires DB MRsoeoiP&Loiri A vendre au bureau do la “Gazette do Sorcl,” ormules poun Listes des VOTEUftS ou ROLE DEVALUATION pour les Municipalités.—aussi,— LISTES ALPHABÉTIQUES de ceux qui, par le dernier Rôle dévaluation ont droit do voter ou sont électeurs de la Mu aicipalité.Borel, 27 Décembre 1859.W.hUM&M, HiRCDAVD EPICIER-MMII ET RUE DU ROI, SOREL.PREND la liberté d'offrir ses plus sincères re-mercîmcnts uses pratiques et au public généralement pour la large part de patronnge qu'il a obtenu depuis qu’il fait des affaires à Sorcl, et il espère que par l'activité qu’il continuera d'apporter, mériter do plus eu plus les faveurs de tous.Ayant établie une sur un grand pied, on (fUlVf Or II II* trouvera à son magasin toutes espèces de SUCRERIES et PATISSERIES pour noces et baptêmes, unies et ornées fuites à ordre et dans le plus court délai.EN GROS ET EN DETAIL, à des prix modérés./V~J» Avant d’acheter ceB articles Hillcurs, on trouvera qu’il est avantageux de sendre une visite au Magasin de LUDSD.Borel, 12 Avril 1859.AUX CONTRACTEURS.DES SOUMISSIONS par écrit, adressées aux Commissaires des Travaux Publics, seront reçues à co Bureau et au Bureau du Greffier de la Cour 6e nie Ambcrst, fie de la Madeleine, jusqu'au 1er.JUIN prochain.Pour I» CONSTRUCTION D'UNE COUR DE JUSTICE conformément aux Plans et Spécifi eetions que l'on pourra voir nu bureau du Dépar tement, ainsi qu’au bureau du Greffier de la Cour •iraditc.Les soumissions devront mentionner une femme rondo et êlro accompagnées des noms df deux cautions bonnes et valables, pour la due exécution du contrat.JOHN ROSE, Commissaire.3 avril 1S60.POMMADE Pour le mal d’Ycui.Mie Dr.I-.U.Tcrootti, de cette Tille • possède depuis quelques années, un POMMADE ADMIRABLE pour guérir l’inflammation chronique des pau« pières.Des personnes affectées de cette maladie depuis plus de vingt ans, sont prêtes à attester leur guérison yar l’application de ce remède •onveraln et en peu de jours.Cette pommade commence à jouir d’une réputation merveilleuse.Ses éminentes qualités se font sentir dès le premier jour de son application.(ÜrAvu à ceux qui soufrent du mal pyeux.So-el 12 Novembre 1857.^ FOULDS Sr HODGSON, Importateurs S tnt Sèches, Anglaises, Françaises, Allemandes et Américaines, Bijouteries et Articles de goût, Nam Rue St.Paul, Montreal.Montréal, 28 Juin 1859.-—Ma AVANTAGE REDUCTION DE PRIX ! ! Les Soussignés offriront en vente d’ici au PREMIER MAI prochain, tout leur fond de magasin de $50,000 Meilleur marché que leur pria ordinaire, consistant en : Marchandises Sèches, EPICERIES, (Groouiss) FERRONNERIES, QUINCAILLERIES, CHAUSSURES, PERFUMERIES, Etc., Etc., Etc.Le tout pour être vendu sans réserve pour argent comptant seulement L’ECUYER & NAUD.Sorel, 27 Mars i860.DE SOREL, Fû-d-rü le Palais de Justice.LE soussigné tout en remerciant ses pratiques et le public pour l’encouragement libéral qu’il en a reçu, leur annonce qu'il est toujours prêt, comme par le passé, à exécuter n'importe quelle espèce d'ouvrage dans sa ligue.Par la modicité doses prix et la libéralité dos termes de payement, il espère mériter ta plus grande part du patronage public.Les conducteurs des bateaux-A-vapour ou des bâtiments en chantier qui auraient besoin do n'importe quel espèce de fer travaillé, le trouveront en s’adressant au soussigné.M.B.CHAMPAGNE.Sorel, 17 aou( 1858.FONDERIE DE SOREL, RUE AUGUSTA, Près de la P jee du Marché.LES Soussignés très reconnaissent pour l'encouragement qu'ils ont reçu de leurs pratiques et du y ublic, annoncent qu’ils continuent leur manufacture de rOILXB, CHAUDRONS, MOUVEMENTS, MOULINS, VONT! POUII BATAUX-A-VAPKUII, et toutes sortes do Ponto en Fer et en Cuivre.Ils ont constamment en mums lo Assortiment de Charrues qu’ils soient possibles de sa procurer en Canada ; un des messieurs do la maison nyaat donné touto son attention spéciale, depuis un grand nombre d’années à leurs améliorations et leurs perfectionnements, ils peuvent les garantir supérieures dans aucune manufacture du paya.B3*Lcs prix sont très modérés.E.A.J.G.PATENAUDE.Sorel, 17 août 1858.© r* O m BOUTIQUE DE 9 En Faca du Bureau do J.G.Cribassa, Ec., 8 ORE L.Le soussigné annonce au Public de sorxl qu’il est prêt à entreprendre toutes espèces d’ouvrages en IA9 M 0 © HIIK 0.faits du meilleur bois et avec les meilleurs ma térianx.I/ouvragc sera exécuté dans le plus bref délai et à des prix raisonnables.Il fera aussi A demandes des Cercuelll dt toutes dimensions et de tous les prix.Il remercie les Messieurs pour le bon encouragement qu’il a reçu et fl espère qu’il lui sera continué comme par le passé.LEANDRE CHENBVERT.Serel, 20 mars 1860.C.VILLEMEBE, ^ ® û IT (UJfë 0 H ® „ SOREL.V ANNONCE au public de Sorel Ct du District de Richelieu qu’à sa Manufacture de Voilures, Rue King, près du Quant Royal.On trouvera constamment un assortiment de VOITURES de toutes espèces, qualités et grandeurs.De plus à chaque saison de l’année, il aura les meilleurs et les plus nouveaux patrons de voitures couvertes, et autres, les plus A la mode, en Canada ct aux Etats-Unis.On trouvera chez lui deB voitures de tous prix depuis JE 15 A A’50.Et sur toutes celles qu’on achètera, il sera en état de faire une diminution de 25 par cent audessous du prix ordinaire, soit pour argent comptant ou avec des delais ou en échange pour des effets.Les cultivateurs surtout trouveront beaucoup d’avantage en s'adressant A lui.pouvant lenr donner toutes les facilités possibles.Il remercie le public de l'encouragement qu’il déjà reçu et il espère qu’en faisant son posrible >our donner une satisfaction générale, U mériter dt plus en plus.•ersl 11 Mars 1858, ALMANACH connciAi it mua BE LA CITE DE MONTREAL* L’ADMINISTRATION DU JOURNAL « LE PAYS,” A la demande d’un grand nombre de scs patrons, vient de conclure les arrangements nécessaires pour la publication d’un ALMANACH COMMERCIAL £T PROFESSIONNEL, et prévient les Marchands et les hommes de profession qu'elle rocevra leurs souscriptions d'ici au 1er MAI prochain, époque A laquelle aura lieu la publication et distribution de l’Almanach A ses souscripteurs.On donnera A cet Almanach la forme d’un Calendrier, afin de pouvoir l’afficher dans les bureaux d’affaires et ainsi on pourrait consulter pour toute information.Conditions Chaque souscripteur aura droit.moyenaantUN DOLLAR, A 3 lignes d’annonces (composition solide,) dans l’Almanach et 3 li- goes d’annonces annuelles dans les colonnes du 1 Pays,” lesquelles seront composées de manière A permettre A tout souscripteur d'y insérer son nom, le geme d’affaire qu’il transige, le numéro CiJe noJ?laruci uu mot une adresse com-.l.e,L/e8 annonceB seront classée* par ordre alphabétique et seront publiées une fois par semaine.Les souscriptions sont payables d'avance.N.B.—Les journaux qui publieront cette annonce trois foi», auront droit A six lignes d’an-nonces dans “ l’Almanach.” 8 avril 1860.avec A TENDRE.Cette SUPERBE TERRE connne •oui lo nom de Bxlli-Pointi, J* Poisse de St.Hugoes, a 1 Est etsur la Rivière Yamaska.n ®“,Ti,r.on ÿn(l lieues de St.Hyacinthe, de douze arpents de front sur trente de profondeur, M DEUX MAISONS jftlfc n£ü«ifi«iSÎ !*uVn brl(lue, toute neuve, de 36 pieds sur trente, avec uno cuisine aussi en brique y attenante de 15 pieds sur 18.Une soixante Ai?*’- a™?.0rnn*e8 neuves, une de soixante-dix pieds de long et l’autre de cinquant, pieds de long, deux Ecuries neuves, Remises Ilungardfl, Puits, Four et autres dépendances.n,Su.rT;ell°lcrre 80 trouve aussi un POUVOIR D EAU pour BATIR UN MOULIN.Il y a plus de CENT ARPENTS do TERRE en Culture ; le resto est en superbe bois de chauffage et de service.tt ?,rüPfi
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