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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1967-12-30, Collections de BAnQ.

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[" Quelques statistiques drôles et moins drôles sur l'année 1967 Claire Martin jette n regard perspicace sur notre passé BONJOUR 68 ! jii* jtf* .0* 'JT i® ¦ fi,'.\u2022.*.mm le magazine de I A PRESSE: LE MAGAZINE DE LA PRESSE EST PUBLIE AU 7 OUEST, RUE SAINT-JACQUES, PAR LA COMPAGNIE DE PUBLICATION DE LA PRESSE.IL EST IMPRIME AU MEME ENDROIT A SES ATELIERS DE ROTOGRAVURE CHEF DE LA REDACTION : JEAN-PIERRE BONHOMME ; REPORTERS : ANDRE BELIVEAU, NOEUA DESJARDINS (L'ART DE VIVRE).LYSIANE GAGNON, J.-CIAUDE PAQUET.DANS NOS PAGES CETTE SEMAINE A PROPOS Après la trêve ,.-V EN PAGE 1 En page frontispice on peut voir Sophie Josée.Elle est danseuse et débute dans une carrière de chanteuse.Elle était l\u2019une des finalistes lors d\u2019un récent concours de Miss Levai.CLAIRE MARTIN D'OTTAWA\t3 Lysiane Gagnon s\u2019est rendue à Ottawa interviewer Claire Martin.On la voit ici qui écoute la romancière.\u2022 ' LE GRAND MEAULNES AU CINEMA\t6 Rares sont ceux qui n\u2019ont pas lu le roman d\u2019Alain Fournier, roman que l\u2019on dit être la plus belle histoire d\u2019amour jamais écrite.On verra un film réalisé d\u2019après ce livre.TOLEDE LA MAGNIFIQUE\t8 Celui qui a vu Tolède ne pourra plus l\u2019oublier.Un peu austère, elle n\u2019en fascine pas moins cependant par sa beauté et sa gloire passée, ciselée dans la pierre de ses monuments.NoëDa Desjardins y était allée, et le photographe Michel Kief-fer aussi.Ce qui fait un bon texte et de belles images.maumsm msm-m& fefÜÏ'v mm nn nnç| nfiÔÀTS LA GASTRONOMIE PAR ROGER CHAMPOUX 10 LES STATISTIQUES 1967\t12 On peut tout dire avec les chiffres.Et leur faire dire n\u2019importe quoi.Cette semaine, mi leur fait dire des choses drôles, bizarres ei intéressantes dans un regard d\u2019ensemble sur l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.LES DESSINS DE BOSC\t15 NOS PHOTOS ANTOINE DES I LETS : PAGES 3 i 5 KEYSTONE ET UNIFRANCE FILM: PAGES 6 et 7 MICHEL KIEFFER : PAGES 8 à 10 ARCHIVES LA PRESSE: PAGES 12 i 14 Ce fut une bonne année pour le magazine de LA PRESSE.Un bonne année pour les journaux et les journalistes.Il s\u2019est passé beaucoup d\u2019événements.®Des événements d\u2019intérêt mondial autant que local.Et il se trouve qu\u2019une bonne proportion des faits examinés, analysés tout le long de l\u2019année 1967 avaient un caractère réjouissant.L\u2019Exposition universelle de Montréal n\u2019avait pas pour résultat de porter les citoyens à la tristesse et au découragement.Comme tout le monde, le magazine a présenté le beau côté des choses québécoises.Mais un grand élan de réjouissances, lorsqu\u2019il prend fin, peut produire un effet dépressif inattendu.D est difficile de descendre des nuages et de regarder la réalité de face si l\u2019on ne s\u2019y prépare pas.D\u2019un certain point de vue, ils ont raison ceux qui disent que l\u2019Expo fut une évasion, une trêve.Cette semaine la trêve 67 expire.Elle expire avec les paroles chaleureuses de Claire Martin.Paroles chaleureuses mais aussi paroles lucides.En l\u2019écoutant l\u2019on pourra se préparer à affronter la réalité de 1968.L\u2019on pourra commencer à méditer sur certains aspects moins roses de notre vie nationale.Le contamination, la dégénérescence de la langue parlée et écrite au Québec, même chez nos étudiants les plus \u201clibérés\u201d, n\u2019est pas le côté le plus reluisant de notre existence collective.Parce que lorsque la culture dégénère, c\u2019est la personnalité qui est affectée.On a beau, après, faire de beaux discours.Bien d\u2019autres déficiences existent chez nous.Mentionnons seulement la pénurie de compétences dans plusieurs secteurs d\u2019activité.Mentionnons aussi l\u2019état délabré de certaines parties des villes, de certaines villes.Il s\u2019agira, calmement, parmi les expositions de chrysanthèmes, d\u2019en faire état dans nos pages au cours de l\u2019année prochaine.JEAN-PIERRE BONHOMME DU QUEBEC DES ANNEES NOIRES A CELUI DE 1968.LA ROMANCIÈRE CLAIRE MARTIN FAIT LE POINT tÆr»»a -g-r- .PAR LYSIANE GAGNON .C\u2019était dans un restaurant, en Provence je crois.Il y avait là un groupe de touristes américains, qui me demandent d\u2019un air absolument désespéré : \u201cParlez-vous anglais ?.Dites-\u201cleur\" qu\u2019on veut des assiettes à pain, ça fait six jours qu\u2019on est en France et on n'a jamais eu d\u2019assiette à pain !\u201d .Alors, qu\u2019est-ce que vous voulez, moi je lui réponds à ce type : \u201cEh bien, cher monsieur, si c\u2019est l\u2019assiette à pain qui vous est le plus important dans la vie, mais restez dans votre pays !\u201d La narration s\u2019accompagne d\u2019un sourire, le plus moqueur, le plus adorable, le plus féminin des sourires, où se glisse juste un soupçon de hauteur.Elle est comme ça, Claire Martin : l\u2019esprit délié, la répartie cinglante, le verbe facile, le geste prompt et agile.Vive, mordante, fine comme une mouche, elle est mieux que drôle, elle a de l\u2019esprit.Un implacable sens de l\u2019observation, qui ne laisse rien passer, et un sens du ridicule assez féroce, doublé d\u2019un constant souci des bonnes manières, qui lui permettent de s\u2019exprimer avec la franchise la plus brusque, mais dans les formes.Un jour, elle lit dans les journaux une lettre ouverte et anonyme (l'auteur est une femme) qui l\u2019accuse entre autres choses de se croire supérieure.Claire Martin répond à son tour par une lettre ouverte, et termine ainsi : \u201cOui, Madame, j\u2019ai une supériorité sur vous.Moi, je signe.\u201d Du Québec de ses mémoires à celui de 1968.Claire Martin fait le point Qu\u2019elle parle ou qu\u2019elle écrive, il y a toujours chez elle trois types de réaction intimement confondus : une profonde sensibilité en éveil, une volonté farouche d\u2019amour et de paix, une lucidité chèrement gagnée, qui se manifeste par une ironie caustique, un certain cynisme par lequel elle prend un brusque recul vis-à-vis des autres et d\u2019elle-même en tout premier lieu.Et, comme pour envelopper tout cela, une expression soignée, parfaitement claire et nuancée.Cet esprit caustique, ce souci de la clarté, ce sens constant de la mesure, c\u2019est un peu la France en trois mots, et Claire Martin est peut-être, en un sens, le plus français de nos écrivains.Un recueil de nouvelles, \u201cAvec ou sans amour\u201d.Deux romans : \u201cDoux-amer\u201d et \u201cQuand j\u2019aurai payé ton visage\u201d.Des mémoires en deux tomes : \u201cLa joue droite\u201d et \u201cDans un gant de fer\u201d, où un passé atroce, vécu sous le double .signe de l'ignorance et de la tyrannie paternelle, est froidement ressuscité, dans un récit classique où percent des accents bouleversants de tendresse à l'endroit des êtres qu\u2019elle a aimés.En racontant ainsi son enfance et son - adolescence, Claire Martin racontait le Québec des années 20, des années 30, cette grande noirceur, ou, pire, cette étouffante grisaille.Claire Martin, qui a été une victime individuelle de cette époque (dont sa famille paternelle était comme un reflet caricatural), s\u2019en est fièrement libérée, pour devenir en sa maturité cette femme charmante, sûre d\u2019elle et cultivée.Mais cette victime collective qui s\u2019appelle le Québec ?Aurait-il en quelque sorte suivi l\u2019itinéraire de Claire Martin ?.Dans deux jours, on changera de calendrier, on se trouvera en 1968, le monde \u2014 et le Québec \u2014 aura vieilli d\u2019un an.Où en sommes-nous ?C\u2019est à Claire Martin que nous avons demandé de faire le point, puisqu'elle a intensément vécu le Québec d\u2019hier et en a parlé dans son autobiographie, et qu'elle suit de près, d\u2019Ottawa où elle demeure depuis une vingtaine d\u2019années, l\u2019évolution du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.\"Les assassins ne se recrutent pas parmi les adversaires de Duplessis\" Ottawa.La Côte de Sable, le quartier canadien-français de la capitale fédérale, le plus chaleureux aussi, avec ses maisons très \u201cvillage\u201d.Claire Martin (ou, dans la vie, Mme Roland Faucher), habite un cinq-pièces ensoleillé dans une conciergerie moderne.Nous bavardons au salon.Une odeur de parfum, un décor simple, gai, douillet, aménagé pour la lecture et la conversation.Nous passerons tout à l\u2019heure à table: oui, ce sont les femmes intelligentes qui font la cuisine avec le plus de plaisir et de soin \u2014 Claire Martin, d\u2019ailleurs, le souligne dans ses mémoires, parlant de sa grànd-mère maternelle, à qui elle doit d\u2019avoir appris toute jeune le goût des tâches bien faites, des plats qui sentent et goûtent bon, comme ce poulet braisé, comme ces courges à la provençale.\"Nous avons quitté le Québec au plus creux de la période duplessiste.Pour moi, cette époque est quelque chose de profondément honteux.Je me rappelle avoir demandé à un ami: \u2018Comment se fait-il qu\u2019on n\u2019ait jamais tenté d\u2019assassiner Duplessis?\u201d.Et lui de répondre: \u201cLes assassins ne se recrutent pas parmi les adversaires de Duplessis.\u201d \u201cToujours est-il que j\u2019ai mis du temps à m\u2019habituer à Ottawa.Pendant des années, je me suis dit : Quand Roland (il est chimiste au fédéral) prendra sa retraite, nous irons vivre à Montréal.Je n\u2019en suis pas si sûre aujourd\u2019hui.\u201cJ\u2019ai fini par me caparaçonner contre les choses qui me déplaisent ici \u2014 les restaurants infects, l\u2019anglais partout, ce couinement, j\u2019ai l\u2019oreille fragile! la laideur de la ville.Je n\u2019ai pas froid aux yeux, personne ne m\u2019imposera un mode de vie, et vous savez, je parle plus souvent anglais à Montréal qu\u2019à Ottawa! LA PRESSE, 30 DECEMBRE 1967 / 3 4 / tA PRESSE, 30 DECEMBRE 1967 W&SîîKki p\t, %****&?.wm ~ÿ» s HvJ7 « iflïî lit \u201cCe qui m\u2019a conquise, ce sont les parcs, les jardins dont Ottawa regorge.Et surtout, la proximité de la nature: la vallée de la Gatineau, avec ses forêts, ses cours d\u2019eau, c\u2019est plein d\u2019oiseaux, de fleurs et de toutes sortes de bêtes.la Gatineau, donc, n\u2019est qu\u2019à un quart d\u2019heure de voiture d\u2019Ottawa.J\u2019aime vivre tout près de la campagne, mais en ville: je suis une citadine.\".Tout ça me vient peut-être de mon enfance, nous vivions isolés, à six milles de Québec \u2014 dans ce temps-là six milles c\u2019était loin.\u201d Et, par un cheminement d\u2019idées que l\u2019on devine pour avoir lu ses mémoires, elle ajoute: \u201cC\u2019est la pire chose qui puisse arriver à un être humain, que d\u2019être violentée: je ne peux pas souffrir cela.\u201d 'West-ce que tes Anglais vont peiner?\" De l\u2019affirmation individuelle à l\u2019affir-mation collective, Claire Martin fait tout de suite la transposition.\u201cCe qui me frappe le plus au Québec ces années-ci?La peur est en train de s\u2019évanouir, lejrespect humain aussi.Quand j\u2019avais 20 ans, personne n\u2019osait rien dire: \u201cQu\u2019est-ce que le monde va penser?\u201d.Il y a encore, c\u2019est évident, bien des gens qui réagissent ainsi; quand j\u2019ai publié mes mémoires, certains ont été vexés d\u2019y lire une description trop exacte de leur milieu .et quand ils ont appris que mes livres allaient être traduits en anglais, ils se sont écriés : \u201cMais qu\u2019est-ce que les Anglais vont penser de nous ?\u201d.Je leur ai dit : \u201cDe toute façon, ça fait longtemps qu\u2019ils en pensent du mal !\u201d.Et il y a plus d\u2019honneur à être franc qu\u2019à être sans cesse conditionné par l\u2019opinion que les autres se font de nous.Mais c\u2019est sous le signe de la peur que nous avons été élevés.Tenez, pendant la guerre, chaque fois que dans un coin de la province on s\u2019opposait à la conscription, il se trouvait toujours quelqu\u2019un pour s\u2019inquiéter : \u201cMais qu\u2019est-ce que les Anglais Maintenant, on .s\u2019en fout bien.C\u2019est sain.Un peuple ne doit pas vivre en fonction des autres.\u201cPour les individus, c\u2019est pareil.Je feuillette souvent les courriers du coeur (pour une romancière, c\u2019est une mine!).Avant, c\u2019était toujours le même refrain : \u201cJ\u2019aime un jeune homme mais il ne le sait pas.\" On répondait: \u201cInvitez sa soeur .\u201d C\u2019était insensé comme niaiserie.Je vous le dis, s\u2019il y avait eu des psychiatres à l\u2019époque, leurs bureaux auraient été vides! Aller confier ses problèmes à un étranger?Non, c\u2019étaient les curés qui servaient de psychiatres, ça allait peut-être pour l\u2019écoute, mais pour la réponse .Aujourd\u2019hui par contre, les gens parlent, ils exposent leurs vrais problèmes sans honte.\u201cU existait dans ma jeunesse des courants sous-jacents de liberté, je connaissais plusieurs athées, même dans une ville aussi conformiste et cruelle que Québec.Ce besoin de liberté me semble bien être aujourd\u2019hui remonté à la surface.\u2014Qu\u2019est-ce qui vous a le plus impressionnée, dans l\u2019année qui vient de se terminer?Elle n\u2019hésite pas une seconde: \u201cLe nouveau choix de René Lévesque.Ça a été dans l\u2019ensemble, pour moi, une année très troublante.On a vu René \u2014 je l\u2019appelle René, je l\u2019ai connu à Radio-Canada, il devait avoir 19 ans \u2014 se durcir peu à peu, changer d\u2019appartenance parce qu\u2019il était déçu, comme nous l\u2019étions tous, par le parti libéral.\t\u2022 \u201cLes séparatistes ont gagné un homme de valeur, qui a fait ses preuves.Non, je ne suis pas indépendantiste, du moins jusqu\u2019à nouvel ordre.Je crois en l\u2019urgence de profonds changements politiques.Mais pourquoi tout brusquer, ne pas essayer des antibiotiques avant de couper la patte?Si l\u2019indépendance doit se faire, la meilleure façon d\u2019y parvenir c\u2019est d\u2019expérimenter des formules intermédiaire.\u201d Elle parlera aussi longtemps de la visite du général de Gaulle.De Gaulle: \"Un prophète\" \u201cJ\u2019étais aux écoutes toute la journée du lundL J\u2019aime les foules, j\u2019ai passé mon enfance parmi des gens qui ne manifestaient pas, ou qui le faisaient sur commande : on se serait sentis gênés, par exemple, s\u2019il y avait eu moins de monde au passage de George VI sur les trottoirs de Québec qu\u2019à Toronto .dans ce temps-là, on était un peuple de suiveux ! \u201cDonc, ce fameux 24 juillet, j\u2019avais bien senti une gradation dans les discours de De Gaulle (c\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019homme du crescendo, il suffit d\u2019avoir un peu suivi sa carrière pour le savoir), mais jamais je n\u2019aurais cru qu\u2019il serait allé aussi loin.Alors, au moment du \u201cVive le Québec libre!\u201d, je me suis trouvée comme assommée, en proie à des sentiments extraordi-nairement contradictoires, violemment pour et contre à la fois.Il y avait cet élan, cette ferveur, ces cris dans la foule, ce courage.ça touchait la romancière en moi.Et puis, pourtant, j\u2019avais l\u2019impression que nos problèmes ne le regardaient pas: nous avons été tant de fois victimes de l\u2019ingérence anglo-saxonne que nous sommes portés à rejeter même les offres d\u2019amitié.\u201cAprès.après, je me suis dit: pourquoi pas?J\u2019ai toujours vu de Gaulle -comme un prophète, je l\u2019admire depuis longtemps.Cet homme a une vision de l\u2019avenir, fondée sur une expérience irremplaçable d\u2019historien.On dirait qu\u2019il vise'juste à tout coup: pendant l\u2019occupation, il a misé sur l\u2019Angleterre, bien qu\u2019il détestât les Anglais.d\u2019ailleurs, il est probable que la plus lourde croix que Churchill ait eu à porter pendant la guerre, ce fut la croix de Lorraine! De Gaulle.La France: \u201cChaque fois que la France s\u2019est trouvée diminuée, on nous l\u2019a mis sous le nez comme à un bâtard à qui l\u2019on dirait : \u2018Ta mère fait le trottoir, c\u2019est une traînée.\u201d C\u2019est affreux ce que je me suis fait dire pendant la guerre, par des amis anglais et américains: \u201cVous devez avoir honte de Pétain, de la France.\u201d Honte ?Non, je n\u2019avais pas honte.Si ma mère souffre, j\u2019ai de la peine, et c\u2019est le moment ou jamais d\u2019être à ses côtés.\u201d Et voici la romancière, qui parle du style de De Gaulle : \u201cAprès le chemin du Roy et l\u2019hôtel de ville de Montréal, il aurait été normal qu\u2019il soit fatigué, qu\u2019il prononce des discours de convenance.Eh bien non, son discours du lendemain, à l\u2019Université, était d\u2019une logique, d\u2019une clarté, d\u2019une beauté.\u201d Et puis voici, qui ressort pendant cinq minutes, la Québécoise issue de la petite bourgeoisie de la vieille capitale, et qui a gardé la mentalité de son milieu d\u2019origine, ce souci de ce qu\u2019il est convenu d\u2019appeler la bonne éducation, qui se rapporte non pas à l\u2019argent ni même à l\u2019instruction, mais à la façon de faire les choses: \u201cLa réaction du fédéral à la visite de De Gaulle.Monsieur Pearson \u2014 attendez, je pèse mes mots pour qu\u2019ils soient vifs \u2014 Monsieur Pearson est un homme grossier.Sa déclaration, ce sont des choses qui ne se font pas quand on est quelqu\u2019un de bien: on ne reproche pas à quelqu\u2019un de lui avoir sauvé la vie.J\u2019ai eu honte de cette déclaration malheureuse, de cette manière rustique de dire les choses.et nous qui passons déjà pour des rustauds !\u201d Doux minorités: les femmes et les Canadiens français On en est au fromage.Claire Martin se remet du rouge à lèvres, et dit en offrant du pain : \u201cJe compare le sort des Canadiens français à celui des femmes, qui \"C'est fa faute av bilinguismi Constituent la minorité universelle par Jjcellence.Les Canadiens français, comité les femmes, vivent dans un monde fait |iar et pour d\u2019autres.\u201cLe dominé subit pendant un certain temps, après quoi il choisit de se révolter, la de passer dans le clan des dominateurs.Ili nsi, une femme peut non pas devenir un [icmme, mais se considérer elle-même se-lan les préjugés masculins, comme fem-lie-objet, être soumis et inférieur, etc.l'our un peuple comme le nôtre, passer lans l\u2019autre clan ça veut dire s\u2019assimiler : In le voit surtout dans les hautes sphères te la société, chez les Canadiens français lui ont réussi.et qui ne disent plus un fiot de français ! \u201cOu bien on passe à la révolte.C\u2019est lertainement plus facile pour un individu lue pour un peuple.Au Québec, nous garions encore la peur de lâcher la proie |our l\u2019ombre, on s\u2019agrippe névrotiquement ses petites choses.Pour avoir le goût du lisque, il faut avoir confiance en soi, sortir de sa solitude.\u201d \u2014 Depuis l\u2019époque que vous retracez (ans vos mémoires, comment s\u2019est mani-stè le progrès social?\u2014Quand j\u2019avais 20, 25 ans, c\u2019était pas-er pour un dangereux novateur que d\u2019ê-Ire en faveur de la sécurité sociale : |\u2018Payer pour des gens qu\u2019on ne connaît encourager les parasites, blablabla .\u201d Il a fallu y mettre le temps, pour qu\u2019on se rende compte que ce sont idéologies de droite, l\u2019hitlérisme, le fascisme, le franquisme, qui menacent vé-itablement l\u2019humanité.Je suis contre tout totalitarisme, mais les maux venus des touvernements de droite sont plus pénibles que tout au monde, pensez à l\u2019antisé-litisme scientifique du nazisme.\u201cAu fond, je ne suis pas sûre que le [:ombat du Québec soit gagné, non plus se de la pression socio-économique.Quand il m\u2019a dit ça, j\u2019ai eu envie de le mettre à la porte.mais après tout, je n\u2019ai pas d\u2019enfants, je n\u2019ai jamais fait face à ce genre de problèmes.Cette histoire, ce vieux drame, quelle véritable solution peut-on lui apporter?\u201cLa loi de ce continent, la voici : n\u2019est égal à l\u2019anglo-saxon que son semblable.Voyez les touristes américains en Europe, qui méprisent ce qu\u2019ils y trouvent parce que ça ne ressemble pas aux Etats-Unis, voyez-les, qui vont ignorer l\u2019Europe de plus près.et qui y imposent même leur propre mode de vie! Dans le quartier de l\u2019Opéra, le matin, il flotte des odeurs.des odeurs de bacon.Ils cnt fini par l\u2019imposer, leur bacon.Mais les Européens qui vont à New York, ils n\u2019ont pas leurs croissants.\u201d La langue se détériore \u2014 Vous lisez les jeunes auteurs québécois de gauche ?Parti-Pris ?\u2014 Oui.parfois.Bien sûr, au Québec comme chez tous les peuples jeunes, des courants d\u2019idées se manifestent avec une certaine incohérence, un manque de formation.Ecoutez, je n\u2019aime pas dire cela, parler ainsi de ces jeunes gens qui par ailleurs sont intelligents et de bonne volonté .mais leurs articles sont si souvent mal écrits, ça enlève l\u2019envie de les lire, je ne dissocie pas le fond de la forme : quand on pense justement, on s\u2019exprime justement, c\u2019est peut-être du snobisme intellectuel, ce que je dis là ?\u201d Et c\u2019est par ce détour qu\u2019on arrive à une question qui la passionne : la langue.\u201cCulturellement, il y a eu une évolution pour le meilleur et pour le pire à la fois.Des progrès incontestables au niveau de la création littéraire et artistique, des et plus précise.Ce n\u2019est pas le cas de l\u2019an glais.Quand je traduis \u201céchevelé\u201d par \u201cdischeveled\u201d, les Anglais s'étonnent de tant d'érudition.Eux, ils disent \u201cmessed up\u201d, des trucs en \"up\u201d, qui s'appliquent à n\u2019importe quoi, aux cheveux comme aux vêtements ou à une chambre.\u201cDischeve-led\u201d, c\u2019est un mot clair, précis, ça vient du français.D\u2019ailleurs, j'ai souvent remarqué, comme je disais à Pontaut, que des gens qui possèdent bien le français s\u2019expriment en anglais avec plus de raffinement que les Anglais eux-memes.\u201cL\u2019unilinguisme français au Québec ?Mais évidemment.C\u2019est une mesure qui devrait de toute urgence être appliquée.L'être humain doit être unilingue.Le multilinguisme est possible et souhaitable uniquement pour ceux qui sont naturellement doués pour l\u2019étude des langues.\u201d L'accès à l'instruction s'est généralisé: mais la qualité de l'enseignement.,?\u2014 Vous avez beaucoup parlé, dans ves mémoires, de la pauvreté de l\u2019enseignement que vous avez reçu\u2014 Et aujourd\u2019hui ?\u201cC\u2019est sûr, tant de choses nous ont manqué.nos cellules, nos neutrons ! (elle porte la main à sa tête, en riant, Claire Martin s\u2019exprime par le geste tout autant que par la parole).\u201cJ\u2019ai lu des dissertations de lycéens français, des enfants de 16, 17 ans, qui écrivent et mm2 peu de gens pourraient le faire ici.On leur a montré à développer une idée de façon rationnelle et classique.L\u2019intelligence de la pensée, c\u2019est une chose qui s\u2019enseigne.Moi par contre, quand je prépare une conférence, je sue à grosses gouttes, je m\u2019évade, je fais des digressions, je suis obligée de me ramasser.\u201cC\u2019est évident, l\u2019accès à l\u2019instruction s\u2019est généralisé.L\u2019instruction que ma génération a reçue, je pense surtout aux filles, était limitée, tronquée (si ma mémoire est bonne, la première femme qui ait accédé à l\u2019Université Laval devait avoir deux ou trois ans de moins que moi).Mais il y a pourtant des choses que je ne m'explique pas.Je me plains de ce que c\u2019était dans mon temps.mais je rencontre des étudiants dont l\u2019ignorance me stupéfie, cette ignorance n\u2019existait pas au même degré dans ma jeunesse.\"Ces jeunes gens ne savent pas écrire et parler en français : il est manifeste que leurs professeurs n'en connaissent rien.(Et Claire Martin me montre la note qu\u2019un professeur de Montréal a laissée à une de ses amies : \u201cJe m\u2019en vais resté (sic) à Montréal.je déménagerez (sic).\u201d \"A sept ans, dit-elle, je n\u2019écrivais pas comme ça.J\u2019ai étudié dans des manuels français, et je crois avoir mieux appris mon français que les générations suivantes.\u201d Nous parlerons encore longtemps.De la jeunesse : \u201cIl est toujours douloureux d\u2019être un adolescent.Les jeunes sont-ils jougs ?Probablement.mais quels seront les résultats ?J'ai des amies qui ont avec leur fille de 12 ans des problèmes qui de mon temps se posaient vers l\u2019âge de 18 ans.Ça me fait sortir les yeux de la tête.C\u2019est peut-être ça le progrès ?Ce sont en tout cas, pour moi, des problèmes insolubles, que j'aurais sans doute été incapable de régler si j\u2019avais eu des enfants.Il doit être bien difficile, aujourd\u2019hui comme avant, d\u2019être parent ou éducateur.\u201d Des relations entre hommes et femmes : \u201cLes femmes ont commencé à travailler, à se gagner le respect des hommes.mais au fond d\u2019eux-mêmes, les hom- notre langue se détériore de plus en plus [que celui du, monde, dont les problèmes I québécois constituent une image en rac-IcourcL \u201cJe pense que l\u2019homme (clin d\u2019oeil au I photographe : \u201cJe ne parle pas de vous, (cher, mais du genre humain\u201d) est un être (stupide et bête qui a complètement- raté-|son aventure.Depuis qu\u2019il est sur terre, il Ise conduit haineusement et ne peut s\u2019em-] pêcher de faire la guerre.On a la bombe, Ion s\u2019en servira.Toutes les armes efficaces, [de l\u2019arbalète au canon, ont été interdites [en leur temps.Et il n\u2019y a aucun exemple (au monde d\u2019arme qui n\u2019ait pas servi au (bout du compte.Il faut être bien naïf (pour s\u2019imaginer que la même chose ne se (produira pas cette fois.\u201cLe problème du Canadien français, (c'en est un de chaque instant J\u2019ai beau, (moi, personnellement, vivre en français (dans un continent anglo-saxon, j\u2019ai un ami I qui envoie ses fils à l\u2019école anglaise à cau- moyens de communication.Mais il s'agit d\u2019une évolution qui s'est produite chez un certain nombre d'individus.Je pense que la langue collective s\u2019est détériorée, se détériore de plus en plus : l\u2019autre jour, je lisais un article du linguiste Jacques Poisson, qui en donnait une éblouissante illustration.Dans un embouteillage, quelqu\u2019un lui dit : Il y a un camion qui a explode.Poisson souligne qu\u2019il y a dix ans, on aurait dit : Il y a un truck qui a explosé.Voyez-vous, c\u2019est moins grave de dire \u201ctruck\u201d que de dire \u201cexplodé\u201d : ici, c\u2019est le verbe, l\u2019essence même de la langue, qui est détruit, contaminé par l\u2019anglais.\u201d \u2014 A ce propos, vous disiez il y a un an, dans une interview d\u2019Alain Pontaut, que la connaissance du français hausse la qualité de l'anglais, mais que l\u2019inverse est faux.\u2014 Et je le répète ! Notre langue obéit à des lois plus rigides, elle est rationnelle \u201cC\u2019est fou comme on avait besoin d\u2019une réforme de l'enseignement ! Et pourtant, je ne suis pas d\u2019accord avec tout le contenu du rapport Parent.Peut-être ai-je tort (je réagis en littéraire), mais je ne peux admettre qu\u2019on abandonne ainsi les principes de l\u2019enseignement français, qu\u2019on rejette les humanités.quand on a à soi quelque chose comme la culture française, je ne comprends pas qu\u2019on se tourne vers autre chose.\u201cCet engouement pour la spécialisation hâtive, pour les méthodes dites actives.H me semble qu\u2019on a tendance à-mésestimer l'intelligence des enfants.C\u2019est d\u2019ailleurs un phénomène tout à fait nord-américain, que de ne pas se rendre compte que l\u2019enfant, l\u2019adolescent, sont infiniment plus éveillés que ne le croient les adultes.On leur donne au contraire des livres de lecture d\u2019une bêtise épouvantable, on leur jette du mâché d\u2019avance.mes ont-ils changé d'idée sur nous ?Et les femmes ont-elles changé d\u2019idée sur elles-mêmes ?Il court encore, je le vois dans ces interviews de \u201cla femme de la rue\u201d à la télé, ce sot préjugé par lequel on confond égalité et supériorité.quel gaspillage humain ! Mais les apparences, du moins, ont changé : vers la fin des années 40, c\u2019était classique dans toutes les réceptions : les sexes se séparaient, et volontairement, les femmes étaient ravies de se retrouver en^re elles.Moi, je devais passer pour une personne de moeurs dissolues, parce que j\u2019allais m\u2019asseoir parmi les hommes, dont les discussions m\u2019intéressaient davantage.Aujourd\u2019hui.c\u2019est fini.Je n\u2019ai pas vu depuis belle lurette ce genre de ségrégation !\u201d Le soir va tomber, Claire Martin allume les lampes.Derrière les baies vitrées, Ottawa grisonne peu à peu.Mais nous .avions passé l'après-midi au Québec.IA PRESSE, 30 DECEMBRE 1967 / 5 6 / IA PRESSE, 30 DECEMBRE 1967 LàKSdasMJHRS Versez-vous une pleine poignée de noix salées Planters.Mmmmm I Quel délice.De bonnes noix.des noix de choix.Ranters n\u2019accepte que des noix parfaites et vous les présente débordantes de saveur et de fraîcheur en boites scellées à vide et en sac de cellophane.Goûtez-y.Mmmmm I Vous en redeman- Planters présente 10hmmmm ém.VM.ruccur+lui, par Alblccoeo, la Mto om- ligifl CIGARETTES BOUT UNI ou FILTRE HP?* PLANT cw oiM rrBTT.TT ¦'M'gp 0IENTOT l'on présentera le film \"le Grand Meaulnes\" réalisé, d'après le roman d'Alain-Fournier, par Jean Gabriel Albicocco, ce roman étant considéré comme l'un des plus purs romans d'amour.De nombreux cinéastes avaient été tentés par le sujet, mais Isabelle Rivière, la soeur de l'auteur, n'avait jamais voulu donner son consentement.Ce n'est qu'après avoir vu un très bon court métrage sur la Sologne qu'elle s'est laissée fléchir sur Albicocco.Mais une conditions exigées par elle fut que les rôles seraient tenus par des inconnus.Le rôle d'Yvonne de Galais est interprété par Brigitte Fossey.Elle n'est certes pas une inconnue puisqu'elle avait tourné dans le film de René Clément \"les Jeux interdits\".Elle n'avait alors que cinq ans et demi.Et pour tout dire, nous l'avions un peu oubliée.Brigitte Fossey est devenue une très jolie jeune fille.Elle habite un des quartiers les plus chics de Paris, avenue Foch.C'est là qu'elle a bien voulu recevoir les journalistes.\u2014Je n'aime pas beaucoup la photo, avoue-t-elle.Je suis pour le mouvement, pour ce qui bouge.En attendant de voir son film, sachons que Brigitte Fossey a une vie bien remplie.Le matin elle suit les cours de Lee Strasberg.L'après-midi est consacré à ses cours de danse, et le soir, elle joue \"l'Eté\" au théâtre de poche Montparnasse.Avec le cachet de son film, Brigitte va enfin pouvoir réaliser un beau rêve.\"Je veux de la terre.De la bonne terre normande ou bretonne sur laquelle je ferai bâtir une maison plus tard.\" LE PLUS BEAU ROMAN D\u2019AMOUR AU , CINEMA Jmam Ual§m\u201e qui lacarmm lu Grand Mooulaos.Ou éH qu'imbulb KfvMrm rvfvt un choc en lu voyant.\"C'ait lui, a-t-affa dit.Il a yoox.\u201d |ïW8ggaæ« BrigHto fmmmy m aujourd'hui 20 ans.Mous la ratroavoue dans fa rilu do la para juunu fillu, tonte frémissants, t'Yvonoa do Oalais, héroÏÊSU du \"Grand Moaofnes\".las Iptorprétoo do Hlm \"la Brand Maaafnas\".Srfgffto foiny chu* oüo, avaaao loch.Un confort parfait toute la journée La poudre iuD-Scho/I rafraîchit m pieds Une légère application de poudre poix les pieds du Or Scholl, chaque matin, rafraîchit les pieds et assure un con \u2022 fort parfait toute la journée.Pour neutraliser les odeurs, essayez la poudre Bromi-drosis du Dr Scholl.La poudre Solvex du Dr Scholl prévient le pied d'athlète.Ces trois produits sont en vente dans les pharmacies, les magasins de chaussures, les magasins à rayons et de variétés.\t__ 07-20 D-r Scholl Pour le confort des pieds LES REPORTAGES DU MAGAZINE DE LA PRESSE INTERESSENT TOUS LES LECTEURS DEEP NEAT aide à calmer les douleurs arthritiques En quelques minutes.Deep Heat procure un soulagement des douleurs arthritiques, rhumatismales ou musculaires\u2014 Deep Heat Rub pénètre littéralement dans la peau, c\u2019est pourquoi il est si effieux.C\u2019est un analgésique A 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l\u2019histoire espagnole.Immobilisée dans l\u2019éclat d\u2019antan, elle est devenue un musée, que l\u2019on visite avec une admiration empreinte du plus profond respect.PAR NOELLA DESJARDINS Deux rues du vieux Tolède.Deux pittoresques de cette ville aussi belle L\u2019Histoire nous apprend, après la légende, qui situerait son origine deux mille ans avant Jésus-Christ, qu\u2019elle fut \u201cmodeste sous la domination romaine,\u201d prenant ensuite conscience de sa puissance à l\u2019époque Wisigothe \u2014 elle devint pour la première fois le siège de la monarchie en 569 \u2014 jusqu\u2019à la Reconquête, à l\u2019entrée d\u2019Alphonse VI dans la capitale, en 1085, alors que celui-ci prit le titre d\u2019empereur des deux religions, réunissant sous son sceptre Maures et Chrétients.Ce n\u2019est qu\u2019en 1560, sous le règne de Philippe II, que Tolède céda son titre de capitale à Madrid.Sa renommée ne se limite pas toutefois uniquement à son passé militaire et politique.Cette ville fut aussi un centre intellectuel de première importance, en même temps que la capitale de l\u2019art mudéjar.D\u2019où l\u2019heureux mariage de l\u2019architecture romane avec l\u2019art arabe.C\u2019est encore Tolède qui fut, sous les rois catholiques, le foyer du style gothique hispano-flamand, ainsi que celui du gothique flamboyant et du mudéjar.C\u2019est tout ça réuni qui confère à Tolède ce caractère de puissance artistique inégalable.Le visiteur n\u2019est donc nullement étonné de se trouver dans une ville classée monument historique.Ville touristique, mais si belle Après avoir été la capitale des Wisi-goths et de la Castille, Tolède est devenue aujourd\u2019hui une ville touristique.Tout simplement.Le Tage coule paisiblement à ses pieds et, belle, fière, immuable, elle vit, sur son rocher, une existence provinciale.Elle ne se trouble même plus de voir le vieux Zocodover, centre nerveux de la ville, envahi chaque semaine par le marché.*¦« \u201cElle se reconstruit, fabrique des armes, industrie moyenâgeuse, des chaussures, du papier, du chocolat, cultive et exporte de la réglisse, file de la soie, produit de la bière, des vignes, des olives, des fruits, etc.\u201cMais le visiteur pressé ne s\u2019arrêtera qu\u2019aux monuments, qui sont de véritables joyaux.Et pourtant, nous avons visité un atelier de ciselure, ét aussi la fa- commandées maintenant par des producteurs de films\u201d, nous avouera un employé.Il y a tant de choses à voir à Tolède, que nous avons la désagréable impression d\u2019être frustrés lorsque nous devons en négliger quelques-unes.Que faut-il voir d\u2019abord ?La cathédrale ?La synagogue ?Santa Maria la Blanca ?L\u2019hôpital Tavera ?La maison du Greco ?Sans oublier les portes fameuses, Bisagra, ancienne et nouvelle, la Puerta del Sol, San Martin sur le pont du même nom, la porte arabe sur le pont d\u2019Alcantara, et quelques autres qui échappent à mes souvenirs ?Promenade dans le vieux Tolède C\u2019est à la fois déroutant et captivant.Tolède se révèle à nous en nous tenant, j\u2019oserais dire, à une distance respectueuse.Cette noble dame n\u2019apprécie pas les familiarités.Elle se laisse aborder, soit, mais elle en impose par une certaine austérité.A elle seule, la Puerta del Sol, par sa haute stature, est d\u2019une impressionnante beauté.Vestige arabe de la troisième époque, ce monument a été fidèlement reconstruit.En outre, après l\u2019avoir franchie, nous pénétrons dans un quartier qui offre une vue magnifique sur la très belle plaine fertile aux environs de la ville.Mais revenons en deçà de la porte.Nous venions de quitter l'hôpital Tavera Ce monument, conçu comme un grand monastère, dont les travaux commencés en 1541 furent achevés en 1600, rappelle à certains égards, le palais de l\u2019Escurial.Dans l\u2019axe de son grand patio central se trouve l\u2019église, dont le portail en marbre de Carrare est l\u2019oeuvre du fameux sculpteur espagnol Alonso de Berruguete.C\u2019est lui également qui, âgé de 80 ans, exécuta le tombeau du cardinal Tavera.Une autre richesse de cet hôpital est le maitre-autel dû au Greco.D'ailleurs, nous sommes dans la patrie de cet artiste gé-niaL Nous avons visité sa maison, y compris les jardins et le pàtio.Précisons que l\u2019ensemble comprend plusieurs maisons ayant appartenu à l\u2019énigmatique marquis de Villena et où le Greco habita par la suite durant presque trente ans.Du jardin pittoresque, in vue s'étend sur les \u201ccigar-rales\u201d de Tolède, c\u2019est-à-dire sur les maisons de campagne.Quant au musée proprement dit, outre les trésors ayant appartenu à l\u2019artiste nous trouvons une superbe collection de ses oeuvres.Entre autres, une série d\u2019apôtres, de sa dernière époque.^ Sou Servondo.¦usé*.LA PRESSE, 30 DECEMBRE 1967 / 9 10 / IA PRESSE.30 DECEMBRE 1967 mm WfM Lo pont Mlculara.wr lo Togo.La synagogue et Santa Maria la Blanca Tout près de la maison du Greco se trouve l'ancienne Synagogue dite El Transitu.Cet édifice de style mudéjar, très simple de l\u2019extérieur, est surtout remarquable par les ornements en plâtre des murs intérieurs, aussi bien que par les encadrements des fenêtres et la décoration des 54 arcs, véritable modèle de la parfaite ornementation en plâtre qui subsiste eu Espagne.A noter, la fameuse porte plateresque, le plafond \u201cartesonado\u201d en mélèze, et les pierres tombales de quelques Chevaliers de Calatrava.Nous empruntons maintenant la \u201ccalle de los Reyes Catolicos\u201d pour tomber, plus loin, sur une autre synagogue, devenue plus tard l\u2019église Santa Maria la Blanca.De style hispanoalmohade, l\u2019Intérieur est divisé en cinq nefs que supportent 32 grands piliers.Ses beaux arcs en (fer à cheval, semblables à ceux de la mosquée de Cordoue, constituent l\u2019un des plus brillants spécimens de l\u2019art almohade en Espagne.La fwtoouw cathédrale Rappelons d\u2019abord que la première pierre de cette cathédrale fut posée en 1227 et que sa construction se poursuivit durant 266 ans.Elle est à elle seule un musée somptueux rempli de trésors.La lumière y pénètre par 750 vitraux des XTVe, XVe, et XVIe siècles, auxquels ont travaillé les meilleurs artistes de ces époques.Il serait trop long d\u2019énumérer tous les chefs-d\u2019oeuvre que renferme la cathédrale.Les yeux ne savent plus où se poser tant ils sont éblouis.Que ce soit dans la nef, dans le sanctuaire séparé de celle-ci par la grille de Villapando, 1» diverses chapelles abondamment ornées de sculptures et de dorures, dans la salle Capitulaire dont tes murs sont décorés de fresques datant de la première partie du XVIe siècle.Pour être juste il faudrait dire que la cathédrale est un musée immense qui renferme de petits musées.Ainsi, celui de l\u2019antésacristie, un véritable petit musée de peintures de Lucas Jordan, Ricci, Carducci et Eugenio Caxes.Tandis que dans la sacristie nous trouvons une autre série d\u2019apôtres du Greco, antérieure à celle que nous avons vue au musée Greco, de même qu\u2019une série de cartons de tapisseries de Téniers une autre attribuée à Lucas Jordan, et une splendide collection de tableaux dont quelques-uns sont signés El Greco, Goya, Ribera, Van Dyck, jusqu\u2019au \u201cDéluge\u201d de Bassano.Et j\u2019en oublie, malheureusement.Et je n\u2019ai pas parlé non plus des sculptures, de ces tombeaux gothiques dont les gisants ont été exécutés d\u2019après nature et furent taillés par Diego Copin, de Hoilande.Bref, j\u2019ai la sensation désagréable de pécher par omission.De négliger des oeuvres capitales, de me perdre dans un univers enchanté.Au sortir de la cathédrale, en dévalant les vieilles rues étroites, pour remonter ensuite à la promenade du Mirador, d\u2019où nous avons une vue panoramique exceptionnelle sur Tolède \u2014 à l\u2019horizon se détache la silhouette de 1\u2019Alcazar, dont les ruines stigmatisent la guerre de libération, en 1936 \u2014 nous finirons notre visite, trop brève, hélas ! par San Tome.Là, nous nous arrêterons un long moment devant l\u2019oeuvre maîtresse du Greco \u201cL\u2019enterrement du comte d\u2019Orgaz\u201d.Je crains d\u2019avoir trahi l\u2019âme de Tolède.D\u2019avoir voilé son vrai visage.H faudrait y séjourner pour en découvrir toutes les beautés.Le passant ne peut que recevoir \u201cle choc\u201d qui l\u2019étourdit A peiné revenu de son éblouissement il se rendra compte qu\u2019il doit s'arracher de «a Beux avant d\u2019en avoir perçu le mystère.Somme toute, on quitte Tolède, insatisfait Frustré même.Car e\u2019est là que se résume l\u2019histoire de l\u2019Espagne, dans toute sa magnificence passée.\tgtsssua» MmL BRANLE-BAS DE COMBAT POUR UN PLAT NEGLIGE En ces temps tristes où les dieux sont si peu favorables aux hommes \u2014 voyez ces grèves, ces sombres manchettes dans les gazettes publiques \u2014 c\u2019est encore la grande table du petit restaurant qui peut offrir quelque joie aux humains.Il ne faut pas rater sa vie : il n\u2019y en a qu\u2019une par personne.Prenez donc soin de votre organisme en vous disant qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire d\u2019apprendre à mourir: on y parvient toujours très bien du premier coup.C\u2019est apprendre à bien vivre qui compte et importe.Donc, en cas temps ombrageux, un bon repas calme avec quelques amis honnêtes devient une halte bienfaisante.L\u2019organisme refait ses forces, l\u2019esprit trouve son compte dans un verre ou deux d\u2019un vin qui glisse bien et, sortant de table, il arrive, parfois, qu\u2019on soit réconcilié avec le genre humain.Heureuse magie de la cuisine, la bonne ! Tout cela pour en arriver à un doux reproche à mes restaurateurs favoris.Pourquoi diable n\u2019offrent-ils pas le saucisson chaud ?Cela se mange pourtant.A Paris, le saucisson chaud est servi, solidement parfumé (estragon) et accompagné de pommes (de terre) à la crème plus un soupçon de vinaigre.A Lyon, le saucisson chaud est toujours servi avec des pommes \u201cà l\u2019anglaise\u201d.Bon ! Nous n\u2019allons pas nous quereller à propos de pommes .à la crème ou à l\u2019anglaise.Je vous dis tout de suite que je les préfère .à l\u2019huile.Mais à Montréal on ne connaît pas cette dernière recette pas plus qu\u2019on sait nous régaler de quelques tranches de saucisson chaud.Parce que nous ne connaissons rien, mais alors absolument rien, en matière de charcuterie.Nos cuisiniers s\u2019en tiennent à la saucisse, au boudin.Pitoyable, n\u2019est-ce pas ?Notre porc, réputé dans le monde entier, se présente en côtelettes et toute la gamme des jambons mais l\u2019inventaire s\u2019arrête là.Devant le saucisson de porc, on lève le nez, le mets n\u2019étant pas assez snob pour la table du restaurant qui se veut chic.C\u2019est un grand tort fait au porc et c\u2019est priver Faimable clientèle ^ de savoureuses découvertes.Nous sommes quelques gastronomades à exiger le saucisson (de porc pur) bien chaud (deux tranches) qu\u2019on entoure de pommes de terre crémées et légèrement acidulées par le vinaigre, et qu\u2019une subtile cerfeuillade complète avec une pointe de canaillerie.Le chef nous a fait une scène : on le ruinait, affirmait-il, en délaissant ses gigots d\u2019agneau et ses rosbifs \u2014 marque Rouge, pensez-y \u2014 pour jeter notre dévolu gourmand sur un vulgaire saucisson à la viande de porc.Brandissant l\u2019arme de la colère \u2014 n\u2019ayez point peur, il s\u2019agit d\u2019une fourchette \u2014, nous avons dénbncé avec vigueur les ennemis du saucisson, pris la défense de l\u2019humble et doux porc et, l\u2019enthousiasme aidant, nous allions fonder (quoi ! encore une) la Société des Sauveurs du Saucisson.Le calme fut rétabli lorsque le cuisinier annonça qu\u2019ü mettait la saucisson chaud au menu.jusqu\u2019à nos fins dernières.ROGER CHAMPOUX au menu cette semaine INGREDIENTS: 1 pinte de lait \u2014 8 oeufs (de ces oeufs on utilisera les jaunes et 4 blancs seulement) \u2014 1 demi-gousse de vanille \u2014 V* tasse de sucre en poudre pour la crème \u2014 % tasse de sucre en poudre pour le caramel (cette quantité est valable par moitié pour caraméliser le moule, par moitié pour faire un sirop de caramel avec le quel on arrosera la crème après démoulage) \u2014 Quelques cuillérées d\u2019eau.Faire bouillir le lait et y plonger la de-mi-gousse de vanille ainsi que % tasse de sucre.Couvrir la casserole et laisser infuser au chaud mais sans faire bouillir, pendant, une dizaine de minutes.Remuer de temps en temps pour hâter la dissolution du sucre.Casser un à un les oeufs au-dessus d\u2019un bol, ceci afin de s\u2019assurer de leur fraîcheur, et les mettre au fur et à mesure dans une terrine.Agir ainsi pour 4 oeufs seulement.En ce qui regarde les quatre autres, séparer les blancs des jaunes et ajouter seulement les 4 jaunes à ceux déjà dans la terrine.Mélanger les oeufs à l\u2019aide d\u2019un fouet, et tout en continuant de remuer, verser petit à petit le lait sur les oeufs.Une mousse blanchâtre se formera à la surface ; à ce moment, arrêter de battre.Passer cette crème à travers le chinois, mis au-dessus de la terrine propre, afin de la débarrasser des grumeaux qu\u2019auraient pu faire éventuellement les blancs, ainsi que la mousse de surface.Dans le moule mettre la moitié du sucre pour faire le caramel et 2 cuillérées d\u2019eau ; mettre à feu doux et laisser cuire doucement jusqu\u2019à évaporation complète de l\u2019eau.Faire chauffer de l\u2019eau pour le bain-marie; la quantité dépend de la grandeur et de la forme du moule.Dès que le sirop de sucre a pris une belle couleur blonde, prendre le moule en s\u2019aidant d\u2019un torchon et le pencher en tous sens afin de bien enduire toutes les parois de sirop caramélisé.Dans ce moule caramélisé, verser la crème qui est dans la terrine.Si le caramel des parois a l\u2019air de glisser un peu dans la crème, cela n\u2019a aucune importance.Allumer le four.Mettre le moule dans le récipient contenant l\u2019eau chaude.Cette eau doit atteindre euviron les deux tiers de la hauteur du moule.Placer le tout dans le four qui doit être de chaleur moyenne.Surveiller attentivement la cuisson ; l\u2019eau du bain-marie ne doit jamais bouillir car, s\u2019il en était ainsi, elle risquerait d\u2019être projetée dans la crème et la désagrégerait.Si cela est nécessaire, arrêter l\u2019ébullition en ajoutant de temps en temps une ou deux cuillerées d\u2019eau froide.Au bout d\u2019une heure, vérifier la cuisson de la crème.Planter dedans une aiguille à tricoter ; aucune particule de crème ne doit y adhérer.Si nécessaire, continuer la cuisson pendant quelques minutes.Après avoir retiré la crème du four, laisser le moule dans le bain-marie environ un quart d\u2019heure, puis le mettre à refroidir.Ce n\u2019est qu\u2019au moment de servir qu\u2019on démoulera la crème.A l\u2019aide de la pointe d\u2019un couteau détacher délicatement la crème des parois du moule.Placer le plat rond de service renversé au-dessus du moule et retourner le tout d\u2019un seul coup.Dans la petite casserole, mettre le sucre restant et 3 cuillérées d\u2019eau, et, à feu doux, faire un deuxième caramel blond mais qui doit être plus fluide que celui du moule, puisqu\u2019il servira à arroser la crème démou- îÆjSi?: *\u202281» WêëÊêÊ émë sssaE** LA CRÈME RENVERSÉE AU CARAMEL 12 / LA PRESSE.30 DECEMBRE 1967 LA BROCHETTE par\tne J.-CLAUDE PAQUET\tH Bip STATISTIQUES Fredy Sigg Aux Etats-Unis, les chiffres sont encore plus impressionnants.En 1965, 49,000 morts sur les routes américaines.En 1966, 52,500 morts, 1,900,000 blessés, et des pertes matérielles s'élevant à 9.8 milliards de dollars.Un humoriste pourrait en conclure que les routes américaines sont plus dangereuses que les artilleurs du Vietcong.Les passages à niveau VOILA CE QUE NOUS DISENT LES STATISTIQUES DE 1967, SUR LES ACCIDENTS SURVENUS AUX PASSAGES A NIVEAU : Année Nombre d'accidents Morts\tBlessés 1966\t478\t186\t621 1965\t452\t150\t540 1964\t433\t\t 1957\t588\t\t 6 janvier 1967.Pardon, 68.Les vieilles habitudes d'un an ne se perdent pas comme ça, du jour au laide main.Donc, 6 janvier 1968.Le premier samedi de la nouvelle année.L époque où l\u2019on prend toutes sortes de bonnes résolutions, où l\u2019on se souhaite nos meilleurs voeux.Et les journaux en profitent pour nous présenter leurs rétrospectives de l\u2019année écoulée.Les grands événements qui ont marqué la vie internationale, nationale ou locale, les plus importantes nouvelles de l\u2019année.Mais les journalistes sont les historiens de la vie quotidienne, et beaucoup de petites nouvelles, pourtant intéressantes, sont oubliées d\u2019une édition à l\u2019autre.Plutôt que de vous présenter une rétrospective des grandes nouvelles de l\u2019année \u2014 ce que les quotidiens font d'ailleurs abondamment \u2014 le Magazine a cru bon de vous offrir, sous forme de petits tableaux statistiques, certaines nouvelles qui ont été publiées dans les quotidiens montréalais au cours de 1967, et dont certaines auront au moins le mérite de vous apporter quelques suggestions quant aux résolutions que vous pourriez formuler pour 1967.Et pour commencer sur une note gaie, voyons ce que nous rappelaient les journaux de 1967, en ce qui concerne les accidents de tous genres.Les statistiques étant généralement , oubliées avec un an de retard, vous comprendrez qu\u2019elles se réfèrent souvent aux années antérieures, mais que les tendances se sont généralement maintenues ou accrues en 1967, à quelques exceptions près.Accidents de la route Tout récemment, les journaux nous révélaient que les accidents de la route s\u2019étaient accrus d\u2019environ 15 pour cent au Canada, au cours de 1967.En 1966, on comptait 7,035,850 permis de conduire au Canada, soit une augmentation de 4.9 pour 100 sur l'année précédente.En 1966, 5,258 personnes ont perdu la vie sur les routes, soit une augmentation de 7.4 pour 100 sur 1965, alors que 4,915 personnes y lais-raient leur vie.En 1964, le nombre était de 4,667.\t, PAR PROVINCE, LES PERTES DE VIE S'ETABLISSENT COMME SUIT: \t1965\t1966 Terre-Neuve\t72\t93 1 fs-du-PrincoEdouard\t25\t33 Nouvelle-Ecosse\t209\t234 Nouveau-Brunswick\t204\t230 Québec\t1,541\t1,727 Ontario\t1,611\t1,596 Manitoba\t178\t206 Saskatchewan\t233\t279 v.Alberta\t331\t334 Colombie-Britannique\t500\t520 Yukon et T.N.O.\t6\t8 Quant aux incendies à Montréal, ils sont responsables de 33 morts et de 791 blessés en 1965, avec des pertes matérielles s\u2019élevant à $7,682,815.Les pompiers de la Métropole ont reçu cette anDée-là 19,544 appels, dont 5,376 fausses alertes, 7,181 incendies d\u2019importance mineure, et 113 nécessitant plus de deux alertes.Statistiques de la chasse Quant aux victimes de la chasse, elles ne comportent pas que du gibier.Et du tableau qui suit sur la chasse au Québec, on pourrait conclure qu\u2019en 1966 il s\u2019est abattu beaucoup moins d\u2019orignaux que l\u2019année précédente, mais beaucoup plus de chasseurs.LA CHASSE AU QUEBEC \tNombre d'accidents\tAccidents mortels\tAnimaux abattus Orignaux Chevreuils Caribous\t 1966\t69\t31\t7,715\t7/491\t116 1965\t44\t18\t8,896\t 1964\t37\t14\t\t 1963\t41\t19\t\t Les accidents, on s\u2019en doute un peu, ont un effet sur les données démographiques.Mais elles ne sont pas seules.Le taux des naissances au Canada, par exemple, est plus bas qu\u2019il ne l\u2019a jamais été.On enregistrait, en 1966, 20 naissances par 1,000 habitants, comparativement à 28.5 en 1947.Mais en 1947, la pilule n\u2019existait pas.Et d\u2019un autre côté, les avortements étaient peut-être moins nombreux.Car en effet, tout illégaux qu\u2019ils soient, on estime à 300,000 environ le nombre des avortements effectués au Canada en 1966, dont environ 80 pour 100 sur des femmes mariées.Quelques autres statistiques démographiques ?Le Canada comptait, au 1er juin 1967, 20,405,000 habitants, soit 390,000 de plus qu\u2019au 1er juin 1966, ou une augmentation de 1.9 pour 100.De ce nombre, 194,743 étaient des immigrants, dont\u201863,291 venaient de Grande-Bretagne, 31,625 de l\u2019Italie, et 7,872 de France.Le Québec et l\u2019Ontario se partageaient comme suit, la majorité de ces immigrants : 107,621 établis en Ontario, et 39,198 au Québec.Le taux des naissances est également en baisse à Montréal, où l\u2019on a enregistré 22,500 naissances en 1966, comparativement à 24,954 en 1965.La population montréalaise atteignait ainsi en 1966 une population totale de 1,226,000 habitants, soit 7,000 de plus seulement qu\u2019en 1965.Les causes de décès à Montréal Parlant de démographie, il n est pas sans intérêt de parler ici des dix principales causes de décès à Montréal, et qui sont à toutes fins pratiques les mêmes que celles enregistrées au Canada ou en Amérique du Nord. LES 10 PRINCIPALES CAUSES DE DECES \tTaux de mortalité Décès enregistrés\tpar 100,000 de à Montréal\tpopulation 1965\t1966\t1965\t1966 Maladies du coeur\t3,977\t4,016\t326.3\t327.6 Cancer\t2,132\t2,270\t174.0\t185.2 Lésions vasculaires cérébrales\t800\t791\t65.6\t64.5 Accidents\t530\t598\t43.5\t48.8 Maladies de la première enfance\t290\t263\t23.8\t21.5 Néphrites\t232\t243\t19.0\t19.8 Foie et vésicule biliaire\t188\t226\t15.4\t18.4 Diabète\t191\t222\t15.7\t18.8 Malformations congénitales\t133\t178\t10.9\t14.5 Suicides\t99\t113\t8.1\t9.2 Y a-t-il d\u2019autres causes auxquelles il faut attribuer la baisse du taux d\u2019accroissement de la population ?Alors pourquoi pas les divorces ?De 8,974 qu'ils étaient en 1965, on en omptait 10,215 en 1966, dont 988 au Québec qui, depuis quelques années, commence à s'inscrire aux statistiques dans ce domaine, même s\u2019il n\u2019a pas encore ses cours de divorce.Faut-il s\u2019interroger sur les causes de divorce ?La consommation d\u2019alcool n'est pas ndmise comme critère.Ce qui D\u2019a pas empêché les Canadiens de consommer en moyenne, >n 1966, 450 bouteilles de bière ou 27 bouteilles de whisky par année.Si cette statistique comprend les enfants comme les vieillards, on peut facilement imaginer que quelques citoyens d'âge moyen ont eu bien peu de temps pour se remettre de leur mal de cheveux de la veille.Prendre un p\u2019tit coup, c\u2019est agréable, comme dit la chanson, mais ça coûte cher.Si : on en juge par le tableau suivant, on peut aisément supposer que les Canadiens n'ont pas !>>us les moyens de s\u2019offrir annuellement 450 bouteilles de bière ou 27 bouteilles de whisky.Comme nous le rapportent en effet les dernières statistiques du Bureau fédéral de l'impôt.il y avait au Canada, en 1965, 4,978,382 qui travaillaient pour le compte d\u2019un employeur, et qui avaient un revenu moyen de $4,729.- Par occupation, les salaires moyens déclarés à l\u2019impôt étaient les suivants : Profession Salaire moyen Médecins\t$23,229 Architectes\t19,278 Avocats et notaires\t19,191 Dentistes\t15,693 Comptables\t13,447 Courtiers d'assurances\t9,280 Agents d'immeubles\t8,635 Professeurs\t5/401 Fonctionnaires fédéraux\t5,114 Fonctionnaires provinciaux\t4,942 Fonctionnaires municipaux\t4,941 Il importe, bien sûr, de ne pas confondre entre le revenu déclaré à l\u2019impôt et le revenu réel .C\u2019est ainsi qu\u2019en 1965 il y avait eu, selon l\u2019impôt, seulement 296,171 personnes qui ont gagné $10,000 et plus, et 110 seulement qui auraient gagné plus de $200,000.On nous dit, par contre, que 91,719 personnes sont à leur retraite et' ont un revenu annuel moyen de $3,367.Quant aux revenus globaux des Canadiens, les statistiques de 1967 les établissaient comme suit : 1963\t1965 1966 Canada\t$32,934,000,000\t$38,902,000,000 Ontario\t13,090,000,000 Québec\t8,254,000,000\t9,926,000,000 $42,712,000,000 \u2014 16.921.000.\t000 10.830.000.\t000 Le revenu personnel moyen, par province, se situait comme suit, en 1966: (ne pas confondre avec le revenu moyen des travailleurs) Portrait d'un ministre des finances, M.Sharp Terre-Neuve\t$1,286\tManitoba\t2,054 l.-P.-E.\t1,376\tSaskatchewan\t2,237 Nouvelle-Ecosse\t1,575\tAlberta\t2,215 Nouveau-Brunswick\t1,475\tColombie-Britannique\t2,437 Québec\t1,885\tYukon et T.N.O.\t1,560 Ontario\t2,454\tCanada\t2,144 Ainsi, nous apprennent les journaux, les salaires des travailleurs canadiens ont augmenté de 7.7 pour 100 en 1966.Mais on nous apprend d\u2019autre part qu\u2019en 1966(67, le coût de la vie a augmenté de 8 pour 100, soit l\u2019un des plus élevés au monde, ce qu\u2019indique le petit tableau suivant : Hausse du coût de Pays\tla vie, en 1966/67 Allemagne de l'Ouest\t4.2% Royaume-Uni\t5.7 France\t5.9 Etats-Unis\t6.4 Italie\t6.9 Canada\t8.0 Japon\t9.1 Cette situation d\u2019un coût de la vie qui augmente plus vite que les salaires ne pouvait forcément conduire qu\u2019à un plus grand nombre de conflits syndicaux.Et ce fut le Québec qui, en 1966, se classa bon premier quant au nombre de jours-ouvrier perdus, bien qu\u2019il ait connu deux fois moins de grèves qu\u2019en Ontario.Pour l\u2019ensemble du Canada, en 1966, 629 conflits du travail (grèves et lock-outs), mettani en cause 411,000 travailleurs, pour 5,048,250 jours-ouvrier perdus.Voilà comment se répartissent ces chiffres par province : VOILA COMMENT SE REPARTISSENT CES CHIFFRES PAR PROVINCE Nombre d'arrêts Jours-ouvrier de travail\tperdus Entreprises sous juridiction fédérale\t42\t1/401,290 Terre-Neuve\t10\t22,260 lle-du-Prince-Edouard\t3\t11,960 Nouvelle-Ecosse\t34\t53,770 Nouveau-Brunswick\t21\t19/170 Québec\t140\t1,834/480 Ontario\t299\t1,356/480 Manitoba\t13\t41,000 Saskatchewan\t12\t20,930 Alberta\t16\t46,780 Colombie-Britannique\t39\t240,230 LA PRESSE, *9 DECEMBRE 1967 / 13 IV\t' 14 / LA PRESSE.30 DECEMBRE 1967 Pendant ce temps, d\u2019autres statistiques nous apprenaient que les profits des compagnes étaient en baisse dans l'industrie manufacturière (baisse de 1 pour 100), ainsi que dans les compagnies minières et pétrolières (baisse de 9 pour 100), mais en forte hausse dans toutes les autres compagnies (hausse de 15.5 pour 100).PAR TRIMESTRE, LES PROFITS DES COMPAGNIES S'ETABLISSAIENT COMME SUIT AU CANADA, APRES DEDUCTION DES IMPOTS Premier trimestre de Deuxième trimestre.Quatrième trimestre.Premier trimestre de Deuxième trimestre.1966: $1,164,000,000 1966:\t1,228,000,000 1966:\t1,380,000,000 1967:\t997,000,000 1967:\t1,382,000,000 PAYS Pourcentage du Eroduit national rut, drainé par les taxes et les impôts France\t39% Suède\t38 Norvège Autriche\t35 \t35 Allemagne de l'Ouest\t34 Danemark\t30 Italie\t30 Grande-Bretagne\t29 Etats-Unis\t28 Canada\t27 Qui donc est responsable de la hausse du coût de la vie ?Voilà une question qui soulèvera encore bien des controverses.Mais peu de gens oseraient en accuser les chômeurs, dont le nombre n\u2019est pas plus en régression que les salaires et les profits.Une compilation des tableaux relatifs au chômage et publiés dans les journaux de 1967 donne à peu près les résultats suivants : LE CHOMAGE AU CANADA Chômeurs, en Année Mois\tEffectifs\tNombre de % de la force ouvriers\tchômeurs\touvrière 1965 janvier\t\t359,000\t5.1% février\t\t397,000\t mars\t\t387,000\t avril\t\t371,000\t mai\t7,123,000\t265,000\t3.7% juillet\t7,495,000\t244,000\t décembre\t\t252,000\t3.5 1966 février\t\t356,000\t5.0 mars\t\t341,000\t4.8 avril\t7,248,000\t298,000\t mai\t7,383,000\t247,000\t3.3 juin\t7,533,000\t230,000\t3.1 juillet\t7,787,000\t244,000\t3.1 août\t7,805,000\t228,000\t2.9 septembre\t7,516,000\t205,000\t2.7 octobre\t7,519,000\t195,000\t2.6 novembre\t\t238,000\t décembre\t\t266,000\t3.6 1967 janvier\t\t381,000\t5.2 février\t\t396,000\t5.4 mars\t7,489,000\t400,000\t5.3 juin\t7,859,000\t292,000\t juillet\t8,125,000\t284,000\t3.5 août\t8,230,000\t247,000\t3.0 Les statistiques mensuelles n\u2019étant pas toujours complètes, la compilation est forcément incomplète, mais donne quand même une idée des tendances.Dans ces conditions, comme dirait le loustic, il ne faut pas s\u2019étonner si la pauvreté a tendance à s'accroître.Les statistiques canadiennes sur cette question ne font pas les manchettes des journaux, et rarement même, les pages d\u2019intérieur, mais retenons quand même ces statistiques que le président des Etats-Unis livrait au Congrès, en février 1967.à savoir qu\u2019aux Etats-Unis : \u201cNeuf millions d\u2019enfants de moins de 17 ans vivent dans des familles trop pauvres pour les nourrir.Seulement 3.2 millions d\u2019entre eux ont reçu l\u2019aide de l\u2019Etat.Près de la moitié de tous les enfants américains, entre 5 et 14 ans, n\u2019ont pamais vu un dentitste, et le quart des enfants nés en 1966, soit un million sur quatre, sont nés de mères qui n\u2019ont reçu aucun soins obstrétiques\" .Tout cela, me direz-vous, n\u2019a rien de bien réjouissant.Alors consolons-nous avec les présentes statistiques, publiées en mars dernier, et qui démontrent que ce n\u2019est pas au Canada que les taxes et les impôts sont le plus élevés, par rapport au produit national brut.brut.Ce phénomène \u2014 dans les pays industrialisés \u2014 des taxes relativement moins élevées par rapport au produit national brut, explique peut-être cette importante augmentation dans la consommation des viandes, tant au Canada qu'aux Etats-Unis.Quelle qu\u2019en soit l\u2019explication, voici ai tout cas les statistiques dans le domaine de la consommation des viandes : CONSOMMATION ANNUELLE DE VIANDE PAR HABITANT (en livres) CANADA\tETATS-UNIS 1950\t1966\t1950\t1966 Boeuf\t50.6\t82.7\t63.4\t104.0 Veau\t9.4\t7.0\t8.0\t4.5 Mouton et agneau\t54.9\t47.7\t4.0\t4.0 Abats (foie, etc)\t4.9\t3.6\t\t10.1 Viandes en conserve\t5.1\t4.2\t10.1\t Autres viandes\t2.2\t3.6\t69.2\t58.0 Total des viandes rouges\t127.1\t148.8\t154.7\t180.6 Volaille\t16.1\t39.6\t24.7\t43.6 Grand total\t143-2\t188.4\t179.4\t224.2 Et voilà comment nos journaux, en publiant au hasard de leurs pages les données statistiques qui leur parviennent occasionnellement, finissent par refléter la vie, non seulement économique mais également sociale de notre milieu et du monde qui nous entoure.Le service des archives de LA PRESSE accumule ainsi, chaque année, des sommes considérables de statistiques sur les sujets même les plus inattendus.Sa ûez-vous, par exemple, qu\u2019en 1966 il s\u2019est présenté dans les cinémas du Québec 433 films différents, ce qui représentait une augmentation de 35 sur l\u2019année précédente ?De ces films, 76 venaient de France, 141 des Etats-Unis, 64 de la Grande-Bretagne.71 de l\u2019Italie, et 81 d\u2019autres pays.\tf L'OFFICE CATHOLIQUE DES TECHNIQUES DE DIFFUSION AVAIT AINSI ETABLI LA COTE MORALE DE CES FILMS : 42\tFour tous\tsoit 9.7% du total 96\tAdultes et adolescents\t22.2% 133\tAdultes seulement\t30.7% 104\tAdultes avec réserve\t24.0% 46\tA déconseiller\t10.6% 12\tA proscrire\t2.8% Quant à leur valeur artistique, ces 433 films furent classés ainsi : 16\t( 3.7%)\tRemarquables 99\t(22.9%)\tBons 201\t(46.4%)\tMoyens 117\t(27.0%)\tPauvres Enfin, c\u2019est en épluchant les statistiques publiées au cours de l\u2019année qu\u2019on apprend que la pêche commerciale a augmenté de 26 pour 100 au Québec en 1967, que 40 pour 10Ô des Canadiens portent des verres, que les morsures de chiais comptent pour 23 pour 100 des accidents du travail chez les facteurs, et que la visite du Général de Gaulle au Québec a coûté $7,369 au gouvernement fédéral.Pour qui aime jongler avec des chiffres, ce petit exercice de statisticomanie peut être tout à fait amusant, en plus de révéler parfois des choses insoupçonnées.Osant espérer que l\u2019exercice peut vous plaire, le Magazine en a fait pour vous un résumé très sommaire. LES DESSINS DE BOSC >5 r m o o- a: (X < 2 V i.\u2019jaSÎgf:: \u2022 .-, ''fersg S^i0NWq VXA.;! ¦ 5g|* 5$ Us \u2022 I $SW >«Fi; wÈ^^Sw SE@eg ^asaaagft giSW ¦ I y\" «.UKs a tP5f*: s*5?«a*r,i,s
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