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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1967-02-25, Collections de BAnQ.

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[" arts* lettres spectades radio-télé SAMEDI IS FEVRIER 1947 .LA PRESSE.SOMMAIRE NAISSANCE DE MONTREAL et CENT ANS D\u2019INJUSTICE en page 4 \u2014 JEAN H AMELIN en page 6 \u2014 LE NOUVEAU DEPART DU TNM en page 7 \u2014 LA VIE D'EDGARD VARESE »n page 8 \u2014 COLIN DAVIS en page 9 \u2014 SYMPHONIES DE BRUCKNER en page 10 \u2014 LE CASSE-TETE DE PINTER en page 13 \u2014 L'OPERA DE HAMBOURG A MONTREAL en page 15 \u2014 CINEMA : LA CAGE DE VERRE en page 17 \u2014 LES FRERES MIRISCH en page 22 \u2014 LES EXPOSITIONS en page 25 \u2014 FORTIER ET WAINWRIGHT en page 26.Üü A: ~ :~- ¦ \"\u201cW %» mm* WÊÊÊÊÊ fm( e W-** H \tA % | 8 r \u2022\t ft\t ¦\t \tF \t 1 -\t.\tjmmssætBBp /jg 1 ¦ \u2018 *\u2022\u2019\ty/m L.'\t p f-f r:'\"\tl|\t flRBH\t \t o|£\t.\t»:v.|\t \t¦ f\tiP^Pt .vrxi i v \u2022 \u2022*< JTww;-.«< t \u2022\u2014rt>J J '¦> lendarmerie enquêterait sur l'utre cas de fuites a Ottawa PRESSE*' à l'Expo Le prochain festival d'Avignon Le Théâtre National Populaire ne participera pas au prochain festival d\u2019Avignon, le XXIe de la série.On parle de divorce entre le directeur du festival, Jean Vilar 'ex-directeur lui-même du TNP) et Georges Wilson, le nouveau directeur de la troupe du Palais de Chaillot.Le festival, l'un des plus importants de France, ne manquera toutefois pas d\u2019intérêt.Roger Planehon créera, dans la cour du palais des Papes, une de ses pièces: \"Bleu, blanc, rouge ou \u201cLes Libertins\u201d.Et il jouera en alternance avec celle-ci, soit \"Richard HP\u2019 soit \u201cTartuffe\u2019\u2019.Jorge Lavelli offrira une adaptation française de Jean Vauthier de la pièce de Sénèque, \"Médée\u201d, avec la troupe du Théâtre de France.Du même metteur en scène et de la même troupe, on affichera \u201cLe Triomphe de la sensibilité\u201d, une pièce pas très connue de Goethe.Dans le cloître des Carmes, Antoine Bourseillier, présentera, avec le con- Photo AFP L actrice américaine Raquel Welch «'est mariée, à Paris, avec le producteur Patrick Curtis.LA PAGE Le livre du Québec .\t._\tPhoto Alain Renaud Expression 67\" 2 un avant goût du prochain spectacle du Groupe de la Place Royale.expositions, etc.).Il y a même une exposition de premières pages de journaux (96 journaux canadiens, dont celui que vous et ce monsieur lisez en ce moment >.Selon les organisateurs, cette exposition, qui s'étend d'un bout à l'autre d\u2019un long corridor, a pour but d'illustrer 1'ulilisation de la même nouvelle dans les différentes régions de notre vaste et mystérieux pays.\"Love\u201d Ira en tournée cour» de la Comédie d'Aix-en Provence, une pièce nouvelle de François Bil-letdoux et une pièce d'un auteur inconnu.Matrice Bèjart reviendra à Avignon avec une reprise de \u201cRoméo et Juliette\u201d et une création: \"Messe pour le temps présent\".On annonce aussi la première du film de Jean-Luc Godard.\u201cLa Chinoise\", dont le tournage doit commencer Incessamment.L\u2019auteur d'\u201dA bout de souffle\u201d présentera également des extraits de ses films.Il y aura enfin, une série de concerts dans le verger d\u2019Urbain V.El Cordobés revient \"EXPression 67\" nouveau spectacle de danse moderne \u201cEXPression 67\u201d, tel est le titre du prochain spectacle du Groupe de la Place Royale II s'agit, comme on le sait, du groupe de danse moderne dirigé par Jeanne Renaud et qui a ses quartiers-généraux dans le Vieux Montreal.à la Place Royale.Le froupe réunit quatre danseuses et deux danseurs : Mlle Renaud elle-même, Jocelyne Renaud 'aucun lien de parenté), Nicole Vachon, Diane McDonald, Peter Boneham et Roger Labbé.Le nouveau spectacle du Groupe de la Place Royale aura lieu â l\u2019Egrégore du 8 au 12 mars inclusivement.On y verra quatre chorégraphies qui sont toutes signées Jean-Ee Renaud et dont une seule a été vue précédemment.Voici le détail du spectacle : 1\t\u2014 ballet sans titre, pour trois danseurs et deux voix iJosèphe Colle et Fernande Chiocchio), avec décor de Fernand Leduc : 2\t\u2014ballet sur la musique de Webern Opus 4.10.24 et 26', pour deux danseurs et une danseuse 'vu au dernier spectacle du groupe, à la Bibliothèque Eaint-Sulpicei ; 3\t\u2014\"Formes pour quatre\", pour deux danseurs et deux danseuses 'musique de Becker) : 4\t\u2014 Analogiques A et B \", musique de Xenakis, décor de Marcelle Ferron, qui réunit le groupe complet lia musique y est d'ailleurs entendue deux fois'.Jeanne Renaud prépare son nouveau spectacle avec son enthousiasme habituel, d'autant plus que maintenant elle obtient de l'aide financière du Conseil des Arts du Canada.Mais les danseurs, dit-elle, ont encore une certaine difficulté a s'adapter au langage contemporain.Toutes ses chorégraphies sont entièrement notées sur papier et elles Ee comportent aucun élément d'improvisation.\"Love\", la comédie de Murray Schisgal, connaît un très grand succès eu Theatre de QuafSous.La pièce, mise en scène par Paul Buissonneau et dont la distribution comprend Michelle Rossignol, Luc Durand el Marc Favreau, gardera l'affiche jusqu'au 12 mars Photo Yves Reaurharrp Michelle Rossignol, Luc Durand et Marc Favreau qui ont joué cette semaine la 100e représentation de \"Love\".Par la suite, la pièce sera présentée en tournée dans au moins 22 villes de la province.Le Théâtre de Qua!-Sous devrait reprendre son activité apres Pâques avec une nouvelle production, dont le choix n'est pas encore définitif.On devait présenter \"Le Knack\u201d d'Ann Jeî-licoe.mais ce projet a du être abandonné, la direction ne pouvant réunir la distribution nécessaire.Le célèbre torero El Cordobés revient dans l'arène, malgré la décision formelle qu'il avait annoncée il y a quelques semaines.Il affrontera son premier taureau de la saison le 5 mars à Castellon de la Plana.Le traversin sur lequel sa tête reposait lorsqu'il entendit une voix mystérieuse lui dire: \u201cQuitte l'arène\u201d, sera vendu aux enchères à cette occasion.Photo AFP El Cordobés : l'amour de l'arène a été plus fort Un Salon du Livre du Québec, sous les auspices de l\u2019Association des Editeurs canadiens, du Conseil Supérieur du Livre, avec le concours du Ministère des Affaires culturelles du Québec, et du Commissariat du Pavillon du Québec, sera aménagé dans le Pavillon du Québec à l\u2019Expo du 28 avril au 27 octobre 1967.Les visiteurs pourront se procurer des ouvrages québécois parus au cours des dernières années grâce à une entente entre le Gouvernement du Québec et les éditeurs québécois.Le Conseil d\u2019administration de l\u2019Association des Editeurs canadiens, siégeant à titre de comité de sélection, a préparé une liste de 140 titres qui seront vendus au Salon du Livre du Québec.L\u2019administration et la gérance du Salon du Livre du Québec ont été confiées à M.J.-Z.-Léon Patenaude, secrétaire général du Conseil Supérieur du Livre.M.Pierre Perrault, administrateur du Pavillon du Québec, agira comme fidéi-commis à titre de représentant du Gouvernement du Québec.Mlle Renée Masse représente le Commissaire du Pavillon à titre d'agent de liaison avec les organismes intéressés.La présence des titres québécois permettra aux visiteurs de mieux connaître la littérature canadienne-française et d'attirer l'attention sur la valeur de notre production des dernières années au plan international.LA PRESSE au New Hampshire Le Centenaire de la Confédération canadienne est célébré un peu partout au Canada, au Québec même, et jusque chez nos voisins yankees.Le Hopkins Center du Dartmouth College de Hanover, dans le New Hampshire, présente ces jours-ci plusieurs manifestations d'ordre \"canadien\u201d 'pièces de théâtre. Le happening qu\u2019est-ce que c\u2019est?Par Yves Robillard ON PARLE SOUVENT du happening mais sani trop lavoir de quoi il \u2022'agit.Lemoyne, Boisvert et Cornelier en organisaient un en octobre dernier au Musée d'art contemporain.Le groupe de \"l'Horloge\" puis du \"Zirmate\", travaillant en ce sens, s\u2019est manifesté de nombreuses fois et notamment au canal Z de Radio-Canada.Le magazine \"Life\" de la semaine demiere 117 février) faisait du happening sa page-couverture et Barry Farrel signait l'article intitulé : \"Happenings : the worldwide underground of the arts creates THE OTHER CULTURE\".Il ne se passe pas de mois dans le monde entier sans qu'un happening ne défraie la chronique.Qu'en pense Jean-Jacques Lebel, l'un des tenants français du happening, tel est ce que nous avons voulu résumer ici.Jean-Jacques Lebel a publié l'an dernier un livre intitulé \"Le Happening \", 11 reprenait à nouveau ses idées dans un article publié dans le numéro de septembre 66 de la revuo \"Les lettres nouvelles\".(1) C'est la premiere fois qu\u2019un auteur français tente de fonder la valeur de cette nouvelle forme d'expression.Le happening, étant pour Lebel, une forme d'art, un langage spécial, comme la peinture, la sculpture le sont pour d'autres, il ne faudra cependant pas attendra de lui qu\u2019il nous dise exactement ce qu\u2019est le happening comme on ne peut demander a un peintre de nous dire ce qu'est la peinture.Chaque artiste a sur le sujet sa propre théorie et c'est à partir de la théorie de chacun que l'on peut saisir ce que peut être la peinture ou le happening.Lebel nous invite formellement à ne pas généraliser.Mais il essaiera do nous dire lo pourquoi et le comment du happening, puis de nous préciser ce qui le différencié des autres formes d\u2019expressions.Mais qu'est-ce donc qu un happening 7 D'une façon générale, on peut dire que c\u2019est une invitation à participer a un événement qui nous semble a la lois organisé et improvisé.Participer à l'événement qu'auront préparé les organisateurs mais à un événement qui LIFE HAPPENINGS f ! ?of thr OTHER CULTURE v' - - * \u2022 , .iif % \\\t* V \u2022 >\t4 V - \u2022 '\t- r MS-i .' \u2022 * - .*V Page couverture du \"Life\" du 17 février consacrée au \"happening\" sera modifié d\u2019après la participation et les réactions des personnes présentes.Quelle sorte d'événements Toutes sortes ! Les organisateurs pourront montrer des films, lancer do la peinture ou s'asseoir et manger un steak.Tout semble permis pour constituer une situation.Le happening sera une suite d'événements.Mais est-ce de l'art, diront certains 7 On a entretenu beaucoup de confusion sur la signification du happening.Jouant sur le mol \u201chappening\", on a dit que tout événement qui arrivait, dont on prenait conscience de son arrivée, \"It's happening !\u201d était de l\u2019art pour ceux qui faisaient des bappenings.Or cela n'est pas vrai.Pour qu'il y ait happening, il faut, dit Lebel, que \"l'événement soit perçu et vécu par plusieurs personnes comme un dépassement des limites du réel et de l'Imaginaire\u201d.Cela veut dire que le happening fait appel à la conscience d'un état spécial ressenti collectivement comme un dépassement de nos habitudes de voir et de comprendre la réalité, mais vécu et façonné par chacun individuellement Pourquoi un happening ?Pour Lebel, le happening correspond à deux besoins essentiels aujourd'hui ! retrouver la fonction mythique de l'art et poser ouvertement le problème de la perception, de la communication en art aujourd'hui.\\ \u2022* ' \\ Jean-Jacques Lebel Retrouver la fonction mythique, parce que l'art a toujours eu comme fonction de permettre aux mythes (désirs collectifs) qui sont latents chez l'homme de s'exprimer.Cependant.dit en d\u2019autres mots Lebel.la société de par ses institutions a peu à peu canalisé ces mythes, mis ceux qui lui servaient à son service et cherché à anéantir les autres.L'art est devenu un jeu intellectuel, l'artiste, un fabricant d'images au service de la société.Le happening cherchera donc à mettre à jour les mythes latents qui se cachent derrière les interdits que la société nous impose.Poser ouvertement le problème de la perception et de la communication en art aujourd'hui est le deuxieme besoin que doit combler le happening.L'art aujourd'hui est à la merci du consommateur si bien qu'une oeuvre peut être découverte vingt ans après qu'elle ait été faite parce que cela ne correspondait pas aux normes et goûts du temps.Nous disons juger une oeuvre alors que nous jugeons toujours du résultat d'un échange entre elle et nous, dit Lebel 11 n'y a pas d'objectivité en art.Celle-ci n'est que le fait des normes culturelles d'une société.Il n'y a d'important que la participation.Le happening s'exercera donc essentiellement sur ce problème de la participation en invitant les gens à participer à la création de l'oeuvre.Comment se déroulera un happening ?Avec quels moyens, le happening réussira-: il à formuler les mythes latents et devenir un art de participation 7 En étant moins une oeuvre qui nous est déjà donnée comme un tout qu'un choix de possibilités que chacun peut orienter à sa façon mais en étant attentif aux actions et réactions de tous les autres.La question ne sera plus de savoir, dit Lebel, \u201csi c'est beau ou non\", mais de savoir \"comment vais-je participer\" et \"qu'est-ce qui pilote le pilote ?\" Et ce qui pilotera le pilote, ce sera l'orientation que prend l'événement en vue d'arriver à formuler les mythes collectifs.Photo de Dan McCoy prise au cours d'un happening intitulé \u201cOriginale\", au Judson Hall de New York en I960 (Urée du livre Le HAPPENING) ¦ ¦ ' Si \u2022 V g3F*jj A cet effet.Lebel demande de pratiquer d'abord une sorte de dérationalisation en nous libérant de nos préjugés culturels, en faisant une sorte de retour aux instincts vitaux que les institutions sociales ont canalisés Les organisateurs auront préparé des symboles.objets, actions etc .de façon à ce que nous réagissions II faudra accepter de jouer le jeu, réagir face a ces symboles, exprimant ainsi notre engagement profond.Puis, peu à peu de la saisie dont chacun réagira aux situations clefs, exprimant a'.ors ses désirs ou refus, naitra la conscience de l'état collectif des désirs face à ces situations.Une conscience supra-individuelle s'installera.Pour se faire mieux comprendre.Lebel compare le happening à ce qui se passe dans le jazz.Chacun est confronté à un thème, répond à son voisin jusqu'à ce qu'une sorte de même \"mood\" intervienne, \u201coù la liberté d'invention de chacun devient même anonyme\".\"Cette médiumnité de la pensée, dit Lebel, 11 faut à tout prix la préserver en dépit de tout conditionnement rationaliste\".L'art, pour Lebel.a pour fin l'expcrience hallucinatoire où les états multiples de l ètre peuvent malgré tout se vivre.Vivre collectivement cette expérience hallucinatoire et exprimer ainsi notre pensée mythique est ce qui est important et ce vers quoi tend le happening.Le happening et les autres formes d'art Pour confronter l'homme aux plus grands nombres de réalités actuelles.le happening pourra faire appel à toutes les formes d'art connues mais aussi à toutes les réalités quotidiennes qui n'ont jamais été en rapport avec l'art et qui seront perçues alors comme signifiant un certain état de faits.Le happening s'adresse, dit Lebel, \"non à votre simple raison, mais à tous vos sens, à voire corps astral, etc .\" 11 est fait pour cire perçu à plusieurs niveaux d'échanges et de communications qui s'interfèrent continuellement.Le happening est différant des cérémonies anciennes en ce que le rituel s'invente à chaque fois.Il l'homme n'est plus artiste, il est lui-même oeuvre d\u2019art.Cela signifie, entre autres, que > l'expérience a en soi une valeur distincte de it son résultat esthétiquement et commerciale- -ment appréciable ou non.L\u2019expérience créa-trice est sa propre fin.\u201d On peut être d'accard ou non avec cette at- £ titude, mais il faut bien admettre que le hap- ig pening.tel que l'entend Jean-Jacques Lebel, _.n'est pas seulement du défoulement collectif, S mais une voie de recherche exigeante.(1) LE HAPPENING, Denoâl.Pint 1966.LES LETTRES NOUVELLES, juillet - septembre 1964; l'article de Jean-Jacquet Lebel est loti- (4 tulé : \"Lettre ouverte au reqirdeur\". LES LIVRES \\ \\ PAA ALAIN PONTAUT n Naissance de Montréal ou ula folle entreprise\u201d CETTE VILLE QUE NOUS HABITONS, et qui sans doute n'a pas mille ans comme d\u2019autres métropoles, ce cadre de nos vies et ce siège prochain de la \"Terre des Hommes , ce n'est pas sans émotion qu on en apprend par le menu la naissance héroïque.Le livre de Gustave Lanctôt, \"Montréal sous Maisonneuve\".provoque d'ailleurs d'autant plus sûrement cette émotion qu'il a, sans vain orne- Après une découverte admirative du fleuve immense et des beautés de la nature canadienne, le Père Vimont, qui célébré la messe le 18 mai 1642 sur la Place Royale, prononce ce sermon prophétique : \u201cCe que vous voyez n\u2019est qu'un grain de moutarde, mais je ne fais aucun doute que ce petit grain ne produise un grand arbre, ne fasse un jour des merveilles, ne soit multiplie et ne s'étende de toutes parts.\u201d MONTREAL SOUS MAISONNEUVE H42-1MS, par Gustave Lanctôt, do la Société Royale, 333 pop** illustrée* de gravures, cartes et portrait* d époque, collection historique, Beauctiemin, Montréal.ment littéraire, le précise objectivité des constats historiques, fruit d'une inépuisable documentation, qui va de la géologie à l'ethnologie.de la psychologie à l'économie, fondue en une synthèse a la fois sèche et des plus convaincantes.Mille ans ?Non sans doute, et c'est cependant aux environs de l'an mille que des Algonquins en canots d'écorce venus du Nord-Ouest prennent pied dans l'ile.Trop nomades pourtant pour s\u2019y fixer, ces \"adorateurs de Michabou.le Grand Lièvre aux folles gambades' .et ce n'est qu'au début du 15e siècle qu\u2019un groupe de Hurons et d\u2019Iroquois bâtit sur l'ile une bourgade de 3.000 âmes, qu'il baptise Hocheîaga, et qui s\u2019étend sur remplacement actuel des rues Victoria, Metcalfe, Burnside et Sherbrooke.Un \"miracle mystique\" C'est dans ce camp provisoire que, le 2 octobre 1535, Jacques Cartier, qui a découvert le Canada l'annce précédente, est reçu avec force démonstrations d\u2019amitié par l'Agouhan-na, le chef local.Se souvenant que c'est grâce au cardinal de Médicis, évêque de Monreale en Sicile, que son expédition a pu être appuyée par le pape.Cartier baptise la montagne le Mont-Royal.Et s en va : son but est surtout de repérer la route qui mene aux mines du Saguenay.Et puis, le 2 juillet 1603, Champlain, qui fondera Québec cinq ans plus tard, aborde a sou tour dans l'ile d'Hochelaga, qui, le 30 avril 1636, recevra officiellement le nom de Mont-Réal.Mais ce ne sont là que préliminaires à la période historique qu'entend cerner Gustave Lanctôt, au récit de ce que i'histoire laïque elle-même a appelé \"le miracle mystique de la fondation de Montréal\".En France, très partiellement instruits tie la situation du pays par les Relations des Jésuites, Jérôme Le Royer de la Dauversière, petit percepteur de La Flèche, et l'abbé Oiier, son premier associé, se mettent en tête de fonder une Société Notre-Dame de Montréal et de faire édifier dans l'ile, dt-jâ menacée par l'hostilité des iroquois.un Hôtel-Dieu.La croix de Maisonneuve Folie entreprise .' Et pourtant les obstacles fondent sous l'ardeur de ces missionnaires \"Le grand accapareur Lauzon\u201d, associé des Jésuites et dont on verra tout au long de cette histoire la cupidité et le mauvais vouloir.leur fait cession de l\u2019ile après une entente difficile avec la Compagnie de la Nouvelle France.Et c'est a Cbomedey de Maisonneuve, \"homme de grande oraison\u201d et qui \"possédait un fonds de sympathie humaine, un esprit de profonde justice et un jugement solide\u201d, que la Société confie \"la tâche de fonder le poste d'un Montréal français et missionnaire\u201d.Ce chef valeureux est bientôt secondé par la pratique, la zélée, la courageuse Jeanne Mance, bourgeoise de Lan grès, qui adhère d'enthousiasme à Le don de Jeanne-Mance Fondée, dediée à la Vierge sous le nom de Ville-Marie, cette ville n'est encore qu'une enceinte, cernée de pieux, mais où la vie s'organise et où, dès le 28 juillet, on s'emploie a accomplir le dessein principal des Associes : convertir les Sauvages au Dieu des chrétiens.Bientôt, fort impressionné par le cérémonial de cette mythologie inconnue, un des chefs al-gonquins invités demande le baptême pour son fils de quatre ans, qui aura pour parrains Photo J.-Y.l>tourr»«au % ¦*>r «y M.Gustave Lanctôt Maisonneuve et Jeanne Mance Fidèle à son voeu, l'inondation ayant de justesse épargné son embryon de ville, Maisonneuve porte sa fameuse croix sur son épaule jusqu'à ia cime de la montagne et l'y fait planter.Les \"Mont-realistes\" commencent à construire leurs maisons et Jeanne Mance son hôpital : il a 60 pieds par 24 et est édifié, grâce à une donation de la Marquise de Bullion, à l'angle actuel des rues Saint-Paul et Sainl-Sulpice.Mais en même tciiqis que les agressions iroquoises se poursuivent, les Jésuites multiplient les attaques contre l'entreprise montréalaise, qui se défend pied à pied contre les Indiens en même temps qu'elle neutralise les Jésuites par l'obtention de nouvelles reconnaissances royales.Celles-ci vont faire de la ville, bientôt dotée d'un évêché, une égale de Québec et \u201cune colonie dans la colonie '.Mais la création du Conseil de Traite, la participation, grande nouveauté, des syndics l'entreprise.Et l'on s'embarque à La Rochel le ea inai'.lÇ4L : V ' *.Yr«\\ &§£\u2022» éî î i.I î } t « h * * U*.du peuple à l'administration des affaires, les concessions de terre faites au colon n'empé- chent ni les trahisons huronnes.ni les victoires successives des Cinq Nations indiennes qui multiplient les raids, torturent Brébeuf, Lalemant et Garnier, ni l'indifférence de Paris a l'egard de ce fort si lointain.De même, les Jésuites ne désarment pas.attisant la rivalité Québec-Montréal, invitant Jeanne Mance à \"quitter le dessein de Montréal Jeanne Mance refusera avec indignation, et puisque Jea Cinq Nations entendent \"ruiner les postes de Montréal et des Trois-Rivières, centres de traite, afin de s'assurer le troc des fourrures de l'Ouest \", puisque leurs succès font qu\u2019il ne reste plus que 50 combattants pour défendre ia ville, puisque même Maisonneuve a commence de perdre courage.Jeanne Mance décide de lui abandonner les 22.000 livres de son hôpital pour lui permettre de les employer a lever en hâte une recrue A Paris, où il est allé réclamer assistance.Maisonneuve obtient encore 20,000 liv res de la même Mme do Bullion, cependant que les Associés, de leur côté, parviennent à en îfunir 35.000.Parmanda Fort de cet appui.Maisonneuve court la France à la recherche de 200 volontaires 11 n'en recrute, malgré la relative prodigalité rie ses offres, que 154, venus surtout d Anjou, dont certains vont d'ailleurs déserter avant rembarquement à Nantes.113 seront du voyage, qui bientôt vont faire face, en leur camp retranché, à la rigueur de l'hiver, aux privations, à la terrible audace des Indiens, à une existence constamment périlleuse Avant qu'un armistice n intervienne, et que Maisonneuve ne revienne à nouveau de France avec cette fois 500 hommes parfaitement équipés, on aura presque desesperé de maintenir Ville-Marie malgré l'abnégation et les rudes qualités de ses habitants.Sous la plume de Gustave Lanctôt, le récit de toute cette période .fourmille de tableaux vrais, de portraits, d\u2019anecdotes émouvantes etc pittoresques.Ces cotons n'étaient pas tous des saints mais de solides défricheurs et qui savaient à l\u2019occasion abandonner la hache ou la maison, les champs ou les enfants, pour en découdre avec ces diables d'iroquois.enva-hisseurs-envahis, toujours plus audacieux et plus nombreux.Cette petite scène rapports par Gustave Lanctôt donne à elle seule une idée de l'atmosphère de leur é pop ce \"C'est ainsi que le 29 juillet < 1052 >.une bande assaillit à deux portées de iusil du fort, Martine Messier, femme d'Antoine Primo!, qui lança un cri terrible.Trois Iroquois se jetèrent sur elle, le tomahawk au poing mais elle se défendit \u201ccomme une lionne\u201d des pieds et des mauis.En trois eu quatre coups, ils l'abattirent \u201ccomme morte \u201d, Un assaillant mit alors genou en terre pour lui lever la chevelure.mais elle reprit soudain ses sens et se levant, le saisit par son endroit le plus sensible avec une telle energie qu\u2019il s'empressa cio fuir avec ses compagnons, voyant des F ran çais venir a la rescousse.L un d eux ayant soulevé la malheureuse, l'embrasse de joie, voyant qu'elle revenait à la vie.Sur quoi, eiie le souffleta, à la surprise des assistant.'-.\"Mais pourquoi le frappez-vous ?s'écrièrent-ils.\u2014 \"Parmanda, répondit-elle, je croyais qu'il voulait me baiser.\u201d Et depuis, on l'appc la Parmanda.\u201d Tels étaient, du plus humble au plus glorifié, les héros de cette page d'histoire qui fait mieux que nous concerner.\"Ayant opté, cor, clut l'historien, pour une nouvelle patrie dans un pays neuf, et possédant leur maison sur un lopin de terre, ils accomplirent, mousquets en main, la tâche dangereuse de fonder en pleint forêt vierge, en face d'un ennemi féroce, un avant-poste de civilisation.\u201d Face à l\u2019apocalypse ou à la collaboration féconde LE PAMPHLET do François Hertel.\"Cent ans d\u2019injustice , est un bref ouvrage au ton volontiers prophétique et que i auteur a divisé en trois démonstrations principales.D'abord \u201cest-ce la fin du Canada puisqu'un fait apparaît désormais clairement, \"le besoin déclaré du Québec de vivre sa vie comme il l'entend \", et puisque d'autre part il n\u2019apparait plus guère possible \u201cde sauver un Canada confédéré \" 11 y aurait bien, pense l'auteur, une solution, une façon d'éviter '1rs aventures tragiques\", et ce serait cm'\"Ottawa se saborde\", c'est-à-dire que I on pense \"les Canada\" de demain en fonction de cinq Etats souverains, les dix provinces ac tuelles ne constituant au vrai qu'\"une fiction derisoire et une source de gaspillage\".L'édifice dans lequel nous vivons est abstrait, vermoulu, sclérosé, endormi sur ses fausses valeurs, promis à tocs les soubresauts.Réagissons donc et.avant qu'il ne soit trop tard, \"sauvons les meubles !\u201d En annexe à cette première partie, trois notes destinées : aux Indépendantistes québécois < ni précipitation, ni hargne, ni violence) ; à ceux \"que les Indépendantistes appellent \"fedérastes\" ou \u201ccollaborateurs\u201d 'ajustez-vous bon gré ma! gré a cette longueur d'ondes qui fait que vous vivez au Québec dans un climat pré-révolutionnaire) .aux Canadiens d'expression anglaise \"d\" frères ennemis, songeons a devenir d'habiles et efficaces collaborateurs\u201d *.Chapitre II : \"L'indépendantisme vu de Montréal \", Malgré le souhait qu'il fan de iin-dc-jiendance.François Hertel a des craintes : \"La jeunesse canadiennv-française actuelle, en état de politisation, se croit nihiliste ; e!L est en voie de maturation communiste.\" Nous avons donc toutes les chances de nous retrouver après l'Expo à l'heure des \"affrontements brutaux\u201d et des \u2018'pogroms\u201d, de l'aventure.\"Que la minorité juive se mifie plus que les autres ! C'est elle, le bouc émissaire naturel de toutes les révolutions.Or la majorité juive de Montréal passe pour très riche \u2014 ce qui est faux \u2014 ; de là à rêver de la déposséder si elle ne se met pas au pas, ü n\u2019y a pas loin.\u201d FexNCOS MCFTEt.cent ans I d\u2019injustice?j UN 8EAU RÊVE LE CANADA w snn».Et la raison majeure qui fait prophétiser à l'auteur de tels bouleversements, où l or.imagine presque quelque pauvre Steinberg Ira giqueroent soumis à ia féroce mitraillette de quelque Valüèrcs, c'est que les jeunes Que bécois insultent.la France, méprisant fa langue, déformant l'histoire, ou encore affù mant, avec quelle grossièreté impardonnable, que \"Paris est une ville sale\u201d.\"Que messie unies Touristes nous fassent donc le piaisir ne rester chez eux !\u201d \u201cC'est ce que je publierais à cent millions d'exemplaires si je m'appelais de Gaulle\u201d, fulmine François Hertel qui prouve à maints endroits de son essai, avec le ton haut en couleur qui lui est propre, les périls qui ne sauraient manquer de guetter celui qui.loin des précisions de l'économiste et (les prudences du sociologue, se veut \"historien du futur\u201d.Conclusion de l'auteur, après un troisième examen des problèmes du Canada et du Québec qui ne manque souvent ni de sens ni de style ' \"La marche à la dislocation m'apparait irresistible.Le devoir de l'heure est de se preparer, des deux côtés de la \"barrière ', a un, une défaite 'la déportation des Acadiens\u2019, la d ^integration de la résistance 'la chute du Canada : 1769', le grand débat.ROMANS \u2022\tUN AGE D'OR, par Roger Bordior, 376 pages, Calmann-Lévy, Paris.Un instituteur de campagne Jadis heureux entre ses livres et ses dahlias et soudain confronté avec le visage d'un monde de plus en plus menacé, le visage très vrai, très émou vent d'une certaine France que trace ici Roger Bordier (Prix Kenaudot 196H.\u2022\tUNE GRANOE CONSCIENCE, par Bernard d* Kerraoul, 163 pages.Julliard.Un homme potiiique entouré de mille intrigues < t passions voit s'écrouler tout ce en quoi il avail foi.\u2022\tL'ENFANT A FEMMES, par André Couteaux, 224 pages, Julliard.A force de ramener des ' dames\u201d à la maison pour essayer d'adoucir l'existence solitaire de son cher papa.Bertrand se met à aimer ces \"dames\", lui aussi.Sommes-nous capables encore de comprendre la poésie de l'enfance ?Aussi bien Bertrand conçoit-il fort bien que 'es nègres, dans leur pays, ne circulent jamais de nuit sans de petits feux de positions rouges et verts \u2014 de là la féerie des nuits africaines \u2014.de même qu'il constate objectivement qu'un chat qui s'endort devant le feu laisse toujours tourner son moteur.RELIGION \u2022\tCOMME JE VOUS Al AIMES, par Lucien-Marie de Saint-Joseph, carme déchaux, 132 pages, Desclé# de Brouwer, collection Présence du Carmel.La citation de Sair.t-Jean de la Croix placée en exergue du livre : \u201cAu soir de la vie, vous serez jugé sur l'amour\", donne son sens à cet ouvrage, divisé en quatre parties : importance du précepte de l'amour, les fondements de l'amour du prochain, le rythme essentiel de l'amour rt les manquements à l'amour.ESSAIS \u2022\tMARCEL PROUST OU LE COMPLEXE D'ARGUS, essai de Louis Bolla, 247 pages.Grasset.Les exégètes de Proust ont surtout insiste jusqu'à présent sur les certitudes, les vérités intemporelles énoncées tout au long de la '\"Recherche du temps perdu\", sur les \"révélations\" du \"Temps retrouvé\".Louis Bolle, au contraire, part de la constatation que tout est ¦' relatif' chez Proust ou, du moins, que les vérités dernières ne se dégagent qu'au terme d'une succession de \"points de vue\", dont la diversité, la mobilité, les interférences et les contradictions donnent à la \"Recherche\u201d son caractère le plus original \u2022\tLIVRE D'H E U R E S, par Jtan Guitton, da l'Académia Français*, 370 papas.Fayard, Paris.Entre le livre de sagesse et le journal intime : \u201cLes heures passent, je voudrais les empêcher de passer, de passer trop vite .C'est pourquoi je garde avec moi un papier, une pointe, un stylet pour fixer le temps à chacun de ces moments de plénitude et de beauté.\" Douze parties pour les douze heures du jour.\u2022\tLA MORT ET SES MYSTE RES, par Ignac* Lapp, 299 pa gas.Grasset.En psychologue des profon deurs, l'auteur de Psychanalyse de l'amour\" et de \"Psychanalyse de l'athéisme moderne\" tente de projeter un peu de lumière sur le plus poignant mystère de la condition humaine.DIVERS \u2022\tLETTRES INEDITES AUX SIENS, par Charlat Baudelaire, 240 pages, Grassat, Paris.Un hasard miraculeux a permis de retrouver récemment cent lettres du jeune Charles Baudelaire, écrites de sa onzième à sa vingtième année.Cette correspondance inédite, adressée à son frère aîné.Claude-Alphonse.à sa mère et à son beau-père, représente une inestimable contribution aux études baudelairiennes poursuivies depuis cent ans.Désormais, les biographes ne pourront plus compter sans elles, et les renseignements que cette correspondance nous apporte modifient singulièrement la légende entretenue par des érudits abusés.\u2022\tLA DECLARATION D'INDEPENDANCE, par Cari Bec-ktr, 232 pagas, colltction Vent d'Ouest, Seghers, Paris.CHATEAU DE CARTES, par Mari* Mauron, roman, 228 pp.Ed.Seghers, Paris.AVEC OPTIMISME et délicatesse.un vif sentiment de la nature.une observation nette des gens e; des choses.Marie Mau-ron a entrepris de raconter \"histoire d une famille et d'étendre son récit sur trois générations.Elle a réussi â faire partager au lecteur la chaleur humaine qui s'élève de son roman C'est piutôt une chronique de vie familiale avec les petits bonheurs et les plus grands drames que suscitent l'attachement a un village e! à la famille.au problème du gagne-pain, du choix d'une épouse, de l'éducation des enfants.Prosper reste !e personnage le plus en relie! du récit.C'est lui d'abord qui apparaît auprès de ses parents qu'il aide dans leurs cultures tout en étant aide-boulanger au village.Après ia mort de ses parents.Prosper ira faire sa tie à Avignon comme boulanger chez des gens âgés qui l'adopteront et dont il épousera la fille.D'un mariage heureux naîtra un fils unique, sans beaucoup de coeur, âore au gain et qui fera un mariage d'intérêt.Prosper et sa femme qui avaient vécu heureux auprès de leurs parents connaissent ce qu'est un fils avare et dur.Ils seront chassés, ni plus ni moins, de leur maison.Et la vie recommencera avec les quatre enfants de Jean-François, le nouveau propriétaire de la boulangerie.Intéressé, dur pour sa femme et ses enfants.En grandissant les deux garçons se libèrent de l'esclavage chacun selon son tempérament.L'ainé plus décidé ira s'établir au village natal de leur grand-père Prosper Le cadet plus timide aura toute la charge de la boulangerie quand son terrible père sera paralysé et sa femme maladive tôt disparue.Résumée ainsi sèchement l'histoire parait banale.Elle ne l'est pas à cause de la sympathie avec laquelle Marie Mau-ron anime tous ces personnages de \"Châteaux de cartes.\" Trois générations vivent littéralement sous les yeux du lecteur.La poésie humble et vraie qui se dégage du récit est teintée du charme de la Provence de soleil, d'intensité et de couleurs.Marcel Valois à JMÀX pC/H/fadi&i r marabout \u2022 ,ri* .C-L.- - it- V,\t;» Jr\" i « v mMi- en v&tfe partout BATIR LA PAIX R.P.Dominique Pire Prix Nobel de le Paix préface de R.Oppeaheimer postface rie J.Griffin PRIX SUGGÉRÉ! 11.63 V marabout EN VENTE PARTOUT «.AT A; < |.»\t.JA»'.'\t*¦' L* *\u2022\tVôNlH fil Marabouti U\", r-.t .tu.jt.ip H Cale\".' C.\u201c \u2022:\t*\u2018 0 as du | tout comme un romancier, mais plutôt comme un écrivain qui se cherche, peut ét é même | comme un simple \"ec: sm\".Reliez Vous-meme Le travail de reluire qui occupe les mains et 1 esprit.est le meil e ir dti dérivatifs et pcr.tr tout ceux qui aiment les livret, la façon ta pins agréable d'occuper leurs loisirs.Depuis plu* rtc 30 *r« INSTITUT ARTISANAL DE RELIURI 0.PARIS forme.«J-n» .e rr.orde entier.des milliers rtc relieurs unâtcui! Seuls cours\tpeur I \u2022*'*\u2022*- tnsmsnt per corriipcncihi» d# A reliure.son texte ©ti» *erei r» de fo'klore.opéra Met Prie (taie inc» ¦ S4 S3 SO, S3 S3 11 50 LUNDI SOIR, 27 MARS, PLACE DES ARTS la retour du calibra choeur des COSAQUES DU DON de SERGE JAROFF \"Un vé -table orgue humain\" Prix (taxe iecl S3 , U S3 SO.S2.30, U.DU 6 AU 15 AVRIL (er »o-ree leuJemant) THEATRE SAINT-DENIS la reine de la g»\u2019ie*é et de le fente'»1# ANNIE CORDY e«ii lea trembene»-virtue»e* VASSEUR et PAQUINET dont un programme de chantent at da tkatchat humoristiques.Pri* {taxe Iecl.) S3.34-, S3., $2 VI.S3.Billet» en vente à le Place de» Art* ; CCA.1813.eueat Sherbrooke (aeua-«oi ; Importation C M Ltaa.R223 St-laurent mi 5f7S Monk ; lé.Archambault Inc, 300 att.lie-Catherine ; Jim Cherlebet», 2115, eet Jeen-Telen j et librawta Dvcharme.411 eueat.Notre-Dame.N 9 -Pour Annie Cordy, en vente eu Théâtre S«-Denî» et aux aga çai ci-heuf mentionnée».Commande» peat «tel evee chèque payable A Canadian C encarta A Arliat» Ina.1R22 avail, Sherbrooke \u2014 before enveloppe rat mur affranchie.Bille* a d étudient» (SI .00).Se préeenter en pertonno h CCA eon lament RESERVATIONS! 932-2171; 2234 M LA PRISSE, MONTREAL.SAMEDI 25 FEVRIER 1067 tA PRCSSr, MONTREAl, SAMEDI 25 FEVRIER 1967 LA MUSIQUE A4* GILLES POTVIN Gros plan sur la vie et l\u2019oeuvre d\u2019Edgard Varèse LA PREMIERE EXECUTION à Montréal cT'Octandre\u201d d'Edgard Varèse, au dernier concert de la Société de Musique contemporaine du Québec, coïncide avec la sortie de l\u2019imposant essai biographique que !e poete et journaliste canadien-français Fernand Ouellette consacre à l'éminent compositeur /ranci américain L\u2019ouvrage de M.Ouellette est publié par Se-ghers de Paris et H.M.H.de Montréal et on m'informe que l'ouvrage sera bientôt traduit en plusieurs langues.C'est sans doute la première fois qu un écrivain canadien publie un ouvrage biographique aussi élaboré sur un musicien de réputation internationale.Fernand Ouellette n\u2019est pas un musicien, mais sa rencontre avec Edgard Varèse en 1959, s'est développée en une amitié profonde qui a décidé le jeune Canadien à s'attaquer à l'immense tâche dont nous voyons aujourd'hui les résultats.L\u2019auteur a mis cinq ans, de 1960 à 1965, à compléter ce livre de près de trois cents pages, lequel est incontestablement le plus important et le plus complet document sur Varèse publié à ce jour.Grâce è ses rapports fréquents avec le compositeur, i auteur a eu accès à ses archives personnelles et à la mort de Varèse.en novembre 1965, le biographe avait eu l'assentiment du musicien qui i'autori-saii à publier.La partie biographique du volume retrace la jeunesse de Varèse en province française puis à Tunn.ses premiers contacts avec la musique en terre italienne, son arrivée à Paris au début du siècle et ses années de formation a la Schoîa Canto-rum.où ses maîtres furent Vincent d'Indy, Charles Bordes et Albert Roussel ainsi qu'au Conservatoire où il séjourna quelque temps dans ia classe de Charles-Marie Wider.Des révélations étonnantes Une partie absolument révélatrice et totalement fascinante du volume est celle qui relate en détail les rencontres du jeune musicien français avec quelques-unes des célébrités du temps notamment Ferrucio Busoni.Claude Debussy, Maurice Ravel Hugo von Hofmannsthal, Romain Rolland, Richard Strauss et le chef d'orchestre Kari Muck.Ce chapitre III contient des révélations étonnantes qui en disent long non seulement sur Varèse lui-méme mais aussi sur scs illustres collègues.Songeons un instant à ce que Busoni disait à Varèse dès 1908 i.\"Je suit i peu prie convaincu que dans la nouvelle musique authentique, les machines seront nécessaires et qu'elles auront un rWo Important.Peut- LES APPRENTIS-SOIICJfJU 11t7 rv« fAtlNIAO Première Ct SOIR LES PETITS BOURGEOIS MUXIMI GORKI Péierrei maintenant Jmi, v*n\u201e Mm.9 30, éim.7 30 Métro : ttetion Fspbi\u2014u, 523*3454 LE s.BLACK BOTTOM LE MEILLEUR JAZZ après fermeture des clubs Spérlallté: POULET Livraison frstnits an (in da samaina JCUD4 A SAMEDI 1NCL DC It H.A.QUAITtT DC NCHON S Y MON DS 1350, St-Antoinf - 933-0478 être même que l'industrie aura ton réie a jouer dans le démarche et la métamorphose de l'esthétique\".Non moins passionnant est !e récit de la rencontre avec Debussy qui remit à Varèse une partition de \"La Mer corrigée Quant a Romain Rolland, il décrivit sa rencontre avec Varèse en ces termes : \"Et voyex comme c'est curieux.Il m'arrive, ces jours-ci, un second Jean-Christophe I\" C'est Romain Rolland qui, en 1909, présenta le compositeur français à Richard Strauss.La même année.Varèse rencontra le chef d'orches're Karl Muck avec qui il se lia d'amitié.Quelques années plus tard, Muck, alors chef de l'Orchestre de Boston sera plus ou moins responsable de la venue à New Vork du compositeur.Ces épisodes sont racontés avec un grand souci d'exactitude et l\u2019on sent que l\u2019auteur, en accord avec le compositeur, évite tout romantisme dans sa narration de ers événements, vouiant avant tout la plus grande objectivité.Les oeuvres De nombreux chapitres sont naturellement consacrés aux oeuvres de Varèse.leur origine et es circonstances de leur composition et de leur première exécution Fernand Ouellette se garde bien de laisser déborder son enthousiasme envers le compositeur et ton oeuvre.Il sait trop bien que son attachement à la personnalité de Varèse et son amour de sa musique ne peuvent faire de lui un critique impartial.C\u2019est pourquoi il préfère rapporter des extraits de critiques et la réaction de musiciens.Cet ouvrage à ia fols biographique et analytique est complété par débondantes notes et réferences bibliographiques, la liste des oeuvres, leur» éditions, une discographie complète ainsi qu'une liste des articles, extraits d'interviews, etc., dans lesquels il est question du compositeur.L'auteur rappelle que la première oeuvre de Varèse jouée à Montréal fut le \"Poème électronique\u2019\u2019 que feu Pierre Mercure présenta Sors de la Semtdne internationale de musique actuelle de 1961.En février 1966, Zubin Mehta, à la tête de l'OSM, dirigea une exécution d'\u201dInté-grales\u201d.Récemment, ce fut la création ici d\"'Octandre\u201d dont 11 est question au début de article.Des documents Plusieurs documents phot graphiques reproduits hor» t«| te ajoutent â la grande tâii de ce volume On y trouve xu tre autres une étonnant# pho{< de Varèse jeune avec le ooftipç siteur brésilien Vllla-Lowi Parmi les autographes, on rest stupéfait de la teneur d'une !etl tre de l\u2019affable Jules Massene le compositeur de \"Manon\" \"Werther\u2019\u2019 qui, dès 1906 v 1907, écrit à Varèse ; \"J* y»u: vous prouver combien |t m' ?èresss à vous; trouves un L-tre moyen pour que |s voue loi, utile.\" Qui eût pensé que Ma{ aenet pût s\u2019intéresser à compositeur qui.dé* cette que, montrait déjà les griffes d\u2019un novateur dangereux.Malgré le nombre restreint des oeuvres de Varèse et les nombreux problèmes que présentent ieur exécution, il est certain qu\u2019avec le temps ce grand magicien de ia matière sonore et du rythme connaîtra une popularité encore plus grande.En attendant, la lecture de i ouvrage de Fernand Ouellette nous révèle l'homme dans toute sa densité et son Intégrité.NTt Edgard Varèse 4,- INSTITUT GOETHE DE MONTREAL présente WM CONCERT de JAZZ deené par U meilleur ensemble allemand de fais La Quintette de Mangelsdorff MARDI, LE 28 FEVRIER, 20 H.30 Université de Montréal, Café Campus, 3315 Reine-Marie Entrée: $2.00 \u2014 Etudient»: $100 The TUDOR SINGERS of \u201c Wayne K.Riddell, directeur CONCERT du VENDREDI 3 MARS, è 20 h.30, SALLE REDPATH de l'UNIVERSITE McGILL Rrogromme Prophétie de Mâchée .de Kelsey Jones pour choeur, instruments è vent et percussion Trois chansons \"Réincarnation\" .de S.Barber Trois motets, op.110 .de J.Brahme Motets, madrigaux du XVI*, et folklore Entrée i $2.50\tEtudiant*» $1.00 Billets en vente sur place et eu InternetioAei Musle Store r CJMS-FM et PLACE DES ARTS présentent \"VALSES DE VIENNE\" «le JOHANN STRAUSS (père et fils) %, DISTRIBUTION « CLAIRE GAGNIER OLIVETTE THIBAULT MARIE-EVE MARCEL CABAY LEO ILIAL YVON COUTU Conseiller artistique : Chef d'orchestre : -Mise en scène : Décors : PIERRE DUVAL PAUL BERVÀL GERARD PARADIS J.PIERRE MASSON GUY HOFFMAN UONa DAUNAIS PIERRE HETU FLORENT FORGET JEAIKLAUDE RINFRET PLACE DES ARTS 1-2-6-7-8-9-10 avril (soirée) 2-9 avril (matinée) Indiquez «otre choix l-J-a-9-âvrll : $2.50 - $3 50 \u2014 $5.50 \u2014 $4 50 *-7 (\u2022»$*) 2-9\t: $2.00 - $3 00 - $5 00 \u2014 $6.00 V,uiii«z m>xp4d\u201er U, biiUH »oiv,nt« poor U r6pr6Mnt«tion du NOM .ADRESSE Chiqu* joint AdrtSMi i i m,ndal-povt«.tu montjnt PLACE\ts-MiT , -vc , n\tWIII'KID-i\u2019illinru Ul3 AK i ^ 3589 Si un chef d\u2019orchestre se complaît dans ce qu\u2019il fait.c\u2019est mauvais par Clauds Gingras COLIN DAVIS n est pas un chef d'orchestre comme les autres.Contrairement a la majorité des chefs de sa génération (11 a moins de 40 ans1, il n'a jamais étudie la direction d'or-ches re.\u2014 Mais non ! Cela a l'air de vous étonner J ai pris une seu-1» leçon de direction d\u2019orchestre : c\u2019était avec Walter Goehr et cela dura une heure à peine.Nous avons pasré a travers le premier mouvement de la première Symphonie de Beethoven.Question de me 'aire la main uniquement.Le jeune chef britannique, un peu froid au premier abord, s'anima lentement à mesure qu'on la fait parler de re qu\u2019il aime.Mais là encore, i! y a réticence.Colin Davis aime passionnément la musique mais il éprouvé visiblement de la difficulté à en parler \u2014 Je n'aime pas parler da musique, dit-il.Je n\u2019aime pas tellement en écouter non plus.J'aime et.faite ! Reprenant notre premier sujet, à savoir qu'il es! un autodidacte.M Davis, dans un anglais très pur mais sans accent exagéré, poursuit .\u2014 Le métier de chef d'orchestre.c\u2019est une chost qui ne s\u2019apprend pas chez en professeur.Cela s'apprend en dirigeant.A chaque nouveau concert, j'apprends quelque chose de neuf.On apprend, aussi, a force de jouer dans un orchestre.J'étais clarinettiste; ensuite j'ai fait un peu de piano Et pourtant, si je vous disais que le gros de mon métier, je l'ai appris dans les lt\\ res '\u201c Absolument : j'ai lu de5 tas rie traités de direction d'orchestre, en particulier ceux de Boult, de Scherchen.Tout est la-dedans.Communiquer ce que l'on ressent \u2014 Et alors, cette technique traditionnelle\" dont parlent certains chefs, technique qui.en fait, serait la même pour tous ?.\u2014Ça existe.je suppose .et j\u2019imagine que ces chefs peut ent obtenir ce qu'ils désirent de leur orchestre.C\u2019est possible Moi.en tous cas, je n'y crois pas La direction d'orchestre, ça ne s'apprend pas ça ne se définit pas.ça ne se décrit pas non plus.Quelles sont les qualités d'un chef d'orchestre ?Vous le savez.vous ?Moi.pas ! Etre chef d'orchestre, c'est, comment dirais-je.savoir communiquer à des musiciens ce que l'on ressent, ce que l'on veut faire passer .Vous me posez là une question bien embêtante.Pour ma part, je suppose que je réussis \u2014 en tous cas.je l'espère \u2014 à transmettre ce que je ressens aux musiciens et.par là.aux auditeurs.Je ne m'arrête pas a st rrrr comment je m'y prends : je le fais, c'est tout ! Colin Davis n'es! pas loquace.Je le soupçonne mémo de ne pas aimer les interviews et les conversations a propos de musique.Mais puisque nous sommes là.je poursuis devrais-je dire: j'insiste.'1.Au sujet de ses \u201cpreference.-'- comme chef d'orchestre, M.Du\\ts fait une mise au point qui est presque une protestation \u2014 Je n ai pas de compositeur ni de genre préférés J'aime à peu prés tout.Pas également.Colin Davis bien sûr : U y a de la musique qui est jolie, il y en a qui est divertissante.il y en a enfin qui est Importante ' M.Davis emploie les mots \"pretty\", \"entertaining\" et \"important\"».\u2014 On dit que vous avez une passion pour Berlioz.\u2014 C'est vrai.Je crois que Berlioz représenle tout ce qu'un homme doit être.Il est puis- m Photo Réa! St-Jean M.Colin Davis sant, il est sensible, il est sardonique, presque sadique parfois.ou plutôt : ironique, comme Mozart, et insolent avec ça.\"Je dirige une oeuvre parce que j\u2019y crois\" \u2014 Berlioz correspondrait-il a votre propre tempérament 7 \u2014 C'est possible Colin Davis répond avec un certain étonnement ; on dirait qu'il n'y a jamais pensé mats que tout à coup il découvre qu'en effet il est un peu.à sa façon.Berlioz D'ailleurs, il lu! ressemble physiquement ! \u2014 J'aime Berlioz, peut-être parce que je trouve injuste de voir qu'il est tellement méconnu.méprisé même, rt par ses propres compatriotes.Berlioz est rejeté en France i! fallait un Anglais pour le découvrir 1 Les Allemands ont été les premiers à le reconnaître Maintenant, l'Angleterre l'a adopté.Mais il ne faut pas insister sur Berlioz ; j'aime également un grand nombre d'autres compositeurs.Mais quand je dirige une oeuvre, ce n'est pas parce que je l'aime mais parce que j'y crois.Si un chef d'orchestre se complaît dans ce qu'il fait, alors c'est mauvais Oui.parce qu'alors il écoute il est bercé par le son qui vient de l'orchestre.et il ne fait plus de musique.Ce n\u2019est pas au chef d'orchestre à aimer la musique mais aux auditeur.- Le metier du chef d'orchestre, c'est d'étudier une oeuvre et de savoir comment elle doit être jouée (\"to know how it should go\").C'était la devise de Toscanini, c'est la mienne aussi.Les préférences personnelles du chef ne doivent jamais entrer en ligne de compte au moment où il dirige.S'il veut écouter, qu il aille s\u2019asseoir dans la salle ! Cette semaine à l'Oreheslre Symphonique.M Davis dirigeait la première Symphonie d\u2019Elgar, une Ouverture de Berlioz et le deuxieme Concerto de Rachmaninoff.C est lui qui avait soumis les deux premières oeuvres.Quant au Rachmaninoff, il avait été choisi par le soliste, Byron Janis .\u2014 Autrefois, je délestais Rachmaninoff Et puis, je me suis aperçu que ce n'était pas raisonnable et que ce n'était pas \"professionnel\u201d d'avoir une telle attitude.C'est Ashkenazy qui m'a amené à Rachmaninoff.Maintenant, j'espere amener Ashkenazy à Berlioz 1 \u2014Connaissez-vous les symphonies de Rachmaninoff ?\u2014 Pas encore, mais j'ai l'intention de m'y mettre bientôt.Je suis un être humain et je dois m'efforcer de comprendre tout ca qui est humain .Il y a même de jolies, de TRES jolies choses chez Gilbert et Sullivan, chez Offenbach Même si un chef n\u2019aime pas une certaine oeuvre, je suis convaincu qu'à force de la travailler il peut parvenir à l'aimer.Opéra ou concert : pas de préférence Colin Davis travaille autant à l'opéra qu'au concert Dernièrement.il dirigeait \"Peter Grimes\u201d.de Britten au Metropolitan Opera de New York Aucune préférence pour l'une ou l'autre discipline \u2014 Quand j'ai fait beaucoup de concerts, j'aime me pencher sur un opéra.la?rythme de vie y est plus tranquille Vous montez un spectacle et vous ie dirigez un certain nombre de fois, alors qu'au concert, c'est un programme différent tous les jours, ou presque A l'opéra non plus, par de préférences de répertoire.Mais au cours de la conversation.Colin Davis reviendra souvent sur le \"Don Giovanni'' et Mozart et sur le \"Falstaff\u201d de Verdi.Considère-t-il \"Don Giovanni\u201d comme un drame ou une comédie ?\u2014 A certains moments c'est un drame à certains moments c'est une tragédie Je dirais : le plus souvent une tragédie.Car remarquez que Don Giovanni ne rit jamais.Cette course folle d'une femme à l'autre, mais c'est tragique, vous ne trouvez pas ?\"Doit Giovanni\u201d n'appartient à aucun genre en particulier : il est un genre a lui seul.Au sujet de son \u201cPeter Grimes\u201d à New York.Coiin Davis, modestement, se refuse a parler de la réaction du public ca fut un succès1 mais il se déclare entièrement satisfait des conditions de travail au \"Met\" (orchestre, chanteurs' et de l'acoustique de la nouvelle salle sinon de son architecture 'opinion qu'il partage d'ailleurs avec la majorité'.\"Peter Grimes\u201d avait été monté par le metteur en scène bien connu Tyrone Guthrie \u2014 Il y a des metteurs en scène qui ne sont pas musiciens et qui, lorsqu'ils touchent à l'opéra, ont tendance à distraire tes auditeurs de la musique.Guthrie, heureusement, est musicien.J'ai beaucoup aimé travailler avec lui.C'est un artiste qui a une puissante personnalité, direz-vous Oui.mais ça ne me nuit pas Je trouve qu'a l'opéra le chef d'orchestre et le metteur en scène ont autant d'importance l'uo que l'autre.Quand la mise en scène a de l'envergure, alors moi.au moment de diriger je pars de quelque chose de grand, de concret, et ça va bien Quand il y n'y a pas de mise en scene, alors je suis obligé tie tout faire.Je crois à ur.e parfaite entente entre !e chef et le metteur en sqène.C'est moitié moitié Coiin Davis a dirigé dans quelques villes d Amérique (Minneapolis.Toronto' ces dernières années mats c'étaient cette semaine ses débuts a Montréal.Il nous arrivait cependant, précède d une solide O théâtre du rideau vert LUNDI au SAMEDI: 29 h.30 DIMANCHE: 14 30 tt 19 30 DONA Federico Garcia Lorca mise en scene : Yvette Brird Amour costumes : François Barbeau musique t André Gcgnon cJeco'l : Renee Ca.vio'o Yvette BRIND AMOUR Gerard POIRIER Marthe THlERf Lctc le GOCRIADFC Lucie de Fronço»* ROZET Rote Re< DUZ l Andre Montmotency Marthe CHOQUE TE Louit AUBERT Arlette SANDERS Goe'ane LANIcl Angèle COUTU Michele MAGNY Rolland# PERRO Suzanne OrSIONGCMAMPS Christiane QUISLE Y*et CLAUDE AU STELLA 844-1793 METRO t LAURIER Théâtre de Quat'sous Réservations \u2014 845-7277 ORCHESTRE de CHAMBRE McGILL Chef i erthettr» \u2022 ALEXANDER BROTT VIVALDI, BARÏCK, Schubert SoUstet i Ya?!a Hertz Vision W.üdred Goodman, V.o on Jer V CsaW.V»C ',r-Waiter Jaci .m, V-oionce* \u2022 Lo?fa Er irt.Violonce\u2019ie Concerto pour trois vio-ons V.»a:r> Concerto pour v^oio*\tV vaîdi Concerto pour 2 violoncelles Vivaldi Divertimento -\tBartok.Danses allemandes .Schubert Lundi soir la 27 février i 8k 43 Sella da bal.Hôtel Mont-Coyai Billets S3 2S taie *ec'u»e, disponibles » la porte Etudiants : 1 S0 Pour rontoignementt, oppolor i 935-4955 réputation grâce notamment à tes disques.Là-dessus encor» fl a des Idée» bien fermes Je lui parle de son très bel ènreglstrement d'oeuvres néo-classiques de Stravinsky (\u201cDanses concertantes\u201d.\u201cDumberton Oaks\u201d et Concerto pour orchestre à cordes' : \u2014 C'est la période que je préfère chez Stravinsky r \"Le Sacre du printemps\u201d ?Oui mais c'est devenu facile maintenant de diriger cela, et quand une oeuvre devient facile à diriger, c'est alarmant.C'est qu'il n'y a plus rien a en tirer .Mon enregistrement de la \"Symphonie fantastique\" de Berlioz, je n'aime pas.D'aiiieurs.jt suis en froid avec ma compagnie, Philips.Ils veulent faire le Requiem\u201d de Mozart et moi, je veux faire celui de Berlioz.Il est vaguement question d'une intégrale des \"Troyens\" .De toutes façons, je n'écoute jamais mes disques.Cela m'inquiète de voir une interprétation qui restera à jamais la même.Pour moi.une oeuvre est toujours differente, a chaque nouvelle interprétation La musique est une chose en perpétuel recommencement '\t< Londres, capitale de la musique M.Davis est d'avis que Londres est actuellement la capitale mondiale de la musique.Il n'a pas comp\u2019.èlement tort : où trouver par exemple cinq orchestres symphoniques de toute première force ailleurs qu'à Londres 7 \u2014 Les Allemands sont prisonniers de ieur culture Les Autrichiens aussi.Les Italiens de même.Nous, en Angleterre, nous n'avons pas de longue tra-d i 11 o n musicale derrière nous .La France ?Jamais ! Je regrette de le dire, mais la France n'est pas un pays musical Les Français n'ont de respect pour rien Regardez de quelle façon ils ont traité Berlioz.Et leur plus grand compositeur actuel.Boulez, qui doit aller vivre en Allemagne ! Le standard musical de la France est le nlus bas au monde actuellement.ils ont monsieur Malraux.oui.et le général de Gaulle ! La France est ie pays de la littérature Les Français sont des littéraires : iis ne sont pas musiciens ! \u2014 Et las Russes ?Vous avez dirigé en Russie il y a quelque» années, n\u2019est-ce pas ?\u2014 J'ai dirigé à Moscou et A Kiev seulement Leurs orchestres sont bons, mais pas plus qu'ailleurs.Ce n'est pas parc» que ce sont les Russes qu'ils doivent être meilleurs que les autres ! Et notre orchestre, qu'en pense M.Davis ?Il est visiblement satisfait et déclare : \"They ara full of fire.\u201d Quelques mots enfin de la musique contemporaine.Il proteste à l'idée que l'Angleterre ne soit pas un pays où foisonne ia composition musicale \u2014 Nous avons un monsieur Britten, qui fait pas mal de choses.Et puis Michael Tippett .Richard Rodgers Bennett.Ces gens-là peuvent écrire très vite et bien.Ils r'attendent pas.comme tant d'autres, i\u2019\"inspirarion\u201d \u2014 Et la musique électronique ?\u2014 Peut-être qu'un jour, à force de jouer là-dedans, ils vont trouver quelque chose Pour i» moment .LE THEATRE POPULAIRE DU QUEBEC ON NE BADINE PAS AVEC L'AMOUR Proverbe en quinze tableaux d'Alfred de Musset avec Hanri Norbert Nathalie Nauoert Jean Fauben Yrti MattitoHe Jacqjet Thibaut* Ntcol* Kefjean Monique lemioue Yvon Bouchard\t» Michéle Jourdain Louis Lalande Richard Vignaaia*» au THEATRE NATIONAL 1220 est, Ste-Catherine (métro Beaudry) Jeudi, 9 mars Vendredi, 10 mars Samedi, 11 mars à 8.30 p.m.Billets: $1.50 et $1.00 (étudiants) Guichet i 521-4751 i partir du 6 mart UNE LEGENDE VIVANTE LUNDI 3-MARDI 4 AVRIL de $3 à 7.00 (ILtETî VENTE MAINTENANT odincroyable Carlos^ Montoya .il fout l\u2019entendre pour le croire MERCREDI 5 AVRIL Billet» $2.00 à $4.00 MAINTENANT EN VENTE IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI FEVRIER 1967 8 I LES DISQUES PAR CLAUDS CINGRAS ! ¦ i Trois Symphonies (TAnton Bruckner Enregistrements de troll fympho» mes de Brvckner i no 7 en ml maleur \u2014 Phllharmonl-que de Berlin, dir.i Eugen Jochum «Deutsche Crimmophon, 39131\t/ 139131); no 3, en ré mineur (\u201cWegner\") \u2014 Orchestre de Cleveland, dlr.i George Szell (Columbia, ML 4297 / MS-4497) j no 7 en ml majeur) \u2014 Philharmonique de Vienne, dir.: Georg Solti (également : \"Siegf ried-tdyll\" de Wagner! \u2018London, album de deux disques, CMA-7214 / CSA-2214).COMME BACH, il a été organiste et son oeuvre s\u2019inspire de la musique religieuse.Comme Beethoven, il a écrit neuf Symphonies abstraction faite de deux Symphonies \"d'essai\u201d non numérotées, ce qui ferait un total de onze).Comme Brahms, enfin, il est venu tard (à 40 ans » à la symphonie.Sans compter qu\u2019il prolonge jusqu\u2019aux portes du vingtième siècle ie souffle du romantisme allemand illustré par Beethoven e t Brahms.En somme.Bruckner pourrait être considéré a juste titre comme le quatrième grand \"B\" de la musique Ses Symphonies se situent donc dans les trente dernières années de sa vie et elles ont plus d'un point en commun.Un même flot musical coule d\u2019une Symphonie à l\u2019autre, on y retrouve l'utilisation des mêmes procédés, partout se manifeste la double personnalité mystique et paysanne de cet organiste pr« s de Dieu et de la nature, enfin toutes les Symphonies sont caractérisées par l\u2019emploi d un matériel orchestral considérable et elles ont toutes des proportions monumentales \u2022plus de la moitié d'entre elles nécessitent deux microsillons ; au concert, la huitième, par exemple, requiert la soirée complète).Malgré les \u2018\u2018longueurs\u2019\u2019 et la \"lourdeur\u2019\u2019 que l'on reproche à Eruckner non sans raison, peut-être, parfois.) la musique de ce compositeur connaît une faveur de plus en plus grande, du moins si l\u2019on en juge par les programmes de concerts et les catalogues de disques.Ce retour au mysticisme et au romantisme viendrait donc en contradiction avec cette \"déshumanisation\" dont on accuse notre siècle.Donc, la \"popularité\u201d grandissante de Bruckner est un fait Mentionnons d'abord l'intégrale de ses Symphonies entreprise par Eugen Jochum et 1: Philharmonique de Berlin chez Deutsche Grammophon.La 8e et la 9e ont déjà paru; la 1ère, commentée ici, a paru il y a quelque temps, et la 4e (la \"Romantique\u201d) entre au catalogue Schwann ce mols-cl.Ceci sans parler des nombreux enregistrements isolés de Symphonies de Bruckner, à commencer par ceux que Jochum lui-même fit à la tête d'autres orchestres.¦ siSjps m Anton Bruckner De plus Leinsdorf et l\u2019Orchestre de Boston viennent eux aussi d'enregistrer la 4e Symphonie.Les orchestres et les chefs allemands 2 c ai > Z H m ui 'Ul Z Q Ul ai z ui a UNE ÎLE DE RÊVES ET RÉSEAU FRANÇAIS LES JOYEUX NAUFRAGÉS LE SAMEDI A 19 HEURES GILLIGAN ET LE CAPITAINE JSt\tüiSulyui! éÜl5 c m c z n ¦ B B 0 B H m < n ¦ > 3 c B > Z H m t.¦ c z n Pour vous, madame, les nouvellistes .¦ \u2022 Jean Lévesque et Pierre Pascau font \u2022M .; J r - M LE POINT DU JOUR\u2019 J \\ Y *w v\u2019.( \u2022 .\t\u2022 -.**'\u2022* du lundi au vendredi - \u2019 \u2022¦'.v' a 1 heure p.m. L\u2019Opéra de Hambourg ou 330 personnes sur la \u201cpetite\u201d scène de la Place des Arts par Claude Gingras L'OPERA DE HAMBOURG vient-il à Montréal parce qu\u2019il te rend également à New York, ou viant-il à New York parce qu'il :e produit à l\u2019Expo ?La question a été posée par les journalistes à la conférence do presse que les deux directeurs de la célèbre maison d\u2019O-péra.MM.Rolf Liebermann i directeur artistique! et Herbert Paris (administrateur), donnaient cette semaine aux bureaux du Commissaire général de \u2019\u2019Allemagne pour l\u2019Expo.Réponse : la visite de l\u2019Opéra de Hambourg à Montréal puis à New York a toujours été un projet con|oint.Certaines restrictions émises par les deux directeurs laissent cependant songeur : la scène de la salle Wil-frid-Pelletier de la Place des Arts n'est pas assez vaste et elle n'est pas assez bien équipée pour recevoir certaines productions qui.en conséquence, ne pourront être données qu'à New York.M.L'ebcrmann, notamment, a exprimé le regret que notre scène locale ne comporte pas de plateau tournant.Est-il plus impressionné par l'équipement technique du nouveau Metropolitan Opera de New York ?Pas du tout \"Rien ne marche\", a-t-il dit.Mais il a poursuivi : \"C\u2019est normal.C'est toujours la même chose dans un théâtre neuf.Il faut que tout cela se mette en marche lentement .\" - -V 1 cours de l\u2019Expo \u2019car on sait qu'en Europe les théâtres lyriques sont d'assez petites dimensions mais qu'ils sont pourvus de scènes très bien équipées) ?Ne soyons pas mauvais prophètes et attendons les événements .D'ailleurs, MM.Lle-bermarm et Paris ont bien précisé que leurs observations ne comportaient aucun caractère de critique et que les trois spectacles qu'ils ont retenus pour Montréal ont été choisis justement en fonction des possibilités et des limitations de la salle Wilfrid-Pelletier, et que ces productions ne devront subir aucune espèce d\"\u2018adaptation\" ou de \"réduction\u201d.Ces trois spectacles, ce sont \"Lulu\u201d, d'Alban Berg.\"Mathis der Maler\u201d (\"Mathis le peintre\"), de Hindemith, et \"Jenu-fa\u201d, de Janacek.De plus, l'Opéra de Hambourg présentera \"Der Freischütz\u201d, de Weber, mais en version de concert seulement.Les représentations s\u2019échelonneront du 13 au 18 juin.Ensuite, la troupe se produira à New York, au nouveau Metropolitan Opera, du 23 juin au 2 juillet.New York verra les mêmes spectacles que Montréal et, en plus, \"Jacobowsky und der Oberst\u201d.de Klebe, et \"The Visitation\", de Gunther Rennert (deux opéras contemporains que l'Opéra de Hambourg a d'aJlleurs commandes) ainsi que le \u201cRake's Progress\" da Stravinsky.Parmi les solistes, on applaudira Anneliese Rothenberger, Arlene Saunders, Edith Mathis SUITE EN PAGE H Dhoto René PicxrC, LA PRESSE M.Rolf Liebermann .\tPi ¦* \u2022\u201e* » \u2022 /\u2022 \u2022_ iV\\ Jv \\ \"LA FRANCHISE ET L'IMPUDEUR SUÉDOISES QUI EXPRIMENT EN IMAGES SAISISSANTES LES MOUVEMENTS LES PLUS INTIMES DU CORPS ET DE L'ÂME.\" \u2014 Michil» Fayrtau, LA PRESSE évidemment été conçus en fonction d\u2019une salle de 1.674 tièges.Faut-il en conclure qu\u2019à la salle Wilfrid-Pelletier la scène est trop petite et la capacité de la salle est trop grande pour l'Opéra de Hambourg, et que ce sera aussi le cas de la plupart des autres compagnies européennes qui nous visiteront au UN FILM M MAI ZETTERUNG (LES VMOlREtX) .1204 «il STI CATHERINE SOUS-TITRES ANGLAIS Swr\t7.20, 9 20 Dimendi«:l,30, 3.30, S J0, 7.30, 9 30 DüiMi / festival./ Aucune espèce d\u2018 \"adaptation\" .M.Paris, de son côté, a noté que.du côté des éclairages, notre sai'e locale était également assez 'limitée.Par ailleurs, il y a à la salle Wilfrid-Pelletier près de 3,000 sièges alors qu\u2019à 1 Opéra de Hambourg la capacité de la salle est environ de moitié, soit 1,674 sièges, et les spectacles que nous verrons ont 'lafleurdelibertépercertla neige\" 1763-1967 arpents de neige avec Dominique Briand Luce Guilbault Yves Létourneau Jean-Louis Paris Diane Pinard Mise en scène: Yvon Thlboutôt Choix des textes: Pierre Châtillon Du 15 février au 5 mars - Mer., jeu., ven.: 8 h 30-Samedi : 7 h 30 et 10 h - Dimanche: 7 h 30.l'égrégore 190 est bout.Dorchester Métro : Berri-DeMontigny 866-9344 OUI (A BOUGE, AU PARADIS DES BELLES EN AU RYTHME D' 6pC\tjL\\ r du*0'e fev 4 Effarouchée HH\u2019H/IéUiU SHELLEY % $ :.v 522-9177 IIU13I ISte-Cathorin* et PIE-IX.255-6224 mmt station jabbv St-Denis et Jorry.386-3577 IA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 25 FEVRIER 1967\t/ 15 7 ONTREAi SAMEDI 25 FEVRIER IV67 LE FILM A CONTROVERSE DEUXIEME &RAND TILM V \"Docteur.Couleur Las jeunes admis l'après-midi D une drôlerie visuelle et d'un humour absolument irrésistibles îbusŸol^ te lews è SUITE DE LA PAGE 15 pt Hubert Hofmann.Les représentations seront dirigées par deux chefs de très grande réputation .Hans Schmidt-Isser-stedt e, Leopold Ludwig.Un répertoire contemporain L\u2019Opéra de Hambourg n\u2019est pas svu'ement la plus ancienne compagnie permanente d\u2019opéra de \u2019\u2019Allemagne (le premier thaâtre fut construit en 1673) mais 1 une des plus anciennes et des plus importantes d\u2019Europe, et elle a toujours été à Ta-i an- garde de la creation musl- l\u2019ar exemple, le premier directeur de la maison, Telemann.commanda son premier opera a un jeune membre de lorcheftre do Hambourg qui etai: egalement compositeur et qui s\u2019appelait Georges-Frédéric Haenue! L\u2019histoire de l\u2019Opéra de Hambourg révèle, à la direction des noms aussi prestigieux que Mahler, Klemperer.Karl Boehm.Eugen Jochum et Leopold Ludwig.L\u2019Opéra de Hambourg a à S\u2018>n actif la commande de nombreux ouvrages à des compositeurs contemporains et c\u2019est ce qui exoliuue que.pour sa venue en Amérique, la direction ait dtvi iè de concentrer son choix sur le oeuvres du vingtièmo siecle exception faite du Weber.qui d'ailleurs sera donné en version de concert'.Et le public : est-il prêt à accepter un pareil répertoire ?M.Liebermann répond qu'à New-York, durant ^des quatre premier» jours qui ont suivi i'an-nonce de la venue de l'Opéra de Hambourg, les imprésarios ont reçu 10,000 demandes de places.Cependant, il n\u2019est pas en mesure de donner de chiffres quant à la vente à Montréal.L\u2019Opéra da Hambourg fait régulièrement des tournées un peu partout en Europe mais c'est la première fols qu'il vient en Amérique.M.Liebermann croit même que c'est la première fob qu'une compagnie européenne d\u2019opéra t ient en Amérique avec ses solistes, son orchestre, son choeur, ses décors et see costumes et son personnel technique.Le voyage de l\u2019Opéra de Hambourg en Améri- r signifiera le déplacement 830 personnes Guilda Lourerk \u2014 Andréo Oreli STATION \"METRO\" JEAN-TALON Autobu* 93 van 1'a.t CINEMA DI MONTREAL 1M4 OU.Mont-Royal - S21-7S70 AUX expog7 CINES] !.MMHERST t URANADA s rAPINEAU STI CATHERINE A Mur o et />-t c~>\t- ¦ ¦ ¦ \u201c m ¦ 4353 CM STE-CATHERINr\tPAPINTAU c» MONT-LOT Al 53532353534823485323535348234853532323485348235323 535353234848482353532348485353534848234853235348485348535323 23 Le raffinement de la musique indienne Une nouvelle collection vient de voir l« jour aux Editions Bucket / Chastel, \"Les traditions musicales\", publiée sous la direction d'Alain Daniélou, directeur de l\u2019Institut International d'Etudes Comparatives de la Musique à Berlin.Les volumes des \"Traditions musicales\u201d «ont une série de courtes études destinées à servir d'introduction aux différentes cultures musicales du monde, leur histoire, leur technique, leurs instruments.Trois volumes ont déjà paru: \"Inde du nord\", \"Iran\" et \"Vietnam\".Nous présentons ci-dessous un extrait du premier outrage de la série, \u201cInde du nord\" écrit par Alain Daniélou.AUCUN PAYS, môme la Chine, ne présente une histoire musicale comparable à celle de l'Inde.Depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, nous pouvons suivre, d'abord par des références historiques très anciennes, puis par des notations et des traités techniques de plus en plus développés, la théorie et la pratique musicale telle qu'elle a existé et existe encore dans les diverses régions ethniques et culturelles qui forment l'ensemble du continent indien.Les Grecs, comme plus lard les Persans, les Turcs, les Arabes furent frappés par le raffinement et la complexité de l\u2019art musical des Hindous.Tous les peuples de l'antiquité semblent avoir considéré l\u2019Inde comme une sorte de patrie de la musique.Les débuts de la musique chinoise indiquent également des influences indiennes.tolérance a permis à l\u2019Inde de développer sans catastrophes, \u2022ans dogmatisme, sans fanatisme, les divers aspects de \u2022a civilisation et d'assimiler le meilleur des civilisations étrangères avec lesquelles rile fut en contact, et ced sur tous le* plans que ce soit celui de la religion ou celui de la philosophie, ceux des sciences et des arts.Au cours d'une histoire dont la durée et la continuité nous surprennent, 11 n'a jamais paru nécessaire aux Hindous, comme à la plupart des autres peuples, de faire périodiquement table rase de façons de penser et de connaissances anciennes pour en adopter de nouvelles.Ced a permis de pousser le développement des arts jusqu'à un raffinement extrême et d\u2019arriver à une sorte de stabilisation dont la perfection rend toute évolution difficile.Les grandes périodes de la sculpture hindoue présentent un équilibre entre le réalisme et la stylisation qui n'a jamais été égalé.Il er.est de même pour la musique, où l'équilibre entre la technique et l'expression a atteint un degré de maturité exceptionnel mais où l'élément créatif a pu être maintenu en faisant une place très importante à l'improvisation qui permet à l'art musical d'être une expérience vivante et toujours renouvelée sans changer ses bases.ses règles ou sa technique.Ce caractère d'improvisation savante a permis à la musique de l'Inde de survivre à travers les siècles sans vieillir, pareille à elle-même.complexes et Inflexibles.C# cadre seul s'écrit et so transmet, de sorte que le poids des grandes réalisations du passé ne paralyse jamais le créateur d\u2019aujourd\u2019hui comme c'est le cas dans les pays où la musique est entièrement écrite et où l\u2019effort créateur s\u2019oriente vers la nouveauté plutôt que vers la perfection.Le but du développement improvisé dans la musique de l'Inde est de créer un état d'âme particulier en exposant une idée musicale sous tous ses aspects.La grande musique indienne est nécessairement une musique de soliste.Toule polyphonie autre que le dialogue entre le tambour et l'instrument mélodique ou la voix, ne peut que créer de la confusion dans la pensée musicale et paralyser les subtiles complexités de l'improvisation.Toute forme d'orchestre tel que nous l'entendons est donc à priori impossible dans la musique proprement modale.Liberté dans des règles Son remarquable esprit de Chaque exécution est une création nouvelle à l'intérieur d'un cadre sévère de règles La musique de l'Inde est une musique qui parle, qui élabore une idée, qui analyse une émotion.Kile se développe comme l'art oratoire et demande, un entrainement spécial de la mémoire, car c'est mentalement que les sons, les mots musicaux successifs vont former une structure intelligible.Leur sens n\u2019appa-rait qu'au fur et à mesure du développement de la phrase comme c'est le cas pour le langage parlé.Il est évident que, quand plusieurs personnes parlent ensemble, cela ne permet pas une expression plus claire ou plus complexe d'une idée mais produit seulement un désordre dépourvu de signification.Il en est de même pour toute forme de polyphonie modale.Il est très important d'être conscient de A L'AFFICHE l Leur crédo c'est la violence.Leur dieu c'est la haine.et ils se nomment \"LES ANGES MAUDITS\" rmi FONDA xmrSINATRA £~-THE WILD 2 FILMS ÂU UîANGEIÜ PROGRAMME: I - - MEMBERS OF HELES ANGELS OF VENICE, CALIFORNIA PANAVISION oPATHECOLOR déchirants, Freinages ferraille tordue, moteurs déchaînés PANAVISION [«COLOR LUCERNE'SAVOY'DORVAL 749-7*72 lucarne U mît A 6.15.Dim.4 1.00, dernier spectacle complet 7.40.Sevey tove lee jour» è 1.25, demie# spectacle temple! 4 7.50.Dorvst le soir 4 7.45.Mate.sam.et mere.4 1.15.Dim, de 1.15 p.m.cri aspect du langage modal pour pouvoir comprendre la forme, le sens et l'expression de la musique indienne.Les tentatives récentes faites dans l\u2019Inde comme dans les pays du Moyen-Orient pour créer des orchestres en adaptant aux formes modales des éléments de contrepoint et de polyphonie sont basées sur une méconnaissance de ce qui fait la valeur unique de la musique, modal* comma moyen d'expression.Le prestige de l'orchester occidental a malheureusement conduit, dans l'Inde comme ailleurs, à de nombreuses tentatives pour créer des ensembles instrumentaux.Dans ces formations, les musiciens, même les meilleurs, sont paralysés dans leurs improvisations et leur pensée musicale, lia voient disparaître les pos- sibilité* d'ornementation ri de subtilités rythmiques qui forment l'essentiel de leu» style.Pour arriver à un ensemble tolérable il faut une telle simplification des formes qu'il ne reste de la muai-qt\u2019a qu'un squelette.L\u2019idée que de cet appauvrissement pourra naître une musique nouvelle plus proche dans sa SUITE EN PAGE 20 DERNIERE SEMAINE ! NE MANQUEZ PAS LE PROGRAMME DE L'ANNÉE I GRANDES PRIMEURS! APRES pN AUTRE] CAS DI CONSCIENCI ¦ BOULEVERSANT!! doit-elle laisser naître un enfant anormal ?mm.une histore brûlante et patfionnée qui va droit au coeur de chaque femme! une femme ( en blanc aerévo/fc/ UN FILM \"CHOC\u201d DE CLAUDE AUTANT-LARA D\u2019APttS II ROMAN DI ANDRÉ SOUBIRANI \t SARA MONTIEL IN COULEURS\t \t Station REAUDRY\tSlollon BEAUIIEN\tSTATIONNEMENT GRATUIT 1204 \u2022 se meuvent à l'intérieur de la compagnie.Deux fils travaillent pour la compagnie, l'un d'eux au service légal ; un frère ainé, Urving, est actionnaire, et Papa Max.âgé de 90 ans, trotte aussi dans les couloirs en essayant gentiment de s'occuper selon la tradition \u201cmish-potcha\" juive de travail en famille, ce qui amène le toujours sarcastique Billy Wilder à parler des \"sept samouraï\".La création aux créateurs SI la liberté d\u2019expression semble aller de soi dans les arts plus traditionnels, l'idée de laisser les créateurs s'occuper de leur création est un concept plutôt neuf à Hollywood où les barons des studios, pour chatouiller leur amour-propre et attirer les belles de nuit, insistèrent de tout temps pour avoir leur mot à dire en matière artistique.Les Mirii, dont le premier réalisateur-collaborateur fut Wilder, ont été les premiers à tout miser sur les metteurs en scène et depuis \"Some Like It Hot\" de Wilder, le SUITE EN PACE 23 35 MILTON/042*0053 E1SENSTBN >»»»»»»»»»»» «««««««ww \u201cits tut» uoiws.titunsatcs.I IK C51BUU menuet\" - C.OAtlO* txrtMor YVES ROBERT iraow^or JULES ROMAINS I PLACE VICTORIA - Tel.: 8781451 12.15:\t2 45;\t5 00; 7.15;\t9 30 Mariée à un juif, plus par admiration que par amour, Hélène voit son bonheur menacé et contesté par des souvenirs CINEMA 65 un film de PHILIPPE ARTHUYS et J L.LEVI-ALVARES [Tourné en Israel FRANÇOISE PRÉVOST RINA GANOR JEAN NEGRONI GEORGES RIVIERES COURT o.n.f.COULEUR {£) MAINTENANT OUVERT \"ACCES INTERIEUR A LA STATION VICTORIA \u2022 * ?.*¦ » « .* \u2022 SUITE DE LA PAGE 22 nombre de cinéaetes cherchant à oeuvrer sous le parapluie Mirisch\" n'a cessé d'augmenter.La Mirisch Corporation est un refuge où les cinéastes ayant déjà gagné leurs épaulettes peuvent forger leurs propres succès ou échecs en laissant aux frères le miasme paraciné-matographique qui s'appelle tantôt agents, droits d'auteurs ou tempérament de vedette et tantôt budgets et compagnes publicitaires.Les Miril prennent des options sur des vedettes, mais ne les mettent pas dans des fers contractuels.Les réalisateurs ont des contrats couvrant plusieurs films, touchent des gros salaires et une part importante des bénéfices.Pour leur part.les frères s\u2019attribuent un modeste appointement de gérance et un pourcentage des profils plus substantiel, allant de 25 à 75 pour cent.Les oeufs dans le même panier \u201cLeur façon de travailler est très simple \", dit Wilder qui a fait sept films pour les frères.\u201cLà où d'autres producteurs engagent une vedette pour un million de dollars et ensuite essaient de trouver quelqu'un pour faire le film, les Mirisch mettent tous leurs oeufs dans le panier du réalisateur, escomptant que celui-ci saura attirer les stars.Une fois en selle, ils vous laissent courir et ne se servent jamais du fouet.Si vous gagnez, ils vous laissent porter la couronne.Si vous vous cassez la figure, ils ne vous tirent pas une balle dans la peau ; ils vous laissent faire ça vous-mêmes Mettant sa casquette de producteur, Jack Lemmon dit que faire un accord directement *vec un distributeur \u201cvous met s la merci de 36 incapables de New York qui ne connaissent tien de vos problèmes.Les Ml-rii, eux, savent traiter avec A 47 ans.Marvin vit tranquillement avec sa femme, après 2J ans de mariage, et ses trol* enfants, à Beverly Hills, au sud du Sunset Boulevard, cultivant les langues latines.Walter, qui s'est marié k 19 ans, a trois enfants et vit dans le Westwood, limitant son cercle d'amis aux professionnels avec qui il travaille.A l'échelle hollywoodienne, même les symboles de réussites de* frères sont peu excentriques.Si Walter et Marvin ont des piscines et se déplacent en Lincoln, seul Harold, qui a 59 ans, p%sède une collection d'art, une Rolls Royce, une villa à Palm Springs et habite la partie chic de Beverly au nord du Boulevard du rule 'la distinction est Capitale).Là.Harold et sa femme se font projeter des films presque tous les soirs et servent des rafraîchissements à une élite du monde du spectacle dans des verres gravés aux noms des Invités.\u201cC'est un type qui, k l'aide de millions de dollars, engage des gens pour pouvoir les avoir chez lui\", dit un de ses détracteurs.Une fois William Wyler prit Harold à part < t lui dit i \u201cEcoutez, vous êtes trop justes envers les gens, vous êtes trop bons\u201d.Harold répondit \u201cC'est peut-être pour ça que nous avons réussi\".ces gens-là paix.\u201d Las MIRII, Walter, Harold et Marvin Mirisch.et vous avez la Les Mirisch Jouissent de la confiance de leurs financiers, la Security-First National Bank of Los Angeles.On comprend pourquoi Le joyau de leur couronne est \"West Side Story\", qui coûta $6 millions à faire et qui jusqu'à ce jour a réalisé une recette de $32-miIlions.^ \u201cSome Like It Hot\u201d et \"The Apartment\u201d coûtèrent $2.8 millions chacun et firent chacun $15 millions de recettes, tandis que leur \"Irma la douce \", au prix de production de $5 millions, fit $20 millions.\u201cThe Magnificent Seven\", coûtant $2 2 millions, a ramassé $11 millions.Les deux films d« Peter Sellers en l'Inspecteur Clous-seau de Blake Edwards, \"Pink Panther\u201d et \u201cShot In The Dark\" ont lait des recettes de $20 millions, plus que les deux premiers James Bond.Il y a aussi des échecs bien sûr.\u201cKiss Me.Stupid\" et \"The Fortune Cookie \u201d, ce dernier malgré une critique bienveillante, n\u2019a pu récupérer même son prix de production et \"Hawaii\u201d a été une erreur de Jugement dès le début.Les frères Mirisch sont des hommes d'instinct familial, même un peu démodé.Ernest Lehman, qui rédigea le scénario de \"West Side Story\u201d, les qualifia \"de bons pères de famille qui aiment les enfants, le golf \u2014 et leurs propres femmes \", INERAMa \u2022 k.JO TOUS IfS SOUS \u2014 J k.MIft DIM, 1.00.4.45, t h.JO SAM.4 5 8110»! *\u2022 » COUlfUt ST SON STEREO-4( * PHONIQUE A 7 Tti Russian VOUS VERREZ : U* OaiUt» »\u2022*-thmi .la Cvqun 4* M*a-tau , .au fend 4# U *)\u2022» ai _ Ua piawm fan» U lai.SON STEREO-.( chat «a à la balaina.Ua la * PHONIQUE A 7 TRAMES * danaavra Mpitayav à plaça avaa Ua beautés rmaaa SIEGES RESERVES an vanta par U patta.«mi aa tbàitr*.Jwlaa Jacab Muiiqwa.Marça* (maçatUa Baulavard.RockUnd, Dorval), CKJl.Radia Saint-Jé-r&ma \u2014 Rai daa baa pria Inland Fawchar, C.T.Pont-Viaa.INFANTS 10 admit CINERAMA, m» pracédé différant.SUR l! PIU9 VASTE K C R A N INTE-RIEUR DU MONOC.MPERIAL cradi al laaaadi J baaraa.\u2014 Dtmancba A 1 Kaura METRO SU IIOK PLtCf OES WS 14» llawy «UM4.I - AV.4-71*1 \u2014 5M3 lit lî t 111111.1111 BtfM I MONTtttL A 1TWH PE WK ET NEV_VNK Films U PREMIER FESTIVAL DES GRANDS REALISATEURS Internationaux (3e PARTIE) AUJOURD'HUI DERNIER JOUR POUR VOIR : si aiy DECMAIC *'**\u2022\"\u2022\u2022 *\u2022*\tfH\"* ALAIR nCwRlIlv\tont rivakrtianni U cinéma.*\t\"MftOSMIMA MOM AMOUR\u201d (».#.!«*.> 1 « - 7 0# - 1*.JS *\t\"l'ANNtt MRNIIRI A MARHIMAB\" t 5.7» tt » » ¦»»' Miun CDC/TAI AWOUR0 HUI SAMEDI * 1 K.*0 f M.GRAND SPECIAL m, i« mimues du cm» vuoi, KMMIT UDI\u201d (C.HAtSINStOHI \u2022iMack» (tout* U |Mra4s) at Ur-41 \u2022* M.r4i «.Ira JEAN-LUC GODARD m- BRIGITTE \" ANNA it \"VIVRE SA VIT' Aaaa Karb»a à 1.49 - *00\t} uSinUtt H 0.25\t{ AU MEME f»1*\t xaru rpsa bucr, ^Rppneuei LONGUE U BOND RETOUR! au», \"BATMAN\" ADAM WEST \u2022 tURT WARD JIStfiJBBStiŒft .UN FlfMINGS FROM Riissin |1.PLACE LONGUEUR.LONGUELHL Information 679-2610| , h I iciri SEAN CONNERY joue JAMES BOND 3* film , \"HOW TO MURDER YOUR WIFE'' 1 FILMS EN COULEUR A L'AFFICHE EN LISSE POUR mms PRIX D'ACADEMIE ?2e SEMAINE DE SUCCES! * c o*«>o',3 U MEILLEURE actrice de soutien (Jocelyne t awards Pho'oqraph.» en couleur / Destins de costume* Partition musicale er if ma le / tom / effets visuels spéciaux / chansons (My Wishing Dell).THi\tUjRPUBATION PRESENTS JULIE ANDREWS MAX VON SYDOW RICHARD HARRIS b IN GSÛfeGC kuY h;IX WALTER WRiSCH PRODUCTION 4 \u201cHAWAII\u201d MÜBlIff exix>67 porta et U vi «te de twei H SÛT 1HJUK ML IM HBOSK -SEÎOEB a* KL# K P.BUNSTdN PAXAYTSJOH COLOR by DrUw Uni flm l\u2019NrTED ARTISTS MATINEES à 2 heures.Samedi et f tes S2.0Q tairées a \u2022 h 15 -Vee.mm.et fêtes Dimanche à jeudi UM - Dû», à 7 h.30 p.m.PRIX REGULIERS Cwm'~TTT-R I>.«Nil OF* ICI EL 51.50 52.50 52.50 52.50 forvico de l'Office catholique notional des Techniques de diffusion AGENT GORDON SI DECHAI- NB, L' 1 Le film comporte de nom* breuaee tioiences Adultes.AMITIES PARTICULIERES, LES 1 Le film montre les conséquence» tragiques d'un cas d\u2019amitié particulière.Le sujet est traite avec une certaine délicatesse, mais l\u2019ensemble demeure équivoque par suite de l'idéalisation de cette amitié ainsi que de U présentation caricaturale DEUX JOURS SEULEMENT, 8 et 9 MARS REPRESENTATIONS EXCLUSIVES DEUX REPRESENTATIONS PAR JOUR.T\u2019ckert d*iâ en vente au 9-iche».Tourné Sur Is vif »Oyt ré-ce*r.-n«nt\tla Warner Bros, avec la Compagnie m \u2022 U.N\tKJaI En soirée A « N 30 éefMyky HOBEHT liüLjr T£auacotor®.J centre vente 482-1322 omcHà: ^ do beu COLUMBIA PICTURES pré»*.mmES coBURn Dead Heat on a Merry-Go-Round CAMILLA SPARY \u2022 ALDO RAY \u2022 NINA WAYNE RObcRT WEBBER \u2022 TODD ARMSTRONG \u20184&32Ï 'At***rL SEVILLE vvy, çfnmmw ¦ » wmcitm; \u2022 mi-oiro 697-0370 CAPSTOl ¦ af .pitit enema .4\" PJUI HUl MARll ¦n\tititi fitifiîiîi MUÉMÉAIIÉ D\u2019une exposition à l\u2019autre I.E MUSEE DES BEAUX-ARTS de Montréal a annoncé la semaine dernière son programme d'expositions pour l'année.C omme on a pu le constater, à première vue, il y a peu de choses qui susciteront l'intérêt à part peut-être l\u2019exposition de Le Corbusier, celle des céramistes canadiens et la rétrospective de Jean-Paul Lemieux à l'automne prochain, à moins, évidemment d'aimer le conformisme, les peintres de la Royal Academy, it s pères de la Confédération et les reliques du Marquis de Montcalm.Le Musée présente actuellement trois expositions, une série de photographies sur l\u2019exploitation du pétrole, la rétrospective des oeuvres du peintre Walter Murch et plus de quarante gravures d'Edvard Munch, peintre norvégien du debut du siècle.L'exposition de photographies est nettement didactique.Il s\u2019a-pit de montrer par quelles opérations doit passer le pétrole avant d'etre utilisé.La photographie est de qualité, claire et nette.Le photographe cherche les points de vue nouveaux, travaille souvent par très gros plans.Mais on sent que ce qu\u2019il doit montrer le contraint.De rares photos seulement nous intriguent, celles où la vue de la raffinerie de MontréaléEst, la nuit, lui inspirent un décor de science-fiction.Walter Murch Walter Murch est d'origine canadienne.Il a été l'élève de Lismer à Toronto jusqu\u2019à ce qu'en 1927, il parte pour New York où il travaille depuis.11 a été l\u2019ami de Gorky et de Joseph Cornell qui semble l\u2019avoir beaucoup influencé.Daniel Robbins, préfaçant Je catalogue de son exposition, en fait le peintre canadien le plus important depuis Torn Thompson et écrit que les jeunes peintres de la nouvelle figuration new-yorkaise comme Jasper Johns et Jim Dine trouvent en lui un précurseur.Qu'en penser ?La vue de ces tableaux ne m'inspire guère.Il s'agit d\u2019objets peints sur des toiles, d\u2019après les techniques les plus anciennes, la perspective, la matière souvent traitée comme chez les impressionnistes, la modulation de la couleur et le clair-obscur.Ces objets, de vieilles mécaniques, vieilles colonnes, vieux tissus, etc .sont comme suspendus dans le vide, quand ils ne le sont pas réellement.Le temps semble arrêté et dans beaucoup de tableaux, il y a à peine assez de lumière pour que les formes prennent corps.L\u2019impression d'ensemble est celle de l\u2019intérieur d\u2019une serre sale avec un odeur de renfermé et une lumière tamisée.Dans ce monde de vieux objets, quelques fois, l\u2019étonnement, presqu\u2019imperceptible, devant la chose qui pourrait être belle, la beauté qui pourrait naitre, mais que l\u2019artiste se garde bien de mettre au grand jour.Que Murch inspire les peintres du pop art, je le veux bien, peut-être par certains thèmes qu\u2019il traite, atmosphère qu\u2019il crée, etc ., mais qui est le véritable novateur, Joseph Cornell ou Walter Murch ?Il n\u2019y a pas de doute là-dcssus.Cornell en même temps qu\u2019il créait par ses oeuvres un certain état d\u2019esprit, innovait sur le plan technique et son exemple a sûrement mieux servi Jim Dine que l\u2019ex-peintre canadien.Munch et le modern'style Bien plus intéressante est l\u2019exposition des gravures d\u2019Ed-vard Munch, non pas tant par la qualité des oeuvres présentées \u2014 on connaît de meilleures oeuvres de lui \u2014 mais pour la leçon d\u2019histoire de l\u2019art qu\u2019on en peut tirer.Munch est en effet le seul grand peintre modern'style, le seul chez qui le modern\u2019style avait des chances d\u2019éviter la joliesse.Regardez sa série de gravures dérivant de sa \"Frise de la vie\u201d :\"Le Baiser\u201d, \u201cMarch e funèbre\u201d, \u201cJalousie\", \"Chambre mortuaire\u201d.\u201cCendres\", etc .Et vous comprendrez le modern'style.Toute l'expression est rendue par des arabesques, des corps sans modelé, des silhouettes se découpant sur des fonds plats, le goût de l\u2019organique végétal, minéral.Munch sera le premier à peindre des spermatazoides se baladant dans le cosmos.Dans \u201cCendres\" les cheveux de la femme deviennent des sortes de serpents ou des plantes marines, et le corps de l\u2019homme une immense pierre, etc .Il est de bon ton de rejeter aujourd'hui le modern\u2019style, de dire qu\u2019il n\u2019a été que décoratif mais U ne faut pas oublier qu\u2019il a permis de simplifier de plus en plus les formes et qu'ü a surtout grandement contribué à établir la mode de l'organique au 20e siècle.Etait-ce à tort ou à raison ?Ça, je ne peux le dire, mais il est certain que Brancusi et Arp lui doivent beaucoup.Sur un plan plus local, des artistes comme Ozias Leduc et les peintres du \"groupe des 7\" ont été fortement influencés par le modern'style.Visitez l\u2019exposition de Munch et descendez un étage plus bas pour voir, dans la salle des conférences, \"l\u2019Heure mauve\u201d de Leduc et les tableaux des 7. les bandes dessinées (41 la caricature style \"Mad\".Fortier nous présente un monde de tuyaux, tripes, ressorts, un monde à la fois organique et technique, qui donne lieu à toutes sortes de mécaniques.qui fonctionnent implacablement, ou se détraquent et deviennent des déchets qui traînent un peu partout.un monde où l\u2019homme est continuellement confronté à toutes sortes de commandements, d'interdictions, de sigles qu'il ne comprend plus.Fortier traite alors de l'amour, de la politique, des bons et des méchants, des voyages de fin de semaine, des réveils matinaux et de tout le train-train quotidien avec une certaine naïveté.Mais, il se refuse à être dupe et toutes ses formes comportent aussi une certaine ambiguïté \u2014 un petit lapin devient une paire de ciseaux un ange est l'émissaire du parti au pouvoir \u2014 .C'est finalement par un humour tendre qu\u2019il s'en tire, une sorte d'humour qui affirme une joie de vivre.Le principe de composition de Fortier est essentiellement basé sur un équilibre des masses claires et sombres à l'intérieur Wainwright: Ut mécaniques un moment arrêtées.ferait quelquefois qu'il manifeste plus de rigueur.L'expression de Wainwright est plus gestuelle, mais un gestuel d'où émergent des formes figuratives plus ou moins précise-, Ces formes s'imposent alors à nous avec force et semblent arrêter le temps.C'est qu'il y a alors opposition entre la trace gestuelle et la forme modelée et, de plus, le principe habituelle des compositions de Wainwright repose su r un équilibre de formes décallées.Wainwright peint lui aussi des sortes de mécaniques, mais que l\u2019on devine à peine.On pense surtout à des sortes de signaux ferroviaires, à tout ce qui oblige l'homme à s'arrêter.Ses titres sont d'ailleurs significatifs, \u201cTitling Machine\u201d, \u201cPendule\", etc.Le monde de Wainwright n'est pas rose : y règne l'obsession de la mort et de toutes sortes d'objets quotidiens qui ne servent à rien.Mais, il donne quand même corps à ses obsessions et la temps qu'elles prennent pour sa développer sur la surface permet que l'on s\u2019y habitue.La plastique de Wainwright est exigeante : elle doit être précise.Les équilibres entre les formes suscitent le mouvement arrêté et l'émergence de la forme figurative, la mutation de l'ensemble.Enfin, le mélange de taches et de formes modé-lées est intéressant.SUITE DE LA PAGE 25 Lamarche.Langlois.Cosic.Ayot à la Galerie de l\u2019Etable, exposition qui sera remplacée, lundi prochain, par l'exposition d'art psychédélique assemblé par Usco, un groupe d'artistes new-yorkais.Jean-Noël expose à la Galerie du \"Gobelet\" des sculptures qu'on a déjà eu l'occasion de voir.Je suis déçu.Non pas qu'elles sont mauvaises, mais je m'attendais à tellement plus après avoir vu sa pièce colorée de la dernière exposition de l'Association des sculpteurs du Québec.Il présente actuellement des pièces en fonte de formes cubiques plus ou moins équarries.On pense à des sortes de dolmens ou à des êtres fossilisés en des pans de rochers.\"Quet-zalcoatl\u201d no 1 nous rappelle le rocher percé de la Gaspésie.Noël cherche délibérément à affirmer le caractère primaire, un peu barbare de formes géométriques.Et il étudie sur celles-ci, l'action des arêtes et des plans conséquents en vue de l\u2019animation de ces masses volumétriques, la masse étant d'ailleurs chez lui toujours égaie au volume.Les textures de ces pièces sont à la fois rudes et raffinées, c'est-à-dire que la matière est rude mais travaillée délicatement.Sur les surfaces de ces pièces, Jean Noël incise des SUITE EN PAGE 21 de la surface et sur les différentes directions, actions que nous suggère l'anecdote.On souhai- SUITE DE LA f ACE U dessins géométrique», spirale* ou grecques, ce qui a comme effet d'accentuer encore le caractère raffiné de cette barbarie.Et finalement, ses sculptures nous font rêver d'une époque lointaine, celle où la Grèce vivait l'ère géométrique.La Galerie le Gobelet présente en même temps que les sculptures de Jean-Noël les tableaux de Thérèse Tardif-Côté.Ses oeuvres sont à mi-chemin entre l'informel et le géométrique.C'est d'une terrible Indigence.Ses couleurs, des oranges.rouges, verts, bleus, marnes.sont ternes et Tardif-Côté joue avec des oppositions de clair et d'obscur et quelques Suggestions de transparences ou de \"recrudescence'' de couleurs claires (mais ternes) A traders les couleurs foncées.S ils ne sont pas emballants, cts jeux semblent néanmoins bien ressentis par l'artiste et ils pourraient être valables s'ils étaient soutenus par une bonne composition.Mais les deux types utilisés, celui de \"Recrudescence\" et celui de \"Méta-nujrphose\" le sont de façon simpliste et témoignent d'un amateurisme sans excuse.Une fête de la couleur A la Galerie \u201cLa Sauvegarde \", enfin deux bonnes expositions où priment l'expression, la ferveur et non pas comme à l'habitude le désir de bien faire.Iklène Roy, un jeune peintre de 25 ans.nous invite à une sorte de fête de la couleur.Des centaines de petites parcelles colorées en des formes de petits carrés, rectangles, cercles.points, lignes, etc.tourbillonnent sur chaque toile.Une prédominance des rose, orange, bleu, vert, turquoise, des couleurs claires de forte intensité lumineuse, l'expérience des disques de Delaunay jointe à celle des damiers de Klee.Le résultat est étonnant.Hélène Roy a une grande habileté pour créer par la couleur et le graphisme différents niveaux d'espace et animer ses formes de directions.Pourtant quelque chose manque à ses tableaux pour qu'ils puissent vraiment se mettre en mouvement.Et c'est causé par un mauvais mariage de la verticale et du cercle.Les cercles nous portent à oublier la surface du cadre, lis rayonnent vers l'extérieur ou nous ramènent vers le centre.Mais ils sont coupés et ces scissions donnent naissance à des verticales que l'artiste souligne la plupart du temps par des bandes.Les bandes orientent à leur tour notre lecture de la surface, mais, cette fois, en nous faisant prendre conscience des délimitations rectangulaires.Il y a alors 2 principes de composition qu'il faut accorder : l'artiste semble ne pas avoir suffisamment soigné la rectangle qu'elle souligne cependant, n faut quand même voir cette exposition pour y découvrir un tempérament fort.Des imitateurs Autant l'art d'Hélène Roy peut être A gogo, autant celui de Thérèse Gagnon-Lavoie, au deuxième étage de la Sauvegarde, est intimiste.Toute l'expression réside dans ses matières et c'est d'une ferveur concentrée : des matières qui sont faites de mélanges subtils de couleurs, obtenus par des centaines et des centaines de petits coups de pinceau se recouvrant les uns les autres de façon A laisser jouer les transparences, des matières semblant se transformer lentement de façon organique, des harmonies de couleurs \"roux-jaune-brun\u201d, \"violet-orange-rouge\", \"vert-verdâtre-turquoise\", suscitant ici et là des zones plus lumineuses.Mais fi ne suffit pas pour faire un bon tableau d'avoir de belles matières.Encore faut-il savoir composer.Or les compositions de Thérèse Gagnon-Lavoie sont absolument nulles et c'est dommage car ainsi l\u2019animation de ses matières semble stagner sur place.Un seul tableau peut satisfaire quelque peu \u2018 sa \u2018Composition no 13\u2019 en bleu où la composition est centrale.Mais, de toutes façons, malgré la sincérité, la sensibilité exquise, il faut bien admettre que toutes ces aventures ont déjà été entreprises et magnifiquement solutionnées par Jean MeEwen dans le passé.Un autre exemple d'affiliation est celui de Sylvia Tait qui expose des encres et des huiles au Studio 23 et qui semble tout devoir dans ce qu'elle a de meilleur au peintre hollandais Corneille.Je n'aime pas faire des rapprochements inutiles, mais il y a des fols où ça s'impose.H n'est évidemment pas question de douter de la sincérité de l'artiste.J\u2019accorde toujours le bénéfice du doute.Mais lorsque Ton regarde un tableau et que cela noua rappelle presque forma pour forme l'expérience d'un artiste plus connu, une expérience qui a marqué l\u2019époque, on ne peut alors dire qu'une chose : l'élève est en train da digérer, manque pour le moment de personnalité.Quoi qu'il en soit, les dessins en noir et blanc de Sylvia Tait sont Intéressants et ils nous replongent dans l'esthétique de Cobra.Malheureusement, ses peintures n\u2019ont pas.pour la moment, la même qualité.Artisanat et trumeaux modernes Deux autres expositions devraient capter l'intérêt cette semaine, celle de l\u2019artisanat norvégien \"Plus\u201d à la Boutique du Tournesol et celle des \u201cTrumeaux du 20e siècle\" à la Boutique Soleil.Le principal problème de l'artisanat au 20e siècle a toujours été celui du rôle que devait jouer l\u2019artisan dans une société industrielle et post-industrielle.En d'autres mots, Partisan aujourd'hui doit-il réaliser des pièces uniques ou concevoir un produit qu'il pourrait multiplier.reproduire en petites séries 7 Quelle solution est la plus économiquement valable, et quelle doit être la position de l\u2019artisan face au designer et à l'industrie 7 Autant de problèmes qu\u2019il n'est pas facile de solutionner sans une étude du milieu.Or, une expérience où les artisans, les concepteurs et l'industrie travaillent en étroite collaboration a été tentée en Norvège et à donné naissance à une organisation qui s'appelle \"Plus\u201d.\"Cette association, sans but lucratif, écrit Marc-André Beaudin, dans la revue canadienne \"l\u2019Artisan\u201d, groupe trois concepteurs ainsi qu\u2019une vingtaines d'artisans répartis dans dix ateliers de métiers dif- férents t les pièces qui portent le signe \"Plus\", poursuit-il, ont été sélectionnées par un Jury formé de trois concepteurs, ceci en vue d'assurer la qualité de la production.\" Nous connaissions déjà par l'article de Beaudin l'existence du groupe \u201cPlus\u201d.Nous avons maintenant l'occasion d'apprécier la qualité de leurs produits et de réfléchir sur leur formule.L\u2019exposition \"Trumeaux du 20e siècle\u201d a un tout autre but.Le trumeau, étant anciennement constitué d'un miroir surmonté d'une peinture, 11 l'agissait de créer des trumeaux modernes.Et Claude Haeffely, qui en a eu l'idée, a demandé à divers peintres de Montréal de s\u2019y essayer.Les résultats, quand ce ne serait que pour la bizarrerie du thème proposé, valent la peine qu'on se Æpia-ce.En général, les artistes n'ont relent de l'ancien trumeau que 1 association peinture-miroir pozr créer de nouveaux objets.Une vingtaine de peintres participent à cette ex- position parmi lesquels 11 y a Arsenault, Ferron, Bellefleur, Dulude, Rajotte, Marion, Mont* petit, Fortier, Germain Perron, etc.ii Bill wong'S INC.5,000 SHERBROOKE EST MONTREAL Ambiance agréable Diners dansants tous les soirs.Notre chic salle è dîner qui jouit d'une réputation des plus enviées.LE BOUDOIR LOUNGE L'ensemble TIBOR CEASAR, chanteuse FRANCE BERNARD à l'orgue RALPH SMITH RÉSERVATIONS: 255-2823 Etés- friand de Galerie Agnès Lefort 1504 Sherbrooke.ouest WE 2-8620 JEAN Mc EWEN i-VOUS mets» nouveaux ?Si oui \u2014 Bill Wong vous offre l'embarras du choix avec un menu de 123 mets, parmi les plus 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sphères de l'activité humaine Ainsi, depuis la fin da la gusrre, donc en un laps de temps relativement court, on assiste à la disparition graduelle de la salle à manger, à une utilisation plus rationnelle du sous-sol, à l'élimination des longs couloirs et de nombreuses portes, a la mise au point de systèmes de chauffage améliores, a l'avènement de nouveaux matériaux de construction et de décoration, bref à une foule de changements qui sont le résultat de progrès techniques soutenus et le reflet de changements survenus dans la vie familiale.Départ précoce des jeunes, travail à l'extérieur des épouses, activités sociales et civiques du mari, etc.Le trio de jeunes Canadiens français, André et Claude Thomas et Normand Bourbonnais, qui président aux destinées de la Corporation De Saiaberry, a incorporé dans ses constructions du Domaine Chameran les innovations qui répondent aux besoins d'une élite jeune et dynamique, qui se veut à la fine pointe du progrès.Elle doit cependant reconnoitre que les types même d'habitations urbaines nont guère changé de mémoire d'homme.Maisons, duplex, appartements sont toujours les trois types dont on ne sort pas sous peine de coucher à la belle étoile.Aussi trouve-t-on les trois au Domaine Chameran, habités par des propriétaires ou des locataires venant d'une classe grandissante de professionnels, de technocrates et d'industriels bien de notre temps.Beaucoup d'entre eux ont opté pour la maison de ville, non pas un nouveau type d'habitation.mais un nouveau concept alliant les avantages de la maison unifamiliale à ceux de l'appartement, tout en éliminant les inconvénients des deux.Pour être explicite, disons que le terme maison de ville désigne une habitation familiale dont la location comporte tous les services généralement mis à la disposition des locataires d'appartements.Sous le toit d'une maison de ville, on est bien chez soi.tout comme dans une maison conventionnelle.mais on ne subit pas les ennuis et les tracas qui sont le propre du propriétaire qui en assume les frais et la main-d'oeuvre, au même titre que le chauffage et les taxes.La locataire d'un appartement, bien sur, n'a pas à s'occuper de l'enlèvement des ordures ou de la neige, ou de l'entretien du terrain, mais il doit vivre confiné aux pièces qui lui sont réservées dans les entrailles d'une sorte de four-millière aérienne de verre et de béton.La maison de villa De Saiaberry, par contre, est tout d'abord une maison, c'est-à-dire un foyer, conçue en fonction de la vie familiale, comportant des innovations audacieuses et offrant des possibilités généreuses de \"personnalisation\".C'est une formule qui tient compte des nouvelles exigences d'une société où les loisirs et la culture occupent une place de plus en plus importante.L'épouse peut y mener sans contrainte une vie sociale et professionnelle enrichissante.Les enfants, dont les études sont da plus en plus poussées, y trouvent un climat propre à l'épanouissement.Le mari, libéré des préoccupations du propriétaire, peut se consacrer davantage à des tâches plus constructives.Ce nouveau concept de l'habitation a été réalisé par De Saiaberry sur un vaste emplacement situé aux limites sud-est de Saint-Laurent, au centre géographique de l'agglomération métropolitaine, pratiquement au carrefour des grandes voies rapides qui relient toutes les parties de la ville entre elles tout en donnant un accès facile aux banlieues et aux régions avoisinantes.Par le train de banlieue du CN, s\u2019arrêtant à Côte-Vertu, Chameran est aussi relié au centre des affaires de Montréal (Place Ville-Marie) et au métro qui dessert tous les secteurs de la ville.Cette situation vraiment prl- Corporation, Un des modélti proposés par la Corporation do Saiaberry.Las maiaont modèles sont ouvertes du lundi au |aud! Inclusivement de 1 I I h.et de 7 A 9 h., et los samedis et dimanches, de 2 A S h.Vue d'un des protêts de maison de ville \"Ll CHAMERAN\".vilégioe est mise en valeur dans le cadre de Ville Saint-Laurent, village devenue ville au coeur de la cité.Cette municipalité a évolué rapidement vers le statut de ville à caractère résidentiel, mais bien pourvue d'industries variées et prospères, d'écoles et de collèges de toutes confessions et de centres commerciaux nombreux et commodes.La taxe foncière y est de 20 à 25rô inférieure â celle de Montréal.La position stratégique de Saint-Laurent assure à ses propriétaires un accroissement continu de la valeur de leur propriété et un profit appréciable en cas de revente.Le résidant de Chameran accède à sa maison par de larges avenues, brisées de courbes gracieuses, bordées de constructions dégagées, ornées de verdure généreuse, et dotees de terrains de jeux et de centres récréatifs.Il fait bon y vivre en harmonie avec soi-méme et avec son entourage, dans un climat social compatible et enrichissant.Quant aux maisons elles-mêmes.on y trouve les modèles de base : X.XV.XX et XXV.L'occupant peut d'ailleurs, sans frais supplémentaires, y apporter les modifications qu'il juge bon.selon ses goûts et ses besoins.De plus l'acheteur ou le locataire d'une maison De Saiaberry a tout le loisir de vérifier et de contrôler lui-même la qualité des matériaux employés et de constater !e souci du \"bel ouvrage\" q u i préside à la construction de sa demeure.Un détail entre mille i l'insonorisation.Pour combattre ce fléau moderne qu'est le bruit, l'insonorisation a été poussée au maximum dans les résidences De Saiaberry où on a mis au point de remarquables plafonds détachés, isolés de la structure même de la maison.Mais il y a beaucoup plus qu'il ne faut pas manquer de voir.Tous ceux qui projettent de devenir propriétaires sont d'ailleurs invités à visiter les maisons modèles et à voir les emplacements encore libres.On y verra que De Saiaberry.entre- prise jeune et vigoureuse, bien de son temps, a mis sur pied à Chameran une conception du domicile métropolitain qui a fait des auteurs des chefs de file de l'urbanisme moderne.La visite des modèles peut se faire entre 2 heures et 3 heures tous les jours de la semaine excepté le vendredi, et du lundi au jeudi soir entro 7 heures et 9 heures.¦ AUTOROUTE [ Dit IAURENTIOES HENRI- \u2022OURAtSA modeli CÔTI VERTU BOULEVARD METROPOLITAIN l'ACADII Direction i prenez le boulevard Henri Bouratia |utou\u2018A eon extrémité ouest, au-deti de l'eutoroute et veut été» déjà *ur piece.de saiaberry 380, boul.Deguire (rendez-vous sur demande) Tél.334-1863 Ce "]
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