La presse, 8 janvier 1966, Supplément 3
[" fetèt-ï'ïi af ¦ s ¦ -.¦ ¦ 'Æi ANTOINE DESILiTS le magazine de LA CHANSON: CA CONTINUE! - n ¦ le magazine de I«e magazine de %A PRESSE est publié au 7 ouest, rue Sl-Jacques, par la Corn* pagine de publication de LA PRESSE Limitée.Il est imprimé au même endroit à ses ateliers de rotogravure.JEAN-PIERRE BONHOMME Chef\tde la\tRédaction J.CLAUDE PAQUET\tReporter LYS1ANE GAGNON\tReporter JEAN O'NEIL\tReporter NOELLA DESJARDINS\tLa vie chez soi SOMMAIRE\tPAGE Point de vue\t3 Le phénomène continue\t4 La cour d'appel : splendide vestige\t8 Gastronomie\t12 L'astronomie pour tous\t14 Sculptures sur commande\t18 Si la grève de l'Hydro avait eu lieu\t20 L'auto : sport de perfectionnistes\t22 NOS PHOTOS : Pages 4 à 7, Antoine Desilets ; pages 8 à 12, Antoine Desi-lets ; pages 14 à 17, Antoine Desilets ; pages 18 et 19, Don Johnson, Banque Royale du Canada ; pages 20 et 21, archives La Presse ; pages 22 et 23, Michel Gravel et Lionel Birnbom.v- Le Centre français de Montréal de la Société royale d'astronomie a été fondé en 1947.Il compte aujourd'hui plus de deux cents membres, astronomes amateurs qui exercent dans la vie les métiers et professions les plus divers.Cette année, la présidence du centre a été confiée à M.Philippe Mailloux, directeur de la publicité nationale au journal LA PRESSE.M.Mailloux, qui s\u2019intéresse à l\u2019astronomie depuis six ans, a participé à la fabrication de son télescope, un réflecteur de huit pouces, F.4.Notre reportage, cette semaine, donnera une idée du travail qui se fait au Centre français d\u2019astronomie de la métropole.H: r 1 * ' \u2022 ^\t,1 ' ; \u2022 1\t\t \t\t \tgEHg|\tU \t\t Pas des révolutions Basile, des résolutions!! ii4«C7e » ion'xm*< ^ M n A.-w 18 M ARTS ET LETTRES Dans ce numéro les lecteurs trouveront un texte et des photos sur un sculpteur de la ville de Québec.Un sculpteur tranquille qui se contente, semble-t-il, de faire son métier et d\u2019exécuter les commandes qu\u2019on lui donne.Cela fait neuf.Par les temps qui courent, d\u2019autres sculpteurs plus \u201cpurs\u201d, que l\u2019Etat expose à grands frais se croient seuls bons juges du choix de leurs travaux et vont même jusqu\u2019à vouloir décider eux-mêmes des affiches qui doivent paraître sur les murs des musées.Les temps ont bien changé depuis le temps où i\u2019Etat du Québec n\u2019était qu\u2019un désert de la culture; depuis cette époque pendant laquelle il n\u2019y avait pas de ministère de la culture, pas de musée d\u2019Etat à Montréal, pas de subventions, rien.Aujourd\u2019hui, on trouve de tout.Des subventions à tous les secteurs des arts, un musée d\u2019art contemporain, avec un directeur, une réforme administrative du musée de Québec, et le reste.On aurait pu croire, après ces réformes que tout le monde, artistes, hommes politiques, journalistes, se serait collectivement donné de grandes tapes dans le dos.Non pas.Les artistes se donnent plutôt des coups de poing sur le nez et le contribuable commence à craindre d\u2019en recevoir de son côté.La critique critique les ministres; les artistes critiquent la critique; les romanciers deviennent polémistes des arts; personne n\u2019aime le nouveau directeur du musée, comme si le Québec avait deux douzaines d\u2019experts en administration des musées sur la liste d\u2019attente.Les subventionnés s\u2019en prennent aux subventions; les conseils des arts se disloquent et se reconstituent péniblement.Qui plus est, les étudiants de l\u2019école des Beaux-arts se mettent en grève, sans doute pour imiter leurs grands frères et, pour toute motivation, donnent au public de vagues abstractions sur le ¦syndicalisme étudiant.S\u2019il n\u2019y a pas, dans tout cela, des restes de complexe de persécution, nous ne sommes pas fin psychologue.Le pire qui pourrait maintenant arriver, c\u2019est qu\u2019on nomme un artiste au poste de ministre de la culture.Le mieux serait que les ministères de l\u2019éducation et de la culture fassent une grève sur le tas \u2014 on doit y avoir pensé \u2014 en attendant la trêve.JEAN-PIERRE BONHOMME 2 LA PRESSE, 8 JANVIER 1966 K 45 IMhm Di; \\ i i; r \\ i; \\4 André Loi.eau i un Intarpréts do métier, qui a do pull 17 an* l\u2019expérience de la tcéne et particuliérement du théâtre pour enfant*.Il chante lurtout du folklore.ça que je préfère composer.Mais le problème, c\u2019est que tout a été dit, et de tant de manières .\u2019\u2019 Benoît: \u201cJe parle des gens que j\u2019ai côtoyés, qui sont restés collés à moi.Les chansons que j\u2019interprète, je sais bien qu\u2019elles ne sont pas toujours faites pour moi \u2014 \u201cFrédéric\u201d de Léveillée, par exemple \u2014 parce que je n\u2019ai pas assez d\u2019expérience de la vie.Je les chante parce que je les aime.Je prends de l\u2019avance !\u201d \u201cDans le cas d'un interprète, dit Louise Forrestier, c\u2019est différent.On vous jugera en grande partie d\u2019après votre répertoire.Moi, j\u2019essaie de choisir des chansons qui me vont (mon expérience du théâtre me permet de passer du réalisme à la fantaisie), mais qui ^\u201cappartiennent\u201d pas à une autre interprète de marque: Chanter \"Les Parapluies de Cherbourg\u201d après ' Monique Leyrac, et \"J\u2019entends\u201d après Pauline Julien, ça, non.Alors il faut que je cherche, ça me force à découvrir des chansons qui ne sont peut-être pas tellement connues .\u2019\u2019 Loiseau: \u201cJe suis de souche paysanne.Je choisis des chansons qui se rapprochent du rythme de la nature, plutôt que des chansons sentimentales ou à grand thème.Je puise dans le folklore, et chez Jes chansonniers: par exemple, je chanterai, de Vigneault, \u201cLa Danse à Saint-Dilon\u201d ou \"Am\u2019nez-en\u201d .mais pas \u201cQuand vous mourrez de nos amours\".Le public.trop facile?Tous, ils affirment: \u201cLes gens sont tannés de brailler.Ils veulent quelque chose de neuf, de jeune, qui les fasse rire, ou alors de la chanson sociale.\u2014Pourquoi cette incroyable popularité de la chanson ?C\u2019est Louise Forrestier qui répond : \u201cC\u2019est le moyen de communication le plus direct.Avec la musique, on peut faire passer un tas de choses.Pourquoi, pensez-vous, Brecht intercale-t-il des chansons dans ses pièces ?Parce que la chan- mm ï-:if I y -y -, Su7roup~l,34,an*rp^ oux'd^x.'\tJo\u201cîüo*\t° v.¦ Quand la température le permet, les membres du Centra français procèdent à des séances d'observation, la mardi soir au fardin botanique, avec des télescopes qu'ils ont, pour la plupart, fabriqué eux-mêmes.LA PRESSE, 8 JANVIER 1964\t] 5 naire de Ste-Thérèse.En démontrant l'échec de la loi de réciprocité en photographie astronomique, Jean Vallières se méritait le premier prix de l'Expo-Sciences de 1964, et recevait une bourse qui l'a conduit en Angleterre.Jean Vallières est aujourd'hui étudiant en physique à l'université de Montréal, et poursuit également ses travaux en astronomie.Jean Vallières travaillait jusqu'à présent avec un télescope de six pouces qu'il a fabriqué lui-même, mais a décidé récemment de construire un télescope plus puissant, soit un réflecteur de 12 pouces.La partie la plus délicate du travail : polir le miroir, un travail de longue haleine.Près d'une centaine d'heures d'un minutieux travail.Ces clubs d'astronomes amateurs n'ont d'ailleurs pas pour seul but d'amuser et de distraire ceux qui s'adonnent au hobby de l'astronomie.Le gouvernement canadien, par exemple, qui investit des sommes assez considérables dans la recherche en astronomie, compte aussi sur le travail des amateurs pour faire avancer la science.Sans compter que l'influence qu'exercent les clubs d'astronomie peut faire naître un jour ou l'autre de nouvelles vocations scientifiques parmi les jeunes.Toute action dans ce sens pe.ut constituer un apport précieux pour le Canada français, qui, par tradition, avait toujours un peu boudé la science.N'avez-vous jamais ressenti un petit pincement au coeur, quand on vous a parlé de la Terre comme d'un grain de blé, comparé à l'immensité d'autres astres ?Et la seule idée qu'il puisse exister des êtres vivants sur d'autres planètes ne vous fascine-t-elle pas un peu ?Et l'ordre implacable qui régit la course des astres ne vous émerveille-t-il pas ?L'enrichissement des connaissances trouve toujours son meilleur profit en compagnie de gens qui partagent les mêmes intérêts.Le Centre français de Montréal de la Société royale d'astronomie du Canada, qui tient des réunions et des séances d'observation tous les mardis soir, peut certainement vous initier à l'astronomie, vous aider à parfaire vos connaissances dans ce domaine, et même vous assister dans la construction d'un télescope amateur.Pour en connaître davantage, il vous suffit de téléphoner à Mme Roi lande Matteau, secrétaire du Centre, ou de lui écrire au 2650, rue Sherbrooke est, Montréal.« «nawihv.-w »\u2022 \u2022 - !\u2022* ¦\u2022\u2022- »*-\u2022*- XMff.*%£St*ï«æ '.IbrMÇtilf** < .r^b -ic «a» tau.-it* t.:-' V.-iWtKfM< «H»»: HMMM a.,.IMMHi |WW» iJOK^ ««'¦c\t\u2022 :-'h- n\u2014aniimri: IW\u2014IPAI' Ef MXt:* 4«t: aw*v i*i \u2022 \u2022 \u2022 .\t\u2022\ti Vv.xî.\u2022 { w®ij .\u2022WW:,**; MWBHÏr nVi.< .>3» \u2019Î1* -u, V- .T l ***SS3É! affirme Paul Lacroix.Le fond de mosaïque éclaire, soutient, adoucit et accuse l\u2019action que l\u2019on suit en relief.J\u2019en suis très content mais certaines personnes me reprochent quand même que ce soit très dur par moments.Depuis l\u2019inauguration de l\u2019édifice, en décembre, les Québécois ont eu l\u2019occasion de voir et de revoir la murale de Lacroix.A peu de choses près, les réactions sont identiques.On juge la murale extrêmement intéressante et on déplore de ne pas la voir mieux.Le premier handicap c\u2019est qu\u2019elle court sur deux murs perpendiculaires dont l\u2019un fait la façade intérieure de l\u2019édifice.Le second, c\u2019est que sur l\u2019un des murs elle est interrompue par une paroi de verre.Une telle discontinuité dans une fresque qui veut raconter n\u2019est guère justifiable.L\u2019intégration des arts et de l\u2019architecture n\u2019est encore très souvent qu\u2019un pieux désir au Québec.IA PRESSE, 8 JANVIER I960\t19 La vie chez soi h ET SI LA GREVE AVAIT EU U EU.DEL\u2019 HYDRO I PAR NOELLA DESJARDINS ; lous l\u2019avons échappé belle ! La ;\tgrève de l\u2019Hydro n\u2019a pas eu |______I lieu ! Mais le fait d\u2019avoir ainsi frôlé le danger, n\u2019a-t-il pas laissé notre esprit en état d\u2019alerte ?Même si l\u2019on se fait une idée abstraite d\u2019une telle situation, comme le soulignait Monsieur Jean Fortier, docteur en mathématiques.Habitués que nous sommes à l\u2019automatisme du presse-bouton, il nous semble impensable qu'un mécanisme aussi précis, puisse soudain s\u2019arrêter, et paralyser du coup toute l\u2019activité d\u2019une ville, y compris les régions environnantes.C\u2019est pourtant ce qui se produisit, il y a à peine deux ou trois mois, dans une «ville qui nous est toujours apparue comme invulnérable, New York.Sans compter que la panne s\u2019étendit dans une bonne partie de l\u2019Etat, et en Ontario où elle avait originé.Nul doute qu\u2019il faut avoir vécu ces heures d\u2019angoisse \u2014 si l\u2019on demandait leurs impressions à ceux qui furent emprisonnés dans les ascenseurs et les wagons du métro \u2014 pour pouvoir épiloguer sur les conséquences résultant d\u2019une panne générale d\u2019électricité.Conséquences domestiques d'abord, psychologiques, économiques, et sociales, selon l\u2019analyse de Jean Fortier.Un film à la Hitchcock En ce qui nous concerne, unê fois la menace de grève écartée, sommes-nous vraiment à l\u2019abri d\u2019une panne, même partielle, d'électricité ?Ne suffit-il pas qu\u2019un circuit se rompe, sous la violence d\u2019un orage par exemple, pour qu\u2019aussitôt le secteur touché s\u2019agite ?Tout récemment, un grand magasin de la métropole fut brusquement plongé dans le noir.Et cela à une heure fort achalandée.Il paraît qu\u2019en un temps record, une armée de policiers fit irruption sur les lieux.Comme bien l\u2019on pense, le premier sujet de préoccupation dans un tel cas, est le vol, soit à l\u2019étalage, soit sur la personne.Au surplus, envisageons l\u2019éventualité d\u2019une peur panique qui s\u2019empare si vite d'une foule ainsi comprimée.Bousculade, course vers les issues qui sont bloquées, risque pour les enfants, d\u2019être piétinés, ou de crises d\u2019hystérie chez certaines névrosées, etc.Enfin, vous voyez le tableau.Mais ceci n\u2019est rien en comparaison du désastre que provoquerait une panne générale, dans une ville comme Montréal.Pour en avoir une idée, regardons ensemble ce film qui pourrait être imaginé par Hitchcock .Nous sommes en novembre.Un de ces jours froids et pluvieux, peut-être même neigeux, alors que la nuit s\u2019installe dès 4 h.30 de l\u2019après-midi.Et voilà qu'à la ?sortie des bureaux, soit à 5 heures, survient une panne d\u2019électricité, générale.Donc, tout s'arrête sur-le-champ.Sans atteindre la hauteur vertigineuse des gratte-ciel new-yorkais, les nôtres comptent un nombre assez imposant d\u2019éta-20 LA PRESSE, 8 JANVIER 1966 ges, que je défie quiconque de vouloir les monter ou les descendre à pied.Exercice physique à déconseiller aux plus de vingt ans.Et encore.Donc, courons soit à la Place Ville-Marie, soit à la Tour Victoria, soit à la Banque Impériale de Commerce.Les gens qui se sont engouffrés, comme à l\u2019accoutumée, dans les ascenseurs, sont fait prisonniers instantanément.Et pour combien de temps ?Pas question, évidemment, d\u2019utiliser le signal d\u2019alarme.Il faut attendre, dans l'obscurité la plus complète, entassés les uns sur les autres.Peu à peu l\u2019angoisse étreint tout le monde.Et qui sait si quelqu\u2019un de plus impressionnable ne suscitera pas la panique ?Il va sans dire, que le phénomène a pris les proportions de la ville.Pas d\u2019éclairage.Pas de chauffage.Donc, une nuit qui s\u2019annonce froidement.Le réfrigérateur qui dégèle \u2014 sans parler du \u201cfreezer\u201d pour un bon nombre de familles qui y réservent des aliments pour plusieurs semaines.La cuisinière qui ne fonctionne pas, donc un souper froid en perspective, sans thé ni café.Pas d\u2019eau chaude pour le bain.Pas de radio ni de télévision pour meubler ces heures creuses.Les enfants qui ne comprendront pas ce qui arrive, et vont se mettre à chahuter.Aucune possibilité de ravitaillement, car chez l\u2019épicier, le boucher, le réfrigérateur s\u2019est également mis à dégouliner.Il ne reste plus à ces commerçants qu\u2019à fermer leurs portes.D\u2019ailleurs comment pourraient-ils opérer sans éclairage, sans chauffage, etc., etc.Le lendemain matin, si la panne se prolonge, la plupart des bureaux, des usines, des magasins, des écoles, des restaurants, seront déserts.Et les hôpitaux, direz-vous ?Rares sont ceux qui ne sont pas équipés d\u2019un générateur d\u2019urgence.Quoique, à New York, il s\u2019est trouvé un hôpital des plus moderne qui en était dépourvu.Une ville en état d'urgence \u201cPour moi, une telle situation se compare à celle qui suivrait le bombardement aérien d\u2019une ville.\" \u2014Que faire alors ?\u2014On peut supposer que face à un tel bouleversement, les services de la Croix Rouge, de la Défense Civile, et sans doute aussi ceux de la milice, seraient mobilisés.Ici, l\u2019on pense davantage à la grève qu\u2019à la panne.Etant donné que dans le dernier cas, les techniciens travailleraient fiévreusement à rétablir le courant.\u201cPour ce qui est d\u2019une grève, je ne suis pas certain que la population, surexcitée, voudrait prendre le réseau d\u2019assaut et tenter de le faire fonctionner coûte que coûte.Ou bien elle forcerait les parties en cause à régler leur différend dans le minimum de délai.Donc, n gociations intensives.Ediction d\u2019une loi, au besoin.Agir rapidement, sinon .(n l'oipaco d'une seconde, toutes les lumières de New York s'éteignirent.Mais fort heureusement, le clair de lune se fit plus brillant quejamais.Il veillait sur la grande métropole immobile, mMË M-MùïÊjêÊÈÈM MmM : V i Si J b\t*'À WmÊÊÊEŒsÊmk.mm Afin de parer au plus urgent, on pourrait à la rigueur organiser des campagnes de dépannage.Par exemple, des habitations collectives.Réunir plusieurs familles dans un local assez vaste, pourvu d\u2019une fournaise chauffant au bois ou au charbon, de lits ou de sacs de couchage, enfin de l\u2019essentiel à la vie quotidienne.Y compris les victuailles, l\u2019eau, les médicaments, etc.Avec une attention toute spéciale aux enfants et aux vieillards.D\u2019autre part, une famille pourrait probablement tenir le coup en transformant une pièce de la maison en camping.A condition de posséder un équipement à cet effet.En ayant soin, toutefois, d\u2019éviter le système de chauffage de fortune, lequel risquerait de provoquer un incendie.On passerait, ipso facto, de la catastrophe au cataclysme.Par ailleurs, si le thermomètre s\u2019avisait de dégringoler sous Apparemment, foui les hâpltaux n'étalent pa» équipée d'un générateur d'urgence.K J* i zéro, il serait prudent de couper l\u2019eau.Car un tuyau qui crève, dans ces conditions .Impossible de déménager deux millions de personnes Monsieur Fortier a pensé à une solution ultime du problème, pour ceux qui sont à proximité des frontières.Déménager.A supposer que l\u2019on possède une voiture.Et là encore où trouver de l\u2019essence ?Quant aux transports en commun, ils seraient également affectés, directement ou indirectement.Allez donc lancer un train sur une voie où les feux de signalisation sont éteints .De toute façon, ce sont les favorisés de la fortune qui s\u2019en sortiraient les premiers.Comme toujours.Les autres devraient se contenter de prendre leur mal en patience: s\u2019éclairer à la bougie, s\u2019il en reste quelque part, s\u2019habiller chaude- \"Sulvez la guida\" .Arméi da lampe* de poche, deux policiers dirigent deux colonnes de passagers vers la sortie du métro.ment, ouvrir des boîtes de conserve, s\u2019entraider entre parents et amis.Pour ce qui est de quitter la zone \u201csinistrée\u201d, \u201cil est absolument impossible de déménager deux millions de personnes\u201d, concluait-il.Je ne crois pas davantage possible que l\u2019on puisse en venir un jour à cette extrémité, la grève.Priver la population d\u2019électricité équivaut presque à l\u2019assoiffer.Pour ce qui est des conséquences économiques, le moins que l\u2019on puisse dire, toujours d\u2019après notre scientifique, \u201cc\u2019est que la perte d\u2019une semaine représente la différence entre le surplus et le déficit du bilan annuel d\u2019une entreprise.Calculez la perte du matériel, les frais de remise en marche, une baisse sensible de la production, etc.Sans oublier les dommages causés dans chaque foyer.Mais non.Tournez le bouton.Ouvrez les yeux.Ce n\u2019était qu\u2019un cauchemar.On avait mobilisé las gardas nationales.\"Vous voulez bien m'indiquer la route à suivre pour me rendre à l'avenue du Parc ?\" l'oeil vif, la patte alerte: voilà le signe d'une bonne santé, fnîtf d'un régime quotidien au Puss 'n Boots.Les trois allé-Stés de Puss 'n Boots apportent à votre chat tous les principes issaires à sa bonne santé.Aucune viande ne peut les lui procurer; \u20224 restes de la table, ni même de la nourriture pour chats à prix jietrttes fournir.Aucun de ces aliments-là ne possède tous les iritifs équilibrés qui se trouvent dans Puss'n Boots.Commencez qourd'hui à nourrir votre chat au Puss 'n Boots.Nous vous que vous verrez une amélioration en 14 jours seulement.Mrrooftj cxrrooo.CHICKEN pi Ifel 'WMULA â VARIÉTÉS ALLÉCHANTES.UNE ALIMENTATION BIEN ÉQUILIBRÉE mm Misteb '¦Shi».::»r: j«B«¥ |ES sports de compétition ont un attrait commun en ce qu'ils _______représentent un défi : défi au danger, défi à l'habileté, au sang-froid d'un rival, défi à son endurance, à son courage, à son astuce.C'est ce qui en fait le principal attrait pour le participant.Mais dans le sport automobile, con-trairemertt è ce que nombre de gens peuvent croire, le fait de \"coller\" l'accélérateur au plancher à volonté sans être soumis aux règles coutumières de la circulation n'est pas la griserie suprême du conducteur d'auto de course.Certes, plusieurs admettront que l'air qui vous tape dans la figure, le paysage confus qui fuit devant vos yeux, entrent bien dans la griserie.Mais, pour le conducteur, nous explique Jacques Duval, un de nos valeureux conducteurs d'auto, \"la joie, c'est son habileté è pouvoir atteindre le plus possible la perfection\".Jacques Duval s'explique.\"C'est de savoir freiner assez et pas trop dans les courbes, les virages; d'accélérer au bon moment, de perdre le minimum de temps et de faire fournir à la machine son maximum, tout en sachant s'arrêter juste à temps pour ne pas déraper, capoter, etc.\" Un peu comme le joueur de hockey expérimenté, qui s'arrête juste à la limite du permis, pour ne pas être puni.Pour faire donner à la voiture son rendement maximum, faut-il en plus être mécanicien ?\"Pas nécessairement, mais cela aide énormément\", nous dit Duval.\"Quant à moi, je ne suis pas mécanicien.J'ai certaines connaissances en mécanique.Mais, je ne puis réparer moi-même une défectuosité du moteur.\"Toutefois, je crois avoir cet avantage sur certains autres conducteurs de pouvoir déceler rapidement une défectuosité.Alors je puis la signaler aussitôt aux mécaniciens qui font immédiatement la réparation qui s'impose\", dit-il.Au milieu d'auto» moins puissant» mais peut-6tre plus \"maniables\" apparaît ici la Ctiapparal (69) conduit# par l'Anglais John Sharp#.A noter quo la Chapparal #st la seul# voiture de course b transmission automatique.Jacques Duval, en pleine action, au volant de sa Porsche.22 LA PRESSE, 8 JANVIER 1966 Les courses d'auto UN SPORT DE PAR PAUL-ËMILE PRINCE PERFECTIONNISTES «ÎI Avant un «soi préparatoire à la courte pour le trophée Labatt, à Mont Tremblant, John Surteei, dont ta Ferrari, fait face à un bataillon de photographes.\t¦\tI Aromatique doux Aromatique doux blague bleue S\\NN Chaque bouffée est un délice I Ce tabac Cavendish de haute qualité est délicatement parfumé et aromatisé.Léger, doux et frais, il grille très lentement.L'Amphora est également offert en d\u2019autres arftmes: régulier (blague brune) et aromatique fort (blague rouge).L\u2019Amphora est mélangé et empaqueté en Hollande par Douwe Egberts Koninklijke Tabaksfabriek.N.V.Duval admet que la compétition, l'ambiance, la vitesse ajoutent peut-être à la griserie des courses d'autos, mais que pour lui et pour nombre d'autres, ce fait de pouvoir tirer le meilleur parti possible de sa voiture est la principale satisfaction, \"c'est une espèce de drogue.Quand on a commencé on en veut toujours et de plus en plus\", dit-il.Comme tous les autres, Jacques Duval, récemment choisi comme conducteur le plus populaire du Québec en 1965, doit forcément ralentir ses activités au cours de la saison froide.\"Certains ont le temps et peuvent se payer le luxe d'aller participer à des courses en Europe ou en Floride, durant l'hiver, mais c'est le très petit nombre.\"Ici nous pouvons participer à des courses sur glace à différents endroits, près de Montréal, à Ste-Agathe, sur les Plaines d'Abraham, à Québec, mais ce ne sont pas des compétitions régulières.Généralement, ce sont de petites autos qui y participent, dit-il.\" Et les autres ?\"Tout en rêvant à de meilleures performances, plusieurs préparent leur voiture pour la saison prochaine, ou spéculent.C'est un peu comme pour tout autre hobby.On commence par quelque chose de pas trop dispendieux.Puis, à mesure, on améliore.On veut avoir quelque chose de plus puissant.\"Ainsi, certains cherchent à vendre leur voiture pour s'en procurer une meilleure.Ou ils font effectuer des travaux pour en améliorer le rendement.\"Quant à moi, dans la classe grand tourisme, avec ma Porcshe (qui peut atteindre 165 milles à l'heure), je ne puis guère songer à faire davantage.Il y a au-dessus de cela la classe des voitures sport, de-véritables bolides.Mais il faut avoir un riche commanditaire pour pouvoir entrer dans ce groupe sélect.Ces voitures sont très dispendieuses à l'achat, sur la piste également.Là, il s'agit de millions de dollars.\" Dans ces courses où la vitesse joue le grand rôle, les accidents sont peut-être comparativement peu nombreux, mais combien redoutables.Jacques Duval, pour sa part, avoue qu'il n'y songe guère.Il sait bien que c'est toujours possible.\"Depuis que je prends part à des courses, soit depuis mes débuts à St.Eugène, Ont., en 1960, je n'ai eu qu'un accident, et pas très grave.\"Il ne faut pas trop y penser, ne pas courir de risque inutile, et espérer.\" Duval admet qu'au début, sa femme s'inquiétait beaucoup lorsqu'il prenait part à des courses.\"Mais, comme tout se passait assez bien, elle ne s'en fait plus.\" Pendant que d'autres conducteurs d'auto canadiens préparent leur voiture, tentent de l'échanger ou de la vendre à un autre, que quelques-uns iront participer à des épreuves à Nassau ou à Daytona Beach, lui demeurera à Montréal jusqu'en mars où il ira prendre part à une épreuve de 12 heures aux Etats-Unis.Pendant ce temps, il fera du ski surtout, un sport qu'il affectionne particulièrement, qui le maintient en forme et dans lequel il excelle également.Lui qui avait débuté dans les rallyes continuera dans les courses.\"A cause des règlements, au Canada, les rallyes diffèrent beaucoup des courses.En Europe, il y a plus de ressemblance entre les deux, c'est-à-dire que dans les rallyes, il est certaines épreuves qui sont réellement de vitesse.\"Mais, ici c'est différent.Parce que les courses correspondaient plus à mes goûts, j'ai opté pour elles.J'ai bien l'intention de demeurer dans les compétitions encore quelques années.Ce sport est tellement en voie de progrès ici\", dit-il.\t*®33EE* LA FORMULE HÎXD APRÈS 34 ANS DE PERFECTIONNEMENTS CONTINUS, SEUL MIX-0 A RÉUSSI A-PRODUIRE UNE EAU DE JAVEL DE PLEINE FORCE TOUT EN SE DÉBARRASSANT DE L'ODEUR DÉSAGRÉABLE.VOILA POUR.-QUOI CHAQUE BOUTEILLE PORTE LE SCEAU \"QUALITE ANALYSEE\" Aromatique doux IMPORTÉ DE HOLLANDE .Pas de mal de dos lancinant! Autrefois, elle souffrait de mal de dos et d\u2019une sensation de fatigue.En apprenant que l\u2019irritation de la vessie et des voies urinaires peut causer ces malaises, elle prit des Pilules Dodd\u2019s pour les Reins.Avec raison, car les Pilules Dodd\u2019s stimulent les reins, ce qui aide à soulager la cause du mal de dos et la sensation do fatigue.Bientôt, elle se sentit mieux et son repos s'améliora.Si vous souffrez de mal de dos, les Pilules Dodd\u2019s pour les Reins vous soulageront peut-être aussi.Vous pouvez compter sur Dodd\u2019s.Nouveau gros format économique.Un médicament scientifique à action rapide qui, pour des heures, brise le \"cycle des démangeaisons .arrête les démangeaisons même celles des membranes Supprime radicalement le tourment des démangeaisons, irritations, exanthème, eczéma de peau sèche .et même les démangeaisons membraneuses (vaginales ou rectales).Cet extraordinaire médicament, portant le nom de lanacane, a déjà soulagé des milliers de femmes et d'hommes agacés et embarrassés par ce genre de démangeaison.Cette remarquable crème médicamentée, non-grasse et évanescente, est agréable à utiliser.Pourquoi souffrir plus longtemps?Essayez lanacane, en vente dans toutes les pharmacies.Voici comment LANACANE brise le \"cycle des démangeaisons\" 1.\tLes démangeaisons vous forcent à vous gratter .l\u2019irritation augmente .nouvelles démangeaisons .et le cycle recommence.2.\tlanacanf outage les extrémités des nerfs, supprime l\u2019envie de se gratter et brise ainsi le \u201ccycle des démangeaisons\u201d.Soulife les tissus enflammés, contribue i prévenir l\u2019infection occasionnée par les irattifes et à accélérer la cicatrisation.DtMARCC LA PRESSE, 8 JANVIER 1966\t23 561786 /\u2022.-¦ v- ' ¦ .' ': \u2022 \u2022 - ::\t.Vous désirerez peut-être un jour changer le modèle.Mais vous n'aurez rien d'autre à faire! Lorsque vous possédez un vêtement de vison Canada Mink, seul le modèle est susceptible de changer.Quant à la fourrure, elle conservera sa douceur soyeuse, son aspect lumineux et son éclat - pendant des années et des années! Et lorsque vous songez à la durée presque étemelle de cette fourrure, vous vous rendez compte quelle n'est en réalité pas coûteuse.Bien sûr, vous pourrez désirer changer le modèle.Mais le vison Canada Mink se classera toujours au premier rang pour sa beauté et sa qualité.Les coloris sont naturels - et non pas teints.Il est incontestable que le Canada Mink constitue le ntc plus ultra en matière de vison.SK?-\t' fry ¦ '¦'\"rWjsfci 0000 V y -\t1\t.c-jc;.:\t.\t'V-\t1;.S \u2022\"\u2022i\"' \u2022¦¦\u2022ÿï ¦WWWzï'*' y'* ry.-¦W&i SSW* wml iafiSBÿ ?\u2022l lijT' tf * 1 MMff- mm .-0 0: M mm \u20ac0y .v : Yï-.t\u2019.\u2019-vh:?' ¦> / ï*H p r, mw.mm.L\u2019ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE VISONS DU CANADA.Clarhon.Ontario./¦' tp§Qj i je : ne w \\C-r- .\u2022vvïï Bsisi !-¦*\t¦ iï i _ Les fourreurs de renommée mondiale s'enorgueillissent de présenter l'incomparable vison - ü- ¦'!\".\"\"'-T-rrr "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.