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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Avril
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
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La vie des communautés religieuses /, 1976-04, Collections de BAnQ.

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à».AVRIL 1976 vie des communautés relig îeuses la vie des communautés religieuses publiée par les Franciscains de la Province Saint-Joseph du Canada Directeur : Laurent Boisvert, o.f.m.Comité de rédaction : René Bacon, o.f.m., René Baril, o.f.m., Pierre Bisaillon, o.f.m., Laurent Boisvert, o.f.m., Odoric Bouffard, o.f.m.Responsable du secrétariat : Rita Jacques, s.p.Rédaction et administration : LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES 5750, boulevard Rosemont Montréal H1T 2H2 Canada Téléphone : 259-6911 La revue paraît dix fois l'an Abonnement: surface : $6.00 par avion : $9.00 Impression : Imprimerie L'Éclaireur Ltée, Beauceville, P.Q.Courrier de la deuxième classe — Enregistrement n° 0828 Gilles Bourdeau, o.f.m.Thaddée Matura, o.f.m.M.-Abdon Santaner, o.f.m.Cap.la VI© des communautés religieuses Avril 1976 Vol.34 — No 4 L'ascèse fondée en Jésus-Christ L'ascèse se situe au coeur du retour de tout le créé vers le Père.Elle est à la fois renoncement et adhésion, renoncement à un monde de ténèbres pour adhérer à la lumière.L’A.pose deux fondements évangéliques à l’ascèse: le Christ, image du Dieu invisible, et Limitation du Christ Jésus.Il souligne ensuite la pédagogie de l’ascèse chrétienne.Beaucoup moins qu'une perfection morale qu’on acquiert par soi et pour soi, l’ascèse est une disponibilité pour accueillir le salut, le Christ.Les voeux et la vie selon l'Évangile Est-il exact que les voeux portant sur trois conseils évangéliques caractérisent la vie religieuse?Ces trois conseils ne sont-ils pas une exigence générale de toute vie chrétienne?La vie religieuse se caractérise par le célibat et la communauté que celui-ci permet de constituer.Mais sa donnée centrale est la prise au sérieux de la vocation chrétienne, le radicalisme évangélique.Exister en congrégation religieuse a-t-il encore un sens aujourd'hui?La transformation des congrégations religieuses, opérée depuis Vatican II, est-elle un fait purement humain?N’y a-t-il pas lieu d’y voir une intervention de Dieu, quelque chose qui passe l’homme?Pour discerner cette intervention, les congrégations doivent, non seulement soumettre à l’analyse sérieuse leur situation présente, mais être prêtes à vivre ce que Dieu leur demande de vivre, à redevenir l’histoire qui s’écrit. L'ASCESE FONDÉE EN JÉSUS-CHRIST « Tel est le climat sociologique où respire — si mal — le christianisme d’aujourd'hui.Il favorise une conception singulièrement mutilée de la vie et de l’ascèse.On laisse entendre que la deuxième ne fait que détruire la première, oubliant les cris de triomphe des spirituels devant les splendeurs de leur échange.» Emmanuel Mounier, L'Affrontement chrétien.On reconnaît très bien Mounier dans cette réflexion.Sa pensée rejoint d’assez près les critiques actuelles de l’ascèse.L’interrogation contemporaine sur l’ascèse mène à un rejet des pratiques ascétiques, valables pour leur époque mais inaptes, semble-t-il, à exprimer l’adhésion totale de l’homme au Christ par le renoncement au péché dans la foi et le baptême.Le combat spirituel de l’homme d’aujourd’hui, du chrétien actuel, oriente les forces vives de l’être vers l’Être.Parce qu’elle est une réponse de l’homme à son Dieu, l’ascèse se situe au coeur de ce retour de tout le créé vers le Père, retour inauguré en Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection, retour répandu par l’Église au sein du monde.Elle est passage lent et continuel de ce monde à celui du Père, et c’est la mort du chrétien qui traduira le plus cette « fuga saeculi » (« fuite du monde ») de l’existence chrétienne.L’ascèse chrétienne est trop commandée par le mystère de Dieu et de l’homme, par le mystère de Dieu et du monde, pour que nous négligions cette recherche des liaisons intimes entre l’ascèse et le mystère du Christ.Beaucoup de déviations ascétiques viennent en fait d’une mésintelligence du mystère de Dieu, de l’homme et du monde.Somme toute, 98 c’est la compréhension de la vocation de l’homme en Dieu, de sa mission dans le monde, de sa réalité ontologique devant Dieu (en Lui), c’est la compréhension de l’appel premier qui détermine déjà les traits de la réponse humaine.Il serait nécessaire de relever dans l’histoire les diverses périodes théologiques ou les affirmations doctrinales majeures pour saisir jusqu’à quel point une connaissance de certains aspects du mystère chrétien conduit à une vie chrétienne conséquente.Cela vaut aussi et surtout peut-être pour les sectes hérétiques ou certains mouvements spirituels dans l’Église ou hors d’elle.Que l’on songe au manichéisme, au jansénisme, etc.Qu’est-ce que l'homme en Dieu?Corps et âme?Chair et esprit?Liberté et grâce?Nature et surnature?Qu’est-ce que le péché?Ce sont autant de questions et de points précis de notre existence chrétienne qui orientent notre vie dans un sens ou dans un autre; tout dépend de leur situation dans le dessein de Dieu manifesté en Jésus-Christ.L’ascèse est à la fois renoncement et adhésion, renoncement à un monde de ténèbres pour adhérer à la Lumière.Le baptême et la foi donnent déjà les traits de fond de cette conversion totale du chrétien; être pour Dieu comme le Christ (Rm 6,6ss).Le baptisé fixe les yeux sur le chef de sa foi, le Christ, dont il doit reproduire l'image.Ne faisant qu’un être avec Lui, il agit aussi avec et comme Lui.Le Seigneur devient modèle de foi vivante au Père; on retrouve ici l’un des fondements de la théologie spirituelle qui a éclairé le Moyen-Âge: Jésus-Christ est l’exemplaire absolu, Il est pour le chrétien « régula vitae suae » — « ordo vivendi ».Dans les pages subséquentes, nous tentons de comprendre ce mystère du Christ, exemplaire de notre vie d’adhésion au Père, parce qu’il en est dans sa nature humaine le resplendissement et l’effigie.Nous saisirons en deux étapes comment le Christ est à imiter puisqu’il est l’Image du Dieu invisible et Chef de notre foi.I.LES FONDEMENTS ÉVANGÉLIQUES DE L'ASCÈSE A.Le Christ: Image du Dieu invisible «.car ceux que d'avance il a discernés, il les a aussi prédestinés à reproduire l’image de son Fils, afin qu'il soit l’aîné d’une multitude de frères.» Rm 8,29 Paul vient d’énoncer clairement l’élection du chrétien, sa vocation en Dieu: reproduire l’image du Fils.C’est la nouvelle loi de sainteté, 99 loi qui prolonge celle de l’Ancien Testament: « Soyez saints parce que Je suis saint.» Le Nouveau Testament continue dans le même sens: « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,48).Nous sommes au centre du discours des Béatitudes.Mais qui donc est le Père?Qui est-il que nous sachions reproduire en nous ses attitudes et ses pensées?N’est-il pas au-delà de l'homme?Inaccessible et impénétrable?S’il ne montre sa Face et ne fait entendre les sons de sa bouche, comment pourrons-nous le connaître pour Lui répondre par une vie semblable à la sienne?C’est tout l’aspect existentiel de la nécessité vitale de la Révélation pour l’homme.Le Père céleste, le Tout-Puissant, se manifeste dans l’Ancien Testament par des oeuvres: « à main forte et à bras étendu »; Il a envoyé aussi ses messagers, Moïse et les prophètes.Mais Dieu préparait ainsi un avènement total, une révélation plénière de Lui-même.En Jésus-Christ, son Fils, Il fait éclater sa gloire.Il manifeste ce qu'il est en ce qu'il donne aux hommes et selon leur manière de voir et de comprendre sa propre VIE, son Être.En Jésus-Christ, Dieu vient vers l'humanité.Il s’insère à plein en elle.Il prend les traits des hommes.Il se fait Chair.Jésus est la FACE et la PAROLE du Père pour nous, Il est le Révélateur de la totalité divine et trinitaire.En Jésus-Christ, nous contemplons le Père; en Jésus-Christ le Père nous contemple dans un amour qui nous rachète, nous restaure, nous accomplit et nous présente à Dieu par le Fils afin que nous ayons complaisance en Lui comme Il met sa complaisance en son Fils et par Lui en nous, chair de sa chair, corps de son corps ressuscité.Nous pensons à la belle introduction de l’épître aux Hébreux: « Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils.» Et un peu plus loin: « Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils.» (He 1,2-3).Dans sa nature humaine, Jésus est l’épiphanie du Père; Dieu nous regarde et nous pouvons Le contempler.Ici, il faudrait réfléchir longuement sur les implications vitales du mystère de l’Incarnation de Dieu en Jésus-Christ, sur les conséquences de l’union hypostatique.Jésus est vrai Dieu et vrai homme; comme Fils, Il est consubstantiel au Père, Il lui est semblable.Cette similitude nous est rendue visible dans l’humanité du Christ.Sa nature humaine et sacramentelle: lieu et lien d’une présence beaucoup plus vaste et plus profonde que le corps qui la sensibilise.L'humanité de Jésus conduit au Dieu invisible qui s'est fait proche par Lui: « Il est l’image du Dieu invisible.» (Col 1,15).« Il a habité chez nous, et nous avons vu sa gloire, gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique.» (Jn 1,18).100 Comme homme, Jésus restaure la première similitude (Gn 1,26; 3,22-24; Rm 5,12).Il rend à l’humanité déchue l’éclat de cette image divine, éclat assombri par le péché.Songeons ici à sa Transfiguration.Mais il faut aller plus loin.Non seulement, comme homme II devient image vivante de Dieu, mais aussi dans sa Résurrection, Il propose à tout homme une figure nouvelle de sa relation au Père, de l’habitation de la gloire de Dieu au sein de l'humanité dont II est la Première Figure et le Premier-Né.Image parfaite de Dieu, Jésus se présente à l’homme comme l’Adam céleste, type nouveau de la créature restaurée dans le mystère du Passage de son être à la sphère divine; Il se propose à Lui comme L’Image parfaite du Père, son Icôme; Il rétablit l’homme dans la rectitude de son jugement moral; en le fixant, le chréten trouve les traits de sa propre adhésion au Père; en Jésus, il trouve l’énergie de Lui adhérer et de répondre dans la foi à cette vocation de sainteté offerte en Jésus.Jésus devient ainsi la « régula vitae nostrae ».À l’avenir, la perfection sera d’être semblable au Christ, Le revêtir: « .vous avez revêtu l'homme nouveau, celui qui s’achemine vers la vraie connaissance en se renouvelant à l’image de son créateur.» (Col 3,10).Nous connaîtrons cette gloire manifestée de Dieu en dirigeant nos regards vers la Face du Christ: « .Que du sein des ténèbres brille la lumière.(celui qui a dit) est celui qui a brillé dans nos coeurs, pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu, qui est sur la Face du Christ » (2 Co 4,6).Le Christ réfléchit dans sa nature humaine la glorieuse perfection du Dieu vivant.La vocation du chrétien est donc de reproduire cette image du Dieu invisible: « Et nous tous qui, le visage découvert, réfléchissons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette image, toujours plus glorieuse, comme il convient à l’action du Seigneur, qui est Esprit » (2 Co 3, 18).Être semblable à Dieu, c’est maintenant être semblable au Fils (Rm 8,29).C'est par une vie conforme à l’Être et à l’agir du Christ que le chrétien pourra être lors de la manifestation du Seigneur connu tel qu’il est et connaître Dieu tel qu’il est: « Nous savons que lors de cette manifestation nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est » (1 Jn 3,2).Notre vie d’adhésion au Christ consiste à découvrir sans cesse cette Image de Dieu en Jésus et à la reproduire le plus fidèlement possible: « Et de même que nous avons revêtu l'image du terrestre, il nous faut revêtir du céleste » (1 Cor 15,49).Le Christ est voie de tout retour vers le Père.L’épître aux Hébreux insiste beaucoup sur cette idée majeure du Christ comme « ar-chègos », comme chef de notre foi.Son être total est désormais pour 101 tout homme un appel vivant qui attire tout à lui; l’homme, image imparfaite et inachevée, a besoin de cette image parfaite qui est le Christ pour retrouver et accomplir sa destinée originelle.C’est dans cette vision du Christ comme Icône parfaite du Père que le chrétien trouve la source de sa conformité au Fils.Ici, nous pouvons maintenant parler en toute liberté d’imitation du Christ, la « se-quere vestigia ejus ».Désormais « être parfait comme le Père » se formulera ainsi « être parfait comme le Christ est parfait.» B.L’imitation du Christ Jésus L ascèse puise dans l'imitation du Christ ses dimensions et ses traits; c’est dans la puissance de la Résurrection du Seigneur que le chrétien reçoit la force de mener jusqu’au bout le combat spirituel engagé au baptême.C'est donc la « sequela Christi » (marche-à-la-suite-de-Jésus) qui caractérise le plus les dimensions positives d’une ascèse d'adhérence au Christ par imitation.Le Christ est voie vers le Père autant que la Lumière de cette route.Se mettre à la suite du Christ exige une première adhésion (Mc 1,17-20; 2,14).Les disciples pénètrent lentement au coeur de la mission du Christ et au coeur du mystère de sa personne divine et humaine.Suivre le Christ est partager son destin et sa mission; si nous sommes prêts à communier à la gloire du Christ, il nous faut être prêts à partager ses souffrances (Mt 19,27).Jésus exige des siens le détachement total; mais d’abord, il demande d’eux un attachement total à sa personne et à son oeuvre, au Royaume des cieux.« celui qui regarde en arrière n est pas digne du Royaume des cieux.» On ne quitte rien, on ne se quitte pas si ce n’est pour découvrir la perle Fine (Mt 8,19-22; 10,37; 19,16-22).Ce don de soi doit être sans retour (Le 9,61ss).Mais cette vie à la suite du Christ conduira le disciple vers la vie par la Croix: « Si quelqu un veut me suivre, qu’il renonce à soi-même, prenne sa croix et me suivre » (Mt 16,24).Ce sacrifice exigé des disciples ne trouve son sens que dans le sacrifice du Chef, où dans sa mort et par le don de sa vie, Jésus a montré l’amour dont II aimait le Père et les siens.Amour pascal et sauveur.Chez saint Paul, nous passons du « suivre le Christ » à « imiter et croire ».Suivre le Christ c’est se conformer à Lui dans son mystère de mort et de résurrection.Cette conformité, à laquelle nous sommes prédestinés de toute éternité (Rm 8,29), s’inaugure au baptême (Rm 6,12s) et doit s’approfondir par l’imitation quotidienne du Sauveur: « Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.» 102 (1 Co 11,1).Imiter est ici « être pour Dieu », en somme Amen total au Père comme le fut le Christ durant toute son existence terrestre, et tout particulièrement à sa mort.Cette imitation terrestre s’approfondit et se creuse dans la conformité au Christ souffrant et glorieux.Nous communions à ses souffrances pour Lui être unis dans sa gloire (2 Co 4,10s; 13,4; Ph 3,10s; 1 P 2,21).Il s’agit pour nous, face aux événements de notre existence, d’y comprendre à la fois la marque du dessein de Dieu et d’adhérer librement à cette volonté du Père comme le fit le Christ.« Or, c’est à cela que vous avez été appelés, car le Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un modèle afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de faute — et il ne s’est pas trouvé de fourberie dans sa bouche; lui qui insulté ne rendait pas l’insulte, souffrant ne menaçait pas, mais s’en remettait à Celui qui juge avec justice; lui qui, sur le bois, a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour Injustice; lui dont la meurtrissure vous a guéris.Car vous étiez égarés comme des brebis, mais à présent vous êtes retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes.» (1 P 2,21-25).Dans ce texte de Pierre, nous trouvons les grands traits d’une imitation positive du Christ, modèle dont nous devons suivre les traces.C'est un peu ce que rappelle aussi l’épître aux Hébreux: « .fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus, qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu » (He 12,2).Nous voyons bien comment l’Écriture ne dissocie jamais l’ascèse de son espérance la plus profonde: la session avec le Christ près de Dieu.S’il y a mort, c’est que la vie glorieuse doit transformer dans cet arrachement notre corps de misère en corps de gloire.La perfection est conformité au Christ par une vie de ressuscité: mort au péché et vie pour le Christ, notre Vie.Cette conformité au Christ dans l’agir se vit dans la foi au Seigneur, foi fondée sur sa parole (Jn 4,42).Lui être semblable, c’est le suivre et L’imiter, Lui la lumière du monde (Jn 8,12): « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres ».Nous retrouvons ici la phrase évangélique qui ouvre le livre si connu de Thomas à Kempis « L’Imitation de Jésus-Christ ».C’est bien le Christ qui est la flamme de notre exode vers le Père, c’est lui le pasteur de nos âmes (Jn 10,1-6).Toute l’imitation du Christ consiste à aller là où II va (Ap 14,4; Jn 8,12s), attendant de le rejoindre là où II a pénétré comme avant-coureur (He 6,20).Celui qui le sert sera là où est le Maître (Jn 12,36).103 L’imitation de Jésus-Christ consistera avant tout en une soumission intérieure à la volonté de Dieu tout autant qu’en sa recherche.Si nous pénétrons au coeur de la vie du Christ, nous retrouverons cette vie de soumission volontaire pour la gloire du Père et le salut du monde.Il vient pour faire la volonté du Père.C’est sa nourriture.Non ma volonté mais la volonté de Celui qui m'a envoyé.L'auteur de l’épître aux Hébreux a compris que c’était là le noeud vital du sacrifice de Jésus, que cette recherche de la volonté du Père caractérise toute son existence terrestre, aussi reprend-il les versets du psaume 40,7-9:
de

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