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Titre :
La vie des communautés religieuses /
Revue publiée à l'intention des membres des communautés religieuses catholiques. Elle aborde amplement les questions théologiques et vocationnelles et les enjeux d'adaptation aux changements sociaux. [...]

À consulter : Site Web de la revue, incluant un index de La vie des communautés religieuses (1942-2006).

Éditeurs :
  • Montréal :RR. PP. Franciscains du Canada,1942-2006,
  • Montréal :RR.PP. Franciscains de la Province St-Joseph au Canada,
  • Montréal, Québec, Canada :La vie des communautés religieuses,
  • Nicolet, Qué., Canada :publiée par un consortium de congrégations religieuses du Québec
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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La vie des communautés religieuses /, 1957-02, Collections de BAnQ.

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Vol.15, n.2 MONTRÉAL Février 1957 SOMMAIRE DISCOURS DE PIE XII Pie XII Examen de points importants de liturgie dogmatique.34 DOCUMENT ÉPISCOPAL Assemblée Episcopale Alcoolisme, luxure, déclaration du Québec de l'Assemblée Épiscopale du Québec.43 ÉDUCATION ET DOCTRINE SOCIALE DE L'ÉGLISE Les Semaines sociales La doctrine sociale de l'Église du Canada en éducation.51 SACRA VIRGINITAS Nérée-M.Beaudet, L'état de consacré inférieur à O.F.M.celui d'époux chrétien.54 CONSULTATIONS — COMMUNIQUÉS ACCUSÉS DE RÉCEPTION AVEC LA PERMISSION DES SUPERIEURS ECCLESIASTIQUES Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa.959, RUE COTE — MONTREAL 1 CANADA LA VIE des COMMUNAUTES RELIGIEUSES publiée par les RR.PP.Franciscains du Canada paraît le 15 de chaque mois, excepté juillet et août, en fascicule de 32 pages N.B.Les abonnements commencent en JANVIER.Prix de l’abonnement: $2.75 Toute demande de changement d'adresse est accompagnée de la somme de 25 cents.Directeur : R.P.Adrien-M.Malo, O.F.M.5750, boul.Rosemont, Montréal 36.Tél.: CL.9-6911 Conseil de direction : S.E.Mgr J.-C.CHAUMONT, vicaire délégué pour les communauté religieuses.Mgr J.-H.CHARTRAND, vicaire général d'Ottawa.M.le Chanoine Cyrille LABRECQUE, directeur de la Semaine Religieuse de Québec.Editeurs responsables : Les Frères des Ecoles Chrétiennes.Secrétariat : 959, rue Côté, Montréal 1.P.Q., Canada.Téléphone : UN.1-5431*, (local 30) de 2 h.à 5 h.de l'après-midi tous les jours, excepté le samedi et les fêtes.Année 1956, a Sainte-Anne-de-Beaupré.Le célèbre sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré vient de compiler ses statistiques pour l’année 1956.Elles marquent une augmentation de 4% sur 1955.1956 constitue donc l’année-record dans l’histoire de Sainte-Anne-de-Beaupré, qui célébrera en 1958 son tricentenaire.Les chiffres pour 1956 sont les suivants : pèlerins et visiteurs, 1,880,000 ; pèlerinages organisés, 577 ; groupes de pèlerins et visiteurs, 1,565 ; communions distribuées, 525,000 ; messes célébrées, 20,900.Depuis les origines (1658) l’on a compté : pèlerins et visiteurs, 32,500,000 ; prêtres pèlerins, 295,000 ; dignitaires, 2,490 ; automobiles recensées, 4,300,000 ; pèlerinages organisés, 13,527 ; communions distribuées, 16,269,000 ; messes célébrées, 688,175.Ces chiffres laissent prévoir une nouvelle affluence de pèlerins en 1957.Au cours de l’année qui commence, des centaines de mille pèlerins assisteront aux messes innombrables à la Basilique, y communieront, prendront part aux diverses cérémonies et processions, ferontlechemin de croix dans la colline, monteront à genoux le saint Escalier, boiront à la Fontaine, assiégeront la statue miraculeuse et l’autel de la Grande Relique.Cette année 1957 sera ainsi un magnifique prélude aux grandioses célébrations qui marqueront, en 1958, le tricentenaire de Sainte-Anne-de-Beaupré.C’est en effet, en 1658, que fut érigée, à Beaupré, la première chapelle et qu’eut lieu la première guérison miraculeuse (celle de Louis Guimont). LR VIE Des commurmuTés ReuGieuses Vol.15, n.2 MONTRÉAL Février 1957 ARTICLES Examen de points importants de liturgie dogmatique par S.S.Pie XII.34 Alcoolisme, luxure, déclaration de l'Assemblée Épiscopale du Québec.43 La doctrine sociale de l’Eglise en éducation, par Les Semaines Sociales du Canada.51 L’état de consacré inférieur à celui d’époux chrétien, par Nérée-M.Beaudet, O.F.M.54 CONSULTATIONS 10.Comment comprendre les textes imposant recours aux supérieurs pour dépenser telle somme?.60 11.Faut-il imposer la communion après la communion du célébrant?.60 12.Pourquoi ne pas communier le samedi saint?.61 13.Valeur des suffrages pour les morts.61 14.Combien de conférences une supérieure doit-elle donner à sa communauté?.1.62 15.Le copiage aux examens a-t-il valeur morale ou simplement disciplinaire?.63 INFORMATIONS Année 1956 à Sainte-Anne-de-Beaupré.c.2 Enquête sur les vocations en France.53 Congrégation de Jésus-Crucifié.57 Statistiques des Soeurs de la Charité de Québec.58 Internationalisation de Jérusalem.59 Aménagements de la grotte de Lourdes.64 État de l'Église catholique en 1956.c.3 LIVRES Sainte Bernadette, par Léonard von Matt.47 Le Maquisard de Dieu, par G.Hunermann.50 Manuel de Philosophie, par Munier.53 Le Ciel, l’Enfer, par M.le chanoine G.Panneton.59 DISCOURS DE PIE XII €Xflm€n D6 POinTS imPORTRnTS D€ LITURGI6 DOGmfiTIQU€ Dans l'après-midi du samedi 22 septembre 1956, S.S.Pie XII est revenu de Castelgandoljo à Rome, pour accorder une audience aux membres du Congrès international de Pastorale liturgique, qui s’était tenu à Assise les jours précédents.Près du trône pontifical, se trouvaient LL.EE.les cardinaux Cicognani, Gerlier, Mooney, Frings, Arriba, Lercaro et Ottaviani, et une centaine d'évêques occupaient les premiers rangs de la salle.Le Saint-Père prononça en français le discours suivant : Vous Nous avez demandé de vous adresser la parole pour clôturer le Congrès International de Liturgie Pastorale, qui vient de se tenir à Assise.C’est de tout cœur que Nous répondons à votre demande et que Nous vous souhaitons la bienvenue.Si l’on compare la situation actuelle du mouvement liturgique avec ce qu’il était, il y a trente ans, on constate qu’il a accompli un progrès indéniable tant en extension qu’en profondeur.L’intérêt porté à la liturgie, les réalisations pratiques et la participation active des fidèles ont pris un développement qu’il eût été difficile de pressentir à ce moment.L’impulsion principale, tant en matière doctrinale que dans les applications pratiques, vient de la Hiérarchie et, en particulier, de Notre saint Prédécesseur Pie X, qui par son Motu Proprio Abhinc duos annos du 23 octobre 1913, Acta Ap.Sedis, 5 (1913) 449, donna au mouvement liturgique un élan décisif.Le peuple croyant accueillit ces directives avec reconnaissance et se montra prêt à y répondre ; les liturgistes se mirent à l’œuvre avec zèle, et bientôt s’épanouirent des initiatives intéressantes et fécon-des, même si parfois certaines déviations appelèrent un redressement de la part de l’Autorité ecclésiastique.Parmi les nombreux Documents publiés récemment à ce sujet, qu’il Nous suffise d’en mentionner trois : l’Encyclique Mediator Dei, De sacra liturgia du 20 novembre 1947, Acta Ap.Sedis, 39, (1947) 522, le dispositif nouveau de la Semaine Sainte, en date du 16 novembre 1955, Acta Ap.Sedis, 47, (1955) 838, qui a aidé les fidèles à mieux comprendre et à participer davantage à l’amour, aux souffrances et à la glorification de Notre-Seigneur,et finalement l’Encyclique De musica sacra du 25 décembre 1955, Acta Ap.Sedis, 48 (1956).Le mouvement liturgique est apparu ainsi comme un signe des dispositions providentielles de Dieu sur le temps présent, comme un passage du Saint-Esprit dans son Eglise, pour rapprocher davantage les hommes des mystères de la foi et des ri- EXAMEN DE POINTS IMPORTANTS DE LA LITURGIE 35 chesses de la grâce, qui découlent de la participation active des fidèles à la vie liturgique.Le Congrès, qui se termine actuellement, avait précisément pour but de montrer l’inappréciable valeur de la liturgie pour la sanctification des âmes et donc pour l’action pastorale de l’Eglise.Vous avez étudié cet aspect de la liturgie, tel qu’il se manifeste dans l’histoire et continue actuellement à se déployer ; vous avez examiné aussi comment il est fondé sur la nature des choses, c’est-à-dire comment il découle des éléments constitutifs de la liturgie.Votre Congrès comportait donc une étude du développement historique, des réflexions sur la situation actuelle et un examen des objectifs à atteindre dans l’avenir et des moyens propres à y conduire.Après avoir considéré attentivement votre programme de travail, Nous formulons des vœux pour que cette nouvelle semence, ajoutée à celles du passé,, produise de riches moissons au profit des individus et de toute l’Église Dans cette allocution, au lieu de vous présenter des normes plus détaillées, sur lesquelles le Saint Siège s’est déjà suffisament prononcé, Nous avons jugé plus utile d’aborder quelques points importants que l’on discute actuellement en matière liturgique-dogmatique et qui Nous tiennent plus à cœur.Nous grouperons ces considérations sous deux titres, qui seront de simples indications plutôt que les thèmes mêmes de Nos développements : la Liturgie et l’Église, la Liturgie et le Seigneur.1.La liturgie et l’Église Comme Nous l’avons dit dans l’Encyclique Mediator Dei, la liturgie constitue une fonction vitale de toute l’Église, et non seulement d’un groupe ou d’un mouvement déterminé.Acta Ap.Sedis, 39 (1947) 528.Le Corps Mystique du Seigneur vit de la vérité du Christ et des grâces qui se répandent dans les membres, les animent et les unissent entre eux et avec leur Chef.Telle est l’idée de saint Paul, quand il dit dans sa première Épître aux Corinthiens : Tout est à vous, mais vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu, (1 Cor.3, 23.) Tout est donc dirigé vers Dieu, son service et sa gloire.L’Église, remplie des dons et de la vie de Dieu, se livre d’un mouvement intime et spontané à l’adoration et à la louange du Dieu infini et, par la liturgie, lui rend comme société le culte qu’elle lui doit.A cette litugie unique, chacun des membres, ceux qui sont revêtus du pouvoir hiérarchique comme la foule des fidèles, apporte tout ce 36 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES qu’il a reçu de Dieu, toutes les ressources de son esprit, de son cœur, et de ses œuvres.La Hiérarchie d’abord, qui détient le depositum fidei et le depositum gratice.Au depositum fidei, à la vérité du Chist contenue dans l’Ecriture et la Tradition, elle puise les grands mystères de la foi et les fait passer dans la liturgie, en particulier ceux de la Trinité, de l’Incarnation et de la Rédemption.Mais on trouverait difficilement une vérité de foi chrétienne, qui ne soit exprimée en quelque manière dans la liturgie, qu’il s’agisse des lectures de l’Ancien et du Nouveau Testament, pendant la Sainte Messe et dans l’Office divin, ou des richesses, que l’esprit et le cœur découvrent dans les Psaumes.Les cérémonies liturgiques solennelles sont d’ailleurs une profession de foi en acte ; elles réalisent les grandes vérités de la foi sur les desseins impénétrables de la générosité de Dieu et ses faveurs inépuisables à l’égard des hommes, sur l’amour et la miséricorde du Père céleste envers le monde, pour le salut duquel il envoya son Fils et le livra à la mort.C’est ainsi que l’Eglise communique en abondance dans la liturgie les trésors du depositum fidei, de la vérité du Christ.Par la liturgie aussi se répandent les trésors du depositum gratice, que le Seigneur a transmis à ses Apôtres : la grâce sanctifiante, les vertus, les dons, le pouvoir de baptiser, de conférer le Saint-Esprit, de remettre les péchés par la pénitence, de consacrer des prêtres.C’est au cœur de la liturgie que se déroule la célébration de l’Eucharistie, sacrifice et repas ; c’est en elle aussi que se confèrent tous les sacrements et que, par les sacramentaux, l’Église multiplie largement les bienfaits de la grâce dans les circonstances les plus diverses.La Hiérarchie étend encore sa sollicitude à tout ce qui contribue à rendre plus belles et plus dignes les cérémonies liturgiques, qu’il s’agisse des lieux de culte, du mobilier, des vêtements liturgiques, de la musique sacrée ou de l’art sacré.Si la Hiérarchie communique par la liturgie la vérité et la grâce du Christ, les fidèles de leur côté ont pour tâche de les recevoir, d’y consentir de toute leur âme, de les transformer en valeurs de vie.Tout ce qui leur est offert, les grâces du sacrifice de l’autel, des sacrements et des sacramentaux, ils les acceptent, non d’une manière passive, en les laissant simplement s’écouler en eux, mais en y collaborant de toute leur volonté et de toutes leurs forces, et surtout en participant aux offices liturgiques ou du moins en suivant leur déroulement avec ferveur.Ils ont contribué dans une large mesure et continuent à contribuer par un effort constant à accroître l’apparat EXAMEN DE POINTS IMPORTANTS DE LA LITURGIE 37 extérieur du culte, a construire des églises et des chapelles, à les decorer, a rehausser la beauté des cérémonies liturgiques par toutes les splendeurs de l’art sacré.La contribution que la Hiérarchie et celle que les fidèles apportent a la liturgie ne s additionnent pas comme deux quantités séparées, mais représentent la collaboration des membres d’un même organisme, qui agit comme un seul être vivant.Les pasteurs et le troupeau, 1 Église enseignante et 1 Église enseignee, ne forment qu’un seul et unique corps du Christ.Aussi n y a-t-il aucune raison d’entretenir de la méfiance, des rivalités, des oppositions ouvertes ou latentes, soit dans les pensees, soit dans la façon de parler ou d’agir.Entre les membres d un meme corps, doivent régner avant tout la concorde, l’union, la collaboration.C’est dans cette unité que l’Église prie' offre, se sanctifie, et l’on peut donc affirmer à bon droit que la liturgie est l’œuvre de l’Église tout entière.^ ^ Mais Nous devons ajouter : la liturgie n’est cependant pas toute l’Eglise ; elle n’épuise pas le champ de ses activités.Déjà à côté du culte public, celui de la communauté, il y a place pour le culte prive, que 1 individu rend a Dieu dans le secret de son cœur ou exprime par des actes extérieurs, et qui possède autant de variantes qu’il y a de chrétiens, bien qu’il procède de la même foi et de la même grace du Christ.Cette forme du culte, non seulement l’Église la toléré, mais elle la reconnaît pleinement et la recommande, sans toutefois rien enlever à la prééminence du culte liturgique.Mais lorsque Nous disons que la liturgie n’épuise pas le champ des activités de l’Église, Nous pensons surtout à ses tâches d’enseignement et de pastorale, au Pascite qui in vobis est gregem T)ei.1 Petr 5, 2.Nous avons rappelé le rôle que le Magistère dépositaire de la vérité du Cnrist exerce par la liturgie ; l’influence du pouvoir de gouvernement sur elle est aussi évident, puisqu’il appartient aux Papes de reconnaître les rites en vigueur, d en introduire de nouveaux et de régler l’ordonnance du culte, et aux Évêques de veiller avec soin à ce qu’on observe les prescriptions canoniques concernant le culte divin Acta Ap.Sedis, 39 (1947) 544.Mais les fonctions d’enseignement et de gouvernement s’étendent encore bien au delà.Il suffit pour s’en rendre compte de jeter un coup d’œil sur le Droit Canon et ce qu il dit du Pape, des Congrégations romaines, des Évêques, des Conciles, du Magistère et de la discipline ecclésiastiques.On arrive à la même conclusion en observant la vie de l’Église, et 38 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES dans Nos deux Allocutions du 31 mai et du 2 novembre 1954 sur la triple fonction de l’Évêque, Nous avons expressément insisté sur l’étendue de ses charges, qui ne se limitent pas a 1 enseignement et au gouvernement, mais comprennent aussi tout le reste de l’activité humaine dans la mesure où des intérêts religieux et moraux sont en jeu.Acta Ap.Sedis, 46 (1954) 313, 666.Si donc les tâches et les intérêts de l’Église sont à ce point universels, les prêtres et les fidèles se garderont dans leur façon de penser et d’agir de tomber dans l’étroitesse de vues ou 1 incomprehension.Notre Encyclique Mediator Dei avait déjà redressé certaines affima-tions erronées, qui tendaient soit à orienter l’enseignement religieux et la pastorale dans un sens exclusivement liturgique, soit à susciter des entraves au mouvement liturgique qu’on ne comprenait pas.En fait, il n’existe aucune divergence objective entre le but poursuivi par la liturgie et celui des autres fonctions de l’Église ; quant à la diversité des opinions, elle est réelle, mais toutefois ne présente pas d’obstacles insurmontables.Ces considérations suffiront à montrer, Nous l’esperons, que la liturgie est l’œuvre de toute l’Eglise, et que tous les fideles comme membres du Corps Mystique doivent 1 aimer, 1 estimer et y prendre part, en comprenant toutefois que les taches de 1 Église s etendent bien au delà.II.La LITURGIE ET LE SEIGNEUR Nous voudrions maintenant considérer spécialement la liturgie de la Messe et le Seigneur qui en est à la fois le prêtre et l’oftrande.Comme des imprécisions et des incompréhensions se font ça et la a propos de points particuliers, Nous dirons un mot de 1 actio Christiy de la praesentia Christi et de Yinfinita et divina maiesta Christi.1.Actio Christi La liturgie de la Messe a comme but d’exprimer sensiblement la grandeur du mystère qui s’y accomplit, et les efforts actuels tendent à y faire participer les fidèles d’une manière aussi active et intelligente que possible.Bien que cet objectif soit justifié, on risque de provoquer une baisse du respect, si l’on détourne l’attention de l’action principale, pour la diriger vers l’éclat d’autres cérémonies.Quelle est cette action principale du sacrifice eucharistique ?Nous en avons parlé explicitement dans l’Allocution du 2 novembre EXAMEN DE POINTS IMPORTANTS DE LA LITURGIE 39 1954 Acta Ap Sedis, 46, (1954) 668.Nous y citons d’abord l’ensei-genement du Concile de 1 rente : (( In divino hoc sacrifîcio, quod in Missa peragitur, idem ille Christus continetur et incruente immolatur, qui in ara crucis semel se ipsum cruente obtulit.Una enim eadem-que est hostia, idem nunc offerens sacerdotum ministerio, qui se ipsum tunc in cruce obtulit, sola offerendi ratione diversa » {porte.Trid., ^essio XXII, cap.2).Et nous poursuivions en ces termes : « Itaque sacerdos celebrans, personam Christi gerens, sacrificat, isque solus, non populus, non clerici, ne sacerdotes quidem, pie reli-gioseque qui sacris operanti inserviunt ; quamvis hi omnes in sacrifîcio activas quasdam partes habere possint et habeant )) Acta Ap.Sedis, loc.cit.668.Nous soulignions ensuite que, faute de distinguer entre la question de la participation du célébrant aux fruits du sacrifice de la Messe et celle de la nature de 1 action qu’il pose, on était arrivé à la conclusion : (( Idem esse unius Missae celebrationem, cui centum sacerdotes religioso cum obsequio adstent atque centum Missas a centum sacerdotibus celebratas )).De cette affirmation, Nous disions : (( Tamquam opinionis error reici debet ».Et Nous ajoutions en guise d explication : (( Quoad sacrificn Eucharistici oblatio-nem quot sunt actiones Christi Summi Sacerdotis, quot sunt sacerdotes célébrantes, minime vero quot sunt sacerdotes Missam episcopi aut sacri presbyteri celebrantis pie audientes ; hi enim, cum sacro inter-sunt, nequaquam Christi sacrificantis personam sustienent et agunt, sed comparandi sunt christifidelibus laicis, qui sacrifîcio adsunt » Acta Ap.Sedis, loc.cit.669.Au sujet des congrès liturgiques, Nous avons dit en cette meme occasion : (( Hi cœtus interdum propriam sequuntur regulam, ita scilicet, ut unus tantum sacrum peragat, alii vero (sive omnes sive plurimi) huic uni sacro intersint in eoque sacram synaxime manu celebrantis sumant.Quod si hoc ex îusta et rationabili causa fiat,.obnitendum non est, dummodo huic modo agendi ne subsit error ïam supra a Nobis memoratus » ; c’est-à-dire l’erreur sur l’équivalence entre la célébration de cent Messes par cent prêtres et celle d’une Messe à laquelle cent prêtres assistent pieusement.D’après ceci l’élément central du sacrifice eucharistique est celui où le Christ intervient comme (( se ipsum offerens », pour reprendre les termes mêmes du Concile de Trente, Sess.XXII, cap.2.Cela se passe à la consécration où, dans le même acte de la transsubstantiation opérée par le Seigneur, cfr.Cone.Trid.Sessio XIII, cap.4 et 3, le prêtre célébrant est « personam Christi gerens ».Même si la 40 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES consécration se déroule sans faste et dans la simplicité, elle est le point central de toute la liturgie du sacrifice, le point central de l' ce que d ailleurs la liturgie a établi, que le peuple s’approche de la sainte Table après la communion du prêtre.Cependant Pie XII ajoute également ceci : Il n’est pas rare qu'il se présente des motifs de distribuer la sainte communion soit avant, soit après le sacrifice lui-même.Il peut donc arriver que des religieux chargés de la cuisine, de l’infirmerie ou devant CONSULTATIONS 61 prendre un train de bonne heure reçoivent la communion avant la messe.Bien plus il peut se faire que le motif autorisant cette conduite devienne permanent ; alors régulièrement ces religieux recevront la communion avant la messe.Le cas pourrait-il se présenter d’une communauté entière qui régulièrement placerait pour un motif sérieux la communion avant la messe ?Il convient de répondre oui.Une communauté enseignante dont les classes commencent assez tôt le matin et dont la messe communautaire ne pourrait être célébrée qu’à une heure assez rapprochée du commencement des classes.Même dans ce cas, certains soutiendront qu’il vaut mieux communier après la communion du célébrant et abréger l’action de grâces en ayant soin de vaquer à ses occupations dans un esprit de recueillement plus marqué.En d’autres cas, la communion avant la messe de toute la communauté constitue un abus réel.Aucun motif sérieux ne la justifie.Il faudrait attirer l’attention du supérieur sur ce point et surtout rappeler les textes de l’encyclique Mediator Lei.Montréal Adrien-M.Malo, o.f.m.12.Vous avez exposé avec beaucoup d'enthousiasme les transformations de la semaine sainte.Vous êtes-vous arrêté au fait que si la nouvelle liturgie nous a donné la communion du vendredi saint, elle nous l'a enlevée le samedi saint?Le désir que vous manifestez de recevoir la sainte communion est édifiant et doit être encouragé.Vous devez comprendre que la communion n’est pas une fin en soi, mais le plus grand moyen donné par le Christ à ses disciples pour vivre sa vie.Cette fin peut être atteinte par d’autres moyens comme celui de l’imitation de l’Église dans le culte qu’elle rend à son époux, le Christ.Or si le samedi saint, l’Église décide de ne pas célébrer la sainte messe, de supprimer la communion, vous devez partager ses sentiments dans l’attente de la résurrection du Christ et accepter de ne pas communier en cette journée de deuil prolongé ; développez en vous cette conscience de vous réunir avec toute l’Eglise devant le sépulcre du Seigneur pour méditer le mystère de la mort de l’Homme-Dieu.D’ailleurs il existe déjà une abondance de publications qui expliquent la théologie, l’histoire et la valeur pastorale de la semaine restaurée.Vous n’avez qu’à y chercher votre profit.Montréal Adrien-M.Malo, o.f.m.13.Un de mes parents très chers vient de mourir.Ses derniers moments nous ont laissé, du moins en apparence, bien peu de consolations.J’en ai été consternée et ai perdu tout désir de prier pour lui.Une compagne religieuse s'emploie à refaire ma confiance et surtout veut m’amener à prier pour le défunt ; elle prétend que les prières que je dois faire pour ce défunt lui ont peut-être mérité une grâce de salut.Est-ce exact?Il ne convient pas d’attacher une si grande importance aux apparences extérieures, surtout de ne pas les interpréter facilement dans le sens d’une perte éternelle.Votre compagne a raison.Il ne faut pas oublier que devant Dieu tout est présent ; il n’y a pour lui ni passé ni futur.Nous concevons difficilement cet état de Dieu qui affranchi de la succession du temps vit dans un présent continuel en vertu de son éternité.Surtout quand nous voulons mettre en rapport avec ce Dieu éternel 62 LA VIE DES COMMUNAUTÉS RELIGIEUSES nos actions successives, nos formules se trouvent dans un embarras que nous ne pouvons surmonter que partiellement.Ainsi quand sur la terre une personne approche de son dernier moment, Dieu voit comme présents devant lui non seulement les mérites de sa vie passée, mais aussi les sentiments produits sur elle par la venue de la fin et surtout les prières, les messes,, les indulgences, les sacrifices qui après sa mort seront offertes pour ce mourant ; en vertu de ces secours futurs pour nous, mais présents pour lui, Dieu peut lui concéder une grâce de salut.Ainsi pour appliquer cette explication fort probable, adoptée par des théologiens sérieux, aux derniers moments de votre parent, c’est non seulement sa vie passée, nï seulement ses dispositions du moment qui furent présents à la connaissance de Dieu mais aussi tous les secours spirituels procurés à votre parent.Comme la bonté de Dieu est aussi grande que son éternité, il a pu lui accorder une grâce de salut.Cette explication consolante est conforme à la miséricorde de Dieu qui ne laisse échapper aucune chance de salut pour une âme par le sang précieux de son divin Fils.Montréal Adrien-M.Maio, o.f.m.14.Dans le directoire des Supérieures il est dit: « Une supérieure est tenue de former sa Communauté et de lui donner une impulsion qui facilite sa sanctification.Elle le fera le plus ordinairement dans les Chapitres ou Conférences spirituelles ou elle s'adressera à tous ses sujets réunis ».Auriez-vous l'obligeance de me dire par l'organe de La Vie des Communautés combien de conférences il conviendrait de faire, par semaines ou par mois, à une trentaine de religieuses contemplatives toutes à vœux perpétuels?Notre sainte Rèlge prescrit environ une demi-heure de lecture spirituelle chaque jour quand il n’y a pas de conférence, soit par Monsieur l’Aumônier ou la Supérieure.Comme première réponse, recevez celle-ci : Suivez les coutumes de votre communauté.Si dans votre communauté, aucune coutume n’existe sur ce point et que vous ayez l’intention de rédiger un projet, vous devez en tout premier lieu tenir compte du degré de formation religieuse de vos sœurs.Aux novices, on peut donner une conférence ou même deux par jour : aux sœurs qui ont fait des progrès réels dans la vie religieuse, les conférences peuvent être plus distancées.Là encore le nombre peut varier selon la vie des religieuses.Celles qui se dépensent dans les œuvres extérieures et qui ont avec le monde des contacts fréquents, dont le règlement est souvent bousculé par les imprévus de leurs fonctions ordinaires, de telles religieuses ont besoin d’être souvent mises en face de leur idéal religieux.Enfin il faut tenir compte des loisirs dont disposent les religieuses.Si leur vie est tellement remplie par la récitation du grand office, par les méditations, l’adoration du saint Sacrement que les religieuses du matin au soir sont commandées à chaque instant par leur règlement, il leur profiterait peu de multiplier les conférences de manière à produire une surcharge difficile à porter.Dans le spirituel comme dans le matériel, ce qui compte, ce n’est pas la quantité de nourriture qui est prise, mais la quantité de celle qui est assimilée.A ces principes d’ordre général, il faut ajouter ceux d’ordre particulier comme la facilité pour la supérieure de préparer et de donner une conférence enrichissante, CONSULTATIONS 63 le zèle de l’aumônier pour la formation pratique, concrète et adaptée des religieuses la réception par les sœurs d’une série de cours sur la contemplation.Vous le voyez, il s’agit moins d’une recette uniforme que d’un dosage judicieux.Il peut se faire que vous sentiez le besoin d’un religieux prêtre pour parvenir à une décision raisonnable, ou encore de faire des essais pour constater les résultats.Aidez-vous de tous ces secours et votre prudence sera récompensée.Montréal Adrien-M.Malo, o.f.m.15.Est-il vrai que le copiage d’un élève passant des examens par écrit n’est qu’une question de discipline ou tout au plus une affaire de loi pénale.J’avais toujours cru qu'il y avait là un problème d'ordre moral.Ai-je raison?Votre question me surprend.Avant d’y répondre j’ai consulté plusieurs moralistes de carrière.Tous ont soutenu que le copiage comporte un problème moral.En effet, il est tout simplement un mensonge en action.Ce jugement repose sur la nature de l’enseignement, le sens des examens et les conséquences ruineuses de l’abandon de cette valeur.L’enseignement comporte pour le professeur le devoir d’expliquer les doctrines de la discipline qui lui est confiée et de constater l’assimilation par les élèves des matières expliquées durant les classes.Supprimer ce dernier élément pour réduire la tâche du professeur au seul enseignement sans aucun souci de l’effort correspondant de l’élève contredit les remaniements de programmes en vue d’adapter l’enseignement aux élèves.Or l’un des moyens principaux de constater l’assimilation des enseignements donnés réside dans l’examen oral ou écrit.Ce moyen ne remplit son rôle que dans la mesure ou 1 eleve reste loyal et sincère.Si l’élève sait qu’il peut copier ses examens sans détriment pour sa conscience, il s’épargnera tous les efforts pénibles pour apprendre et s’assimiler les explications reçues et l’enseignement manque son but.Bien plus, si l’examen comporte l’attribution de prix proposés aux premiers, celui qui obtient ces prix parce qu’il a copié, lèse certainement la justice en s’attribuant un prix qui ne lui appartient pas.Il y a aussi que si l’examen conduit à l’obtention d’une licence permettant la pratique d’une profession, l’élève qui copie et obtient la licence de pratiquer une profession pour laquelle il ne possède pas la compétence requise s’expose à produire des dommages dont il porte la responsabilité morale, sans parler de la méconnaissance des exigences de la justice sociale ou du civisme.C’est pour des considérations de ce genre que les examens ont toujours été considérés comme un témoignage fourni par l’élève qu’il connaît les matières enseignées, qu’il se les est assimilées, qu’il a correspondu en fournissant sa collaboration au travail du professeur.Aussi dans des codes de lois exigeant un certain nombre d’années d’études pour accéder aux charges, on précise que ces années d’études doivent être complétées par un examen heureux ; par elles-mêmes, ces années ne sont considérées comme valables que si elles se terminent par un examen heureux.Cela s’entend d’un examen honnête, loyal, sincère où l’élève s’appuie sur ses connaissances et non pas sur son habileté à tromper la surveillance de l’examinateur pour répondre aux questions posées.Sans cela, il vaut mieux supprimer l’examen.C’est toujours ainsi que l’examen a été compris avec son rôle, son sens et ses bienfaisantes exigences. 64 LA VIE DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES Enfin les conséquences ruineuses découlant de la méconnaissance de la valeur morale de l’examen ne peuvent être énumérées tant elles sont nombreuses.Disons pour résumer qu’elle introduit la fourberie, la duplicité, la tricherie dans le comportement des élèves : pas pris, pas coupable.Elle introduit aussi la paresse et le laisser-aller des élèves.Si la sanction des examens ne produit plus son influence bienfaisante de stimuler au travail, à l'effort personnel, l’élève suivra sa tendance de se contenter des classes et de supprimer tout travail personnel.Elle introduit aussi l’incompétence dans les métiers, les occupations, les professions.En voilà assez pour établir l’énoncé que le copiage aux examens comporte en lui-même une violation de la morale et ne saurait être considéré comme un simple manquement à la discipline comportant un châtiment ou comme la violation d’une loi purement pénale exposant à la peine.Montréal Adrien-M.Malo, o.f.m.Étude des travaux d’aménagement de la Grotte de Lourdes Son Ém.le cardinal Feltin, archevêque de Paris, Son Exc.Mgr Masella, nonce apostolique en France, et le directeur du Secrétariat de l’Épiscopat français, Son Exc.Mgr Villot, répondant à l’invitation de Son Exc.Mgr Théas, évêque de Tarbes et Lourdes, viennent de participer aux travaux qui ont réuni, durant deux jours, à Paris, les architectes chargés des importants travaux d’agrandissement du domaine de la Grotte de Lourdes.Animé par M.Vago, un comité international consultatif comprend des architectes français, allemands, anglais, belges, italiens et suisses ; des groupes ont mis au point maquettes et projets.En 1958, le monde chrétien fêtera le centenaire des Apparitions de Lourdes* Or, la disproportion devient flagrante entre la place dont on dispose et la foule immense des pèlerins.Le projet prévoit l’utilisation—tout en conservant son caractère agreste — de l’immense prairie qui se trouve sur la rive droite du Gave, face à la Grotte.Deux ponts seront jetés sur le Gave ; l’un en amont de l’asile actuel de Notre-Dame, qui conduira à la prairie et aussi au bloc-hôpital de trois unités de 300 lits chacun, prévu également sur la rive droite.L’autre sera jeté, très en aval, et obligera les pèlerins à sortir en défilant processionnellement devant la Grotte, redevenue, dans son dépouillement, le centre de ces lieux sacrés.Enfin, pour accueillir des milliers de pèlerins, comme aussi pour leur offrir un abri, une immense église de 50,000 places, dédiée à saint Pie X, sera creusée sous la pelouse qui se trouve en arrière de l’esplanade, vers l’imprimerie du Journal de la Grotte et le Bureau médical.Ce sont là autant de travaux immenses et urgents que Son Exc.Mgr Théas entend mener avec énergie, aidé par tous les pèlerins de Lourdes.Dans une récente audience, Sa Sainteté Pie XII s’est vivement intéressé à ces projets. infORfnATion L’état actuel de l’Église, selon l’Annuario Pontifico.L’Annuario Pontifico de 1957 donne les renseignements suivants sur l’état de l’Eglise catholique à travers le monde.La hiérarchie catholique est ainsi composée : Sacré-Collège des cardinaux : 60 membres ; patriarches : 10 résidentiels et 5 titulaires ;sièges métropolitains résidentiels : 303 (293 en 1955) ; sièges archiépiscopaux résidentiels : 44 ; sièges épiscopaux résidentiels : 1,212 (1,157 en 1955) ; métropoles, archevêchés, évêchés titulaires, avec les prélats chargés des fonctions de nonces, internonces, délégués apostoliques, coadjuteurs et auxiliaires, prélats et Abbés nullius, administrateurs apostoliques, etc., 882 ; prélatures et abbayes nullius, 78 (75 en 1955) ; administrations apostoliques au gré du Saint-Siège, 12 ; prélats de rite oriental ayant juridiction personnelle et territoriale, 19 ; vicariats apostoliques, 202 (237 en 1955) ; préfectures apostoliques, 123 (134 en 1955) ; missions et districts sui juris, 7.Le nombre total des catholiques dans le monde entier est de 464,200,000 fidèles, dont 224,250,000 en Europe (48.3 p.c.de sa population) ; 127 millions en Amérique centrale et méridionale (27.4 p.c.) ; 64 millions en Amérique du Nord (13.8 p.c.) ; 29 millions 200,000 en Asie (3.7 p.c.) ; 2,300,000 en Océanie (0.5 p.c.) ; 381,500 prêtres exercent leur apostolat dans cette masse, dont 251,000 en Europe.La plus faible proportion est toujours celle de l’Amérique du Centre et du Sud : 1 prêtre pour 4,810 fidèles contre une moyenne de 1 pour 888 en Europe, 1 pour 1,454 en Amérique du Nord ; 1 pour 1,454 encore en Afrique ; 1 pour 1,352 en Asie.On dénombre environ 381,500 prêtres dans le monde, soit un prêtre pour 1,270 fidèles.Mais la répartition est, on le sait, très différente selon les pays et les continents.Si l’Islande a un prêtre pour 65 catholiques, le Guatemala n’en compte qu’un pour 18,400.Voici quelques autres moyennes : un prêtre pour 105 catholiques en Norvège ; 175 au Japon ; 440 en Suisse ; 530 en Grande-Bretagne ; 530 en Belgique ; 620 en France ; 190 en Italie ; 940 en Autriche ; 970 en Espagne ; 1,000 en Allemagne ; 1,630 au Portugal.Le Chili a la meilleure proportion de prêtres pour l’Amérique latine : un pour 3,120.Mais cette proportion est aussi la plus basse entre tous les pays autres que l’Amérique latine.Il y a dans le monde environ 2,000 diocèses, 40,000 églises, 200,000 paroisses, 65,000 séminaristes, dont 8,000 ordonnés prêtres par an ; 381,550 prêtres environs, dont 275,000 prêtres du clergé séculier ; 270,000 religieux et 1 million de religieuses.Que fait cette armée de presque 400,000 prêtres, 270,000 religieux, 1 million de religieuses ?Ils assurent la vie chrétienne et l’évangélisation ; ils enseignent : 20 millions d’enfants, 10 millions de garçons et 10 millions de filles, dans 160,000 écoles.Ils assistent : 14 millions de personnes dans 30,000 institutions charitables. LI V R € S ACCUSÉ DE RÉCEPTION An, R.P.Béda, O.F.M., De Aedibus apostolatus sororum.Romac, 1956, 24 cm., 96 pp.Bonaventure, saint, Itinéraire de l'âme en elle-même.Blois, 1956, 21 cm., 358 pp., 850 f.Francois d’Assise, saint, Opuscules, texte latin et traduction française.Paris, 1955, 19 cm., 352 pp., 700 f.Gasnier, Michel, O.P., Trente visites à Notre-Dame-de-Nazareth.Mulhouse, édition Salvator, 1956, 19 cm., 192 pp., 500 f.Guy Jean, Margherita sainte Rita.Mulhouse, édition Salvator, 1956, 20 cm.144 pp., 390 f.Granger, A.M., O.P., Comment préparer son mariage.Montréal, édition du Lévrier, 1956, 19 cm., 238 pp., $2.Haaby, Charles, Marthe Gerrer, une vie eucharistique.Mulhouse, édition Salvator, 1956, 18 cm., 158 pp., 400 f.Hamman, Adalbert, O.F.M., L'Apostolat du chrétien.Paris, Plon, 1956, 18 cm., 238 pp.750 f.Knight, Ruth Adams, Le retour du croisé.Mulhouse, édition Salvator, 1956, 19 cm., 206 pp., 540 f.Hunermann, G., Le Vainqueur du grapin.Mulhouse, édition Salvator, 1956, 20 cm., 300 pp., 540 f.Léon-Dufour, X., S.J., Concordance des évangiles synoptiques.Paris, Desclée et Cie, 1956, 29 cm., 20 pp., 3 dépliants en couleurs.Levack, D., C.Ss.R., La Confrérie de Sainte-Anne à Québec, tricentenaire If.5?-1 !5?.Sainte-Anne-de-Beaupré, 1956, 21 cm., 204 pp., ill.$ 2.Longpre, Ephrem, O.F.M., Saint Joseph et l'école franciscaine du XIII siècle.Montréal-Paris, 1956, 23 cm., 47 pp.Munier, André, Manuel de Philosophie.Paris, Desclée et Cie, 1956, 21 cm., t.1, 480 pp., t.2, 556 pp.Panneton, Chanoine G., L’Enfer.Paris, Beauchesne, 1955, 19 cm., 275 pp.Philippe, M.-D., O.P., Saint Thomas docteur témoin de Jésus.Paris, 1956, 19 cm., 50 pp., 2.80 f., suisse.Pouliot, Léon, S.T., Monseigneur Bourget et son temps, t.2, Montréal, Beauchemin, 1956, 22 cm., 278 pp., $3.Roy, Lucien, S.J., Réflexions et rêveries devant la crèche.Montréal, édition Bellarmin, 1956, 17 cm., 194 pp.Streignart, J., S.J., Cinq élévations sur des mystères du Saint-Esprit.Paris, Desclée.de Brouwer, 1955, 17 cm., 80 pp., 36 f., belges.Trochu, Mgr, Sainte Bernadette.Paris, Desclée de Brouwer, 1956, 24 cm., 288 pp.» 240 f.belges.Vinculum memoria de la primera semana de formadores religiosos.Bogota, s.d., 24 cm., 426 pp.
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