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Titre :
La Sentinelle
Presse d'entreprise destinée aux employés de l'Alcan d'Arvida. Elle communique autant des informations sur la vie de l'entreprise, sur l'industrie de l'aluminium et sur la sécurité au travail que des nouvelles locales concernant les activités de la communauté.
Éditeur :
  • Arvida :Aluminum Company of Canada Limited,1936-1943
Contenu spécifique :
vendredi 23 décembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Lingot du Saguenay
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Références

La Sentinelle, 1938-12, Collections de BAnQ.

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No 2 Arvida, 23 décembre 1938 Vol.Ill lin?yrw&fmv ^ «Oil " Tout en souhaitant le plus grand succès de ioeuvre que nous poursuivons ensemble, je profite du premier de l’An 1939 pour vous souhaiter une plus grande joie, une plus grande prospérité pour vous et chacun de Vos foyers!" R.E.POWELL, Président.- "Le conseil de la cité d'Arvida offre aux citoyens de notre belle ville ses meilleurs Voeux pour un très Joyeux Noël et une Heureuse Année." Dr A.E.RIDDELL, M.D.Maire.paforufllr & t j E premier jour de l’année remet ¦*“* à l’honneur une foule de nos l&LsJll belles traditions canadiennes; mais on dirait qu’elles se font moins nombreuses et qu elles sont moins appréciées d’année en année.Il en est une qui mérite de survivre à l’oubli ou à l’indifférence, nous voulons dire, la hnnA/Jirlinn fraternelle.Le privilège de bénir remonte au temps des patriarches.Depuis la venue du Sauveur, ce geste a revêtu un caractère encore plus noble et plus significatif.Jadis, le père bénissait ses enfants aux tournants les plus remarquables de la vie et avant de partir pour l’au-delà, il esquissait encore une dernière bénédiction.S "A tous les employés des usines d'Arvida et à leur famille, j'offre mes meilleurs souhaits pour un Joyeux Noël, et une Nouvelle Année de santé, de bonheur et de prospérité.” A.W.WHITAKER, Jr.Surintendant général des usines d'Arvida."Je prie tous les employés de Saguenay Power Company, Ltd., et des compagnies associées, d'accepter à l'occasion de Noël et du Nouvel An, mes voeux sincères de bonheur, de prospérité et de paix.” McNEELY DuDOSE, Surintendant général.- *¦- "A mes collaborateurs, à mes lecteurs et à tous mes amis, Joyeux Noël et excellente Année de sécurité dans tous les domaines!” "LA SENTINELLE”.De génération en génération notre peuple a conservé cette pieuse coutume et, il a renouvelé à l’aurore de chaque premier jour de l’année le signe auguste que Dieu ratifie toujours du haut du ciel.Le spectacle que présente la bénédiction paternelle est le plus beau qui soit.On a dit que le père qui bénit ses enfants sent en quelque sorte, s’opérer au dedans de lui la rencontre du coeur de Dieu avec son propre coeur, comme c’est vrai! D’autre part, les fronts courbés sous les mains qui intercèdent pour eux, les bienfaits du Tout-Puissant, se relèvent plus radieux, les lourds soucis, pour les plus âgés, se sont envolés ou se sont faits plus légers; les torts réciproques souvent inévitables sont oublies, la confiance renaît.Les plus jeunes se rendent compte que le père fait le même geste que le prêtre, ministre immédiat de Dieu, et ils ne peuvent avoir pour lui que plus de respect et plus d’amour.Ces simples mots: mes enfants, je vous bénis, seuls les représentants de Dieu et les pères ont le droit de les prononcer.Pères de famille, usez donc de ce pri- SU1TE À LA 8ième PAGE 2 La Sentinelle, 23 décembre 1938 ïa ëTtitittrlU' Propagande de Sauvegarde Distribuée par Aluminum Company of Canada.Limited et les compagnies associées, à leurs employés.* * * VEUILLEZ ADRESSER TOUTE COMMUNICATION AU REDACTEUR.C.P.337 ARVIDA.P.Q.Notes sociales M.l'abbc Ludger Brisson, aire de Xotre-Dame-de-L,ourdes de Cirardvtl-le, était de passage au presbytère la semaine dernière.Il a profite de ce premier passage à An'ida pour l'isiler plusieurs familles.-- M.et madame Roméo Pednault et leur famille passeront le jour de X oel ci le iour de l An chez des parents à Stc-Jcanne-d .dre, Lac-St-Jean.M.et madame H.F.Thompson sont partis pour Montréal où ils passeront les fêles avec leurs parents.—O— Mademoiselle Alma H eckes sera à Montréal chez ses parents, M.et madame H.C.ll’cekes, pour le temps des fêtes.— ( ) — Mademoiselle Cécilia Simard passera quelques jours chez ses parents, M.et madame T.-L.Villeneuve, de Ba-golville, à l'occasion des fêtes.M.Orner Chaput est parti pour Ottawa; il reviendra dès les premiers jours de janvier.-O- M.A.Coodier est actuellement à Montréal pour y passer Noël et le premier de l An.-o M.T.Pepall est parti pour trois semaines qu'il passera à Toronto.M.A.Hartwich est parti pour Ottawa.Il sera de retour après les fêtes.M.Gérard Savoie ira passer le jour de l'An dans sa famille à Thetford-Mines.A V Aluminum Mademoiselle Léa Bélanger, d’Arvida, sténographe et M.J.Power, de Halifax, N.-E., chimiste, sont entrés récemment au service de la compagnie à Arvida.In humation M.et madame A.Rooney ont eu la douleur de perdre leur jeune fils âgé de six ans, décédé le 9 décembre et inhumé le 10.Nos sympathies.USINES D’ARVIDA—ARVIDA WORKS ALUMINUM CO.OF CANADA, LTD.AVIS — NOTICE 1 ' 12 personnes ci-dessous ayant r .u le plus grand nombre de votes sont par la présente déclarées élues en conformité de la cédule B de la Convention Collective de Travail: ’1 he 12 persons listed below having received the highest number of votes ire hereby declared elected in accordance NMth Schedule “B” of Collcc-t:\ ¦ Labour Agreement: C lenient Hobbs, Gerard Caston-auay.Edmond Parise.Edmond Tremblay.Ovila Dufour.Alexis Paris.Jens Enslev.J.M.Boland.Char-1 y H.Forrest, Emile Lamirande, Jack Galt, L.F.Walker.CONFIRMATION Nous confirmons le rapport ci-haut: \\ e confirm the above rapjrort: W.Barthe A.Daris A.C.Johnston Comité Electoral.Election Board.J.-A.-W.La BELLE, Secrétaire du comité électoral.Sccretaiy of the Election Beard.AVIS - NOTICE L’offre faite en date du 10 mai 1937 par ALUMINUM COMPANY OF CANADA.LIMITED.de vendre à un prix nominal des lots dans le district compris entre les rues Vaudreuil, Cartier, Cabot et Hudson, est expirée depuis le 31 octobre 1938.Vu le grand intérêt qu’ont suscité ces lots, la COMPAGNIE a décidé de faire l'offre suivante: La COMPAGNIE continuera à vendre à ses errplovés des lots dans le district ci-haut décrit aux memes prix que ceux qui étaient en vigueur durant les dix-huit derniers mois.Ces lots ne seront vendus qu’à ceux qui ont sérieusement l’intention d’y construire une maison.Afin d’éviter toute spéculation, la COMPAGNIE signera un contrat avec l’employé s’engageant à lui concéder son titre au terrain dès oue la maison sera construite ou occupée Ce contrat protégera amplement l'enrployé durant la période de construction.Il n’y aura aucune restriction à la construction, sauf celles prévues par les lois provinciales; cependant l’expérience de la COMPAGNIE est à la disposition des employés qui désireraient discuter leurs plans avec elle.Toute convention faite sous l'empire de cette offre devra être conclus avant le premier novembre 1939, à laquelle date cette o'fre ne vaudra plus.Pour plus amples renseignements on est prié de s’adresser à M.J.S.Buchan, au Département des Propriétés, rue Davis.The offer of ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LIMITED, made on 10th May, 1937, to sell lots at a nominal price in th ¦ area hounded by Vaudreuil, Cartier, Cabot and Hudson Streets, expired on 31st October, 1938.A considerable amount of interest has been manifested in these lots and ALUMINUM COMPANY OF CANADA.LIMITED, UNITED CHURCH CHRISTMAS PROGRAM Christmas F.Oe.— Sat.Dec.2dth, 7.00 P M.— The arrival of Santa Claus and Sunday School Program.Christmas Day.- - Sun.Dec.25th.7.00 PM.Church Service and Special Christmas Music.À rShimu'itr ÉCOLE SAINT-JOSEPH 9e Année Clément Gaudreault 8e Année Philippe Gauthier Paul Labrie 7e Année Laurier Bélanger Stanislas Turbide 6c Année Roger Richard Marcel Dubois Fernand Bouchard 5e Année Hébert Caron Henri-P.Côté Didace Villeneuve 4e Année Gilles Mercier Léopold Lapointe Willie Couture Charles Tremblay Louis S.Simard 3e Année l^aurent Carrier Wilday Forcier Armand Boily Naissances Vincent Gauthier Armand Tremblay 2e Année A Dmer Moisan Il De Champlain \ ictor Labrie l ue De Champlain Fernand Cyr 2e Année B Gaétan Moore Albéric Castongu.iv Marcel Carrier Hcrmel Simard Raymond Tessier 1ère Année Camille Moisan Gaston Jean Guy Gendreau Régis Tremblay-Bertrand Bélanger Préparatoire F.ric \rsenault Jean-Guy Tremblay-Bernard Tremblay Jean-Paul Dubé Raymond Marcotte Lo 10 décembre: M.et madame Georges Michaud (Marie-Rose Bouchard), une fille, .Marie-Béatrice-Gisèle; j>arrain, M.J -L.Bouchard, marraine, mademoiselL Béatrice Larouche.Le 1 I décembre: M.et madame Jimmy Brendle (Eugénie Martin) un fils, Joseph-Jean-Paul-Guy; parrain.M.Paul Martin, marraine, mademoiselle Emé-lie Martin.has, theiefore, decided to make the following offer:— The COMPANY will continue to sell lots in the above area to employees at th" same nominal prices as were in effect during the past eighteen months.They will he sold only to bona fide prospective builders.To avoid speculation, the COMPANY will contract with the employee to deed the title to the lot, in fee, when the house .s completed or occupied.Such contract wi’l fully protect the employee during the period of construction.There will be no building restrictions other than those of the Provincial Government, but the knowledge and experience of the COMPANY is at the disposal of all employees who may wish to discuss their plan*, with us.Under the foregoing offer contracts must be made prior to 1st November, 1939, when the offer expires.Full information can be obtained from Mr.J.S.Buchan at the Townsite Office on Davis Street. La Sentinelle, 23 décembre 193S 3 HP?.w _ i wm/A âwW!»S (Christmas Ear » H OLI.Y ami mistletoe.Fragrant Wreaths of evergreen.I he lighted candles and the tinselled tree.Upon the World another Christmas is ; dawning.Çof ./ his happiest of seasons is again shedding upon us its soft and tender radiance.Soon, in far-off towns and villages, in nearby hamlet and valley, the church hells will ring out their joyful message."hor, behold 1 bring you good tidings of great joy, which shall be to all people.” IVhat a magic Word, Christmas! What a magic night, Christmas F.ve! Little tots tucked in their beds, deep in dreams of stockings that hang by the chimney with care” .Others, wide-eyed and Wakeful, listening for the prancing hoof-beat of reindeer and the silvery tinkle of sleigh-bells.Christmas Eve! Our hearts are thrilled by the sheer ecstasy of it.We look out into the velvety darkness of the night and try to realize that these are the same stars that shone down on that first Christmas F,ve, 2000 years ago .That shone on the hills of Judea where shepherds Watched their flocks.I hat shone on the Magi—who saw the breathless promise in one particular star.Christmas Eve! If you tune your radio carefully you will hear the ringing of the bells from the Church of the Nativity in Bethlehem—that very church underneath which, in a marble grotto, a silver star marks the spot where our Saviour Was born.Christmas Eve! And the spirit of Christmas calling to us across the dim centuries.If ever We needed the spirit of Christmas, We need it now, in this year of 1938.In a World armed to the teeth and torn by fear—the sweetness of Christmas is like a faint and fragile dream.Yet, despite all the hatreds and all the lust for War, the Warmth, and beauty of Christmas still touches the heart of men.Its tenderness and joy still fill us with eternal hope.Let us then rejoice! Light the candles! Let the majestic organ roll! Sound forth the anthems! And as We bow our knee to the tiny Babe in the manger, let us pray for Bcace on Earth and Cood-will to Men.UNTO YOU IS BORN THIS DAY—A SAVIOUR, WHICH IS CHRIST, THE LORD.MARION LaMOUNTAIN. 4 La Sentinelle.23 décembre 1938 5 Noël Quand Même v- P.L'ERMITE s oel/.Tout ce qu’il enserrait jadis pour elle, de joie très douce ce tout petit mot en ses quatre lettres! Fin le lisant une fois de plus cette année, la veuve ferma les yeux et regarda dans sa mémoire.Elle y vit un intérieur chaud et joli.un petit appartement simple et coquet avec, aux murs, ces petits riens qui en sont la suavité.tableaux qu on a cherchés ensemble.bibelots offerts en un jour de fête., souvenirs qui n ont de langage que pour deux qui savent.Dans cet intérieur, allait, venait alors un jeune homme qu elle avait attendu, et qui était devenu son mari et le père de cette enfant, joie et lumière du foyer.Cette enfant, elle la voie si bien encore, jouant dans son lit avec une poupée aimée, mais qui avaient eu des malheurs., la tête cassée, le ventre ouvert et tout le son parti à la dérive un peu partout.Seulement, la petite Monique savait que le petit Jésus viendrait dans la cheminée.la nuit de Noël, et qu il lui apporterait une autre poupée, cette fo,s très belle, comme il convient à une grande fille de trois ans.* * * Ce dernier Noël, la veuve en revit avec une joie amère tous les plus petits détails.C'était en 1917.Lui, sous-lieutenant, était précisément revenu en permission pour les fêtes.Elle était allée l’attendre à la gare de l’Est avec Monique, laquelle regardait beaucoup l’uniforme de papa.Ils étaient revenus en taxi, tous les trois; et son mari, entre bien d’autres choses, lui avait demandé en route; “Que nous fais-tu pour Noël.?’’ Et elle avait cherché., composé un programme avec tout son coeur.Et elle avait trouvé!.On irait d’abord communier à la messe de minuit.Puis, on réveillonnerait chez nous, bien ensemble, avec .Monique et la vieille bonne.Tout serait préparé d’avance., de jolies choses très simples, avec des fleurs et de la lumière.—Cela vous plait, cher seigneur.?Et il l’avait embrassée pour toute réponse.* * * Tout s’était passé ainsi, sans beaucoup de paroles, avec une sorte de joie silencieuse, recueillie, égayée par les cris de Monique, en extase maintenant devant sa poupée, le petit Jésus ayant magnifiquement tenu sa parole.Lui, malicieusement, avait mis ses bottes devant la cheminée.Sa femme avait tenu le coup et il y avait trouvé du tabac, un cache-nez et une superbe pipe!.Puis, le mari était reparti, hélas!.pour ne plus jamais revenir.Il est maintenant couché là-bas, avec tant d’autres du côté de \ er-dun.Et la petite Monique un soir du même hiver, était allée rejoindre son père au paradis.De tout ce bonheur, il ne .este donc plus que du souvenir.EJles sonnent pourtant., elies sonnent quand même, les cloches de Noël.* * * EJles peuvent sonner!.Il n’y a plus, pour la veuve, de joie humaine.Vac soli!.Malheur à celui.à celle surtout, qui est seule.Plus aucun désir de préparer un réveillon.Pour qui?.Pourquoi?Par la pensée, elle fait — vite oh combien!.le tour de ses relations.La voisine de droite.?C’est la jalousie.Celle de gauche.?C’est le cancan.Celle du dessus a sa famille.Celle de dessous ira au restaurant.Ce qui lui reste de famille est en province.Alors.?* * * Dans tout ce noir.dans toute cette solitude, la seule éclaircie, la seule douceur, c’est ce foyer universel qu’est la paroisse.sa paroisse.Là.il fait chaud au coeur.Là, elle n’est plus seule.Là, chez elle, elle rechercha la place où ils étaient venus ensemble pour la dernière fois, et, après avoir communié avec le Christ, elle communia avec lui., avec sa petite Monique dans la prière.Là-haut, à l’orgue, les mêmes chants étaient chantés.Nuit Sainte Im cloche des beffrois sonne à toute volée.Sur le flanc des coteaux, eu fond de la Vallée, Brûle joyeusement, dans l âtre des dieux, La bûche de sapin.Les maisons s'illuminent.Courbés sur leur bâton, les vieillards s'acheminent.Evoquant tour à tour des souvenirs pieux.On entend tout à coup de glorieux cantiques.Im terre parle au ciel, Et souS les hauts portiques Des temples merveilleux élevés par la foi.Et sous le frêle arceau de la pauvre chapelle, Im foule émue accourt.Quel spectacle t’appelle, b.trange multitude, cl d où vient ton émoi?C'est la nuit de Noël!.Nuit calme et parfumée.Qui berce mollement la lande accoutumée Au murmure des eaux, au Vol des papillons.C'est la nuit de Noël! Nuit glacée, éclatante.Qui s'ouvre sur nos champs comme une immense tente.Ou les ensei'clit dans ses blancs tourbillons.Im foule accourt.Des lieux où le soleil se lève, FA des lieux où le Vent transperce comme un glaive; Du midi plein d'arôme et du couchant obscur, Im foule accourt, joyeuse en ses habits de fête.Sous les yeux de l'étoile ou malgré la tempête.Bar les chemins de neige eu les clos de blé mûr.File vient saluer le plus grand des mystères Dans leurs chants inspirés, les prophètes austères L'avaient promis.Et siècle après siècle s'en va.Et, prosterné devant l'humble Vierge Marie, Tout le monde chrétien adore, chante et prie.Dans l’amour et la foi, le Fils de Jéhova.P.LEMAY.En bas, Dieu prêchait du fond de la même crèche le même austère enseignement.Et, devant cette crèche, la veuve vivait non la poésie naïve.non 1 image enfantine, mais la réalité profonde de l’épreuve d’ici-bas.Et nul ne se connaît tant qu il n’a pas souffert.Elle connaissait maintenant sa misère et tout le noir qui peut submerger une âme privée de la présence visible de ceux qui furent sa raison de vivre et d’aimer ici-bas.Venue seule, elle rentra seule dans le petit appartement vide, où l’on n’en- tendait, comme bruit, que le tic-tac de la haute horloge.SUITE À LA 6IÈME PAGE La Sentinelle, 23 décembre 1938 La Messe de Minuit y- à Chicoutimi en 1720 s F.fut un événement que cette messe de minuit, en 1720, dans la vieille chapelle de Chicoutimi.On n’en avait pas eue depuis plus de vingt ans, et les circonstances avaient de quoi la rendre mémorable.Privés de missionnaire depuis le départ du Père de Crespieul en 1702, les sauvages du Domaine du Saguenay avaient pratiquement perdu ce qu’ils avaient acquis de religion.“A peine aucun sauvage avait-il d’autre teinture de notre sainte Religion qu’un grand désir d en apprendre les princ.pes.Les jeunes gens n’en avaient jamais entendu discourir.Les plus âgés marmottaient quelques restes confus du Pater seulement et de l’Ave de leurs ancêtres.La licence souverainement dominante entre eux, la poligamie, plus encore l’ivrognerie, en un mot tous les désordres qu’enfante le plus grossier libertinage étaient les idoles qu’adoraient uniquement ces pauvres aveugles, qui justifiaient leur conduite par les funestes scandales que leur avaient autrefois donnés les Français passants et employés.’’ (Relation inédite, 1730).On venait de confier au Père Laure l’évangélisation de “ce pays semé de montagnes, de rochers, de lacs, de rivières, d’ivrognes et de jongleurs”.Le jeune missionnaire (il avait 31 ans) était arrivé au mois de juin.Salué par des décharges de fusils et de grandes démonstrations de joie, il n’avait pas goûté longtemps le réconfort de ce premier moment.En visitant la chapelle “toute délabrée”, il avait eu un serrement de coeur, et il avait senti que c’était presqu’une résurrection qu’il devrait accomplir.Il s’en était convaincu au spectacle de la dégradation des sauvages, ruines plus tristes et plus lamentables que celles de la pauvre chapelle.Et dans son coeur d’apôtre il avat souffert cruellement de son impuissance à y remédier; car la langue algonquine, qu’il avait apprise au collège de Québec, ne lui permettait pas de se faire comprendre suffisamment des Montagnais.“Je séchais, écrit-il, de ne pouvoir marquer l’amertume de mon coeur que par la pâleur de mon front.Seulement occupé de voir un si beau champ sans être en état de l’en- semencer, je recourais au Père de Crespieul, j’allais plusieurs fois à l’église et je demandais à ce vénérable défunt de m’accorder du ciel sa langue monta-gnaise qui lui était désormais inutile.’’ “Mais, ajoute-t-il, les saints veulent qu’on se donne la peine qu’ils se sont donnée eux-mêmes pour se mettre en état de glorifier Dieu.” Il s’était donc mis avec ardeur à ce qui pressait le plus: l’étude de la langue montagnaise.Aidé et dirigé par la pieuse et dévouée Marie Ouitchioua-nish (qui, dès son premier mot en montagnais, l’avait condamné à ne plus entendre un mot français), il avait accompli ce tour de force d’apprendre la langue en cinq mois: il s’était mis “en état de prêcher à Noël le mystère sans papier”.Il avait dû songer aussi à sa pauvre église.La vieille chapelle, construite par le Père de Crespieul, datait de 1677.Elle mesurait 35 pieds sur 25, à part une petite sacristie.Garnie de tout le nécessaire en fait de vêtements liturgiques, de vases sacrés, ostensoir, crucifix et chandeliers, ornée d’un luxueux “devant d’autel”, d’un tapis “d’étoffe à l lroquoise”, d’un tableau de sainte Geneviève., la petite chapelle avait été autrefois un temple dont les Indiens et le missionnaire avaient raison d’être fiers.Mais après 50 ans de durée et 20 ans d’abandon il n’en était plus ainsi.Le Père Laure dut faire appel à toute son ingéniosité, employer toutes les ressources de son talent d’artiste et tous les bons vouloirs qu’il avait à sa portée, pour nettoyer, réparer, rendre convenable cette bâtisse en ruines et les loques qui y restaient.Et puis s’occuper aussi de son troupeau: les quatre Français du poste et les quelques familles indiennes qui étaient campées auprès.Les Français, dont les idées et les exemples avaient une grande influence sur les sauvages, requéraient — même s’ils ne la souhaitaient pas — une attention immédiate.Le commis, Louis Châtellereaux, était un excellent garçon, très bien disposé; mais élevé parmi les sauvages et pratiquement sans enseignements religieux depuis vingt ans, il avait sans doute besoin de quel- SUITE À LA SlÊME PAGE 6 Lj Sentinelle.23 décembre 193S Joyeux Noël ! Bonne et Heureuse Année ! Voici deux magnifiques phrases qui se répètent des centaines de fois par jour à partir d’aujourd’hui, veille de Noël, jusqu au milieu de janvier.Durant ces trois semaines, chacun souhaite du bien à son prochain, et ces souhaits sont toujours sincères.\ ous a\ez sans doute remarqué que les souhaits les plus en usage sont ceux du bonheur et de la santé, que les individus en question soient riches ou pauvres.Ceci nous porte à croire et avec raison, que ce que nous avons de plus cher au monde, c’est la santé.Nous nous permettrons de lier ce souhait de la santé à notre thème taxon: la sécurité.Jusqu’à présent, nous nous sommes adressés presqu'entièrement aux messieurs dans nos divers messages, con- THE Arvida Group Committee of the Boy Scout Association, including the Girl Guide division, held its annual Meeting and Rally December 9th in the office building of the Aluminum Company at Arvida.Financial and progress reports were read by the officers and various group leaders.The newly elected Committee is composed of Mrs.J.Monaghan, Mr.C.Condon and Mr.L.C.\X el-hngton.Mr.M.G.Saunders "as reelected Chairman.The total enrollment is: Scouts 22; Cubs 36; Guides 40; Brownies 45.During the past summer.Scouts.Cubs and Guides attended separate camps at St.Gedeon for a period of two weeks each.Ihese outings are of such great benefit to the organizations that a greater number should take Noël.Personne ne l’attendait.Et elle n’attendait personne.Alors, elle ouvrit un coffret, et, un à un, en sortit les souvenirs.ces mille riens qui sont tant de choses tout de même ! Elle mit tout près d’elle, sur la table, les deux photographies.celle de sells, recommandations, etc.Changeons aujourd’hui et adressons-nous aux dames.Epouses, mères et filles des employés de l’Aluminium, nous vous souhaitons une année entière sans accident, sans malheur, sans maladie pour celui dont vous attendez anxieusement le retour après chaque journée de travail.Nous comptons sur votre aide pour maintenir et encourager la sécurité au foyer, au travail et sur les routes.Nous sommes fermement d’op.nion que si ces souhaits peuvent se réaliser, notre grande famille d’Arvida sera heureuse durant toute Tannée 1939.Nos souhaits vont également aux membres de cette grande famille qui vivent dans les villes avoisinantes.J.-M.ROBERT.advantage of this opportunity, hereafter.During this Rally, groups of each division gave very interesting exhibitions of their skill in manual train.ng.safety and first aid.games and athletics."Then the ceremony of the “flying-up’’ from Brownies to Guides, and the “coming-up from C ubs to Scouts was executed with due solemnity.Each novice was received into the respective senior group by the leader of the group.This great movement for the training of Canadian Youth has made great progress in Arvida.So large is its membership that larger quarters arc urgently needed for its activities.Great credit is due the organizers and leaders and it is sincerely hoped that the good work shall continue to thrive in our community.lui.et celle de Monique.Longtemps, elle les regarda: “Où êtes-vous, mes bien-aimés.?Et, peu à peu, des paroles saintes et profanes semblèrent se fa.re entendre au fond de son coeur désemparé: .Ne pleurez pas comme ceux qui n'ont pas d'espérance.Les morts sont des invisibles, mais pas des absents.\r\i
de

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