La Sentinelle, 1 novembre 1938, vendredi 11 novembre 1938
No 25 A rviday II novembre 1938 Vol.II IdUAtM^sl P» «P* ’UMM1K10 yw«M«h< Gare au Feu! SAFETY FIRST Qu F.signifie l’expression ‘‘Sa- J fety First”?Fst-ce un terme dont J on doit se servir de temps en S temps, un terme qui vous rappelle t vaguement que l’attention au î travail est nécessaire?Non.J L’expression “Safety First” est S bien la traduction des mots ‘‘LA t SECURITE AVANT J TOUT”.J L idée d’employer ce terme, ' de l’afficher en maints endroits, S de le mentionner en toute occa- s sion et d’en discuter la portée au- | tant que la chose est possible, j est excellente, mais pas suffisan- S te.Il faut surtout passer à la ^ pratique: Voilà le but de toute | la propagande du ‘‘Safety j First”.» SAFETY FIRST, ainsi, ! place la sécurité avant la pro- ^ duction, et c’est ce que, malheu- | reuscment, plusieurs oublient.| Lorsque l’on rencontre à chaque s vingt-cinq pieds à travers les usi- ^ nés d’Arvida les mots ‘‘Safety | First” ou ‘‘Prenez garde”, il est |i facile de concevoir que la corn- s pagnie de l’aluminium ne demanj ,[ de pas à ses employés de s’expo-ser au danger en accomplissant ointe 1ère Année Gaston Jean Camille Moisan lean Marc Gauthier Charle ¦s Tremblay Bertrand Bélanger Willie Couture René Tremblay Josuë Proulx Préparatoire Euclid e Boudreault Eric Arseneault 3e Année Bertrand Rousseau Armai ad Boisly Guy Tremblay Wilda v Forcier R ivmond Marcotte J ules Bouchard Léonard Bernier ST.PATRICK’S SCHOOL G^ade 10 Phvllis Morris Marie Clair- Bureau Cari Makarich Grade 9 Annie lvanic Eleanor Morrison Tom Kusmanovich Grade 7 Grade 2 Slavica Zauhar Henriette Moquin Viatorine Bureau Mary lvanic Mary Manfred Freddy Landry Grade 6 Julianna Baco Rose Marie Lathangu e (Ürade 1 John Rozzin Moniau- ODoherty Grade 5 Daniel Delledonne Eddie McLellan Rose Marie Morris Gradé 4 Edward O Doherty Bobby Landry Harvey Condon Grade 3 Monique Barthe Annie Rudawski Kazia Ruo Sla vira Krkovirh Fernande Croteau Grace Marinacci F.dward Rogers Primary Lois Condon Leona Duquet Annie Dolinski Yvonne Richard Annie Stilinovirh Frederick Morris Mary Sloboda Souper aux huîtres Un souper aux huîtres a été donné par les membres de la fanfare d’Arvida lundi soir dernier, le 7 courant.Plusieurs officiers supérieurs de VAluminium et de la cité y assistaient.ATTENTION ! Ne laissez pas jouer vos enfants avec des fusils, c'est dangereux, et, souvent la vie des promeneurs dans les bois est mise en danger par l'imprudence de rhnssrurs inexpérimentés.Cluhs et capitaines VOICI le nom des clubs de quilles et celui de leur capitaine pour la prochaine saison: Laboratoire, M.J.Campbell; Pot-rooms, M.I.Greenspan; Carbon Plant, M.C.Duquet; Ore Plant-Electricals, M.H.Bélanger; Main Office, E.Bellemare; Mechanicals, P Cardinal; Service Remelt, R.Lo-renson; Iownsite, W.Barthe.Les hommes joueront les lundi, mardi.mercredi et jeudi de chaque semaine.Toujours l’aluminium Voici deux exemples d’allégement de la construction des véhicules rendant possible une augmentation sensible de la charge utile: Une voiture citerne ordmaire pour le transport de 3,000 litres d’essence peut peser 2,000 kgs, la même voiture en alliage léger ne pèserait que 1,000 kgs, correspondant à un allégement de 50' i .La caisse fermée d’une voiture à viande a un ]>oids de 1,100 kgs en alliage léger contre 2.800 kgs j>our la même voiture de construction ordinaire.L augmentation de la charge utile est de 25%.Trop tl'accidents d’automobiles M.L.-J.McCrory, de New-York, président de 1 Automobile Underwriters Corporation of America, est venu à Chicoutimi au milieu d’octobre avec MM.Stewart et Marquis, représentants de l’industrial Acceptance Corporation, afin d’établir si possible les causes du nombre alarmant et anormal d accidents d automobiles qui sont arivés au Saguenay cette année.M.McCrory a admis que les compagnies d’assurances avaient payé jusqu’à $3.00 pour chaque dollar de primes reçues par les automobilistes de la région, et que si la situation ne s’améliorait pas d’une façon sensible à brève échéance, les compagnies se verront obligées de refuser la protection de l’assurance relative aux accidents d’automobiles ou elles devront vendre les primes à des prix très élevés.Ces messieurs ont rencontré différents corps publics de la région et ont discuté longuement des mesures à prendre pour améliorer cet état de choses. La Sentinelle, 11 novembre 1938, Supplément HISTOIRE RÉGIONALE ê Au Service des Voyageurs — Il y a 75 ans — On trouve dans une brochure publiée en 1862 la délicieuse annonce que voici.PASSENGERS by the MAGNE I, WILL FIND ME.with my Caleches, at the Wharf on her arrival, and I am at all times ready to take Tourists to CHICOUTIMI, to TERRE ROMPUE, (the residence of the late Peter McLeod s father), to GRANDE BRULE, or to LAKE ST.JOHN, at the shortest notice and at moderate rates.DESIRE COTE, Mail Contractor.Ha! Ha! Baie, July, 1862.En français: Les PASSAGERS du MAGNET ME TROUVERONT, avec mes Calèches, au Quai à son arrivée; et je suis en tous temps à la disposition des Touristes, pour les conduire à CHICOUTIMI, à TERRE ROMPUE (résidence du père de feu Peter McLeod), au GRAND BRULE, ou au LAC ST-JEAN, à demande et pour des prix modiques.DESIRE COTE, Contracteur de la Malle.Baie des Ha! Ha!, juillet 1862.Quand donc le vapeur ‘‘MAGNE! ” quittait le quai Napoléon à Québec, le mardi et le vendredi, à 8 heures du matin, ses passagers pouvaient s abandonner aux charmes du voyage sans s inquiéter; ils étaient sûrs de trouver au terme de la navigation des calèches pour les mener à l'intérieur des terres s ils le désiraient.Il ne faudrait pas penser, toutefois, que ce sont les calèches de Désiré Côté qui ont tué les poules de nos grand’-mères sur les chemins du Roi et sur les routes du pays saguenéen.Car les chemins d’alors ne se prêtaient guère aux excès de vitesse, lors même qu’ils permettaient de circuler en calèche — la voiture de luxe du temps.En 1862, un bon chemin existait entre Bagotville et le G^and Brûlé ( Laterrière) ; mais ceux qui conduisaient à Chicoutimi et à Hébertville étaient peu propices aux calèches.On ne se rendait pas aux Terres-Rompues en voiture — le pont sur le Saguenay n’est pas encore bénit! Et pour atteindre les bords du lac St-Jean, il n y avait à ce moment que le “chemin des chiens ’ — sentier de portage à peine débarrassé pour les voitures d hiver — et il manquait des ponts sur les rivières; les colons de la Pointe Bleue (Rober-val), de la Pointe aux Trembles (Chambord), du Poste (Desbiens), et de la rivière Coushpaiganish (Saint-Jérôme) voyageaient par les rivières et les lacs.C’est donc autrement qu’en calèche, mais à cheval ou en “cabarouet”, que se faisaient les excursions lointaines dans les terres.La faute en était aux chemins et non pas à Désiré Côté.Il avait le contrat du transport des malles, comme l’indique son annonce, et il ne manquait ni de chevaux ni de voitures.Son Bob avait bien 1 7 ans, en 1862 ; mais, selon le terme expressif de nos gens, c était du cheval! Un voyageur du temps le proclame un “maître cheval’’ (a capital horse)."Bob", écrit-il, ne paye pas de mine, mais il est en plein ce qu’il faut pour un voyageur.Pas une once de lard de trop sur le corps, avec un grand cou mince dressé la tête en l’air et deux petites oreilles bien faites tournant et oscillant en mouvements vifs comme l’éclair, il frappe la neige si légèrement, quand il trotte, qu’il semble à peine y toucher.” Quant au charretier, si on en croit le témoignage, c’était “du cheval” aussi."Mais si Bob est un bon cheval, ajoute-t-il, Désiré est un bon homme.Persévérant, courageux et d’un bon naturel, avec l’endurance et la capacité d’un cheval, Désiré Côté est l’homme à qui on n’a pas besoin d’avoir peur de se confier.C’est dire que si les calèches et le berlau de la malle n’ont pas fait la fortune de leur maître, celui-ci leur doit du moins un peu de célébrité.Rappelons, pour ceux qui l’ignorent, que Désiré Côté est le père d’Onésime Côté, qui fut un des fondateurs de la maison Côté & Boivin.Victor TREMBLAY, ptre, de la Société Historique du Saguenay. Bibliothèque et Archives nationales Québec La Sentinelle Page(s) blanche(s)
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