La Sentinelle, 1 mai 1938, vendredi 27 mai 1938
.C4ZMI) pf vav4a&m\ 'nmn&xsi w.iJ // ;V(?Arvida, 27 tttai 1938 Le Centenaire du Saguenay L'enseignement oui allumer un feu.—Les nettoyeurs, tels que savon, poudre, etc., ne doivent pas être à la portée des enfants, de même que les couteaux, ciseaux, joomçons, etc.Envelopper dans un papier tout morceau de vaisselle ou de verre brisé.Passons maintenant à la salle à manger et au salon : —Les tapis doivent être cloués, surtout sur un plancher de bois franc, pour éviter de glisser.— Les meubles sont-ils placés de façon à ne pas faire tomber un" personne qui traversera la pièce dans l’obscurité?—Tenir les meubles, surtout les chaises, en bon état.—Voir à ce qu’aucune aiguille ou épingle ne soit laissée sur les chaises.—N- pas laisser de petits articles, comme drs boutons, etc., à la portée de j unes enfants.—Employer des bougies électriques au lieu de chandelles pour décorer l’arbre de Noël.—Installer un grillage en avant du foyer.Viennent ensuite les chambres à coucher : —Prendre les précautions nécessaires afin que les jeunes enfants ne tombent pas de leurs lits, de leurs berceaux ou des fenêtres.—Ii est bon d’avoir une lampe près du lit en cas d’urgence dans la nuit.—Bien fermer les portes des garde-robes, les tiroirs des chiffonniers, etc., afin que personne ne trébuche.(À SUIVRE) Nouveaux officiers Les membres du com lé du club de tennis récemment élus sont: MM.Alton Loche, pré,.dent; Jean Robert, •jicc-présidcnt; mademoiselle Kale Hulchin, MM.Maurice Fortin, secrétaire, Orner Chaput, James Mo-nagham et Aldo Lorençon, conseillers. La Sentinelle, 27 mai 1938 Supplément Urt Musée de Noms Célèbres LES RUES D'ARVIDA Lors Je sa fondation, la cité d'Arvida est devenue plus qu'un assemblage d habitations à l usage des membres de l'industrie de l'aluminium, mais comme une sorte de musée, un musée de noms célèbres.Lm effet, presque toutes ses rues rappellent des hommes qui se sont illustres dans dicers domaines: les sciences, la technologie, la finance ou autres.Les biographies de ces savants méritent d'etre étudiées et gravées dans la mémoire; on y découvre cet enthousiasme qui, accompagné d une volonté opiniâtre, les a dirigés vers leur haute destinée et rapproche de leur ideal.Elles sont riches d'exemples qui peuvent être comme autant de jalons pour diriger vers leur propre destinée, ceux-là mêmes qui bénéficient présentement du développement et de l'esprit philantropique de ces hommes remarquables.N.B.Au cours des notes historiques qui suivent, les auteurs sont cités textuellement.£*atntc-(Clatrc Druillr (1) Etienne-Henri Sainte-Claire Deville, chimiste, naquit a Saint-Thomas (Antille) le 11 mars 1818.Il était le frère de Charles Sainte-Claire Deville, géologue eminent, connu surtout i>our les voyages scientifiques qu il fit aux Antilles, aux des de Ténériffe et du Cap-Vert, et pour son exploration de la Guadeloupe.Le jeune Henri vint étudier à Paris.Ses études terminées, il renonça vite aux multiples distractions de la capitale et sè consacra à la science, plus spécialement à la chimie.Entre temps, il étudiait la médecine et obtenait son diplôme de docteur.Chargé d’organiser la Faculté des Sciences de Besançon, il y fut nommé professeur, puis doyen.11 fut ensuit- directeur du laboratoire à 1 Ecole normale et professeur à la Sorbonne.L’Académie des Sciences lui ouvrit ses portes en 1861.Il mourut à Boulogne-sur-Seine le: 1er juillet 1881, non pas, comme on l’a dit, à la suite d une morsure de chien enragé, mais à la suite de complications de rhumatismes articulaires.Il fut un grand ami de 1 asteur, à qui il avait écrit en 1868: “Vous me suivrez, je suis votre aîné; promettez-moi de prononcer mon oraison funebre.Pasteur se rendit à ce souhait et fit de son ami un magnifique éloge.“Tes traits sympathiques, ta spirituelle gaiete, ton franc sourire, le son de ta voix, nous accompagnent et vivent au milieu de nous.Les services que tu as rendus a L science, le monde entier les connaît, et tout homme que le progrès de l’esprit humain a touché porte ton deuil.Après avoir montré le génie du savant.Pasteur montrait la noblesse de l’homme, mais dit M.Vallery-Radot, sa voix a “failli s’arrêter au milieu des larmes.Tqute la vie de Sainte-Claire Deville fut consacrée au service de la science.Jeune chimiste de moins de trente ans, il avait fait construire, avec ses propres ressources, un laboratoire oii il passait toutes ses journées.Il y travailla seul, sans guide et sans disciples, pendant près de neuf ans.11 aimait surtout son laboratoire de l’Ecole normale.“Dès le moment où il entra dans ce laboratoire, dit J.-B.Dumas, jusqu’à celui où la maladie a laquelle il devait succomber vint l’en éloigner, il s’y montra le plus assidu, le plus simple et le plus heureux de ceux que la Science y réunissait Toute morgue en était bannie, une camaraderie charmante y régnait; une gaieté franche et communicative en écartait les discussions.On sortait de la content des autres • ' " v,i onirmré de errands talents et Ap- «ni-même.r\n c , d’éminents esprits.étrangers à l’envie, ignorant la jalousie et pratiquant la plus large tolérance.’’ Parmi les beaux travaux de Sainte-Claire Deville, signalons d’abord, en raison de leur caractère éminemment pratique, ceux qu’il entreprit sur \'aluminium.Toutefois — contrairement à 1 opinion courante — la decouverte ou, au moins, la priorité de la découverte de ce métal, n’est pas due à Sainte-Claire Deville.L’aluminium avait été trouvé en 1827 par Wohler, qui l’avait isolé et en avait fait connaître déjà les principales propriétés.Mais le savant français ignorait cette decouverte du savant allemand, a qui il n est, par suite, redevable de rien; et surtout, ce fut Sainte-Claire Deville qui, le premier, parvint à préparer industriellement l'aluminium, en 1854, à l’usine de Javel, où il en fit des lingots.C’est dire que, grâce à lui, l’aluminium devint un métal utile pouvant être employé couramment dans l’industrie.Il en améliora également les procédés d’extraction.On sait que l’aluminium, prodigué par la nature, est un métal d’un bel éclat, très léger, solide, inaltérable à l’air et au feu, aujourd’hui assez souvent employé, en raison de ces divers avantages, en bijouterie.Mais on en fait surtout de nombreux ustensiles de cuisine, des instruments d’arpentage, des tubes de lunettes marines, etc.Sainte-Claire Deville indiqua aussi un procédé de préparation industrielle du sodium.Le sodium est un corps métallique blanc, brillant, très répandu, dans la nature, notamment à l’éclat de chlorure de sodium: sel marin et sel gemme.Du sodium on tire, entre autres produits, de la soude.Celle-ci a de très nombreux emplois.On s’en sert dans le ménage pour la lessive, le nettoyage; en thérapeutique, c’est-à-dire pour le traitement des maladies, on l’emploi surtout sous forme de sels: ainsi, le bicarbonate de soude est digestif, le phosphate de soude est purgatif, etc.Sainte-Claire Deville obtint aussi le magnésium en ruban et en fils.Le magnésium est beaucoup employé en photographies dans des endroits obscurs.On l’emploi aussi en thérapeutique, comme purgatif, sous forme de sulphate de magnésium.(à suivre) (I) NOS GRANDS SAVANTS, par Etienne Le Cal et Lucien Klotz.Librairie Delagrave, Paris.Compilé par A.H. Bibliothèque et Archives nationales Québec La Sentinelle Page(s) blanche(s)
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.