L'illustration nouvelle, 17 mars 1938, jeudi 17 mars 1938
NUAGEUX ET PLUS DOUX ^ILLUSTRATION NOUVELLE -PKU- MONTREAL, JEUDI, 17 MARS.1938 Vol.VIII — N° 233 — 24 pages Téléphone: FAIkirk 1171* UNE SCISSION DANS LE CABINE MAIS (A LIRE EN PAGE 3) s mm ¦ utV.LW LES PRINCESSES ZOC EN TERRE D’AMERIQUE Les trois princesses Zog d'Albanie, en visite aux Etats-Unis, sont ici photographiées alors que, pour la première fois de leur vie, elles dégustent un soda à la crème glacée.C est h Concord, au Massachusetts, qu’elles décidèrent de s'arrêter dans ce restaurant.Ce sont, de gauche à droite, les princesses Ruhie, Myzejan et Maxhide.P&Hfm&ék": asm WÊÊÊÊ&Û ' «i ï si! me&t .Il Hig# «.y; mm Ü ’ W0Ê0BÊÊ r ¦¦ ¦¦ .¦ • >**.*! : ¦ ¦ NOUVEAU MAITRE EN AUTRICHE Proclamant l’union de l’Allemagne et de i’Autriche, le dictateur Adolf Hitler est Ici photographié, à gauche, alors qu’il adressait la parole à Linz.située à 100 milles à l’ouest de Vienne, peu avant son entrée triomphale dans la capitale autrichienne.On aperçoit aussi, par-dessus son képi, le docteur Seyss-Inquart qui a assumé les fonctions de président et de chancelier.DES BINETTES PEU ENGAGEANTES Pendant qu'une guerre semble menacer toute l'Europe, Sir Samuel Hoare, secrétaire d’Etat dans le gouvernement britannique, a enjoint au peuple anglais de prendre toutes le* mesures nécessaires en vue de se protéger contre la possibilité d'attaques aériennes.Voici, à droite, des gardes-malades de l’hôpital londonien Highgate s'habituant au port des masques à gaz.LE VANITEUX FELD-MARECHAL mm Swift,’ j* ¦* ¦ SSE » / F ¦ ' a&flSMK.' J \ ¦ mm mW Une intéressante photographie du feld-maréchal Hermann Coering, ministre de l’Aviation dans le cabinet allemand, en compagnie du docteur Schmidt, conseiller des légations, prise au cours d’une assemblée tenue récemment à l’Académie allemande des recherches aéronautiques.Le feld-maréchal porte un magnifique uniforme pour la circonstance.*T~ rr" ^ i ¦¦ '¦ - .; ¦"•WH i-stm ;'v.-.v'l-i ¦a&u i* FACE 2 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.JEUDI.17 MARS.1938 Communications coupées entre Barcelone et Valence UN DESARROI COMPLET RÈGNE CHEZ LES ROUGES LE BUT DE L’OFFENSIVE ATTEINT PARIS, 16.—(dtp.part.)—Le» nouvelle* qui arrivent d’E*pagne, bien que contradictoire», par suite des démenti» que le gouvernement rouge donne encore à quelques affirmation» contenue* dans les communiqués de Salamanque, confirment bien l’étendue et l'importance de la victoire remportée par le général Franco avec son offensive en Aragon.A L’HOTEL DE VILLE I» comité exécutif à (ta séance hier après-midi a encore étudié le fonctionnement du Service de la carte d’identité et a décidé de louer la bibliothèque St-Sulplce pour y Installer les quartiers-généraux de ce service municipal.On sait que le but de cette offensive i annoncée depuis longtemps déjà) était surtout celui d’atteindre la mer en ligne droite par Térucl et de parvenir ainsi à couper les communications existantes entre Barcelone et Valence.Après six Jours de bataille, on peut dire qu'etfectivement le but a été atteint puisque, à l'heure actuelle, 11 n'est plus désormais possible aux rouges de transporter des renforts, des munitions ou du matériel entre la Catalogne et le reste de l’Espagne rouge.En effet, les avant-gardes nationalistes sont arrivées à moins de 10 milles de la mer.Ce qui veut dire que leurs avions et leur artll-îerie sont en mesure de tenir sous leur tir toutes les troupes qui passeraient de Catalogne en Aragon et Vice versa.Le but que se proposait le général Franco en déclenchant cette offensive est donc complètement atteint.Le désarroi des rouges On peut même ajouter que ce but sst même dépassé puisque non seulement les communications sont Interrompues en fait, mais l’offensive nationaliste a créé le désarroi dans les hautes sphères de la défense rouge de Barcelone, ainsi que dans l'armée et dans l’opinion publique en Catalogne.Nous verrons dans une autre dépêche, que nous consacrons aux conséquences politiques de.la démarche affolée faite par le premier ministre du gouvernement rouge, venu à Paris demander du secours su gouvernement français.C'est là la preuve, et peut-on même dire l'aveu, que la situation de l’Espagne rouge peut être considérée comme désespérée.Barcelone a démenti les bruits relatifs aux désertions en masse qui se seraient produites dans l’armée rouge: mats 11 n’en reste pas moins que les nationaux continuent à faire de3 milliers de prisonniers et que, partout, la débandade se produit dams les rangs des rouges.Il est de même parfaitement exact qu'un mécontentement très vif s'est produit parmi les populations de Barcelone, ce qui a provoqué l'arrestation de plus de 4.000 personnes qui avaient osé critiquer les dirigeants rouges.En somme, l'écroulement du front militaire rouge semble bien sur le point de se produire, et de l’avis des experts, si Franco est en mesure de poursuivre encore sa poussée actuelle, 11 n’y a pas de doute que la capitulation de la Catalogne doive se produire à bref délai, à moins, naturellement, d'intervention étrangère.Les positions à la dernière heure D'après les dernières nouvelles de la nuit, les troupes nationalistes ont occupé Valderobres et tiennent solidement la route entre Alcaniz et Caspe.Ceci veut dire que la marche à la mer sera probablement achevée avant la fin de la semaine.Quant à l'armée qui opère dans le nord, et qui a pénétré en Catalogne, elle a poursuivi son avance, poussant plusieurs pointes en territoire Catalan.D'une manière générale, les soldats rouges se retirent et abandonnent d'énormes quantités de munitions, de canons, etc.VOLEURS A L’OEUVRE Mlle Irène Lalonde, 7017 rue Garnier, s'est plainte à la police hier soir que deux Jeunes hommes dans la vingtaine lui volèrent sa sacoche contenant une faible somme d'argent alors qu'elle passait en face de 5444 rue Chabot.Inquiétant mutisme de M.King devant la crise internationale OTTAWA, 10.— (Spécial à “LH-lustratton Nouvelle").— Bien que lotit le pays se demande à quoi s'en tenir sur l'attitude du gouvernement fédéral au sujet de sa politique Internationale, le ministère continue à garder de Conrart le silence prudent.Pourtant les événements *e succèdent rapidement en Europe sans que la Société des Nations eette Inutilité Internationale si chère aux vieilles barbes fédérales, ne semble prendre la moindre Initiative pour empêcher qu'un brasier International ne s’allume du Jour au lendemain.Il en est ainsi de notre gouvernement.Des déclarations catégoriques s’imposaient hier de le part de l'hon.Mackenzie King au sujet de la politique extérieure du gouvernement.Le premier ministre poursuivant sa politique habituelle de laisser-falre n'a rien dit La discussion s'est en- rgée au sujet des tarifs douaniers Imposer à l'Importation des écré-meuscs automatiques.Le sujet était approprié puisque devant les faits accomplis Internationaux, une écié-meusc politique s'impose sans tarder à Ottawa.La population canadienne, et tout rrttcullèremcnt la Jeunesse, la chair canon, s’inquiète sans aucun doute du mutisme gouvernemental.H faut de toute nécessité que le gouvernement expose publiquement sa politique sans attendre les ordonnances de Downing Street.Le fiasco monumental de la politiqueé- trangère anglaise, suivi de gaffes après gaffes, de tergiversations après tergiversations, de reculs après reculs, ne devrait pas être soldé au coût de millions par le Canada.Dans les cercles politiques de la Capitale, on s'attend à ce que nos munltlonnalres profitent des événements européens pour augmenter considérablement le budget de la défense nationale.Le retard apporté à l'étude de cette question laisse planer de nombreux doutes sur les intentions du gouvernement à ce sujet.Ottawa est tenu au courant de la situation européenne par Downing Street.Le gouvernement sait à quoi s'en tenir.C'est pourquoi son mutisme devient Intolérable et permet de douter du courage des ministériels à faire face à une crise aussi dangereuse que la présente.Il ne faut pas compter sur notre députation du Québec.Elle suivra sa coutume moutonnière de "yesmen" devant le ''take It or leave It!” du premier ministre.L'histoire se répète.Nous sommes en face de la même situation qui existait de 1911 à 1914.De nombreux parallèles peuvent s’établir de 1935 à 1936 et qui sait, si 1938 ne sera pas une autre 1914?Et pendant ce temps, le peuple canadien attend de l'acticn, des décisions promptes, catégoriques, définitives.On lui parle d'écrémeuses^._ .C'est par erreur que certains journaux avaient annoncé précédemment que la ville avait loué la bibliothèque.Ils avaient été mal informés par un commissaire.Cotte fois, la décision est finale.L’intention et le désir sont devenus réalité! la ville va ouvrir aussi les onze bureaux locaux où les contribuables pourront se procurer leur carte d'identité pour fins électorales et aussi se faire photographier.Pour la centième fois, le comité exécutif nous apprend que le Service de la carte d’identité fonctionnera activement.Espérons que noua ne verrons par le cent-unième fois.Le maire qui était à Ottawa mardi, à Québec hier, sera à Montréal aujourd’hui.Et 11 ne voyage pas en avion.“ Montréal ne crée pas de précédent ”, dit M.Roberge au sujet de l’emprunt Le directeur des finances do la ville de Montréal, M.Lactancc Roberge nous a remis hier soir le communiqué suivant: Pour répondre aux allégués de la "Gazette” concernant la méthode employée par la ville de Montréal pour offrir des débentures «l'un montant de $5.000.000.on doit admettre que ce n’est pas un précédent que crée la cité en confiant à un syndicat le soin de pincer ces débentures.Dans le passé la ville de Montréal a suivi exactement le même procédé.En effet, depuis cinq ans cette méthode fut la règle et non pas Texceptlon.Des neuf émissions vendues au public, pendant les cinq dernières années, cinq l'ont été de cette façon, et quatre, sans soumissions.Et en agissant ainsi la ville n’a fait que suivre l'exemple des principales Institutions du Canada." M.Louis Lacoste est démis de ses fonctions par le comité exécutif — Réorganisation complète à l’Office d'initiative Economique de la ville de Montréal.Le secrétaire du maire M.Lévis Lorrain est à la recherche d'un sac de voyage pour aller à Québec la semaine prochaine.11 n'en possède pas d'assez commode et d'assez grand pour y mettre les projets du maire.Vendredi aura lieu la séance du comité d'étude des réformes administratives.Les femmes qui en font partie n’ont pas le droit de voter à ce comité.Le maire le leur avait pourtant promis.Et les femmes sa.vent tunt.»e souvenir.L'emprunt de la ville a fait bondir les propriétaires de grasses caisses d'argent et de caisses.électorales.Pour une fois la finance invincible a trouvé des concurrents sur son passage.Même les journaux de la finance chatouilleuse se mettent de la partie.actionnés par des tireurs de ficelles qui ne choisissent pas leurs pantins.Mais la ville qui a tenté là une expérience s'er.tirera à merveille, à l’étonnement et à l’ahurissement des pontifes de la finance.Le tricentenaire de Montréal aura lieu en 1942.Parle-t-on seulement de cette date mémorable.?Répète-t-on avec assurance les mots d'exposition mondiale ou de fêtes grandioses?A.L.L’ancien sergent de police Frank Bond est décédé hier M.Frank Bond, ancien sergent de police très estimé de ses supérieurs et qui avait fait partie de la force constabulaire de Montréal pendant dix-huit ans, est décédé avant-hier à l'hôpital Notre-Dame après plusieurs mois de maladie.Le défunt laisse outre son épouse, née Charron (Albertine).trois frères: Eugène Bond, de la radio-pollcc; Henri, sergent-détective attaché à la sûreté municipale et Théodule; cinq soeurs: Mmes Wilfrid Prévost (Florida); Joseph Leduc (Alice); Alf.Dextraze, (Amanda); Bertrand Canadien (Mariette) et Alfred Roy (Laura); sa belle-fille.Mme Lucien Pelletier; trois petits-enfants.Georgette, Yvon et Laurent Pelletier, ainsi que plusieurs beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces.La dépouille mortelle est exposée chez le gendre Un défunt, M.Lucien Pelletier, 2255, rue Sheppard.Les funérailles auront lieu vendredi matin à 8 heures en l'église Saint-Eusèbe de Vercell.l/a convoi funèbre partira de la demeure mortuaire à 7 heures 45.—On compte C5.000 motocyclettes et! H*l Klr|uc.M.Louis Lacoste, directeur-gérant de l'Office d’initiative Economique de la ville de Montréal, a été démis de ses fonctions hier après-midi par le comité exécutif qui, le 19 octobre dernier l’avait nommé à ce poste d’honneur et de confiance.M.Ovide Taillefer.président du comité exécutif en annonçant cette destitution aux journalistes hier soir, a déclaré que les autorités n'étalent pas satisfaites du travail accompli par M.Louis Lacoste depuis qu'U est entré en fonctions à l'Office d'initiative Economique.Le voyage de M.Lacoste en Floride sans que le comité exécutif en soit informé fut aussi l'une des causes du mécontentement parmi les commissaires et de nombreux échevins.M Louis Lacoste avait été nommé au salaire de $5,500 par année et 11 avait pour tâche de chercher à amener Ici de nouvelles industries.Les commissaires de la ville, après plusieurs critiques et protestations de la part des échevins.décidèrent de demander un rapport des activités de M.Lacoste.Ce rapport fut discuté à la séance du comité exécutif hier et les trois commissaires présents MM.Taillefer, Lacombe et Fillon ne le jugèrent pas satisfaisant.Ils ordonnèrent Immédiatement la destitution de M.Lacoste.Interrogé par les journalistes, hier, M.Ovide Taillefer, président du comité exécutif a ajouté qu'une réorganisation s’imposait à l'Office d'initiative Economique.Il est fort probable, d’après la rumeur, que M.Louis Francoeur soit nommé, au même salaire, représentant de la ville au "Montreal Tourist and Convention Bureau” et que M.Valmore Gratton demeure statisticien a l'Office d’initiative, lequel s’adjoindra plusieurs représentants des corps publics de la métropole qui travailleront en collaboration avec le "Montreal Tourist and Convention Bureau” afin d'attirer Ici de nombreuses Industries nouvelles, alin de donner aussi à la métropole l'essor économique nécessaire! A.L.Nouveau-nés baptisés Adrien en l'honneur du chef fasciste Arcand On nous assure que depuis quelque temps 11 y a eu une multitude d'enfants baptisés Adrien et Adrienne en l'honneur de M.Adrien Arcand, chef suprême des fascistes de la province de Québec.Le légionnaire Goulet, de cette organisation, est allé plus loin et 11 a fait baptiser son fRs "Adolph-Benito-Adrien Goulet" en l’honneur de Hitler Mussolini et Arcand.Plusieurs nou-veaux-nés portent aussi le nom de "Gabriel” en l’honneur du Dr Gabriel Lambert, l'un des chefs du mouvement.LE BILL DU DIVORCE EST VOTE AU SENAT Attaques justifiées de M.M.Duplessis OTTAWA.16.— (Spécial à "L'Illustration Nouvelle”).— L'attaque portée hier par l'hon.Maurice Duplessis.premier ministre de la province de Québec, à l'Assemblée législative contre la politique du gouvernement lédéral au sujet de la propagande soviétique, est Justifiée Ici dans les milieux au courant de la situation.La Gendarmerie Royale possède au sujet de l’étendue de la propagande russe au pays un gigantesque dossier où toutes les ramifications des moscovites au Canada sont Indiquées en détail.Une rumeur veut même que cette documentation n'intéresse nullement certains mi- nistres, malgré les dangers toujours éminents qu'entraînent une propagande étrangère, aussi étrangère à nos traditions et à nos mœurs que celle de la Russie soviétique Le Journal communiste de Toronto louait lundi dernier le gouvernement d'avoir aboli l'article 98 parce que cette abrogation d'un règlement au Code criminel, écrivait-il, permettait aux communistes d'intensifier leur propagande au Canada."Je suis libérrral parce que je suis libérrral” répétera à satiété l’homme du Québec chargé ie l’administration de la Justice en notre pays.NOTRE FAVORI NATIONAL OTTAWA, 16.— A la suite d'une violente discussion Intervenue au Sénat au sujet du projet de lot présenté par le sénateur Lendrum Mr.Means dans le but de faciliter le divorce au Canada, ce projet fut adopté en deuxième lecture par un rote de 40 voix contre 29 et renvoyé à un comité de quinze k sénateurs.OIN CANADIEN PRÉVENEZ CASSEZ— cnc uni bons» PONCE an v a ¦ ¦ ¦ a ¦» i ~ —u PlUint j «ikoar l'usage des stupéfiants, Lebrun commença hier à la prison son traitement dans l'esitoir de se réhublliter.Un pompier a été légèrement blessé au cours d'un Incendie qui a éclaté hier soir dans un magasin de 5 cents à un dollar appartenant à M.A.Ayoub, et situé à 3741, rue j ! Ontario est.causant des dégâts ! ; considérables.La victime, le pom- I I pier Isidore Saint-Miche!, de là ca! serne numéro 13, a été blessée au j visage et a été soignée sur les lieux.La demeuse et les bureaux du docteur J.-H.Lamothe, situés au-dessus du magasin, ont été endommagés par !a fumée.Trois Jets d'eau ont eu raison des fiammes.Les manoeuvres étalent sous la direction du chef Lefort aidé du chef de dis- j trict intérimaire Bourdon.Le Reichstag convoqué BERLIN.16.— Le Reichstag est i'uiüiw** w-h 2 A- mdi’rtU Londres fait construire cent navires de guerre Un coup d’oeil d’ensemble sur les navires de guerre en construction et actuellement commandés dan» le» diver» chantier» maritimes de Grande-Bretagne et de l'Irlande du Nord montre qu’en-viron 100 navires de guerre sont en construction pour le compte de l’Amirauté britannique.Ce chiffr* comprend cinq cuirassés, quatre navires porte-avions, un certain nombre de croiseurs et divers antres types de navires de guerre.Les “destroyers” figurent en graud nombre dans le programme de construction cavale' ainsi que les sous-marins et de nombreuses commandes ont été données pour des “sloops” des dragueurs de mines et des navires d’escorte.0 PAGE 4 L’ILLUSTRATIO' OUVELLE, )EUDI.17 MARS, 1938 ^ILLUSTRATION NOUVELLE MKM1JHK L'A.U.C.>‘ubîlée et Imprimée la Fédération des Journalistes Canad en* Incorporée.HLIH(TIO> PT A IM!IM«JTIt ATIOW, 1124 rue Mnrle-Anne.eef, Jlonf rénf.Téléphone: PAlkfrk 1171 • CT O W MONTREAL.JEUDI, 1?MARS, 1938 Le sénateur McRae comme chef, une plaisanterie pour effaroucher les ankylosés! On a mentionné le nom du sénateur M.-D.McRae comme successeur possible du Très Hon.R.-B.Bennett à la direction du parti conservateur.Comme il fallait s'y attendre, la seule mention de ce nom a produit l effet d un pétard de cinq cents" parmi les endormis et les vétérans du clan des "éternels battus”.Au Sénat, le généra! McRae a profondément scandalisé les jingoes moins Canadiens que le Gouverneur-général, quand il a crié que ïamais, pour aucune considération, le Canada ne devrait envoyer un seul homme dans aucune guerre livrée hors de nos frontières.Il a scandalisé les trustards de la caisse électorale quand il a demandé l'écrasement des grands "rackets", surtout celui du radium, proposant au gouvernement de le monopoliser afin que les classes pauvres l'aient à leur portée.pour fins médicales, aussi facilement que les millionnaires.Il a scandalisé la haute finance centralisatrice quand il a crié que pour rien au monde, on ne doit toucher à l’autonomie des provinces, et que la solidité de notre structure national* réside encore dans le respect de la Constitution.Il a scandalisé foute la lignée indigo d'Halifax a Vancouver quand il a refusé la direction générale de la campagne de 1935, en disant qu’il ne voulait pas dépenser ses forces à un éternel verbiage tandis que le pays est compromis dans tous ses rouages et demac.de une action rapide et énergique que personne ne veut donner.La grande phalange conservatrice qui trouvait Bennett ‘ trop dictateur” voit d'un oeü craintif cet homme-locomotive qui la ferait rentrer dans le rang pour secouer sa torpeur de bonne façon ou la sortirait sans tambour ni trompette des salles et corridors de haute flânerie.Evidemment, quand on connaît la mollesse et la peur du combat qui ont fait effondrer le vieux parti conservateur, on réalise que le sénateur McRae n'est pas avalable par une telL mentalité, et que les rumeurs à son sujet sont plutôt une mauvaise plaisanterie qu'bu a voulu faire a une confrérie politique ankylosee.paralysée, endormie, contente de léfre et de le rester.13af>tCt>Gü vota (Ls_ p-’U-rvfïmfVÔ Cju* ViervH’ C e-ir 6t —cisu cj u.;e ! Systèmes administratifs (Joseph* Albert Bariteau) ; Organisation' .sportives PARIS, lti.— ‘dêp.pan.) — Un brusque changement qui soi produit dans la guerre civile d'Espagne, est.venu bouleverser aujourd'hui l'ordre d'importance des événements européens, et ft remettre tout ft coup au premier plan des préoccupations, !n question espagnole.1! était évident que le lour où le gouvernement rouge aurait senti 11-nanité de ses efforts défensifs, et aurait eu conscience de la fatalité de sa défaite, les hommes qui le composent auraient essayé tic Jouer leur va-tout en appelant au secours le gouvernement français du Front Populaire.C'est ce que vient de faire le président du conseil tin gouvernement rouge, ,e Dr Juan Negrin.qui est arrive ft Paris, de Barcelone, en avion, pour Implorer le secours et l'aide du gouvernement français.Prudence française Jusqu'Ici rien de moins que norma).Mais M.Juan Negrin & Insisté pour que la France intervienne officiellement et directement en Espagne.Tout en trouvant, comme il est loisible de penser, le meilleur accueil chez M.Léon Bluni, le Dr Juan Negrin n'a pas obtenu la réponse qu'il désirait.Le chel du gouvernement français l'a assuré de sa synqiathle, mais II a Insisté sur la nécessité dans laquelle 11 se trouvait de consulter d'abord le cabinet britannique et de prendre une décision avec ce dernier.Là-dessus, M.Negrin est reparti pour Barcelone et.l'on r.vu Immédiatement se déclencher dans les Journaux de gauche une campagne menée et étayée d'affirmations fausses et arbitraires en vue d'entrainer ouvertement la Fronce, dans une guerre en Espagne.Les dangereuses insinuations En effet, rien n'est affirmatif dans ce que les journaux publient.Tout est rapporté sous forme de "on dit".Par exemple, "on dit" que Mussolini et Hitler aimaient conclu un pacte en vertu duquel l'Italie accepte le coup d'état en Autriche, en compensation d'une plus grande emprise sur l'Espagne."On” dit encore, que l’ambassade espagnole rouge est informée que l'Allemagne enverra 30.000 hommes de troupes et notamment des «péclaltstes.“On” dit encore que le général Franco disposerait d'une artillerie lourde formidable qui lui aurait été fournie par l’Allemagne et qui constituerait une menace pour la France sur sa frontière espagnole.On dit beaucoup de choses de te La caricature étrangère N Kir*" ht genre; mais comme ou pei'l .en rendre compte rien n'est prouve et rien n'est étayé d'une manière pré-cl.se F,î, si ion se souvient quli y a quelques mois les mêmes procédés ou?, été employes, lorsque pu;-exemple on a affinité que des troupes allemande se trouvaient au Maroc espagnol, et que les Iles Baléares étalent occupées par des troupes italiennes, *ce qui a été reconnu officiellement faux par deux communiques distincts du gouvernement français lui-même) on est en droit de se demander si noms ¦l'assistons pas encore aujourd'hui à une nouvelle tentative en vue d'entraîner la France dans un connu en Espagne, pour ie simple plaisir d'essayer de sauver les chefs du juvernement rouge espagnol.Un argument mis en avant par M.Negrin, et appuyé fortement par la presse de gauclie, est celui qui le général Franco compte des volontaires italiens parmi scs troupes.De cela on tire un argument pour apitoyer l'opinion publique.Mais on oublie tout simplement que depuis un an, toute la défense de Madrid et de Barcelone est assurée par de nombreuses brigades de volontaires internationaux, parmi lesquels, comme on sait.Il y a beaucoup de français, de russes, d'anglais, d'arréil-cabis et même «1e canadiens.Sage précaution M.Léon Blum a donc sagement opéré en réservant sa réponse et en convoquant immédiatement le conseil supérieur de la Guerre.Ce dernier a décidé de concentrer 70 >00 hommes ft la frontière espagnol Et, I) a bien fait.Quand ie feu «lu voisin bnllc trop près de sa propre porte, on a raison de s'eu inquiéter et de prendre des mesures de précaution.Quant ft une intervention française en Espagne, ou même, comme le suggèrent habilement les travaillistes anglais, ft une occupation temporaire de la Catalogne par des troupes françaises, U est certain que le gouvernement de Pari» devra attendre pour agir, de connaître i'a-vls de l'Angleterre.Il paraît que cet avis sera exprimé d'une manière non équivoque par M.Neville Chamberlain, au cours dim prochain discours.Pour le moment, deux faits «ont ft retenir en France; 1.— J1 est de plus en plus question que le cabinet de M.Léon Blum cède sa place ft un cabinet dindon nationale.2.— Les ouvriers travaillant pour la défense uationalc ont accepté de prolonger leur semaine de 50 lieures et de travailler davantage.C’est ce qu'ils auraient dit faire depuis longtemps, car après l'avènement du Front Populaire, précisément en suivant-.les mauvais conseils de la Confédération générale du Travail, Ils ont réduit le rendement de la production des usines françaises d'avions, au plus bas niveau qui soit.Et il est grandement temps que cela finisse I PARIS, !«.— fuss.uvc do n; Hitler, de son côté, a imite l Autriche pour Munich et.pour Errtln et l’organisation de l'Autriche, en tant que province allemande r,o poursuit activement.Les répercussions politiques Restent les répercussions politiques de l'événement.Elles sont «rès grandes et n'ont pas encore fini de se manifester.Elles pourront déterminer «les changements importants dans S'orienta lion diplomatique de certains grands pays et notamment de l'Angleterre où l’on parle de constituer un cabinet dindon nationale et où, en tout cas le réarmement est poussé avec une vigueur nouvellement accrue.Restait ITtalie, vers laquelle ee tournait le monde entier, pour con- finin' allant à la mtr.millions pas quo î ¦; 1918.rogne et l'Autriche ont attirai' volonté d'union.A l'epoque i sccial-démoLvatie on avait logiques i -'t désirs exprimés une et à Weimar, t'e furent •u.\ traités de Versailles et de Trianon qui imposèrent la séparation des deux états, il fut, même fixe il l'Autriche qu'elle naurait pu aliéner son 1ndép*>ndnnce sans le consentement de la Société des Nations.••En 19L11.avec les démocrates chrétiens, Mgr Seïpel déclarait: "L’Autriche est un état allemand et ne fera jamais r.en contre l'Allemagne."Mais si l’Autriche put tenir jusqu'en Î930, cette année-ci, avec la crise mondiale, elle fut plongée dans la famine et ee fut ITtalie qui alla ft son secours."En 1934, lorsque l’Allemagne tenta de s'emparer de l'Autriche, nous avons mobilisé quatre divisions sur le Brenner, afin d’empéchcr que les événements puissent nuire aux inté- rêts italiens.Aucun autrichien ou» a demnmlé de faire cela.Mais, entre temps, la situ niou de ITtalie par rapport aux puissances occidentales fut brisée par les sanctions.On créa l'axe Ronn-Beriln Nous aurions pu conclure un compromis qui aurait retardé umts point évité la solution finale.Depuis longtemps déjà.J'aia.s conseil lé ft Schuschnigg de rapprocher de l'Allemagne.Il crut bien faire en agissant autrement.11 prépara secrètement le plébiscite [xiur dimanche dernier et il in'crt avisa settlement le 7 mars par un émissaire auquel je répondis: "Ce t ui.a trieur.Voilà un engin qui lui éclatera clans la main." Quant à nous, et du morac • e l'annexion était fatale, il .pot mieux quelle se fasse au ions plutôt que maigre nous.•!>•• .ournanx qui ont 11.i.iuèe ci t* rir< des paroles inutile: : e ont demandé: pourquoi n eu -voiie lias intervenus?"Nous répondons , parce que ions n'avons jamais assumé ni verbalement ni par écrit l'engagement de défendre î indépendance autrichienne: parce qu'aucun autrichien re nous a demandé d'intervenir, parce qu'aucun autre pays a cru bon d'intervenir; et parce qu'enfin, si nous étions intervenus, nous nous serions heurtés non seulement aux alU-mands mats aussi aux autrichiens "La vérité c’est que l'on souhaitait la rupture de flûte Rome-Berlin.Elle ne s'est pas prodidfe «i cette annexion a montré que l’axe est solide, et prêt à la résistance."On a dit que nos frontières sont menacéss par le voisinage c« l'Allemagne."L'Allemagne a pris l'engagement de les respecter Mais en n'oublloi'i jamais, que des frontières ne ?
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