L'illustration nouvelle, 22 octobre 1937, vendredi 22 octobre 1937
TEMPERATURE AVERSES ?KT MONTREAL, VENDREDI, 22 OCTOBRE, 1937 LILLUSTRATION NOUVELLE — PRIX — Vol.VIII — Na 110 — 2-4 pages Tél.FA.1 1 71 * — Case Postale 1 -480 OVIEDO TOMBE AUX MAINS DES TROUPES DU GÉNÉRAL FRANCO ^—-(A LIRE EN PAGE 3) Photographié à Rochester, Angleterre, au début d'essais tentés afin de découvrir les véritables possibilités de cette invention du major R.-H.Mayo, de l’Imperial Airways, le “Mercury”, ci-haut, un hydravion de longue distance, sera libéré dans les airs par le “Maia”, un avion de grande puissance de montée.Ce dernier fut construit uniquement pour permettre au “Mercury” de s’élancer dans les airs avec une lourde charge.A droite.—A Hamilton, Ontario, eut lieu récemment l’intronisation de Mgr Joseph Francis Ryan.à gauche, sixième évêque d’Hamilton.C’est Mgr John Thomas McNally, archevêque d’Halifax, qui a présidé cette cérémonie.Il fut d’ailleurs le prédécesseur de Mgr Ryan à Hamilton.À Jtâ • .« Photographie prise à la Bourse de New-York alors que le3 spéculateurs assistaient à la dégringolade générale des valeurs.Cette scène s’est répétée dans toutes les bourses, tant aux Etats-Unis qu’au Canada.¦VîjSS I.a mère et la fillette apparaissant dans cette photo semblent quelque peu perplexes en se voyant entourées de tant de personnalités légales à l’extérieur de l’abbaye de West* minster à Londres.Cette photo a été prise à Tissue d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’abbaye pour marquer l’inauguration d'une nouvelle année légale à Londres.Les juges anglais étaient alors revêtus de leur costume traditionnel PACE 2 L’ILLUSTRATION NOUVELLE, VENDREDI, 22 OCTOBRE, 1937 M.Henri Bourassa condamne les patriotes de 1837-38 Exécutions légalement justifiables et sacrifice inutile.—Non pas des héros mais des victimes d'une mauvaise direction.—Henri Bourassa au Sénat?M.Henri Bourassa a prononcé une conférence, hier soir, fi l’auditorium du Plateau, devant une salle comble.11 a parlé des troubles de 1S37-38 et a tracé un tableau réaliste de la période de l'Insurrection.11 a prêché, comme il le fait depuis quelques années, un canadianisme avancé.Il a souligné le “sacrifice inutile'' de ces héros de 1837-38 et la lourde responsabilité des chefs qui les poussèrent à l'émeute et qui ne purent les retenir ensuite quand la situation devint tragique.Après avoir établi les causes et les répercussions de l’Insurrection, après avoir touché du doigt les erreurs de certains chefs politiques canadiens, il a fait un portrait de raplneau.son grand-père maternel ne se dérobant pas A la lourde tâche de découvrir et de remarquer chez lui les tendances nuisibles qui l'ont éloigné d'une carrière qui, autrement, aurait été beaucoup plus utile â touB ces concitoyens et plus fructueuse à son pays.M.Bourassa a fait taire ses amitiés personnelles on familiales pour représenter l'homme et le politique, le chef et le conducteur de peuple, chargé de responsabilités.M.Bourassa au Sénat M.Léo-N.Richard a présenté le conférencier et il a revendiqué pour lui au nom de tous ses compatriotes, un siège au Sénat canadien, en remplacement de feu sir Rodolphe Lemieux.Il a dit aussi que M.Bourassa avait été ''Ignoré1’ an congrès de ia Langue française à Québec.M.Louis-Philippe Langlois remercia le conférencier.Dès le début de sa causerie.M.Henri Bourassa déclare que trois glides sont nécessaires pour Juger les événements et pour faire oeuvre utile; le bon sens, la raison et la conscience.Parlant de la période de 1837, 11 dit que les échauf-fourées no furent que des épisodes secondaires dans cette lutte, qui sc poursuivait depuis la conquête anglaise.La lutte a connu de beaux et do mauvais jours.Elle avait été fructueuse jusque vers 1830.Les Canadiens, qu'ils soient Anglais ou Français, gagnaient du terrain pendant que l’Angleterre- et ses agents surtout n'en cédaient pas facilement.Or l'ardeur de la lutte entraîna les Canadiens an dehors des bornes.C'est alors que Nelson et Papineau 8e séparèrent.M.Henri Bourassa esquisse ensuite la silhouette politique de Pu- : piucau."Je puis en parler à l'aise,” j dit-il."Je veux écarter tout sentiment j personnel pour rendre un jugement équitable.Dans mes études et mes lectures, aussi bien qne dans mes observations, j'ai pu réunir de quoi 3439, St-Denii — BEiaii 1809 Dr Jérôme Fourneüe Maladies de la peau, du sang, voles urinaires, vénériennes.ELECTRiCITE MEDICALE RAYONS-X LE DOCTEUR A.-A.LEFEBVRE H.D.A.*:.de» Hôpitaux de Tari» SPECIALITE: Vo*e* ¦rimürr*, (raitrjiwnt dl#ê prédite aujourd'hui par Mgr Celw | Costantinl, ancien légat apostoli-î que eu Chine et maintenant seeré-| taire de U Congrégation de la Propagation de la foi.Parlant ,1 une nombreuse assemblée A l'Université grégorienne, il exposu les S points cardinaux qui doivent guider la lutte des missionnaires catholiques contre la connut! nisme.Karl Marx, dit-il.disait "u railleurs du monde, unissez vous”.Nous pouvons dire la même chose mais nous ajouterons "unlssez-rcv s dans le Christ".le* moi d'ordre de Marx prévoyait une guerre «I» classes et la chute du capitalisme.Notre mot d'ordre envisage la collaboration du capital et du travail avec une plus équitable distribution des richesses et île meilleures conditions d'existence pour les l iasses appauvries.L'archevêque présenta comme suit ses 5 points cardinaux' 1—ranimer le sens chrétien parmi le» fidèles.2—instruire les masses; 2 -revigorer les missions chez les ii.fi-dvtes; 4—développer le plus jvossî-bb» les clergés indigènes; f> ie-croître les oeuvres d'assistance sociale.Mgr Costantinl parlera a i monde de Radio-Vatican samedi soir.A ia demande de ia Sûreté provinciale, le lieutcnant-délectln» Coulombe, aidé des détectives Hartley et Hétu.ont opéré aux pîtlte» heures hier matin i'arrestatlo • d'Eddie Quinn, âgé de 23 ans.d» 2132 rue St-Timothhée et de Jacques Roy.âgé de 19 ans.de 9è| rus Champlain, en rapport avec l'attentat A main armée commis il y » une couple de semaines au Manoir de nrurnmondviUe alors qu'un commis fut ligoté au cours de la nuit, et que !e coffre-fort fut pillé d'une somme excédant J1.2D0 I.'s deux prévenus on! été escorb'-s ensuite jusqu'à Drummondville pour y éire identifiés avant leur comparution en cour.Les comptables agréés Au cours de la 25ième assemblés annuelle de l'Institut des Comptables agréés de la province de Québec.M.J.Stewart Walford, fut élu président pour l'exercice 193738; M.J.L.Apedaile, premier vice-président; M.J.-J.Roaeveai, deuxième vice-président; M.H.-.I.Rosis, secrétaire-trésorier et MM.R.Bédard, M.J.Baker, T.J.Coulter et J.C.Anderson.A DEMAIN \j* manque d’espace nous oblfgt à remettre A demain les impressions d*** notre rhroniqu**in municipal Hur la visit*» faite hier par le'» autorités municipal**'! à l’nquo* dur de Montréal.ARRESTATION pouvait pas être apte à présenter j nez Monjie, qui commandaient la | Vyasrheslaff ta cause.j ville de Malaga, conquise par Fran- j Molotoff.présl- Le recorder Semple a hiet fait j co au début du printemps, ont été dent des commis-droit à la première motion mais a ! arrêtés.Ils sont accusés de trahi- galres du peuple.Joxei Mutine réservé son jugement quant A la son, et seront probablement fusil- | u nommé can- deuxième.Iles.didst par de* travailleurs d'usines ' ' “ de son district.Miche! Ka'inine.Ancien caissier condamné _____________________________ I nommé candidat des travailleurs , .d'nslnrs de Leningrad.,iin«l que brnesl J.Rebelski, ancien caissier de la Banque Canadienne de ,\ndre: Zhdunoff.chef du part! Commerce, à Montréal, a été condamné, aujourd'hui, par le juge Per- communiste f M, s, raull, à un an de prison pour vol de $30,000 en valeurs négociables.Selon tonte probabilité S ., ine Rebelski, arrêté par les autorités arcéri’a:res, à Detroit, scaoosa à ion s,'ia b°nlm'' P-1 11 1 ¦ ' • ,taT extradition, mats il fut.cependant, ramené ici.il a plaide coupable sur s a:leiid;e à se rendre au poteau l'accusation portée contre lui.>4'e*vcutiou.Thomas M.Bennett, âgé de *5 ans.domicilié A 83 avenue Chenter-fleid.Westmount, a été mis en état d>'-'*-station hier soir sous l'accusa du vol d'une somme do comme serviteur.Il compara.en cour ce matin., Phiiip Woods, alias Red McMo-, u.igle, 31 ans.qui a donné comme ^adresse 3333.rue Saint-Urbain, a ! été mis en etv d'arrestation hier ! soir à 11 Kedpath Place, alors qu’il 1 tentait, dl;-on, de cambrioler la demeure de M.Donald F.Angus, | maison subissant actuellement des | réparations.C'est au crédit des i agents Arel et Fortin de la radlo-, police que revient cette importait- 9 EN PAGE 5 ! te capture.Ajoutons que le prévenu ! résista furieusement aux eonsta-bies qui eurent finalement raison ; de lui.Il fut ensuite confié A la i garde des détectives Beaulieu.La guerre tino-japonaise j DesOrmeaux et Greenberg qui l'ont, i formellement accusé de tentative • EN PAGE 7 —- ¦ ~ I T ai par an train • EN PAGE 6 — de cambriolage er d'avoir été trou- C * fUC C vé en possession douliis d» ram- brioleuts. PACE 4 L’ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.22 OCTOBRE, 1937 J ^ILLUSTRATION NOUVELLE MKMnnE UE L*A.B C.Tut '¦** M fri* primée :*ar «• Fédération -3Ana«, »•( Mnnirfnl Cfc*« postai* l«!G.— : FA’klrlt 11.î * MONTREAL, VENDREDI, 22 OCTOBRE.1937 LE SUCCES DES "QUATRE” Knlrc gens civilisés, il csl toujours possible p.pari.) — Voilà presque un mois que .uiic>ii j rênéra' russe Mi .cf, p-.ésIUen: de :.«>:*•* ut les cr‘moff; 4-r malgré toutes les recherches faites on n’a pas encore pu mettre la juaiji sur les coupables.Certes, la police a pu heurtuse-mt nt arrêter la femme d’im antre r.isse — qui .ageo* dvs So- Tiets.et a attiré je généra! millier dan- i e guet-apens.Mais iî TH- s a- j s»ion ; d'autres l'exécuteront.Pai Pi' à que d une complice , car son j deux lois elle se rend en Suisse n 11 i .: pris !#> large.noue dos complicités: chose facile Corn ment cela?Gt'fue à la üia-1 Quan d il faut passer aux actes.H» 3>o iqm r- organisation du • • •into poü- j uata ».!.s'efface er c'est Gertrude Il .1.r.• « ¦ .1,0 O /* /I A 1 11 » i « LA CARICATURE ETRANGERE 3es Soviets.En effet, voie! les ré-Tt'.atioîiS sensationnel!*s faites à t* propos par un grand journal parisien.On verra que clans presque ion?les cas il est difficile de mettre la main au collet des “tueurs' aux ordres de Moscod.L'affaire Navachine Pourquoi n'a-t-on pas découvert le tueur de Navachine.assassiné le 26 janvier 1S3" au bois de Boulogne?Pourquoi Laetitia Tonreaux, exécutée dans le métro avec une Tapidité et une décision étonnantes, ne sera-t-eile jamais vengée?Pourquoi le mystère qui plane sur l'exécution des frères Rosse!!!, criblés de halles le 12 juin 193" pour avoir abandonné la cause anti-fasciste, ne sera-t-il jamais élucidé?Pourquoi, dans l'affaire Miller, ia responsabilité des Soviets ne sera-t-elle jamais mise en cause?Pourquoi l'homme qui a supprimé Reïss i quelques kilomètres de Lausanne, sur une grand'route, dans une automobile immntritulée.ne montera-t-il jamais à l'échafaud?Nous allons le dire.La préparation des crimes La police soviétique ne fait jamais exécuter un crime politique par mi agent habitant le pays de 3a victime tl-'signée.La préparation de l'attentat est confiée à des comparses qui disparaissent ait moment de "exécution pour laisser la place aux ' tueurs''.Ainsi, quand i.i police soupçonne vm jeune blond d'avoir trempé dans 3’affaire Navachine.qu'elle ‘tabiit u n signalement, qu'elle provoque des témoignages, on peut être certain que le “tueur'' n'éta't al blond, ni imberbe, ni de petite taille.mais noir de poil et de peau, et qn'iî toi-et.it 1 ni.f".Arrivé une heure Ire «eux trams, «eux coups *îc stylet à un inconnu.L'exécution de Re i.«s i.examen attentif de l'affaire Reiss permet de démontrer dans es s moindres détails le mécanisme des crimes soviétiques.Après qu'il eut adressé à Staline.HOTEL LAFAYETTE A.fi.PATENACDE, Ft**».p j|lt BWre et Vin wnl* uni» te» V^rifl* Joar».éioTADelt* «ompris.===== CHAMBRES: ====== 1 t*rM>«n« fl.M, 2 personne# fl .50 A In »rt*üUne $3.60 et rtu».Repn» .W Amkni et IHMontifnr MoaMÜ Tel.: AM her s t 3121 GARAGE FREDETTE A ai refol» f>eéo« Ooroge REPARATIONS GENERALES Peinture, Débossage, Soudure Oxygène $*r*fee )c»r et ouiî — 2351-63 DeMontigny Est StONTKJCAI.pii a parait, accompagnée du "tueur’’ surgi à l'heure décisive du dénouement.Renata Stejner et ses complices.Dimitri Smerensky et Pierre Du-cotuet peuvent être arrêtés: mine capture! De Wladimir Kondratiev, nom sutiposé de l’instigateur du guet-apens, à Schwarzc nburg, nom supposé du "tueur", en passant par Gertrude qui fit monter Reiss dans la voiture fatale, et un mystérieux Andrei qui payait les frais de filature.on discerne bien quelques maillons de la chaîne qui les relient entre eux.Mais comment les souder l'un à l'autre ?On tue dans le silence C'est que, entre le chef de la Gougobez.qui ordonne la suppression d'un personnage gênant, et les exécuteurs du crime, s'interposent plusieurs intermédiaires qui.tour à tour, viennent jouer un bout lie rôle dans le drame et disparais sent.Si les individus des échelons su périeurs se connaissent en* "» eux.ceux des échelons inféricu » fra vaillent dans l’obscurité et le silence.L'homme qui exécute une consigne ne connaît que deux coéquipiers.dont l'un est son chef direct.Ce chef ne connaît lui-même que le chef de l'échelon supérieur.C'est avec lui seul qu'il est en rapport.Viennent se greffer, sur ces rouages, des équipes de contrôle complexes avec des ramifications obscures et infinies.I^es maillons d-e lit chaîne Pour ajouter à la confusion, ce n'est ni dans la même v 111e, ni dans la même région, ni dans le même pays que ces échelons se superposent et se complètent.Si les ordres supérieurs viennent de Moscou, ils sont tantôt transmis par Belgrade, tantôt par Barcelone, ouand ce n’c't pas Genève.Prague ou Paris.Pour les enquêteurs, à chaque instant, la chaîne se brise s'ils veulent remonter aux sources.On découvre un maillon en France.un autre en Espagne, d’autres en Suisse, en Hollande, dans les pays haltes: des noms toujours nouveaux, des figures toujours nouvelles, un peuple de fantômes épars, se réjoignant à un moment donné comme des figures de ballet, puis tout-à-coup, se dispersaient, re gagnant aux quatre coins du monde des cachettes invulnérables.Le maître de.ballet, c'est Moscou.Organisation criminelle Les noms changent, les signalements aussi puisque à chacun de leurs voyages, à chacune de leurs missions, les agents soviétiques disposent de passeports et d'états civils différents, toujours faux, leur permettant d'exclper de nationalités.d àges et de professions variés, documents d’allure officielle rendant à l'avance Inefficace tout contrôle de leur» faits et gestes.Jamais organisation criminelle Internationale n'a été portée à ce degré de perfection, u'a bénéficié de pareilles impunités étant donné qu'elle se développe sous le couvert de l'immunité diplomatique."fi* tri M1 f, i?fàf m .M f -SçT; 'ùi; Jü Contre-offensive chinoise dans le nord —C'est Betty qui me l'a faite, elle dit que le tissu écossais est très dér»«dè.(MARIA.V.YF.Paris) SI MOSCOU NE BROUILLE PAS LES CARTES.L’ACCORD SERA COMPLET LES FAITS — Les gouvernements se sont consultés pendant la journée ef la nuit inr la proposition italienne, qui constitue un accord de principe pour la solution de la question du rappel des volontaires étrangers.— Aujourd'hui, vendredi le comité de le non-intervention se réunira de nouveau.— Saul manoeuvre contraire de la Rassie T accord devrait être complet.PARIS.21.(dép.part.) — Sauf les défenseurs acharnés du gouvernement rouge de Valence et les organes porte-paroies plus ou moins déguisés de la pensée de Moscou, on peut dire que toute la presse européenne a accueilli avec un véritable cri de satisfaction ce matin la nouvelle nue l'Italie-adhérait au projet anglais du mois de juillet dentier relatif au rappel des volontaires étrangers vie l'Espagne et de la reconnaissance de la belligérance à Franco.- Le communiqué officiel Afin que l'on évalue bien les faits — que trop de gens ont intérêt à dénaturer — voici tout d'abord un document important: le communiqué officiel du comité de la non-intervention.Le communiqué dit: "Après avoir entendu les déclarations des différents représentants, et avoir constaté le notable progrès accompli vers un accord, sur le pius gTand nombre de points en discussion, les îepréeentants se sont engagés à communiquer aux gouvernements respectifs la substance des discussion." La prochaine réunion du sous-comité a été fixée à demain, vendredi.Optimfc-me e{ pessimisme La lecture de ce document, suroptimisme quant à l'issue de la discussion, justifie le plus ample optimisme quand à l'issuie de la discussion.En effet, le comte Grandi, ambassadeur d’Italie, a déclaré que son gouvernement acceptait le principe du rappel des volontaires étrangers, en accordant même un chiffre proportionnel plus avantageux aux rouges, et qu'il rattachait ce rappel des volontaires à la reconnaissance de la belligérance à Franco et à l'envoi “rapide" d'une Commission sur place pour régler les détails du rappel de ces volontaires.D’où vient donc qu'un vent de pessimisme souffle de nouveau ce soir dans certains milieux?Tout simplement de ceci.Que Moscou cherche, une fols de plus, à se mettre en travels d'un solution d'accord.Tous les journaux qui défendent sa politique — à commencer par L'OEUVRE — mettent en doute "ia bonne foi de la proposition italienne"; discutent sur le fait que cette proposition peut constituer une manoeuvre dilatoire, etc.Pourtant le bon sens semble indiquer qu’il est très facile de voir jusqu'à quel point la proposition italienne — trouvée bonne en principe — est ou non de bonne foi.Ce moyen consiste à l’adopter, et à la mettre en vigueur avec la plus grande "rapidité" ainsi que le comte Grandi l'a précisé lui-même dans sa déclaration.Mais quelle que soit cette proposition.clic ne peut pas être appliquée en l'espace d'un jour.H faut le temps matériel pour la traduire en actes.La vérité est qu'entre temps Gi-jon est tombée, et les rouges sont de plus en plus menacés par Franco.La Russie voudrait et pousse la France à la demander, la réouverture de la frontière franco-espagnole.Mais ainsi qu'on a pu le voir hier, dans les informations de source londonniennc-s par LE JOURNAL et que nous avons reproduites c'est là une décision à laquelle la Grande - Bretagne, soucieuse de maintenir le principe de la non-intervention.ne se serait décidée qu'au cas où lTtalie n'aurait pas accepté la proposition du rappel des volontaires.La presse pro-communiste • ne borne pas son obstruction à la réussite de l’accord.Elle a déjà commencé à iancer le bruit qu’en "tout cas la Russie et la France s'opposeraient à la reconnaissance de la belligérance à Franco." Là-dessus aussi l'intervention de la Grande-Bretagne suffira à calmer les ardeurs belliqueuses des amis de Moscou.La séance au parlement En tout cas nous verrons demain comment les choses se passeront au cc-nité de la non-intervention, dont la nouvelle réunion est attendue avec une vive impatience.Comme il était facile de l'imaginer.l'affaire espagnole a eu un écho à la Chambre des Communes, qui a réouvert aujourd'hui ses travaux.et à laquelle le ministre des LA SITUATION — Les Chinois ont entrepris une vigoureuse contre-offensive dons It nord.— Les Japonais surpris ont rt-culé dans différents endroits.— Mais les dépêches annonçant que les Japonais ont été "chassés'' des provinces du nord exagèrent de beaucoup les succès qui sont purement locaux.— Dans différents secteurs de Shanghai, et dans une localité du nord, les Japonais signalent l'apparition d'une nombreuse flottille d'aiiation soviétique.WASHINGTON.21.(slop.put i ] — Depuis hier lé haut commandement chinois fait preuve il .! «-•prit d'offensive qui permet à d'aucuns de considérer que le s»:" ii -poser sur de* fondations creuse»» au moyen de caissons A air comprimé. l‘ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.22 OCTOBRE.1937 PAGE 7 M.Abel Mafiosi réélu président de rU.C.C.M.Abel Marion était réélu, hier après-midi, président de L’Union catholique des cultivateurs, à la clôture du congrès de cette association, tenu à la Palestre Nationale.Plusieurs résolutions importantes étaient adoptées par les membres, résolutions à transmettre aux autorités agricoles de la province et du fédéral.f Les étudiants protestent contre l’assemblée communiste de ce soir Une délégation représentant tous les étudiants de l'université de Montréal ira aujourd'hui à l’hôtel de ville protester contre la tenue de rassemblée communiste annoncée pour ce soir.Parmi les voeux exprimés par les congressistes de l’U.C.C.se trou-valent les suivants: Im nomination d’inspecteurs régionaux pour la mise à exécution de la loi concernant les mauvaises herbes.L'achat dans chaque région de grains de semence nécessaires à la Colonisation.L'achat en coopération des machines agricoles.Que l'on emploi pour les travaux de chemins, dans certains cas.les cultivateurs avec chevaux â la place des camions.Que l'on crée des marchés ouverts dans les villes fermées.Que l'article 2157B.du Code Civil de la province s'étende à tous les privilèges et hypothèques inopérants depuis KO ans.L'amendement des lois sur les successions.Exiger le dépôt du certificat du percepteur du revenu au bureau .l'enregistrement plutôt que son enregistrement au long.Demande est faite au gouvernement provincial d'étudier les lois d'enregistrement et de voir si c'est possible de les remplacer par le système Terrens.Que demande soit faite au gouvernement provincial de faciliter l’obtention des grains de semence.Qu'une meilleure surveillance sur nos routes soit faite au sujet du camionnage le dimanche et qu’on respecte le jour du Seigneur sur les travaux de Voirie Que tout propriétaire d'une automobile ou d'un camion soit obligé d'obtenir une assurance garantie.Que le gouvernement fédéral décrète un seul poids légal pour la mise en sacs des engrais alimentaires.Que i'on organise en Abitibi une zone contre la tuberculose, d'avortement épizootique, et la mammite Que l'on étudie les moyens d'établir un meilleur système de taxation dans les campagnes et qu'un représentant des cultivateurs organisés fasse partie de la commission nommée à cet effet.Que l'on permette au père de famille qui portent déjà un permis de chauffeur, d'automobile, d'obtenir pour SL un permis pour sa femme et pour chacun de ses enfants.Que le Gouvernement de Québec soit respectueusement prié de proposer.à la prochaine session de la Législature, une loi spéciale sur le gage agricole, analogue A celle a-doptëe dans les autres provinces HaænHHEi du Canada et dans les autres pays, et s'inspirant des meilleurs piinci-j pes consacrés par l’expérience ac-1 quise".Que demande soit faite, pai les j présentes, à l'honorable ministre de l'Agriculture, du Gouvernement provincial de nommer une commission spéciale pour faire l'étude de nos lois Coopératives et sur rapport de cette commission de faire adopter par la législature, à sa première session, une législation absolument adéquate à tous les besoins de la classe agricole du Québec.L'C.C.C.proteste contre la nomination de fonctionnaires fédéraux et provinciaux unilingues dans Québec.Le congrès demande au gouvernement d’organiser dès la piochai-I ne session un crédit agricole à l'usage des coopératives agricoles.Une résolution du congrès demande au bureau central de l’U.C.C.d'organiser dans le plus court délai possible, un service de comptabilité.de propagande et d'inspection des organisations coopératives agricoles.Qu'une refonte complète soit faite de la loi actuelle qui régit les cours d'eau et que les cultivateurs soient laigenient représentés dans le comité qui sera chargé de ce travail.Prix des décorations PARIS.21.— I,e coût de* honneurs et des décorations subissait hier une nouvelle augmentation.Los nouveaux chevaliers de la Légion d'honneur devront payer $3.07 pour le diplôme; les officiers.$10.-II; les commandeurs, Î1S90 et les Uvnad'Croix.$3.'».SO.Le gouvernement fiançai* distribue en moyenne 3.000 médailles de la Légion d'honneur par année.On s'attend A ce que ce* diplômes rapportent cette année S3S.O0O au trésor public.Départ de colons l'a grimpe dè .>7 nouveaux .colons.dont 7 d* Montréal, 27» de Jo-liette 27» de Québec fioni partis par le Canadien National pour Atnos et l’une dts colonies piovin-ciales de l'Abitibi.Avant-hier sont partis de Mont- ( réal G'» autres colons a destination ; de Ica Sarre.Tous es colons s'installeront sur leur nouveau domaine avec la cg.qui ar-(•nnipagnr Sir Hubert Wilkins et 11.Holllck-Keiiyon dans Ipurs re- "Dans t juge [.azure de Sherbrooke T.es ventes d'automobile», dans (% Nouvel ie-ZSiar.de atteignent ut* j «:hlffr«* laluH furua I temp* dan* rhintolr* du pay* SOLUTION DU PROBLEME D'HIER MATIN / z 3 V S’ C, 7 S 9 E.O c 0 L E P 1 N E S SE Rit iK’o 3? L’ILLUSTRATION NOUVELLE.VENDREDI.22 OCTOBRE.1937 PACE 10 fW ,*PrÆf MArtf drOWCEffftStiai "Tu ne semblés réaliser ce qui se mm: Montréal demande le retienne qu on LOVE IV A BUNGALOW >i» Nu* «rej H K.nl T»l«r DEANNA 100 MEN iIOKOWSM Un passionnant et émouvant roman de Philip Wylie DOUBLE MARIAGE (DOUBLE WEDDING) IlloOrnt.on* «le SrhabflIU Tou* droits r#s*rv#* U«tro-Gol4«yD-Vtyi mi: dk.s < h \l’u iti:* ri«K-I I.n \lc *i l.len nmlrftlfr tir In Jolie Mnriclt n élf Immi- lr\rr«*«T.Si» jrunr Ir^nr, luipaUltr.flaiirép à U Jililn, %'ê~ lirrntf »lr l'hnrllr un «rllntr pelnlrr, un Tiiicnlioii rl un homme iiinrlf.Uii’rlle «**t nttlrée »rri rrl lioiuHir p«*r*«»»incllrn»rnt, Maritil rr-fiiitr «|r l'niinirtlrr.\\ nhlo rrnonrr MolHrnirni II IrAnr.«>llr-rl »r +u u-*«rr « hurlle mi I ne l.r«*r>ie.>lnrcli r%i nffolfe.\ ThAiet.» hi.r-I le rrronnnif lîeonch.le *nlrf-«lr-frrllir dr Margie.Mnlh’leusenienl.• bnrlte envoi** un «*ftl»le h f.ontlre* dmiRNtlnnl mille livre*, eierllnft.»*n • a.-Hunf *|ii«- le cnrron «le Imrenn % n le «tire M Iveoimli.tlérouinni en«*«*re rln« rrlul-rl.CHAPITRE XVI PLAISAMMENT fatigué et content île s'ètre amusé, Charlie retourna h sa chambre, ou plutôt «a suite.Eu plus adni>" fe Il h.fill; Z h.50; fi h 44 H H h.38.*4Uf«* Itegins at Collrs*-" a 10 b.IA: 1 h.08; 4 h.03; 6 h.AT et f h.Al.IIIS MAJESTY'S — “Victoria lb* (irral” Jl Z h.30 et M h.30.Tnu* lt« rrftfnl».ST-DENIS.— “Franc»»*» In" a 12 h.IA; 3 h.30; « h.10; 0 h m.“I.’lltnime de .Nulle Part** à 1 it 4.*., A h.(Ri; K h.25.i INEM A IIP.PARIS — “llolv>Mrr*' a 12 li.10; 2 h.30; 4 h, 45; T h.OA ; U h.25.aussi .-olide que* l’acivr.La m* • n quelle pouvait accomplir sa r.v-te mission en quelques heure*, la -linnila et l’intéressa.Mme Biv éteignit sa c!nqmii>ie-troisième cigarette the Matron." 11.00— "«milling Ed M WïM •cVîf* WENDV 11AKIUE, populaire vedette de l'Cniversal.qui vient de terminer “A Girt With Ideas”, aux côtés de Walter l’idçeou et Kent Taylor, dans une magnifique toilette de soirée.Y avez-vous pensé ?La petite tête brune ou blonde qui égaye aujourd'hui !o cercle de famille, vous la protège* comme un bien infiniment précieux.Mais avez-vous songé aux enfants do?autres?.Avez-vous réfléchi li la richesse qu'ils représentent pour leur» parents?SI votre enfant A vous se trouvait sur un lit d'hôpital, entre la vie et la n.ort, vous voudriez que tous les dévouements lui fussent assurés, tout l'art et toute la diligence des médecins et des Infirmiers, tout l'outillage que la science a mis A la disposition de la chirurgie.Et c’est tout naturel.Mais avez-vous pensé que les parents de l’enfant admis À Ste-Justine, après un accident ou au début d’une maladie grave.avez-Yous pensé que ces parents désirent pour ce qu’ils ont de plus cher ce que vous désire* vous-même pour vos enfants?Le dévouement seul ne suffit pas toujours.Cest grftce à une direction clairvoyante.A votre générosité.A des prodiges d’ingéniosité et d'économie, que l'hôpital Ste-Justine s'est outillé des instruments les plus récents pour combattre la paralysie Infantile, les cas d’orthopédie, et assure les MONDANITES j Déplacements — AT.et Mme Alfred Lambert, M et Mme Paul Lambert, le docteur .et Mme J.-Adrien Lambert, M.et 1 Mine Maurice Lambert partiront, aujourd'hui, pour Ottawa où iis j assisteront, le lendemain, au mariage Paradis-Gibeault.— AL et Mme François Deiaute sont retournés à Ottawa après un séjour à Montréal, et A Sainte-Mar-guerlte-du-Lac Masson.— Mile Simone Bousquet passe quelques jours A Québec, l'invitée du Juge et de Mme Albert Sévlguy.Comment réparer la médisance?.Ah! qu’il est mieux de s'abstenir, de rester sur ses gardes, de retenir sa langue — AA&é Poulin.traitements aux royens X ou ultraviolets.Le but de la Journée du Dollar, c’est de permettre à Ste-Justlne de poursuivre son oeuvre essentielle.En l’occurrence, donner est A la fois un devoir social et uu devoir de charité.Resterez-vous insensible à l'appel des petits malades de Ste-Justine?As-tu oublié ta part?‘"«as*: S'il n'y avait qu'un jour pour la charité.et qu'ensuite tout reviendrait d’aplomb, pense alors comme ce serait facile d’être content de soi et de n'avoir rien de rien à se reprocher! Mais chaque année, la complainte tendre et triste un peu, revient se plaindre.—Il y en a donc toujours des malheureux?.on a donné l'an dernier! —1! en survient toujours.Et ce serait ce qu'il y a de plus triste, s'il n’en guérissait jamais, si jamais certains d'eux ne parvenaient à surnager.Mais, les petits malades et les accidentés de l’an dernier, ils sont guéris.Semaine après semaine.mois après mois, la petite garde a enlevé les pansements, !e docteur a dit: ‘'Il va bien ce petit !” et hop-là! on leur donne une petite fiole, au cas où ils auraient encore des douleurs et chacun dans sa famille.Mais, quand il en part deux il en revient cinq.—Qu'est-ce qu’ils ont ceux-là?Ils ont que le camion est passé trop vite au coin, et le petit noiraud, on l'a ramassé comme un paquet qui n'a qu’une chance de survivre si on le traite bien jour 11 nuit, sans relâche.Alors, tout de suite, on le transporte à l’hôpital.L'autre que sa mère a apporté dans les langes et les crémones de laine, i! a l’eczéma, et la maman n'a pas un sou pour défrayer le coût des traitements.Il y en a trois qui souffrent de fractures.Un autre, c'est un mal qu’on a essayé de soigner à domicile et pius on le soignait plus le petit empirait.Alors, tu comprends, la clinique ne peut pas refuser cas malheureux.Mais qui va payer pour leur amplifier la vie, apaiser le mal, faire en sorte qu’à vingt ans la petite Gisèle ne boite pas, soigner le fils de cet ouvrier-chômeur?si encore il n’y avait que ceux-là?mais il y en a! il y en a! et il y en a encore.On ne refuse pas pour raison de pauvreté à Ste-Justine, parce que les dames patronnesses quand elles ont fait leur devoir, ont foi en la générosité et en la pitié des autres.De tous les autres ! La journée du dollar est passée, mais jamais les oboles qu’on y amasse ne peuvent combler la brèche que le malheur ii faite dans l’espace d’un an.Ton obole, à toi, on l’attend.Oit» rubrique f»l ouverte * tou», crntnMfinent.Il «suffit d'envoyer un IrnKmrm de non écriture fc MAHI-M'.SAHÜS, *•!.'Illustration Nouvelle".(au l'üïlale 1180.Moulrénl.M.-REINE.— Vous ne l'ôtes pas sceptique mais vous voudriez bien l'être parce que vous souffre* de cette confiance trop facile qui vous est innée et qu! vous trompe si souvent.Nature amoureuse, où 11 y a bien des orages et des coups de soleil.Amabilité et sympathie qui attirent et vous font rechercher.COMTESSE AUX CHIMERES___________ Je lu?demande pourquoi vous avez choisi ce pseudonyme, car rien dans votre écriture ne revèle ce que vous entendez.Par contre, vous semble* douée pour les arts, tels que la peinture, ou plutôt le dessin.A’ous avez aussi un sens pratique, ce qui s'allie rarement A vos autres goûts.Caractère généreux, beaucoup de bonté.ROSAUNA.— Une romanesque qui a toujours quelque rêve A filer.De la douceur, et l'amour de tout ce qui enjolive la vie.Une fervente des travaux féminins quoiqu’elle aime bien la vie eu plein air.Ses chagrins ne lui sont causés que parce qu'elle est trop amoureuse et qu'elle demande trop A l'amour.Aucun désir de richesse ni d'honneur.Quand vous vous dévoue* pour quelqu'un que vous aimez, la vie vous sourit et vous ave* du coeur A tout, Sabine SABIN.mOT-iiirmirr
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