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Titre :
Jeunesse et hérauts
Revue contenant des bandes dessinées, d'abord traduites, puis québécoises, publiée à l'intention de la jeunesse catholique.
Éditeur :
  • Montréal :Frères des écoles chrétiennes :[1947]-
Contenu spécifique :
mardi 15 mars 1949
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Bulletin du Très Saint Enfant Jésus
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Références

Jeunesse et hérauts, 1949-03, Collections de BAnQ.

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CMÜ FIDES mfiSSr sWfr'A, ^ST-«MS i»p>’«f!! ‘.s'-S-Ni RStSSn»*-;, •>y.v- >.' îbmSsk®** /K&sias^3i &?.‘Æ '¦vù'fcj V;ïà $KtiÆ&lï W/àt\ ;.v-.:nV'-'v:- itS?!® ¦m$ m.v: iùiS.-i àaSBafsgg&B: ïNiuïsilu H§fS ' :•!>¦ .• •’ ' •!>.;’ !;.¦ iS-TrîF^jftVîî ïv.*> '.’ KM*» •*r&ï: sa» t*Sl $£Stë$«y.- 6.Né à Brou^ge, je suis le fondateur de Québec; je fus surnommé le Père de la Nouvelle-France.Qui suis-je ?Rép.y.7.J’ai été construite en 1889; je pèse sept mille tonnes et je m’élève à 984 pieds dans les airs.Les visiteurs m’admirent lorsqu’ils viennent à Paris.Qui suis-je ?Rép.y., 8.Je suis l’auteur de la Marseillaise et je suis né en 1792.Qui suis-je ?Rép.9.Je suis plus rapide que le cheval, je rugis comme un lion, mais je ne peux pas voler.Qui suis-je ?Rép.**,-1* 10.J’étais champion de la boxe immédiatement avant Joe Louis.Qui suis-je ?Rép.11.Je suis la femme de Louis VIII, roi de France, mère de saint Louis.Je suis née à Pa-lencia.Qui suis-je ?Rép., .12.J’arrivai au Canada comme gouverneur en 1703.J’aimais beaucoup les Canadiens Français que je considérais comme les plus braves et peut-être les meilleurs du globe ?Qui suis-je ?Rép.13.Je naquis à St-Lin et mourut à Ottawa.Je fus un grand homme d’état, le premier ministre canadien-français du Canada.Qui suis-je ?Rép.-fi* 14.Je suis un frère des Ecoles Chrétiennes qui dernièrement a été béatifié à Rome.Pierre Romançon est mon nom de baptême.Qui suis-je ?Rép..Mrnrnrnbém 4»* werMM KTtToim 9 JACQUES MARQUETTE Z:"'* 's v v Kk / ÉtÉil '/ ; A A COMPAGNON DE JOLIETTE LE PERE Marquette, Jésuite, venait de fonder la mission Saint-Ignace de Michillimakinae quand l’explorateur Louis Jolliet vint lui demander de l’accompagner le long du Mississipi.# Plein de zèle pour la gloire de Dieu, le Père Marquette accepta volontiers de partager les difficultés du voyage.Son supérieur le lui permit, disant: « Allez chercher de nouvelles nations h convertir.» A LA GARDE DE LA VIERGE L^.JOIE que nous avions d’être choisis pour cette expédition, raconte le Père Marquette, animait notre courage et nous rendait agréables les peines que nous avions à ramer du matin jusqu’au soir.« Je mis notre voyage sous la protection de la sainte Vierge Immaculée, lui promettant que si elle nous faisait la grâce de découvrir la Grande Rivière, jç, lui donnerais le nom de Conception, et que je ferais aussi porter le no'm de Conception à la première mission que j’établirais chez ces nouveaux peuples.» NATION DU FEU CN S’ARRETA plusieurs jours pour permettre au missionnaire d’évangéliser la sympathique Nation du Feu.Quand on parla de s’éloigner, tous les naturels se portèrent au rivage pour voir s’embarquer ces étranges Visages-Pâles qui ne craignaient pas d’entreprendre seuls une expédition aussi dangereuse.Marquette les bénit en leur promettant de revenir.A cet endroit s’élève aujourd’hui Sainte-Marie-ad-Fontem, lieu de pèlerinage renommé pour sa fontaine miraculeuse, que le Père Marquette lui-même aurait bénite en l’honneur de la sainte Vierge.Une peinture de la chapelle représente le missionnaire s’éloignant de ses chers néophytes et leur montrant, dans un nuage, la Madone et son très saint Enfant-Jésus.PRIERE A MARIE £8'' OLLIET et Marquette s’aperçurent tout à coup qu’ils ||8 avaient abandonné les rivières coulant vers Québec pour s’aventurer sur celles qui s’allongent paresseusement vers le sud.Effrayés de leur propre audace, les explorateurs tombent à genoux sur la grève et commencent une nouvelle pratique de dévotion à la Vierge Immaculée.« Dévotion que nous pratiquâmes tous les jours, raconte le Jésuite, adressant à Marie des prières particulières pour mettre sous sa protection et nos personnes et le succès de notre voyage.« Après nous être encouragés les uns les autres, nous remontâmes en canots.» CHEZ LES ILLINOIS [ ES ILLINOIS accueillirent les voyageurs avec en-I thousiasme: « Je te remercie, Robe-Noire, et toi, Français, de ce que vous prenez tant de peine pour venir nous visiter, ( Jamais la terre n’a été si belle ni le soleil si éclatant qu’aujourd’hui.Jamais notre rivière n’a été si calme, ni si nette de rochers, que vos canots ont enlevés en passant.« Jamais notre pétun (tabac) n’a eu si bon goût, ni nos blés n’ont paru si beaux que nous les voyons maintenant.» LA MORT ~ T E GRAND voyage d’exploration terminé, Jacques Marquetfe revint chez les Illinois pour y fonder la mission de l’immaculée Conception, tel qu il 1 avait promis à la Vierge.Atteint d’une maladie sérieuse au cours du grand voyage, il mourut comme il l’avait souhaité: dans une chetive cabane, au milieu des forêts, et dans l’abandon de tout secours humain.' 1 « Sa tombe n’eut pour ornement qu’une croix de bois gropsière et la solennité du grand lac étendu à ses pieds.» Il n’avait pas trente-huit ans./P.S.™ Voulez-vous en connaître davantage sur le Père Marquette et son ami, Louis Jolliet?Ouvrez l’album LOUIS JOLLIET, de la collection GLOIRES NATIONALES, et __________lisez.Ne vous arrêtez qu’à la dernière page et.à la dernière ligne. 10 NOS MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 h •12 1 le K E H Là î \.,-v 2 i _ B §§ I - l r 3 Ü ?G H : r 4 Ü M M- m jg 5 — ) ¦ mm i ¦ 6 1 À y L - 1 mm ï A Cf 7 B BBS M mm h [fi ¦ T lu 8 ?r—f' t " ¦ A B J 9 i Ü Cl B: : G H S gg 10 fT~ si t ««m i H s 11 U n m 11 S y 12 1b ./ ü R HORIZONTALEMENT 1.Assemblage de fil de crin ou d’autres matières — cotonnade de provenance indienne.2.Roi de Juda — sac de linge qui enveloppe un oreiller — du verbe aller.S.Note de musique — danse espagnole très vive — préposition 4.Dix fois dix.5.Abrév.de tramway fleuve côtier de France — qui n’est pas commun.6.Bonne ou mauvaise qualité d’une chose (fig.) — monnaie italienne.7.Sommet d’une montagne — grosse pièce de bois pour soutenir un plancher.8.Serre avec un lacet — abrév de Panama — facile 9.Cap de l’Italie 1().Non en anglais violations de la loi — métal précieux.11.beigneur chez les anciens arabes — dirigea son coup vers — prou pers.12.Noble, sublime — pièce d’étoffe dont on couvre un meuble, un parquet.VERTICALEMENT 1.Partie d or fin pesant la vingt-quatrième partie du poids to-tal — arme offensive à long manche et à fer pointu.2.lait, ou tente avec audace — mot injurieux employé quelquefois en français — ancienne forme de oui.S.Coups de baguette sur le tambour — penchant à nuire, à mal faire — art.cont.4.Petit enfant 5.lête de rocher — deux voyelles — songe.6.Chance, hasard — lisse.7.Ville d’Allemagne — partisans.8.Donne un met à un convive — art.simple — situation.9.Prénom féminin.10.Négation terrain abreuvé par des eaux qui n’ont point lsKHHSS1 55 PRIX 1er PRIX Une bicyclette (d’une marque très connue) 2e et 3e PRIX Une raquette de tennis valeur $12.00 4e, 5e et 6e PRIX Une collection de 10 albums de « Hérauts » AUTRES PRIX 12 bâtons pour Balle-molle 12 balles-molles « officielles » 25 crayons automatiques CONDITIONS Une chose bien simple : envoyez une étiquette de Jus de J®"'41'* < JOUBERT ».ou de tout autre produit « JOUBERT » ou « CHAMPLAIN », tels que confitures, marinades, mayonnaise, macédoine, reve* au Lard.etc.etc.au : CONCOURS JOUBERT Casier Postal 59 Station “R”, Montréal.Au dos de l'étiquette indiquez le nombre de fois que la lettre U * apparaît sur cette étiquette et écrivez votre nom et votre adresse.Envoy z autant d'étiquettes que vous pouvez, vous aurez plus de chances.La décision de notre jury sera finale.Ce concours se termine le 9 avril 1949 i minuit. 16 v"~ CONSIGNE pour MOM CAREME Me faire le « petit oiseau » Du Bon Dieu.Ne m’inquiéter jamais de moi, De mes nécessités, De ce que j'ai ou ce que je n’ai pas; Mais prenant ce que Dieu me donne, Etre toujours contente.Sourire toujours! Que cela n’aille ou n’aille pas Le petit oiseau vole au sommet dès arbres, Et là fixant le ciel, Il chante son harmonieux couplet.Qu’il ait chaud, qu’il ait froid ^Qu’il pleuve Qu il neige ou qu’il -' vente.Le petit oiseau chante quand même.Ainsi, ne regarder que Dieu El me complaire uniquement Dans le cantique d’amour De sa volonté divine accomplie en moi Et dans les âmes.“Monte petit oiseau du Bon Dieu! Plus haut que les nuages, Et chante, chante sa gloire et sa bonté! Madeleine Desjardins LE POINT ET LA VIRGULE Le point disait à la virgule: « Oses-tu bien te comparer à moi ?Je suis dit la virgule autant que toi.Cette^ prétention est au moins ridicule, Lui répliqua le point.Peux-tu sans’mon secours De la phrase arrêter ou suspendre le cours?Voilà dit la virgule où conduit l’ignorance.A la phrase il est vrai comme un coupe-jarret, fc,n lui sautant au cou l’arrêtant court et net, 1 u fais sentir le joug de là puissance.Mon voisin, quand la phrase en sons harmonieux, De son urne au flot pur étanche l’abondance, Est-ce toi qui soutiens et règles sa cadence Et lui fais éviter tous les sauts périlleux ?Pour empêcher les mots de se prendre aux cheveux, Sais-tu les tenir à distance ?Est-ce toi qui maintiens et fixes l’ordre entre eux ?Je fais plus, dit le point, et je fais beaucoup mieux.D un noble sentiment faut-il peindre l’extase ?J^arbore l’étendard de l’admiration.Faut-il donner un tour vif à la phrase, Je me transforme en point d’interrogation.L auteur ne peut-il plus dans l’ardeur qui l’enflamme Exprimer par des sons ce qu’il sent dans son âme ?Je sonne le tocsin de l’exclamation.La virgule à ce coup confessa sa défaite, La dispute éessa, la paix entre eux fut faite.Puissent ainsi finir tous les débats D où naissent parmi nous les haines lamentables.Heureux les cœurs pliables.- Ils cèdent à propos et ne se rompent pas.Jean Clément Ruel TRAVAIL ET DEVOIR Aimez, ô jeunes gens et respectez la vie; Elle est bonne à celui qui va droit son chemin Et qui ne garde au front de son âme ravie Que le reve d'hier et l'espoir de demain.Elle est bonne à tous ceux qui courent à leur tâche, Comme le laboureur qui se lève au matin Et retourne son bien sans plainte et sans relâche Maigre la terre dure et le ciel incertain.Au travail, au travail ! Toute votre journée Vous êtes au matin, laissez venir le soir E ou s êtes en avril, laissez finir l'année L’herbe > ’:v-V; sm- vem-f' i ai£L LE ROI SAÜL DIEU PARLA A SAMUEL.nEMAIN JE XENVFpda * ET DANS UNE DES MAISONS x DE LA TRIBU DE BENJAMIN FILS, \ SAUL,MON NOS AN ESSES SONT ÉGARÉES, AVEC UN SERVITEUR,TÂCHE DE retrouver, * ALLONS DONC JUSQU'A SILO.C'EST LA QUE DEMEURE SAMUEL LE VOYANT.IL POURRAIT NOUS AIDER Wmm mmwm ÆMmmmÊ pggl JE SUIS SAMUEL NE VOUS INQUIÉTEZ l PAS ^U SUJET DE I VOS AN ESSES-.7 elles ont été â retrouvées a UN DE DEUX-LA’ LES PLUS HAUTS RANGS D'ISRAËL SERONT POUR VOUS ET VOTRE W FAMILLE QU'ON SERVE LES TABLES.' flffli m&m JE NE COMPRENDS PAS ÇA/.ÔN DIRAIT QU'IL NOUS ATTENDAIT/.MAIS / NOTRE FA MILLE EST UIJE DPS MOI N DRES DU PAYS mm.W6K 'mm LES AN ESSES 'ytff SONT INTROUVA- BLES.IL ME.SEMBLE QU'ON DEVRAIT RE- y TOURNER.< #¦> POUVEZ-VOUS NOUS DIRE ou de- asm MEURE SAMUEL9 CE SOI R, VOUS RESTEREZ .AVEC MOI, ET DEMAIN IHnL JE VOUS RACON» Hk TERAI TOUT, WMA FAITES MARCHER VOTRE SERVITEUR EN AVANT, JE VOUS PARLERAI DELA PART DE DIEU.VOS ANESSES ÉTAIENT EN SURETE, §fH 1 OU EST SAUL?HL SE CACHE X LA MAISON JE VAIS LE CHERCHER ÿ$ÊÊi$$y ÿagsg: mÿ'P LE LENDEMAIN.SAUL DIEU VOUS A CHOIS! ' POUR ETRE ROI D’ISRAËL/ DIEU M'A DIT QUE VOUS VENIEZ ICE ET QUE LORSQUE SAUL ARRIVA' CHEZ SON PÈRE,]LVIT,EN EFFET, QUE LES ANESSES AVAIENT ETE RETROUVÉE^ COMME SAMUEL L’AVAIT DIT PEU A PRÈS, SAMUEL RASSEMBLA TOUT,LE PEU* PLE POUR QU’ON DESIGNE; UN ROI.PAR LA VOLONTE DE DIEU, LE SORT TOMBA SUR SAUL, CE SONT LES CADEAUX DES TRI BUS QUI VOUS RECONNAISSENT COMME ROI./s ENFIN DIEU SAUVE LE ROI// VIVE UE ROI SAOL// , \t WHKm CE SONT LES CADEAUX DES TRI BUS QUI VOUS RECONNAISSENT COMME ROI./s POURQUOI Y EN A-T-IL SI PEU?BEAUCOUP’ D'ISRAÉLITES RE FUSENT DE VOUS ACCEPTER POUR ROI.ILS SONT .JALOUX.~ TSTTu-*»»» EN ATTENDANT JE CONTINUERAI A TRAVAILLER AUX CHAMPS.JE LAISSERAI PASSER CET AFFRONT TOT OU TARD, LE PEUPLE ME SUIVRA DIEU LE VEUT.mèm 11 Jt lkm COMMENT CE GARS-LA PEUT-IL NOUS SAUVER?ILN'A RIEN, ET SA FAMILLE EST INCONNUE/ AUX ARMES/ LES AMMONITES S‘EN VIENNENT/ ./- NON, MAIS V IL N OU S, S AIT V; SANS DEF|N- cP et il veut Dés ESCLAVES/ LE ROI NAAS VIENT BRULER, NOTRE VILLE/ ¦wjuihi.iw; DITES A SAÜL QUE LUI SEUL NOUS SAUVERA7 OUVREZ LA PORTE SECRETE/ >S' - " WrtfcLT mmnawinüi Qm-Æ UN MOIS PLUS TARD, À LA VILLE DE JABÈS EN GALAÀD.POURQUOI?.ON NE LUI, A RIEN FAIT/ IL FAUT AVERTIR SAUL/ IL EST NOTRE SEUL ESPOIR/ * e^ÊT NAAS NOUS VAINCRA SI VOUS NE VENEZ A NOTRE' AIDE/ 330,000 HOMMES/.DITES AUX CENS DE JABES QU'ILS SERONT SELOUS' RUS DEMAIN MIDI' LE LENDEMAIN iJ VOILA L’ENNEMI/ ETNAAS NE SAIT PAS QUE NOUS SOMMES ICI/ EN AVANT/// C’EST LE TEMPS/ AT TAQUONS/ V -V \ : ' I; *«$#3yA TOUT ISRAEL VOUS AIDERA' JE PUNIRAI LES TRIBUS QUI REFUSERONT DE ME SUIVRE/ «il LES AMMONITES SE SAUVENT/ON GAGNE/ gfcsSfe 'i' æsssss O TRES PUISSANT Saul,tout israel sait maintenant QUE VOUS ÊTES UN GRAND ROI/ , rï„ I# VI .W'7, P /i •* *.MËS î«5»'a^ L.JaCv&o« LA VICTOIRE W%T\ EST À NOUS/MAIS Kc^f POURSUIVEZ-LES/ kr-2— DONNEZ-LEUR 5a^?C?f UNE LEÇON/ W^M/ U VOYEZ SAUL! IL EST EN gia PLEIN MILL MM EU S> E.LA.MELEE* 1 LES MOULINS HOLLANDAIS * , ' — ¦ — - Voyez donc ce joli moulin à vent, tout en bois, et qui a Fair de sortir d’une boîte de joujoux ï C’est un objet de curiosité : il n y a guère qu’en Hollande qu’on puisse en voir de pareils.En France, les moulins â vent, dont le nombre diminue de plus en plus, sont presque tous en pierre.Non loin du village de Saint-Suîpice, ©n fseut encore admirer un de ces moulins que nos ancêtres avaient construit pour moudre leur grain.Il est cependant loin datteindre la taille imposait-te et la forme coquette des moulins hollandais.Remarquez comme tout est propre et net, Au bas se trouve la demeure du meunier ; au-dessus, le grenier avec le grain â moudre, les sacs de farine et de son, et enfin les meules.La partie supérieure du moulin est mobile, de manière à diriger les ailes dans la direction du vent.Cette partie est donc montée sur pivot.Vous pouvez observer qu’à côté du moulin se trouvent un cours d eau et une écjuse, vous voyez même une roue.Est-ce à dire que, lorsque le vent fait défaut, on emploie la force mo trice de l’eau pour faire tourner les meules ?En aucune façon L explication suivante montre bien pourquoi la Hollande est, avant tout, le r pays des moulins à vent », à te! point qu’il est rare de rencontrer un paysage hollandais qui n’en montre pas deux ou trois.La Hollande, célèbre par l’énergie de ses habitants, est défendue depuis des siècles contre les irruptions de la mer.Ce pays/ plat, presque au niveau de la mer, aurait été complètement envahi par elle sans les digues que I on y construisit.Bien mieux, les Hollandais arrivèrent à épuiser l’eau des bas-fonds, â les dessécher au .moyen de pompes et de canalisations, et à les transformer en terres a-râbles, remarquablement lertiles s les c polders ».Le cours d’eau que montre notre gravure est précisément un de ces canaux, Et là roue du moulin actionné par le vent,-contribue à l'évacuation de 1 eau qui, dirigée suf un autre canal, est entraînée vers la mer, Ainsi le dessèchement se fait peu à peu.Ce sont les moulins à vent qui ont donc permis la prospérité actuelle de la Hollande.C est pour cette raison qu’ils sont si nombreux.Pourtant, ils sont appelés à disparaître devant ! emploi de pompes électriques et à vapeur qui refoulent plus efficacement 1 eau.De plus la vapeur et î electricïté font tourner aussi les meules qui broient le blé Et un jour, le progrès tuera le pittoresque.ï:*:*?iJQ' : ’// •>/.: 117'*! MP.ii V.HISTOIRE GENERALE S3 ERIC LE ROUX ET SES FILS !N Amérique, l’histoire des premières découvertes se perd dans la nuit des temps.D’après des manuscrits trouvés en Islande, conservés en Norvège et respectés par les historiens de nos jours, notre continent aurait été connu par des explorateurs Scandinaves, cinq cents ans avant l’expédition de Christophe Colomb.Au commencement du dixième siècle, Eric le Roux, roi de mer chassé de son pays à cause des cruautés qu’il avait exercées, s’embarqua, avec sa famille et ses biens meubles, pour se diriger vers l’Islande.Cetté île était alors bien connue des marins du Nord.Eric ne séjourna pas longtemps en Islande.Après avoir causé bien des misères aux autorités de l’île, force lui fut de partir, un bon jour, à la recherche d’une région plus à sa convenance.Il fit voile vers l’ouest, mit pied sur une terre qu’il nomma Groenland et, avec l’aide des Islandais qui l’avaient suivi, il se mit à la coloniser.Pendant plusieurs années, il fut roi du Groenland, où il termina ses jours.A sa mort, la petite colonie jouissait d’une certaine prospérité.Au reste, Eric laisse, pour lui succéder, trois fils valeureux qui, se ressentant du caractère aventureux de leur père, continueront l’œuvre commencée et pousseront plus loin encore dans la direction du soleil couchant, les explorations maritimes déjà entreprises.Tl" ES fils d’Eric le Roux furent: Lief, Thor-ti wald et Thorstein.Après la mort de son père, dit la tradition, Lief, au cours d’un voyage en Norvège, se convertit au christianisme.Il revint au Groën- Q) land, accompagné de missionnaires chargés d’annoncer la parole de Dieu aux peuplades de la colonie.Un jour, on lui raconta qu’un marin d'Islande nommé Biorne, dans une tentative de voyage vers le Groenland, avait été poussé très loin dans l’ouest par des vents contraires.Ce Biorne disait avoir vu des terres d’une apparence bien différente de celles de son pays.Lief se décide d’aller à la recherche de ces terres nouvelles.Naviguant vers le sud-ouest, il aborde dans une région pauvre en végétation, couverte parfois de brume, et refroidie par des banquises de glace flottant près des côtes.Il l’appela Helluland, la terre des rochers nus.C’était Terre-Neuve.Poussant ses découvertes vers le sud, il atteint un pays à surface plate, au sol sablonneux et couvert de belles forêts.Il le nomme Markland, probablement la région connue aujourd’hui sous le nom de Nouvelle-Ecosse.Plus loin, dans la même direction, il visite des contrées où l’on trouve du fourrage en abondance, ainsi que du maïs et du raisin sauvage.Il leur donne le nom de Vinland.C’était peut-être le Massachusetts, où plus tard les premiers colons puritains trouvèrent beaucoup de maïs et aussi du raisin sauvage.Les frères de Lief et les descendants de cette famille maintinrent des colons dans ces parties de notre continent.D’après la même tradition, Eric, évêque du Groenland, partit en 1121, pour Vinland, afin de ramener au devoir ses compatriotes qui avaient abandonné les pratiques religieuses de leurs pères.Cependant, vers la fin du douzième siècle, à la suite de malheurs répétés, ces colonies furent abandonnées. ©t FtEUR DES POIS •fa SuiLe du numéro précédent ^ ON ! repartit Fleur des Pois, sans avoir l’air de prendre garde à cette dernière partie du discours de Trésor des Fèves, qui tirait fort à conséquence; bon!,ma calèche n’a ni cocher, ni brancards, ni attelage: elle marche à la vapeur, et il n’y a pas d’heure où elle ne fasse aisément cinquante mille lieues.Je te demandes si tu seras en peine de retourner chez toi quand cela te conviendra.Il suffira que tu retiennes bien le geste et le mot dont je me servirai pour la mettre en route.Le porte-manteau contient différents objets qui peuvent te servir en voyage,, et qui t’appartiennent sans réserve.En l’ouvrant à la manière dont tu ouvrirais une gousse de pois verts, tu*y trouveras trois écrins de la forme et de la juste grosseur d’un poids, suspendu chacun d’un fil léger qui les soutient dans leur étui comme des pois en cosse, de telle façon qu’il ne puisse se heurter dommagea.blement dans les déménagements et le transport: c’est un travail merveilleux.Ils céderont à la pression de ton doigt comme le soufflet de ma calèche, et tu n’auras plus qu’à en semer le contenu en terre dans un trou fait à la pointe de ta serfouette, pour voir poindre, mûrir et éclore tout ce que tu auras souhaité.N’cst-ce pas miracle, cela ?Retiens bien seulement que, le troisième épuisé, il ne me reste rien à t’offrir, car je n’ai à moi que trois pois verts, comme tu n’avais que trois litrons de fèves,'et la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu elle a.Es-tu disposé à te mettre en route maintenant ?Sur le signe affirmatif de Trésor des Fèves, qui ne se sentait pas la force de parler, Fleur des Fois fit claquer le pouce de sa main droite contre le doigt du milieu, en criant: Partez, pois chiche! Et le pois chiche était à plus de quinze cents arpents du champ de Fleur des Pois, que les yeux de Trésor des Fèves la cherchaient encore inutilement.— Ilélas ! dit-il.C’est que ce serait faire tort à la vitesse du poids chiche que de dire qu’il parcourait l’espace avec la promptitude d’une balle d’arquebuse.Les bois, les villes, les montagnes, les mers disparaissaient sur son passage.Les horizons les plus lointains se dessinaient à peine dans une immense profondeur, qu’ils s’étaient précipités sur le pois chiche, et que Trésor des Fèves se serait efforcé en vain de les retrouver derrière lui.Pendant qu’il sé retournait,- crac, ils n’y étaient plus.Enfin il avait plusieurs fois repris l’avance sur le soleil; plusieurs fois il l’avait rejoint au retour pour le devancer encore, dans de brusques alternatives de jour et de nuit, quand Trésor des Fèves se douta qu’il avait laissé de côté la ville qu’il allait voir, et le marche où il portait vendre ses lifrons.- ?Cv — Les ressorts de cette voiture sont un peu gais, imagina-t-il soudain; car on n’oublie pas qu’il était doué d’un esprit très subtil.Elle est partie à l’étourdie avant que Fleur des Pois eût achevé de s’expliquer sur ma destination, et il n’y a pas de raison pour que ce voyage finisse dans tous les siècles des siècles, cette aimable princesse, qui est assez évaporée comme le comporte sa jeunesse, ayant bien pensé à nie dire comment on mettait sa calèche en route, mais non pas ce qu’il fallait faire pour l’arrêter.Effectivement Trésor des Fèves s’était servi sans succès de toutes les interjections mal sonnantes qu’il eût jamais recueillies, pudeur gardée, de la bouche blasphématoire des voiturins et des muletiers, gens de pauvre éducation et de méchant langage.La calèche allait toujours, elle n’allait que de plus belle; et, pendant qu’il fouillait dans sa mémoire pour varier ses apostrophes de plus d’euphémismes que n'en pourrait enseigner la rhétorique, madame la calèche coupait des latitudes à la course.— Le diable t’emporte! s’écriait Trésor des Fèves: et le diable obéissant ne manquait pas d’emporter la calèche des tropiques aux pôles, ou des pôles aux tropiques, et de la ramener dans tous les cercles de la sphère, sans égard au changement insalubre des températures.Il y avait de quoi rôtir ou se morfondre avant peu, si Trésor des Fèves n’avait pas été doué, ainsi que nous l’avons dit souvent, d’une admirable intelligence.— Voire, dit-il en lui-même, puisque Fleur des Pois l’a lancée à travers le monde, en lui disant: Partez, pois chiche!.on l’arrêterait peut-être en lui disant le contraire.Cela était extrêmement logique.— Arrêtez, pois chiche! cria Trésor des Fèves, en faisant claquer le pouce de sa main droite contre le doigt du milieu, comme il l’avait vu faire à Fleur des Pois.Voyez si une académie tout entière aurait aussi bien trouvé! Le pois chiche s’arrêta si juste, que vous ne l’auriez pas mieux arrêté en le fichant sur terre avec un clou.Il ne bougea.Trésor des Fèves descendit de son équipage, le ramassa précieusement, et le laissa couler dans une bougette de cuir qu’il avait à sa ceinture pour y serrer les échantillons de ses fèves, mais après en avoir retiré le porte-manteau.L’endroit où la calèche de Trésor des Fèves s’était ainsi butée à son ordre n’est pas décrit par les voyageurs.C’était une plaine sans bornes, si sèche, si rocailleuse et si sauvage, qu’il n’y avait pas un buisson sous lequel gîter, ni une feuille nourricière ou rafraîchissante pour apaiser sa faim et la soif.Trésor des Fèves ne s’inquiéta point.Il fendit proprement de l’ongle son porte-manteau, et il en détacha un des petits écrins dont Fleur des Pois lui avait fait la description- 35 Ensuite, il l’ouvrit comme il avait fait de la calèche, et semant son contenu en terre, à la pointe de la serfouette.— Il én arrivera ce qui pourra, dit-il, mais j’aurais gra'nd besoin d’un pavillon pour me couvrir cette nuit, ne fût-il que d’une plante de pois en fleur; d’un petit régal pour me nourrir, ne fût-il que d’une purée de pois au sucre; et d’un lit pour me coucher.Aussi bien, je ne saurais revoir mes parents d’aujourd’hui, tant je me sens pressé d’appétit, et courbattu de la fatigue du voyage.Trésor des Fèves n’avait pas fini de parler, qu’il vit sourdre du sable, un superbe pavillon en forme de plante de pois, qui monta, grandit, s’épanouit au loin, s’appuya d’espace en espace, siir dix petits pieux d’or, se répandit de toutes parts en gracieuses tentures de feuillage, parsemées* de pois, et s’arrondit en arcades innombrables, dont chacune supportait au centre un riche lustre de cristal chargé de bougies.Tout le fond dés arcades était garni de glaces d’une hauteur démesurée, qui n’avait pas le moindre défaut, et qui réfléchissaient les lumières à éblouir d’une lieue la vue d’un aigle de sept ans.Sous les pieds de Trésor des Fèves, une feuille de pois, tombée d’accident de la voûte s’élargit en magnifique tapis diapré, de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et d’une multitude d’autres.Bien plus, ce tapis était bordé de tables rondes qui semblaient prêtes à s’affaisser sous le poids des pâtisseries et des confitures, ou sur lesquelles des fruits glacés cernaient élégamment dans leurs coupes de porcelaine surdorée un bon petit plat de petits pois au sucre, marbré à sa surface de raisins de Corinthe noirs comme le jais, de vertes pistaches et de tranches d’ananas.(A SUIVRE AU PROCHAIN NUMÉRO) § %Æ?À k ?Suite du numéro précédent ?UE craignez-vous, père ?dit José en se tournant tout à coup et faisant claquer un beau fouet à manche rouge, et dont la.mise était de peau d’anguille.Croyez-vous que ma jument ne soit pas capable de nous traîner ?Il est vrai qu’elle a déjà sorti trente cordes d’érable du bois: mais ça n’a fait que la mettre en appétit.)) Le bonhomme réduit enfin au silence, le galant fit embarquer sa belle dans sa carriole, sans autre chose sur la tête qu’une coiffe de mousseline, par le temps qu’il faisait; s’enveloppa dans une couverte, car il n’y avait que les gros qui eussent des robes de peaux dans ce temps-là; donna un vigoureux coup de fouet à Charmante, qui partit au gnlop, et dans un instant ils disparurent, gens et bête, dans la poudrerie.* Il faut espérer qu’il ne leur arrivera rien de fâcheux, dit le vieillard en chargeant de nouveau sa pipe.— Mais dites-moi Jonc, père, ce que vous avez à craindre pour votre fille; elle va sans doute ce soir chez des gens honnêtes ?— Ha! Monsieur, reprit le vieillard, vous ne savez pas; c’est une vieille histoire, mais qui n’en est pas moins vraie! Tenez, nous allons bientôt nous mettre à table, et je vous conterai cela en frappant la fiole.Je tiens cette histoire de mon grand-père, dit le bonhomme, et je vais vous la conter comme il me la contait lui-même: Il y avait autrefois un nommé Latulipe, qui avait une fille dont il était fou.En effet, c’était une jolie brune que Rose Latulipe; mais elle était un peu scabreuse pour ne pas dire éventée.;LLE avait un amoureux nommé Gabriel Lepard, qu’elle aimait comme la prunelle de ses yeux; cependant, quand d’autres 1 accostaient, on dit qu’elle lui en faisait passer.Elle aimait beaucoup les divertissements, si bien qu’un jour de mardi gras, un jour comme aujourd’hui, il y avait plus de cinquante personnes assemblées chez Latulipe, et Rose, contre son ordinaire, quoique coquette, avait tenu toute la soirée fidèle compagnie à son prétendu; c’était assez naturel: ils devaient se marier à Pâques suivant.Il pouvait être onze heures du soir, lorsque tout à coup, au milieu d’un cotillon, on entendit une voiture s’arrêter devant la porte.Plusieurs personnes coururent aux fenêtres, et, frappant avec leurs poings'sur les châssis en dégagèrent la neige collée en dehors, afin de voir le nouvel arrivé, car il faisait bien mauvais.« Certes! cria quelqu’un, c’est un gros, comptes-tu, Jean ?Quel beau cheval noir! comme les yeux lui flambent! on dirait le diable m’emporte qu’il va grimper sur la maison.» Pendant ce discours, le monsieur était entré et avait demandé au maître de la maison de se divertir un peu.« C’est trop d’honneur nous faire, avait dit Latulipe: dégrayez-vous, s’il vous plaît; nous allons faire dételer votre cheval.» L’étranger s’y refusa absolument — sous prête,xte qu’il ne resterait qu’une demi-heure, étant très pressé.Il ôta cependant un superbe capot de chat sauvage et parut habillé en velours noir et galonné sur tous les sens.Il garda ses gants dans ses mains, et demanda la permission de garder aussi son casque, se plaignant du mal de tête.K LE BRAVE RIM’illIS • / / POUR vous parler, mes jeunes lecteurs, de ce grand homme, il faut remonter à une époque bien douloureuse de l’histoire de France.Le roi Jean le Bon était alors prisonnier des Anglais et un jeune prince de dix-neuf ans à peine se trouvait à la tête d’un royaume envahi par l’étranger.Les négociations de paix ne pouvaient aboutir, tant les exigences du vainqueur étaient cruelles.Il fallut cependant les accepter un peu plus tard.L’affliction fut grande dans ces régions que les défaites avaient enlevées à la couronne; mais nulle part cette honte et cette douleur ne furent plus profondément senties que dans le comté de Ponthieu, surtout dans Abbeville, sa capitale.4- Peine les dures conditions imposées par Edouard III furent-elles connues, que la population presque entière se répandit dans les rues, su^ les places publiques, en faisant entendre des plaintes déchirantes.(( Plutôt mourir que de subir l’odieuse^domination de nos ennemis!)) s’écriaient les hommes d’un âge mûr.« Nous avons trop vécu ))! répétaient en sanglotant les vieillards.Les femmes, les mères pressaient leurs enfants dans leurs bras, comme pour les disputer à l’ennemi.De jeunes hommes, il n’y en avait point; tous étaient partis, et beaucoup ne devaient jamais revenir, car cette terrible guerre en avait moissonné le plus grand nombre.Tout à coup plusieurs voix s’élevèrent du sein de cette foule consternée, et l’on entendit ces mots: « Maître Ringois, l’ami des pauvres, le protecteur des faibles, le bon citoyen, que doit-il penser à cette heure ?Comme il doit souffrir! Allons joindre notre douleur à la sienne.» A peine ce nom fut il prononcé, qu’une multitude immense, grossie à chaque pas, se porta comme un seul flot sur une des places d$ la ville, en face d’une maison au style sévère.Sur le balcon placé au niveau du premier étage, flottait un drapeau noir.Ce signe de deuil fut acclamé par la population désolée, et le nom de Ringois sortit aussitôt de toutes les poitrines, et appela sur le balcon le citoyen que désignait cet appel unanime.Ringois avait à cette époque quarante-cinq ans environ; sa taille était imposante, son regard intelligent et fier; une épaisse chevelure noire, à laquelle se mêlaient quelques fils argentés, couronnait cette belle tête.Ringois fit signe qu’il voulait parler, et aussitôt un respectueux silence se fit au milieu de cette foule agitée.« Mes amis, dit-il, je partage votre deuil; j*e souffre comme vous de l’humiliation de la patrie; mais je ne saurais vous engager à aucune protestation inutile: nous subissons la loi des vaincus.Les seules armes dont nous puissions nous sèrvir aujourd’hui, c’est la patience et la résignation.Sachons attendre! Voilà le seul cri de guerre qui doive se faire entendre au sein de notre cité, forcément livrée à l’ennemi.Serrons nos rangs, et murons plutôt les portes de nos demeures pour empêcher l’ennemi d’y pénétrer ! )) Un flot d’applaudissements accueillit ces patriotiques paroles,- et la foule obéissante se dispersa sans trouble dans les divers -quartiers.Ringois se tint debout sur le balcon tant qu’il resta sur la place quelques citoyens attardés; puis il rentra dans son appartement, se jeta sur un siège et l’on entendit comme des sanglots sortir de sa poitrine.En ce moment, une porte s’ouvrit devant une belle jeune fille, vêtue de deuil; elle s’avançait, suivie d’une vieille.gouvernante, et vint tout doucement se placer aux genoux de Ringois, lui disant de sa voix la plus douce: Ringois fit signe qu’il voulait parler « Père, c'est moi ! » Cet accent, qui depuis seize années avait su trouver le chemin de son cœur et en cicatriser les blessures, ne fit qu’augmenter l'attendrissement auquel cet homme d ordinaire si énergique, ne pouvait résister.« O mon père, s'écria tout à coup la jeune hile avec énergie, je vous ai entendu dire souvent qu un bon citoyen doit toujours avoir foi dans les destinées de son pays, qu’il qte doit jamais désespérer de lqi voir reprendre le rang qu il occupait parmi les nations.La France de Clovis et de Charlemagne ne peut périr ainsi; au moment où ses ennemis implacables la croiront anéantie, elle se relevera de ses ruines.Ùvon, Dieu, qui l'aime, ne l’abandonnera pas! On eut dit que la charmante enfant voyait dans l’avenir la jeune bergère de Domrémy, quittant son village sur I ordre de ses voix bénies, et faisant fuir devant son étendard les bataillons innombrables des soldats ennemis.Les accents généreux de cette foi naïve rendirent à Rmgois sa vaillante energie; il releva sa fille, ét la contemplant avec un doux orgueil : « Tu n’es encore qu’une enfant, mon Edmée chêne, dit-il, et tu donnes à ton père une sage leçon ; c est avec la confiance qu’on fait de grandes choses, et non avec le doute, qui paralyse le courage et le rend impuissant.» % # # Ringois était un des riches bourgeois d’Abbe-ydle; ses concitoyens, qui connaissaient son intelligence et estimaient ses vertus, l’avaient choisi pour défendre leurs intérêts et leurs droits.Il siégeait connue échevin à 1'hotel de ville, et jouissait, sans l’avoir recherchée, de la plus grande faveur populaire qu’on pût accorder à un homme.Sa porte était ouverte à tous les malheureux; sa fortune avait soulagé bien des misères et séché bien des pleurs.Au motif si légitime qu’avait Ringois d’en > ouloir aux Anglais sen joignait un autre1 qui, tout en n occupant que la seconde place dans son cœur, y faisait néanmoins une vive blessure.x Il s’agissait d’un orphelin, fils d’un ami regretté et qu il avait eleve avec la tendresse d’un père.*Ce jeune homme se nommait Didier.La guerre l’avait enlevé aux douceurs de la vie honnête dont il jouissait auprès de son protecteur.Fait prisonnier, comme le roi, à la bataille de Poitiers, il n avait pu sans doute faire parvenir de ses nouvelles.Avait-il succombé aux fatigues de cette lutte terrible ?Avait-il été victime de quelque basse vengeance ?Ringois l’ignorait.Mais le traité de Brétigny avait dû rendre la liberté aux bravés qui avaient partagé ses dangers et ses malheurs; beaucoup, en effet, avaient revu leur famille et leur pays, mais Didier n’avait point reparu., Les tristes événements de cette époque suivaient ^ leurs cours.Une sanglante ironie, jointe à la violence, porta au paroxysme de la colère et du désespoir les populations exaltées par quinze ans de souffrances de toutes sortes.La haine était dans tous les cœurs; des malédictions s’échappaient de toutes les lèvres.Dans un tel état de choses, la moindre étincelle devait animer ce feu qui couvait dans l’ombre.Ce fut néanmoins des vainqueurs que vint la provocation.Des officiers anglais insultèrent, en le menaçant, un vieillard fort estimé dans toute la ville; ceux de ses concitoyens qui se trouvaient témoins de cet outrage prirent parti pour leur compatriote: da querelle s’engagea, et.l’irritation, comme une traînée de poudre, se communiqua aux groupes qui s’étaient soudainement formés.Alors on vit s’ouvrir les maisons soigneusement fermées, et chacun des habitants accourir au cri répété de (( Gare aux Anglais ! » Ringois s’était trouvé au sein de l’émeute avant de s’être rendu compte du mouvement populaire qui se produisait; on feignit de croire qu il en avait été l'excitateur et le guide, fl était riche, il poqvait payer une forte rançon, O mon pere, il ne faut jamais désespérer Je ne signerai jamais une telle infamie mais cette consolation si légitime lui fut enlevée: on fit pour lui une exception monstrueuse.Tous ses compagnons qui furent faits prisonniers avec lui, eurent le droit d’échanger .contre leur or leur liberté; à lui seul on imposa la dure nécessité de reconnaître pour son souverain légitime le nouveau maître: Edouard III, roi d’Angleterre.Ce fut un coup de foudre pour le malheureux' père et pour ses nombreux amis.On fut pour ce bon citoyen d’une cruauté inouïe mais Rin-gois fut inébranlable.L’injustice le révoltait.Une nuit, on vint enlever le prisonnier de sa cellule, on le conduisit à la lueur des torches sur la plate-forme de la forteresse, dont le pied était battu par la mer.Là Lord Nesby adjura son prisonnier de faire au rôi d’Angleterre le serment exigé.« Mon souverain légitime est le roi Jean, répondit avec fermeté Ringois, et pour le moment, je n’en reconnais pas d’autre.» Sur un ordre de lord Nesby, les lances des hommes d’armes repoussèrent Ringois jusqu’au bord de la forteresse; un pas seul le séparait de l’abîme.Une nouvelle sommation lui est faite de se reconnaître sujet du roi d’Angleterre.« Jamais! plutôt mourir !» s'écria Ringois.« Qu’il soit fait selon ta volonté », répond le commandant, ivre de fureur.Aussitôt cinq lances se dirigent sur la poitrine du brave, ces lances meurtrières le précipitent dans les flots.Edrnée n’avait pas revu son père depuis le jour où il avait été entraîné par l’émeute.Que dire des angoisses terribles qu’elle avait subies! La parole est impuissante à les reproduire.Ces émotions poignantes éprouvèrent au delà de ses forces' cette nature délicate.Les médecins lui conseillèrent un changement d’air; il fallait à tout prix arracher la pauvre enfant à de trop cruels souvenirs.Après un séjour de deux années en Italie, Edrnée voulut revoir son pays natal; elle revint 39 à Abbeville dont les habitants l’accueillirent avec les démonstrations de la joie la plus sincère.Au moment où l’orpheline rentrait sous le toit qui l’avait vu naître, Didier mettait le pied sur la terre de France.Qui avait brisé les fers du prisonnier ?Il l’ignorait.Un jour, le fier baron de Less lui avait dit: (( Pars, tu es libre! » Et le jeune soldat n’avait même pas songé à demander le moindre renseignement; transporté de bonheur, il s’était empressé de retourner dans son pays.Il revenait la joie dans l’âme, lorsqu’il apprit en rôute la mort tragique de son bienfaiteur, de son second père.Cette nouvelle brisa son cœur.Edrnée, sur laquelle on lui avait donné des détails si navrants, reposait sans doute à cette heure dans le cimetière d’Abbeville, sa vieille gouvernante, qui l’avait tant aimée, avait-elle pu elle-même résister à tant de douleurs ?Quand il aperçut la flèche du clocher, ses forces faillirent l’abandonner.Le premier habitant d’Abbeville qu’il rencontra raffermit son courage en lui racontant les événements passés.Quelques instants après, comme Germaine allait et venait dans cette maison où elle avait passé sa vie, elle se sentit enlacer par deux bras vigouréux, et un baiser, un gros baiser, comme seuls les fils en donnent à leurs mères, retentit sur les joues de l’excellente femme.« Est-ce toi, mon Didier ?» dit-elle, car son cœur avait deviné, avant que ses yeux l’eussent vu, celui dont elle pleurait l’absence.Edrnée accourut à ce bruit.En se tendant la ’main, les deux amis d’enfance éclatèrent en sanglots; à leurs yeux apparaissait l’image chérie de celui qui les avait élevés avec une égale tendresse.Quelques mois plus tard, un nombreux cortège d’amis fidèles accompagnait à l’église un jeune couple qui recueillait sur son passage les bénédictions de la foule attendrie; Didier devenait l’heureux époux d’Edmée.» La vertu et les sentiments dont Ringois avait donné toute la vie l’exemple se perpétuèrent chez ses descendants.Les deux amis d’enfance éclatèrentjven sanglots 4C Q.— Qui nous fait attendre quatre ans après son apparition ?R.— L’année bissextile.Q*— Où trouve-Uon les meilleurs poissons ?R.— A Jéricho, parce que les murailles sont détruites (des truites).Q,— Comment Abraham put-il enrichir sa garde-robe ?R*— En s’emparant d’un roi qui avait vaincu Loth (20 culottes).«SS*»®* Q.— Qu’on m’enlève 1 lettre, 2, puis 3, je reste toujours le même.Qui suis-je ?R.— Le facteur.Q.— Quel est l’animal auquel les autres doivent le respect ?R.— Le mouton car il est lainé (l’aîné).Q.— Quelles notes de musique préfèrent les lecteurs de Hérauts ?R.— Le r^ et le si (le récit)*.
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