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Titre :
La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins
Organe du chef de file du mouvement économique coopératif qui vise à informer abondamment ses acteurs sur l'expansion du mouvement et la défense de ses intérêts, sur la doctrine coopérative, sur l'évolution législative dans le domaine, et sur les meilleures méthodes de travail.
Éditeur :
  • Québec, [Québec] :Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins,1935-1940
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Revue Desjardins
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La Caisse populaire Desjardins : organe officiel de la Fédération de Québec des Unions régionales des Caisses populaires Desjardins, 1939-01, Collections de BAnQ.

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LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions Régionales de Caisses Populaires Desjardins (Société régie par la loi des Syndicats Coopératifs de Québec) VOL.5 JANVIER 1939 Numéro 1 3 C ,U A4 AILL Pages 1939 C.Vaillancourt 2 Boîte aux lettres : Consultation :—Précautions à prendre dans un transport de Police d’Assurance en garantie.L’Aviseur Légal .3 i "Désendetteuse” La Caisse Populaire de St-Elzéar Louis Arneau .4 Le Mouvement d'Antigonish Paul Bréval 4, 5 Qualités d’un Gérant—St-Léon de Standon Louis Arneau 5 Noces d’Argent de la Caisse Dotation de Notre-Dame de Lévis Paul Bréval 6, 7 En Vitesse A.L’Epouvante 7 En rêvassant Paul Bréval 8, 9 Lettre ouverte à M.le Gérant de la Caisse de X Louis Arneau 8 Les Caisses Populaires—Etudions-les Louis Arneau 9 | La Charte de nos Caisses Populaires (suite).A.Desjardins 10, 11 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Organe officiel de la Fédération de Québec des Unions Régionales des Caisses Populaires Desjardins Société régie par la toi des Syndicats Coopératifs de Québec Revue à paraître 10 fois en 1939 — (Abonnement: $1.00 par an) (par groupe de douze abonnements: $9.00 par an) Rédaction et Administration: Bureau de la Fédération, Chambre 912, Edifice Price, Québec.Cette revue est imprimée par L'Imprimerie Laflamme, 34 rue Garneau, Québec, P.Q.CedUosUcd - 1939 - Est-il trop tard pour vous présenter nos souhaits de bonne, heureuse et sainte année et comme le disoient nos ancêtres, le paradis à la fin de vos jours?Trop de gens s'imaginent que le paradis existe sur la terre et c'est peut-être une des plus grandes causes de la crise présente.Depuis la chute d'Adam et d'Eve, le paradis terrestre n'existe plus, ne l'oublions pas.C'est en appliquant les lois de la saine coopération, basée sur la charité chrétienne, que nous vivrons une vie qui pourra nous assurer le Paradis à la fin de nos jours, le Paradis qui ne finira jamais.Puissent nos voeux se réaliser! Que sera 1939?Chacun y va de ses prédictions.Je ne veux pas être un prophète mais on m'a appris, et la pratique m'a confirmé, que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.Or, tous les peuples qui ont fait l'inflation dans le passé ont fait faillite financièrement.Depuis la crise, on ne cesse de faire de l'inflation de dettes, de la monnaie, du crédit et l'on pense résoudre le problème en faisant l'inflation des taxes.On aura beau relever les taxes à un niveau même astronomique, on ne pourra ainsi résoudre la crise.Chaque fois qu'on impose une taxe nouvelle, cela veut dire qu'on relève le prix de vente d'une marchandise et, par le fait même, on réduit le pouvoir d'achat du consommateur.C'est logique.Que proposez-vous, me dira-t-on, à la place de l'inflation?La déflation.Mais qui donc aura le courage, la force et la puissance d'appliquer la déflation?Dans un pays démocratique comme le nôtre,nous admettons que l'application de notre remède est difficile.La réaction sera dure et même, le parti au pouvoir qui voudra appliquer ce remède sauveur sera probablement battu à l'élection suivante: alors, si son successeur, a le même sens de la réalité, il devra avoir le même courage que son devancier et poursuivre cette même politique de déflation.D'ailleurs, (a crise occasionnée par la déflation ne peut durer plus de deux ou trois ans si on sait bien appliquer le remède proposé.Après, ce sera le début d'une vraie prospérité, prospérité qui, commencée par le bas, ira toujours en s'accentuant.Ce sera l'inverse de cette prospérité fictive que nous procure l'inflation.Le cadre de cet article ne me permet pas de développer les avantages et les désavantages de la déflation.Peut-être y reviendrons-nous un jour.Qu'on nous permette cependant d'ajouter qu'il y a un pays qui a appliqué ce système déflationniste avec succès: c'est le Portugal.L'exemple de ce pays nous prouve qu'avec la déflation bien appliquée et bien conduite, il ne peut y avoir d'échecs et l'artisan de ce plan, Salazar, n'est ni un naziste, ni un fasciste et encore moins un communiste mais un homme de bon sens.L'inflation peut servir les spéculateurs mais elle n'a sauvé aucun pays.En prévision de cette échéance de l'inflation — car tôt ou tard, ce ballon gonflé devra crever — nous conseillons à nos Caisses d'être très prudentes, de ne pas faire d'achats d'obligations à trop longues échéances et au-dessus de 102.Dans vos prêts à vos sociétaires, exigez toujours des remises hebdomadaires, mensuelles ou au plus tard trimestrielles afin d'habituer vos emprunteurs à devenir plus tard des épargnants.En effet, pourquoi celui qui, depuis un an, deux ans, cinq ans et même dix ans, a mis de côté tant par mois pour payer sa dette, ne continuerait-il pas de mettre de côté le même montant une fois sa dette éteinte?Quand on a formé un épargnant, cela veut dire que l'on a formé un homme de caractère, de volonté, un tempérant.Cela veut dire aussi qu'un tel homme n'est pas un communiste, pas un socialiste, mais un homme au vrai sens du mot latin "vir".En procédant ainsi, lorsque viendra cette échéance dont nous parlions tout à l'heure, nos Caisses auront pris les précautions nécessaires pour se maintenir.Comme tout l'argent prêté sera chez nous, autour de nous, il sera plus facile de le récupérer et il nous sera plus facile aussi de s'aider.C.VAILLANCOURT.Note.—L'article du mois dernier sur les prêts aux coopératives a suscité tant de remarques intéressantes que nous y reviendrons le mois prochain. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 Boite aux lettres Consultation Précautions à prendre dans un transport de police d’assurance en garantie.Question: — Quelle est la valeur de garantie d'une police d’assurance transportée au nom de la caisse d’après la formule suivante?FORMULE Cession de Police Pour valeur reçue, Nous soussignés,.et.de .dans la province de Québec, par les présentes cédons et transférerons à LA CAISSE POPULAIRE DE .tous nos droits, titres, et intérêts dans la police portant le numéro.émise par la., sur u, vie de.de.et tous les bénéfices et avantages y dérivant et sujet aux conditions de la dite police.Les soussignés déclarent qu’ils sont âgés de plus de vingt-et-un ans.En foi de quoi, nous avons signé les présentes en triplicata à dans la province de Québec, ce.jour de.de l'an mil neuf cent trente neuf (193.) signé en présence.Affidavit d’exécution Province de Québec, comté de Concernant la police no.émise par le.Je.de la ville de.dans le comté de.gé- rant de la CAISSE POPULAIRE DE., fait serment çt déclare : 1) que j’étais person- nellement présent et ai vu le document ci-haut dûment signé en triplicata et exécuté par.et., à.dans la province de Québec; 2) que je connais les dites personnes et suis un témoin du document ci-haut.Assermenté devant moi à.dans le comté de.ce jour de.193.Réponse : — J’ai examiné la formule dont se sert la caisse populaire pour obtenir le transport en garantie de polices d’assurance.Après acceptation du transport, la police elle-même est remise à la caisse, et le prêt consenti ne dépasse pas le montant de la valeur de rachat en espèce de cette police.Le gérant vous demande si la caisse obtient ainsi une garantie de tout repos.Il y a lieu d’attirer spécialement son attention sur les faits suivants : tour d’abord, la cession et le transport des droits et bénéfices de l’assuré sont faits sujets aux conditions de la police.Il faut donc référer dans chaque cas à la police elle-même jour voir l’étendue des droits du bénéficiaire.Mais, d’une manière générale, toutes les polices comportent que le bénéficiaire ne peut pas prendre la valeur en espèce sans le consentement de l’assuré.Il en résulte que si le prêt n’est pas remboursé, la caisse pourra difficilement sans le consentement de l’assuré obtenir la valeur en espèces par conséquent le remboursement de son prêt.Il pourra arriver qu’elîe soit obligée de continuer le paiement des primes si l’assuré néglige de maintenir sa police en vigueur.En second lieu il faudrait éviter avec grand soin d’accepter aucune police d’assurance si l’épouse de l'emprunteur en est le bénéficiaire.Toute renonciation par celle-ci ou toute cession ou transport en garantie de la dette de son époux, sont frappés de nullité par l’article 1301 du Code Civil : "La femme ne peut s’obliger avec ou pour son mari qu’en qualité de commune; toute obligation qu’elle contracte ainsi en .autre qualité est nulle et sans effet, sauf les droits des créanciers qui contractent de bonne foi.” La formule qui nous est transmise pour examen semble signée par .et .Dans l’espèce, celle-ci est-elle l’e pouse de.Je tiens à insister pour que le gérant évite d’accepter toute police d’assurance dont l’épouse de l’emprunteur est bénéficiaire.-o- EN VIIE//E Disons que: Dans la paroisse de X., un vieillard est au bureau de la fabrique.Il déplore le départ de son fils pour la ville, et il avoue avoir pleuré en le voyant partir.Et pourquoi est-il parti, lui-dit M.le curé du lieu?Je ne pouvais l’établir.Avez-vous fait votre possible?Non, reprend le pauvre vieux; et les larmes aux yeux, il ajoute : j’ai bu au moins dix mille piastres depuis 25 ans.Fréquenter une Caisse populaire est plus payant et plus consolant que de fréquenter les.tavernes.N’est-ce pas?.Le Poète a dit : “L’Aumône journalière du riche n’aide le pauvre qu’à demi” “Aide-le à s’aider lui-même, tu seras vraiment son ami”, Volums 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 «DESENDETTEUSE ” LA CAISSE ST-ELZEAR Qu'il faisait chaud ce jour-là! C était au mois d’août 1927, alors que nous étions à fonder la caisse de St-Elzéar, comté de Beauce.-Comme partout ailleurs, dans-nôtre auditoire , les- incrédules ne manquaient pas.Et, les objections pleuvaient.Les gens étaient pauvres, en dettes, et des hommes pour bien administrer cette oeuvre paroissiale, il n’y en avait pas chez eux .Nous disions alors ce que nous di.-ons depuis toujours: "Voulez-vous payer vos dettes?Fondez et encouragez une Cause Desjardins -chez vous.Cette oeuvre sociale vous fera pratiquer l’épargne.Elle vous enseignera la prévoyance.Si vous êtes honnêtes et 'travailleurs, elle vous prêtera pour des fins productives, et elle vous aidera à vous désendetter.Et nous ajoutions: Tel que pratiqué aujourd’hui, le crédit sans remboursement mensuel ou annuel est un grave danger pour les cultivateurs.Le crédit de consommation c.-à-d.pour l’achat de vêtements, de voitures, de nourriture est souvent désastreux.A tout coup, le crédit fait sans discernement, ruine l'emprun-¦ eur.” En passant, nous ne pensions jamais dire si vrai.Les événements survenus depuis 1929 ont largement confirmé -notre doctrine.Le moratoire est là pour d rr bien haut comme nous avions rai son ! “Pour être bon, salutaire, dirons-nous encore : le crédit dot; être précédé par la pratique de l’épargne.Comment peut-on espérer qu’un ’ nuj n’a jamais su épar- gner puisse payer ses dettes.Seul, l’individu qui épargne doit obtenir du crédit, est capable d’en faire un bon usage.Mais, par ailleurs, il faut lui facmter tes moyens d épargner en mettant à sa disposition, une institution paroissiale, bien à ss portée, tous les jours et ma foi a tou.e heure du jour.Il aura chance alors de devenir économe.’’ Et, les St-Elzéarois nous on.écouté.Et, ils ont trouvé des gens pour administrer magistralement leur Caisse.Et les gens se sont désendettés malgré la crise.Et, les prétendus pauvres ont frit des merveilles d'économie.Jugez-en tant par le rapport suivant.L’actif de la Caisse de St-El-z-éar au 31 décembre 1938 est de $61.428.50.Pour des pauvres gens .Les prêts actuels consentis aux sociétaires sur billets et sur hypo-thèques s’élèvent à $19,419.29 Depuis 12 ans.cette Caisse r prêté plus de 118 mille piastres et 64 mille ont été remboursées Vrai! Tous les braves gens, qui nous abimaient d'objections, se sont royalement trompés.Ils s’en réjouissent, et .nous aussi.Leur Caisse a contribué à désen detter ses sociétaires.Louis ARNEAU, «Le Mouvement d Antigonish» De plus en plus, les apôtres du mouvement coopératif s'imposent au public canadien.Ils méritent cette attention, et nous du Québec, ferions bien d'avoir l’oeil ouvert du côté de l’Est.Ces messieurs d’Antigonish sont allés chercher aux Etats-Unis des principes coopératifs que feu le Commandeur Alphonse ! Desjardins y avait semés, il y a un quart de siècle et plus.! Et, ils les ont appliqués intégralement dans tous les domaines : caisses populaires, coopératives de production et de consommation etc .En cela, ils ont fait beaucoup mieux que nous qui avons voulu, par des lois mal bâties, créer un autre type de coopération.Et, au vrai, est-ce bien de la coopération que nous tentons de fa.re?Quoi qu’il en soit, voici -ce que “Le Droit” écrit du mouvement coopératif d’Antigonish : “En huit ans, ce mouvement a accompli des merveilles, De nombreuses coopératives ont été établies dans les provinces maritimes.Elles groupent aujourd’hui 30,000 personnes.Les caisses populaires, qu’on a fondées, se chiffrent par 260.La plupart d’entre elles n’ont pas encore dépassé le stage initial, mais leur valeur s'élève, pourtant, déjà à près d’un million.Ces caisses prêtent des millions par année.Dans l’est de la Nouvelle-Ecosse, on a établi quarante-quatre magasins coopératifs, dont le chiffre d’affaires at-eignait, l’an dernier $3,000,000.00 (trois millions).Un magasin de ;ros, dont le bureau-chef est situé à Moncton, dessert ces magasins de détail.Il vient d’établir une succursale à Sydney.C’est dans le champ de la production primaire que l’on a obtenu à date les meilleurs résultats.Les pêcheurs exploitent maintenant rente-cinq fabriques de conserves de homards .et d’autres sortes de poissons.Les cultivateurs ont mis sur pied deux établissements -coopératifs de lait pasteurisé.Un grand nombre d’autres associa-fions -coopératives de mise sur le marché fonctionnent aussi entre cultivateurs, pêcheurs et ouvriers forestiers.On voit encore surgir ici et là, des plans coopératifs d’hospitalisation et de bibliothèque.Dans la région du Cap-Breton, on cherche, en ce moment.?créer une bibliothèque régionale A Reserve Mines, en Nouvelle-Ejcosse, on a organisé une entreprise coopérative de construction de logements.Onze maisons ont été bâties.Le printemps prochain on lancera d’autres projets de ce (suite à la page 5) Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 CUALITE/ D’UN GERANT “LE MOUVEMENT D’ANTIGONISH’’ ST-LEON DE STANDON Comté de Dorchester Plusieurs facteurs Contribuent au succès d une Caisse populaire.Cependant, sans conteste, le plus important de tous, c’est M.le Gérant.Une Caisse aura beau avoir un Conseil d’administration de premier choix, d'excellents commissaires de crédit, de bons hommes dans le conseil de surveillance., si son gérant manque de qualités essentielles, elle ira mal.Et ces qualités, quelles sont-elles?Un bon gérant doit être honnête homme, ni plus que cela, ni moins que cela.Un "croche”, un sans scrupule, qui, sans broncher enfreint l'un ou l’autre des règlements de sa Caisse, doit être mis de côté, impitoyablement.Exemple : un gérant qui prête à un ou des membres de la Commission de Crédit, ou du Conseil de surveillance, ou, ce qui est pis encore, qui se prête à soi-même.Celui qui agit ainsi n’est pas honnête homme.Un bon gérant doit être aussi bon coopérateur, c’est-à-dire, croire à la coopération et en comprendre l’esprit.Il doit donc avoir le sens social, c.-a-d.penser sans cesse aux services que sa Caisse peut et doit rendre à ses sociétaires : ne pas compter ses peines : ne pas travailler que pour son salaire seulement.Un égoïste est toujours mauvais gérant.Un bon gérant doit avoir bon caractère, vouloir et être capable de s’entendre avec ses officiers et ses sociétaires.Un boulet chauffé à blanc, ou un lion enchaîné derrière le comptoir d’une Caisse en assure .l’insuccès.Un bon gérant doit connaître sa Caisse sur le bout de son doigt, la loi et les règlements qui la régissent, les sages directives de son Union Régionale, et, plus encore de La Fédération; bref, être un discipliné.Un imaginatif, qui prend ses rêves pour des réalités, qui voit tout en rose, qui croit tout savoir, limt toujours par se mettre, ou par mettre sa Caisse et tout le moncle dans des mauvais draps.Un bon gérant doit être éducateur cooperatif de tous ses officiers, de tous ses sociétaires.Est-il besoin de dire que pour être bon éducateur, il faut du dévouement et de la patience?.Sans plus, apprécions La Caisse de St-Léon: 230 familles, 274 sociétaires et 106 emprunteurs.— Voilà qui est bien, mais, 100 sociétaires de plus ne seraient pas un luxe.L’Actif de 157 mille piastres semble bien balancé, puisque plus de 45 mille piastres sont prêtées aux sociétaires, sur billets et sur hypothèques.Les réserves de 17 mille piastres sont de bon augure.Le capital social est un peu faible.Une forte augmentation aide rait les sociétaires à se créer un crédit d’exploitation de plus er plus nécessaire.Nous nous tromperions fort, s; M.le gérant de St-Léon de S tan don ne possédait pas toutes le-' qualités ci-haut mentionnées.Louis ARNEAU.Disons que: Si vos sociétaires ont la criminelle habitude de faire des chèques sans fonds suffisants pour y faire honneur, mettez-les .dehors.(suite de la page 4) genre.M.Coady fait remarquer que ces nouvelles maisons, Dien que construites à bas prix, ne negligent pas le côté esthétique, et que le terrain sur leo.uel elles s’élèvent offre en .meme temps des facilités de récréation et de jardinage très convenables.Le mouvement coopératif de l’Université de St-François-Xa-vier mérite 1 etude la plus attentive de la part des législateurs, ün nous parait avoir trouve, en Nouvelle-Ecosse, un moyen efticace, grâce à la coopération, d améliorer le sort économique et social des masses d’aujourd hui, en conformité des principes chrétiens cl de notre régime démocratique.” Ce mouvement d’Antigonish mérite d’être étudié sérieusement d’autant plus que S.S.Pie XI de Vénérée Mémoire lu:i a envoyé une bénédiction spéciale.PAUL BREVAL Disons que: Pour certifier que vous êtes propriétaires de tels ou tels coupons d obligation, (débenture) — il vous faut remplir “un blanc de certificat de propriété”, toutes les fois que vous voulez vous faire payer vos coupons.Remplissez volontiers cette formalité nécessaire exigée par l’Etat sinon la Banque les refusera.Nous vivons en société.C’est un bienfait pour nous.Observons ses lois, même si parfois, elles nous gênent un peu.Disons que: Certains chèques portent des signatures absolument indéchiffrables.Ce ne sont pas nos prétendus illettrés qui les apposent, mais bel et bien des hommes censés instruits.En face de ces cas, que faire ?Que M.le gérant inscrive entre guillemet ces mots: “Nous garantissons cette signature ou cet endossement.” Signé.Gérant. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro I NOCES D'ARGENT DE LA CAISSE DOTATION DE N.-D.DE LEVIS Avez-vous lu attentivement le rapport financier de la Caisse de Dotation de Devis?.Non.La Cause ?Fouillis des nouvelles quotidiennes, petite taille des lettres et des chiffres, distraction, manque de temps .et, de sérieux peut-être?.Alors, ce soir, ensemble, reprenons-nous.Sans plus, tous deux, relisons les résultats merveilleux obtenus par cette oeuvre de prévoyance sociale.Nous le ferons d’autant plus volontiers que La Caisse-dotation de Lévis a ses vingt-cinq ans sonnés.Et puis, des noces d’argent de ce genre, ça ne se fête pas tous les jours: ce sont les premières dans l’Amérique du Nord.Elles valent donc d’être signalées, publiées, republiées.Si la jubilaire n’avait pas été si humble aussi ! Elle aurait exigé, au moins une manchette de deux colonnes.Elle aurait fait de l’oeil aux nouvellistes pour faire reproduire son rapport et ses fêtes par les journaux à grand tirage.Mais, rien.Force nous est donc d’exhumer des faits vieux de plusieurs semaines.Ils se sont déroulés, le 13 novembre au soir, à N.-D.de Lévis, à l’Ecole St-François-Xavier.Comme de juste, avant de faire des commentaires, il convient de donner la situation financière de la Caisse-Dotation de N.-D.de Lévis.Rentrées Versementr-dotation.$ 4,515.58 Placements remis .3,277.99 Bénéfices.2,286.91 Caisse au 30 nov.1937.1,080.84 $11,161.32 Emplois Retraits-dotation.$ 2,424.14 intérêts et suppléments 1,124.13 .Prêts et placements.5,660.45 Dépenses.16.83 .Caisse au 30 nov.1938.1,935.77 $ll,161.3z i Mouvement général depuis la fondation au 30 novembre 1938 jf Rentrées Versements-dotation.$69,179.39 Plasements remis .31,543.09 ;Bénéfices.24,617.92 $125,340.40 Emplois -Retraits-dotation .$33,825.14 ; Retraits Int.et supp.13,194.78 : Prêts et placements .76,057.48 Dépenses.327.23 $123,404.63 Caisse au 30 nov.1938 1,935.77 $125,340.40 •Situation Prêts et placements.$44,514.39 En caisse.1,935.77 $46,450.16 Versements-dotation.$35,354.25 • Intérêts et suppléments 9,956.32 ^Surplus.1,139.59 $46,450.1 b Nombre de sociétaires: 719 I Alberta ROBERGE, prés.Marguerite et Marie PROULX, Sec.Ces chiffres ont une histoire.Il y a vingt-cinq ans, soixante-quinze jeunes filles jetaient les bases de la Caisse-dotation dont nous venons de citer et de lire lt rapport.Aucune d’elles n’avait de capital.Aucune non plus n’avait ch position bien lucrative.Toutes, elles n’étaient simplement que d’honnêtes demoiselles gagnant honnêtement leur vie.Les unes étaient des employées de magasin, les autres servantes ou ouvrières, rien de plus.De gros salaires, pas une n’en recevait.Cependant, elles entreprirent de se créer elles-mêmes “une dot” pour la retirer à l’époque : a) de leur mariage ; b) de leur entrée dans la vie religieuse ; c) de leur établissement ou d) à l’âge de 40 ans ou à leur mort.Bien entendu, on -se moqua d'elles et de ceux qui les aidaient à s’organiser.Nous en étions, et nous revoyons encore la moue symbolique des tenants des “Vous allez rater votre coup, — vivent les bras croisés!” Confrérie tueuse d’oeuvres sociales et d’enthousiasme va ! Et, l’oeuvre se mit en marche.Elle n’avait pas grand argent mais, en revanche une mise de fond d’un inlassable dévouement.De défection, il n’y en eût jamais.Aussi, il faut savoir lire les chiffres prodigieux accumulés avec des sous et des cinq sous, Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro T pour comprendre la somme d'abnégation qu’il a fallu pour en amasser.Donnons des détails : Rien qu'au cours de la dernière année, quelque 300 sociétaires, de tout âge ,ont accumulé $4,515.58, soit une moyenne de quatre sous par jour.Ces quelques sous par jour — ils auraient été gaspillés en majeure partie, — ont formé, en vingt-cinq ans, la somme presque fabuleuse de $93,797.31 : près de cent mille piastres.Une partie de ces argents a servi à payer $47,019.92 aux sociétaires qui se sont établies ou qui sont mortes, et il reste un actif de $46,450.16 qui servira aux mêmes fins, c.a d.à payer une dot, proportionnée à leur mise de fond, à chacune des sociétaires actuelles.Depuis 25 ans, l’administration n’a coûté que $327.23.N’est-ce pas que c’est merveilleux.Curés, vicaires, officiers et sociétaires méritent les plus chaleureuses félicitations pour le travail accompli en ces vingt-cinq ans.Les administrateurs de l’oeuvre poursuivie à Lévis, avec tant de succès, souhaitent voir les Caisses-dotation s’organiser dans toutes les paroisses du Canada.Nous allouons aux apôtres de la coopération.25 ans pour ce travail rédempteur.Paul BREVAL.Disons que: La coopération est en marche pour de bon.Cours de Coopération à l’Université Laval.Cours de Coopération aux pêcheurs de Gaspésie; Cours de Coopération à cinq endroits dans le courant du mois de janvier suivant le plan Bilodeau-Rodgers, équipes d’étude un peu partout.Oui, la coopération est en marche pour de bon chez nous.EN VIT Disons que : Depuis 15 ans, l’alcool et la bière ont coûté -cher aux citoyens du Québec.Près de sept cents millions, exactement $667,864,383.00.C’est simplement effarant.Nous, Canadiens-Français, qui ne savons que faire de nos fils, depuis que les Etats-Unis nous ont fermé leurs portes, nous buvons, sans sourciller, une cinquantaine de millions de piastres chaque année.Songe-t-on ce que nous aurions pu faire pour l’établissement Gc nos fils avec ces argents gaspillés ?Nous aurions pû en établir 15 mille, tous les ans, et leur donnei $3000.00 chacun.En plus, du coup notre question de chômage était réglée à jamais.L’homme est-il un animal si peu raisonnable qu’il continuera à boire l’avenir de ses enfants ?La campagne de tempérance qui s'annonce devrait lui ouvrir les yeux.Disons que : D’après des chiffres compiles par le “Devoir” les banques à Charte qui se risquent à faire des petits prêts, chargent à leurs clients un taux moyen de douze pour cent.Le taux moyen exigé par les Caisses populaires est de cinq pour cent.Sept pour cent de différence entre les deux institutions, c’est quelque chose.Nous ne sommes nullement scandalisés de voir les banques charger 12% sur les petits prêts qu’elles consentent.Elles ont des frais d’adminis tration considérables que les Cais ses n’ont pas.Et puis, elles ne sont pas fondées pour ce genre d’affaires.Il va donc de l’intérêt du petit peuple de fonder des Caisses populaires et de les utiliser en temps oportun.El/E.Disons que: Parlant à une réunion de Causes Populaires, Son Eminence le Cardinal \ illeneuve les qualifia ainsi : “la Caisse populaire est, en quelque sorte, une oeuvre de -rédemption sociale, très particulièrement chez nous, parce qu’elle provoque, qu elle exige le développement de la vertu, le sens chrétien, et qu’elle éclaire le sens social.” versité Laval; Cette appréciation flatteuse est à retenir.Radio Caisse Tous les abonnés à la Revue, sont présentement occupés à faire ; leur chèque pour payer leur abonnement.La Caissière s’attend à recevoir ces chèques cette semaine.Toutes les dispositions sont prises au bureau de la Revue.L’accusé de réception sera adressé .sans retard.Quel est l’abonné qui recevra le premier reçu d’abonnement de la nouvelle année.L’Annonceur R.C.Disons que: Les chèques du gouvernement faits en faveur de personnes qui ne savent pas signer, doivent être endossés par : le nom de la personne et une croix faite par elle, entre son nom et prénom et les mots sa marque, comme .suit : sa Paul -f- Laprise.marque Il faut y ajouter la signature manuscrite de deux authentiques témoins.Pour éviter les ennuis et les retards, n’omettons jamais ces formalités. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 LETTRE OUVERTE à M.le gérant de la Caisse de St-X.En rêvassant.De mesquins intérêts ou notre apathie nationale, très probablement les deux conjugués, nous ont empêché de créer a temps un Crédit Agricole libre.L’Etat a dû intervenir.11 en était temps : la terre agonisait.Mais, un problème demeure : le paiement de ce Crédit d'Etat, ou de désendettement de nos termes.Qui va le résoudre ?La Caisse populaire Desjardins.En rêvassant, transcrivons ce que nous disions le 24 novembre 1917.“La Caisse paroissiale doit exister pour “tuer” le crédit chez le marchand qui, de par sa nature même est mauvais, étant un crédit de consommation, c.à d., qui ne rapporte aucun profit.Il est mauvais aussi parce qu’il escompte l’avenir, l’argent à gagner.Nous comprenons qu’il se présente des cas spéciaux où un crédit monétaire s’impose.Mais à côté de ces cas accidentels, que d’abus !.Ils sont légion les cultivateurs qui ont des comptes de cent, deux cents, mille ou deux mille piastres.Et, qu’on veuille bien feuilleter ces comptes, les examiner dans le détail.Combien d’articles inutiles achetés, parce qu’ils le sont à crédit !” .Résultats nets: depuis 1929 des milliers de fermes sont devenues propriétés des marchands de village : donc, des milliers et des milliers de fermiers à jamais ruinés, dépossédés de leurs biens.Il y a plus, bon nombre de marchands ont eux-mêmes été ruinés par ces crédits inconsidérés.Mais, continuons en rêvassant, d’énumérer les bienfaits d’une Caisse populaire paroissiale, tels que nous les envisagions en 1917 Cher Monsieur le Gérant, Vous devez aimer votre Caisse follement, pour Dieu, pour le prochain, pour le plus grand bien de la société toute entière, vous ai-je dit: Oh! Je sais fort bien que ce langage sonne étrange aux oreilles de notre monde viveur, qui croit tout permis “en affaires”, qui mesure tout à l’arme de la pias tre.Mais, que voulez-vous ?Dans l’oeuvre des Caisses : i) faut raisonner.follement.Notre distingué fondateur a fait cela toute sa vie.Il dépensa au-delà de quatre mille piastres, de ses propres deniers pour fonder son oeuvre.N’était-ce pas un peu fou?.Ses contemporains ne le trai-tait-ils pas d illuminé, de fou?C’est à l’occasion de l'une de ces rebuffades que Lord Grey, alors gouverneur du Canada, lui fit cette réconfortante réponse.“Eh bien M.Desjardins, à l’avenir nous serons deux fous à nous occuper de votre affaire”.Et, n’est-ce pas à ce genre de fous que l’humanité reconnaissante élève des monuments?M.le gérant, à cet amour aveugle de votre Caisse, vous ajouterez une autre vertu pratique : la prudence.De la prudence, vous en mettrez dans le choix de vos sociétaires.N’embarrassez pas votre Caisse d’esprits brouillons, chicaniers, de petits avocats de rang, de frappe-la-loi, cerveaux étroits et mesquins qui trouvent toujours à redire de tout ce que les autres font, mais qui ne font jamais rien.Si le malheur veut que vous ayiez déjà de ces oiseaux dans vos rangs, prudemment, poliment, charitablement, glissez-les.dehors.En coopération, mieux vaut avoir moins de sociétaires, mais n’en avoir que de bons.De la prudence, M.le géran:, ayez-en dans la manipulation de vos argents et surtout de vos chèques.Assurez-vous bien des.signatures, des endossements.Identifiez bien tous les individus qui se présentent au guichet de votre caisse.Ne vous laissez jamais tenter par l'appât du gain.Dans l’achat des obligations, (débentures) de la prudence, de lu prudence encore, de la prudence toujours.N’achetez jamais aucune obh gation sans consulter votre Fédération — Edifice Price, rue Ste-Anne.Faites mieux encore.Que ses conseils, ses avis soient pour vous des ordres ! De la prudence, M.le gérant, ayez-en dans tous les placements ou prêts que vous ferez à vos sociétaires.Consultez toujours votre Commission de Crédit avant de consentir le plus petit placement.C’est la loi, Alors?.Exigez toujours un bon endosseur, pa,s de pitié quelconque, quelle que soit sa renommée.Plutôt que d’exposer un endosseur à payer, refusez le prêt.Ayez un coffre de sûreté, tenez vos assurances en règle, mettez toutes vos valeurs en lieu sûr.Comme l’un des buts de votre Caisse est de désendetter vos sociétaires, le plus rapidement possible, vous serez prudent en exigeant, de vos emprunteurs, des remboursements hebdomadaires, mensuels ou au moins trimestriels.Ne souffrez pas d’arriérés chez vous.Ils deviennent vite des indésirables.En bref, la vertu de prudence assurera votre sécurité et le succès de la Caisse dont vous avez la gérance.Vous voulez cela?Moi aussi.Louis ARNEAU. Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 LES CAISSES POPULAIRES Etudions-les Les Congrès régionaux de l’U.C.C.sont terminés.Le public les à suivis avec grand intérêt.Ce qui l’a frappé, c’est cette unanimité à réclamer une Caisse Populaire dans chacune de nos paroisses rurales.Il a mille fois raison.Il serait ridicule en effet de réclamer à cor et à cri notre indépendance économique si l’on continue à confier nos épargnes à des “mains étrangères” ; ridicule aussi de demander à l’Etat un crédit agricole sans limite de temps et de lieu si l’on ne commence pas par organiser l’épargne populaire québécoise.Mais commençons par le commencement en étudiant le mécanisme des Caisses Populaires.Et qu’est-elle donc?Définition: La 'Caisse Populaire est une association coopérative admettant la variabilité du capital et du personnel social.Ce n’est pas une simple accumulation de capitaux mais la réunion de personnes qui éprouvent toutes les mêmes besoins économiques et qui veulent s’entr’aider.Qui peut y entrer?Les conditions d’admission peuvent être remplies par tous.Il suffit de faire preuve d’esprit de suite, d’honnêteté, d'amour du travail et de la pratique de l’épargne la plus modeste, le sou.Hommes, femmes et enfante peuvent donc en faire partie.But: La Caisse Populaire a deux buts principaux : de provoquer et d’assurer la pratique de l’épargne la plus modeste et de venir en aide à ceux de ses membres qui peuvent avoir besoin d’emprunter.La Caisse Populaire est limitée à la paroisse.L’association étant locale, les membres se connaissent mieux.Aux assemblées, chaque sociétaire n’a qu’un vote, quel que soit le nombre de parts qu’il possède.Ainsi, les gros ne mangent pas les petits, ne jouissent pas d’une influence prépondérante.Le nombre de parts que chaque sociétaire peut prendre est limité car l’expérience prouve que si un sociétaire pouvait prendre n’importe quel nombre de parts, tout en n’ayant qu’un vote, il pourrait exercer une influence périlleuse sur la marche sociale en menaçant de retirer son capital.Tout sociétaire peut quand bon lui semble retirer toutes ou une partie de ses parts.Parts sociales: La Caisse Populaire, on l’a dit, est à capital et à personnel variables, c’est-à-dire que le capital est susceptible d’être accru par le paiement de nouvelles parts ou diminué par des retraits de parts.Le personnel peut également s’accroître par l’admission de nouveaux membres ou être diminué par la sortie des anciens.Le capital est créé au moyen de parts.Les parts sont d’ordinaire de $5.00.Un sociétaire ne peut avoir un nombre de parts supérieur à celui fixé de temps à autre par l’assemblée générale de la caisse.Elles sont payables par versements de 10 sous par semaine ou 50 sous j par mois.On peut les acquitter en une seule fois si on le préfère.A part les fonds ainsi accumulés, les sociétaires peuvent aussi déposer d’autres petites épargnes, lesquelles rapportent l’intérêt ordinaire accordé d’ailleurs pour de tels dépôts, Ces petites épargnes sont toujours retirables.La Caisse Populaire ne fait pas d’affaires avec le public en général c’est-à-dire qu’elle ne reçoit pas de dépôts ni ne prête de fonds en dehors de ses membres.Cette condition ajoute donc une nouvelle garantie de sécurité.Nous demandons donc humblement aux citoyens qui veulent fonder une Caisse de bien vouloir se procurer “un “catéchisme” pour comprendre d’abord le rouage de cette oeuvre sociale.Louis ARNEAU.EN REVASSANT.“Une Caisse enseigne à ses membres que: “payer ses dettes enrichit” et que tout commerçant qui vend à crédit fait payer les intérêts par ses clients qui après tout, n’ont rien à redire.Une Caisse fait disparaître le “prêteur à petite semaine, de son vrai nom, l’usurier.Bien comprise, une Caisse empêche le drainage systématique de l’argent vers les villes.Chacun se plait à déplorer la désertion des campagnes.Sait-on que c’est la désertion de l’argent qui la prépare ?.Et voilà les maux qu'entendaient combattre les Caisses populaires, il y a quelque 20 ans.Quelques brèves réflexions sur le présent.Nos travers sociaux ressemblent à ceux de jadis, comme des jumeaux.Il demeure donc vrai que les Caisses populaires sont nécessaires partout.Elles le sont surtout, pour ceux qui ont emprunté du Crédit Agricole fédéral et de l’Office du Prêt agricole.S’il en a qui prétendent que ces dettes ne se paieront jamais, ils se trompent.Elles vont se payer ou les terres seront vendues.Mais pour les payer il faut que les emprunteurs organisent leur production, sachent distinguer les dépenses nécessaires de celles qui ne le sont pas.Apprennent à “s’aider eux-mêmes”.Or, c’est le rôle d’une caisse populaire paroissiale de donner au peuple agricole, cet enseignement sauveur.C’est donc le devoir des dirigeants de préparer soigneusement les voies, pour en organiser une aussitôt qu’ils auront sous la main des officiers capables de la faire marcher.Paul BREVAL, — 9 — Volums 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 LA CHARTE DE NOS CAISSES POPULAIRES Exposé général par M.le Commandeur Alphonse Desjardins ( suite ) Ces épargnes se grossiront ainsi du profit quelles produiront au lieu de rester oisives dans les mains de leurs propriétaires et sujettes, dans bien des cas, à être ¦dissipées en dépenses inutiles on nuisioles.” (p.11.) Quant au montant de chaque part, M.Wolff en parle comme suit : — "Une caisse peut être aussi utile et aussi coopérative avec de geuies parts qu’avec de grosses, un Italie et en France, les parts Mint généralement petites, étani a urd.naire d’un à deux louis nus variant de quatre louis a quatre schellings, suivant les diverses circonstances et les besoins ou exigences des personnes pour le bénéfice desquelles elles sont organisées.Ces parts doivent, règle générale, être payées dans î espace de dix mois au moyen de versements égaux.Mais, bien que ce soit là une excellente pratique, elle n'implique cependant pas une question de principe, et le délai prévu peut être sans danger prolongé comme de fait il l’est souvent.Ceux qui désirent continuer à épargner peuvent, dans ce cas-là, donner pleine satisfaction à leur amour de l’économie en souscrivant de nouvelles parts après que la première a été ac-ciuittée.” (Les Banques Coopératives de Crédit, p.16.) Il faut observer que la loi anglaise ne prescrit pas de montant pour l'a part sociale, ce point étant sagement laissé à la discrétion de la société.Le montant doit en être fixé par les statuts.Le montant de chaque part et celui de chaque versement relève donc des dispositions statutaires, et ils doivent être fixés suivant les circonstances dans lesquelles se trouvent les diverses sociétés.Parts sociales retirables.— En troisième lieu, les parts sociales doivent-elles être retirables ou non?La loi anglaise établit une ¦distinction entre les sociétés qui font ce que l’on appelle de la ban- que et celles qui poursuivent un autre objet.Les premières ne peuvent pas avoir de parts retirables, tandis que les autres en ont.Au strict point de vue des principes, il est difficile de se rendre compte du motif de cette distinction car les deux genres de sociétés reçoivent des prêts ou dépôts des non-sociétaires.Si, dans les sociétés faisant le commerce de banque les parts ne sont pas retirab.es afin de protéger davantage les déposants parmi lesquels il peut y avoir des non-sociétaires aussi bien que des sociétaires, la nécessité d'une semblable sauvegarde s’impose dans un cas aussi bien que dans l’autre.Le fait que dans le cas des sociétés faisant le commerce de banque, le montant du dépôt n’est pas limité, tandis qu’il ,'est à £20 pour les autres sociétés importe peu.FONDS DE RESERVE Quoiqu’il en soit, le principal argument qui peut être invoqué en faveur du régime des parta retirables se trouve dans le fait que la loi anglaise ne prescrit pas l’accumulation d’un fonds de re serve au moyen d’un prélèvemen sur les profits annuels.Un te' fonds de réserve, étant la propriété exclusive de l’ensemble de l’association, les sociétaires en se re tirant n’ayant droit à aucune proportion de ce fonds à l’exception des versements qu’ils ont faits sui-'leurs parts, il s’ensuit que cette réserve constituerait le capital permanent et indivisible de la société, et avec son accroissement annuel, grandirait aussi la sauvegarde offerte par l’association.La loi devrait fixer un minimum pour cette réserve, et jusqu'à ce que ce minimum fût atteint, le pourcentage prévu comme prélèvement sur les profits nets annuels devrait être mis de côté pour former cette réserve.Au cas où le fonds serait entamé par des pertes ou autrement, le même prélèvement annuel devrait être repris à même les profits nets jusqu’à ce que ce fonds ait atteint de nouveau le minimum prévu.Ce minimum pourrait être basé sur une proportion raisonnable du montant versé sur les parts sociales souscrites.Ce fonds de garantie, servant de capital permanent et indivisible, permettrait, en toute sûreté, le retrait des parts.Cette sauvegarde n’est pas prescrite par la loi anglaise, et cela explique pourquoi les parts ne sont pas uniformément retirables Mais à part la considération qui précède, il est de la plus haute importance, comme question de sécurité en général et de sage administration, de pourvoir à la formation d’une telle réserve.M.Nicholson est très affirmatif sur ce point, ainsi que le prouve l’extrait suivant : — “On doit prescrire la formation d’une réserve, au moyen d’un prélèvement, fait dès le début des opérations, de dix ou vingt pour cent sur les profits réalisés, avant qu’aucun bonus ne soit donné • dans le cas des banques coopératives qui n’accordent seulement qu’un intérêt fixe sur les parts un versement additionnel devrait être fait à la réserve qui se grossirait aussi de toutes les taxes d’entrée et des commissions spécialement prélevées au bénéfice de ce fonds.Des réserves spéciales pourraient également être créées, en vue surtout de protéger les emprunteurs contre les risques inhérents à leurs entreprises.“Ces fonds pourraient être alimentés par des contributions spéciales ou par l’affectation du surplus des profits.” (p.882.) M.Wolff est du même avis.ef il cite en l’approuvant la sage mesure prise à cet égard.A la page 229 de son livre, “Les Banques Populaires”, il dit : — “J’ai parlé incidemment du fonds de réserve que.il va :sanc dire, ces banques accumulent oour cette fin à même les bénéfice-' mettant annuellement de côté de quinze à vingt-cinq pour cent de= profits.” “Plus les banques sont fa'hV= au point de vue du capital, plus grande est l’importance ou’élles attachent, cela va de soi, à la crç- 10 Volume 5 LA CAISSE POPULAIRE DESJARDINS Numéro 1 atiorï d'une réserve; c’est ainsi que nous voyons les banques les plus solides d’Italie accumuler une aussi forte réserve qu’elles le peuvent — si puissante qu’elle dépasse, comme dans le cas de la Banque Populaire de Bologne, le montant versé du capital social, puisqu elle atteint dans ce cas-ci 1,292,077 lires, tandis que le capital social versé n’est que de 1,260,540 lires.” Le prélèvement minimum annuel fait en faveur de la réserve.— Je me permettrai de suggérer que le minimum du fonds de réserve, lorsqu’il sera complété, égale le montant maximum verse en aucun temps sur les parts souscrites, et que le prélèvement qui sera fait sur les profits nets ue chaque année soit d'au moins vingt pour cent.Afin de mieux apprécier combien les proportions suggérées sont importantes et sérieuses, il me sera bien permis d’appeler 1 attention sur le fait que la loi de l’Etat du Maine, régissant les Banques d’épargne, banques qui n’ont pas un seul sou de capital souscrit et versé en vue de protéger les épargnes que le public leur confie, décrète ce qui suit dans son article 106 : — “Un fonds de réserve sera constamment gardé en mains pour protéger la banque contre les pertes et les imprévus, jusqu’à ce qu'il s’élève à un montant égal à cinq pour cent des dépôts”.Plus tard, ce pourcentage fut porté à dix pour cent.Le montant des dépôts confiés en 1906 aux diverses banques d’épargne du Maine au nombre de 51 en tout, s’élevait à 82,-677,981.25, et le fonds de réserve collectif pour la même année, n’était que de $4,695,873.74 seulement, ou un peu plus de cinq et demi pour cent du total des dépôts.En 1905, le président du Bureau des Commissaires des banques d’épargne du Massachusetts déclara, devant la Convention des inspecteurs des Banques d’Etat, que la loi du Massachusetts exige, lors de la préparation des comptes pour fixer le dividende semi-annuel, qu’un huitième d’un pour cent au moins et pas plus d'un quart d'un pour cent soit prélevé sur les profits nets qui ont été accumules pendant les six derniers mois, et mis de côté connue fonds de garantie, et que ce fonds ne peut etre utilisé pour aucune fin jusqu’à ce qu’il ait atteint cinq pour cent des dépôts.En 1904, ce fonds de garantie égalait 4:54 pour cent du montant des dépôts, lesquels s’élevaient à $674,000,000.Et qu’on ne 1 oublie pas ; ces banques du Massachusetts comme celles du Maine et de New-York n’ont pas un seul sou de capital de garantie fourni par des actionnaires, puisqu’il n’y a pas d’actionnaires et de plus, les administrateurs de ces institutions se choisissent eux-mêmes sans que les déposants aient le moindre droit de participer à ce choix.La loi de l’Etat de New-York n’oblige pas les administrateurs des banques d’épargne d’accumu-ler un fonds de réserve.Ils peuvent le faire, ou ne pas s’en occuper du tout; la chose est complètement laissée à leur discrétion.La loi dit, article 123 : — “Après avoir déduit les dépenses nécessaires, les administrateurs de toutes telles institutions reconnues par la loi, pourront accumuler et détenir un fonds de surplus égal à quinze pour cent des dépôts et formé de prélèvements successifs dont le montant est laissé à leur discrétion, lequel fonds garantira les déposants contre toute éventualité ou perte dans le cours des opérations des dites institutions, ou par suite à la dépréciation que leurs valeurs pourraient subir ou autrement”.Et ces banques d’épargne qui ne sont pas tenues par la loi d’avoir un fonds de garantie ou de réserve et qui, comme celles du Maine, n’ont aucun capital, détenaient, en 1904, des dépôts que le public leur avait confiés, s’élevant à douze cent millions de piastres environ.Aux Etats-Unis, ces banques sont communément appelées des banques d’épargne sans capital, parce qu’il y en a quelques-unes d’un autre type qui ont un capital pour la protection de leurs déposants.Le montant confié à ces banques d'épargne sans capital s’élève aujourd’hui à au moins trois milles millions de piastres, et ces immences dépôts n’ont pour toute garantie, au point de vue où nous nous plaçons ici —• qu’un fonds de réserve successivement accumulé et pouvant s’élever à cinq, dix ou quinze pour cent de la moyenne des dépôts, suivant que le prescrit la loi dans les différents Etats.Cependant, si on s’arrête à considérer le fabuleux montant des dépôts mis sous la garde de ces institutions, lesquelles sont administrées par des messieurs philanthropes qui se choisissent eux-mêmes et qui ne sont pas directement responsables aux déposants qui fournissent ces fonds, ni en aucune manière choisis par les déposants, donne peut, certes, nier que ces organismes reposant sur une base qui paraîtra assez fragile pour un grand nombre, possèdent néanmoins à un très haut degré la confiance du public puisque cette confiance se manifeste d’une manière si pratique et si évidente.On pourrait même être tenté de croire qu’aller plus loin, en fortifiant davantage la sécurité exigée de ces banques d’épargne sous forme de réserve, serait un luxe inutile puisque ce régime a parfaitement répondu au but de leur création.L’exemple des banques d’épargne des Etats-Unis considérées comme très solides et dignes de toute confiance, si on en juge par les succès quelles ont obtenus, prouve que la suggestion que j’ai l’honneur d’offrir est, en vérité, très généreus.e et manifeste un .sincère désir de créer une excellente base d’opérations pour les associations coopératives de crédit qui seront organisées sous l’égide de la future loi maintenant à l’étude.(à suivre) Votre isvret Envoyez souvent votre livret à la Caisse Centrale, MM.les gérants.Au moins, une fois la semaine, si vous faites beaucoup d’opération.C’est dans l’ordre, et ça fait mieux l’affaire de tout le monde. laCSHHOMw / 5ovrjù b 25 3
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