LVS : la voix sépharade, 1 mars 2012, Mars
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Celebrate and keep Kosher ! * 514-731-7701 7655 boul.Décarie, Montréal www.hotelrubyfoos.com LA VOIX SEPHARADE Campagne de souscription au LVS Dimanche 22 et 29 avril 2012 Chères lectrices, chers lecteurs, Votre abonnement de 36$* au LVS assure l’évolution constante et la continuité de votre magazine communautaire, la seule publication sépharade francophone au Canada.Nous comptons sur votre soutien lors du phonothon du 22 et 29 avril ou en ligne sur www.csuq.org/lvs/abonnement Nous vous remercions d’avance, Hag Sameah! *Un reçu d’impôts vous sera remis û c: .- - . SOMMAIRE DOSSIER SPÉCIAL LES DIFFICULTES D’APPRENTISSAGE 60 INTRO DOSSIER 62 FACE AUX BESOINS SPÉCIAUX DES ENFANTS Que fait la fédération CJA?65 CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DONALD BERMAN YALDEI Du cœur à l'ouvrage 66 AGENCE OMETZ Quand le courage est de mise 68 MIRIAM HOME Le parcours du combattant 70 CENTRE DE LA PETITE ENFANCE DU CCJ Le dépistage en CPE 71 SYNDROME D'ASPERGER Que faire en tant que parent 72 BANAV Quand l’espoir devient une réalité 74 BIALIK HIGH SCHOOL Accomodation 76 ÉCOLE HERZLIAH Nous connaissons nos enfants 77 ÉCOLE MAIMONIDE Un environnement éducatif adapté 78 YESHIVA ACADÉMIE YAVNÉ L'aventage des petites classes magazine LVS | mars 2012 | 59 mttm INTRO DOSSIER .LES DIFFICULTES D’APPRENTISSAGE Pourquoi ce dossier ?La santé physique et mentale des enfants, leur réussite scolaire et plus tard professionnelle ainsi que leur épanouissement à tous les niveaux, demeure le souci primordial de tout parent qui se respecte.Il apparaît, malheureusemen que de nombreux parents confrontés à certaines déficiences de leurs enfants - qu’elles soient légères ou de taille, intellectuelles ou physiques —, se retrouvent parfois déstabilisés, voire désorientés par rapport aux démarches à entreprendre pour faire face à la difficile situation où ils se trouvent.Le dossier que nous vous présentons n’est en aucun cas une étude exhaustive d’un problème qui affecte un certain nombre de familles au sein de notre communauté.Il se veut surtout un survol d’une situation dont quelques aspects ont été analysés par des spécialistes et des intervenants qualifiés qui ont accepté de répondre à nos questions et de nous éclairer tout en nous informant sur les ressources existantes.60 | magazine LVS | mars 201 2 La santé physique et mentale des enfants, leur réussite scolaire et plus tard professionnelle ainsi que leur épanouissement à tous les niveaux, demeure le souci primordial de tout parent En ce qui concerne le Canada, la Société canadienne de pédiatrie publiait, il y a quelques semaines, un rapport sur les politiques publiques touchant les enfants et les adolescents.Ce rapport révèle que les deux paliers de gouvernement pourraient en faire beaucoup plus et plus rapidement pour protéger et favoriser la santé de leurs citoyens les plus jeunes.Il ressort également d’après le Dr Jean Yves Frappier, président de l’Association canadienne de pédiatrie qui cite un rapport de l’UNICEF dans le quotidien La Presse du 14 janvier 2012, que le Canada — pris dans l’ensemble des 25 pays les plus riches du monde — se classe au bas de l’échelle en ce qui concerne l’apprentissage et les soins de la petite enfance et « ne respecte que l’une des 10 normes pour protéger les enfants pendant les années formatives où ils sont les plus vulnérables.» Si l’on se situe au niveau de la communauté juive, on note d’après un article signé par les Docteurs Karen Gazith et Carly Rosenzweig — deux spécialistes de l’éducation juive — paru dans la publication de la Fédération CJA , Tikun Olam de janvier 2012, que « toute éducation est une éducation spéciale, car chaque étudiant a des besoins spéciaux qui se développent selon son propre niveau, son propre mode d’apprentissage.» De plus, elles ajoutent qu’« afin de toucher la diversité des étudiants dans nos salles de classe, les professeurs ont besoin d’être outillés et être prêts à appliquer des stratégies qui rencontrent les besoins scolaires des étudiants à risque, et ceux qui sont à niveau, mais qui ont besoin de soutien.En réalité, il n’existe pas d’étudiant typique; il ne s’agit plus d’éducation spéciale, il s’agit avant tout d’éducation pour tous.» A l’instar de toutes les composantes de notre société, notre communauté — comme nous l’avons énoncé plus haut — n’est pas épargnée par ce genre de problème et nos services communautaires ainsi que nos écoles juives sont confrontés au quotidien à ce genre de situation.Comment réagissent les parents, quels sont les moyens dont ils disposent, quelles sont leurs attentes par rapport à ces nombreux défis, quelles solutions sont proposées, quel est l'impact économique pour les familles défavorisées ?Autant de questions parfois difficiles à cerner et à répondre.Notre but, en abordant ce sujet on fie peut plus sensible, se veut avant tout une tentative de sensibilisation des parents présents et futurs, à un problème bien réel et qui pourrait être le nôtre.Il vise également à insister sur la nécessité de la pleine collaboration des parents avec les instances scolaires quand celles-ci, par le biais de leurs éducateurs, croient déceler des problèmes chez l’enfant, et ce, dès leur passage en garderie.Le dépistage, il faut le dire, se révèle souvent le meilleur moyen de prendre des mesures préventives et d’accompagnement qui, dans bien des cas, corrigent le ou les problèmes, ou dans certains cas tendent à en atténuer les conséquences.Enfin, nous avons voulu faire un inventaire sommaire des ressources communautaires, institutions ou agences dont la raison d’être est de venir en aide aux parents en leur offrant des solutions adaptées aux besoins de leurs enfants.C’est ainsi que nous sommes allés à la rencontre des responsables de ces organismes ainsi que des dirigeants de certaines de nos écoles communautaires, voire d’un Centre de la Petite Enfance, afin d’avoir le pouls de la situation.Nous tenons à les remercier pour leur accueil et leur aimable collaboration.Nous souhaitons que cette modeste contribution de LVS, non loin d’apporter des solutions ou encore moins des conseils, soit tout simplement un léger éclairage sur la situation et, espérons-le, quelques informations utiles qui permettront aux familles concernées d’entrevoir quelques ouvertures.magazine LVS | mars 2012 | 61 DOSSIER SPÉCIAL La communauté organisée face aux besoins spéciaux des enfants ¦I:,.] QUE FAIT LA FÉDÉRATION CJA ?Les fonds destinés aux personnes ayant des besoins spéciaux leur permettent de participer pleinement à la vie communautaire juive à Montréal.Des subventions de divers montants sont octroyées tant aux agences constituantes de la Fédération CJA, qu’à d’autres organismes communautaires afin de faciliter l’accès direct à de services essentiels à cette population.Les subventions pour les besoins spéciaux sont disponibles pour : Les programmes destinés aux membres de la communauté juive qui, à la suite d’une évaluation, sont considère -® comme ayant un handicap ou un retard important dans l’un ou plusieurs aspects du développement tels que : autonomie, cognition, communication, fonctions sensori-motrices et apprentissage social, affectif et comportemental.• Les programmes scolaires destinés aux jeunes qui, à la suite d’une évaluation professionnelle, sont considérés comme ayant des difficultés d’apprentissage.• Les programmes offrant aux enfants et aux adultes, de même qu’aux familles et autres responsables de persom ayant des besoins spéciaux, des services d’évaluation, de formation, d’aide, de planification ainsi que d’autres services de soutien.¦lire INTERVENTION PRECOCE AUPRES DES ENFANTS DE 0 À 6 ANS.Agence Ometz : Évaluation en ergothérapie et en orthophonie programmes réguliers.Ces enfants peuvent ainsi fréquenter d’autres enfants de leur âge, acquérir les aptitudes nécessain à leur intégration à l’école primaire, et réaliser plus rapidem leur plein potentiel.Cette subvention offre aux élèves de maternelle et de première année de tout le réseau des écoles juives, des évaluations en ergothérapie et en orthophonie, tant en classe que par petits groupes.L’Agence recommande des traitements ou un suivi pour les enfants qui en ont besoin et met à la disposition des enseignants des ressources supplémentaires, comme des ateliers, des consultations individuelles et des techniques d’élaboration de modèle d’évaluation.SERVICES AUX ECOLES Centre Bronfman de l’éducation juive : Programme Mack Belson d’intervention scolaire précoce Cette subvention permet au CBEJ d’évaluer plus de 500 élèves des maternelles de onze écoles juives et de repérer très tôt les comportements « à risque » pouvant se solder par des difficultés d’apprentissage qui nécessiteront un suivi.Centre Bronfman de l’éducation juive : Centre de ressources pédagogiques de l’Académie Beth Rivki Ce centre offre des services à de nombreux jeunes juifs atteir de troubles cognitifs et de difficultés d’apprentissage.Dès la première année du primaire au secondaire les élèves concernés bénéficient d’activités de rattrapage adaptées àlei> besoins, d’interventions individuelles ou en groupe et de sen^ pédagogiques spécialisés.Au niveau du secondaire, les élève; reçoivent le soutien pour les aider à réussir leurs examens et obtenir leur diplôme.Cette subvention permet à l’Académie Beth Rivkah de financer le coût d’un enseignement différem des élèves dont les capacités d’apprentissage varient.at artn % 5% î'ïdo «tai Centre de développement Donald Berman Yaldeï : programme d’intégration en garderie Cette subvention permet aux garderies communautaires juives, grâce à un éducateur spécialisé, d’intégrer des enfants ayant des retards de développement légers ou modérés à leurs Centre Bronfman de l’éducation juive : Programm d’éducation spécialisée de l’École secondaire Bialil Ce programme procure aux élèves ayant d’importantes difficultés d’apprentissage, l’accès à un programme scolaire 1 adapté de la première année du secondaire jusqu’à l’obtenti du diplôme.B vise à leur permettre d’obtenir leur diplôme d’études secondaires d’une école juive.62 | magazine LVS I mars 2012 .I I 5: I Centre Bronfman de l’Éducation juive : Programme spécialisé RAP de l’école secondaire Herzliah Ce programme offre des sendees directement aux élèves qui ont des problèmes d’apprentissage et de la difficulté à suivre en classe.Des exercices de rattrapage sont organisés en petits groupes, et le soutien est offert en fonction des difficultés spécifiques de chacun.L’objectif est de faciliter l’intégration de ces élèves moyennant un soutien minimal.Plusieurs élèves de ces programmes proviennent rie familles défavorisées.Centre Bronfman de l’éducation juive : Salle de ressources de l’École Maimonide Campus de Saint-Laurent L’Ecole Maimonide du campus Saint-Laurent a mis une salle [de ressources à la disposition des élèves qui ont de la difficulté [à suivre en classe.Ces derniers bénéficient ainsi des cours de rattrapage en petits groupes axés sur les matières problématiques.Centre Bronfman de l’éducation juive : Salle de ressources de l’école primaire JPPS Ce programme est destiné aux élèves du primaire des écoles JPPS aux prises avec d’importantes difficultés d’apprentissage.A l’aide d’une gamme variée de méthodes d’enseignement adaptées aux besoins de chaque enfant, les élèves apprennent, à leur rythme, dans de petites ou grandes classes.Cette approche a permis à de nombreux élèves de réussir leurs études primaires dans une école juive et de poursuivre au niveau secondaire avec leurs pairs.Centre Bronfman de l’éducation juive : Salle de ressources de l’École primaire Talmud Torah Unis, Snowdon A son campus de Snowdon, l’École TTU a mis sur pied une salle de ressources en anglais et en français afin de venir en aide aux élèves ayant des difficultés de lecture et d’écriture.Le programme offre des services de rattrapage en petits groupes afin de faciliter l’alphabétisation.Salle de ressources de Yeshiva Gedola Merkaz Hatorah Tiferes Mordechai Le projet de la salle de ressources de Yeshiva gedola soutient les élèves du secondaire qui ont des difficultés d’apprentissage et un léger retard cognitif en offrant des programmes d’apprentissage personnalisé, des programmes scolaires adaptés, une salle de ressources et un enseignement différencié.Centre Bronfman de l’éducation juive : Shorahim-École primaire TTU iLa classe Shorashim du CBEJ est destinée aux enfants ayant un retard de développement léger ou modéré.Sous la supervision d’un enseignant Shorashim, les élèves s’exercent à tous les aspects d’une classe régulière.Des exercices de rattrapage sont également offerts individuellement ou en petits groupes.Les familles et des agences externes (CLSC, l’Agence Ometz) travaillent en collaboration avec le personnel et les enseignants de Shorashim afin de combler les besoins spécifiques de chaque élève.Ce programme est l’un des seuls en son genre dans le réseau des écoles juives de Montréal.Centre de développement Donald Berman Yaldeï : Intégration scolaire assistée Cette subvention permet à Yaldeï d’offrir des expériences de socialisation en classe à des enfants ayant des troubles de développement.Ces élèves sont intégrés dans les classes générales de l’école juive de leur choix, aux côtés de leurs frères, sœurs et camarades.Etz Chaim Hi Lamahazikim Bar Or Menachem : École Yeshiva Or Menachem Cette Yeshiva offre aux étudiants qui ont des difficultés d’apprentissage une formule adaptée au milieu scolaire traditionnel de la Yeshiva.L’enseignement y est dispensé en petits groupes et au moyen d’activités orthopédagogiques individuelles.L’école offre des programmes de formation professionnelle qui débouchent sur des choix de carrières respectables et viables; les élèves sont également jumelés à des mentors bénévoles.Hébreu gratuit pour les jeunes : Sensibilisation à la culture juive pour enfants ayant des besoins spéciaux Ce programme d’éducation juive parascolaire est destiné aux élèves ayant des déficiences cognitives, physiques et sensorielles qui fréquentent des écoles spécialisées.Des enseignants spécialisés dispensent des cours hebdomadaires d’éducation juive dans des établissements, dont l’École Philip Layton pour les aveugles, Le Centre Mackay, ou l’école Summit.Les élèves font un apprentissage de la culture juive dans leur propre milieu scolaire, à l’aide de matériel pédagogique de stimulation varié.SERVICES ET PROGRAMMES COMMUNAUTAIRES Atelier JEM inc.— Formateur en milieu de travail Il y a plusieurs années, dans un esprit d’intégration, l’Atelier JEM a accueilli plusieurs « diplômés » du centre de travail adapté du Centre Miriam.Grâce au soutien constant et à l’encouragement d’un formateur en milieu de travail qualifié, les employés se sont surpassés dans le nouveau milieu de travail et ont considérablement amélioré leurs aptitudes.Ce soutien a été aussi bénéfique à de nombreux employés de l’Atelier JEM.magazine LVS | mars 201 2 | 63 DOSSIER SPECIAL Kouleinou Yachad « Pour tous » Ce programme complet donne aux personnes handicapées la possibilité d’utiliser les équipements sportifs et de prendre une paît active à la vie du Y avec leurs amis.Mains secourables Ce programme complétera ceux qui existent déjà pour les personnes ayant des besoins spéciaux au Y avec des experts en musicothérapie et en thérapie par le mouvement et le théâtre.Fondation Miriam : Fonds de subvention aux accompagnateurs de soutien Les enfants qui ont des déficiences ne peuvent pas toujours participer I à des activités récréatives sans l’aide d’accompagnateurs qui facilitent leur inclusion dans des milieux communautaires.Ce fonds permet aux familles défavorisées d’assurer un soutien essentiel à leurs enfants qui ont des besoins spéciaux.Plaisir du dimanche au gym et à la piscine Ce programme, qui offre des activités stimulantes, vise à l’amélioration des capacités physiques des jeunes enfants.Programme d’arts pour les adultes ayant des besoins spéciaux Ce programme offre aux adultes ayant des besoins spéciaux l’occasion d’explorer leur créativité au moyen d’une gamme de cours d’arts, dans un environnement personnalisé, non compétitif et propice à leur épanouissement.Centres communautaires juifs YM-YWHA : Yédidut Ce programme offre des activités physiques aux adolescents.Centre d’activités récréatives et éducatives (C.A.R.E) Le C.A.R.E offre un programme éducatif et récréatif de joui' à des adultes atteints d’un handicap physique important afin d’enrichir leur vie et de favoriser leur participation à des activités d’apprentissage, de loisirs et de socialisation, tant en classe que dans d’autres milieux communautaires.REPIT FAMII AL Camp Yaldeï Les enfants qui fréquentent le camp Yaldeï, ont des troubles du développement.Us participent à de nombreuses activités récréatives grâce à l’adaptation personnalisée des programmes.Ce camp de vacances procure un répit aux parents et aux autres responsables, tout en permettant aux enfants de se faire un ami de leur âge.Le Cercle amical du Québec (le Cercle de l’amitié) : Camp dejour Les enfants juifs ayant des besoins spéciaux de Montréal peuvent participer au camp de jour que le Cercle amical organise à la fin de l’été et pendant les vacances d’hiver.Ce programme offre également un répit aux familles qui n’ont pas d’autre solution.Les enfants peuvent participer aux activités habituelles d’un camp de jour dans un milieu qui favorise la socialisation, tout en bénéficiant du soutien individuel d’un accompagnateur.Le Cercle amical du Québec (Le Cercle de l’amitié), cercle|: d’enfants et d’adolescents Sous la supervision de professionnels qualifiés et de bénévoles chaleureux, ce programme offre des services de répit hebdomadaire aux familles d’enfants ayant des besoins spéciaux.Les enfants sont jumelés, en fonction de leur âge, à des mentors avec lesquels ils participent à des sorties, à des célébrations de fêtes et à diverses activiü! organisées au Y U Camp Bnaï Brith : Programme pour les besoins spéciaux Cette subvention permet à des enfants ayant des besoins spéciaux et issus de familles défavorisées d’obtenir le soutien nécessaire pour participer à un camp de vacances.Les fonds sont alloués à des campeurs qui requièrent l’aide d’un éducateur-accompagnateur, mais qui n’en ont pas les moyens, leur donnant ainsi la possibilité de profiter pleinement de cette expérience unique de camp de vacances juif Le Cercle amical du Québec (Le Cercle de l’amitié), cercle d’enfants et d’adolescents - Banlieue Ouest Tout comme le programme ci-dessus, celui-ci offre des services de rép hebdomadaires aux familles de la banlieue ouest qui, autrement, ne j pourraient pas profiter des avantages d’un programme dispensé dansi ; ; un environnement juif Le Cercle amical du Québec (Le Cercle de l’amitié) : Programme Friends at Home Reconnaissant l’importance pour les enfants ayant des besoins spéciaux de créer des liens avec d’autres enfants de leur âge, le programme Friends at Home les jumelle à des adolescents bénévoles.Les liens d’amitié qui se tissent durant les visites de ces adolescents procurent aux parents et aux autres membres de la famille un répit nécessaire, tout en favorisant l’intégration sociale des enfants concernés.Maison Shalom : Services de répit La Maison Shalom offre, dans un milieu shomer shabbat, des service: d’hébergement et de répit aux adolescents et jeunes adultes atteints de déficiences physique et intellectuelle.Les résidences Berman et Friedman sont les principaux lieux de prestation de ces services.De nombreux clients disent de cette atmosphère chaleureuse qu’elle ressemble à celle d’un foyer juif 64 | magazine LVS | mars 2012 Centre de développement Donald Berman YALDEI DU CŒUR À L’OUVRAGE LVS : Mme Vennor, pouvez-vous nous parler de la création du centre YALDEI et de ses objectifs ?LV : Le Centre a été fondé en 1997 dans un modeste bungalow par des parents, Monsieur et Madame Leifer, dont les 2 premiers enfants avaient un retard de développement.Ce fut de très humbles débuts.L’objectif du Centre était de pallier au manque de ressources pour enfants ayant des problèmes de développement et d’autisme.Ils ont appris à la dure l’importance de la méthode d’intervention « précoce intensive », car il n’y avait pas de programme de ce genre dans la région de Montréal.Et comme ils voulaient aider d’autres parents vivant la même chose qu’eux, ils ont créé le centre Yaldei : un centre de développement, fondé par la communauté pour la communauté, offrant des sendees à tous ceux qui en ont besoin.LVS : Quelle est la mission du Centre et quels services offrez-vous aux enfants et aux parents ?LV : Notre mission est d’aider les enfants ayant des problèmes d’apprentissage à atteindre leur plein potentiel.Notre clientèle a des problématiques diverses, que ce soit l’autisme, les troubles envahissants du développement, la trisomie 21, les troubles génétiques, le retard global de développement, la déficience sociale, les problèmes d’apprentissage, de communication, ou les fonctions motrices.Nous pouvons aussi traiter des cas très sévères ou faire une thérapie unique.Nous offrons des programmes d’habilités parentales aux parents ainsi qu’un centre de répit le soir du shabbat.Notre but est d’assister toute la famille, pas seulement l’enfant.Il ne faut pas négliger la qualité de vie du parent qui vit un moment difficile émotionnellement.LVS : Quelles sont vos sources de financement ?LV : Les services sont offerts selon les moyens des parents.Nous n’avons pas de soutien du gouvernement : 30 % de notre budget provient des parents et 70 % des collectes de fonds et des donateurs.Le gouvernement semble penser que les programmes actuels sont suffisants alors que nous sommes le seul centre offrant des sendees individualisés et intensifs de plus de 25 heures par semaine avec éducateur (un pour un) et des thérapies multiples.Nous n’avons pas de liste d’attente.Il faut simplement attendre un mois pour recevoir des sendees, alors que sur les listes gouvernementales l’attente est de 1 an et même jusqu’à 2 ans ou plus.Nous organisons une soirée-bénéfice tous les ans et c’est la soirée la plus importante pour le Centre.Plus de 1 300 personnes assistent à cette soirée chaque année et cette importante levée de fonds nous aide à financer plusieurs de nos activités.Nous recevons aussi du soutien financier de la Fondation des Canadiens, de la Fondation Marcelle et Jean Coutu ainsi que de la Fondation de la famille Zellers et plusieurs autres.Nous recevons aussi des dons individuels et de toutes les communautés.LVS : Combien d’enfants traitez-vous ici ?LV : En ce moment, nous en traitons plus de 170 alors qu’en 1997 nous en avions 3 ! Le chiffre augmente tous les jours.Nous aidons tant des enfants anglophones que francophones et nos employés sont bilingues.Nous avons un personnel de 65 intervenants : orthophonistes, physiothérapeutes, ergothérapeutes, musicothérapeutes, thérapeutes artistiques, massothérapeutes, éducateurs.Nous offrons aussi des services de soutien à l’intégration scolaire et des camps d’été.Notre but est d’aider tous ceux qui en ont besoin et de ne refuser personne.Cependant, le programme peut coûter cher si l’enfant a besoin de services à temps plein ! Nous traitons des enfants de 0 à 6 ans, mais aussi des enfants plus âgés (jusqu’à l’âge de 17 ans) en leur offrant des thérapies individuelles avec soutien à l’intégration scolaire.LVS : Etes-vous satisfaite des résultats obtenus avec les enfants ?LV : Oui, nous avons des résultats vraiment incroyables ! Nous avons observé plusieurs enfants qui sont venus ici après que des médecins aient dit qu’ils n’allaient jamais marcher, et puis ils marchent après avoir suivi notre programme intensif.Nous voyons aussi des enfants qui ne parlaient pas et qui parlent maintenant.D’autres sont maintenant intégrés dans des écoles normales.Je pense qu’on peut dire qu’on a amélioré leur qualité de vie.LVS : Quelles sont les perspectives d’avenir du Centre ?LV : Nous allons continuer d’offrir de plus en plus de services aux enfants dans le besoin et à leurs familles et nous espérons pouvoir agrandir notre champ d’action avec le soutien continuel de la communauté.Notre objectif est d’arriver à obtenir un appui gouvernemental pour enfin recevoir des subventions.Jusqu’à présent, nous avons compté sur la communauté pour nous financer et nous avons fait épargner de l’argent au gouvernement grâce à nos interventions intensives et précoces : il est temps que les choses changent.wvw.isupportyaldei.org www.yaldei.org Emmanuelle Assor magazine LVS | mars 201 2 | 65 DOSSIER SPÉCIAL QUAND LE COURAGE EST DE MISE ¦-S' Agence OMETZ Ometz veut dire courage.Le courage est défini comme une force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, et les circonstances difficiles.On attribue souvent ce qualificatif à de valeureux soldats qui combattent l’ennemi au front.Mais le courage c’est aussi se lever tous les matins, lorsqu’on a 10 ans, et aller à l’école, en craignant que les mots du professeur prennent encore l’allun d’un charabia incompréhensible, et continuer de persévérer.Le courage, c’est aussi aller chercher de l’aide pour nous aider à surmonter les difficultés, quand nos propres efforts ne suffisent plus.Et c’est là que l’Agence Ometz entre enjeu.Elle offre les ressources nécessaires pour servir votre courage.Rencontre avec Barbara Victor, directrice clinique de l’Agence Ometz, au servie de votre courage.LVS : Quel est le mandat et quels sont les objectifs des Services scolaires de l’Agence OMETZ ?BV : Ce département offre plusieurs sendees aux écoles.Pour les écoles juives, nos programmes sont subventionnés en partie par la Fédération CJA, mais les écoles non-juives peuvent également avoir recours à nos services en défrayant les coûts nécessaires.Nous proposons aux écoles les sendees de nos conseillers en éducation, qui siéger; à différents comités administratifs et académiques de l’école pour discuter des problèmes culturels, des problèmes d’intimidation et de sexualité ; ils indiquent ainsi des stratégies aux professeurs pour encadrer les étudiants sur le plan personnel et social.Nous offrons également des formations professionnelles aux enseignants ; bien entendu, nous ne leur apprenons pas à enseigner, mais plutôt ; mieux intégrer les élèves en difficulté.Nous organisons également, dans certaines., écoles, des ateliers de groupe qui portent sur l’éducation sexuelle et les abus d’alcool et de drogues.Puis, nous aidons les familles des enfants en difficulté en leur proposant des stratégies qui aideront leurs enfants à maximiser leur potentiel.LVS : Selon vous, les services offerts sont-ils suffisants ?BV : Malheureusement, les ressources ne sont absolument pas suffisantes.Les allocations de la Fédération nous permettent d’offrir des services d’une demi-journée par semaine dans chaque école.Si les besoins de l’école excèdent ce temps, elles devront défrayer les coûts de services supplémentaires.Si nous considérons qu’une professionnelle peut voir environ 3 enfants en une demi-journée, il devient évident que les sendees ne sont pas suffisants.D’autant plus que les écoles doivent donner priorité aux salaires des professeurs et au matériel scolaire de base pour les enfants ; les services d’orthophonie, les travailleurs sociaux et les psychoéducateurs arrivent donc souvent en bas de la liste.Barbara Victor, directrice clinique de l’Agence Ometz.66 I magazine LVS mars 201 2 “Ometz veut dire courage.Le courage est défini comme une force de caractère qui permet d’affronter le danger, la souffrance, et les circonstances difficiles.” LVS : Comment sont abordés les problèmes des enfants juifs avec des difficultés d’apprentissage ?BV : Les troubles d’apprentissage ne font aucune discrimination, ils affectent des enfants de toute religion et de toute culture.Dans quelques écoles juives, il y a peut-être une dimension religieuse qui s’ajoute.L’enfant doit faire face à des apprentissages supplémentaires.Cependant, cela peut être bénéfique pour certains enfants.Prenons l’exemple d’un enfant qui a beaucoup de difficultés avec la logique, mais qui excelle dans son cours de liturgie puisque les modalités d’apprentissage (le chant, la musique) sont différentes des modalités d’évaluation habituelle (compréhension de texte, écriture) ; le cours de liturgie deviendra pour lui une source de satisfaction et un incitatif à venir à l’école.Outre la religion, il y a malheureusement le problème du divorce qui touche des centaines de familles et qui est un obstacle de plus pour l’enfant qui souffre de troubles d’apprentissage.Idéalement, chaque enfant ayant des troubles d’apprentissage devrait donc pouvoir bénéficier d’une approche multidisciplinaire puisque son problème affecte plusieurs sphères de sa vie.La psychologue peut évaluer et travailler sur les répercussions affectives du problème, alors que l’ergothérapeute aidera l’enfant à adapter et organiser son milieu de travail pour que le contexte d’étude soit favorable.Puisque nous offrons seulement des sendees de dépistage et d’évaluation, nous travaillons avec d’autres organismes comme BJEC et plusieurs professionnels de la santé pour aider les parents à trouver un suivi adéquat de thérapie une fois que le diagnostic est posé.LVS : Quelles sont les difficultés auxquelles le Sendee fait face et quelles sont les ressources qu’il faudrait affecter pour améliorer les services si on considère que faute de ressources matérielles et professionnelles, certains parents de certaines de nos écoles doivent retirer leurs enfants des écoles juives pour les placer dans le système public ?BV: Il est évident qu’il manque toujours de l’argent.Car plus nous aurons de moyens financiers, plus nous pourrons offrir de services « gratuits » aux écoles juives.En ce qui a trait aux ressources humaines, j’ai remarqué qu’il manque énormément de professionnels francophones en santé mentale.Nous tentons d’offrir des sendees adaptés à notre clientèle et nous aimerions vraiment pouvoir jumeler des professionnels francophones d’origine juive aux écoles sépharades.Je crois qu’il y a une pénurie réelle de plusieurs professionnels tels les psychologues, les orthopédagogues et les orthophonistes dans la communauté juive francophone.Un des grands défis de notre communauté est de trouver un moyen d’encourager nos jeunes à choisir de telles carrières.Et je suis certaine que nous y arriverons, car les métiers qui ont pour fondement la relation d’aide sont ceux qui nous procurent souvent le plus de satisfaction ! Yaël Bensoussan magazine LVS | mars 2012 | 67 DOSSIER SPECIAL Miriam HOME LE PARCOURS DU t ; 'C.'i', " L Daniel Amar, MBA Des difficultés d’apprentissage par rapport à l’autisme : le parcours du combattant, un long entretien éclairant avec M.Daniel Amar* Troubles d’apprentissage, autisme, dépistage, diagnostic.Comment mettre de l’ordre dans ces notions et apprendre à faire face à la situation quand votre enfant vous semble avoir un retard quelconque.Voici les grandes lignes d’un long entretien avec Daniel Amar, directeur général du Centre Miriam, qui pourront quelque peu éclairer.Diminution de la fréquentation du milieu scolaire juif : ce qu’on doit savoir Saviez-vous que de nombreuses familles quittent régulièrement le système^ scolaire juif à cause de différentes difficultés d’apprentissage et que cette tendance se confirme ?A l’heure actuelle, on constate malheureusement une décroissance du taux de fréquentation des écoles juives, sauf dans f les écoles hassidiques qui sont de plus en plus fréquentées (ceci est dû au taux de natalité importan de la communauté hassidique).Par ailleurs, les écoles juives rencontrent de plus en plus de difficult financières étant donné qu’il y a moins d’élèves, plus de pression et que la population de classe moyenne ne peut assumer le coût d’une école juive privée.Le problème des écoles juives par rapport aux difficultés d’apprentissage de certain enfants Nos écoles juives enseignent souvent 2 ou 3 langues à des enfants qui ne sont pas tous capables de suivre.Car en plus du français, de l’anglais et de l’hébreu, certains apprennent aussi le yiddish.Je crois qu’il serait important de réviser le cursus scolaire de nos écoles.Trop fréquemment, seuls les ! parents très aisés sont capables d’embaucher un tuteur pour aider l’enfant quand il prend du retail C’est généralement à ce moment-là qu’on appelle les travailleurs sociaux et qu’on commence à chercher « des coupables ».Quelques années plus tard, on fait appel aux programmes de l’école |:i Vanguard — école offrant des services adaptés et adéquats aux élèves présentant des difficultés graves d’apprentissage — et on utilise les allocations allouées pour essayer d’aider ces enfants.Quand cela ne marche pas, les parents envoient leurs enfants dans le système public et craignent f leur assimilation, car ils ne reçoivent plus d’éducation juive.Beaucoup d’enfants arrivent dans le j système public à cause de l’inflexibilité du système scolaire juif qui veut à tout prix préserver son | i cursus scolaire habituel.À cela, il faut ajouter la difficulté d’obtenir des bourses scolaires pour les j ; gens de la classe moyenne.Donc, si un enfant éprouve des difficultés d’apprentissage importantes, >i on peut aisément prédire qu’il va quitter le système scolaire juif qu’il fréquente.Le dépistage précoce pour les enfants ayant des difficultés Un outil très intéressant d’évaluation est l’EDI (Early Development Instrument) créé par le Dr Dan Offord et Magdalena Janus au Offord Centre for Child Studies de l’Université McMaster.Cet outil, qui est utilisé au niveau de la maternelle dès que l’enfant a 5 ans, aide à évaluer à travers 104 questions, ses 5 domaines de compétence : sa santé physique et son bien-être, ses compétences sociales, sa maturité émotionnelle, son développement langagier et cognitif, ses moyens de communication et ses connaissances générales.Grâce à l’EDI, on peut déjà entrevoir j que sa santé en tant qu’adulte, son éducation et son développement seront affectés.L’EDI n’est utilisé que pour des évaluations de groupes, pour toute une classe, même si pour chaque enfant on remplit un questionnaire de 20 minutes.Malheureusement, à l’heure actuelle, l’EDI n’est pas jf systématiquement utilisé dans les écoles et les CPE au Québec.Cela étant dit, je pense qu’il est essentiel d’offrir un dépistage scolaire précoce, non payant et volontaire, aux parents inquiets.Il est regrettable de constater que les écoles privées n’ont pas suffisamment d’orthophonistes et d’orthopédagogues.En théorie, au CPE, on devrait déjà pouvoii 68 | magazine LVS I mars 2012 ^71054 détecter les difficultés d’apprentissage d’un enfant.Grâce à un dépistage précoce, on peut plus vite aider l’enfant car, lorsqu’il a pris du retard, il faut redoubler d’efforts pour qu’il ne quitte pas le système privé juif.Très souvent, les enfants ayant des difficultés à cause du lourd cursus de l’école juive arrivent à bien se débrouiller à l’école publique.Par ailleurs, dans la majorité des cas, un enfant ayant de graves difficultés d’apprentissage, langagières ou autres, qui n’a pas reçu assez de support à l’école juive, reçoit un support adéquat à l’école publique qui lui permet de se rattraper.D’autres options pour obtenir des services Selon les dires de plusieurs parents, la situation au Québec laisse à désirer.En effet, il semblerait que nous soyons loin derrière certaines autres provinces canadiennes en matière de financement des services spécialisés en déficience intellectuelle.un continuum de services.Je crois qu’il est juste de dire que nous offrons des sendees sur mesure, adaptés aux besoins de nos clients âgés de 0 à 120 ans ! Le dédale de ressources offertes aux parents : comment cheminer Lorsqu’un parent pense qu’il y a une anomalie dans le développement de son enfant, il devrait s’adresser d’abord au pédiatre de l’enfant, sachant qu’il y a 18 mois d’attente pour faire les tests dont il a besoin.Tout d’abord, on l’envoie dans une clinique de développement et là, après examen complet par des spécialistes, on peut donner le diagnostic du délai de développement (ou autre).On le redirige alors vers le CSS (Centre de Sendees Sociaux) pour y recevoir des sendees spécialisés et une travailleuse sociale assurera le suivi.C’est seulement à ce moment que le parent peut se tourner vers le CRDI (Centre de réadaptation en développement intellectuel comme le Centre Miriam) avec une recommandation du Centre.Mais là, il arrive souvent que l’enfant ait déjà 4 ans ! Certains parents choisissent donc d’aller dans le privé pour faire accélérer les choses.Par contre, si l’enfant n’a que des difficultés langagières, le CSS intervient directement et offre les sendees appropriés pour soutenir le développement de l’enfant.Les services offerts au Centre Miriam Nous nous occupons des enfants de 0 à 6 ans en leur offrant des soins de 2 à 5 heures par semaine et nous avons aussi des programmes intensifs à temps plein pour les enfants qui en ont besoin.Malheureusement, il y a toujours de longues listes d’attente et, très souvent, les parents ont recours à des services de traitement intensif privé qui peuvent être très dispendieux.Nos services sont bilingues et notre mandat est de desservir la communauté juive même si quiconque de l’île de Montréal peut recevoir des services dans notre Centre.Nous offrons de l’expertise postscolaire et des sendees d’adaptation à l’école, mais celle-ci doit fournir le reste (ergothérapeute, psychologue, etc.).Nous offrons des sendees auxjeunes qui, après l’âge de 21 ans, ne sont pas capables de travailler dans un milieu de travail « normal ».Un service pré-emploi a été conçu pour eux selon leurs compétences, ce qui nous permet éventuellement de les placer soit dans des milieux de travail protégés, soit dans l’une des 45 compagnies liées à notre Centre.Ils arrivent ainsi à travailler de façon autonome avec un salaire compétitif.Pour les cas plus lourds, nous offrons des services d’intégration communautaire, nous avons aussi des résidences pour les personnes qui en ont besoin.Pour nous, il est important d’offrir Autre problème : on ne donne pas assez d’information aux parents pour bien les guider à travers les dédales des services existants dans le public et dans le privé.Pour aller plus vite, il faut se tourner vers des services dans le privé.Le Centre Miriam, un CRDI public, ne chargeant aucuns frais pour ses sendees, est doté d’une fondation, la Fondation Miriam, qui offre des services d’intervention Comportementale Intensive (ICI).La Fondation Miriam est capable de dessentir plus de 60 enfants, moyennant un certain coût.Depuis que je travaille dans le domaine de la santé et des troubles d’apprentissage, j’ai vu des parents tellement désespérés qu’ils essayaient presque n’importe quoi.Aussitôt que l’on s’aperçoit que quelque chose semble anormal chez son enfant de 18 mois ou moins, il est très important d’obtenir un diagnostic qui donne droit à des ressources.Trop peu de parents savent cela.Avec l’OPHQ (l’Office des Personnes Handicapées du Québec), on a droit à des crédits d’impôt et de l’aide supplémentaire sera offerte au CPE fréquenté par l’enfant pour l’achat d’équipement et pour des services de soutien supplémentaires.Enfin, il ne faut pas hésiter à s’adresser aux Centres de Services Sociaux qui sont d’une aide précieuse quant au répit nécessaire aux parents ayant besoin d’accompagnement.Le mot de la fin : des conseils aux parents inquiets Je dirais aux parents inquiets : écoutez votre instinct ! Il existe des solutions à votre problématique.Nous avons beaucoup de success stories ! Mais il faut démarrer le plus tôt possible.Même avant 18 mois, avec certaines méthodes, on peut diagnostiquer très tôt les troubles du développement et l’autisme.Remettez en question ce que dit votre pédiatre si vous avez des doutes, n’ayez pas peur de faire face à la situation.Ne soyez pas paranoïaques non plus ! Le sujet est délicat, mais nous avons fait de merveilleux progrès par rapport aux problèmes d’apprentissage et l’autisme.Il ne faut surtout pas avoir honte de ce qui vous arrive, sachez que vous n’êtes pas seuls.*Les propos recueillis ne reflètent en rien la ligne de pensée officielle du CRDI-TED Miriam.M.Daniel Amar nous a accordé cette entrevue à titre de gestionnaire chevronné qui a déjà dirigé divers organismes de la communauté.Emmanuelle Assor magazine LVS | mars 2012 | 69 DOSSIER SPÉCIAL Centre de la PETITE ENFANCE DU CCJ LE DEPISTAGE EN CPE Alegre Misrahi, directrice du Centre de la Petite Enfance du CCJ « Le dépistage des éventuels problèmes auxquels sont confrontés certains enfants devrait être effectué dès les premières six années de la scolarité de l’enfant et c’est ce que nous faisons.» Cette constatation, sans appel, nous a été faite par Mme Alegre Misrahi, directrice du Centre de la Petite Enfance du centre Communautaire Juif de Montréal.Et nous annonçant la couleur, elle reprenait en d’autres termes l'observation faite par Jean-Yves Frappier, Président de la Société canadienne de pédiatrie et professeur titulaire de pédiatrie à l’Université de Montréal et spécialisé en médecine de l’adolescence en pédiatrie sociale et maltraitance au CHU Sainte-Justine de Montréal.Dans un article paru dans le quotidien La Presse du janvier, celui-ci écrivait : « Les effets des premières années sur les chances de réussite de l’enfant plus tard dans la vie sont incontestables.Les neurosciences démontrent que les premières expériences des enfants ont des conséquences capitales sur leur santé, leur apprentissage et leur comportement plus tard.Ce que vivent les enfants pendant cette période peut les suivre sur le trajet de toute une vie, pour le meilleur ou pour le pire, nous devons aux enfants de bien faire les choses.» I j • ] I H Allègre Misrahi, éducatrice de formation, possède une solide expérience des enfants et elle accomplit un excellent travail à la direction du CPE qui compte deux centres regroupant respectivement 98 et 80 enfants, j dont l’âge varie entre 18 mois et 5 ans, et ce, sous la supervision de 24 éducatrices chevronnées.Interrogée par LVS, elle nous a livré ses impressions sur la question : « Ici au Centre nous prenons le temps de connaître nos enfants et d’observer leur comportement et leur évolution.Nos éducatrices ont l’habitude de veiller à cet aspect qui est déterminant quand il s’agit de déceler diverses anomalies se manifestant par des signes avant-coureurs qui ne trompent pas.Nous faisons appel à des professionnels, c>est-à-dire des ergothérapeutes, des spécialistes de la parole, des orthophonistes ainsi que des conseillères pédagogiques qui nous sont envoyées par l’Agence OMETZ et qui vont travailler sur place.Ce sont des sendees payants.Ces professionnels viennent une demi-journée une fois par semaine.Nous maintenons une excellente communication avec cette équipe.|«i!l mii Nous avertissons également les parents quand nous identifions des problèmes et nous les invitons à pratiquer à la maison les consignes que nous appliquons sur place, surtout quand il s’agit de discipline.Nous sommes heureux de constater, la plupart du temps, une excellente collaboration de la part des parents.Si la situation s’améliore pas ou que des problèmes plus graves surgissent, il devient alors nécessaire de recommander à ces j mêmes parents de nous autoriser à effectuer une évaluation de leur enfant.Celle-ci, dans bien des cas, permet I de corriger des problèmes comme l’hyperactivité et dans d’autres comme l’autisme, et de gérer la situation dans de meilleures conditions en offrant des stratégies adaptées au cas par cas qui vont se révéler bénéfiques autant pour l’enfant que pour la famille.Malheureusement, le délai entre la demande et la mise en place des thérapies peut varier de 1 an à 18 mois.Nous suggérons, par le biais de spécialistes, une thérapie adéquate ainsi qu’un suivi permanent.Heureusement, les cas graves sont peu nombreux dans notre centre, nous en avons relevé 6 cette année, avec des difficultés diagnostiquées.Par contre, les cas de comportements difficiles sont plus nombreux et ils découlent à mon avis, des difficultés que vivent les parents.En effet, en raison d’un emploi du temps chargé — la plupart des couples travaillant - ils consacrent peu de temps à leurs enfants.Souvent, ils attendent que les institutions scolaires remplissent un double rôle, celui d’éducateur et celui de parent.Il y a également dans notre société de consommation, une perte de la notion de patience, de savoir se contrôler et d’attendre parfois afin d’obtenir de meilleurs résultats.On a tendance à se débarrasser des problèmes en abdiquant devant les demandes chaque fois plus nombreuses des enfants.fl ¦ N li Les CPE bénéficient d’une subvention gouvernementale qui permet de financer des mesures d’accompagnement.70 | magazine LVS | mars 201 2 Syndrome D’ASPERGER QUE FAIRE EN TANT QUE PARENT?Dans le cadre du dossier de LVS sur les difficultés d’apprentissage, nous avons eu le plaisir de rencontrer Mme SB (un parent désirant garder son anonymat) dont le fils a été diagnostiqué avec le syndrome d’Asperger, un trouble du développement du spectre autistique qui affecte la vie sociale de l’enfant, ses perceptions sensorielles, mais aussi sa motricité.Comme tout parent, SB a dû faire face à cette situation difficile et nous a parlé avec optimisme de son cheminement à travers cette dure épreuve.LVS : Chère SB, votre enfant a été diagnostiqué avec le syndrome d’Asperger.Pouvez-vous nous raconter comment cela est arrivé ?SB : Mon fils E.allait dans un CPE sépharade, de l’âge de 2 ans et demi à 5 ans.Cela se passait très bien, mais quand il a eu 4 ans et demi, j’ai remarqué qu’il était gêné et ne participait pas assez aux activités avec les autres enfants.J’ai pensé que c’était peut-être un problème de timidité donc rien d’alarmant.Et puis nous avons pris la décision de l’envoyer à la maternelle dans une école juive en pensant que cela serait mieux pour lui, car les classes y sont plus petites.En fait, c’est le contraire qui s’est produit, car notre fils ne s’est pas adapté du tout, il semblait avoir beaucoup de problèmes sociaux et pas d’amis.Quelques mois se sont écoulés et on nous a proposé une rencontre avec un pédopsychiatre afin de vérifier s’il y avait un problème.Ensuite est venu le rapport le final : notre fils a été diagnostiqué avec un trouble du spectre de l’autisme, le syndrome d’Asperger, ce qui affecte sa vie sociale et sa motricité parfois.Ceci est un niveau d’autisme très fonctionnel, qui passe souvent inaperçu, mais qui devient plus apparent vers l’âge de 6 ans ou plus.les classes au cursus normal.Ce qui est superbe c’est que depuis qu’il va à cette école, ses problèmes sociaux ont incroyablement diminué.Il communique beaucoup plus, il est plus empathique, il s’intégre à de nouveaux groupes et à de nouvelles personnes.De plus, son problème social causé par l’Asperger n’affecte pas sa performance académique, ce qui est plein d’espoir pour nous.LVS : Qu’espérez-vous pour son éducation future ?SB : Mon but est de continuer dans cette lancée afin de l’intégrer dans une école juive au secondaire, car, bien que son éducation juive se fasse à la maison, elle devrait aussi avoir Heu à l’école avec des cours d’hébreu.Mais comment pouvons-nous payer l’école privée avec des soins particuliers alors que nous avons 3 enfants ?Je constate que le système public est très adéquat pour mon fils.LVS : Comment avez-vous cheminé en tant que parent tout au long de cette épreuve ?SB : Au début, j’ai trouvé que c’était très difficile et le mot autisme me faisait peur.On pense tout de suite au pire, aux gens en marge de la société et on craint que notre enfant ne puisse pas faire des choses normales comme les autres.Mais dès que j’ai décidé de mettre mes sentiments de côté, j’ai fait ce qu’il fallait et je me suis sentie mieux.Aujourd’hui, ce qui me fait le plus plaisir c’est de voir tous les progrès que mon fils fait.Je sais aussi, au fond de mon cœur, que j’ai pris la bonne décision pour lui en le mettant à l’école Crestview.J’ai mis mon orgueil de côté pour être au sendee du bon cheminement de mon fils.De toute façon, il y a des choses bien plus graves dans la rie ! LVS : Quelle a été votre réaction par rapport à cette nouvelle ?SB: J 'étais en état de choc et je suis même allée chercher une deuxième expertise confirmant le diagnostic reçu.Ensuite, il a fallu passer à la difficile étape de l’acceptation.Et puis nous nous sommes mis tout de suite à chercher une école qui offrait des ressources pour nous aider.Les écoles juives sont de très bonnes écoles sur le plan académique, mais elles offrent peu d’aide pour ce genre de problème.Etant donné que notre problème n’était pas sévère, il aurait fallu que je paye les sendees d’un ergothérapeute, d’un orthopédagogue, d’une travailleuse sociale, etc.Ainsi, nous avons décidé de mettre notre enfant dans une école publique à Laval, l’école Crestview, recommandée par la psychologue que nous avions consultée.Cette école avait toutes les ressources nécessaires pour notre enfant, y compris le transport et des horaires qui nous convenaient.LVS : Comment s’est passée l’adaptation de votre fils à ce nouveau milieu scolaire ?SB: Il s’est très bien adapté dans des classes de 12 à 15 élèves où l’on suit leur développement.Dans certaines classes, il est avec des enfants au cursus normal (en math et en français) et dans d’autres classes, il est avec des enfants qui ont des troubles d’apprentissage.Chaque élève suit son rythme et le but ultime est de réintégrer notre enfant dans toutes LVS : Quel conseil donneriez-vous à des parents qui craignent que leur enfant ait un problème d’apprentissage ?SB : Je leur dirais que le dépistage rapide est essentiel.Il ne faut pas attendre que l’enfant ait 12 ou 13 ans et qu’il soit trop tard.Le syndrome d’Asperger est génétique et il touche surtout les garçons.D’ailleurs, on a même dit que des personnes créatives telles que Einstein, Churchill et Bill Gates, souffraient probablement de ça.LVS : Comment voyez-vous l’avenir ?SB : Comme une journée de printemps ensoleillée avec quelques passages nuageux.J’admets que j’appréhende un peu le moment de la Bar-mitsvah de mon fils, car je sais que cela sera une épreuve pour lui.Mais je suis confiante quant à l’avenir, je pense aux solutions plutôt qu’aux problèmes.Mon fils ne cesse de progresser.Il ne faut pas s’apitoyer sur son sort, car il y a toujours des solutions dans la rie ! Au Canada, on a la chance d’avoir beaucoup de ressources.Si j’avais un seul message pour les parents, je leur dirais qu’il ne faut pas avoir peur de parler des problèmes de son enfant.Personne n’a honte de dire que son fils est diabétique, l’autisme c’est une maladie quand même.Emmanuelle Assor magazine LVS | mars 2012 | 71 DOSSIER SPÉCIAL m- BANAV QUAND L’ESPOIR DEVIENT UNE RÉALITÉ Nathalie Myara, Ph.D., Responsable pédagogique de la M.Ed.option orthopédagogie, Département de psychopédagogie et andragogie, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal.Nathalie Myara et son mari forment un couple très actif qui a su mettre en exergue le besom d’aider les enfants en difficultés scolaires (1) sans lamentation, ni reproche, car seule leur volonté d’agir avec efficacité et générosité a été le moteur de cette initiative en progression depuis un an.Le programme BANAY conçu pour les parents et les enfants qui ont besoin d’aide pour éviter un retard scolaire trop considérable, a reçu un écho extrêmement positif et aujourd’hui, Nathalie aimerait aller plus loin.LS : Pourquoi avoir créé ce programme et quels sont vos objectifs actuels ?NM : BANAV est un programme à but non lucratif, ouvert depuis un an et issu de l’observation des besoins de parents qui venaient dans ma clinique, Centre d’Accomplissemen LANAAR, depuis 4 ans pour divers services.Nous avons créé dans un premier temps un camp d’apprentissage d’été et des sendees en orthopédagogie, en ergothérapie, en physiothérapie, en orthophonie et en thérapie cognitive.Le besoin d’ouvrir le programme BANAV a été pensé avec mon mari qui a pu se libérer pour le faire évoluer rapidement et nous avons créé un bouche à oreille efficace.Deux programmes sont proposés : un pour aider les parents, BANAV EZRA et un pour les enfants scolarisés dans écoles publiques, BANAV MACHLIM, qui a pour but de leur faire prendre conscience de leur identité juive à : travers un enseignement chaleureux et ouvert.Notre environnement a attiré rapidement la communauté juive attentive à cette initiative, car beaucoup d’enfants éprouvent des difficultés ; à suivre le curriculum ordinaire pour des raisons variées.Nous avons vécu 9 ans en Israël où j’ai pu bénéficier d’une formation spécifique sur la modificabilité cognitive que je voulais appliquer à Montréal.En effet, je me suis rendu compte que plusieurs écoles connaissaient des cas de retards scolaires (trouble d’attention avec ou sans hyperactivité, problème de lecture, trouble du comportement, etc.) qui nécessitaient une aide évidente.Même si certaines écoles j bénéficient d’un service d’aide de 4 à 8 heures de suivi par semaine, ce n’est pas suffisant pour répondre à tous les élèves ayant besoin de soutien et celui-ci n’est parfois pas assez spécifique.Et, malheureusement, certains élèves quittent le secteur privé, l’école juive, pour profiter d’un peu plus de sendees offerts dans le secteur public.Toutefois, plusieurs parents le font à contrecœur, car ils souhaitent donner une éducation juive à leurs enfants et se préoccupent de leur environnement social.Il fallait donc combler un besoin et nous avons d’abord proposé un programme d’étude juive, adapté aux besoins de ces élèves, offert tous les jours à partir de 14 h 30 à 16 h 30.Nous avons pris le temps de constituer un comité de soutien regroupant des personnes d’origine et horizon différents qui s’impliquent énormément pour trouver des fonds et réaliser des événements afin d’augmenter notre notoriété.Nous avons une communauté de soutien, c’est-à-dire des ambassadeurs et ambassadrices qui participent selon leurs intérêts et leurs disponibilités, sur des projets de réseautage, de collecte de fonds, etc.Notre objectif à moyen terme est d’augmenter l’aide parentale en offrant des ateliers sur des thématiques ciblées, car certains parents sont parfois démunis ou découragés face aux difficultés de leurs enfants.Et enfin, nous visons l’ouverture d’une classe adaptée, notamment pour les élèves du niveau secondaire, au cœur d’une école juive, afin que ces enfants puissent se retrouver dans j un milieu communautaire où ils pourront socialiser avec les autres enfants qui suivent un enseignement aux normes imposées.LS : Quel est le nombre de personnes que vous accueillez régulièrement et quelles sont leurs origines .NM : Nous regroupons régulièrement une douzaine d’enfants, d’origine ashkénaze et sépharade, âgés de 6 à 13 ans, et nous devons en refuser une quarantaine par manque de revenus.Les cours sont en anglais, car la majorité des enfants viennent de la partie anglophoni du quartier d’Hampstead.Notre corps enseignant est formé de 5 personnes permanentes : 72 magazine LVS mars 20 IgpsL , 3 enseignants, un directeur coordonnateur des programmes BANAV et une adjointe au directeur.Sans publicité, ni parrain pour le moment et en ajoutant les frais de maintenance, nous ne pouvons malheureusement pas faire mieux.Et ce, malgré la satisfaction des parents - dont certains contribuent financièrement pour nous encourager à continuer - quand ils constatent les progrès évidents.Nous comptons une moyenne de 7 000 enfants juifs scolarisés dans le secteur public, dont 1 sur 5 élèves aurait des besoins particuliers.Gela veut dire qu’il y a plus de 1 000 enfants juifs ayant des difficultés, scolarisés dans les écoles publiques de Montréal.LS : De quelles aides ou ressources bénéficiez-vous ?Existe-t-il une entraide entre les institutions offrant des services similaires ?LS : Comment voyez-vous votre évolution depuis un an et quel est votre bilan aujourd’hui ?NM :Après un an, on peut dire que la satisfaction des parents est totale et les résultats des enfants encourageants.La difficulté de trouver des financements demeure notre tracas quotidien pour faire vivre le centre ainsi que pour ouvrir les portes à d’autres enfants.Des actions de sensibilisation se mettent en place grâce au comité, comme la présentation du programme récente au Cercle pour motiver les jeunes adultes de la communauté, des ateliers et des évènements, mais malheureusement ce n’est pas suffisant.Sur la population des enfants de 6-13 ans, les besoins vont en grandissant au Québec et, pour éviter la montée du décrochage scolaire (2) des adolescents, il faut agir sur les plus jeunes.Les bénévoles sont nombreux, les ressources humaines sont disponibles, mais les ressources monétaires manquent pour réaliser tous nos projets pour le moment.Nous espérons obtenir du financement pour augmenter la capacité du centre.NM :I1 n’y a pas de cohésion entre les institutions existantes, nous œuvrons indépendamment les unes des autres, mais nous allons commencer un cheminement dans ce sens pour tenter d’obtenir, cette année, des aides gouvernementales et un soutien actif et généreux de la Fédération juive.Le Bronfman Jewish Education Center a manifesté un intérêt pour nos efforts vis-à-vis une classe adaptée.Selon les professionnels du Centre BJEC, le projet BANAV MACHLIM répond à un besoin actuel et le projet BANAV KITA serait une extension des projets qu’ils ont déjà réalisés et de ceux qui sont en voie de réalisation.La CSUQnous offre gracieusement des locaux temporaires au YMHA et quelques personnes de la communauté juive de Montréal, sensibles à la cause, ont fait des dons.L’installation est lente, mais certaine.(1) Pour les années étudiées, une croissance de l’effectif handicapé ou en difficulté est remarquée de 2002-2003 à 2009-2010, passant de 135 563 à 162 800 élèves, ce qui constitue une variation de 20 %.Cette augmentation est perceptible à tous les ordres d’enseignement, mais elle est plus importante au secondaire.En effet, de 2002-2003 à 2009-2010, le nombre d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage au secondaire a augmenté de 34 %, ces élèves représentant, en 2009-2010, 22,2 % de l’effectif total du secondaire.(2) Au cours de la période de 2002-2003 à 2009-2010, le nombre total d’élèves en formation générale des jeunes dans le réseau public a diminué, passant de 1 001 050 en 2002-2003 à 885 575 élèves en 2009-20104.Pour la période étudiée, la diminution de clientèle la plus importante se voit au primaire, soit une diminution d’environ 20 %.Renseignements : 514.677.2458 - info@lanaar.com Interview avec Nathalie Myara, Ph.D., Responsable pédagogique de la M.Ed.option orthopédagogie, Département de psychopédagogie et andragogie, Faculté des sciences de l’éducation, Université de Montréal.Laetitia Sellam magazine LVS | mars 2012 | 73 lifP DOSSIER SPÉCIAL Bialik HIGH SCHOOL ACCOMODATION A year ago, Ken Scott was appointed Principal at Bialik High School, thanks in large part to an impeccable track record in high schools such as Heritage Regional High School, and innovative techniques throughout his 34 year career in education.Proof of such direct and selfless invovlement possibly lies in the fact that this interview is conducted in someone else’s office.“Right now, a young lady is completing an exam in my office” Mr.Scott says, “she has a memory transfer issue and she needs to speak out loud to herself” he continues, of these students suffer from a minor learning difficulty, the Principal assures me, yet 8% to 10% of these students with disabilities do require j special attention.When the problem is officially detected, the teachers are informed on the measures necessary for that specific child’s development.Accommodation has been one of the top priorities (on par with school spirit) in this school since Mr.Scott’s arrival.“Right now, I have a counsellor in re-education, a coordinator who oversees everything in the department, two guidance counsellors, two special education technicians who have daily on school activities, and I am looking for a coordinatorfor all the important issues in life for adolescents that are not necessarily school related.” While it isn’t in the budget, Ken Scott intends to bring that additional member to the team, a coordinator who would be able to tackle kids’ problems outside of school, such as gambling and drunk driving.“I am looking forfunding and donations, because we don’t have the budget.” m \, An which would bother the other students, obviously.But he is all about accommodation, for students to excel in isolated conditions.According to Mr.Scott, the school, helped by registered psychologists and guidance counsellors, have screened the students with psychological assessments to clearly outline the learning disabilities.At Bialik, 25% of the student body receives special accommodation.Most Ken Scott Principal contacts with students to help them better organize and concentrate “A learning disability does not equate with an intelligence issue.” Aside from himself and a dedicated team of counsellors, Bialik has access to Ometz’s specific sendees such as psychological assessments, which could be quite costly for some families who couldn’t afford the 1,500$ to 2,000$ price tag that goes along these series of tests.Ometz provides these sendees for free for those families.BJEC also provides professional development.While some of the disabilities and problems might be important and disturbing, Ken Scott sees it as the school’s obligation to help and surround that student as much as possible.“This won’t go away; you can’t change that and pretend it’s not there.You can provide the help necessary for them to be successful, though”, he notes.As long as students and their parents are here for a Jewish education, he will provide the occasional alternative technique.While the parents are encouraged to help and be involved in their children’s education at home, they are not asked to participate when it comes to school programs and initiatives.“Of course, they need to be supportive, and they do call all the time, but they’re brought in only when accommodations aren’t working”.It’s obvious Mr.Ken Scott knows what he’s talking about.In his three decades involved in education, he has been Principal at a handicapped school and his wife is currently running a clinic for dyslexia in Westmount.He has noticed the change in mentalities in administrations and the general public.“Over the last 34 years, there has been a tremendous amount of research to help support the schools.Schools understand that their obligation is to provide support sendees”.The stigma, for the most part, is gone.“It has become well known in the Jewish community that a learning disability does not equate with an intelligence issue.” It is just a matter of finding the right way to teach for some students, which require a different set of skills.But some of these students are highly intelligent, and they need to develop their full potential.This is the next step.“There are a number of kids with learning problems who belong in enrichment programs and that is where I’d like to see them.” Joseph Elfassi magazine LVS | mars 201 2 | 75 à i I ,v j De gauche à droite : Sydney Benudiz, directeur exécutif, Linda Lieberman, directrice de l’école secondaire, Michelle Toledano, directrice de l’école primaire, et Ellie Grumberg, directrice des Services pédagogiques au primaire À l’école Herzliah, un dépistage précoce se fait auprès des enfants pour détecter ceux qui ont des problèmes d’apprentissage et qui pourraient avoir besoin de support additionnel.Par des interventions qui permettent d’évaluer la compréhension de la lecture via des tests standardisés, l’évaluation est possible.On compte, parmi les élèves du primaire, environ 20 % qui ont besoin d’un certain accommodement, et sur les 428 élèves au secondaire, on parle de 47 d’entre eux qui ont besoin d’une forme ou d’une autre d’accommodement.Les problèmes et les troubles peuvent être légers, parfois plus lourds.Pour qu’ils soient au courant de l’évolution académique de leurs enfants, les parents sont impliqués dans le processus éducationnel.Au primaire, on demande aux parents, suite à des rencontres et des mises à jour régulières, de s’impliquer à la maison, comme par des lectures quotidiennes avec les enfants.Un poste a été ajouté à l’école, permettant à un orthopédagogue de créer certains cours pour ces jeunes qui auraient besoin de support.Les enseignants, autant au primaire qu’au secondaire, sont avisés des difficultés et sont sensibilisés aux besoins spécifiques de certains enfants.Au secondaire, par exemple, il y a une rencontre dès l’admission pour les nouveaux arrivants avec des tests standardisés, autant en français qu’en hébreu, puisque l’hébreu fait partie du programme de l’école.Herzliah est munie de smartboards dans toutes les classes pour faciliter l’apprentissage en général.Plus spécifiquement, quelques étudiants ont accès à des iPad pour un support visuel leur donnant une indépendance pendant les examens.Cela leur permet de faire répéter les questions et de garder le focus sans avoir à perturber la classe ou le professeur.« Les autres enfants en sont même jaloux ! » affirme Michelle Toledano, directrice du primaire.En fait, selon Linda Leiberman, directrice du secondaire, il n’y a pas de moquerie ou d’intolérance pour les enfants qui sont différents.« Les enfants comprennent et acceptent la situation des autres, dit-elle, parce que l’école mise beaucoup sur la diversité et la tolérance.» S’il le faut, dans certains cas, du temps additionnel est donné à des élèves pour compléter les examens.H existe aussi le programme RAP de Herzliah qui est un programme adapté aux besoins des élèves, permettant un suivi régulier avec les parents et du temps individuel donné aux étudiants faisant partie du programme.L’aide provenant de la communauté juive est importante, et ressemble à l’aide obtenue par les autres écoles que LYS a interviewées.Le programme BJEC (Bronfman Jewish Education Centre) aide particulièrement les enseignants, comme les subventions pour le programme Shorashim, lequel permet à des enfants aux besoins spécifiques d’être inclus dans des activités à vocation religieuse.L’Agence Ometz, de son côté, propose les services de conseillers pédagogiques et permet d’économiser | des sommes substantielles sur les tests de dépistage nécessaires à 1’évaluation de l’enfant dans le cas où J la famille ne pourrait en défrayer les coûts.Linda Lieberman met l’emphase sur l’engagement rigoureux de l’école à éduquer les enfants.Comme I Michelle Toledano le dit, « nous connaissons nos enfants », et parfois, il faut se rendre à l’évidence et admettre que certains d’entre eux ne pourront pas se mesurer au programme, somme toute important, de l’école.Dans certains cas, un constat d’échec est inévitable, mais dans un contexte de suivi et d’espoir : l’école communique avec les parents pour offrir des conseils quant aux meilleures options pour l’avenir de l’enfant ayant des difficultés d’apprentissage.Joseph Elfassi 76 | magazine LVS I mars 2012 Ecole MAIMONIDE UN ENVIRONNEMENT ÉDUCATIF ADAPTÉ Ck rZ* 88 | magazine LVS | mars 2012 Le parcours peu commun d'un jeune universitaire marocain devenu cinéaste.C’est un parcours hors du commun que celui de Kamal Hachkar.Ce jeune marocain, né en 1 974 à Tinghir dans la vallée du Todra, part à 3 ans en France avec sa mère rejoindre son père qui y réside en tant qu'ouvrier.Après une scolarité française, il étudie l'histoire à la Sorbonne et passe avec succès le CAPES (concours pour exercer le métier de professeur).Il enseigne la géopolitique à l’Université de Cergy-Pontoise et également dans un lycée de banlieue.C'est là qu’il découvre la réalité des enfants issus de l’immigration maghrébine et d’Afrique noire.Ce n’est qu’à l’âge de 1 5 ans qu'il entend le mot « juif » pour la première fois, de la bouche justement d’un professeur d’histoire.Curieux de nature, il se plonge dans la lecture de nombreux livres relatifs à l’histoire des Juifs et surtout aux persécutions dont ils furent l'objet.Étant le seul enfant d'immigrés dans sa classe, il réalise ce que signifie « être l’Autre ».Il va s’intéresser également, à travers la télévision, au conflit israélo-palestinien.Ce n’est que lors d'un voyage au Maroc dans son village natal, que son grand-père lui raconte des histoires sur ses amis juifs avec lesquels il avait fait du marché noir pendant la guerre et dont il avait partagé la prison sous les autorités françaises de l’époque.C'est ainsi qu’il découvre pour la première fois, la présence de Juifs au Maroc et les relations qui s'étaient tissées dans le village avec les Berbères musulmans.C’est le déclic pour s’intéresser, en tant que marocain et professeur d’histoire, à l’histoire des Juifs de Tinghir, à leur exode en Israël et, par conséquent, au conflit israélo-arabe.Il // 77 CULTURE | Let amour de ta terre notate, ta nostalgie des odeurs et des couleurs et le déchirement qui accompagne tout exil, qu’il soitforcé ou volontaire.” s’inscrit à un groupe de dialogue judéo-arabe « Parler en Paix » et décide de faire plusieurs voyages en Israël pour aller rencontrer des sabras dont les parents et grands-parents sont nés à Tinghir.Ceci le conduit à fouiller dans les archives et à réaliser un film qui reste, selon lui, le meilleur moyen transportable et accessible pour développer les émotions par l’image.Cette rencontre avec des gens de la communauté juive de Tinghir, le vieux et deux générations successives qui étaient dépositaires d’une mémoire collective ne pouvaient que le fasciner.Il retrouvait parmi ces témoignages, une même démarche qui pouvait évoquer les souvenirs vécus ou légués de la vie de la communauté juive parmi les Berbères musulmans.Il a pu constater de visu cet amour de la terre natale, la nostalgie des odeurs et des couleurs et le déchirement qui accompagne tout exil, qu’il soit forcé ou volontaire.Ces gens, constate-t-il ont été arrachés à leur terre; ce qui le conduit, en tant que marocain, à s’identifier à ces exilés juifs qui ont tout quitté à l’exception de leurs souvenirs.Ces mêmes souvenirs qu’ils ont légués à leurs enfants et petits-enfants et qui expliquent, peut-être, l’engouement de plusieurs Israéliens d’origine marocaine à vouloir découvrir le Maroc.Kamal nous avoue n’avoir jamais fait des études de cinéma et, armé de son courage et d’une inébranlable volonté de mener à bien son projet, il s’embarque dans cette passionnante aventure.Il commence par écrire un synopsis et l’envoie pendant deux ans à des producteurs dont il n'obtiendra que peu de réponses positives.Sa chance viendra lorsqu'une réalisatrice franco-marocaine, Nezha Drissi, (aujourd’hui décédée), et qui fut la fondatrice du premier festival du documentaire à Agadir, trouve le projet intéressant et met Kamal en contact avec un producteur français, Laurent Bochaut des « Films d’un Jour ».Ce dernier l'appelle et très vite s'engage à produire le film.Le financement s’avère ardu, le budget est serré et les moments de découragement nombreux.Cependant, soutenu par la Fondation des 3 cultures et par la Fondation Hassan II par le biais du Festival des Andalousies d’Essaouira (André Azoulay et feux Simon Lévy et Edmond Amram Elmaleh), le film prend son envol et de la visibilité.Les réactions émues des gens sont encourageantes; en effet, ce n'était pas chose facile de revenir sur ce passé.M.Reda Benjelloun, directeur des programmes des 2M, prend l’option ferme de présenter le documentaire à la Télévision marocaine.Le film s’adressera - nous dit Kamal - au peuple marocain afin qu'il redécouvre la dimension juive de son histoire, et également aux communautés juives à travers le monde.Kamal, grâce à son talent et à sa détermination, a réussi à créer une synergie autour du film qui sera présenté en deux versions : 52 minutes pour la télévision, 86 minutes pour les Festivals et les salles de cinéma.Ce film, ajoute Kamal, raconte une histoire du début à la fin.Son combat ?Faire en sorte que les dimensions juives et berbères ne soient plus éludées dans l'histoire du Maroc alors que celui-ci est dépositaire d'une culture plurielle.Mon film, conclut-il n’est pas là pour juger, mais pour trouver des territoires communs, pour un véritable vivre ensemble.Il convient de souligner que Kamal s’est rendu 9 fois en Israël et qu'il parle l'hébreu couramment après avoir suivi les cours d’un Oulpan à Haïfa, et que chaque fois qu’il se rend dans ce pays, il se sent chez lui, car il est le symbole par excellence de l’Orient et de l’Occident.En évoquant Jérusalem, il nous la décrit comme une ville ayant une âme.Son rêve ?Aller présenter son film dans les villes périphériques d’Israël en le couplant avec un concert de musique orientale.Il reste persuadé que les Marocains, qu’ils soient juifs ou musulmans, constituent le pont naturel entre les Israéliens et les Palestiniens.Le mot de la fin : débattre oui, se battre non ! Elie Benchetrit magazine LVS | mars 2012 | 89 I CULTURE DAVID BENSOUSSAN :: LA ROSACE DU ROI SALOMON A Rosace SALOMON DAVID BENSOUSSAN Éditions du Lys s-sV" lit 1 —TT Hi _ t-n V, i Am VJ-, rJSA.'SS’ -t-w rriA •jAi T7ntrs -fmjn ARMAND COLIN SALOMON MA1KA ‘Dictionnaire intime B>ic ta n^ibu Le Dr David Bensoussan, ancien président de la Communauté Sépharade Unifiée du Québec est un écrivain prolixe, mais également un passionné d'histoire et d'archéologie.Cet universitaire, qui enseigne les sciences appliquées à Montréal, ne finit pas de nous étonner avec un dernier roman, La Rosace du Roi Salomon où l’intrigue archéologique fait revivre des moments intenses d'un passé souvent méconnu dans lequel s’entremêlent l’Histoire et les croyances qui ont façonné notre société.Le récit se poursuit au temps présent avec un dénouement surprenant.Quelle est la trame de l'histoire ?Le Roi Salomon commande à son joailler une rosace de six pétales.Chaque pétale contient une inscription partielle et est confiée à des personnes de confiance qui la transmettront de génération en génération.Un scientifique montréalais, également archéologue amateur, est contacté par une organisation mystérieuse qui possède des trésors d’art.Sollicité pour une expertise, il parvient à remonter la filière de l’organisation.Ses aventures l'amènent à interagir avec les services secrets israéliens, des musulmans qui prennent conscience de leur origine juive et des trafiquants d’art qui entravent ses recherches.Le contexte général est celui d'un monde qui vit de plus en plus le choc des religions.Le scientifique réussit à retrouver les six pétales et leur message devient connu de la planète qui cherche à en décoder le secret, soit l'adresse du Jardin d'Éden.Or, ce message est à double sens.Il est décrypté alors que la planète angoissée par les conflits se familiarise avec une personnalité inspirante qui pourrait être nulle autre que le Messie.Editions du Lys HI I I Inc - Editionssulys.com - dulys@editiondulys.com SALOMON MALKA :: LE DICTIONNAIRE INTIME DE LA BIBLE « J’ai grandi dans une famille religieuse où la Bible était omniprésente.Le mot intime me convient.L’intime relève ce qui est intérieur, ce qui est profondément ancré en soi, ce qui vous lie étroitement, ce qui vous est proche.Il y a des livres qui sont plus intérieurs encore que soi-même.La Bible en fait partie.» Salomon Malka Du pain au vin, d’Abraham à Esther, de l’attente à la bénédiction, de la bonté à l’ivresse, de Samson au Roi David, de Babel à Qumran, de Job à Jonas, de Maimonide à Erri de Luca, l'auteur nous convie dans ce dictionnaire intime à une promenade biblique au gré de ses goûts, de ses lectures, de ses rencontres.Les « entrées » sont classées par ordre alphabétique.Ici un personnage.Là une exégèse.Là encore un portrait, une anecdote, un récit.Tous ces thèmes dessinent un parcours où la Bible et la littérature se trouvent célébrées l’une et l'autre comme une passion commune et une intimité partagée.Journaliste et écrivain, directeur de radio, Salomon Malka est spécialiste de l'histoire du judaïsme et l'auteur de nombreux ouvrages dont Jésus rendu aux siens, Monsieur Chouchani, des essais biographiques sur Emmanuel Lévinas, Franz Rosenzweig, Vassili Grossman.Ses livres ont été traduits dans une dizaine de langues.Éditions Armand Colin 90 | magazine LVS | mars 2012 : AC I Le K I De I Eli I Etî O-ii Poi Lel L’Es rc CULTURE | ¦ • t v •5è>> v — • [•-.'-•¦v.- FANNY CHEBAT-MERLIN :: POÈME D’ADAM ADAM Le 6 Avril 1 972 D-ieu éveilla un songe De la forêt des rêveries Et la Terre devint Corps Et l’Air devint Esprit D-ieu éveilla un songe Pour en faire une Vie Le Corps était la Terre L'Esprit venait du Ciel D-ieu éveilla un songe Dans la nuit des soupirs Alors que la Terre palpitait Et que les Ondes imprimaient le rythme de la Vie Adam tu es la Terre Et la Terre te rappelle Adam tu es de Ciel Et le Ciel te sourit Adam, Adam, agenouille-toi Car ton songe se finit Fanny avait 23 ans lorsqu’elle composa ce poème.Fanny était profondément juive.Elle se savait malade, lorsqu’elle écrivit ce poème.Elle mourut le 6 Mars 1 973 de leucémie.Que l’on se souvienne de cet éclair de beauté, d’intelligence, de sensibilité et de générosité qui traversa la vie de ceux qui ont eu la chance de la connaître.POUR LA DIFFÉRENCE DANS VOS ÉVÉNEMENTS 'est ovec fierté que nous participerons à la réussite de vos évènements Georges Amar : 514.731.1826 ^ROYALMOUNT 514.887.9875 blE 131, Mont-Royal, Qc, H4P 1J3 info@renaissance.com Mardi 10 et 24 janvier, Lundi 6 et 20 février Mardi 13 et 27 mars LE CENTRE , v Cummings CENTREW 5 $ chaque session ou 25 $ pour les 6 sessions Pour plus d’informations, appelez Annette 514.342.1234 (7305) VISIT US ON VISITEZ NOUS SUR AT THE CENTRE OF IT ALL AU CENTRE DE VOTRE VIE FEDERATION CJA Les mouvements de danse aérobique et les battements de tambour fusionnent pour livrer toute une séance d’exercices! 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S I liill IBHÜ «LOI» lausee Activités ré Synagogue (offices Avec ses nouveaux services personnalisés et adaptés aux sépharades elle est vraiment à l’image de notre communauté Aides Financières réguliers) c £ \ c .Û CSUQ DIVERS LA CSUQ HONORE :: YOLANDE COHEN le Consul général de France, M.Bruno Clerc remit personnellement à Yolande l’attestation officielle ^ A Le 9 janvier dernier, la CSUQ honorait lors d’un cocktail, notre amie Yolande Cohen, historienne et professeur à l'UQAM, à l’occasion de sa nomination au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur par la République française.Sa famille, ses nombreux amis et de nombreux leaders de la CSUQ étaient présents à cet événement convivial qui eut lieu dans les salons du Cercle, club privé.Parmi les dignitaires présents se trouvaient le Consul général de France, M.Bruno Clerc et son épouse, l’Ambassadeur de Sa Majesté le Roi du Maroc et son épouse, le Dr Victor Goldbloom ancien président du Congrès Juif Québécois, Mme Phyllis Lambert fondatrice du Centre Canadien de l'Architecture et le professeur Jean-Charles Chebat.Lors de cette soirée très conviviale, le Consul général de France remit personnellement à Yolande l’attestation officielle de la plus haute distinction accordée par la France signée par le président de la République, M.Nicolas Sarkozy.100 | magazine LVS | mars 2012 'll « Bonne journée efà bientôt ! » 9299 Park Avenue Montréal | QC | H2N 2A2 6915 Querbes, Montréal, Quebec, H3N 2B3 ifii Homemade -v KOSHER j- dekosher.ca IERBAKERY.COM 268.5567 WWW.HOMEI > • «: f;> PINO Photograph Photogrdnlx 6525, boulevard Décarie, bureau 202 Montréal (Québec) H3W 3E3 r.P i f T.514.733.7128 info@hflamtl.org F.514.733.3698 WWW.HFLANTL.ORG etNÉvous.ASSOCIATION HÉBRAÏQUE DE PRÊTS BÉNÉVOLES Agence immobilière GROUPE IMMOBILIER LONDONO DPAITV r, D n II D INP Courtier immobilier CHANTAL BOUZAGLO A Happy and Healthy New Year to all our friends and clients Nos voeux les plus chaleureux de santé, joie et prospérité pour la 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le 18 janvier 2012 à Montréal de : Itshak-Moshé Bitton Fils de Benjamain et Jennifer Bitton Frère de : Ness-Mordechai, Eliana-Simcha, Tehila-Hanna et Odaya-Rachel Un grand Mazal Tov aux heureux parents Aux grands parents : Mimy&Maxime Bitton, Claudine&lsaac Chetrit Arrières grands-mères : Anita Sabbah et Freha Chetrit 102 | magazine LVS | mars 201 2 CARNET| DÉCÈS Adendum Dans le carnet du numéro de décembre de LVS., il a été omis de signaler à la rubrique du décès de M.Elie Dahan Z.L que parmi les frères du défunt, Amir et sa sœur Esther devaient y figurer.Dont acte.Nous avons la tristesse d'annoncer le décès de Mme Hanina Amar Z.L survenu à Montréal 1 8 décembre 2011 à l'âge vénérable de 111 ans Elle laisse dans le deuil ses enfants Emile, Deborah, Georgette ainsi que ses petits enfants Nous avons la tristesse d’annoncer le décès subit de Sion (Sam) Benlolo Z.L beau frère de notre collègue Toby Benlolo, survenu à Montréal le 25 janvier 201 2.Il laisse dans le deuil sa compagne Fatia, ses filles Annie Israel et Valérie Wugalter et leurs enfants, ses frères Armand, David, Victor, Gabriel, Daniel et sœurs Yvonne Acoca, Babette Maman, Léa Greenspoon, Brigitte Palus.Il était également le frère des regrettés Emile Z.L et Ruth Harrouch Z.L .C ‘est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de Mme Simone Madar née Abehsera Z.L, survenu le 8 Janvier 201 2.Mme Madar était la maman et belle-mère de Arlène et Henri Abitan Herbert Madar et Claudine Prud’homme Bernard et Anne Madar Jean et Nancy Madar.Grand-mère de Judith Abitan, Ingrid Abitan et Ygal Benabou, Alexandre Abitan, Stacy et Jaclyn Madar.Amanda, Brittany et Matthew Madar et Savannah Madar Arrière-grand-mère de Gabriella Simone Benabou.Elle restera gravée dans cœurs à jamais et sa voix continuera d’influencer nos pensées et nos actions Les professionnels de la CSUQ ont la tristesse d’annoncer le décès de Madame Jocelyne Choukroun, née Bentolila Z.L, survenu à Montréal le samedi 3 mars 2012.Nous adressons à notre ami et collègue Eric Choukroun ainsi qu'à sa famille nos plus sincères condoléances et l’expression de notre affection.Nous avons la tristesse d’annoncer le décès de Mme Esther Bentolila Z.L , veuve de M.Yehuda Amram Z.L , survenu à Montréal le 22 février 201 2.L’inhumation a eu lieu à Natanya en Israël, Elle laisse dans le deuil ses enfants Jacques, Jaime, André, Meir, Marie, Leah et Salvador ainsi que ses petits enfants.Son épouse Hilda, née Suissa, Ses enfants Astrid et David, Son frère Hubert de Montréal, Sa sœur Claudette de Paris, Vous font part du décès de leur regretté : Paul Nataf Z.L Survenu à Montréal le 1 8 janvier dernier, et remercient tous ceux qui se sont joints à eux pour cette triste occasioné Nous avons la tristesse d’annoncer le décès de M.Maurice Benizri ZI survenu à Montréal le 14 janvier 2102.Il laisse dans le deuil son épouse Élyane, sa fille Valérie et son époux Jimmy Israel, ses petits enfants Megan, Noa et David Moshé a qui leur papi manque beaucoup, ses frères et sœurs, Albert, Gabriel, Dody Hasson (Montréal), Messod (Israel) Simon ( Lyon) et Lulu Cohen.(Paris) Papa, Papi, nous ne t’oublierons jamais , tu resteras éternellement dans nos cœurs.Que ton âme repose à Gan Eden Amen! La famille remercie l'ensemble des rabbins et de la communauté pour leur présence, leur soutien moral et l’affection témoignés lors de cette triste épreuve.Un grand merci à tous les donateurs à la Fondation du Cancer, à ceux qui ont planté des arbres en Israël en sa mémoire ainsi qu’à tout le staff de l’Hôpital général juif.magazine LVS | mars 2012 | 103 ©NÜMENTS' KâiSs.LE S ClM E T I È R E S •ARRANGEMENT FLORAL PRÉPAYÉ ¦ns j K 4P Jk /&«*• •, K: ¦- • h ¦ x.-»- iàt»; ?.• SSÉfeî * BARON DE HIRSCH INC Back River Memorial Cardens inc.• f** #v ••.'••4.tÀ S- ¦ t ;¦ ^ Gardez intacte la mémoire de vos êtres chers' .-Jours après jours ;5 .- -r.• .ç, *!• •*." ' ^\isy / Pour plus d’information appelez au 514 735 4696 ^ • bdh@barondehirsch.com 2011 Commandes pour les décorations florales postées le 17 janvier 2012 Afin de remplir toutes les demandes, les commandes devront nous être parvenues avant le 30 avril.Si vous n’avez pas reçu votre bon ™ de commande, appelez le bureau du cimetière au 514 735 4696, du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 ERIC SUISSA Président - y OFFICE: 514 658-9355 CELL: 514 655-3328 >477 PARE, SUITE 101, MOUNT ROYAL, QC H4P 1P7 eternalmonument@ginaH.com www.eternermonuments.com HEVRA KADISHA de Rabbi Shimon bar Yohay Confrérie du dernier devoir URGENCE f eler M.David Benid edi : TjnrrrWU ; 4'62-ol 12 iJcuoi; lülürmonz Jb pouidziilou.h.JJ.nïnâ-ï du Xiiiâkïiaa e un cimeipt communautaire à Beaconsfield avec des lots àp> très abordables.Pour toute information appelez Élie Benchetrit au 731-3334 Tradition familiale ' od» ijapmnmt Sc §>on& (514) 733-7101 3888 Jean Talon West • Montréal, QC H3R 2G8 • www.paperman.com Au service de la communauté montréalaise depuis 90 ans, la famille Paperman vous garantit des services funéraires empreints de dignité et conformes à la tradition. 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