La voix séfarad /, 1 septembre 2004, Septembre
j-j 3 VIJ.(1 ) '1HN0 anoBHjjti i "la i a APPEL JUIF UNIFIÉ CJA 2004 COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC 1, CARRE CUMMINGS - BUREAU 216, MONTRÉAL (QUÉBEC ) CANADA H3W 1 M6 - PP40011565 33e année / Volume 5 Septembre 2004 / Tichri 5765 UNE PUBLICATION DE LA COMMUNAUTÉ SÉPHARADE UNIFIÉE DU QUÉBEC NOUS NOS ENFANTS ISRAËL TOUJOURS \ i : • « . enrico 23 et 24 octobre 2004 Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts 514 842.2112 1866 842.2112 www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790.1245 34 Quinzaine Sépharade .dif SOMMAIRE *- ûp» item/; mv*® 33e année / Volume 5 téphêatàbe Appel Juif Unifié CJA 2004 JEAN-CHARLES CHEBAT NOMMÉ CHEVALIER Le 3 juin 2004, Le Premier ministre du Québec, monsieur Jean Charest, a annoncé la nomination de trente-trois (33) personnalités à l'Ordre national du Québec afin de souligner le caractère exceptionnel de leurs réalisations et leur contribution à l'épanouissement du Québec.L’ACCÈS À LA JUSTICE L'accès à la justice est difficile pour tous.Les coûts et les délais d'attente pour obtenir une audition et un jugement sont excessifs.La confiance des citoyens serait émoussée, voire en crise.THE LAND OF MIRACLES It took me a long while to gather the courage to step foot into the Holy Land.I could not understand why people traveled, or Heaven forbid, made aliyah to a country that was in constant war.JERUSALEM MUSEUM OF TOLERANCE CORNERSTONE SET The cornerstone for the Center for Human Dignity Museum of Tolerance in Jerusalem was dedicated in early May.LE MESSAGE DE LA PUDEUR Tsniout, un mot qui fait trembler.Synonyme de contrainte, de désagrément, de transpiration et même de laideur.DU FLAMENCO À MONTRÉAL " Le Flamenco doit son universalisation au fait qu'il renvoie aux émotions profondes et fondamentales de l'humain.La tricherie est impossible : ici, seul l'authentique est vraisemblable ".(J.M.Lemogodenc et F.Moyano). UNE ECOLE INCENDIEE.DES LIVRES BRÛLÉS.NOS ENFANTS MENACÉS.UN AVENIR À PROTÉGER.Cette année, en plus de votre don habituel toujours plus généreux, songez à faire un DON SPÉCIAL au profit du maintien de notre SÉCURITÉ et de la lutte contre l'ANTISÉMITISME.NOTRE AVENIR, NOS ENFANTS.Cette année, à la veille de Pessah, la bibliothèque de l'école des Talmud Torahs Unis à Saint-Laurent fut la cible d'un incendie criminel, un acte d'antisémitisme grave.Dès lors, notre communauté était confrontée à un nouveau défi : répondre efficacement à cette attaque.À la FEDERATION CJA, nous continuerons de nous acquitter de nos responsabilités envers les plus vulnérables et les plus démunis de notre communauté, mais nous avons désormais un devoir supplémentaire, celui de protéger notre population, nos institutions et, par-dessus tout, nos enfants.Lorsque vous nous ferez parvenir votre don cette année, songez à une contribution spéciale pour nous aider à accomplir cette nouvelle mission.Cette année, la veille de Pessah.Bibliothèque de l'école des Talmud Torahs Unis, Saint-Laurent, Montréal.4 | septembre 2004 | la voix sépharade la voix sépharade | septembre 2004 | 5 s>- JWCTlf 14 ¦4L*-'* .(*5 *AV LA SECURITE DORENAVANT, NOUS AVONS UNE RESPONSABILITE SUPPLÉMENTAIRE.Nos enfants, nos écoles et les sépultures de nos défunts sont la cible de criminels motivés par la haine.C'est la réalité à Montréal aujourd'hui.La FEDERATION CJA a toujours protégé notre population et nos institutions, et elle continuera de le faire.Dès que nous avons eu écho de l'incendie criminel de l'école des Talmud Torahs Unis à Saint-Laurent, nous avons fourni les sommes nécessaires pour poster des agents de sécurité aux abords de toutes les écoles et garderies juives, et ce, jusqu'à la fin de l'année scolaire.Cette mesure extraordinaire a entraîné des coûts de plus de 300 000 $.La FEDERATION CJA a également retenu les services de consultants en sécurité américains qui ont analysé les besoins dans nos écoles et nos garderies, au Campus communautaire, ainsi que dans d'autres établissements de la région de Montréal.Les coûts estimés de la mise en place d'un plan de protection de plus de 80 institutions juives à Montréal varient entre 50 000 $ et 75 000 $ par lieu protégé, soit des dépenses supplémentaires de plus de 2,4 millions de dollars.Par ailleurs, la FEDERATION CJA a récemment créé le poste de directeur de la Sécurité communautaire, dont le titulaire aura la tâche de superviser et de coordonner les services de sécurité pour toute la communauté.Nos enfants sont notre trésor le plus précieux.Nous devons tout mettre en œuvre pour les protéger.Mais cette nouvelle mission entraîne des coûts considérables.Grâce à votre don spécial, nous pourrons faire face à cette obligation sans que nos services aux membres les plus vulnérables de notre communauté en souffrent.VOTRE GENEREUX DON DE : 15 000 $ 6 | septembre 2004 | la voix sépharade permettra d'installer des cameras pour surveiller les abords d'une école ou d'une garderie.3 000$ permettra d'equiper une ecole ou une garderie de détecteurs de mouvements et d'un système d'alarme.EN MAJORANT VOTRE DON DE vous nous permettrez de relier une porte d'entrée à un système d'alarme yj' C smible-i-IT, et 25 ans.qu’il fit et fo scs grandes découverte venu à une brillante universitaire, il fallut élèbre astronome F.tmiennes, ceux de sur la cbronophoio-ceux de Revnaud sur ms animés et ceuxd’Edi-n kinétographe.l'idée «’ nuit, comme le ra-Aiiguste : « U„ certain cr* la fin de l'année me rendis dans la chain mon frère qui.un peu «.«vait dit rester alité.Il que.ne dormant pa.ans le calme de la nuit, conditions ;t remplir indre le but cherché, et un mécanisme capable / ' '"/v-vr» * Le 5 avril 2004.Des livres détruits dans l'incendie criminel de la bibliothèque de l'école des Talmud Torahs Unis.?U.b., s « /* eras me | S* i L'ANTISEMITISME DES CIMETIERES PROFANES De par le monde, l'antisémitisme continue de hanter le peuple juif.Les agressions contre les Juifs sont monnaie courante en Europe, et au Canada, la profanation de cimetières et d'autres lieux associés à la vie juive se fait de plus en plus fréquente.Statistique Canada rapporte que, de toutes les minorités ethniques, les Juifs courent le plus grand risque d'être victimes d'un crime motivé par la haine.En effet, selon les plus récentes statistiques, les actes antisémites comptaient pour le quart des crimes de cette catégorie signalés à la police en 2001-2002.Nous devons condamner haut et fort toute manifestation contraire aux valeurs que partagent le Canada et Israël : la tolérance, la diversité et le pluralisme.Nous devons faire prendre conscience à la population non juive de l'antisémitisme sous-jacent à la remise en question du droit d'Israël d'exister.Les inquiétudes de la communauté ont mené à la création du Conseil canadien pour la défense et la promotion des droits des Juifs et d'Israël (CIJA*).L'organisme coordonnera les initiatives qui permettront à la communauté de se faire entendre auprès des plus hautes instances gouvernementales.Par ailleurs, le budget national que les fédérations juives canadiennes consacreront à la représentation a doublé.La part de la communauté montréalaise se chiffre à 1,7 million de dollars par année, pour les trois prochaines années.Le CIJA nous permet d'intensifier nos efforts dans la lutte contre l'antisémitisme, essentielle pour assurer un avenir où primera la sécurité de nos enfants.Grâce à votre don spécial, le CIJA pourra fonctionner avec le maximum d'efficacité.* Les organismes constituants du CIJA sont : le Congrès juif canadien, le Comité Canada-Israël, le Comité Québec-Israël et le Comité national pour la vie étudiante juive.VOTRE GENEREUX DON DE : 5 000$ permettra de financer un « Troisième Séder », réunissant à une même table une cinquantaine de leaders non juifs des milieux politique, communautaire et diplomatique.EN MAJORANT VOTRE DON DE : 600 $ vous nous permettrez d'offrir une visite guidée du Musée de l'Holocauste à Montréal à 40 élèves non juifs, afin de leur faire prendre conscience des dangers de la haine et de l'intolérance.^ r i • " "T » , > * Cocktails j Dîners corporaûïs Toutes Jss occasions 'imaginables lÜAÜ u LEiAfcî $Ëmmm \m wm cacpibués 67 fvlanueJ Drive, Dollard des Ormeau/, QC PDA 2u\ J TéL* 5 J -P6&P50 J 7 - Télécops 5 J -PScPPÜBOB Courrîakfieamar&vidaoirorLca vvwfLcalaoraâorirrioriiraalporri LL^ JSGJLf* sÇjJSXrUilfiiS .Ai) uarsfcü iiâj i&jjjUjilHffoiiltèf UijjjLüL 26 si/ifcs PROBLEMES AUDITIFS?J'entends mais je ne comprends pas toujours i Le son de la télévision me paraît trop faible ' .Je fais souvent répéter mon entourage Ma vie professionnelle et sociale en souffrent ^ Prothèses auditives invisibles ! Minuscules, elles s'insèrent à l'intérieur du conduit auditif.Certaines prothèses auditives sont couvertes par : l'assurance maladie, la CSST, les vétérans et les assurances privées.Ajustement automatique du volume ) I» Légèreté et discrétion incomparables ) Ajustements internes par ordinateur ) Un son naturel pour toutes situations ) ' Les prothèses auditives invisibles ne sont pas payées par la RAMQ.Autres modèles disponibles % # LES CENTRES MASLIAH Audioprothésistes 5845 Côte-des-Neiges, #475 Tel.: (514) 344-8554 1-800-550-8554 Parce que la vie mérite d'être entendue.la voix sépharade | septembre 2004 | 49 BIRTHRIGHT ISRAEL The land of miracles BY MARIE-ANNE ASSOULINE It took me a long while to gather the courage to step foot into the Holy Land.I could not understand why people traveled, or Heaven forbid, made aliyah to a country that was in constant war.Then I turned 26 years old and realized that I had an excellent opportunity to go to Israel myself.It was now or possibly never.I realized that Birthright Israel was there for a reason.Something was telling me to go.It was not an easy decision.I applied.I waited and contemplated calling the organizers, but then I thought maybe it was a sign for me not to go.Still, I called and Massada there was much more: the cobblestone architecture, the narrow alleyways, the blue win-dowpanes that reminded me of the sky, which in essence is a reminder of G-d.Our trip proceeded with driving around Israel in our group's bus.I remember looking out the window at these giant mountains, some of them possibly over a hundred stories high, trying to take it all in as best I could.We made our way through the different cities of Israel and through various seminars (one of which was held at Givat Haviva, which dealt with the Arab-Israeli conflict).Jerusalem 8SÜH3 tiful tents, palm trees, a bonfire, as well as amazing hospitality by the Bedouins.They played music for us; we danced, ate and slept in the tent with our whole group - that was 80 people in one tent! We didn't get much sleep, but it was all part of the experience.We woke up at 4:45 am and made our way to Massada, where we watched the sun rise and then proceeded to climb this unbelievable mountain, with so much history attached to it.The story of Herod's fortress is one that I will never forget.The Jews who lived there in 73 AD, who were going to be attacked Musée de l holocauste - Yad Vashem before I knew it, I was on a plane with 39 other Montrealers, another 40 people from Toronto and our madrichim (group leaders).On the flight, it became clear that I was in the midst of flying half way across the world, into the war-torn Middle East, and I had no idea what to expect.I could remember being in high school with my friends talking about the Golan Heights, the Kotel, the Kinneret.but what were these places?I was soon to find out.We started our journey at the Ein Gev kibbutz, on the Kinneret, where we had numerous ice breaker activities.After only a few hours, we were all friends - we knew who was in school, who was working, who had their own company and who was married! Our tour of Israel took us to such places as the mystical city of Tzfat, the spiritual center of the Jewish world, a place known for the true study of the Kabala.That wasn't all; We listened to our Jewish host who gave us an idea of what he thought it was like to be an Arab living in Israel.He talked of his desire to make peace with them.Then we listened to an Arab Israeli who stated that he would always be an Arab before being an Israeli and would never fight to defend his country.He was not well received by the group at all.Still, Givat Haviva is a place for dialogue, and though many people do not have the same views on certain subjects, they go there to talk and to be listened to in hopes of finding a solution to the problem.My favorite part of the birthright trip was our visit to the Bedouins.We drove through the desert and noticed a speck of light in the distance, in the middle of the darkness that surrounded it.We drove towards it and found ourselves in what looked like a Hollywood movie set of beau- by the Romans, chose to take their own lives rather than to be killed by the enemy.Some view this as a heroic act by the Jews to live and die as free people.However, we learned that, today, the Israeli army takes its soldiers to the mountain to remind them that "Massada will never fall again", to remind them to be brave and to fight their battles.I found this place to be the most inspiring and empowering.However, it was still only the beginning.We had the privilege of spending a few days of our trip with Israeli soldiers.We made instant connections and were astonished by their level of maturity.They were, after all, only around 20 years old and yet they never seemed to realize that being in the Israeli army was something incredible.They were surprised to see how much we all appreciated them and what they do for our country: to stand and risk their lives for 50 | septembre 2004 | la voix sépharade our land and our people.They accompanied us to the Ko tel, which was one of the most emotional times of the trip.It was one of the reasons I truly wanted to take part in this journey.As I stood in front of the wall, I instantly got hit with great emotion and felt like my whole being was taken over by it all.This is something that I cannot understand fully or explain well.I just walked towards the wall to pray and found myself staring at thousands upon thousands of pieces of paper, all filled with people's wishes and prayers, stuffed into the cracks of the wall.I put my prayer in the wall, as well, and truly believed that it was all taken into account.We were able to experience many other activities as well, such as tree planting in Modiin, which was truly unique since I can remember when I was in elementary school and paying the 7 dollars to have someone plant a tree for me in Israel.Visiting the Dead Sea for myself was great.Désert du Negev I had always seen pictures of people floating and never fully understanding the feeling and experience of it.It was quite something to be able to simply sit in the water and read a magazine if I chose to.We, of course, did not forget to visit Yad Vashem, the Holocaust Memorial Museum that reminds us that, despite the fact that 6 million Jews perished in World War II, it still gave us the state of Israel and that is something that should never be forgotten.Our visit to the Mt Herzel Cemetery was also a moving moment.Many people on the trip were not able to read Hebrew.Our tour guide instructed us to look at the numbers engraved on the graves, which was the age that these soldiers died while protecting our country.The average age could not have been over 25.While we were in Israel, there was a bomb on a bus in Jerusalem.A soldier died there and we had a chance to pay our respects at his grave.It became all too real to us what the situation is like in Israel.Before we knew it, our whole group was in tears.It was a reality check - there was no brainwashing involved, there were only facts.The trip also allowed us to make friends.I was a little worried when I went to my first birthright meeting.Everyone was so much younger than I was and soon enough I found out I was the oldest participant going on this trip.Most of my group was either 18, 19 or 20 years of age.However, there was no difference when we got there.Everyone was moved the same way, everyone went there, not as an individual person with an age attached to them, but as a Jewish person willing to learn and experience the same things.I made connections with people that I will never forget.I have learned and grown so much by going there and listening to people.I have come back with knowledge that I could not get from a Cesarea •••r*** textbook, and as I flip through my photo album, as I do every night before going to bed, I remind myself that it is now my duty to educate the people around me.Not just the Jewish people, as we are very good at educating ourselves.However, there are others who are blinded by the media and who simply cannot see the truth because they are never exposed to it.I would like to send out a special thanks to my tour guide in Israel, Yishai Goldflam, our Montreal madrichim Laura Sonego and Gal Feldman, our security guards, the Israeli soldiers, my wonderful group and last, but definitely not least, the foundation that made this trip possible.I think I speak for everyone when I say thank you and that we are all truly grateful for the opportunity that was given to us - our birthright.VOUS DÉMÉNAGEZ ?ASSUREZ-VOUS QUE LA VOIX SÉPHARADE DÉMÉNAGE AVEC VOUS Prenez un moment pour nous fournir votre nouvelle adresse afin que nous puissions continuer la livraison de votre copie du journal.4 MOYENS FACILES.COURRIEL info@csuq.org TÉLÉPHONE 514-733-4998 ¦ TÉLÉCOPIEUR 514-733-3158 PAR LA POSTE 1, Carré Cummings, bureau 216 Montréal, Qc.H3W 1M6 la voix sépharade | septembre 2004 | 5 I Jerusalem Museum of Tolerance Cornerstone Set PARJEAN-MICHEL RYKNER a The cornerstone for the Center for Human Dignity Museum of Tolerance in Jerusalem was dedicated in early May.California Governor Arnold Schwarzenegger took part in a dedication ceremony in early May to mark the first cornerstone of the new Museum of Tolerance in Jerusalem, a $200 million project scheduled to open in 2007, which is affiliated with the Simon Wiesenthal Center of California.The project will include a museum, a library, a large conference centre, a theatre, permanent and temporary exhibitions, an educational centre and classrooms, multi-media laboratories and research facilities, a coffee shop and a restaurant.The primary element of the museum is an excursion through three millenniums of Jewish history and the epic events of tolerance and intolerance that occurred throughout.Guests will be reminded of past exiles and the yearning for freedom and dignity that has always been the cornerstone of Jewish life.These historic lessons will serve as a bridge to the second theme in the museum, which is an innovative, hands-on, interactive Social Laboratory, where visitors will be challenged to confront the key issues and ethical dilemmas faced by modern Israel.The Centre's direct contribution to the local and national economy cannot be underestimated.Its location in central Jerusalem will dramatically advance essential urban, social, cultural and economic interests in the capital of the State.In addition to Simon Wiesenthal Center founder and dean Rabbi Marvin Hier and renowned architect Frank O.Gehry (architect of the project and well-known for his design of Spain's Bilbao Guggenheim Experience Museum), guests included: President Moshe Katsav, Vice Prime Minister Ehud Olmert, Jerusalem Mayor Uri Lupolianski and Ministers Shaul Mofaz, Silvan Shalom, Benjamin Netanyahu, Tzachi Hanegbi, Natan Sharansky and US Ambassador Daniel Kurtzer and many other key personalities.52 | septembre 2004 | la voix sépharade California Governor Arnold Schwarzenegger received warmly by Israel's President Moshe Katsav at his Official Residence.Rabbi Marvin Hier and architect Frank O.Gehry with Arnold Schwarzenegger and Jerusalem mayor Uri Lupolianski during the Ceremony.In an emotional speech at the dedication site located in the centre of town not far from Rehov Ben Yehuda, Schwarzenegger said in a world of violence and suicide attacks, the museum would stand as a "candle to guide us." "The world should know we are not building a bunker.We're building something that breathes with life, just as God breathed life into us," Schwarzenegger said."We look past the suicide bombers, the terrorists, past the blood.We look ahead to the time people can live side by side." The governor got one of his loudest cheers when he ended his speech with the Hebrew saying, "Am Yisrael Chai" (the nation of Israel lives) and gave the crowd a thumbs up sign, adding his famed movie line, "I'll be back." Schwarzenegger's speech came just minutes after Palestinian gunmen ambushed and killed with savagery an 8-month pregnant Jewish inhabitant (Mrs.Haltouel) and her four young daughters, as they were driving from the Gaza Strip into Israel.Schwarzenegger's whirlwind visit to Israel included a tour of Yad Vashem, the Holocaust Memorial.This was his first official visit as governor outside of the United States. Jatt Koshe, rfjf% ] wwvy.lamarguerite.com Psw k WjüMm «t)'4- ’»w fe'Priÿ., T^staura*fc fos/tfr lb kvs PéjàL.3450, Drummond, Montréal Tel.844-6888 / 844-0203 Fax 844-1204 www .el-morocco.com DiMANaJt E.T AUE.DLMLH9L Beignets ISÆoufletas ^omr uous mettre l'esn 9 U bouche, Visita Dotre ioatiGfae.Giatt ijssfar au 6630, cT Côte St-Lwc (Prés ôm Boni.Caitendisb) Téi: (514) 488-4111 Fax: (514) 488-9698 Prêt à Manger POUR CHABBAT ET TOUT LE RESTE DE LA SEMAINE.MOlU CûtyPULT PÛUIZ LLb FCTLi Houlstt^erle, î^tisserle, VleDDoîserîe, Etc.www.lamarffuerilexom Tel: 514-990-4912 5775 Ave.Victoria #221 pinographie@hotmail .com HOTOGRAPHIE m Éshfâk la voix sépharade | septembre 2004 | 53 MONDE JUIF RENCONTRE AVEC L'AUTEUR, LE RAV RAPHAËL AFILALO La Kabbalah du Ari Z'al selon le Ramhal Lors de la présentation de son livre au cours de la quinzaine sépharade, le rav afilalo en a impressionné plus d’un, tantpar l'étendue de ses connaissances que par l'assurance avec laquelle il défendu ses points de vue.Le thème choisi, en effet prête à toutes sortes de discussions et de polémiques puisque la kabbalah est devenue, comme on dit, un sujet à la mode, c'est dans l'idée d’en savoir un peu plus que nous l'avons rencontré.Monsieur le Rabbin, quelles sont les raisons qui vous ont motivé à écrire un livre sur thème aussi profond que méconnu, mais également fort galvaudé jusque dans les milieux du spectacle.Mon principal objectif était de faire justement connaître la Kabbalah authentique telle qu'approuvée par les rabbins et les Kabbalistes.Il est vrai comme vous le dîtes qu'il existe un foisonnement d’ouvrages et d'articles sur ce sujet, or il s'avère que dans 99,5% des cas ceux-ci ne traitent pas du thème central de la Kabbalah.Il était également important de mieux faire connaître, dans la traduction française, le Ramhal et le Ari'Zal qui restent deux piliers principaux de la Kabbalah (Ils sont très bien connus).Il y a eu aussi, un vif désir de contrer en quelque sorte tous ces mouvements qui essaient de s'approprier, souvent dans un but commercial, la Kabbalah sans chercher à aller au sens profond de son contenu.Est-qu 'il y aurait également des raisons personnelles liées à votre démarche?En effet il y a des raisons liées à mon vécu personnel, lorsque par exemple, j'ai décidé, il y a quinze ans, de faire T'shouva*.Je me suis posé des questions, et c'est à travers des explications plus profondes (Sod - Secret), que j'ai trouvé des réponses satisfaisantes à mon questionnement.Il y a eu toujours dans ma démarche une attirance pour le caché et le mystique.Il est reconnu que la Kabbalah est avant tout une expression de la volonté de D-ieu et de la finalité du monde, elle reste à cet égard un ouvrage unique.Pour mieux pénétrer les secrets et déchiffrer les codes de cet ouvrage, ne faut-il pas, comme on dit, avoir dépassé un certain âge et être un érudit en matière de Torah?Tout d'abord je tiens à préciser que ces deux grands maîtres de la Kabbalah, c'est à dire le Ramhal et le Ari Z'al, sont morts avant d'avoir dépassé la quarantaine et que l'interdit quant à cette limite d'âge a été levé.Je soutiens qu'il n'est pas obligatoire d'être un expert en Guemara pour étudier et connaître la Kabbalah, il s'agit surtout d'une affaire de sensibilité, mais aussi d'observance et de comportement.Pouvez- vous nous dire quelques mots sur le contenu de votre livre?L'ouvrage est divisé en dix chapitres et débute avec la première manifestation de la création et les descriptions de tous les mondes qui ont été créés.Il explique également les différentes énergies à travers lesquelles D-ieu dirige le monde et les inter-réactions qui s'ensuivent.Celles-ci ont de nombreuses ramifications.Le rôle de l'homme est central.C'est en effet lui seul qui peut par un rapprochement avec son Créateur et à travers l'accomplissement des mitsvot, influencer ainsi le cours de ces forces.De là l'importance de la foi et de l'amour de D-ieu à travers ses commandements Pensez-vous que votre ouvrage, qui a reçu l'approbation de hautes autorités rabbiniques, peut inciter des gens de notre communauté, et tout particulièrement les jeunes, à s'intéresser davantage à l'étude de la Kabbalah ?Je l'espère, mais je tiens à le préciser, l'ouvrage demande que l'on consacre des efforts dans sa lecture si on veut le comprendre et l'apprécier.Il faudrait l'aborder avec la foi, évidemment, la sensibilité et ce constant souci d'accéder à la Vérité.*Tshouva : action de retour à la religion NdlR : Vous pouvez vous procurer l'ouvrage en contactant le Rav Afilalo Site www.ravraphael.com e-mail : ravraphael@yahoo.com La Kabbalah du Ari Z'al selon le Raml'al* R-khb» MVtdifr' MjvWm T«aa«etiou r*VomraenUiirs }' .^.Info: Mme Acoca"514-488-1 632 Préservez fa tradition Séyharade, Faîtes (es KAPPAROTS*j)our chaque membre de votrefamiffe.Bon de Commande de KAPPAROT Bill of Order ^^sëûceT Rabbi Asher Messod N.Benoliel Ces commandesjjaijées 5750, Ave.Parkhaven * Côte St-Luc * Canada * H4W 1X5 l u^tana pourront fL Tél: (514) 488-1632 * Fax: (514) 488-5524 \ Civrées à domiciCe.Nom: Prénom: Tel: Adresse: Ville: Code Postal: HOMMES FEMMES ben bat ben bat ben bat Nombre Total de Total number of KAPPAROT a ch ?Cochez si vous voulez une Boîte-Tsédaka du Centre Chouva Israël at $13 each S.V.P.émettez le chèque à l’ordre de Please make checks to Rabbi A.Benoliel Donnation KAPPARA = Donation Livraison/Delivery $5 = Somme PayéelAmount paid = 'KAPPAROT: 1 poulet abattu avec une prière spéciale pour la nouvelle année pour chaque membre de la famille. Tichri : un mois riche en signification PAR LE RABBIN YAACOV SPITEZKI Tichri est un mois bien particulier.N'est-ce pas, le premier de l'année?Celui du Jour J, Yom Kipour.L'occasion, malheureusement trop souvent unique pour de nombreuses personnes, de renouer avec le judaïsme.Mais c'est surtout une succession de fetes, un mois ou l'on retrouve tous les aspects de la vie religieuse : du sérieux de Roch Hachana à la joie de Sim 'hat Tor a.Tout ceci n 'est pas le fait d'une simple coïncidence.Tichri est en effet un nouveau départ et toutes ces journées solennelles doivent nous permettre de " faire le plein " et nous servir d'enseignement pour le reste de l'année.Il y a d'abord Roch Hachana.Il ne s'agit pas là d'un simple " premier janvier " marqué par une nuit de réveillon mais bien - et c'est d'ailleurs la traduction littérale du terme Roch Hachana - de la tête de l'année.La tête avec le cœur est ce qu'il y a de plus élevé.C'est le centre nerveux du corps tout entier.Le moindre accident a des effets désastreux sur le reste de l'organisme.Roch Hachana donne donc vraiment le ton.Cette fête n'est pas l'anniversaire de la création du monde mais de celle de l'homme.Ceci vient nous enseigner que c'est l'être humain qui donne à l'ensemble de l'univers son sens ultime, sa finalité.L'Universel.D'ailleurs, tandis que les autres religions fixent le début de leurs calendriers à partir d'un événement important de leur histoire (une naissance, l'Égire.), le judaïsme voit dans Roch-Hachana un événement plus universel.Les Sages relèvent le fait qu'Adam fut créé seul afin qu'il ne puisse pas dire " mon sang est plus rouge que le tien." et aussi parce qu'un individu, seul, peut changer le cours de l'histoire.Le mois de Tichri est d'ailleurs placé sous le signe de la balance car, souligne Maimonide, l'homme doit se considérer particulièrement en cette période comme étant à moitié coupable, à moitié innocent.De quoi donner matière à réflexion.A chaque instant et particulièrement au seuil de la nouvelle année, Roch Hachana, l'homme est à la croisée des chemins.Il peut continuer de végéter, de stagner ou progresser." Chana " c'est aussi " Chinoui ", le changement, le progrès.Pour y arriver encore faut-il prendre conscience, selon le texte de l'antique prière que " nous sommes ton peuple et que tu es notre Roi ".Le son si troublant du choffar nous invite à la réflexion, il vient sortir l'homme de sa torpeur, de son aliénation quotidienne.La forme courbée de cette corne de bélier suggère l'humilité et l'attitude qui consiste à se plier devant la Volonté du Créateur, du Maître de l'Univers.La Tora ne nous prescrit pas l'utilisation d'un ensemble d'instruments la traduction exacte de Tsedaka n’est pas charité mais justice mais uniquement d'un seul et qui ne peut guère produire de compositions musicales sophistiquées.C'est en effet la simplicité, le retour vers la nature, sa propre nature, qu'il nous faut chercher pour faire le bilan en ce jour du jugement.L'accent est ainsi mis sur la nécessité primordiale de s'orienter dans un premier temps sur l'individualité puis seulement après sur la collectivité.Le jour J.Yom Kipour est le point culminant du mois de Tichri et même de l'année toute entière.L'essence de ce jour remue véritablement l'âme et lui apporte le pardon.Il ne s'agit pas bien sûr de quelque chose de magique, d'automatique.Et le texte du Lévitique est très explicite à ce sujet : "En ce jour.vous serez purifiés devant l'Eternel." mais le verset commence par la condition "vous vous purifiez (d'abord) vous-même".Et la Michna de stipuler : "Celui qui dit : je pécherai et je me repentirai, cette faculté de faire Techouva ne lui sera pas accordée".Comment être pardonné?La réponse nous est donnée dans la liturgie : "par la Techouva, la Tefila, la Tsedka".Une fois de plus le dicton "traduction = trahison" se vérifie.Techouva que l'on s'accorde à traduire par repentance (adoption d'une nouvelle attitude) signifie en fait " retour à la source ".Car de par essence un Juif ne veut et ne peut que le bien.La faute, expliquent les Maîtres du Hassidisme, n'est qu'un accident de parcours.De la poussière qu'il suffit d'enlever de la fenêtre pour que le soleil brille plus resplendissant que jamais.Tefila est habituellement rendu par le mot prière (c'est-à-dire une demande qui s'avère superflue lorsque nos besoins sont inexistants) alors qu'il s'agit en fait de bien plus que cela: un attachement véritable (Tafel) à Dieu.Enfin la traduction exacte de Tsedaka n'est pas charité mais justice.En effet, l'argent nous a été confié par Dieu en dépôt et c'est donc une obligation de le partager avec autrui.Un peuple.Dans la prière où sont énumérées toutes les fautes commises, c'est un pluriel - nous -qui est utilisé.Même le plus grand des Tsadikim, des Justes, prononce le Al-'Het.Ceci vient souligner l'unité et la responsabilité collective qui doit régner au sein du peuple juif.On connaît l'histoire de cet homme qui perçait un trou dans la coque d'un bateau.Comme on lui faisait remarquer qu'il mettait ainsi de nombreuses vies humaines en danger, il répondit : " Mais quoi! C'est ma place.Je l'ai louée et je peux y faire ce que je veux ".Rares sont ceux qui ne vont pas à la synagogue à Yom Kipour.Illogique! Oui, vraiment.La Techouva, le retour à Dieu demande que nous transcendions.Et c'est à 56 | septembre 2004 | la voix sépharade ce niveau que se situe le lien intrinsèque qui nous unit au Créateur à chaque instant et en particulier le jour de Kipour.Ainsi, bien que le judaïsme nous enseigne le respect du corps; pendant vingt-cinq heures nous devons mettre de côté toutes nos préoccupations matérielles.Un estomac bien rempli cadre mal avec l'inquiétude morale.Il est cependant dommage que les " Juifs de Kippour " ne possèdent dans leur univers religieux que l'écho de la crainte du jugement.Les journées austères trouvent leur aboutissement dans la joie débordante de Soukot puis de Sim'hat Tora.Dieu n'est-il pas à la fois Avinou - notre père - et Malkénou -notre roi - ?" Réjouissez-vous en tremblant " et Rabbi Yehouda Halévi d'enseigner dans le Kouzari que la Tora se vit " dans la crainte, l'amour et la joie ".La mitsva d'être dans la joie - BeSim'ha -est commune aux trois fêtes de pèlerinage.Cependant seul Soukot est appelé " époque de notre joie ".Il ne s'agit pas de " faire la fête " mais de manifester une immense reconnaissance envers le Créateur.Ceci est d'autant plus de circonstance en automne lorsque les greniers sont remplis par les récoltes.L'homme risque alors d'oublier que toute cette abondance n'est pas l'œuvre de ses mains.Aussi lui est-il commandé de quitter huit jours sa maison pour habiter une fragile cabane.Il prend ainsi conscience de l'éphémérité de l'existence humaine.Il se rappelle les demeures dans lesquelles vécurent nos ancêtres et en arrive à la conclusion que Dieu n'est pas seulement le Créateur mais également la Providence qui fit sortir Israël du pays d'Egypte.La souka est une mitsva bien particulière.En effet, en général, lorsqu'on accomplit un commandement, seule une partie déterminée du corps est concernée.Par contre, la cabane entoure la personne toute entière.Et quand bien même y fait-on un acte quotidien et banal, il s'élève automatiquement au rang, au degré de mitsva du fait qu'il est accompli dans la Souka.Selon la Tora chaque acte, chaque instant, doit être consacré à Dieu.Même les plus petits détails matériels doivent être spiritualisés.De plus, le judaïsme n'est pas une religion se pratiquant une fois par semaine dans un temple.C'est avant tout un mode de vie, toute une Les Juifs peuvent et doivent être unis.Le salut individuel ou la tour d'ivoire n'ont pas leur place dans le judaïsme.civilisation basée sur l'harmonie, l'unité entre la matière et l'esprit.Et c'est plus dans son foyer qu'à la synagogue qu'est vécu le judaïsme.Unité du peuple juif et universalisme sont également deux thèmes importants de la fête de Soukot.La mitsva du Loulav symbolise notamment avec ses quatre plantes le fait que, malgré leurs différences, les Juifs peuvent et doivent être unis.Le salut individuel ou la tour d'ivoire n'ont pas leur place dans le judaïsme.Quant aux soixante-dix sacrifices apportés au temple de Jérusalem, ils correspondaient aux soixante-dix nations pour lesquelles Israël invoquait la bénédiction divine.Sortir de sa tour d'ivoire.Chemini Atséret et Sim'hat Tora clôturent le mois de Tichri et plus encore, ils le résument.On sait qu'il est coutume de se réjouir avec la Tora et de danser avec elle.On peut se demander pourquoi cette joie s'exprime par des danses faisant intervenir les membres inférieurs alors que, s'agissant du Livre des livres, on se serait attendu à une étude.En fin de compte l'aspect essentiel de la Tora est moins dans sa compréhension que dans sa kedoucha, sa transcendance.Cet aspect supra-rationnel est caractérisé par le fait que le rouleau de la Tora est enveloppé et que son contenu nous est donc caché.Par ces danses auxquelles prennent part même les moins érudits, nous acceptons totalement l'autorité de la Tora.De même que les pieds répondent simultanément et sans effort à la moindre impulsion du cerveau, de même devons-nous être " les jambes du Sefer Tora ".Fort de cette résolution, nous achevons la lecture de la Tora et la recommençons de suite car il n'y a pas de fin à la parole de Dieu.Nul doute que si nous faisons nôtres tous ces enseignements, s'accompliront les traditionnels vœux de Chana Tova, soyez inscrit pour une bonne et heureuse année dans le Livre de la Vie.la voix sépharade | septembre 2004 | 57 Le message de la pudeur PAR ELIAHOU HAVIV Tsniout, un mot qui fait trembler.Synonyme de contrainte, de désagrément, de transpiration et même de laideur.Tsniout, sûrement un résidu de l'époque où la femme n'était qu'un objet, où elle n'avait pas le droit de voter ou de s'exprimer.Tsniout, refus de la beauté féminine et de cette merveilleuse parure capillaire dont le Créateur m'a fait cadeau.Une affaire d'hommes jaloux en quelque sorte.La Tsniout, pudeur féminine, demeure aux yeux de beaucoup de femmes comme une contrainte mal acceptée voire injustifiée.Et comment les en blâmer dans une société où l'on insiste tellement sur l'aspect extérieur.Où, depuis leur plus jeune age, les filles sont complimentées et exaltées en fonction de leur aptitude à dévoiler leur beauté.On pourrait même dire que les dés sont pipés d'emblée dans la mesure où Dieu a implanté dans la femme une propension naturelle à l'esthétique et à la beauté.Pourquoi la donner s'il faut ensuite l'atrophier ?Afin de donner un début de réponse à cette question, il nous faut savoir ce que représente la dimension féminine dans la création.Le monde a été créé sur la base de la dualité, représentée par le " Bet ", première lettre de la Torah dont la valeur numérique équivaut à deux.Cette dualité signifie que chaque élément, chaque niveau de la création est constitué de deux parties.Le bas et le haut, une chose et son contraire, le masculin et le féminin etc.Ces diverses expressions de la dualité se retrouvent dans une définition commune qu'on définira par l'extériorité et l'intériorité ou l’aspect dévoilé et le secret.La réussite du Juif sur terre dépend de sa capacité à relier ce qu'on voit à ce que l'on ne voit pas, à Celui qu'on ne voit pas.La qualité essentielle qui permet cette démarche est la Emouna, la foi.Dans la mesure où la foi consiste à croire à des choses que l'on ne comprend pas, que l'on ne voit pas, elle permet justement la connexion avec ce qui est caché.On pourrait dire d'une autre manière que pour voir ce qui est caché, il suffit de fermer les yeux ( concept de la foi ).Ainsi, le comportement du Juif est déterminé par son aptitude à s'attacher à l'aspect intérieur, caché de la réalité.Cependant, s'il ne le fait pas, s'il n'a pas la foi en Dieu, aux Tsadikim et à la Torah, il ne lui reste plus qu'à évoluer dans un monde dénué de la Présence divine et à devenir victime d'un monde où, naturellement, l'homme est un loup pour l’homme.N'ayant pas de relation avec l'aspect caché de la y v // y ' .VSfÆ '¦"/ "y.y * > /*//// // // *£¦ /S- ¦ / 'MM.y p/ y ¦' A.; mm T' / v¥ V 4 / y ¦£/Æs- ÉàJ v i m vS création, il n’a personne envers qui se tourner quand il traverse des moments difficiles.Si l'on transpose ce raisonnement à la situation politique actuelle du Juif sur sa terre, on s'apercevra que notre propension à ne croire qu'en l'aspect extérieur des choses nous entraîne à avoir peur des Américains, à dépendre de leur argent et à imaginer que la restitution de territoires pourrait entraîner la paix en Israël.Cependant, dès qu'on introduit la foi, ou dimension cachée, illogique, de la réalité, les conclusions changent radicalement.Il nous est interdit de céder ne serait-ce qu'un pouce de la Terre Sainte et ce n'est pas l'oncle Sam (mavet) qui nous protège mais uniquement le Roi des rois.Dans ce cas, notre délivrance ne dépend que de Lui et de nous, si nous Lui laissons le champ libre.58 | septembre 2004 | la voix sépharade Mais quel rapport entre tout cela et le fait qu'une femme se couvre la tête et ne porte pas de pantalon?Il est bien simple.Les sages nous enseignent que si l'homme représente la partie extérieure et dévoilée de la création, car apparemment il est au devant de la scène et fait l'histoire, la femme, elle, est le symbole de l'intériorité et de ce qui est caché.Elle représente la Torah cachée, la Torah de la délivrance.C'est ainsi que le Midrash enseigne que la sortie d'Egypte eut lieu par le mérite des femmes vertueuses.Quand une femme évite de dévoiler au monde extérieur ses attraits naturels, elle revendique par là que l'essentiel de la création ne réside pas dans la réalité apparente et logique mais dans une autre dimension plus spirituelle, moins visible.La femme pudique affirme à ceux qui courent après les passions, après le corps, qu'elle n'est justement pas qu'un corps, pas un objet.Elle vient rappeler à un homme, souvent attiré par la logique extérieure, que la vérité est ailleurs, présente dans une dimension qui n'est justement pas accessible au regard humain.Ainsi, une femme pudique est la source de la délivrance.C'est grâce à elle que le peuple juif trouvera la force de fermer les yeux et de sortir de ses illusions "galou-tiques" qui font durer l'exil.A Pourim notre délivrance eut lieu grâce à une femme, Esther.Esther dont le nom provient du mot " séter " qui signifie caché.Non, la Tsniout ( pudeur ) n'est pas une contrainte mais une libération.Et celle qui fait le choix de la pudeur reçoit des réponses cachées au reste du monde pour qui l'appât du corps fait encore force de loi.En outre, une grande erreur subsiste chez beaucoup de femmes qui assimilent pudeur et laideur et qui croient injustement que la Tsniout est un obstacle à l'épanouissement du couple.Nous les hommes devons dire merci, merci à toutes les Esther du peuple juif qui, pudiquement, préparent la délivrance individuelle et collective du Am Israël, à toutes ces femmes qui savent conserver leurs " territoires " au lieu de les concéder au " regard " du premier venu.Non, la Tsniout ( pudeur ) n'est pas une contrainte mais une libération.Et celle qui fait le choix de la pudeur reçoit des réponses cachées au reste du monde.Vf-* 7 “TÂWÏJ M.David Bensoussan, président, les membres du conseil d'administration, M.Robert Abitbol, directeur général, ainsi que tout le personnel, souhaitent à l'ensemble de la communauté juive et au peuple d'Israël, leurs meilleurs vœux de paix et de prospérité à l'occasion de Roch Hashana 5765.Monsieur Moïse Amselem et son Conseil d'Administration sont heureux de présenter leurs meilleurs vœux de santé, bonheur et prospérité à l'ensemble de la communauté juive de Montréal à l'occasion de Rosh Hachana.Que l'année 5765 apporte la sérénité et le Chalom au peuple juif et à l'État d'Israël.la voix sépharade | septembre 2004 | 59 LES ROIS CATHOLIQUES 1492 - L'année cruciale (suite) PAR DAVID BENDAYAN f v SÜ Quelques réflexions Si ce décret a fait couler des torrents d'encre, c'est parce que plusieurs zones d'ombre subsistent.A maintes reprises, les Rois catholiques, et la reine en particulier, avaient déclaré que les Juifs ne devaient faire l’objet d'aucune injustice, tout en leur assurant de leur protection : "Tous les Juifs du Royaume sont à moi et sont sous ma protection" (1477).Pourquoi donc ce revirement?On ne peut que se perdre en conjenctures et les historiens continuent à s'interroger.Pour ma part, j'émettrai les hypothèses suivantes : -La guerre contre le royaume maure de Grenade avait été financée par Isaac Abravanel et Abraham Senior qui avaient avancé des sommes colossales.En janvier 1492, Grenade tomba.Dès lors, la situation économique changea : l'argent juif cessait d'être indispensable d'autant que la conquête de Grenade, ville riche, permettait un afflux important de capitaux.-En outre, en signant le décret, Ferdinand, âme cupide, savait bien qu'il allait obtenir de grands avantages matériels.En faisant main basse sur les biens juifs, en confisquant les propriétés, les profits ainsi obtenus devaient surpasser les revenus fiscaux prélevés durant des décennies (!).[L'humanité ne tirera donc jamais de leçon de l'histoire?Comment ne pas évoquer cette époque sinistre où les Juifs devaient quitter leurs appartements, pillés et confisqués, pour le ghetto?].Mais n'exagérons pas." La soif du lucre" fut un facteur important, mais non déterminant.-Au risque de me répéter, il est indéniable que ce décret, comme l'expose le préambule, ait été dicté par une politique d'unification religieuse.Il s'agissait d'en finir avec l'hérésie des conversos et à cette fin, il était nécessaire de forcer les Juifs à se convertir ou à partir définitivement.-Une lecture au second degré de l'édit permet de déceler une autre explication : la raison d'État.Le pouvoir royal ne pouvait reposer que sur l'ordre social, ordre fortement perturbé par les émeutes anti-juives, par le climat social qui prévalait.Cet ordre, cette cohésion sociale exigeait la disparition des Juifs.Dès lors, à l'Espagne des trois religions se substituait l'Espagne de la foi, de la patrie et du trône.L’exode Les chiffres étaient contradictoires, il est vain de s'attarder sur le nombre de Juifs ayant opté pour l'exil ou le baptême.D'après certaines statistiques, il y aurait eu entre 7 000 et 200 000 expulsés.60 j septembre 2004 | la voix sépharade Autodafé à Madrid en présence du Roi Charles II d’Espagne et de sa jeune épouse.51 personnes furent brûlées vives.(The Inquisition, Michael Baigent and Richard Leigh, Penguin Books Canada ltd, 1999) Toujours est-il que ce fut une épreuve terrible, une suite ininterrompue de souffrances.Dans l'impossibilité de vendre, en si peu de temps, leurs biens contre de l'or ou de l'argent, les exilés furent contraints de liquider "leur maison contre un âne et une vigne contre un drap".Le chroniqueur Palacio décrit l'exode en ces termes : "Les uns tombent de fatigue, les autres de maladie.Certains meurent, d'autres naissent au bord de la route.A ce spectacle, tout Chrétien est saisi de pitié.Des gens s'approchent d'eux et les supplient d'accepter le baptême.Mais le rabbin accourt pour encourager les fatigués et les désespérés.Lorsque l'un de ces cortèges aperçoit la mer, les hommes et les femmes se mettent à pleurer.Ils s'arrachent les cheveux et demandent pitié au Tout-Puissant." Une grande partie tenta de trouver exil au Portugal, certains s'établirent au Maroc, à Oran, enfin d'autres groupes se rendirent dans l'Empire ottoman.[Détail paradoxal, comme l'a souligné A.B.Yehoshua lors de sa récente conférence à la Bibliothèque publique juive, personne ne songea à s'implanter en Terre Promise.] En ce qui a trait aux Juifs qui acceptèrent le baptême "porque en Espana la vida es muy amable", les chiffres sont aussi disparates.Certains historiens parlent de minorité, d'autres déclarent que la moitié de la communauté juive se convertit.Il reste que ces conversions furent aussi dramatiques que l'exil, ne serait-ce qu'en raison de déchirures traumatisantes.Au nombre de ceux qui optèrent pour le baptême, se trouvait le grand financier Abraham Senior.Bien qu'ayant reçu l'autorisation exceptionnelle de sortir du pays ses biens personnels, il préféra rester adoptant le patronyme de Coronel.[Quel coup de pub pour les Rois catholiques! Voici donc le grand rabbin de Castille qui se convertit en grande pompe dans la cathédrale de Valladolid en présence des monarques qui président à titre de parrains!] r r C'est ainsi qu'au nom de l'Eglise et de la raison d'Etat [au fond, cette idéologie témoigne bien des dangers qui mena- r cent l'humanité lorsque la Religion et l'Etat coïncident et l'état actuel du monde en est l'illustration la plus évidente], les Rois catholiques procédèrent à l'éradication du judaïsme.Mais, en fait, cette expulsion ouvrait un nouveau chapitre dans l'histoire de l'Espagne.En contraignant des milliers de Juifs à embrasser la foi catholique, la problématique juive n'était pas éliminée pour autant.Certes, tous ceux qui "reci-bieron el bautismo de pie" (1) comme on disait plaisamment, et en particulier leurs descendants, réussirent à s'intégrer et à se fondre dans le paysage.Et pourtant, les préjugés, l'obsession de la "pureza de sangre" (2), un antisémitisme latent dans un pays sans Juifs(3), devaient dominer et envenimer l'Espagne pendant des siècles.Quant aux séfarades exilés, par-delà la rancœur et la souffrance, ils devaient conserver leurs traditions, leurs légendes, leurs romances mais surtout la langue de leurs ancêtres, ce castillan archaïque et savoureux.Mais ce départ devait se solder par l'étouffement de l'esprit, par la répression de la pensée créatrice nationale dont les Juifs furent le ferment.FIN Notes (1) "tous ceux qui reçurent le baptême debout" (2) "pureté de sang" (3) Jusqu 'à l’aube du 20e siècle, il n 'y aura pas de Juifs en Espagne.Les notes entre crochets expriment l'opinion de l'auteur.Adresse électronique de l'auteur : dbendayan@hotmail.com et a.h 3lmmk £e QasaMaitca “Le Studio D’Art Floral ’’ MARIAGE • BAR MITZVAH • DÉCORATION HENNE • CH U PAH • KABBALAT PAN IM 2725 Van Home, Shopping Wilderton TEL 278-4504 ou 733-5452 Contacter Sarny ou IWyriarn "''V’tA&ex /Reÿtiÿéuitiott (514)279-3336 FAX: (514)729-1223 6834, 2e Avenue (Quartier Rosemont), Mtl QC • • • • VENTE - ACHAT - FINANCEMENT RESTAURANT - DÉPANNEUR - BOULANGERIE - FLEURISTE - CHARCUTERIE - CAFÉ - BAR LAITIER - ÉPICERIE Lave-vaisselle JCTTZCHt I APPUI TECHNIQUE , 7 JOURS SUR 7 .Cuisinière à gaz Machine à glace fil stri '-V - SUPER SPECIAUX Œ SUR DÉMONSTRATEUR r' EN MAGASIN - Four Convoyeur à Pizza FROIDE e; SUR : “mesure PHOTOS SIMILAIRES, TAXES ET LIVRAISON EN SUS PRIX DEFIANT TOUTE COMPETITION la voix sépharade | septembre 2004 | 6 I De la modernité au judaïsme.PAR LE RABBIN YAACOV SPITEZKI* L'un des thèmes qui revient aujourd’hui le plus souvent dans les médias est celui de " la crise Et malheureusement, nous devons reconnaître que ce que nous faisons dans le domaine social, économique et politique pour secourir l'homme se traduit souvent par un accroissement des disparités entre individus.Une autre source de déception vient du fait que les nouvelles technologies avec lesquelles on pourrait sortir le monde de la pauvreté et de l'incertitude ne sont pas toujours utilisées dans le sens souhaité.On connaît la boutade célèbre de cet astronaute qui disait : " On a marché sur la lune.mais comment vit-on sur terre ?C’est parce que nous avons la conviction que la Torah est d'une brûlante actualité que nous tenterons d'esquisser quelques-unes des valeurs juives.Nous sommes pleinement conscients cependant que pour apprécier véritablement le judaïsme, il faut pénétrer dans son univers au niveau des textes et du vécu, cet extraordinaire patrimoine que constituent les milliers de pages de la Bible, du Talmud, de la Cabale, du Moussar (l'éthique) et du Hassidisme.Un ensemble de relations Première remarque : notre vie est un ensemble de relations par rapport à autrui.Et cet autrui est double : il est l'Autre par excellence - Dieu qui ne ressemble pas à l'homme; il est également notre Prochain.Et c'est pourquoi l'on trouve deux types de mitsvot, de commandements.Vis-à-vis de D-ieu et vis-à-vis de l'Homme." Tu aimeras ton prochain comme toi-même ".Ce précepte biblique est l'un des grands principes de la Torah, disait Rabbi Akiva, et en effet, la Tradition contient de nombreuses injonctions quant au respect de la dignité de nos semblables.Deuxième remarque : la grande originalité du judaïsme réside dans sa conception optimiste de la vie.Il est en effet très rare qu'un système religieux ait autant privilégié l'existence terrestre.Enfin, dans la Torah les grands idéaux se traduisent par des comportements quotidiens bien précis : les mitsvot.On comprend dès lors que le judaïsme valorise le travail, méprise l'oisiveté et condamne ceux qui accaparent le bien d'autrui.La Torah et le Talmud contiennent une législation sociale très complète.Et nombreuses sont ses dispositions qui aujourd'hui nous paraissent normales mais qui révolutionnèrent le monde de l'Antiquité.N'est-ce pas Daniel Rops, cet académicien pourtant connu pour son anti-judaïsme, qui s'exprimait ainsi : " La première législation sociale de toute l'histoire est juive ".Une législation sociale avancée Il faudra, en effet, attendre vingt siècles pour trouver un code aussi soucieux de protéger les ouvriers.Et le Talmud de s'exclamer : " Celui qui acquiert un serviteur, acquiert en fait un maître." En effet le serviteur n'est pas un objet.Toutes brimades à son égard sont interdites.Il est nourri, logé, habillé et à la fin de son engagement, il reçoit un pécule lui donnant la possibilité de prendre un nouveau départ.La Torah insiste pour que le salaire soit payé à temps, en fin de journée.En cas d'accident, l'ouvrier ou ses héritiers reçoivent une indemnité.Le droit de grève est même reconnu face à un employeur abusif ou qui refuse un arbitrage.Encore une fois, tout ceci semble évident aujourd'hui, mais c'est au Sinaï - il y a trois mille ans - que ces principes ont été énoncés.Ce n'est qu'en 1906, en France, que fut institué un jour de repos hebdomadaire.Quant aux Droits de l'homme, ils sont résumés dans la Déclaration d'indépendance des Etats-Unis de 1776 et la Déclaration votée par l'Assemblée constituante française en août 1789.Mais dans la recherche de leurs sources on peut remonter à des temps plus anciens 62 | septembre 2004 | la voix sépharade : ceux de la Bible et du Talmud.On peut même comparer la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948 avec le texte des Dix Commandements : * Article 3 : "Tout individu a droit à la vie." - "Tu ne tueras pas.(Exode XX, 13).* Article 17 : "Toute personne a droit à la propriété." - "Tu ne voleras pas." (ExodeXX, 15).* Article 24 : "Toute personne a droit au repos." - "Le septième jour.tu ne feras aucun travail" (exode XX, 10).Mais ce qui caractérise le judaïsme, ce n'est pas seulement qu'il ait formulé le premier une doctrine d'une si haute élévation morale ; c'est surtout l'opiniâtreté avec lequel il s'est efforcé de la mettre en pratique.Le respect de la vie humaine.Le premier de tous les droits est le respect de la vie, qui s'exprime souvent par la légitime défense.Il peut s'exprimer aussi par le sacrifice de soi pour une autre personne, ainsi que nous le rapporte le traité talmudique Pessa'him : " Un homme vint trouver Rabba et lui dit : le gouvernement de ma ville m'a ordonné de tuer une certaine personne; si je refuse, il me tuera.Rabba lui répondit : " laisse-toi tuer et ne tue pas : crois-tu que ton sang soit plus rouge que le sien ?Peut-être est-ce le contraire." Lorsqu'il est question de vie ou de mort, toutes les lois peuvent être abolies - sauf celles qui interdisent l'idolâtrie, l'inceste et le meurtre.L'assistance à personne en danger de mort est impérative.(Exode XXI, 26).Alors que dans l'antique code d'Hammourabi, celui qui vient en aide à un esclave fugitif est condamné à mort, le Deutéronome (XXIII, 16) enjoint de le protéger : " Ne livre pas un esclave à son maître, s'il vient se réfugier de chez son maître auprès de toi." De même, le droit à la propriété comme fruit d'un travail honnête est protégé par la Torah et les spéculateurs sont condamnés.Une brûlante passion pour la justice.Cette brûlante passion pour la justice débouche évidemment sur une organisation méticuleuse du système judiciaire.Les juges, dont l'intégrité doit être irréprochable, ne sont pas élus par le pouvoir mais par la communauté.Ils doivent être en possession d'une ordination rabbinique et avoir les qualités suivantes : " la crainte de D-ieu, la sagesse, l'humilité, le dédain de l'argent, l'amour de la vérité, l'amour du prochain et une bonne réputation." Ils ne doivent pas faire preuve de sévérité excessive, ni de pitié inconsidérée : " Ne prévarique point dans l'exercice de la justice; ne montre ni ménagement au faible, ni faveur au puissant - juge ton semblable avec impartialité." (Lévitique XIX, 15).Il va de soi que les faits incriminés doivent être établis avec une minutieuse précision.Et le fameux principe du droit romain " testis unus, testis nullus " se trouve déjà dans le Deutéronome (XIX, 15):" Un témoignage isolé ne sera pas valable contre une personne ; c'est par la déposition de deux témoins, ou de trois, qu'un fait sera établi." Malheureusement, la place nous manque pour montrer de façon exhaustive combien le système judiciaire préconisé par la Torah est d'une grande équité.Contentons-nous pour conclure de citer l'extraordinaire mise en garde de l'Exode (XXIII, 2) : " Ne suis point la multitude pour mal faire ; et n'opine point sur un litige dans le sens de la majorité pour faire fléchir le droit." Ainsi donc la mission du peuple d'Israël est d'apporter au monde la droiture comme le dit Isaïe (XLII, 1-7) : " Voici mon serviteur.sur lui j'ai répandu mon esprit pour qu'il révèle aux Nations ce qui est juste.Il ne se lassera qu'il n'ait établi la justice sur la terre.Moi l'E-ternel, je l'ai appelé pour la justice et je le prends par la main; je le protège et je l'établis pour la fédération des peuples et la lumière des nations; pour dessiller les yeux frappés de cécité, pour tirer le captif de prison, et du cachot ceux qui vivent dans les ténèbres." Alors s'accomplira également une autre prophétie d'Isaïe (XI, 9) : " Plus de méfaits, plus de violences sur toute ma sainte montagne : car la terre sera pleine de la connaissance de D-ieu." Cette confiance en l'homme, cette doctrine de justice absolue est considérée par certains comme n'étant qu'une utopie.Mais pour ceux qui étudient la Torah et pratiquent les Mitsvot, il s'agit d'une réalité quotidienne.*L 'auteur de cet article est détenteur d'une Semiha (Israël) et d'un B.A (Paris-Sorbonne).Il a assuré des fonctions d'enseignement et de direction dans le réseau publique en Belgique.Il a également dirigé la Maison des Étudiants juifs de Bruxelles.Il dirige actuellement les études séculières de l'Académie Beth Rivkah à Montréal.(Tél.731-3681 poste 40).Agence T) 'assurance ‘Rvmock Inc.Simon Himock Courtier - Broker 6900 Bout.Décarie Bur#344A Montréal, Québec Tél.: 514.731.3361 H3X 2T8 rimock@assurancerimock.com Fax: 514.731.1267 juge ton semblable avec impartialité la voix sépharade | septembre 2004 | 63 ENTREVUE AVEC LE GRAND RABBIN DE FRANCE JOSEPH SITRUK La puissance de la parole PROPOS RECUEILLIS PAR EVA SOUSSANA Monsieur le Rabbin Sitruk, lorsque vous vous adressez à toute une assemblée, vous suscitez un sentiment d'émerveillement et d'admiration envers l'orateur que vous êtes.De plus, vous avez vécu la maladie qui est une grande épreuve pour l'homme, et grâce à D.les prières pour votre " refoua shéléma " ou guérison ont été exaucées.Aujourd'hui, nous vous retrouvons à Montréal.Bonjour Monsieur le Rabbin Sitruk et bienvenue chez nous.Bonjour et merci.des notions qui sont un peu trop loin des gens, de se mettre à leur portée pour leur permettre d'accéder plus facilement à cet univers, et deuxièmement en leur apportant, ce que j'essaye de faire dans chacune de mes interventions, un peu d'espoir.Je crois que les hommes ont besoin d'espérer, on leur montre toujours un monde très aigri, on ne parle que des guerres, de la violence, de la pollution, de tout ce qui va mal.Moi, j'ai une tendance naturelle à parler de façon optimiste.Comment inculque-t-on les valeurs du judaïsme à une génération de jeunes qui se sent souvent perdue face aux problèmes de notre société du XXIe siècle?Le message du judaïsme est par définition transcendant: il transcende les époques et les situations, et à ce titre, il parle toujours à l'homme, quel qu'il soit et où qu'il soit.Maintenant comment y arriver?Je pense qu'il y a deux clés indispensables : la première, c'est d'utiliser le langage de notre temps, donc de parler un langage qui touche les gens, qui soit proche d'eux, de ne pas utiliser des termes complexes ou Vous êtes le Dixième Grand Rabbin de France depuis l’instauration du Consistoire par Napoléon, Monsieur le Rabbin Sitruk, pouvez-vous évoquer votre parcours ?Il est très bref en ce sens qu'aussitôt sorti de l'école rabbinique après mes études supérieures, j’ai été Rabbin à Strasbourg où je suis resté pendant cinq ans adjoint au Grand Rabbin.Après cinq ans passés à Strasbourg où j'ai beaucoup appris, j'ai été nommé Grand Rabbin de Marseille et de la région de Provence où j'ai habité pendant treize ans.A l'issue de ces treize ans, j'ai été élu Grand Rabbin de France, puisque c'est une élection pour un premier septennat qui a été renouvelé une deuxième fois en 1994, et une troisième fois en 2001.Je suis donc en poste au Rabbinat de France depuis 1988.J’ai enfin, il y a deux ans et demi maintenant, été élu par mes collègues européens, président du Rabbinat européen.Comment lutter contre l'antisémitisme?En restant juif tout simplement.Je crois qu'en ce qui concerne l'antisémitisme, il n'y a pas de lutte appropriée pour une raison très simple: c'est que celui-ci n'a aucune explication.Quand il y a une maladie dont on connaît l'origine, on peut la soigner.Quand il y a un mal qui n'a pas d'origine particulière, comment voulez-vous le soigner?Pourquoi y a t-il de l'antisémitisme?Réponse : il n'y en a pas! Donc lutter est ridicule.Maintenant, bien évidemment, il faut se protéger.Je ne peux pas fermer les yeux devant une réalité qui s'impose hélas à nous, qui veut agresser les Juifs suite p.58 64 | septembre 2004 | la voix sépharade La Bibliothèque publique juive présente en collaboration avec l’Alliance Israélite Universelle Lancement de livre Lundi 15 novembre 2004 à 19h30 Frais d'admission: $3 membres $5 autres aux hommes^ Dr ISÆarc-'Alain Wolf u WM K»)T/îlT « T-IS aux I _D°M|N!OUE ^pierre USRY c°LLINS± NEyV York BRULE-T-iA Ÿî Ce livre propose une lecture psychologique de quelques récits bibliques, un exercice d'éclaircissement portant sur les conflits, les ambitions, les craintes et les espoirs qui animent les protagonistes de la Bible.Nous pouvons, aujourd'hui encore, nous insinuer dans les consciences muettes des héros, sonder leur cœur, imaginer, interpréter, produire du sens.Il y a du plaisir à s'identifier aux personnages, à s'introduire dans la réflexion des commentateurs et à se promener dans ses propres pensées.Il y a un plaisir de l'interprétation qui est inépuisable.Tant que les hommes continueront d'en jouir, la Bible continuera de défier le temps.Livres et autographes disponibles.Réception à suivre.Présenté par Sophie Jama, anthropologue et écrivain.Larry Collins u t^lJL ?n de D.Lapierre et L.^ Trois ans après le 11 septembre, des terroristes cachent une bombe atomique au coeur de New York.Si le président américain n'oblige pas les Israéliens à quitter toutes les colonies installées dans les territoires arabes occupés, Manhattan sera rayée de la carte.Le compte à rebours commence .New-York brûle t-il ?, est un thriller policier éblouissant, écrit par Dominique Lapierre et Larry Collins, deux auteurs de renom.Line séance de signatures clôturera la soirée et des livres seront vendus sur place.Réception à suivre.Présenté par M David Bendayan, Président du comité francophone de la BPJ.En collaboration avec les Editions Robert Laffont et le Centre Unifié Sépharade du Québec.Centre de Conférence Gelber, 1, carré Cummings.Pour plus de détails: (514) 345-2627 poste 3017 Conférence Dimanche 21 novembre 2004 à 19h30 Frais d'admission: $5 membres $8 autres wmmp- m:m mm J* 5V ' < mr I tfi '?•i!i f f d- "T Vv*- la voix sépharade | septembre 2004 | 65 „ » «t VISITEZ NOTRE SALLE DE MONTRE K
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