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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
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  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 2002-09, Collections de BAnQ.

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POSTES CANADA LA VOiX CANADA POST Port payé Postage paid Poste-publications Publications Mail 40011565 32e année / Volume 5 Septembre 2002 / Tichri 5763 UNE PUBLICATION DE LA COMMUNAUTE SEPHARADE DU QUEBEC JW L W Appel juif unifié 2002 Jatt Kosh www .lama rguerite.com ^TvVV PIMAÜOlE.E-T SUQ.DEMANDE Beignets NLoufletas P«r k WjàMw,r etT-pw k"-Pity.8^t8-é888 Informations & Réservations 481 - 4888 Or Hahayim : 5700, Einstein Côte St-Luc ‘Pour \?©üs mettre l'em à h fcouehe, 'Visitez notre boutique.ÇrüM fos&tr au 6630, cl?.Côte St-Lwc (Prés ôh Bout Cavenbisb) Téi: (514) 488-4111 Fax: (5 [4) 488-9698 • -’J# i'dk wtvw.latnartjuerile.coM Prêt a Manger POUR CHABBAT ET TOUT LE RESTE DE LA SEMAINE.M£>JU CÛ^PULT PÛUtZ Lü> fELTE-ô ItoulsngeTie, $2tisserie, VîenDoiserie, Etc once.séduire vos invités.: 3450, Drummond, Montreal Tél.844-6888 / 844-0203 Fax 844-1204 www.el-morocco.com sommaire LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC i.Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tel.: (514) 733-4998 Télécopieur: (514) 733-3158 Courrier électronique: info@csq.qc.ca Internet: http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Message du Consul Général d’Israël à Montréal Message du Président Prêts pour la Campagne 2002 École Maïmonide : «Les enfants d’abord.» Le Centre Commémoratif de l’Holocauste En souvenir de Clémence Lévy-Bendelac Golf Swing 2002 Centre Hillel francophone Centre Juif Cummings pour Aînés Attentats en Israël Victor Hugo (1802-1885) Président de la Communauté: Ralph Benatar Directeur général intérimaire: Elie Benchétrit Comité de Rédaction Annette Paquot, Roger Elmozino, Jean-Charles Chebat, Alain Klotz Ont collaboré à ce numéro Yehouda Vardi, Alain Klotz, Ygal Amsallem, Claude Elbaz, Elie Benchétrit, Lois Liverman, Léa Soussana, Rodan Rovic, David Bensoussan, Annette Paquot, Fiby Bensoussan, Evelyne Alalouf, Roger Elmoznino, Michael Bensemana, Alain Legaret, Léo Paul Dana, Elias Lévy, Raymond Eljarrat, Amar Albar, Eva Soussana, José Cuenca.Le droit du logement Confessions de la profession Avec le recul du temps Les monargues des temps modernes Traitement de texte: Olga Lecousy Correction: Roger Elmoznino, Viviane Léon Photos: Yossi Berrebi et Archives CSQ Design: Yossi Berrebi Impression: Impart-Litho Expédition postale: Joncas Postes Expert Responsable de la publication: Jean-Claude Léon, 733-4998 poste 3149 Publicité: Todds Communication, Frank Achache - (514) 812-9253 La guerre juste d'Israël La terreur de l’Europe The Shark-Tank of the Middle East Les accords d’Oslo : un os à l’eau Evasion La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale au Québec, en Ontario et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (lan - 5 numéros): Québec 26 $, Canada et U.S.A.36 $, Outre-Mer 72 $.ISSN: 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 40011565 SALONICA, SALONICA L’histoire de « l’Auberge du bon Samaritain » Dwindling Minority in the Republic of Ireland Les Juifs de Kippour Les lettres ou articles doivent être adressés au Comité de Rédaction, La voix sépharade h Carré Cummings, bureau 216 Montréal, Qc.H}W 1M6 E-mail : jcleon@csq.qc.ca «Les Mille et une Nuits de la Culture» La Manigance Oratorio du Roi David Nous Sépharades.Afghanistan, royaume de l’insolence La musigue judéo-maghrébine ou la mémoire oubliée Politigue, Diplomatie et Évangile Essais d’histoire et de civilisation judéo-marocaines Sous peine d’être refusés, les articles ou lettres adressés au journal doivent mentionner le nom de l’auteur, son adresse complète et son numéro de téléphone.Aucun accusé de réception ne sera envoyé et les articles ou lettres non publiés ne seront pas retournés.Pour des raisons d'espace et de clarté, les articles ou lettres pourraient être réduits ou révisés.AYDA COMMUNAUTE SOCIETE ISRAEL MONDE JUIF CULTURE la voix sépharade I septembre 2002 I page 3 communauté Message du Consul Général d’Israël A,.b WHIP* Monsieur Shlomo Avital À l’occasion de Rosh Hashana 5763 l’occasion des fêtes juives de l’année 5763, j’ai le plaisir de vous présenter mes meilleurs vœux de Hag Saméah.Que la fête prochaine de Rosh Hachana vous apporte à tous bonne santé et prospérité.J’aimerai saisir cette auguste occasion pour présenter mes meilleurs souhaits au président de la Communauté sépharade du Québec ainsi qu’à tous ses membres.L’année qui s’achève a été marquée par une crise politique et économique sans précédent : Israël n’a jamais connu des temps aussi difficiles depuis sa création.La violence et la terreur perpétrées par les suicidaires palestiniens à la bombe ont ébranlé le calme et la sécurité des citoyens israéliens.L’ardent souhait de chaque citoyen israélien et chaque Juif vivant en diaspora de voir enfin les espoirs de paix aboutir ont été réduits à néant suite aux continuelles vagues de violence.Ce terrorisme avait un but politique essentiel, celui de forcer le gouvernement d’Israël à céder aux exigences palestiniennes en terrorisant la population et en perturbant notre vie quotidienne.La société israélienne G.à D.a fait preuve d’un courage exceptionnel en ne cédant pas aux terroristes.Israël ne va pas capituler.Les communautés juives vivant en diaspora, notamment celle de Montréal, ont été la cible d’actes antisémites de toutes sortes.Ce fléau grandissant inquiète les Juifs et nous force à nous engager dans la lutte contre le racisme et la xénophobie.Nous aspirons tous à une paix juste et durable qui est une condition sine qua non à la sécurité et à l’éducation de nos enfants qui assurent l’avenir de notre peuple.J’espère que l’année prochaine sera porteuse de paix, de prospérité économique et de bonne santé pour tous les membres de la communauté de Montréal et d’Israël et qu’elle verra les liens de solidarité entre la diaspora et Israël se renforcer davantage.Chana Tova, Tizkou Lehaïm Aroukot Vehar-be Briout.L'Ambassadeur Shlomo Avital Consul général d'Israël la voix sépharade I septembre 2002 I page 4 mms; Solitude et solidarité ne année, marquée par t’angoisse et l’inquiétude que nous partageons avec nos frères et sœurs en Israël, vient de s’écouler et nous voici à l’aube de la nouvelle année 5763, meurtris et isolés.Les épreuves font partie intégrante de nos vies, et nous avons pu constater avec amertume certes, que la solitude ne manquait jamais ses rendez-vous avec le peuple juif et avec Israël.Seuls en effet, nous nous sentons, face à la malveillance de nos ennemis et de nos détracteurs dont la mauvaise foi et le mensonge s’étalent au quotidien dans les médias et ce, à l’échelle mondiale.Tous ceux qui se proclament les défenseurs des Palestiniens, ne se contentent plus de critiquer Israël, ils sont bel et bien engagés dans un processus de délégitimation de cet Etat, coupable à leurs yeux, d’être un Etat juif qui n’a pas sa place dans la famille des nations.La farce de Durban aura malheureusement fait beaucoup d’adeptes.Cependant, les accusations mensongères répétées perdent de leur substance et finissent par se retourner contre ceux qui les prodiguent, car de massacre à Jénine il n’y en eut point, les soldats de Tsahal ne sont pas des monstres assoiffés de sang arabe, et ce ne sont pas des juifs qui se font exploser au milieu des foules dans les capitales arabes.Israël est attaqué dans son droit le plus légitime qui est celui de se défendre et n’a pas d’autres choix que de se ghettoïser pour mieux se protéger contre ces bombes humaines endoctrinées et manipulées dans une culture où la haine est portée à son paroxysme.Solitude également lorsque nous voyons le tollé de protestations et de condamnations sans appel lorsque Tsahal commet une bavure en essayant de se prémunir, comme c’est son droit le plus légitime, face à un terrorisme barbare qui n’a jamais caché ses véritables objectifs, à savoir : la destruction d’Israël et le massacre de civils, vieillards, femmes et enfants.Face à ce sentiment on ne peut plus frustrant d’injustice, nous ne devons à aucun moment baisser les bras mais au contraire renforcer notre solidarité avec notre communauté, avec le peuple Juif, avec Israël envers qui nous devons poser des gestes concrets en continuant de nous rendre sur place, en achetant des produits israéliens, en participant activement et généreusement à la campagne de l’Appel juif.Nous ne devons pas perdre de vue que nous comptons aussi des amis non-juifs qui, en dépit des campagnes de dénigrement que nous subissons, se tiennent courageusement à nos côtés et nous apportent leurs soutien dans ce combat que nous menons pour le chalom et la fraternité entre Israël et ses voisins.Nous sommes le Peuple de la Mémoire et également de l’Hatikvah c'est-à-dire, de l’espoir.Notre foi dans nos valeurs sacrées et notre solidarité nous ont permis de traverser avec dignité les accidents de l’Histoire, c’est donc avec espoir que je vous adresse au nom du Conseil d’administration et des professionnels de notre communauté une meilleure année 5763 Ghana Tova oumhorekhet pour vous et vos familles et puisse cette année nous rapprocher de cette paix tant désirée.Amen ! Ralph Benatar Président la voix sépharade I septembre 2002 I page 5 p am mm.communauté Pm Prêts pour la Campagne 2002 haque campagne de l’Appel juif apporte son lot d’émotions, d’adrénaline et bien entendu de stress aussi bien chez les professionnels que chez les président(e)s.Cela fait partie, comme on dit, des risques du métier ou plutôt de la vocation car n’est pas Président(e) ou professionnel(e) de ta campagne qui veut.V k Michel Bitton, homme d’affaires bien connu, et Patricia Lallouz-Malka, dentiste, co-présidents de la Campagne sépharade nous ont fait part de leurs impressions à la veille du lancement de la Campagne 2002 prévu pour le 29 août prochain.«r Les deux co-présidents de la Campagne sépharade 2002, Mme Patricia Lallouz-Malka et M.Michel Bitton Nous avons été agréablement impressionnés par le dynamisme, l’ouverture d’esprit et l’enthousiasme débordant de Patricia et de Michel, pourtant des néophytes dans les milieux communautaires, qui ont accepté d’embarquer de manière inconditionnelle dans cette aventure qui, ont-ils dit, leur a fait mieux connaître la communauté juive montréalaise tout en leur donnant la possibilité de s’engager de plain pied dans une cause aussi noble.Un véritable privilège, de leur aveu même.Pour ces deux nouveaux venus, la mission qu’ils viennent d’effectuer dernièrement en Israël a été sans aucun doute le catalyseur qui a donné le plein sens à leur mission et ils ont tenu à nous faire partager leurs impressions: « ce voyage nous a fait comprendre de visu l’importance de manifester notre solidarité à l’égard d’Israël et de son peuple à un moment crucial de son histoire.Jamais nous avions éprouvé aussi intensément la vulnérabilité du peuple juif en général et d’Israël en particulier.Face à cette situation d’isolement que nous vivons à plusieurs niveaux, le judaïsme mondial doit réagir de manière unanime, il est impératif de se rendre en Israël car par ce geste, autrefois si anodin, on la voix sépharade I septembre 2002 I page 6 JmmÿmÊM .W démontre de façon tangible notre solidarité.Plus que jamais nous devons faire cause commune avec nos frères et nos sœurs qui sont confrontés à une grave situation du point de vue humain et économique.Patricia et Michel sont également fiers de la réponse de la communauté juive montréalaise lors de la dernière campagne d’urgence pour Israël.En effet, la mobilisation a été générale et en quelques semaines nous avons pu réunir la somme de quinze millions de dollars que nous avons eu l’honneur de remettre aux responsables israéliens.Cet argent servira à aider les centres de trauma pour les victimes d’attentats, des écoles alternatives pour enfants sépha-rades, etc.Nous tenons à souligner également que Montréal détient le record per-capita lorsqu’il s’agit de dons pour Israël.Nous tenons à remercier les synagogues sépharades qui se sont mobilisées pour cette cause ainsi que le Centre Chabad.Pour ce qui est des besoins locaux, il ne faut surtout pas cesser de répéter aux membres de notre communauté que la pauvreté continue malheureusement à faire des ravages chez nous et que de nombreuses familles en sont les victimes.Les Sépharades utilisent beaucoup les services offerts par la Communauté juive.Nous nous sommes fixé pour objectif de cette campagne la somme de 42 millions de dollars, nous espérons que la communauté sépharade fera sa part de la même manière qu’elle l’a faite lors de la précédente campagne où l’on a constaté une augmentation de l’ordre de 20%.Ceci prouve que le travail de sensibilisation auprès de certains de nos gros donateurs a porté ses fruits, le concept des dons dirigés a également constitué un succès auprès de l’ensemble de nos donateurs.Nous tenons également à signaler le magnifique travail de nos professionnel(le)s qui sont les moteurs de la campagne, nous pensons à la directrice générale Kathy Assayag, à la nouvelle directrice de la campagne sépharade Karen Cohen, à Claude Benarroch qui a fait ses preuves comme bénévole lors des dernières campagnes et last but not least le pivot de la campagne Eda Lévy.Nous sommes confiants que grâce à vous tous la campagne 2002 sera excellente.» La voix sépharade École Maïmonide : « Les enfants d’abord.» Léa Soussana Le talent des enfants, la fantaisie, l’imagination et un univers de charme, voilà ce que nous a proposé l’Ecole Maïmonide, campus Parkhaven à Côte St-Luc le 14 Mai dernier et l’Ecole Maïmonide Campus Jacob Safra à Ville St-Laurent le 15 Mai dernier.Au calendrier culturel de chaque Campus, une journée informative, artistique et même scientifique est venue présenter au public, le formidable travail des élèves, petits et grands, qui grandissent et évoluent à l’École.Un rendez-vous pour mettre à l’honneur les grands événements de notre vie, ces expo-culture et scientifiques ont abordé tous les sujets.On a parlé entre autre, de la Shoah, de la création de l’État d’Israël, des temps forts et des grands moments de notre actualité.D’un regard brillant et curieux sur le monde, les enfants ont aussi abordé des thèmes variés : le recyclage de l’eau, la famille, la poésie, la peinture, le bricolage, la création de mézouzot, la création de mobiliers d’intérieur, les inventions, la compréhension des phénomènes médicaux, physiques, chimiques et bien sûr, l’après 11 septembre.Les projets transdisciplinaires, menés par des professeurs associant deux matières, ont d’ailleurs témoigné de l’intérêt des enfants pour une multitude de choses.Ils ont entre 5 et 16 ans, ils sont vifs, perspicaces et leurs petites mains agissent avec beaucoup de dextérité.La chaleur de nos traditions, le patrimoine d’un peuple à travers l’écriture et les coups de pinceau, c’est une pléiade d’émotions et une palette teintée des couleurs de la vie que l’École Maïmonide a offert à son public.Début mai déjà, l’École Maïmonide campus Parkhaven, commémorait le Bicentenaire de Victor Hugo.Le du " XIXe la poésie, un homme Paris siècle, les pavés, un hommage à exceptionnel, les enfants ont salué le talent de Victor Hugo pour recréer un univers, une époque.Au-delà de l’apport informatif de tels projets, l’École Maïmonide confirme la vocation de son enseignement : transmettre aux enfants un héritage spirituel, traditionnel et culturel imprégné des fondements essentiels de notre judaïsme sépharade et surtout francophone.Et bien entendu, de telles réalisations sont aussi possibles grâce au concours de ceux qui insufflent à l’École Maïmonide, un élan de vie essentielle au développement, Marcel Barchechat, Directeur Campus Parkhaven, Evelyne Alalouf, Directrice Campus Parkhaven, Lucienne Azou-lay, Directrice Campus Jacob Safra et tout le corps enseignant qui mérite une mention toute particulière.la voix sépharade I septembre 2002 I page ~J communauté wamm Le Centre Commémoratif de l’Holocauste : Un Musée de calibre international «v/ uand vient le souvenir, l’Histoire commence » Situé au 1 Carré Cummings dans le bâtiment des services communautaires juifs, Le Centre commémoratif de P Holocauste reste cependant une institution souvent méconnue d'une frange importante de la communauté juive montréalaise et à plus forte raison du grand public.Pourtant, Montréal compte entre 5 000 et 8 000 survivants de la Shoa et reste, la troisième ville au monde après Jérusalem et New York pour le nombre de gens rescapés de la plus grande tragédie que l’histoire moderne ait connue.Le devoir de mémoire étant un élément central dans la tradition juive, le Centre se devait de perpétuer le souvenir des victimes tout en délivrant un message de respect et de tolérance aux nouvelles générations.Le Musée de L’Holocauste, d’une superficie de 5 000 pieds carrés sur deux étages, et comprend une collection puisée parmi les 6 000 artefacts qu’elle possède, ouvrira donc ses portes cet automne.Afin de nous expliquer les grandes lignes de cet important projet, Ann Ungar directrice générale du Centre et Steve Lapidus directeur de l’éducation et conservateur adjoint nous ont reçus dans leurs locaux : « En raison de l’importance du Centre pour ce qui est de la commémoration et du devoir d’éduquer le public, nous ont-ils confié, les dirigeants sous l’impulsion du président Marvin Tanner, et en collaboration avec des bénévoles, des professionnels et des consultants, se sont engagés à ouvrir ici à Montréal un Musée de classe mondiale.Que l’on en juge : le conservateur à qui on a fait appel est le même que celui de Yad Vashem, l’équipe du design est de réputation mondiale et le matériel audio-visuel a été conçu par une firme de renom de New York.Nous avons tenu à choisir ce qu’il y avait de meilleur.» Le Musée aura pour mission de raconter une histoire à travers l’optique des survivants qui sont établis à Montréal car ce sont eux les wÊwmè % * témoins privilég: cette sombre l’Histoire.Il y aura témoignages travers lesquels on remarquera la dimension humaine et personnelle.Madame Ungar tient à souligner le rôle central de ces personnes qui agissent à titre bénévole et qui, on ne le dira jamais assez, ne désirent ni photos dans les journaux ni des remerciements publics, car le devoir de mémoire reste pour eux leur motivation majeure.Ils sont, dit-t-elle, en quelque sorte les ambassadeurs du Centre.« Nous ciblons en plus de notre communauté, le public non juif et surtout les écoles publiques.Cette année, nous avons atteint le chiffre de 5 000 visites d’étudiants.Steve dont le travail consiste à coordonner les tâches, insiste sur la mm .'."y;-.-m v.;-\ 8ggaBBgaaaBKWBHg nécessité de trouver un message qui adopte un langage public, c’est dans cette optique et par le biais des textes didactiques, d’objets, des cartes ainsi que des vidéos, la mission du Musée sera de comprendre, de ressentit, de se souvenir.» Des liens stratégiques ont été établis dans cet esprit avec les Universités Mc Gill, Concordia ainsi que l’Université de Montréal.Nos interlocuteurs ont fortement insisté sur la dimension sépharade rattachée à la Shoa, un chapitre fort mal connu du public, car ni la barbarie nazie ni le régime de Vichy n’ont épargné les communautés sépharades que ce soit dans les Balkans ou en Afrique du Nord.Le coût de cet ambitieux projet s’élèvera à 4,5 millions de dollars, dont près d’un quart (910 000$) ont été fournis par le Gouvernement du Québec lors d’une cérémonie solennelle le 24 mai dernier où Madame Diane Lemieux, ministre de la Culture et des Communications a remis le chèque aux responsables du Musée, le reste de la somme sera couvert à travers des dons privés et corporatifs provenant de Juifs et de non-Juifs.Cette implication de non-Juifs est illustrée par l’engagement de jeunes autrichiens qui travaillent au Centre de l’Holocauste dans le cadre d’un programme conjoint avec l’Autriche « Gedenkdienst », qui consiste à passer 14 mois à Montréal au lieu des 8 mois de leur service militaire obligatoire dans leur pays.Nous invitons l’ensemble de notre population à venir découvrir cette importante réalisation Communautaire qui constitue « Un patrimoine vivant de la persévérance et de la continuité du peuple juif ».Propos recueillis par Elle Benchetrit - En souvenir de Clémence Lévy-Bendelac Très chère Clémence, Cela fait à peine quelques jours que tu as entrepris le grand voyage et nous avons du mal à accepter cette dure réalité.Ce matin même en arrivant à mon bureau je me suis dit : il faut que je pense à avertir Clémence de la date de tombée des articles pour La Voix Sépharade », cruelle désillusion ! La dernière fois où nous nous étions vus dans ta chambre d’hôpital tu avais tellement tenu auprès de mon ami Elias Lévy pour que ton texte sur « Le bon samaritain » soit prêt pour la prochaine parution du magazine.C’est chose faite, et pourtant ce ne sera plus pareil car tu ne viendras plus nous apporter tes articles.Tu nous manques énormément Clémence.Tant de belles choses ont été dites sur toi lors de (z.l.) l’hommage qui t’a été rendu à la cérémonie d’adieux, que j’ai du mal à trouver d’autres mots pour évoquer la grande dame que tu étais.Je dirai tout simplement que ta vie entière aura été une symphonie d’amour pour le prochain et que tu en as été le premier violon.Je garderai de toi, ma chère Clémence, ce visage serein et noble que tu avais lorsque je suis allé te rendre visite, comme si le mal qui te rongeait depuis des mois s’était heurté à ta force de caractère, à ton opiniâtreté et plus que tout, à ton amour de la vie.Quelle belle leçon de courage et de dignité face à l’adversité ! Je tiens à ce que saches, de là où tu es, que j’ai toujours eu un plaisir immense, à chacune de nos rencontres, à te parler en espagnol, notre langue maternelle, et surtout en hakétia afin de retrouver les saveurs de notre Tanger natale et de communier dans la douceur du souvenir et du temps de l’innocence.« Te acuerdas mi reina de todo ese mundo de nostalgia y de dulces recuerdos de aquella ciudad que nunca olvida-mos ?Se haga el mazal por todo aquel-lo mi arégalada amiga ».Dans la paix retrouvée tu pourras goûter à la tendresse de nos pensées et peut-être à ces vers du poète : Rien ne consent à mourir De ce qui connut le vivre Et le plus faible soupir Rêve encore qu il respire Elle Benchetrit ta voix sépharade I septembre 2002 I page 9 communauté Golf Swing 2002 e 25 juin dernier s'est déroulé la 5e édition du Tournoi Golf Swing organisée par le Centre communautaire juif (CCJ) au luxueux Country Club Hillsdale situé à Ste-Thérèse.• .£gJe J* { V M.Armand Kessous remet à Joe Amar, président du CCJ, le chèque de 375.000 $ ramassé auprès de tous les commanditaire et donateurs Le Tournoi Golf Swing a dépassé les attentes de ses organisateurs Sous le thème "La journée qui nous rassemble", un nombre impressionnant de commanditaires représentant les différentes communautés se sont retrouvés au sein d’un même espace pour donner généreusement, pour mieux se connaître et communiquer ; les communautés d'affaires, les professionnels, les collègues de travail, les fournisseurs, les clients, les ashkénazes, sépharades, francophones, anglophones, etc.Aldo Bensadoun était l'invité d'honneur de l'événement et a marqué le début de la soirée par un discours fort captivant sur les valeurs préconisées par son entreprise dans son épanouissement mondial, valeurs sûres et exemplaires qui inspirent aussi le CCJ dans l'exercice de sa mission.VJ fiOO.OQ La soirée de clôture a été agrémentée par l'animateur Shalom Sherman.La présence de la chanteuse israélienne Sarit Haddad, venue pour la Quinzaine sépharade, a été également remarquée.Le comité organisateur de Golf Swing 2002, dirigé par Armand Kessous en a tiré un bilan très positif, avec la collecte record de 375.000 $ provenant des généreux commanditaires et donateurs participants à l'événement sportif.Le chèque a été remis par Armand Kessous à Joe Amar, président du CCJ en compagnie des présidents des tournois de golf précédents.Cette somme permettra de subventionner les futures activités communautaires ainsi que les différents services sociaux proposés par le CCJ.Cette 5 e édition détient également le record du nombre de participants, qui a été doublé par rapport à l'année précédente avec de surcroît, une liste d'attente tellement grande fut la demande de participation.Le tournoi Golf Swing a rassemblé 284 golfeurs et une clinique de 44 femmes, 30 commanditaires corporatifs, 70 bénévoles, 32 membres du comité Golf Swing, et les professionnels du CCJ.Cette année l'organisation a été très professionnelle ce qui a propulsé le tournoi Golf la voix sépharade I septembre 2002 I page 10 - Participantes au Tournoi et leur contribution essentielle au succès du tournoi ainsi que les commanditaires Bronze et four-corporatif: Ameublement Jf» some Sf EL-Ran, Anglo-Canadian, Axara, Axxys Construction, Bank Hapoalim, Banque de Nouvelle Ecosse, Bessner Gallay Kreisman, Boisjoli, Bombardier Produits Récréatifs, Cana- Swing parmi les meilleurs tournois de golf communautaires.Grâce aux nombreux contacts qui ont pu être développés parmi les différents commanditaires et autres partenaires financiers, le CCJ s'est â doté d'une plate-forme qui lui per- | mettra d'augmenter considérable-ment ce chiffre lors de la prochaine édition de Golf Swing.delle-Sara Lee, Chaussures Pajar, CIBC Wood Gundy, Citicapital, Doris-Secret Bas, Editions Phidal, Groupe Aldo, IDS Ricoh, K.E.Printing, Lafond et Associés, Multi-Channel Commerce Strategy, Scotia Mc Leod, Sprint Canada, Swift Trade, TD Commercial Banking.Merci également aux bénévoles ainsi qu'aux professionnels du CCJ pour leur dévouement total dans cette formidable aventure.Le comité organisateur et Armand Kessous tiennent à remercier chaleureusement les 30 commanditaires dont les 4 principaux, Assante, Mexx, MEP et MSC International pour leur grande générosité Participants au Tournoi Centre communautaire juif Président, Joe Amar, Claude Cohen, Joseph Elfassy, Patri cia Elgresy, Eva Hazan, David Knafo, Ariane Mann, Vanessa Nezri, Yohan Ohayon, Charles Ouahnoun, Annie Ouaknine, Guy Oiknine, Carole Perez, Michel Perez, Marc Serero, David Soussan, Lionel Soussan, Joseph Suissa et Maurice Trafikant.Comité : Joan Abessera, Michel Abitbol, Yoan Amar, Ruth Amiel, Kathy Assayag, Joël Banon, Danny Bensoussan Daniel Benchetrit, Valérie Benchetrit, Séverine Biderman Max Berdugo, Alexia Cohen, Comité Organisateur Golf Swing CCJ 2002 Directeur, Robert Abitbol.Président Armand Kessous Staff Coordinatrice, Shir ley Benaroch, assistante, FrédériqueAzoulay Directeur des Programmes et des Res sources Humaines, Sidney Benizri Co-présidents sortants Claude Cohen et Max Berdugo Service d'assistance et de Référence Sépharade Quel que soit votre problème • Information • Orientation • Intervention Chaque dossier est traité CONFIDENTIELLEMENT 733-4136 Elizabeth Perez FTP* hi .V la voix sépharade I septembre 2002 I page 11 communauté B.1.z t* Centre Hillel francophone : un projet original pour les jeunes souhaitant faire leur Aliyah ossi Touitou, David Chaouat et Arié Lévy nous expliquent.i-v.-î vf' 4> ?¦ >¦.< -v 4* '‘é^rr: Vous connaissez tous la coutume, lorsque quelqu’un décédait à 120 ans, on mettait un peu de terre d’Eretz Israël sur son visage pour souligner la sainteté de cette terre.C’est une préparation à l’intégration à cette terre d’Israël que prévoient les différents chabatto-nims comme celui qui vient de se .' m dérouler derniè- SF rement avec un groupe de jeunes montréalais qui envisagent sérieusement de faire leur aliya.Ce programme de sept mois prévoit une intégration en Israël à deux niveaux : l’Oul-pan avec l’apprentissage de l’hébreu, des conférences, des cours d’études et de l’aide pour l’intégration professionnelle.Après le cycle des chabattonims, vers la fin février, les participants vont en Israël, visitent les lieux où ils souhaiteraient s’établir, font des rencontres professionnelles individuelles en relation avec leur formation et retournent à Montréal où il y aura un autre chabatton qui précède le voyage de l’été.C’est un processus qui dure de 7 mois à un an.C’est un nouveau concept très prometteur pour les jeunes qui prévoient de faire leur aliya en 2003.Les participants pourront ainsi s’intégrer dans le marché du travail ou, s’ils le souhaitent, poursuivre leurs études de premier cycle en Israël.A l’origine de ce programme il y a la Fondation Magshimim qui s’adresse à des jeunes célibataires finissant au moins leur premier cycle universitaire ou dans la vie active ou titulaires d’une maîtrise.LVS : Supposons qu’il y ait un(e) candidat(e) qui a commencé ou fini son baccalauréat ou qui veut poursuivre une maîtrise, quelles sont les possibilités de financement ?la voix sépharade I septembre 2002 I page 12 JL Jâfâesè Nous nous appuyons sur toutes les instances gouvernementales qui existent en Israël, c'est-à-dire l’Agence Juive et le Ministère de l’Intégration qui définissent les critères de bourses et d’aide aux nouveaux immigrants.Notre travail est de canaliser les demandes et de donner le maximum de renseignements précis car beaucoup de gens ont été mal orientés et de ce fait ont dû revenir.Notre travail est fait avec précision dans chaque domaine et lorsque nous ne sommes pas sûrs, nous allons vérifier.Il est vrai que la personne qui “monte” dans le cadre de notre programme reçoit toutes les aides, subventions et bourses que reçoit un immigrant.LVS : Est-ce que le bureau de la Alya soutient votre initiative ?Nous avons la bénédiction du centre de la alya et même un appui financier.Le centre de la Alya a pour mandat de s’occuper du nouvel immigrant.Notre rôle est de former un groupe bien avant d’aborder le côté technique.C’est dans ce côté révolu-tionnaire que réside ce nouveau concept.C’est un programme coûteux impliquant les instances gouvernementales, les institutions en Israël qui travaillent dans ce domaine et les donateurs.Il est important que les gens réussissent leur alya et nous devons leur donner tous les outils possibles pour cela.Nous ne sommes mandatés par personne, nous sommes au service de la Fondation.LVS : Pourriez vous dire quelques mots à propos justement de cette fondation ?Nous avons créé ici au Québec une fondation qui s’appelle Magshimim; les démarches administratives sont presque terminées.Yossi et David qui en plus de s’occuper de leur travail et de leur famille s’impliquent bénévolement pour la fondation en venant à Montréal travailler sur ce projet.Il est important de dire que ce sont des jeunes qui sont à l’origine de ce projet.Il est à l’échelle montréalaise pour le moment, par contre il a des ramifications avec d’autres organisations au niveau international : que ce soit le World Zionist Organisation ou le Mizrahi qui apporteront leur concours.Les gens veulent nous rencontrer, que ce soit des dirigeants de la communauté ou des membres de notre communauté, ce projet les intéresse.LVS : Normalement le programme est axé sur la découverte d’Israël à tous points de vue, c'est-à-dire au niveau professionnel et spirituel.Vous allez toucher, disons le, tous les aspects de la vie israélienne.Exactement, on aborde à tous ces aspects de la réalité israélienne.Exemple ce premier chabbaton qui vient d’avoir lieu était consacré à la réalité d’Israël.Nous insistons sur le fait que ce ne sont pas des individus seuls qui font aliya mais bien des individus au sein d’un groupe.Cette nouvelle entité qui s’appelle le groupe supporte chaque individu et lui donne la force d’aller beaucoup plus loin et aussi de pallier aux difficultés des premiers pas en Israël (milieu social, séparation familiale, périodes difficiles etc.).Ce concept de groupe est central.LVS : Pour le chabbat suivant, y aura-t-il d’autres jeunes à part les quinze que vous avez recrutés.Quel seraitle chiffre idéal pour ce projet ?Le recrutement se poursuit tout le temps.On n’a pas de chiffre idéal, mais une vingtaine de personnes suffirait pour un bon fonctionnement.Aujourd’hui il y a des gens qui n’ont pas fini leurs études universitaires ou qui ont d’autres engagements et qui sont vraiment intéressés par ce projet.Cela fait longtemps que nous travaillons avec et dans la communauté, des liens se sont créés, la machine est en marche.L.V.S.Est-ce qu’il y a une connotation religieuse orthodoxe ou rester traditionaliste?Au niveau du groupe il y a un minimum commun qui est le respect du chabbat.Au niveau individuel, chacun est libre d’exprimer son judaïsme comme il l’entend.Pour prendre part à ce programme c’est simple, il suffit d’être juif, célibataire, étudiant au premier cycle universitaire ou plus, avoir le désir concret de réaliser le rêve du retour en Eretz Israël.Ce sont les codes de pensée du Rav Kook, de Manitou, l’inspiration de Rabbi Yéhouda Halévy, les études du Rambam, le Maharal de Prague pour ne citer que ceux-la.Rien n’est imposé en aucune manière.LVS : Vous faites quand même une interview au préalable avec chaque candidat pour voir exactement où il se situe.Oui, c’est un public ciblé, ce sont des gens qui ont vraiment le désir de réaliser leur alya; mais il arrive parfois qu’ils ne soient pas encore prêts, ils veulent avancer, ils veulent se préparer pour l’échéance en 2003.CENTRE JUIF CUMMINGS POUR AINES Le Département Chai Sépharade du Centre juif Cummings pour aînés est heureux de vous annoncer l’ouverture officielle du Club Fraternité et vous invite le mercredi 18 septembre 2002, à compter de 13 heures.Au programme : nous aurons de la musique orientale, des pâtisseries « dial-na » de Mme Tolédano et plusieurs autres surprises, C’est un rendez-vous, venez nombreux, c’est gratuit! Veuillez prendre note que dorénavant le Club Fraternité se réunira tous les mercredis au Centre juif Cummings pour aînés situé au 5700 avenue Westbury.Pour plus d’informations appelez Claude Elbaz : 343-3525 Décidément Kelly Malka n’est pas une adolescente comme les autres.Cette jeune de 21 ans ancienne de Maimonide et parlant parfaitement l’hébreu a compris qu’Is-raël avait besoin d’elle en ces moments difficiles et elle a décidé de donner le meilleur d’elle même en se rendant sur place non pas en tant que touriste, ce qui n’est pas mal déjà par les temps qui courent, mais comme ambulancière afin d’apporter les premiers soins aux victimes des attentats qui font malheureusement partie du quotidien des citoyens d’Israël.Après une formation auprès de la branche montréalaise du Magen David Adom, elle part en Israë,l dans le cadre d’un projet planifié avec le concours du centre de la Aliyah, où elle suit un cours intensif comme ambulancière et puis.c’est le baptême du feu.Elle fait partie des équipes de secours qui interviennent lors des attaques suicides à Rishon-Létsion et de Jérusalem.Elle décrit l’horreur des scènes dont elle a été le témoin direct, « ce que l’on a ’habitude de voir à la télévision n’est qu’un pâle reflet de la réalité, et il faut la voix sépharade I septembre 2002 I page 14 il IlÉl communauté Attentats en Israël Une montréalaise dans l'œil du cyclone.rendre hommage au sang froid ainsi qu’au courage et à l’abnégation de ces hommes et femmes qui sont sur place pour s’occuper des blessés et malheureusement des morts dont souvent les corps sont déchiquetés.Il faut saluer le magnifique travail des Haré-dim du Magen David Adom ainsi que des bénévoles de l’organisation religieuse Elat-sala, qui sont là pour collecter les morceaux de chair humaine.Malgré toute cette violence et les sentiments de révolte et de dégoût qu’ils suscitent en nous, je tiens à souligner le sang froid et la discipline des équipes de sauvetage.Chacun de nous a été préparé à savoir comment réagir et surtout quoi faire.Le conducteur de l’ambulance reste le vrai patron et coordonne à ce titre le déroulement des opérations entreprises sur place » A la question de savoir si elle a éprouvé de la peur, Kelly répond que dans ces moments de détresse, l’adrénaline joue un rôle très positif en ce sens que l’on sent aucune émotion seulement le désir de faire ce que l’on doit faire.Kelly éprouve une immense fierté d’avoir été si proche du peuple d’Israël dont elle se dit prête à partager ses joies et ses peines et elle a surtout pris conscience que sa place en tant que juive est dans ce pays qui nous fait vibrer.Ses projets immédiats se résument à la poursuite de ses études en soins infirmiers et paramédicaux et de rejoindre au plus vite Israël qu’elle considère comme la patrie naturelle de tous les juifs du monde.Kol Hakavod Kelly, puisse ton expérience servir d’exemple à tous nos jeunes. S/7Æ '7IÆ 4190 de Courtnti.Mil (Qc).113S 1C2 _TjyjLuy|^Ljm6 DECORAPH A Y A G mm -ir".Z/z/mz'M «* OO *4 communauté Victor Hugo (1802-1885) Evelyne Elalouf Directrice, Ecole Maïmonide, Campus Parkaven Le campus Parkhaven de l’Ecole Maïmonide commémorait lundi 13 mai 2002 le Bicentenaire de Victor Hugo, lors d’une soirée culturelle sous le signe de la poésie et de la beauté.Deux musées étaient ouverts pour l’occasion arrachant la même exclamation de splendeur aux très nombreux visiteurs, parents, amis et dirigeants de l’école, venus pour un soir se replonger dans le siècle de Victor Hugo, à la fois riche en art, en littérature, en architecture et en découvertes.Un premier musée regroupait dans toute sa magnificence les travaux d’élèves de secondaires 1 et 2 sur l’architecture greco-romaine, l’art roman, l’art gothique, le Moyen Age et les châteaux forts.Le second musée entièrement dévolu à Victor Hugo, son œuvre, sa vie, le Paris de l’Epoque, ses costumes, son mobilier, était de plus organisée en théâtre où les élèves de secondaire 1 et secondaire 2 ont déclamé les vers impérissables de Victor Hugo, tiré des Contemplations, des Vies intérieures, des Châtiments, de l’Art d’être grand-père, des to 'A gV Umm ^W£S Chansons des rues et des bois, et autres.la voix sépharade I septembre 2002 I page 10 Les accents inoubliables de Victor Hugo quand il évoque sa petite-fille disparue, ou les fameuses tirades de Ruy Bias, «.Bon appétit messieurs ô ministres intègres.» ont revêtu la salle de majesté rappelant à chacun ce temps béni de jeunesse et de banc d’école.Ont été interprétés le duo de la Reine et de Ruy Bas, la mort de Gavroche tirée des Misérables et « l’Assaut » de Notre-Dame de Paris.Victor Hugo a été l’homme des grandes causes et après ses recueils de poésie, ses romans et ses pièces de théâtre, des extraits tirés de la défense de l’enfant, de la misère ou de la peine de mort ont été lus devant un auditoire surchauffé.Les élèves, dont on ne peut citer tous les noms, ont été de formidables interprètes, engagés, émus, à la diction parfaite, à la mémoire infaillible.La recherche littéraire, ainsi que la partie historique et artistique ont été parfaitement organisés, et orchestrés par leur professeur de Français et d’Histoire de l’art : Hélène Wazana qui a, avec enthousiasme et talent, monté les deux musées salués comme de véritables pièces d’art.Enfin, signalons le colossal travail de recherche des élèves sur le grand siècle d’Hugo, ainsi que sur les périodes étudiées, qui a véritablement honoré l’Ecole pour une seconde fois cette année, après la remarquable exposition de Sciences du mois de mars, organisée par l’ensemble du Campus. n PROBLEMES AUDITIFS?J'entends mais je ne comprends pas toujours Le son de la télévision me paraît trop faible Je fais souvent répéter mon entourage c Prothèses auditives invisibles I Minuscules, elles s'insèrent à l'intérieur du conduit auditif.Ajustement automatique du volume Légèreté et discrétion incomparables Ajustements internes par ordinateur Q Un son naturel pour toutes situations J ’ Les prothèses auditives invisibles ne sont pas payées par la RAMQ.Certaines prothèses auditives sont couvertes par : 'assurance maladie, la CSST, les vétérans et les assurances privées.Autres modèles disponibles LES CENTRES MASLIAH Audioprothésistes 5845 Côte-des-Neiges, #475 Tel.: (514) 344-8554 1-800-550-8554 Parce que la vie mérite d'être entendue.ïy!it?JOE AMAR SERVICE DE BAR Faite de votre réception un événement inoubliable 1 Réservez maintenant pour vos Marriages • Bar Mitzvah • Parties de bureau Soirées Privées • Cocktails • Dîners corporatif Toutes les occassions imaginables BAR OUVERT • BAR PAYANT • FORFAIT FIXE GRANDE SELECTION DE VINS CACHÉRE 67 Manuel Drive, Dollard des Ormeaux, Q( H9A 2M1 Tél.: (514) 684-5017 • Fax : (514) 684-0803 Courriel : joeamar@videotron.ca www.celebrationmontreal.com Le service de bar des grandes occasions Au service de la communauté depuis 25 ans MEDIATION Afin d’éviter un litige qui pourrait être coûteux, stressant et risqué LA SOLUTION “GA GNANTE- GA GNANTE ” pourrait être la MÉDIATION Maurice Lasry, LL.L.Avocat Médiateur Accrédité Droit civil et commercial KOUNADIS PERREAULT C.P.989, Suce.Place du Parc 300, Léo Pariseau, suite 2000 Montréal, Québec H2W 2N1 Tél.: 514-844-8631 Fax: 514-844-6691 I N O HOTOGRAPHIE * ‘ / Tél.: (514) 990-4912 e-mail: rosilio@videotron.ca 5575, Av.Victoria, #221 Mtl, Qc H3W 2R4 la voix sépharade I septembre 2002 I page 17 Alain Klotz Le droit du logement S ^?ujet d actualité s il en est un, le logement est une priorité incontournable et beaucoup de personnes y allouent souvent une partie importante de leurs revenus.'v' Dans cette parution de la Voix sépharade, j'ai choisi de vous présenter des éléments de la législation locative qui sont relativement méconnus du public.Nous continuerons l'exercice dans les prochaines parutions de la Voix sépharade avec d'autres informations sur les règles qui régissent ce domaine.Je vous dévoilerai aussi un projet de loi qui, s'il est adopté, risque de décourager encore plus les investisseurs québécois à investirdans le domaine de la location résidentielle.LA RÉGIE DU LOGEMENT: Le Tribunal de la Régie du logement est le tribunal administratif le plus sollicité au Québec et, sauf rares exceptions, il a une compétence exclusive en matière de bail résidentiel, tant que les montants en jeu ne dépassent pas 70 000,00 $.Les décideurs qui jugent les causes qui y sont entendues s'appellent des régisseurs.Pour être entendu par ce tribunal, il faut se déplacer au seul endroit où il siège à Montréal, soit dans l'est de la ville, au Jardin Olympique, coin Sherbrooke et Viau.Le prix d'une action devant le tribunal varie de 33,00 $ à 56,00 $, selon la demande.Dans certaines circonstances, le droit d'être représenté par avocat est, contrairement à la Charte des droits, limité.LE CONTRAT DE BAIL: Le contrat de bail de logement doit obligatoirement être signé sur un formulaire prévu par la loi et les photocopies de ce document sont illégales.Les principales dispositions légales concernant les obligations des parties sont déjà imprimées dessus.Le propriétaire doit écrire le prix du dernier loyer payé par le locataire précédant afin que le nouveau locataire puisse juger de l'augmentation et demander immédiatement une baisse de loyer s'il la considère exagérée.Le propriétaire devra alors demander au Tribunal de la Régie du logement de fixer le montant du loyer.Il devra faire la preuve que ses dépenses ont augmenté et qu'il a respecté le barème fixé par la Régie du logement, sinon l'augmentation sera refusée et le prix du loyer réduit en conséquence.En aucun cas, la seule force du marché ne sera prise en considéra- la voix sépharade I septembre 2002 I page l8 • V T’’;f :- WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊBÊÊM ¦ sliii don ni le fait que le propriétaire n'a pas ou jamais augmenté son loyer pendant une ou plusieurs années alors qu'il pouvait le faire.Le rattrapage n'est pas permis.Le propriétaire ne peut exiger plus d'un mois de loyer payé d'avance, ni demander de chèques post-datés, il ne peut non plus réclamer un dépôt pour se protéger en cas de détérioration du logement constatée au départ d'un locataire.A cet égard, à la signature du contrat de bail, toute mention déclarant que le locataire reconnaît que le logement est en bon état est sans effet et sera considérée comme nulle, même pour essayer de prouver ultérieurement les dégradations faites par ce locataire.La loi stipule aussi que toute clause qui limite la responsabilité du propriétaire est sans effet.Pour le locataire, un contrat de bail de logement cristallise, s'il le désire, un droit d'habitation à vie dans les lieux loués.Ce droit est transmissible à n'importe qui si le locataire en place cède son bail et en avise le propriétaire.Ce dernier ne pourra refuser la cessation que pour des raisons très sérieuses.Cela veut dire que, dès qu'un contrat de bail de logement est signé, sauf décision du tribunal, un propriétaire ne pourra jamais exiger le départ d'un locataire ou d'un cessionnaire de bail.LE DROIT AU MAINTIEN DANS LES LIEUX LOUÉS Même pour se loger lui-même ou pour y loger un parent ou un enfant, un propriétaire ne peut reprendre possession de son logement tant que le locataire en place refuse de partir.Seul le Tribunal de la Régie du logement peut l'autoriser à reprendre possession de son logement s'il est convaincu de sa bonne foi.Dans ce cas, le propriétaire devra alors rembourser au locataire les coûts de déménagement et autres frais directement reliés à son départ forcé.Pour ce qui est d'un logement situé dans un édifice de plusieurs appartements détenu en copropriété indivise, la reprise de possession par un propriétaire est impossible.FIN DU BAIL: Un locataire pourra, unilatéralement, une fois par an, décider de mettre fin à son bail, selon des modalités précises prévues par la loi.Pendant la durée de son bail, le locataire doit payer son loyer le premier du mois et s'assurer que le propriétaire a bien reçu l'argent du loyer.Si le locataire paye son loyer fréquemment en retard, seul le Tribunal de la Régie du logement peut l'évincer.La résiliation du bail ne sera cependant pas accordée d'office, le propriétaire devra démontrer que le retard du locataire dans le paiement de son loyer lui crée un préjudice sérieux, sinon le tribunal ne pénalisera pas le locataire fautif.Dans les faits, même avec une preuve de préjudice sérieux, le tribunal pourra émettre une ordonnance laissant une deuxième chance au locataire.Dans le cas d'un retard de loyer de plus de trois semaines, le propriétaire peut aussi demander la résiliation du bail au tribunal.Encore là, si le locataire arrive à la Cour le matin de l'audience avec le montant exact du loyer en mains, il échappera à la résiliation du bail et à son éviction.UN PROJET DE LOI CONTROVERSÉ: Récemment, Madame la Ministre Louise Harel a déposé un projet de loi (Projet de loi No 26) qui limitera de façon significative les informations qu'un propriétaire peut demander à un locataire postulant.A titre d'exemple, la collecte de renseignements sur le postulant se limitera à son nom, sa date de naissance, adresse et numéro de téléphone et rien de plus.Toute demande de renseignements autres sera strictement interdite, même celles permettant de vérifier la crédibilité financière du candidat locataire, la loi prévoyant des dommages punitifs contre les contrevenants.Le Projet de loi No 26 enlèvera aussi la possibilité pour un propriétaire de demander à un candidat locataire le paiement d'avance de son premier mois de loyer.De plus, un locataire pourra, en vertu de cette nouvelle loi, demander au tribunal une réduction de loyer si une diminution de taxes municipales ou scolaires ou une diminution du coût de l'énergie a eu lieu relativement à l’immeuble dans lequel est situé le logement loué.Il est logique d'en déduire que, dorénavant, un propriétaire devra rendre des comptes aux locataires sur ses dépenses locatives.Enfin, ce Projet de loi donnera plus de flexibilité au locataire poursuivi en résiliation de bail pour non-paiement de son loyer.Il pourra éviter son éviction en payant son loyer juste avant l'exécution du jugement rendu contre lui et non plus avant que le jugement ne soit rendu, comme s'est le cas aujourd'hui.CONCLUSION: Les règles qui régissent la location d’habitation méritent d'être connues au bénéfice de tous.A bien des égards on constate que la location résidentielle est, au Québec et contrairement aux autres provinces, presque totalement régie par l'Etat qui cherche à protéger encore plus les locataires en abolissant les règles usuelles minimales qui règlent habituellement le domaine contractuel.Maître Alain Klotz est avocat plaideur au sein du cabinet juridique KLOTZ if PANO.Le droit du logement est une de ses deux spécialités et il représente autant les locataires que les propriétaires.la voix sépharade I septembre 2002 I page société Confessions de la profession Lois Liverman, Directrice Contact ProMontréal mm Au lieu de “professer” mon expertise, j’ai demandé à trois gens d’affaires enseignant à l’université de partager leurs points de vue.Leur devoir était de répondre aux deux questions suivantes : Qu’elle est la plus grande différence entre ce qui est enseigné à l’université et la réalité du marché du travail?Quel conseil donneriez-vous à un jeune diplômé pour l’aider à mieux intégrer le marché du travail?Jacques Hendlisz : Directeur général, Hôpital Douglas, Professeur- Département de gestion, université McGill, A l’université, le contenu du curriculum des cours universitaires suit généralement les exigences d’accréditation.Par exemple, pour être diplômé en gestion de la santé, il doit y avoir les mêmes cours de base donnés dans tous les collèges offrant le programme.Toutefois, ce que les gens ont besoin pour survivre dans un environnement d’affaires ne répond pas forcément à ces cours.Plus précisément, j’enseigne un cours qui étudie en détails la structure organisationnelle du système de la santé.Néanmoins, aucun curriculum médical (médecine, psychiatrie) enseigne cette structure à leurs étudiants.Un autre exemple est la notion de l’entregent.L’entregent n’est pas enseigné en classe et pourtant le manque d’entregent est la cause de plusieurs échecs d’une organisation- non pas à cause d’un problème de structure, mais plutôt par le manque de bonnes relations inter-personnelles.Conseil : Trouver un mentor dans l’organisation.Jonathan Goodman : PDG, Palladia Labs, Professeur - Département de gestion, université McGill.A l’école commerciale, beaucoup de temps est consacré à l’étude des processus stratégiques.Cependant, une fois que vous quittez l’école, vous vous rendez compte que la stratégie n’est qu’une partie, mais l’exécution qui suit est ce qui est primordial pour pousser la valeur vers le haut.Par exemple, chez Pal-ladin, nous passons 5% de notre temps pour penser à notre stratégie et 95% pour l’exécution de sa mise en œuvre.Beaucoup d’étudiants pensent qu’il y a énormément de planification, mais la réalité est que la valeur du produit est en fait dans le processus d’exécution et dans la capacité de bien le faire.Conseil : Profitez d’une bonne expérience dans un poste d’été et essayez de vous faire une bonne idée de l’industrie qui vous intéresse.Dr Joe Schwarcz : Entrepreneur, Ph.D.et professeur de chimie, université McGill.En chimie ou dans toutes autres facultés de sciences en général, le concept de base est de donner aux étudiants des connaissances primaires suffisantes pour leur permettre de faire n’importe quoi dans un domaine scientifique.Notre approche en tant que professeur est de donner aux étudiants une sorte d’“alphabet scientifique” pour qu’il puisse l’utiliser dans la mise en pratique de leur domaine scientifique choisi.Très peu d’étudiants finissent par faire ce qu’ils avaient imaginé faire.L’enseignement de la science ne devrait seulement satisfaire les besoins de ceux qui voudront faire carrière dans un domaine scientifique, mais plutôt ouvert à tous puisque la science se manifeste dans toutes les facettes de la vie.Conseil : il est important de toucher à tout - art, musique, sciences - pour se donner une éducation la plus universelle que possible.Lois Liverman est la directrice de CONTACT PRO-MONTREAL : un service de placement professionnel pour les diplômés universitaires ou les gradués des pro-grammes professionnels du CEGEP.Etant une initiative de la FEDERATION CJA, notre mission est de renforcer notre communauté juive en aidant la prochaine génération de professionnels du milieu des affames de bâtir leur avenir à Montréal.la voix sépharade I septembre 2002 I page 20 Super 9,17, 23 sept.- téléthons en soirée 6 oct.- Super dimanche En cette année de crise, nous nous rassemblons afin de redonner espoir, de consolider notre communauté, de célébrer la vie.£ r 0 Pour se porter bénévole : (514) 345-2600 ^ Tlf - S Bank of Montreal VLcUavs STANDARD LIFE ?£llf ILV/ ahÉNË C.IA APPEL JUIF UNIFIÉ 2002 > Rgdhmœ f&m mm& Chambres et suites avec salles de bains privées Un foyer à chaque étage avec salon central, coin bibliothèque, aires de lecture et cuisinette commune Soins personnels et visites médicales régulières Activités, divertissement et services de prière réguliers Repas cochers, cuisine méditerranéenne et européenne Services de ménage et de buanderie Gicleurs, détecteurs de fumée et cordons de secours Pour de l'information ou une brochure: Tel : (514) 489-4448 Fax : (514) 489-0021 6900, rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H4B 1P9 U, Me L 'ne nouvelle maiôonjuive avec un non coeur La Résidence pour aînés LEV-TOV est le nouveau foyer cacher à Montréal pour personnes âgées et autonomes qui exigent une surveillance quotidienne et des soins légers.Dirigée par la famille Azoulay, la Résidence bénéficie de plus de 15 ans d'expérience au service des personnes âgées de la communauté juive de Montréal.Notre mission est d'accorder une attention affectueuse aux besoins personnels des résidents dans un milieu conçu pour assurer la chaleur d'une famille et les commodités d'un foyer cacher, confortable et sécuritaire.la voix sépharade I septembre 2002 1 page 21 s Etat civil Le certificat de naissance Si vous pensez.- demander un passeport, voyager à l’étranger ou passer la frontière - réclamer vos prestations de rentes du Québec ou vos allocations de retraite du gouvernement du Canada - obtenir une carte d’assurance maladie, une carte d’assurance sociale ou un permis de conduire - inscrire votre enfant à l’école primaire ou secondaire - faire une demande d’admission au cégep ou à l’université - demander une bourse d’études .vous pourriez avoir besoin d’un certificat de naissance.Pour obtenir un certificat de naissance, rien de plus simple ! 1.Remplissez le formulaire Demande de certificat et de copie d’acte.2.Postez-le, télécopiez-le ou remettez-le à l’un des comptoirs du Directeur de l’état civil à Québec ou à Montréal, accompagné des documents d’identité et de justification requis.3.Réglez les frais (15$ par certificat, 20$ par copie d’acte) : - par la poste chèque personnalisé mandat postal / bancaire carte de crédit (Visa ou MasterCard seulement) - par télécopie carte de crédit (Visa ou MasterCard seulement) - au comptoir en espèces par carte de débit ou carte de crédit (Visa ou MasterCard seulement) Qui peut demander un certificat Normalement, seule la personne dont le nom est mentionné à l’acte peut présenter une demande.Toutefois, lorsque la demande concerne une autre personne, le demandeur doit justifier de son intérêt auprès du Directeur de l’état civil.Identification obligatoire du demandeur Le demandeur doit s’identifier au moyen de deux documents qui comportent au moins une photographie de celui-ci et l’adresse de sa résidence ou de son lieu de travail.Exemples de documents d’identification : carte d’assurance maladie du Québec, permis de conduire reconnu au Québec, passeport canadien, certificat de citoyenneté canadienne, carte d’identité délivrée par un établissement d’enseignement public ou privé reconnu par le ministère de l’Éducation du Québec, compte de taxes foncières ou scolaires, facture d’une entreprise de fourniture d’énergie, de services téléphoniques ou de câblodistribution, déclaration d’un répondant qui connaît le demandeur depuis au moins deux ans et qui atteste de l’identité de ce dernier. Demande de traitement accéléré Le Directeur de l’état civil peut, dans certains cas particuliers 1 et sur présentation des pièces justificatives appropriées2, traiter une demande de certificat dans un délai plus court.Les frais exigés sont de 35$ par document.1 Exemples de cas particuliers pouvant justifier un traitement accéléré : perte ou vol de documents officiels, événement imprévisible survenu à l’étranger (décès, maladie, etc.), travail au maintien de la sécurité publique, contrat d’entreprise ou emploi à l’extérieur du pays.2 Exemples de pièces justificatives à produire : rapport de sinistre, rapport de police ou consulaire, lettre officielle confirmant la nécessité d’un déplacement à l’étranger, déclaration solennelle, preuve de décès ou d’hospitalisation à l’étranger.Où se procurer le formulaire Demande de certificat et de copie d’acte - Comptoirs du Directeur de l’état civil (adresses ci-dessous) - Site Internet : www.etatcivil.gouv.qc.ca (impression du formulaire seulement) - Bureaux de Communication-Québec - CLSC - Palais de justice - Caisses Desjardins Comment joindre le bureau du directeur de l’état civil Heures d’ouverture : du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 À QUÉBEC Le Directeur de l’état civil 205, rue Montmagny Québec (Québec) GIN 2Z9 Téléphone : (418) 643-3900 Télécopieur : (418) 646-3255 À MONTRÉAL Le Directeur de l’état civil 2050, rue de Bleury, 6e étage Montréal, (Québec) H3A 2J5 Téléphone : (514) 864-3900 Télécopieur : (514) 864-4563 AILLEURS AU QUÉBEC Téléphone 1 800 567-3900 (sans frais) Courriel : etatcivil@dec.gouv.qc.ca Cette information nous parvient du ministère des Relations avec les citoyens et Immigration David Bensoussan société Avec le recul du temps À l’heure où, à Montréal, l’on s’apprête à célébrer les réalisations accomplies par l’Alliance israélite universelle (AIU), il est bon qu’avec le recul du temps, on puisse faire le bilan des activités passées de P AIU, quand bien même cette analyse nous ferait sortir des sentiers battus.L’action de l’AIU dans le monde est louable.Elle a ouvert de nouveaux horizons aux communautés juives, sépharades pour la plupart.L’enseignement traditionnel prévalant avant l’implantation du réseau scolaire de l’AIU, religieux dans son essence, a été remplacé par l’enseignement de la culture française.Le mot remplacé n’est pas fort.Il reflète bien la réalité de l’éducation qui a fait réciter aux jeunes des mellahs et des haras : « Jadis la France s’appelait la Gaule et nos ancêtres les Gaulois ».L’enseignement importé fut celui de l’Hexagone vantant la France, mère des armes, des arts et des lois, celui d’une civilisation imbue de son histoire et du rôle prépondérant qu’elle joue sur la planète.Or, les personnes qui reçurent ce nouvel enseignement, n’étaient pas acculturées.Elles baignaient dans un monde et dans une culture qui leur étaient propres, bien enracinées dans l’histoire.Prenons le cas de l’Afrique du Nord : il existait toute une littérature judéo-arabe couvrant non seulement le domaine des études bibliques, talmudiques et religieuses, mais aussi la science, l’histoire, l’humour et le roman.Les Juifs avaient leur propre écriture hébraïque, tout comme leur musique, leurs héros populaires, leurs légendes et leurs mythes.Comment se fait-il que la francisation fut à ce point si complète, qu’en l’espace d’une génération, les nouveaux francisés en vinrent jusqu’à ne plus être capables de lire les écrits de leurs parents, reléguant leur propre culture aux oubliettes car elle était considérée comme obsolète.En d’autres mots, l’AIU a trop bien réussi son travail de francisation.Mais de ce fait même, les jeunes qui évoluèrent parfaitement dans la culture de la Métropole en vinrent à ignorer complètement leur langue, leur passé et leur culture d’origine.Cette situation de perte d’identité a pu rendre des membres de la communauté juive étrangers à eux-mêmes, tant ils étaient obnubilés par l’incarnation du modèle français auquel ils faisaient référence.Or, l’autosuffisance de la culture française et son ethnocentrisme font ignorer à toutes fins pratiques les autres civilisations et les autres littératures.Qui plus est, avec le temps, les communautés juives apprirent à mieux connaître la France coloniale dont l’attitude envers les cultures indigènes était souvent empreinte de condescendance.D’où l’état d’acculturation.Cette acculturation fut parfois double car l’immense majorité des membres des communautés qui avaient effectué cette transition identitaire se retrouvèrent dans une nouvelle société en formation : la société israélienne qui a trop souvent confondu civilisation technologique et culture et a considéré comme inférieures les cultures provenant de civilisations qui n’étaient pas considérées comme étant modernes.Ce constat quelque peu sévère en regard de l’œuvre de l’Alliance israélite universelle devrait être tempéré si l’on tient compte du contexte historique : Les sociétés minoritaires, vivant dans un certain état d’humiliation en raison de leur statut de dhimmis en terre musulmane, embrassèrent à corps perdu la civilisation républicaine prônant la liberté, l’égalité et la fraternité.Ce contexte ne vise pas non plus à remettre en question la minorité et le dévouement exceptionnels des professeurs de l’A.I.U.Ces réflexions méritent, peut-être, d’être prises en considération alors que l’Alliance israélite universelle poursuit son œuvre dans des pays de l’Est et d’ailleurs.Elles pourraient contribuer à un développement identitaire plus harmonieux.la voix sépharade I septembre 2002 I page 24 I 4= « Q# # , # Assemblée rîÂTionALE QUÉBEC Lawrence S.Bergman Député de D ’arcy-McGee inpinm nmo Qz/e zv nouvel an vous apporte santé, bonheur et prospérité.?Ml C’est avec grand plaisir que j’adresse mes cordiales salutations aux lecteurs de La Voix Sépharade à l’occasion de Rosh Hashana.Ce jour de fête vous permet de célébrer la grandeur de votre culture et la richesse de votre patrimoine.Il vous offre une merveilleuse occasion de manifester votre attachement à vos racines, valeurs et traditions.La communauté sépharade du Québec peut être très fière de contribuer, par son dynamisme et son savoir-faire, au développement collectif du Canada.Je vous offre mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de succès pour la nouvelle année.OTTAWA 2002 Avec les compliments de Raymonde Folco Députée de Laval-Ouest Secrétaire parlementaire de la ministre du Développement des ressources humaines 674, de la Place-Publique, bureau 205 Laval (Québec) H7X 1G1 Tél.: (450) 689-4594 Téléc.: (450) 689-5092 Site Internet: www.raymondefolco.parl.gc.ca société LIBRE OPINION Cet article publié sous cette rubrique n’engage que son auteur et ne reflète pas le point de vue ou l’opinion de l'éditeur ou du comité de rédaction de La voix sépharade.Les monarques des temps modernes Amar Albar, collaboration spéciale ^Slotre société vit des moments politiquement indécents.Nos gouvernements nous mentent de plus en plus, nous manipulent sans vergogne et nous racontent n'importe quoi.L'arrogance de Monsieur Chrétien nous interpelle quand il nous prend en plus pour des imbéciles.À moins qu'il ait raison?L'entêtement du gouvernement Landry à vouloir nous vendre une indépendance passée de mode, car non voulue par une majorité de Québécois, interpelle, d'autant plus que tous les sondages d'opinion concordent sur le sujet: tournons la page! Malgré tout cela, je crois que les politiciens ont raison d'agir ainsi.Ils ont raison puisque nous ne faisons rien qui puisse les déranger, pas même un peu.Tenez, je gage avec vous que si demain nos impôts augmentaient de 20 % et que nous soyons obligés de travailler encore plus de mois par an pour les gouvernements que nous avons élus, nous le ferions sans révolte, sans trop hurler.Nous sommes incapables de nous organiser et nos politiciens "monarques" le savent bien, ils en profitent et ce, dès le début de leur mandat.Prenez, Monsieur Chrétien, le Premier Ministre du Canada, il a délogé les conserva- teurs de Brian Mulroney en se faisant élire sous la promesse d'abolir la TPS.Souvenez-vous en, c'était son cheval de bataille, il martelait son discours avec son thème favori, sa principale promesse: l'abolition de la TPS, "une taxe indigne et injuste dont le premier souci d'un gouvernement libéral sera de l'abolir!".Et bien, une fois au pouvoir, non seulement il n'a pas tenu sa promesse principale, mais il y a eu pire: nous l'avons réélu, alors qu'il aurait dû démissionner de lui-même s'il avait eu un minimum de classe et d'éthique.Ne parlons même pas des médias qui ne rappellent plus ce fait depuis belle lurette, se rendant ainsi indirectement complices.Mais eux, c'est une autre histoire, un pouvoir dans le pouvoir, des fabricants d'opinions.On en discutera une autre fois si vous exprimez l'envie de me voir collaborer à nouveau à votre journal.la voix sépharade I septembre 2002 I page 26 Quant aux malversations politiques de tous genres, elles ne nous étonnent même plus, tellement il y en a.Les amis du régime passe à la caisse, on se croirait en Russie.Il faudrait pourtant se méfier plus que jamais des politiciens et ne les réélire que s'ils se déchargent correctement du fardeau de malhonnêteté intellectuelle qui leur colle de plus en plus à la peau.Quelques exemples pour étayer mes dires: Monsieur Chrétien nomme un conseiller à l'éthique, c'est bien mais juste pour la forme car ce dernier répond uniquement de lui et pas des Communes.Cela ne dérange pas du tout le Premier Ministre qui ne comprend toujours pas ce que veut dire l'expression "conflits d'intérêts"! C'est comme si je faisais garder la crème fraîche par.un chat.Le Parti québécois provoque la fusion d'un grand nombre de municipalités, entraînant des chamboulements majeurs dans la vie des citoyens, sans tenir compte de leur avis ni de l'expérience négative de Toronto: " c'est pour votre bien, citoyens québécois", qu'ils nous disent, eux savent, nous, on est juste bon à payer des impôts et des taxes.Le gouvernement fédéral nous cache l'ampleur des recettes fiscales et ensuite fait de la redistribution au compte-goutte moyennant des interventions directes dans des champs de compétences exclusivement réservés aux provinces, violant à tour de bras la constitution canadienne.Qui les poursuit en justice pour ça?Le vérificateur général, au fédéral autant qu'au provincial, enquête sur la façon dont l'État gère l'argent qu'on lui confie.Il nous revient avec des histoires d'horreur, années après années.Il s'avère qu'en plus de nous demander de travailler pour eux plus de six mois de l'année, nos gouvernements dilapident nos argents de façon irresponsable et en font profiter les copains d'abord, comme les rois le faisaient jadis avec l'argent des sujets de Sa Majesté.C'est facile, c'est l'argent des autres, le nôtre en l’occurrence.Après on cherchera les raisons qui font en sorte que, au lieu d'être fiers de payer des impôts, d'aucuns cherchent par tous les moyens à cacher leurs revenus.Des millions de dollars sont ainsi mal gérés, dilapidés par ceux qui se réclament le droit de se comporter comme des monarques une fois élus.Et cela devrait s'appeler de la démocratie! Faux! Le seul exercice démocratique qui nous est permis d'exercer ne dure que quelques minutes une fois tous les quatre ans, au moment des élections.Ensuite, nous n'avons plus rien à dire, les gouvernements ne rendent pas vraiment compte à qui que ce soit.Tout d'abord, exigeons donc la démission de ceux qui ne respectent pas leurs engagements électoraux.Ensuite, faisons de même avec ceux qui gouvernent comme des monarques en gas- pillant si facilement l'argent des citoyens, si durement gagné.Bougeons-nous avant que l'État tout puissant nous bouffe encore plus, avant que la machine ne nous écrase.La démocratie s'use à force d'être si mal défendue par le peuple, par nous.Si j'ai le pouvoir d'élire un Premier ministre, ne devrais-je pas avoir celui de le démettre avant terme pour improbité?Quoi qu'ils fassent ou ne fassent pas, on est pris avec des êtres parfois vraiment incompétents, jusqu'à la fin de leur mandat?C'est pourtant facile, il suffirait d'exiger d'eux, sur la place publique, qu’ils s'engagent à respecter leurs engagements électoraux ou qu’ils démissionnent avant terme.Pourquoi n'ai-je pas encore entendu des journalistes le demander ouvertement aux aspirants Premier ministre, futurs monarques.Pourquoi ne le faisons-nous pas sur les ondes ?l'inverse est aussi vrai.Qui donc a donné le mandat au gouvernement québécois de démanteler nos villes, seul repère encore possible pour bien des citoyens ?pourquoi ce fait ne faisait-il pas partie de leur programme, avant les élections ?et après avoir été élus, une telle décision n'aurait-elle pas dû faire l'objet d'un référendum plus démocratique que celui qui consiste à nous demander la souveraineté à répétition avec l'espoir qu'on dise oui, las et fatigués.?Monsieur Charest, à vous d’y passer.Mais quel est donc votre programme ?hormis critiquer de toute part, que ferez-vous quand vous serez Premier ministre du Québec car, malheureusement, le pouvoir va vous tomber tout chaud dessus et vous le savez.Vous n'avez personne à conquérir pour cela, même pas les minorités ethniques que nous sommes, qui, vous le savez bien, vous sont que trop acquises d'avance.Alors, futur monarque, vous engagez-vous à démissionner si au terme du temps alloué pour le faire vous n'avez pas rempli vos principales promesses?Allez, un peu de courage, de cran, d'honnêteté intellectuelle, un peu d'éthique, dites que vous le ferez.Nous serons désormais à l’écoute.Mario Dumont ?désolé, ça sera pour la prochaine fois, là non plus il n'y a aucun programme sérieux d'avancé.Il suffirait pourtant de pas grand-chose pour conscientiser nos élus et leur faire comprendre qu'ils sont en place avant tout pour nous servir, et qu'on est pas des imbéciles.A moins que.Imaginez un instant que l'on fasse comme dans certains états américains où les citoyens se sont organisés contre les abus de leurs dirigeants.Ils ont fait la grève de paiement de toute sorte et le pouvoir a plié, bien sûr! Rendu là, l'état n'a plus le choix.On peut bien faire le procès de deux ou trois personnes, pas celui de toute une population.Alors, à quand une bonne prise de conscience des citoyens que nous sommes?Des millions de dollars sont ainsi mal gérés, dilapidés par ceux qui se réclament le droit de se comporter comme des monarques une fois élus.la voix sépharade I septembre 2002 I page 2~J 1P%3§||| w0m I» » gægggg -, .i Ik Annette la voix sépharade I septembre 2002 La guerre juste d’Israël e ne suis pas pacifiste, je suis un homme de paix.Pacifiste, c'est quelqu'un qui ne prend jamais les armes.Moi, je pense qu'il y a certaines guerres qui malheureusement sont inévitables (.) La guerre contre le terrorisme aujourd'hui est une guerre nécessaire.» (Élie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, mai 2002) Aujourd'hui, on appelle pacifistes des gens qui, dans une guerre, prennent ouvertement le parti des combattants les plus barbares ; on emploie le mot vandalisme, si bénin, à propos de l’incendie d’une synagogue ; on nomme grenades les pétards que la police israélienne utilise pour contrôler les foules ; on rapproche impunément la croix gammée et l'étoile de David.Au nom des bons sentiments, on pleure les morts palestiniennes, mais on reste de marbre devant le deuil des Israéliens.Pour justifier l’intifada et les bombes humaines, on invoque les inconvénients, pour les civils palestiniens, du bouclage des territoires alors que ce bouclage en est la conséquence.Les mots ne veulent plus dire ce qu'ils veulent dire, les images nous trompent, la logique est inversée: une étrange maladie de lame s'est emparée d'une grande partie de la presse et des médias occidentaux.Elle contamine un trop grand nombre d’entre nous, détruit en nous tout esprit critique et nous laisse passifs et silencieux.Ce dérapage médiatique, cette défaite de la raison par le conformisme ou un sentimentalisme primaire, ce silence passif (complice?), comment les jugerons-nous quand nous aurons repris nos esprits?Comment nous jugeront nos enfants?Que leur répondrons-nous, quand ils nous demanderont des comptes?Que nous avons élu des politiciens pour qu'ils parlent en notre nom?Mais que font ceux qui sont censés parler en notre nom?Ils se taisent prudemment! Les politiciens n'ont pas l'excuse du manque d'information et leur silence est moralement injustifiable.Ils doivent prendre clairement le parti d'Israël - et le dire! - parce que la guerre que ce pays mène depuis des mois répond aux critères de la guerre juste.En effet, si la paix est l'objectif ultime et le bien suprême et s'il n'y a pas, s'il ne peut y avoir, de guerre «sainte», la guerre peut malheureusement être nécessaire.Elle peut même être juste.Les auteurs de la Lettre d’Amérique, les raisons d’un combat, parue récemment dans la plupart des grands journaux occidentaux, nous l'ont opportunément rappelé.Voici l’essentiel des critères qu'ils proposent pour reconnaître une guerre juste.“La première justification morale de la guerre est la protection de l'innocent contre le mal (.) Si l'on a la preuve incontestable qu'un recours à la force peut empêcher le massacre d'innocents incapables de se défendre par eux-mêmes, alors le principe moral de l'amour du prochain nous ordonne de recourir à la force.” C'est bien le cas ici.La démonstration en est aisée: ne peut-on penser que chaque bombe trouvée à Djéni-ne ou à Naplouse est une bombe de moins dans un café de Haïfa ou à un arrêt d'autobus de Jérusalem?Que deviendraient les civils de Tel-Aviv ou de Netanya sans l'intervention militaire israélienne?Il continueraient à tomber, de plus en plus nombreux, victimes des terroristes.L'inverse n'est pas vrai: si les Palestiniens mettaient fin au terrorisme, chose qu'Israël demande depuis des mois, la guerre cesserait immédiatement.“Si la menace contre des innocents est réelle et certaine, surtout si l'agresseur est motivé par une hostilité implacable - si son but n'est pas de vous amener à négocier ou même à vous soumettre, mais de vous détruire - alors un usage proportionné de la force est justifié.” N'est-ce pas le cas?L'hostilité mortelle des terroristes palestiniens contre Israël doit-elle encore être démontrée?N'est-elle pas suffisamment visible dans les manifestations de joie qui accueillent l'annonce des attentats “réussis”, dans les défilés des futures bombes humaines cagoulées?N'est-elle pas explicite dans les appels au meurtre des Juifs que l'on entend dans certains médias arabes, dans l'exaltation du martyre qui sort de la bouche d'Arafat lui-même?“Bien que, dans certaines circonstances et dans un cadre donné, on puisse justifier moralement des actions militaires risquant d'entraîner la mort non intentionnelle mais prévisible de non-combattants, il n'est pas moralement acceptable de prendre la mort de non-combattants pour objectif opérationnel d'une action militaire.” De ce point de vue, dans cette guerre atroce, les comportements des deux camps sont-ils semblables?Les terroristes palestiniens ciblent des civils.Israël vise-t-il des civils?Non.Israël ne vise que des terroristes.La mort de victimes innocentes du côté palestinien est le résultat, malheureusement inévitable, de toute action militaire, aussi soigneusement çiblée soit-elle.Avant de commencer ses opérations, Israël demande aux civils d’évacuer les lieux et détruit des maisons vides ou qui devraient être vides ainsi que des infrastructures qui servent aux terroristes.Si Israël ne se sou- et ciait pas autant des civils, n'aurait-il pas pu employer des armes beaucoup plus lourdes (et ainsi mieux protéger la vie de ses propres soldats)?Le silence des politiciens et des grands ténors de notre scène médiatique est aussi politiquement irresponsable.Tous le savent, pourtant: la défaite d’Israël serait la défaite de la démocratie.En dépit de la guerre continuelle et harassante que lui livrent ses ennemis, Israël persiste à vivre les principes qui sont à la base des démocraties occidentales.La liberté de parole, par exemple.La contestation ouverte des politiques du gouvernement, les vigoureux débats dans les journaux, les manifestations de l'opposition dans les rues en sont la preuve incontestable.Canadiens, fiers de notre démocratie, en ferions-nous autant dans des circonstances semblables?Souvenons-nous comme nos gouvernements (fédéral ET provincial) ont été prompts à faire intervenir l’armée et la police, ici, en 1970 et, plus récemment, lors de la crise d’Oka.La menace terroriste était pourtant infiniment moindre que celle qui pèse sur Israël se bat pour sa survie sa guerre est une guerre juste.Israël.Qui mettra en parallèle cet aspect de la démocratie israélienne avec le sort que l'Autorité palestinienne réserve à ceux quelle soupçonne de pactiser avec Israël?Pourtant, nous n'avons pas rêvé quand nous avons vu les “traîtres” à la cause palestinienne pendus par les pieds devant une foule en délire.La défaite d'Israël serait la victoire d'Arafat, le père du terrorisme contemporain, la victoire de l’Iran intégriste, de l’Irak totalitaire, de la Syrie expansionniste.Ce serait la victoire du Jihad islamique, du Hezbollah, du Hamas: la place des démocraties, notre place, ne peut être aux côtés de ces régimes et de ces mouvements.La défaite d’Israël serait aussi une victoire pour tous les fascistes de la planète: nous ne pouvons avoir de tels alliés, car, en fait, ils sont nos ennemis à nous aussi.A terme, la victoire des ennemis d’Israël nous menacerait tous, juifs et non-juifs.La haine qui motive les terroristes du Hamas et du Jihad islamique est antisémite et religieuse, certes, mais elle est aussi politique comme celle qui a anéanti les tours de New- Annette Paquot, Université Laval ; Jean-Charles Chebat, HEC ; Claire Gélinas, UQAM ; David Ouellette, Université de Montréal ; Reneo Lukic, Université Laval ; Jean Ouellette, Université de Montréal ; Elliott Moore, Université Laval ; Michael Laughrea, Université Mc Gill ; Stephen Schecter, Université du Québec à Montréal York et leurs occupants: fasciste et totalitaire dans son essence, elle vise la société ouverte dans son mode de vie libre et dans ses valeurs de pluralisme.Au fond, on peut aussi poser la question de la façon suivante et l’adresser à toutes les belles âmes occidentales qui, surtout à gauche, accablent Israël de leurs critiques: “Vous-même, qui condamnez Israël, qui dites défendre la démocratie et combattre toutes les formes de racisme, d’oppression et de discrimination, où voudriez-vous vous réfugier si, après un nouveau déluge, les seules terres émergées étaient celle d’Israël et celles des pays de la Ligue arabe et de la Conférence islamique?Préféreriez-vous vous établir à Tel-Aviv ou à Damas, devenir citoyen de l’Etat d’Israël ou sujet de Saddam Hussein, élever vos enfants, fils et filles, dans l’Etat de Ben Gourion ou dans celui de Khomeini?Où pensez-vous pouvoir jouir de l’ensemble des droits dont vous bénéficiez en Occident et pour lesquels vous luttez si énergiquement?” C’est de la réponse à ces questions bien simples que surgirait la vérité.Posons-les donc autour de nous et aux politiciens que nous avons élus.Accepter la défaite d’Israël, ce serait reconnaître l’efficacité de l’arme terroriste des attentats suicides et, par le fait même, l’accroître.Ce serait nous mettre à la merci de tous ceux, islamistes ou autres, qui voudront utiliser cette arme contre nous.Ne nous faisons pas d'illusion: ils le feront! Et ce jour-là, nous pleurerons.Israël se bat pour sa survie et sa guerre est une guerre juste.En paroles et en actes, nous devons lui manifester notre soutien.Ce n'est pas du bellicisme primaire, c'est un soutien à la paix.Israël se bat aussi pour notre liberté.Nous devons lui dire merci et, reconnaissants et fraternels, nous tenir à ses côtés.Si nous sommes trop égoïstes ou trop lâches pour le faire au nom de nos principes moraux et de la plus élémentaire des solidarités, faisons-le au moins au nom de notre intérêt politique! ¦ la voix sépharade I septembre 2002 I page 29 Israel La terreur de l’Europe Alain Legaret U /S V- -f> .-Sl lijP .:/ ,V - - :* ""v ’ vr A h! comme ils sont pittoresques nos Corses, nos Basques ou nos Irlandais avec leurs petits chapardages ! Un garde civil par-ci, un gendarme par-là, ou encore un petit incendie de voiture.Ils font partie, en quelque sorte, du folklore européen.Avec leurs actions d’enfants de chœur, ils espèrent ainsi faire connaître au monde leurs revendications.Quelle naïveté ! ^ M Mais faut pas hésiter, les gars, faut être ambitieux : la cruauté on vous dit, il n’y a que ça qui paie! Allez par exemple vous faire exploser dans les métros, ou au café de Flore, au Cardo, ou encore à Trafalgar Square : là on commencera à vous prendre au sérieux.Poursuivez avec les Jeux olympiques, ou le Mondial de football, où vous massacrerez quelques athlètes sanguinaires.Faites sauter des avions, ou encore quelques petits bus rouges à deux étages, ça, ça nous ferait de somptueux carnages ! Attaquez des églises à Madrid, des crèches à Paris, des écoles à Londres, où vous décimerez des classes entières.Mitraillez à la terrasse du Fouquet’s, ou dans les rayons de Harrod’s ou de Zara, un jour de soldes.Visez particulièrement les femmes-colons enceintes à San Sebastian, les enfants-colons dans leur lit, à Dublin, ou les bébés-colons qui vous menacent, à Bastia.N’épargnez pas les vieillards qui, après tout, n’attendent que la mort.Et si vous n’arrivez pas à les réduire en chair à pâte, allez les mutiler : faites-en des infirmes, des défigurés, des sans visage, des sans bras ou des sans jambes.Faites-en un maximum, puisque c’est vous les malheureux ! Recommencez tous les jours, ou presque, et c’est le succès assuré.Vous afficherez, aux yeux du monde, votre désespoir.Plus vous serez immondes, plus votre désespoir sera profond.Vous aurez alors accès à la tribune de l’ONU.Vous serez reçus par les grands de ce monde.Vous ne serez plus affublés du terme - rétrograde - de ‘terroriste’ mais on vous baptisera désormais ‘combattant’, voire ‘résistant’.D’autant plus que vous ne risquez pas grand-chose de ceux qui sont toujours prêts à capituler Suite page 35 la voix sépharade I septembre 2002 I page 30 CJA vulnérables Personne n'est refusé.Malgré le coût de la vie qui augmente et la crise majeure du logement à Montréal, notre Programme d'aide communautaire offre un soulagement financier, des vêtements adéquats et des logements aux familles démunies.Personne de notre communauté juive n'est sans abri.Nous avons appuyé l'expansion de notre agence centrale pour aînés, nous avons fait en sorte que les primes d'assurance-maladie n'ont pas augmenté ces dernières trois années et que les coûts des médicaments ne changent pas.Nous avons fait suite à plus de 2 400 demandes de services de soutien.Il y a à peine une génération de cela, 14 000 personnes dans notre communauté étaient pauvres.Aujourd'hui, ce nombre s'élève à plus de 19 000.Nous devons augmenter notre Programme d'aide communautaire pour faire face aux besoins croissants.De nombreuses personnes ont du mal à subvenir aux nécessités de base.Avec les récentes coupures substantielles dans le Programme d'assurance-médicaments, un grand nombre d'aînés font face au choix radical de choisir entre acheter leur nourriture ou leurs médicaments.Les CLSC ont réduit leurs programmes de soins à domicile, laissant plusieurs aînés seuls et isolés, augmentant leurs risques d'accidents.Nous devons amplifier nos services de soins à domicile et accroître le nombre de récipiendaires aînés recevant de l'aide pour l'achat de médicaments.Nous avons fait une promesse de prendre soin de toutes les personnes vulnérables, mais pour cela il nous faut 650 000$ supplémentaires pour répondre aux besoins actuels.Appel juif unifié 2002 • 24% de nos aînés vivent sous le seuil de la pauvreté.• Des enfants dans notre communauté n'auraient pas de lit où dormir; plusieurs d'entre eux vont à l'école le ventre creux. El m Appel juif unifié 2002 Depuis septembre 2000, plus de 500 Israéliens ont été tués et plus de 4 000 autres ont été grièvement blessés lors d'attentats.mKm * période de crise Pour continuer d'offrir les services sociaux si cruciaux en Israël, la FEDERATION CJA a récemment lancé une Campagne d'urgence pour Israël.La réponse à cet appel par la communauté montréalaise fut autant instantanée que formidable.15 millions $ furent recueillis.Nous avons mis en oeuvre des programmes pour protéger nos enfants; nous avons acheté des ambulances et des véhicules blindés pour le transport en toute sécurité des citoyens; nous avons procuré et moderniser de l'équipement médical pour les Centres de traumatologie médicale.Nous avons aussi créé des Centres d'intervention de détresse-secours pour prendre soin des individus traumatisés et leurs familles, ainsi que d'offrir une aide financière spéciale aux survivants d'attaques terroristes et leur famille.Bien que la réaction de notre communauté ait été généreuse, les besoins des israéliens augmentent quotidiennement.Avec déjà deux années de combat contre le règne de terreur et de violence, les citoyens d'Israël n'en finissent pas d'en payer un lourd prix.Comment pourront faire ces enfants pour survivre aux décès de leurs parents ou les parents à qui l'on demande de survivre à la mort de leurs enfants? Pendant que nos larmes coulent encore pour nos frères et sœurs disparus, l'horreur pour ceux qui ont survécu est encore plus intolérable à imaginer.Les victimes survivantes de ces actes terroristes nécessitent des traitements médicaux dispendieux, mais les fonds du gouvernement baissent rapidement, dont 2 milliards $ transférés des coffres des services sociaux vers le budget de la défense pour les besoins de sécurité.Les hôpitaux sont pleins de membres de familles passant jour et nuit à réconforter leurs êtres chers blessés.Beaucoup d'entre eux finissent par en perdre leur emploi.Ces souffrants requièrent des programmes de soutien et de réhabilitation psychologique, des traitements appropriés pour leurs traumatismes liés au stress et des thérapies comportementales-cognitives.Les plaies physiques peuvent disparaître avec le temps, mais les victimes ne sont que des coquilles vides des personnes qu'elles furent jadis : meurtries et émotionnellement abattues par l'attaque.Israël fait face à une situation urgente et donc nous aussi.Par conséquent, il en est de notre responsabilité, en tant que Juifs de la Diaspora, de montrer notre solidarité avec Israël en cette période de crise et de continuer de lever des fonds en soutien pour Israël et notre peuple.En dépit des menaces et de la terreur, les Israéliens trouvent la force et la détermination de continuer leur vie de tous les jours.Nous sommes ébahis par leur persévérance, pendant que leur jeunesse se bat pour la légitimité de l'État d'Israël et pour les Juifs du monde entier.Appel juif unifié 2002 Nous devons les épauler pendant cette crise.Le peuple d'Israël dépend de nous. culture et héritage Sépharade Notre communauté est composée d'un éventail de cultures florissantes.Un quart de notre communauté a des racines sépharades, une culture vieille de 2500 ans.La FEDERATION CJA soutient nos organismes communautaires qui offrent des services éducatifs et culturels.Notre engagement accru est le testament du succès de ces initiatives.Grâce à ces programmes, les traditions sépharades sont transmises de génération en génération.Nous devons constamment investir dans la communauté sépharade afin de maintenir et d'étendre ces programmes.education juive Cette année fut particulièrement difficile pour environ 800 élèves qui risquaient de quitter le système scolaire juif.Grâce à nos efforts, ces enfants vont encore à l'école juive.Nous avons augmenté nos allocations cette dernière année pour simplement maintenir le même niveau du Programme d'aide des droits de scolarité.Causé par des coûts d'exploitation grandissants, les droits de scolarité ne cessent de grimper eux aussi.Par conséquent, un nombre croissant de familles cherche une aide financière pour les assister ou ces familles se voient dans l'obligation de quitter le système.• 7 000 élèves sont inscrits dans nos écoles juives.• Le plus haut pourcentage d'élèves juifs à l'exception d'Israël.• Près de la moitié de ces enfants reçoivent une aide pour les droits de scolarité Nous devons accroître nos allocations à l'éducation juive d’au moins 1,5 millions $ parce que chaque enfant juif a le droit de recevoir une éducation juive de qualité, indépendamment de la situation financière des parents.Nous avons fait une promesse.Nous la tiendrons.SVP, DONNEZ GÉNÉREUSEMENT Tél.: 514 345-2600 Appel juif unifié HH m dès qu’on leur montre un peu les dents.Ces puceaux de l’horreur - comme les aurait surnommés Céline - nous enseignent tous les jours que les représailles, c’est pas bien.Qu’elles sont la cause des attentats.Qu’il faut gentiment attendre le prochain carnage.Ils s’indignent, à juste titre, quand la Marseillaise est sifflée, mais ensuite, ils condamnent les Israéliens, lorsqu’ils forment leurs bataillons pour combattre les féroces barbares, qui viennent, jusque dans leurs bras, égorger leurs fds et leurs compagnes.C’est à n’y rien comprendre.Sacrée Europe, assise tranquillement dans son rocking-chair, et qui, malgré son histoire tumultueuse, se donne des airs de respectabilité ; cette veille femme qui fait la morale, mais qui n’hésite pas, dans ce bordel de monde, à se donner au plus offrant.L’Europe, éternelle jalouse, qui se défoule sur Israël parce que l’Amérique est beaucoup trop forte pour qu’on lui tape dessus.Sylvain Simard Ministre d'Etat à l'Education et à l'emploi Je les entends déjà m’accuser d’incitation au meurtre.Toujours les mêmes.Ceux qui ont transformé Arafat en icône, ceux qui boivent ses paroles, au point de le croire même quand il leur dit que le ciel est vert.Ceux qui s’érigent en témoins, mais qui ne relatent que les rumeurs qui les arrangent.Ceux qui posent en juges et dissimulent les preuves qui les dérangent.Ceux qui, d’avance, ont choisi leur coupable pour expier leurs fautes, ou couvrir leurs intérêts.et qu’importe la justice ! Tous ceux qui ont reconnu le terrorisme comme une forme d’expression politique qui confère des droits, parce qu’elle leur fait si peur.Ceux qui à force de baisser la tête, ne voient pas le mur vers lequel ils se dirigent et contre lequel ils nous entraînent avec eux.A tous ceux-là, qui pourraient m’accuser d’incitation au meurtre, je dirai : " après vous ".Eux, les complices de génocide qui font achever le travail par d’autres.Aujourd’hui, on ne brûle plus les Juifs dans les fours cré- matoires, mais dans les autobus.Dans la même indifférence.Et gare à eux, s’ils se défendent.Alors combattants du monde, prenez donc exemple sur Monsieur Arafat.L’auteur de la plus fabuleuse manipulation génétique - qui à transforme le ventre de la femme arabe en une fabrique de bombes.Lui qui considère son peuple comme un vulgaire tas de munitions.Lui qui a fait assassiner Daniella, 5 ans.Qui a amputé de ses deux jambes Jérémie, 2 ans.Qui a changé en légume la jeune Sarah, 20 ans, par un clou planté dans son cerveau.Un clou financé, peut-être, avec les taxes perçues sur le plein d’essence que j’ai fait hier.J’en ai la nausée.Soyez tranquilles, amis européens, vous êtes en sécurité.Nos Corses, nos Basques et nos Irlandais feront toujours preuve de clémence :11s n’ont pas ce goût du sang, qui met les tueurs en fête quand la mort s’abat sur le monde.¦ Lien au site : http://www.reinfo-israel.com/documents/showthread.php ?threadid=l 887 Le Nouvel An juif, le « Rosh Hashana », qui ouvre l’an 5763 du calendrier hébraïque, est une occasion privilégiée pour tous les membres de la communauté sépharade du Québec de célébrer dans un esprit de fraternité et de partage.Je profite de l’occasion pour souligner l’apport remarquable de cette communauté au sein de la société québécoise.Voilà un bel exemple d’enrichissement mutuel qui contribue au développement du Québec.A tous les membres de la communauté sépharade du Québec ainsi qu’à la diaspora juive, je souhaite bonheur et prospérité.Que ce Nouvel An soit porteur d’espoir et de paix! Québec II II On prépare l'avenir i la voix sépharade i septembre 2002 I page 35 israël BH».ryfffVv la voix sépharade I septembre 2002 I page 36 Palestinian Disputed Territories: The Shark-Tank of the Middle East inally, after much debate, the “Great Wall of Protection” has begun to go up.It has been a long time coming.The Chinese had the right idea: to protect yourself, you must cut yourself off from your enemies.Some believe that, by building a wall, Israel is establishing the permanent borders for the eventual Palestinian state and this at a cost of hundreds of millions of dollars to Israel.Yes, it is true, building this wall does create a physical border that might, and probably will be used as the border between Israel and the Palestinians.But one must also come to the realisation that the world will always endorse a Palestinian not withstanding the legitimacy of their claims on this land and that in building this wall the negotiations on borders will be moot; advantage Israel.Building this wall has other advantages.By forcing the Palestinians into a ghetto, they might have to fend for themselves.As they have shown before, when they are dissatisfied they start blowing up those who they consider to be the source of their woes namely their “elected” officials; advantage Israel.As every one knows, a Palestinian election is as impartial as a French judge at an Olympic skating competition.It is certainly improbable that Michael Bensemana Arafat will give up his plush life as the martyr for the Palestinian cause.Let’s face it, how will he be able to siphon out all the money he receives in aid for his people from the rest of the world.To appease his subjects, Arafat might have to actually govern the territories behind the wall.The Palestinian Authority will have to collect taxes, pick up garbage, build roads, provide social programs and aid, and such things that most “civilized” states do routinely.The question is : can Arafat be a real political leader?The answer is of course not; his formal training is in terrorism not governance.He knows that by continually blaming Israel for all the Palestinian’s misfortunes he does not need to do any of the things needed to help, really help to develop a state.However, once the wall is completed, and the Palestinian anger is finally redirected towards the real culprits of their misery, they just might rebel against those who labour so hard to keep them down.Once again; advantage Israel.Israelis have no moral obligation to employ Palestinians.It is certain that not all Palestinians are terrorists or suicide killers but why chance it.By building a wall, Israelis might be more inclined to hire Israelis to do the jobs that die Palestinians do today.Yes, they are cheap labour, but as every consumer knows, “you get what you pay for.” Let those people build their shoddy buildings in their own towns.Let them desalinate and filter their own water, grow their own food and develop their own economy.The Israelis did it with no one’s help when they came back to their ancestral land and they managed to make the desert flourish.Can the same be said for those Palestinians who have been living in refugee camps for decades?No, they preferred to be victims and victimised by their leaders who live in luxurious houses far from tire camps.Why is it that it was only after the Israelis declared their independence that tiie “Palestinians” were suddenly born?Could it be that they saw the greener grass on Israel’s side of the fence or wall, as the case may be?Unfortunately, to all great undertakings there are also disadvantages.One could be that by walling in the disputed territories, it would create a powder keg of disillusioned Arabs who see this massive structure as a prison wall.This may backfire against Israel and create a backlash with a greater number of suicide killers and terrorists who might not have otherwise considered taking this road.They may start attacking the wall.Another disadvantage is having to make a decision about the settlements.Are they in or out?If they are inside die wall, on die Palestinian side, how can they be effectively protected?If they are on Israel’s side, will Israel officially annex the territory with all that that entails?These are very tough questions to answer since these were some of the stalling blocks of die past peace attempts.The enormous cost of the building of this wall is certainly going to put an additional strain on the already battered Israeli economy.Tourism, an important source of revenue, has gone down.There are international boycotts of Israeli products and produce.This is a definite drain on the economy, but now to add the cost of building, maintaining and repairing the wall will further impoverish the great state.This wall will, in effect, create a shark tank with two outcomes: on the one hand, the sharks start cannibalising.They start turning on each other in a civil war where the outcome could be positive.On the other hand, the sharks gang up and jump the fence.They could arm themselves and start lobbing missiles over the protective barrier where the outcome could be positive.A real declared war might once and for all end the conflict.Just as the Berlin wall, which separated the communists from the democrats, came crumbling down with the fall of communism, so must this newly erected barrier come down with the annihilation of terrorism, totalitarianism, and most of all hate.This might take time, patience and compromise, but it should not be one-sided.The great wall of the Middle East should be considered a temporary solution to keep the enemies at bay while real peace negotiations take place with a valid, strong and determined Palestinian moderate who believes in and strives for what is best for his people.¦ « Just as the Berlin wall, which separated the communists from the democrats, came crumbling down with the fall of communism, so must this newly erected barrier come down with the annihilation of terrorism » N’hésitez plus pour votre Simcha : Brith-mila - Bar Mitzvah - mariage Un nom.une voix Rabbin Avraham Sultan Le cantor de la Congrégation Adath Israel Rite sépharade ou ashkénaze Tel & Fax : 485-6460 Cell : 705-8736 email: cantorsultan@adothcongregatmi.org Agence T> 'assurance 'Rtmock Inc.Simon 'Rirnock Courtier - Broker 6900 Boul.Décarie Bur#344A Montréal, Québec H3X 2T8 nm< >ck(tt!assuranccrim< >ck.a un TéL: 514.731.3361 Fax: 514.731.1267 la voix sépharade I septembre 2002 I page 37 «BB .____________ T 4 - ^ ^ A - '¦.ïÊi^: ;1 ¦ ¦¦: U ¦ Les accords d’Oslo un os à l’eau Raymond Eljarrat c et article a été inspiré par un sondage sur le parti A.D.Q.et ce à l’ignorance de plus de 80% sur le moindre article de ce parti.Lequel d’entre nous peut-il se targuer de connaître les principes de la déclaration signée a Oslo en 1993 entre Israéliens et Palestiniens?1-1 u*.Une fois ces principes exposés, et les modalités Il serait peut-être intéressant de voir comment on en est arrivé là, ou comment on est passé du rêve à la réalité.prevues a leur application, nous relaterons ce qui a été fait histoire de comparer le rêve à la réalité, et peut-être de porter jugement sur les protagonistes.On ne pourra pas passer à côté des deux conférences sur Israël qui eurent lieu à l’occasion de la Quinzaine sépharade 2002, car ce fût bien là, à partir des révélations des conférenciers israéliens, que le constat de mort de ces accords nous a été révélé.Le rêve d’abord.Il prit son envol à Oslo lors de la signature d’une «Déclaration de principes» entre Israéliens et Palestiniens.Quels sont ces principes?Leur mode d’application?Leurs objectifs?Leur implication?La déclaration signée le 13 septembre 1993 prévoit une période intérimaire de cinq (5) années, un statut permanent négocié à partir de la 3 e année de la période intérimaire, un statut permanent effectif après la période intérimaire de cinq années.La déclaration comporte un certain nombre d’éléments concrets.On peut en faire une liste.la voix sépharade I septembre 2002 I page ^8 En premier, elle parle du transfert des pouvoirs aux Palestiniens, Israël gardant la responsabilité des Affaires Etrangères, de la défense et des frontières.Il est à noter qu’elle spécifie clairement que la position d’Israël sur Jérusalem reste immuable c’est ce qu’affirmait feu l’ancien premier ministre Rabin.La question des réfugiés, les colonies d’implantation ainsi que toutes considérations concernant le statut permanent sont exclues de l’accord conclu en 1993.En deuxième lieu la Déclaration de principes comporte un volet - Sécurité, ce dernier restant exclusivement sous la responsabilité des Israéliens (frontières internationales, citoyens israéliens dans les territoires.).La libre circulation des Israéliens y est bien précisée.L’application de la Déclaration de principes devrait se concrétiser au cours d’un certain nombre de phases : a) Gaza-Jericho : signature de cet accord au Caire le 4 mai 1994, prévoyant l’autonomie et le retrait des forces israéliennes.b) Transfert des pouvoirs et responsabilités dans le reste des territoires : Les Palestiniens auront la responsabilité de l’éducation, de la santé, des affaires sociales, de la taxation directe et du tourisme.Il est prévu le transfert d’autres pouvoirs par la voie de la négociation.c) Accord intérimaire et élections : dans la déclaration signée, on parle de la structure et du Conseil palestinien élu, tout cela faisant l’objet de négociation.Il est à remarquer que le Conseil élu devra disposer d’une force de police capable d’assumer l’ordre public et la sécurité intérieure - les forces israéliennes se redéploieront à l’extérieur de zones peuplées spécifiques.A cette déclaration, on a rattaché un certain nombre d’annexes au rapport avec une coopération économique israélo-palestinienne bi et multilatérale.d) Le statut permanent : la négociation pour établir le statut permanent devrait être entreprise dans un délai n’excédant pas trois années, c’est-à-dire le 5 mai 1995.Dans les discussions entreprises pour finaliser le statut per- manent seront incluses les questions laissées en suspend lors de l’accord intérimaire, à savoir Jérusalem, réfugiés, colonies d’implantation, sécurité, frontières, relations et coopération avec les autres états de la région et autres questions d’intérêt commun.La mise en place effective du statut définitif devrait avoir lieu cinq (5) années après l’accord Gaza-Jericho donc en mai 1999.Voilà pour l’essentiel du rêve.Qu’en est-il de la réalité?Rappelons pour mémoire les principaux événements qui se déroulèrent au cours de la période qui suivit la signature de l’accord intérimaire.Le 9 septembre 1993 : lettre de M.Arafat au Premier ministre Rabin reconnaissant l’existence d’Israël.Ce dernier reconnaît l’O.L.P comme représentant légitime des Palestiniens.Le 13 septembre 1993 : signature de la Déclaration de principe à Washington.Le 27 août 1995 : signature d’un protocole stipulant le transfert aux Palestiniens de pouvoirs : travail et industrie, gaz et essence, assurances, services postaux, statistiques, agriculture et gouvernements locaux.Rappel des objectifs de la Déclaration de principes : ouvrir une nouvelle voie de coopération, de co-existence et de respect mutuel, protection des intérêts vitaux d’Israël.Ajout de sept (7) annexes où il est question d’arrangements sécuritaires, de matières légales, de relations économiques, de coopération, de libération de prisonniers.Le 24 avril 1994 : le Conseil National palestinien vote des amendements à sa charte qui éliminent les articles touchant à la destruction d’Israël (504 pour, 54 contre, 14 abstentions) Le 23 octobre 1998 : signature du mémorandum de Wye River confirmant la modification de la charte de l’OLP Le 4 septembre 1999 : signature du mémorandum de Charm-El Cheick Du 21 au 28 mai 2000 : négociations accélérées.Du 11 juillet au 23 juillet 2000 : a lieu le sommet de Camp David (Arafat-Barak-Clinton) aux conditions de nonviolence, ni terrorisme.Le président Clinton propose un plan auquel le Premier ministre Barak adhère, Arafat refuse.Du 21 au 27 janvier 2001 : négociations à Taba qui aboutissent à un échec devant le refus du président Arafat.Suite à cet échec, les Israéliens portent au pouvoir Ariel Sharon, lequel se déclare pour la paix dans la tranquillité.La réponse, vous la connaissez sûrement, ce fût la deuxième Intifada.Peut-on passer sous silence certains propos tenus au cours de la Quinzaine sépharade 2002, par des conférenciers directement baignés dans la réalité israélienne?En voici quelques-unes unes : -Arafat déclare après son retour à Gaza suite à l’échec de Camp David : « Nous voulons Jérusalem Est et Ouest ».Le président égyptien Moubarak aurait passé un savon corsé au président de l’Autorité palestinienne.-Suite aux propositions de Barak à Camp David, cartes à l’appui (plus de 90% des territoires; partage de gouvernance dans une partie de Jérusalem), Clinton demande alors aux Palestiniens leurs cartes.Réponse des Palestiniens : « Nous n’avons pas de cartes » et qu’il n’était plus question de 1967 mais avant 1948.Colère du président Clinton.Ces propos montrent bien le non-désir de paix des Palestiniens, et là, on ne parle pas de l’hostilité ouverte des Islamistes.Ils comptent sur l’éclatement de la société israélienne suite aux coups de butoir des attentats.A chaque fois que les Israéliens apportent la preuve de l’hypocrisie manifeste des Palestiniens (trafic d’armes, bébé déguisé en kamikaze, ambulance bourrée d’explosifs etc.) rien n’y fait, Israël est toujours coupable, les Palestiniens innocents.A quand le divorce à l’amiable tel que préconisé par l’ancien Premier ministre Rabin?¦ la voix sépharade I septembre 2002 I page 39 israël SS Eva Soussana Evasion UN VACCIN POUR LES DIABÉTIQUES Les chercheurs espèrent qu’un nouveau médicament améliorera considérablement le sort des patients à risque atteints du diabète de type 1.Avant la découverte de l’insuline par les physiologistes canadiens Sir Frederik Banting et Charles H.Best, les personnes atteintes du diabète de type I étaient condamnées.Le diabète est une maladie chronique résultant d’un mauvais fonctionnement du système immunitaire qui identifie par erreur les cellules bêta du pancréas comme des corps étrangers et les attaque jusqu’à ce qu’elles ne puissent plus produire d’insuline - une hormone nécessaire à la transformation en énergie du sucre, des féculents et autres aliments.Entre 120 et 140 millions de personnes sont diabétiques, dont 20 millions du type I.Ces derniers (insulinodépendants) doivent tester leur niveau de sucre dans le sang et s’administrer par injection de l’insuline de synthèse plusieurs fois par jour pour demeurer en vie.Des scientifiques israéliens ont mis au point le premier « vaccin » couronné de succès pour les diabétiques du type I.Ce sont des chercheurs de l’Institut scientifique Weizmann à Rehovot qui l’ont découvert et baptisé DiaPep 277.« Ce dernier agit essentiellement pour « rééduquer » les cellules immunitaires en bloquant leur effet destructeur » explique le professeur Cohen.Le professeur Raz précise que sa contribution principale a consisté à déterminer le dosage et la fréquence d’administration.« Si la posologie et la fréquence des prises sont erronées, elles peuvent provoquer la destruction accélérée des cellules bêta ».Un article sur ce médicament « révolutionnaire » paru dans la prestigieuse revue médicale britannique The Lancet (novembre 2001) a suscité un vif intérêt dans le monde.Les chercheurs ont rapporté que trois injections de DiaPep 277 en six mois suffisaient à stopper la progression des diabètes de type I chez les patients dont la maladie a été précocement diagnostiquée, sans effets secondaires nocifs.Centre d'information d'Israël à Jérusalem (Judy Siegel-Itzkovich)Avril 2002.AVEZ-VOUS ENTENDU ?Un Centre pour les enfants sourds et malentendants souligne que la détection et le traitement précoces leur donnent le meilleur départ possible dans la vie.Quel enfant n’aime pas une aire de jeux ?Les grandes étendues de sable, les toboggans et toutes les installations à escalader sont des endroits rêvés pour tous les gosses, mais pour les malentendants, cet espace ludique s’avère parfois problématique.« Le sable, comme l’électricité statique, constituent des ennemis pour les enfants munis d’appareils acoustiques ou ayant subi une greffe de la cochlée », explique Dalya Lévy, la directrice administrative de MICHA, l’Association pour la rééducation des enfants sourds et malentendants.« Un enfant ayant subi une greffe de la cochlée a en fait une oreille interne artificielle, et l’électricité statique d’un toboggan en plastique suffit à effacer la programmation informatique de la greffe ».Aujourd’hui, au centre de rééducation MICHA, association à but non lucratif, un nouveau terrain de jeu dernier cri a été spécialement conçu pour répondre aux besoins des malentendants.L’enfant peut donner libre cours à son imagination devant un grand xylophone à trois dimensions ou des jeux d’escalade sur un sol en bois avec des déclivités ascendantes et descendantes, contribuant à ta voix sépharade I septembre 2002 I page 40 initier les enfants malentendants - qui connaissent souvent des problèmes de coordination - à la préservation de leur équilibre.Le sol « répond » également à chaque saut et les enfants ressentent les vibrations lorsqu’ils courent et jouent dans les aires récréatives.Située dans le centre-ville de Jérusalem, l’Association MICHA propose des programmes aux enfants parlant l’hébreu ou l’arabe.Les habitants juifs, chrétiens et musulmans de la capitale et des environs utilisent tous cet établissement financé principalement par des dons privés.Outre la crèche qui prend en charge les enfants dès la détection de leur infirmité auditive et jusqu’à l’âge de quatre ans, un centre d’audiologie propose des examens et des soins suivis, ainsi qu’un service de pathologie orthophoniste et de thérapie par la communication.La perte d’audition est souvent provoquée par un traumatisme ou une maladie.Les techniques de rééducation s’améliorent constamment, mais il est toujours de la plus haute importance que les malentendants soient aidés dès la détection de leur problème.Grâce à une intervention précoce aux techniques utilisés à MICHA, les malentendants peuvent véritablement commencer à en « croire leurs oreilles ».Centre d’information d’Israël à Jérusalem, Janet Mendelsohn-Moshé, avril 2002 L’ÉPANOUISSEMENT DE LA JEUNESSE Un projet éducatif fort apprécié offre aux enfants défavorisés un tutorat dispensé par un étudiant, qui à son tour, reçoit une bourse pour poursuivre ses études.En hébreu, le mot Perah signifie fleur, mais il forme aussi l’acronyme de « projet de cours particuliers ».Créé à l’Institut scientifique Weizmann en 1974, Perah fonctionne aujourd’hui dans toutes les universités et autres établissements d’enseignement supérieur d’Israël.« C’est le plus grand projet de ce type dans le monde et il entre dans le cadre de la vocation des universités à répondre aux besoins sociaux, explique Amos Carmelli, le directeur de Perah.Plus de 26 000 étudiants aident actuellement plusieurs milliers d’écoliers défavorisés du pays.Travaillant comme s’ils donnaient des cours particuliers, les étudiants passent au moins quatre heures par semaine avec les écoliers, les aidant à faire leurs devoirs et à combler leurs lacunes.Ils sont également encouragés à établir des relations de type « grand frère » ou « grande sœur » en emmenant leurs élèves en excursion, en leur faisant connaître leur foyer ou leur université.[.] « Les étudiants remplissent le double rôle de mentor et de grand frère ou grande sœur, apportant l’aide et l’encouragement dont ces enfants ont terriblement besoin.Perah est financé par le gouvernement, recevant une partie de son budget du Ministère de l’Education et du Conseil de l’Enseignement supérieur.Il recueille également des fonds privés.Les tuteurs accomplissent vraiment un excellent travail.Avec la vitalité et l’assurance de la jeunesse, ils offrent aux enfants des exemples positifs ainsi que des relations personnelles qui les aident à prendre confiance en eux ».Centre d'information d’Israël h Jérusalem, Simon Griver (Avril 2002).SARIT HADDAD À L’EUROVISION DE LA CHANSON Représenter Israël au concours de l’Eurovision de la chanson, qui a eu lieu le 25 mai en Estonie, était une tâche cette année presque impossible compte tenu des événements mais surtout de la manière dont Israël est perçu en Europe.Pourtant, Sarit Haddad, 23 ans, l’a exécutée avec dignité.Bo’ou nadlik beya’had ner (Allumons ensemble une bougie) est une chanson douce, digne de ce genre de concours, et qui révèle l’état d’esprit des Israéliens.Dommage que Sarit n’ait pas chanté une chanson mizrahi, joyeuse et dansante, avec cette ambiance qu’elle seule sait créer.Mais, aujourd’hui, sans doute n’y a-t-il pas de place pour cela.Cette chanson écrite par l’équipe de Diva, est un appel à l’espoir, à l’optimisme, à l’unité en dépit des malheurs.Elle est extraite du nouvel album de Sarit, Yalda shel ahava (Une fille de l’amour) dans lequel on trouve également son vidéo-clip.Les autres chansons sont rythmées et joyeuses, dans le style habituel de Sarit, celui qui lui vaut son succès.Nouvelle tirée du journal l’Arche, mai-juin 2002 LA MORT DE DANIELLE Danielle Shefi, 5 ans, habitait avec ses parents la petite implantation d’Adora, près de Hébron.Le 27 avril, des Palestiniens revêtus d’uniformes de l’armée israélienne sont entrés dans l’implantation, qui était entourée d’une simple barrière.Ils ont tiré aveuglément sur les civils présents dans les maisons d’Adora, tuant quatre personnes.C’était le matin du chabbat.Le père de Danielle, Yaacov Shefi, était en prière à la synagogue, non loin de là.Il est arrivé en courant, mais trop tard.Sa femme Shiri a été blessée ainsi que leurs deux petits garçons.Danielle a été tuée d’une balle dans la tête, dans la chambre de ses parents où elle s’était réfugiée.« Nous lui avions appris à aimer et respecter tous les êtres humains, qu’ils soient Juifs ou Arabes », dit Yaacov Shefi.Nouvelle tirée de l’Arche, mai-juin 2002 t* : monde juif WÆÊmÈæ WffîS- ' JlP wjê êm r < sis® José Cuenca Anaya Embajador de Espafia en Canada SALON ICA, SALON ICA ,n la segunda mitad del siglo XII, el Rabino Benjamin de Tudela emprende un largo y azaroso viaje que le lle-varîa desde el Reino de Navarra hasta los confines de Oriente.El viajero, que se adentrô por las rutas de Asia cien anos antes que Marco Polo, se detuvo en Salônica hacia 1170.Allî se encontrarîa con una comunidad de qui-nientos judîos, descendientes de las familias que emigra-ron tras la primera destrucciôn del Templo.Eran trafi-cantes y artesanos, en su mayorîa dedicados a la indus-tria y al comercio de la seda, a los que nadie superaba en el arte de tejer los pafios, estampar los colores y aderezar la purpura.El Rabino de Tudela conviviô con ellos durante semanas.Fue el primer contacto en una relaciôn que, con el paso del tiempo, harîa de esta ciu-dad griega el principal centra sefardî del Mediterraneo.Con las persecuciones de 1391, numerosos judfos espanoles se ven obligados a emigrar.Algunos se encaminan a Salônica.Son, pre-dominantemente, mallorquines y catalanes que, cien anos mas tarde, acogerân a sus her-manos, a rafz de la expulsion de 1492.El his-toriador hebreo que narra su llegada se des-hace en elogios al ponderar los méritos de esos "errantes catalanes", a los que se refiere en términos que no me resisto a transcribir: "Gentes riberenas del mar, emprendedores y despiertos, amigos de lo novedoso, alegres, comunicativos, de costumbres refinadas y sociables, de espfritu vivo y pénétrante, audaces en sus empresas* firmes en sus pro-yectos, desbordantes de actividad, exubérantes de energfa".Ellos construyeron la mas antigua de las sinagogas sefardies de Salônica, que tuvo su propio rito y que subsistiria hasta el pavoroso incendio de 1917.la voix sépharade I septembre 2002 I page 42 Tras la publication del Edicto de la Alhambra, en marzo de 1492, miles de familias sefarditas abandonan Espana, camino de Marruecos y el norte de Africa, de Amsterdam y Paris, de Italia y Portugal.En el Mediterraneo oriental, Salonica aparece entonces como una pequena ciudad empobrecida y casi desierta, ocupada por una guarnicion turca que la defiende, unas docenas de funcionarios osmanlies que la adminis-tran, algunos centenares de griegos dedicados al comercio y los servicios, y un grupo compacte de judios que, durante mas de un milenio, han ido organizando la vida economica y social de la capital de Macedonia.Hacia alii se dirigen varios miles de emigrantes espa-iïoles, atraidos por un clima benigno, un emplazamiento privilegiado y una comunidad hebrea bien asentada, que les acogerâ con generosa y solidaria hospi-talidad.Bayaceto II recomienda que se les abran las puertas y, aconsejado por el influyente Gran Rabino de Constanti-nopla, concede un "firman" por el que se brinda ayuda y protection a los recién llegados.El Sultan no tiene nada que temer de estes sefardies, cuya raza, cul-tura y religion constituyen poderosos factores aglutinantes; pero no elementos de afirmacion nacionalista ni, mucho menos, amenazas de irredentismo territorial.La minoria turca de Salonica, compuesta por guerreros, administrado-res y unos propietarios indolentes, los recibe sin réservas porque ve en ellos una clase social dinamica y emprendedo-ra capaz de atraer capitales, desarrollar la industria y dar un nuevo impulso a las fuerzas economicas y sociales de la que llegaria a ser, en pocos anos, la tercera ciudad del Imperio Otomano.Los emigrantes que comenzaron a llegar a esta tierra desconocida, en los anos posteriores a 1492, reconstruyeron con sus propias manos la ciudad, para darle el aire espanol que les traia el recuerdo de la Sefarad lejana.Los andaluces se encuentran de nuevo con la vina, los fru-tales y la palmera, y rehabilitan los espa- _______H cios varios de las casas abandonadas para tra-zar fuentes y patios donde crecerân el jaz-min y las siemprevivas.Los castellanos forman el grupo mas compacte, rico y prestigioso.Su proximidad a la Corte les ha familiari-zado con el poder.Saben mandar y pronto organizan y articulan la comunidad conforme a lo establecido en las ordenanzas de Valladolid, que regularon la vida de las aljamas hebreas en los territorios de Castilla.Bajo su direction, Salonica se convierte en una ciudad abierta y prospéra, culta y desarrollada donde, ya en 1510, se fundaba la que habria de ser su primera Universidad.Hacia 1900, mas de la mitad de la pobla-cion de Salonica era de origen sefardf.Y, lo que es mas importante, el idioma que gobernaba todos los aspectos de la vida cotidiana era el "judeoespanol", que hablaban incluso los funcionarios del Imperio Turco, ya en abierto proceso de descomposiciôn.Trece anos mas tarde, como resultado de las guerras balcani-cas, Salonica volvera a la soberanfa de Grecia, para siempre, tras mas de cuatro siglos de ocupacion otomana.Pero la industria, el comercio, la vida cultural y la recién creada Banca de Salonica siguieron en manos de los sefarditas, que abren sus oficinas y establecimientos a lo largo de la "Calle de las Doblas", asi 11a-mada desde comienzos del siglo XVI, cuando en ella se establecieron los que habfan sido banqueros de los Monarcas castellanos y aragoneses.Dos grandes calamidades contribuyeron a borrar el carâcter espanol de Salonica.La primera, el incendio de 1917, la Gran Tribulation que la destruyo casi por complète, y que redujo a cenizas sinago-gas y oratorios, escuelas y bibliotecas, viviendas y factorias.Mas de quince mil sHfr* I I • B * ni i y * sefardies, empobrecidos, se vieron obli-gados a emigrar.Los que se quedan, reconstruyen sus casas calcinadas, levan-tan escuelas y templos, editan periôdicos en "ladino" y consiguen rehacer la mal-trecha comunidad que, en 1940, se acer-ca otra vez a las sesenta mil aimas.Lue entonces cuando llego el golpe decisivo: el Holocauste.Los judios de Salonica, junto al resto de las comunidades grie-gas, fueron deportados en masa hacia los campos de exterminio nazis, de los que solo regresaron un punado de familias.Hoy, en una urbe alegre y prospéra que sobrepasa el millôn de habitantes, los sefardies apenas rebasan el millar.Esto es cuanto queda de su pasado esplendor.Durante mi primera visita oficial a Salonica, como embajador de Espana en Grecia, no encontré una sola persona que no me hablase con afecto y admiration de los sefardies.En las entrevistas que mantuve con el ministro para Macedonia y Tracia, con el alcalde y con el rector de la Universidad, todos me pon-deraron los mérites de este grupo redu-cido y respetado.La tarde que llegué fui recibido por el Comité Directivo de la Asamblea Sefar-di.Su présidente me dio la bienvenida en un melodioso y entranable castellano, trufado de formulas arcaicas de cortesia y de viejas y hermosas palabras que me sonaban a gloria.Todos los miembros de la Asamblea se expresaron en nuestra lengua; y en ella les expuse las razones la voix sépharade I septembre 2002 I page 43 tlifl monde de mi visita y mi disposition para ayu-darles en lo que pudieran necesitar.Pero esta comunidad, poderosa y acomodada, no necesita ayuda.Al contrario: son ellos los que estaban organizando un viaje para prestar asistencia a sus hermanos de Sofia, hacia los que pensaban canalizar, junto a sus propios fondos, los subsidios que les llegan de las ricas agrupaciones de Europa y América.Algo me pidieron, sin embargo, y con insistencia: el envio de un lector de espanol para que sus hijos, hoy en la Universidad, vuelvan a interesarse por el hoy casi perdido idio-ma de sus antepasados.Al dia siguiente visité la librerfa de Solomon Molho, fundada por un sefardi hace mas de cien anos, en la calle central del barrio mercantil de Salônica.Ya solo se encuentran en ella libros en griego y en francés, las dos unicas lenguas que, junto con el inglés, hablan sus hijos y empleados.El Patriarca se acercô a conversât conmigo y, en un castellano sono-ro y brillador, me hablô de la Salônica de su infancia, donde la comunidad judeo-espanola marcaba el rumbo de la ciudad y el "ladino" era el idioma de todos.El incendio de 1917 y la ocupaciôn nazi destruyeron las antiguas librerfas en las que, segun me dijo, se podian admirar las mejores ediciones de nuestros clasi-cos del Siglo de Oro.Ya no queda nin- guna de ellas.Al despedirnos, el viejo Solomon me comentô: "Si me topo con alguna ediciôn espanola de Don Quijo-te, avisaré a vuestra merced para que la pueda mercar".Hermosas palabras pro-nunciadas en un idioma que, todavia, un punado de sefardies conserva con amor, como una reliquia viviente de la que fuera su patria.El 23 de abril de 1994 celebramos en Salônica, pro primera vez, el Dia de las Letras Espanolas.El profesor Garcia Gual pronunciô una conferencia sobre Cervantes y la historia de la novela, ante un püblico âvido de conocer la cultura espanola.El animoso "Centro Cultural Garcia Lorca" programô diversas activi-dades, en las sencillas instalaciones desde las que imparten cursos y semina-rios en castellano.Era solo el comienzo; pero el proximo mes de abril volveremos a la carga.Esta vez, se asociaran a nuestros esfuerzos el Ayuntamiento, la Universidad y, sobre todo, la comunidad sefardi.Entre todos organizaremos coloquios, conferencias, una exposiciôn de pintura y una semana de cine espanol.Y asi continuaremos en los anos por venir.Hace unas semanas, comentaba en Madrid el drama de la desapariciôn de la cultura espanola en Salônica.Mi interlo- cutor, un brillante periodista y hombre de letras, me dijo entonces: "Tienes que contar todo esto y escribir sobre el tema".Y escrito queda.No para llorar sobre las glorias pasadas, sino para poner los medios que nos permitan revivir el interés por nuestra lengua en esta ciudad profundamente griega, llamada a desempenar un papel cada dia mas importante en la region de los Balcanes.Los responsables locales nos han dado todas las facilidades necesarias para que ayudemos a recuperar los restos de esta antigua cultura sefardita que se derrum-ba.El Centro "Garcia Lorca" multiplica sus actividades, junto a otras escuelas privadas.Madrid ha decidido ya el envio de un lector a la Universidad.Y nosotros encaminamos hacia Salônica a los artis-tas y escritores espanoles que van pasan-do por Atenas.Pero hay que redoblar estos esfuerzos, todavia modestos.Y conseguir que los hijos de la ultima generaciôn de hispanohablantes, olvida-dos ya del castellano, puedan volver a estudiar la lengua en la que otros ninos, tiempo atras, gritaron sus juegos y triful-cas por "plazoletas" y callejas que recor-daban las juderias de Côrdoba y de Toledo.Una lengua en la que los sabios rabi-nos cantaron, en las sinagogas de la ciudad vieja, la nostalgia y la belleza de la Sefarad perdida.¦ HOUSE OF COMMONS CANADA Irwin Cotler, O.C., Mount Royal M.P.Ottawa 900 .H'mk i.Building House or Commons Ottawa ON K1A 0A6 (613)995-0121 Fax: (613)992-6762 COTLEI@PARI.GC.CA Montreal 4770 Kent Avenue Room 316 Montreal OC H3W 1H2 (514)283-0171 Fax: (514) 283-2407 Jacques Saacfa 'Déjouté 'BrossarcC-La-Tra me WFuj) adjoint du gouvernement ’Président - Section canadienne de ta Commission permanente mixte de défense Canada-'!tais-'Unis la voix sépharade I septembre 2002 I page 44 Carnet de route L’histoire de « L’auberge bon Samaritain » Notre grande amie Clémence Bendelac-Lévy nous a quittés le 26 juin dernier Cette femme exceptionnelle, généreuse et affable, qui fut une Communautaire hors pair tout au long de sa vie, va beaucoup nous manquer.Fidèle collaboratrice à La Voix Sépharade, Clémence tenait à ce que l'on publie cette histoire dans sa chronique Carnet de route en Israël, qu'elle signait régulièrement dans le magazine de la Communauté Sépharade du Québec.Très affaiblie par sa maladie, elle me demanda trois semaines avant son décès de lui rendre visite à l'hôpital et d'apporter une cassette-enregistreuse car elle tenait absolument à me relater une histoire qui lui avait été inspirée par la visite de la région de la Mer Moite qu’elle effectua au cours de son dernier voyage en Israël.C’est avec l'entrain et la perspicacité qui la caractérisaient qu'elle m’a narré ce récit qu'elle souhaitait partager avec les lecteurs et les lectrices de La Voix Sépharade.«On y met son souffle et on y va parce que c'est très disgracieux de laisser des choses derrière soi sans les finir», me dit-elle avec enjouement.Elias Levy « L’histoire que je tenais à vous relater dans ce Carnet de route en Israël puise ses racines dans un récit biblique qu’un proche cousin, Salomon Abitbol, qui est guide à Jérusalem, m’a raconté lorsque, lors d’une belle matinée très ensoleillée, nous déambulions sur le chemin menant à la Mer Morte.J’ai déjà publié au cours des deux dernières années dans La Voix Sépharade plusieurs autres courts récits qui m’ont été inspirés par mon dernier séjour en Israël.Des petits articles non rébarbatifs évoquant des souvenirs de la vie juive mêlée à des traditions culturelles ou liturgiques judéo-marocaines.En descendant le chemin menant à la Mer Morte, j’ai constaté à plusieurs reprises que des panneaux indiquaient qu’à quelques mètres de là se trouvait «L’Auberge du Bon Samaritain».Ma curiosité exacerbée, je me suis alors empressée de demander à mon guide très affable et à sa charmante épouse qui m’accompagnaient de m’expliquer ce qu’était cette «Auberge du Bon Samaritain».Salomon m’a alors expliqué que l’histoire de cette auberge remontait à l’époque du Second Temple de Jérusalem, en l’an 722 avant l’ère chrétienne, lorsque Jésus et ses disciples essayaient d’attirer vers eux des adeptes avec leur nouvelle doctrine qui fustigeait avec véhémence les prêtres du Temple ainsi que les Rabbins du Sanhédrin.Jésus et ses disciples rejetaient la Loi orale juive.L’histoire du Bon Samaritain, me rappela Salomon Abitbol, est relatée dans la tradition biblique chrétienne, plus précisément dans les Evangiles selon Saint-Luc, Chapitre 10, versets 25 à 37.D’après la tradition chrétienne, ce récit fut raconté par Jésus à un éminent homme de science et de Torah qui voulait savoir comment on devait choisir un vrai ami et ce qu’on devait faire pendant sa vie afin de mériter le monde futur.Jésus lui raconta alors l’histoire du Bon Samaritain: «Un homme qui descendait de Jérusalem vers Jéricho fut attaqué par des brigands qui le frappèrent, le dépouillèrent de tous ses biens et l’abandonnèrent agonisant.Les personnes qui passèrent par là et le virent affaissé sur le sentier décidèrent de ne pas lui porter secours et d’emprunter un autre chemin.Passa alors un Samaritain.Voyant l’homme agressé entre la vie et la mort, le Samaritain fut rempli de miséricorde.Il le massa avec de l’huile et du vin et pansa ses blessures.Ensuite, il le conduisit sur son cheval jusqu’à l’auberge la plus proche où il l’héber-gea et prit soin de lui pendant toute une nuit.Le lendemain, il remit deux dinars à l’aubergiste propriétaire de l’établissement et lui demanda de prendre bien soin de son hôte pendant son absence.«Tout ce que tu dépenseras en plus pour prodiguer des soins à mon ami, je te le rembourserai à mon retour», dit-il à l’aubergiste.Jésus termina son récit en questionnant l’homme de science: «Qui fut réellement un vrai ami pour cet homme attaqué et blessé par des brigands ?» La réponse de Jésus fut: «Celui qui a agi du avec lui avec miséricorde.Va et agis ainsi toi aussi», suggéra le Nazaréen à l’homme de science et de Torah.D’après mon guide, Jésus choisit un Samaritain comme étant l’homme bon, juste et miséricordieux parce que la secte à laquelle ce dernier appartenait rejetait aussi la Loi orale du judaïsme.Considérés par le Talmud connue des descendants de diverses tribus non juives converties au judaïsme, les Samaritains observent le Penta-teuque, mais rejettent les autres livres de la Bible et toute la Loi orale juive.Ils ont leurs propres traditions orales touchant diverses pratiques bibliques.Quelles conclusions devrait-on tirer de ce récit de la tradition biblique chrétienne ?Que les Israéliens et les Juifs ont toujours eu un très grand respect pour toutes les traditions religieuses qui cohabitent depuis des lustres sur la Terre d’Israël.«L’Auberge du Bon Samaritain», qui figure dans tous les guides touristiques publiés par le ministère du Tourisme d’Israël répertoriant les principaux lieux saints et sites historiques chrétiens, fait partie intégrante du merveilleux paysage biblique que les Israéliens ont toujours pris grand soin de préserver.L’Etat d’Israël a toujours respecté, préservé et protégé les héritages historico-religieux issus du christianisme et de l’Islam.Aujourd’hui, le monde entier mène une fougueuse croisade contre Israël en l’accusant de vouloir judaïser les lieux saints chrétiens et musulmans.Il s’agit d’une allégation fallacieuse qui est ressassée sans cesse pour ternir l’image d’Israël et remettre en question la grande tolérance que l’Etat hébreu a toujours manifestée dans le champ du religieux et du spirituel.Chose certaine, si tel était le cas, des millions de pèlerins et de visiteurs chrétiens n’auraient pas pu et ne continueraient pas à visiter «L’Auberge du Bon Samaritain», un site historique dont l’existence plusieurs fois millénaire est indiquée très ostensiblement dans de grands panneaux jalonnant la route menant à la Mer Morte.Au chapitre du respect des autres religions monothéistes et de leurs traditions culturelles, l’Etat d’Israël et les Juifs n’ont aucune leçon à recevoir de personne! » ¦ la voix sépharade I septembre 2002 I page 45 monde juif The first Irish Jews were Sephardim Léo Paul Dana The synagogue of Cork, on South Terrace Road, seldom has a min g an.Dwindling Minority in the Republic of Ireland Jews have helped the Republic of Ireland achieve independence, and the constitution of the republic has granted special status to the chief rabbi of Ireland.Until the 1950s, the Jews of Dublin supported twelve synagogues and eight kosher butchers.More recently, however, there has been a mass exodus of Jews, leaving for Israel and elsewhere.The Greenville Hall Synagogue has become the headquarters of a high-tech firm.The Dublin Hebrew Congregation Synagogue, designed to seat 1,000 people, and consecrated in 1892, closed in June 1999.Dublin’s last kosher butcher closed in May 2001.Nowadays, the synagogue in Cork seldom has a minyan.The earliest Jewish community in Ireland dates back to 1656, when Sephardim established a prayer room in Dublin.By 1745, the Dublin community grew to 200 people.Until the law was changed, in 1848, the Jews were required to dress differently than gentiles.Further legislative reform, in 1858, allowed Jews to be elected to Parliament.As Jews - mostly from Lithuania - fled away from the tsar, the Jewish population of Ireland rose from 2,000 in 1891, to over 3,000 in 1901.However, mass immigration led to prejudice.From his pulpit, in 1904, Father Creagh denounced the Jews and initiated a boycott of Jewish businesses.Yet, Jewish firms did well, and by SK3ZSE The Dublin Hebrew Congregation Synagogue, consecrated in i8g2, closed in June 7999._%: \ L the mid-20th cen- 5* ** , «"iV tury, the Jewish ' ^ population in the j.jg Republic of Ireland amounted to 1,000 families.This is in addition pV to the community of Northern Ire- |L, land, which is a part of the United Kingdom.In 1957, Robert Briscoe became the first Jewish Lord Mayor of Dublin.His son, Benjamin also served as Irish parliamentarian, as well as mayor of Dublin.Born in Dublin, Chaim Herzog became President of the State of Israel in 1983.His father was Isaac Herzog, Chief Rabbi of the Irish Free State, from 1921 to 1936.In June 1985, Chaim Herzog opened the Jewish Museum on Walworth Road, in Dublin.The museum is situated in a neighbourhood called Portobello; it is housed in the building that had served as Beth Hamidrash Hagadol, since 1916.Only five synagogues are currently in use in the Republic of Ireland.These include the Cork Hebrew Congregation, as well as four shuls in Dublin.The four in Dublin are: the Knesset Orach Chayim of the Dublin Jewish Progressive Congregation, at 7 Leicester Avenue; the Orthodox Machzikei Hadass Congregation, at the Rathmore Villas on Terenure Road North; the Orthodox Terenure Hebrew Congregation on Rath-farnham Road; and a small schul at the Jewish Home of Ireland, on Leinster Road.¦ Louise Beaudoin Ministre d'Etat aux Relations internationales Ministre responsable de la Francophonie Et ministre responsable de l'Observatoire sur la mondialisation Je me joins aux Québécoises et aux Québécois pour offrir à la Communauté sépharade du Québec et d'ailleurs, tous mes vœux de paix et de prospérité à l'occasion des célébrations de Rosh Hashana.inpinxn nno nw Relations internationales E3 E3 El ES Québec Les Services jrfSjÿfe Jewish d’Aideàla Family Famille Juive Services de TCnstitut Baron de Hirsch I of the Baron de Ilirschlnstitute Êtes-vous intéressé à compléter vos études secondaires?- Vous avez 16 ans et plus - Vous pouvez étudier en français - Vous voulez étudier dans un milieu juif LA RELANCE est la solution'.Nous acceptons les inscriptions dès maintenant Veuillez contacter Cynthia Telio Services d'Aide à la famille juive Tél.: 342-0000 poste 3427 Mmiik £e ùuaMmca “Le Studio D’Art Floral" MARIAGE • BAR MITZVAH • DÉCORATION HENNE • CH U PAH • KABBALAT PANIM 2725 Van Horne, Shopping Wilderton TEL 278-4504 ou 733-5452 Contacter Sarny on AAyrùim CHAMBRE DES COMMUNES HOUSE OF COMMONS OTTAWA, CANADA 1*1 Dr Bernard Patry Député/M.P.Pierrefonds-Dollard Président - Comité permanent des Affaires étrangères et du Commerce international Chair - Standing Committee on Foreign Affairs and International Trade 3883, bd Saint-Jean / St-Jean Blvd Bureau 303 / Suite 303 Doliard-des-Ormeaux (Québec) H9G 3B9 Tél./ Tel.: (514) 624-5725 - Téléc./ Fax: (514) 624-5728 LA CAMPAGNE SEPHARADE - DIVISION DES FEMMES de l’Appel juif unifié 2002 SYMPOSIUM DE L’ENFANCE À L’ADOLESCENCE : DÉVELOPPEMENT ET DIFFICULTÉS MERCRED116 OCTOBRE 2002 à 19 Heures au Centre Gelber 1, Carré Cummings Experts invités : Betty Elkaïm, M.Sc.Psychologue clinicienne Linda Greenberg, M.A.Psychologue clinicienne Joy Lerner, M.Ed.Psychologue, Conseillère en orientation Alain Ptito, Ph.D.Neuropsychologue Prof.Agrégé, Université McGill Modératrice : Perla Serfaty-Garzon, Ph.D.Psychologie, Docteur d’État, Sociologie Eda, 345-2645, poste 2626 la voix sépharade I septembre 2002 I page 47 monde juif Judaïsme /S Les Juifs de Kippour Yehouda Vardi m l y a un miracle de Kippour.D’abord parce que la tradition l’enseigne : dans le langage imagé qu’elle affectionne de manière à être comprise de tous, elle indique qu’à Roch Hachana les mérites et les démérites de chacun sont répertoriés, que le principe d’une évaluation globale est arrêtée, et qu’a Yom Kippour le sort de chacun est définitivement scellé pour l’année à venir.Ainsi traduit-elle l’annonce faite par la Torah : « Oui, ce jour-là, on vous absoudra pour vous purifier de tous vos péchés.Devant L’Éternel, vous serez purs » (Lév.16 ; 30).Il y a un miracle de Kippour.D’abord parce que la tradition l’enseigne : dans le langage imagé qu’elle affectionne de manière à être comprise de tous, elle indique qu’à Roch Hachana les mérites et les démérites de chacun sont répertoriés, que le principe d’une évaluation globale est arrêtée, et qu’à Yom Kippour le sort de chacun est définitivement scellé pour l’année à venir.Ainsi traduit-elle l’annonce faite par la Torah : « Oui, ce jour- là, on vous absoudra pour vous purifier de tous vos péchés.Devant l’Eternel, vous serez purs » (Lév.16 ; 30).Mais il n’y a pas que le miracle d’en haut.Nous sommes témoins chaque année d’un phénomène prodigieux.Celui de la réunion dans les synagogues et sur leurs parvis de cette immense foule composée d’hommes et de femmes qu’on appelle justement « les Juifs de Kippour ».Le Juif de Kippour, c’est la voix sépharade I septembre 2002 I page 48 Wmmmsxætm celui qui de façon générale évite le chemin de la synagogue tout au long de l’année et dont le comportement religieux n’est pas précisément calqué sur le culte et les rites que recommandent la Torah et les rabbins - comme si, pendant trois cent soixante-quatre jours dans l’année, il proclamait son infidélité au système qui le fait jeûner pendant la trois cent soixante-cinquième journée.S’armant de logique et de la colère des prophètes bibliques, un censeur serait en droit de fulminer contre l’inconséquence des gens.Et pourtant, leur démarche répond elle aussi à un enseignement de la tradition talmudique.Car, à en croire rabbi Yehoshoua, l’un des grands maîtres du premier siècle, Israël est assuré de la rédemption, même si l’ensemble des individus qui le composent ne faisaient pas l’effort de la Techouva, du « retour » à Dieu (Sanhédrin 97b).Dans son livre consacré au « retour », l’un des maîtres de notre temps, qui au précédent Kippour était encore de ce monde, le regretté rabbin Yossef Dov Soloveitchik, montre que, parallèlement à l’absolution individuelle, il est une forme de pardon accordé à la collectivité d’Israël qui ne dépend pas de l’effort du Retour de chacun, qui est en sorte le privilège consenti à la « communauté d’Israël » dans la mesure où les hommes et les femmes qui la constituent témoignent de leur solidarité et de leur foi dans le destin du peuple juif.Ainsi, correspondant aux efforts de ceux qui sont conscients de la gravité de la journée de Kippour, de la détresse du pécheur seulement tempérée par l’espoir que son retour est accepté, le pardon va à la « communauté » dès lors que, soucieux d’entendre, ne fût-ce qu’un jour chaque année, la voix de la Tradition, ceux qui s’en réclament jeûnent et plongent dans le fleuve qui prend sa source au mont Sinaï.Il est un texte du Talmud peu connu - peut être parce que les rabbins craignent de le vulgariser de peur qu’il n’inspire une initiative coupable, alors que jeûner à Kippour est un minimum exigible de tous.Au jour où fut terminée la construction du Temple, raconte le traité de Moèd Katan, le roi Salomon convoqua tout Israël en l’honneur de sa dédicace, pour sept journées de réjouissances ininterrompues.Le calendrier voulait que Kippour appartînt à cette période, si bien que tous mangèrent et festoyèrent en cette journée pourtant réservée au jeûne et à la contrition.Cette décision, précise le Talmud, ne fut pas prise à la légère ; cependant, les enfants d’Israël étaient inquiets du jugement de Dieu.Jusqu’au moment où « l’écho du Ciel » (Bat-Kol) vint les rassurer : ils avai-ent tous agi avec l’intention de bien faire, et méritaient donc la récompense suprême.Le comportement des « Juifs de Kippour » est certainement illogique.Mais il s’agit d’un problème qu’il appartient à chacun d’eux d’examiner et de résoudre.Au-delà des contradictions dont participe leur démarche, s’ouvrent les portes du Grand Pardon par la grâce de la communauté de destin dont chacun participe en retrouvant à Kippour le chemin de la synagogue.Illogique ou pas, leur intention est de bien faire.Et la « communauté d’Israël », en accueillant ses enfants qui vont à elle, les inclut dans le pardon qui lui est réservé.¦ Paru dans P arche nO 432 - septembre 1993.Reproduit avec Vaimable permission de la Rédaction Les Services d’Aicle à la Famille Juive Jewish Family Services de rinslilv t Baron de Hirsch I of the Baron de I Iirsch Institute 1 Carré Cummings - Montreal (Qc) H3W 1M6 En toute confiance JACQUES ZNATY LL.L., D.E.S.S.Fisc.Notaire • Notary 5000, RUE JEAN-TALON OUEST, SUITE 226 MONTRÉAL (QUÉBECI H4P 1W9 4 Vivez les transitions 4 Faites face à vos problèmes 4 Gérez le stress 4 Bénéficiez de la thérapie par le jeu pour enfants 4 Et plus encore.Services multilingues - Honoraires abordables 342-0000 TELEPHONE: (5141 759-0659 TÉLÉCOPIEUR: (514) 739-5792 Mille et une raisons pour notre existence! & la voix sépharade I septembre 2002 I page 49 culture Quinzaine Sépharade 2002 Léa Soussana « Les Mille et une Nuits de la Culture » U ne grande fête, un témoignage de reconnaissance, d’amour et de partage, des rencontres éclatantes, des soirées souvenirs, c’est dans cet esprit d’échange et de convivialité que s’est déroulée l’édition 2002 de la Quinzaine Sépharade organisée par le Centre Communautaire Juif.rosité.Une envolée en lumière puisque la Quinzaine Sépharade a ouvert ses portes sur des soleils couchants, des parfums de Provence, des océans de fraîcheur signés par l’artiste peintre Hervé Teboul.De l’habileté et de la dextérité, c’est aussi ce que l’on a retrouvé dans les tableaux aurifères, symbole d’un Orient somptueux révélé par Caïman Shemi.A son tour, David Gerstein a démontré que l’art est aussi un travail de matériel, de figures ciselées, d’ambiances new-yorkaises ou d’ailleurs, réellement découpées.Sur un autre registre, Moshé Rosenthalis quant à lui a illustré de sympathiques personnages à la fois évanescents et polychromes.Des passages bibliques transformés en sculpture, l’expression gravée dans la matière, Max Benchétrit a présenté un formidable travail sur la forme.Enfin, une exposition multimédia a mis en valeur les travaux de peinture, sculpture, pierre à savon, ciment fondu, cuivre, porcelaine, vitrail et bijouterie de différents artistes sépharades de Montréal.Au volet culturel de la Quinzaine, des conférenciers à la fois écrivains ou journalistes sont venus échanger leur point de vue.Jacques Attali a parlé de l’équilibre mondial après les événe- Une grande fête, un témoignage de reconnaissance, d’amour et de partage, des rencontres éclatantes, des soirées souvenirs, c’est dans cet esprit d’échange et de convivialité que s’est déroulée l’édition 2002 de la Quinzaine Sépharade organisée par le Centre Communautaire Juif.De la couleur, des émotions, des temps forts, des moments drôles, des rires qui résonnent encore autour d’un idéal commun puisque la cuvée «Dispersions et Rassemblement» de la Quinzaine Sépharade a révélé un thème unificateur.Artistes peintres, stars du show-biz, stars des grandes causes, stand-up comics, comédiens, conférenciers et écrivains ont signifié leur passage dans la métropole dans un esprit de géné- L < -1 la voix sépharade I septembre 2002 I page 51 ments du 11 septembre 2001 et les implications sur les perspectives de paix du Moyen-Orient.Marek Halter a présenté sa vision de la paix au Moyen-Orient.Autour du thème des tribus égarées, on a retrouvé l’Exposition Photo d’Elias Harms, Juifs parmi les Berbères.Lors d’un brunch-conférence, le Rabbin Eliahou Avihail, le Rabbin Israël Maïmaran, David Bensous-san, Jacob Oliel et Didier Nebot ont par ailleurs tracé l’itinéraire des dispersions.Puis, Israël a été le mot d’ordre du rassemblement.Le débordement du conflit au Moyen-Orient : la responsabilité des médias ou encore Israël à l’heure des grands choix ont été les grands thèmes abordés par Daniel Bensimon, éditorialiste au quotidien israélien Haaretz et brillant analyste de situations politiques et sociales complexes, Mikhaël Elbaz, professeur au département d’anthropologie à l’Université Laval, Annette Paquot, professeur de linguistique à l’Université Laval et spécialiste en sémantique et analyse du discours politique, André Soussan, politicologue, journaliste et romancier, Morteda Zabouri, professeur en relations internationales au département de sciences politiques à l’Uni- versité de Montréal, Pascale Zonszain, journalistespécialisée des problèmes du Proche Orient et correspondante permanente en Israël pour Radio Shalom Prance.Pour articuler le débat avec sens critique, connaissance chevronnée et esprit de synthèse, le rédacteur en chef et présentateur de nuit du journal télévisé de la première chaîne de télévision israélienne, Emmanuel Halperin a été au rendez-vous.Animé par Elias Lévy, journaliste au Canadian Jewish News, avec Edmond Elbaz, Victor Teboul et certains conférenciers, le lancement de livres collectif a rendu un vif hommage à la littérature et aux traditions judéo-marocaines et sépharades à l’origine de ces écrits.Entre deux conférences ou chronique-livres, la musique est aussi venue harmoniser les soirées de la culture.Il y a eu les soirées discothèques Ados et Jeunes Adultes Séphoria.De la reine du pop israélien Sarit Haddad à l’Oratorio du Roi David orchestré par Eyal Bitton en passant par le Concert des Jeunes Virtuoses sous la direction de Sylvie Amar, Magie andalouse avec Lior Elmaleh et en première partie, le jeune Abraham Chriqui, les rythmes israéliens, orientaux, latins et tout simplement méditerranéens ont donné du tempo à ces douces nuits d’été.Du talent à tout âge, de l’expérience ou de la jeunesse, la Quinzaine Sépharade a aussi mis à l’honneur le théâtre.Sur une chorégraphie de Maurice Perez,d’après le roman Le Roi et Moi, accompagnée par les enfants de l’Ecole Maimonide, Denise Nizri a mis en scène et adapté, la comédie musicale Hannah et le Roi.Ariel Ifergan, créateur et metteur en scène a monté avec les étudiants du Centre Hillel Tajine, Couscous & Cie.Sous la direction de Carlo Bengio dans une mise en scène d’E-lie Abécassis, le Théâtre Juif Francophone a présenté la pièce Une fille ça va.3, bonjour les dégâts de Maguy Solomon.A souligner la participation enjouée du Bel Age puisque le Bel Age est monté sur les planches grâce à La Manigance, une comédie écrite et mise en scène par Sylvia Assouline, assistée à la réalisation par Esther Bensimon.Enfin, en guise de clôture de la Quinzaine, un rafraîchissement instantané sur la scène du Théâtre Saidye Bronfman, des jeux de mots, de l’humour avec les one man show de Ary, Sion Marciano, Gad Israël et Zadoc.Avant d’être livrée au public, la Quinzaine Sépharade c’est aussi un travail de préparation et d’organisation de toute une équipe de professionnels et de bénévoles qui mérite d’être saluée.Des émotions en rappel, des moments de bonheur, La Quinzaine Sépharade 2002: «Dispersions et Rassemblement» aura été une manifestation culturelle qui confirme le savoir-faire des artistes et artisans, la verve des conférenciers, le don scénique des chanteurs à la fois interprètes ou comédiens.Un point commun les unit tous, la passion de leur art.Il a suffi d’une rencontre pour qu’ils partagent quelque chose qu’on appelle.le talent.¦ M culture La Manigance Fiby Bensoussan U auteure a concocté avec talent, Avec des mots justes et percutants, Elle a mêlé avec brio le réel et /’imaginaire Et nous avons eu la Manigance.Le bel âge, avec détermination A mémorisé des textes parfois hilarants Le théâtre nous a ouvert des horizons, Qu ’on croyait bloqués par les ans.On a relevé le défi en faisant appel A des élans insoupçonnés et oublié de Faillir et de trébucher.Le bel âge a donné libre cours à son esprit rêveur Et fait ressusciter à la mémoire son fluide créateur Les mots et les répliques s'enroulent autour De ce vaudeville qui aura le mérite d'éloigner Pour un moment l'ennui qui démesure les heures Déposons en hommage à Sylvia Un bouquet de précieuses fleurs.En espérant que le public appréciera son ironie sagace, Et le jeu des acteurs qui ont joué avec plaisir Et courage.4 I Sylvia Assouline a encore une fois mis son talent et son expérience à faire jouer par le Bel Age une pièce de théâtre intitulée la Manigance.De la fille révoltée et qui divorce, de la mère déçue et qui se veut à la page des veuves qui veulent échapper à la solitude, à celle qui craint le mauvais œil, ce sournois sur le dos duquel on met toutes les avanies et les misères du monde, du nouveau couple formé, à celle qui finalement désire rester autonome.Sylvia a réussi encore une fois à régaler le public.Quelques semaines d’un travail ardu où l’angoisse le cède à l’espoir, au désir de jouer ce vaudeville, de le bien jouer et nous voilà prêts à affronter le public.Le grand jour arrive enfin.Les femmes ont soigné leur mise, la boîte magique des fards a effacé quelque peu les rides.Des parfums flottent dans l’air.Aujourd’hui, nous n’avons plus d’âge.les acteurs d’une voix sûre débitent leurs textes avec fougue et enthousiasme.Quelques minutes de jeu et des coulisses où attendent les autres acteurs, nous parviennent les applaudissements.C’est le bruit les plus enivrant que nous espérions.Ce sera pareil au deuxième et au troisième acte.Quelle aventure et quelle délivrance ! Comme après un accouchement, le nouveau bébé de Sylvia est reçu avec joie.Les acteurs d’une voix sûre débitent leurs textes avec fougue et enthousiasme.Au troisième acte, Soly a galvanisé la salle de sa voix juste et mélodieuse dans une chanson bien rythmée.Un youyou perlé fuse qui met la joie à son comble.Nous sommes reconnaissants à Sylvia de nous avoir donné l’opportunité de jouer sur scène et révéler des talents cachés.Nous la remercions pour son courage et sa patience.Le Bel Age a sûrement d’autres talents, ne fût-ce que celui d’écrire en faisant appel aux souvenirs de la famille, du bon sens et du charme qu’avaient nos parents, de leur humour qui s’ignorait et de leur foi que rien ne remettait en cause.Alors à vos plumes, mesdames et messieurs.encore de vifs remerciements à Sylvia et de chauds baisers.¦ la voix sépharade I septembre 2002 I page 52 mm; ¦ 'P '' ¦""S ÉSEfti ¦ :¦, .rrn Les tendances de l'Avenir avec., Prestige et Tradition’ HJ • • "LJS, Traiteur [il j a peu de moment aussi merveilleux (pie votre Simla, if lanification, coordination et attention aux détails sont les injrédients indispe nsalles pour rendre ce moment parlait.O /° 'lm Préface de Mohammed Chafik « A MON SENS TOUT MAROCAIN MUSULMAN DEVRAIT SE FAIRE LE DEVOIR D’AL-LER À LA RENCONTRE DE SES COMPATRIOTES ISRAÉLITES DANS LE BUT PRÉCIS DE LES AIDER PSYCHOLOGIQUEMENT À DOMINER UN RESSENTIMENT SÉCULAIRE HABITANT ENCORE QUELQUE RECOIN DE LEUR ÂME, BIEN QUE DÉSORMAIS APPELÉ À S’ESTOMPER GRÂCE À L’ESPRIT NOUVEAU PRÉSIDANT AUX DESTINÉES DE LA NATION MAROCAINE QUI, ESPÉRONS-LE, A MIS DÉFINITIVEMENT LE CAP SUR LES RIVAGES DE LA MODERNITÉ ».Né à Fès (Maroc) en 1934, Simon Lévy est professeur au département d’Espagnol de la Faculté des lettres de Rabat depuis 1971.Il est aussi secrétaire général de la Fondation du Patrimoine Culturel judéo-marocain et dirige le Musée du Judaïsme marocain de Casablanca.Dès 1953, Simon Lévy milite pour l’indépendance nationale du Maroc.Il participera activement à la lutte pour la démocratie et le progrès social au sein du Parti du progrès et de socialisme dont il a été membre du Comité Central de 1957 à 2001, et du Bureau Politique durant trente ans.On doit aussi à l’auteur divers travaux portant sur l’histoire du Judaïsme marocain et sur la dialectologie marocaine ainsi que sa participation à de nombreux colloques au Maroc et à l’étranger.¦ HiLTim MEG»»OME DE MONTREAL fi00 FOR ALL AGES “ Pour vos voyages d’affaires et de plaisir.” 600, rue Jean-Talon Est ( Tour Bell Canada ) Montréal (Québec) H2R 3A8 Tél.: (514) 948-4828 Fax : (514) 948-4729 Activities ?Playmaze ?Basketball ?Nintendo center ?Tiny tots corner ?Face painting T Large party rooms ?Wall climbing ?Animation ?Junior bowling Sports arcade ?Laser tag sport LASER 1ÔME Tie span ttic advgiure Programs for : Daycares School groups Day camps Sponsorship for your sport team All nighters Corporate and team building parties Kosher food available TîSL Zh CARRÉ DECARIE SQUARE.6900 DECAR IE BLVD, t metro mamurï 344*3663 www.megadome.ca la voix sépharade I septembre 2002 I page 59 Naissances Nessim et Esther Bitton les heureux parents, Simone Bitton, Colette et Maurice Amar les grands-parents ont la joie d’annoncer la naissance de leur fille et petite fille : Kelly Alegria.Née le 13 mai 2002 à Montréal.Mazaltov aux familles Bitton et Amar Frédéric et Johanna Abenaim Ont ia joie d’annoncer la naissance de leur troisième enfant, une jolie petite fille : Tanya-Gaël.Née le 25 juillet 2002 à Montréal.Un grand Mazal Tov aux parents et aux familles Abenaim et Pariente.David Olivier Ohayon et Kathy Cohen ont la joie d'annoncer la naissance de : liana Yobanna né le 4 juillet 2002 à Montréal Mazaltov aux heureux parents et aux Familles Ohayon et Cohen Agence Internationale de rencontres Si vous êtes décidé(e) de faire ou de refaire votre vie avec l’âme sœur, n’hésitez pas à appeler Josette Berdah, au 484-7845.Service, sérieux et de qualité pour tous les âges.Confidentialité garantie.Chana tova à tous les lecteurs de La Voix Sépharade.Mariage Monsieur Joseph et Madame Messody Krispine ont le plaisir d’annoncer le mariage de leur fils : Avi avec Dalrt Haiman, célébré le 18 août 2002.Nous adressons aux jeunes époux ainsi qu’à leurs familles un grand Mazal Tov et nos meilleurs vœux de bonheur.M.et Mme Moïse et Gladys Amselem M.et Mme Charles et Bertine Abikhzer Ont le plaisir d’annoncer le mariage de leurs enfants David et Judith, célébré le 28 juillet 2002 à Montréal.La Voix Sépharade adresse aux jeunes époux ainsi qu’à leurs familles ses meilleurs voeux de bonheur ainsi qu’un grand Mazal Tov t*- M.et Mme Marc et Mercedes Abitbol, M.et Mme Gabriel et Hilda Amar, M.et Mme David et Ena Kado-ch, M.et Mme David et Suzanne Mazaltarim, ont le plaisir d’annoncer le mariage de leurs enfants et petits enfants : Emmanuel et Sharon, célébré le 23 juin 2002 à la Congrégation Chevra Kadisha.Mazal Tov aux jeunes mariés et à leurs familles.« En mai, fais ce qu’il te plaît ».alors ils ont choisi de dire oui pour la vie ! C’est avec une joie consommée que nous apprenons le mariage de Caroline, fille de Claude David Tapiéro (zT) et de Rachel, avec Maximilien David, fils de Joseph et Esther Ohayon, célébré le 5 mai 2002 en la synagogue Shar Hashamayin.Tous nos vœux aux jeunes époux et aux parents respectifs.L*.- M.et Mme Simon et Jacqueline Abergel, M.et Mme Dan et Lia Solomon, sont heureux d’annoncer le mariage de leurs enfants : Karine et Didier, qui a eu lieu le dimanche 28 juillet 2002, à la Spanish and Portuguese.Un grand Mazal tov et nos meilleurs vœux de bonheur.M.et Mme Moïse et Aïda Dayan, M.et Mme Simon Suissa, ont la joie de vous faire part du mariage de leurs enfants : Sandra et Prosper, qui a eu lieu le mercredi 24 juillet 2002 à la Spanish and Portuguese.Un grand Mazal tov et nos meilleurs vœux de bonheur.Diplômés Distinction ra ponts et viaducs ainsi que 13 échangeurs coûtera 1,2 milliards de dollars U.S.Il est important de souligner que Gabriel, dont le CV est impressionnant, a joué un rôle majeur dans la construction du Pont de la Confédération qui relie le continent à l’île du Prince Édouard.Nous sommes fiers d’adresser à Gabriel Soudry nos plus vives félicitations et nos meilleurs souhaits de réussite lors de cette nouvelle expérience Nominations Nous avons le plaisir d’annoncer la graduation de Mlle Sharon Abitbol, comme Pharmacienne de l’Université de Toronto, le 14 juin 2002.Nous adressons nos félicitations ainsi que nos meilleurs vœux de réussite à la lauréate.La Communauté Sépharade du Québec est heureuse d’annoncer la nomination de Monsieur Benjamin Bitton au poste de coordonnateur du Département Jeunesse dont le mandat est d’offrir pendant un an un programme de haut niveau destiné à des jeunes professionnels et à des finissants universitaires (entre 23 et 35 ans).Il s’agit de leur offrir une formation de qualité visant à en faire des futurs leaders de la communauté juive montréalaise et de les sensibiliser aux réalités socio-économiques et politiques à l’échelle locale et internationale.Benjamin Bitton vient de graduer en finance de la Sy Syms School of Business de Yeshiva University de New York, et est titulaire également d’un Major en commerce de l’Université Concordia.Sur le plan communautaire Benjamin a été président du Séphardic Club de Yeshiva University and Stern College.Nous lui souhaitons la bienvenue ainsi que nos meilleurs vœux de succès dans ses nouvelles fonctions.Nous tenons à souligner que ce poste a été créé grâce à une subvention du Fonds Jeunesse Québec.Le directeur d’un important projet en Israël est un membre de notre communauté.Monsieur Gabriel Soudry, vice-président des Grands Projets, de R.S.W international, une firme d’ingénieurs-conseils, a été appelé à diriger un imposant projet d’une durée de deux ans, en Israël.Le projet qui doit être en partenariat de trois compagnies, Accon, (une entreprise canadienne de Toronto), C.H.I.C., (une entreprise partenaire d’un groupe israélien d’autoroutes privées) et Solel Boneh ( Compagnie israélienne à l’échelle internationale et récemment privatisée spécialisée dans les grands projet de construction ) consiste dans la construction d’une autoroute à péage électronique, la deuxième au monde en son genre, longue de 86 km et qui reliera le Nord au Sud d’Israël.Cet ouvrage d’art qui comporte- Décès Un grand homme nous a quitté subitement ce samedi 3 août 2002 à Marrakech.David Dayan (z.l.), ancien directeur de l’Alliance israélite de Marrakech, directeur du Département éducatif de la jeunesse juive (D.E.J.J.).Il aura servi la communauté jusqu’à son dernier souffle.Il laisse dans le deuil ses enfants Jeannot, Jaïs, Suzie, ses sœurs Fiby, Simy, son frère Joseph, ses petits-enfants Yossi, Noémie, Nina et David, ses neveux et nièces de Marrakech, Casablanca, Paris et Montréal, ainsi que toute la communauté de Marrakech et Casablanca.À tous ceux qui l’ont connu et aimé, Tonton David restera à jamais dans nos cœurs.la voix sépharade septembre 2002 i page 60 Ses parents, Isaac et Messody Alloul, son mari Gabriel Lahiany, ses enfants Itsik, Sarah, Yaniv et Ethan, son frère Joseph Alloul et sa belle soeir Nicole, sa sœur Eliane Bittoun et beau-frère Gaby et leurs enfants Arielle et Lior, les familles Mellul, Zafrani de Casablanca, Lahiany, Dahan de Paris, ont l’immense douleur de vous annoncer le décès de Nicole Alloul Lahiany, Survenu le 12 juillet à Montréal.Les familles Alloul et Lahiany remercient tous ceux et celles qui les ont soutenus lors de cette cruewlle et douloureuse épreuve.La voix sépharade adresse ses sincères condoléances aux familles.LA' C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Baruk Chétrit, survenu le 23 juillet 2002.Il laisse dans le deuil son épouse Myriam, ses enfants Moshé, Maggie, Eric et Jérémie.La communauté sépharade du Québec présente à la famille Chétrit et à notre bon ami Gaby, son frère, nos sincères condoléances et sympathies dans ces moments difficiles.Le 15 mai 2002, Madame Rachel Elbaz (née Elalouf), veuve de M.Samuel Elbaz, de Fez et de Casablanca nous a quitté.Madame Elbaz «Rachel», comme la connaissaient bien ses nombreux amis, s’était impliquée dès l’arrivée de la famille au Canada en 1967, dans l’action communautaire, particulièrement dans le Club Fraternité de l’Âge d’Or, Club dont elle a été volontaire et pendant bien des années la présidente avant même d’avoir atteint l’âge de la retraite.Sa passion pour l’action sociale et sa compassion pour tous et chacun des membres qui la côtoyaient en avait fait une «leader» dans le domaine de l’Âge d’Or.Ouverte au rayonnement de ces activités, elle a participé à l’ouverture du Club de l’Âge d’Or du Centre communautaire juif et du Club du Rabbinat.Elle laisse derrière elle, des frères et sœurs en France, en Israël et au Maroc et ses quatre enfants Marcel, Armand, Claude et Merry.LA C’est avec une immense douleur que nous annonçons le décès de Henri Suissa survenu le 3 mai 2002.Il laisse dans le deuil son épouse Rachel, ses enfants Sydney, Albert, Joël, son frère Maurice ainsi que ses petits enfants Aaron, Benjamin, Jonah, Noah, Rebekah et Hannah.Nous n’oublierons jamais sa bonté, sa tendresse et son sens de l’humour.La famille Suissa exprime ses remerciements émus à toute la famille et les amis qui l’ont soutenu lors de cette douloureuse épreuve.Que son âme repose en paix.Amen.' ï f \ % Anniversaire de décès Sam Dahan (z.l.) Bientôt un an déjà que tu nous as quitté, une année est si vite passée et pourtant les journées sont si longues et interminables sans toi.Tu es malgré ton absence toujours présent, et nous avons la profonde conviction que tu veilles sur nous de là haut et que tu viendras à notre rencontre pour nous accueillir quand ce sera notre tour.Ta femme et tes enfants Alice Dahan née Hamou de Fez.Remerciements «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé» Alphonse de Lamartine Sarah, Daniel, Frédérique et Stéphane, très touchés par les nombreuses marques de sympathie que vous leur avez témoignées lors du décès de leur très chère mère, belle-mère et grand-mère, Clémence Lévy, vous prient d’accepter leurs très sincères remerciements.Votre affection a été très appréciée.Nous garderons toujours le souvenir d’une femme d’une grande générosité, d’un courage exemplaire et d’un dévouement exceptionnel envers sa famille et sa communauté.Pour elle, l’important c’était d’aimer.LA- Mme Esther Merizen, Mme Denise Elkrief, M.David Bensimon de Toronto, Mme Simone Bitton, Mme Jacqueline Lévy de France, Mme Juliette Bensimon, ses enfants, ses petits-enfants et ses arrières-petits-enfants remercient toute la communauté sépaharade, les amis et connaissances, de la sympathie exprimée lors du décès de notre chère mère, grand-mère et arrière-grand-mère Solica Bensimon née Pilo.Qu’elle repose en paix et que D.lui rende tout le bien et les mitzvot qu’elle a fait tout au long de sa vie.Amen.¦ / • Témoignages À mon amie Rosine, C’est avec une grande tristesse que nous faisons part à toute la Communauté sépharade de Montréal, du décès de Rosine Eibaz-Maika.On ne t’oubliera jamais.Ton départ prématuré le 11 avril dernier nous a laissé un grand vide difficile à combler.Tu nous as quitté après une longue maladie et de nombreuses souffrances.Que ton âme repose en paix! Tu as bien rempli ta mission sur terre.Tu as fondé une très belle-famille de 3 enfants, Mélissa, Michael et Jason avec le partenaire de ta vie, Albert.C’est un homme au-dessus du commun qui, sans aucun doute, prendra la relève et assurera le double rôle de père et mère pour vos enfants desquels tu peux être fière.En voyant beaucoup de toi en chacun d’eux, on réalise que ta mission a été accomplie.Tu viens aussi d’une très belle-famille, des parents dévoués dont tu étais l’aînée des enfants.Tu as su établir l’exemple à suivre et grâce à D., chacun et chacune d’entre vous à trouvé sa voie, digne, selon les traditions qui nous ont été inculquées par D.Tu as aussi marqué de nombreuses personnes; j’en fais partie et je me considère comme étant ton âme-sœur, vu qu’on a passé de nombreuses années ensemble, sur les bancs de la Faculté de Pharmacie de Montréal comme en Floride où on s’est retrouvé, miraculeusement, l’une à côté de l’autre.On ne t’oubliera jamais, Rosine! Ton intelligence vive et pratique, ton dévouement pour les autres, ton implication comme bénévole au sein de ta communauté 'H % adoptive, ta personnalité si vivante et positive, même au seuil de ton départ de ce monde, sont une source d’inspiration pour tout le monde.Au cours d’une discussion très profonde il y a quelques temps, tu nous as encore une fois, marqué par ton degré de sérénité et spiritualité indiquant par-là, que tu étais prête à accepter la volonté ultime de D.Bien que nos cœurs soient meurtris, nous sommes convaincus que tu es bonne compagnie céleste et que tu veilles attentivement sur ton mari, tes enfants, tes parents, tes frères et sœurs, tes nombreux amis et le peuple d’Israël.Que ta mémoire soit bénie.Régine Bensimon LA À mon amie Yolande, Je t’ai connue il y a vint-deux ans, tu étais belle, gaie et drôle.Pendant toutes ces années, j’ai partagé tes joies, tes peines, et rapidement, je suis devenue la tatie Monique de ton fils Nathan.Ensemble, nous avons passé des moments inoubliables, à Ogunquit, à Paris, en Israël et bien-sûr à Montréal.Mais de toi, aujourd’hui, je n’ai plus que le souvenir, un sentiment de vide, d’impuissance et culpabilité de n’avoir même pas pu te dire adieu.Ces jours-ci, il fait beau, mais il pleut dans mon cœur.Est-ce réel ?Est-ce un cauchemar ?Pourquoi ?Comment ?Questions qui resteront sans réponse, à part que, oui, c’est vrai ! Les centaines de personnes qui sont venues te dire « adieu » en témoignent.Et non, malheureusement, ce n’est pas un cauchemar.Ta disparition nous laisse dans un grand désarroi, une immense peine et l’obligation d’accepter l’inacceptable.Incapable de te remplacer auprès de Nathan dont tu fus la gardienne de tous les instants, je resterai sa tatie Monique, en espérant pouvoir encore mériter ce titre.Les souffrances et les moments difficiles que tu as traversés sont aujourd’hui disparus, car tu reposes en paix; nous voulons les oublier et ne garder de toi que le souvenir de cette femme enjouée, affectueuse qui ne voulait qu’aimer et être aimée.Adieu Yolande, Monique 26 avril 2002 Appel Urgent Lors de la vague d’attentats antisémites qui ont eu lieu en France depuis quelques mois, une synagogue de Marseille a été totalement détruite lors d’un incendie d’origine criminelle.Il s’avère que les assurances refusent de couvrir les frais occasionnés par ce sinistre et que faute de fonds la synagogue ne peut être reconstruite.Trois cent familles juives sont ainsi privées de lieu de culte et également de mikvé, ce qui oblige les dames à faire de longs déplacements.La congrégation Beth Rambam, a pris l’initiative de lancer une grande levée de fonds afin d’aider nos frères et sœurs de Marseille à reconstruire leur synagogue.À cet effet un Sefer torah sera écrit et pour lequel nous demandons la somme de 1$ par lettre.Nous faisons appel à votre sens élevé de la Mitzva et vous prions d’adresser vos dons au Centre d’Études Beth Yossef, Tél.: 514-342-5220.Pour plus de renseignements vous pouvez téléphoner à Yaacov Bendahan au 514-830-0005.la voix sépharade I septembre 2002 I page 6l Au service de la communauté depuis 1974 avec élégance et simplicité.PRIX COMPÉTITIFS.620 Brunet, Ville St-Laurent, Québec H4M 1X8 Tél.: (514) 747-3308 Service de bar pour toutes occasions Vin et Liqueurs de votre choix ^ Sewice par excellence DISTINCTION MICHEL SABBAH MARIAGES BAR MITZVAHS HENNÉ DINERS DE CORPORATIONS URGENCE ?Appeler M.David Benizri Nous informons la population que la Communauté Sépharade du Québec possède un cimetière communautaire à Beacons-field avec des lots à prix très abordables.Pour toute information Appelez Élie au 733-4998 Cell.: 824-7573 Domicile : 488-8113 après vh : 731-3334 de Rabbi Shimon bar Yohay Confrérerie du dernier devoir HEVRA KADISHA FEDERATION SEpHARADE DU CANADA Adressent leurs meilleurs vœux de paix et bonheur inpirun nno d l’ensemble de la communauté juive canadienne ainsi qu’au gouvernement et au peuple de l’état d’israël.À l’occasion des feTes de Tichri eT de xoch Ha’chana 5763 Le président, m.judah castiel.Les vice-présidents : Mme Maryse ohayon, mm.Moïse Àmselem, Maurice Benzacar (Toronto), Michel chokron, james Dahan, Maurice sadeh, Le conseil d’administration La famille Paperman souhaite, à toute la Communauté sépharade de Montréal, rovo ro>ro rovo rov*?Paperman & Üiïtls 3888 rue Jean Talon ouest (514) 733-7101 ses meilleurs voeux à l'occasion de Roch Hachana.Ketiva Vehatima Chana Tornh! www.paperman.com L ’expérience à votre service Design Qad S.: (514) 996-8796 lUl U '
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