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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Mars
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
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La voix séfarad /, 2002-03, Collections de BAnQ.

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2.C06 edï' N° 2/Mars 2002/Nissan 5762 !U Quebec Communauté sé.* ii*v té : >?Mp POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid Poste-publications Publications Mail 1472224 r~*mm I juuii.jLiimmuii _______ wmMUnmmmm sf r / L LA - ..', |p »tïi Wi I 2 i mars 2002 moderne et cette transition ne se fit pas sans heurts.Les foyers de guerre a la périphérie de l'Islam Cette analyse ne serait pas complète si l'on ne tenait pas compte des différents foyers de guerre à la périphérie de l'Islam de par le monde de nos jours, mettant en cause Musulmans et non- Musulmans.Les luttes d'influence dans le monde musulman sont la source d'interventions de régimes puissants : la Turquie laïcisée, l'Arabie Saoudite qui finance l'érection de milliers de mosquées de par le monde, le Pakistan qui veut avoir son mot à dire en Afghanistan et ailleurs, l’Iran qui veut exporter sa révolution islamique et l'Indonésie qui constitue le plus important des pays musulmans.Dans plus d'un cas, des conflits sont alimentés par trois facteurs majeurs : l'argent d'Arabie Saoudite, les armes et les conseillers de l'Iran de même que les anciens combattants de l'Afghanistan.Les alliés des Occidentaux Les relations entre l'Occident et l'Islam ne sont pas systématiquement antagonistes.Il existe de nombreux pays modérés qui entretiennent d'excellents contacts avec l'Occident.Mais il reste que des problèmes de surpopulation, d'absence de démocratie et le manque d'infrastructures pour donner espoir aux générations, font qu'il se trouve beaucoup de frustrés qui ne voient aucun espoir d'avenir et qui versent dans l'extrémisme.Il arrive même que des pays arabes se rallient à l'Occident.Ainsi, la guerre du Golfe rassembla une coalition qui incluait des pays arabes : il faut préciser cependant que, en échange à leur ralliement à la coalition anti-irakienne, la dette extérieure de l'Egypte fut effacée et la Syrie se vit en mesure de continuer à contrôler le Liban.Quand Saddam Hussein fut acculé au pied du mur, il chercha à faire diversion en ten- tant de rallier d'autres à sa cause.Il lança des missiles contre Tel Aviv et de plus, alla jusqu'à identifier son régime jusque là fort séculier à la cause de l'Islam.Mais il ne fut pas suivi.Après l'attentat contre le World Trade Center, une nouvelle coalition se forma.Le Pakistan jusque là protecteur des Talibans se rallia à l'Occident et les sanctions économiques qui avaient été imposées par les Etats Unis, en raison du développement d'armes atomiques par ce pays, furent levées.En outre, force est de constater que lorsque les dirigeants des pays arabes ont condamné les agissements de Bin Laden qui ne s'est pas gêné pour déclarer ouvertement la guerre sainte contre les chrétiens, ils l'ont fait du bout des lèvres seulement.Les minorités juives et chrétiennes Il faut mentionner que les problèmes existant à la périphérie de l'Islam ne signifient pas qu'il n'en est point au sein même des pays pratiquant l'Islam.Ainsi, dans beaucoup de pays arabes, bien des minorités religieuses ont disparu : les Juifs qui durant plusieurs siècles durent vivre dans un état d'insécurité quasi-permanent et qui devaient se soumettre au statut humiliant de dhimmis quittèrent les pays arabes lorsque les puissances coloniales qui avaient aboli dans les faits ce statut réservé aux non-musulmans se retirèrent de ces mêmes pays.Suite à la guerre civile au Liban, des centaines de milliers de Chrétiens libanais se sont exilés.Par ailleurs, des incidents sporadiques viennent montrer que le sort des Chrétiens coptes en Egypte n'est pas des plus enviables.Qui a dit que les guerres de religion étaient terminées ?Il aura peut-être fallu que les fanatiques islamistes exportent leur action contre l'Amérique pour que l'on réalise qu'il existe un problème dont l'ampleur est inquiétante.Il va sans dire que les saut de l'Europe sud-orientale : En 1453, Constantinople tomba aux mains des Ottomans et Vienne fut assiégée par eux en 1529.Toutefois, après un dernier assaut ottoman contre Vienne en 1683, l'Empire ottoman commença par céder du terrain.Les Russes avancèrent alors et finirent par atteindre la Mer Noire et le Caucase.La Renaissance allait lancer l'Europe sur la voie du progrès culturel et technologique.La majorité des pays arabes passèrent sous contrôle ottoman et, pour la plupart, sombrèrent dans une longue léthargie.Le contact avec l'Occident fut souvent marqué par d'âpres négociations de rançons de captifs chrétiens avec les pirates de la Méditerranée.Au XIXe siècle, avec l'avènement des forces coloniales françaises, britanniques et italiennes, les pays arabes se virent confrontés à la supériorité technologique de l'Occident.Le ressentiment contre l'occupation coloniale, l'envie de rattraper l'Occident et la confrontation à la réalité du modèle occidental de séparation de l'Église et de l'État, et à celle des valeurs laïques par rapport aux valeurs religieuses allaient engendrer tout un bouleversement dans ces pays dans lesquels la foi se veut absolutiste.La décolonisation fut l'occasion de se confronter à la vie ta voix sépharade israël Faits Islamistes militants ont, chacun dans leur pays, des raisons différentes de se lancer dans le terrorisme.Il semblerait plutôt que les mécontents de tout bord se sentent libres de reprendre à leur compte avec grande facilité la lecture des textes islamiques selon une vision totalitaire afin de justifier leur action.La Chrétienté a eu son mouvement de réforme protestant qui a relativisé certains des dogmes de l'église.Le judaïsme a eu également un mouvement de réforme qui a rejeté les rites traditionnels et se limite au message humanitaire de la Bible.Ces mouvements ont appris à coexister ensemble et non sans peine.Dans l'Islam, un seul mouvement de réforme a pris place en Turquie, mais il n'a pas fait tâche d'huile.Bien qu'il existe des courants dans l'Islam, tout comme la division entre sunnites et chiites, il n'y a pas dans les temps présents de pensée critique qui ne soit automatiquement traitée d'hérésie.Dans de nombreux pays islamiques, il existe une répression féroce des polices et services secrets contre les militants islamiques extrémistes.Mais il n'en demeure pas moins que le silence des élites intellectuelles, politiques, et économiques quant à la dérive actuelle de l'Islam a de quoi inquiéter.Dans de nombreuses dictatures et démocraties contrôlées des pays islamiques, la majorité modérée du monde islamique ne s'exprime pas ouvertement ou a peine à s'opposer au discours des extrémistes qui prétendent s'exprimer au nom de la foi absolue.Le militantisme islamique est loin d'être éteint et il semble qu'il soit encore difficile pour beaucoup de populations musulmanes de séparer politique et religion.La différence entre musulmans de Dar el Islam et les non-musulmans de Dar el harb est parfois sous-jacente et parfois cause de sérieux conflits dont il est crucial d'en connaître les tenants et les aboutissants.Dans bien des cas, il semble que la cohabitation des religions soit à réinventer.¦ En Asie : La guerre des Moujahiddine afghans contre l'occupation russe de l'Afghanistan se solda par une victoire sans précédent contre une superpuissance.Cette victoire fut obtenue grâce à la ferveur des Islamistes, tes fonds saoudiens et la technologie américaine.Les États Unis étaient alors fort heureux de bloquer l'Union soviétique qui était le rival à contrer à tout prix pendant la guerre froide.L'Afghanistan fut par la suite abandonné à son sort.Livrés à eux-mêmes, les combattants afghans endurcis allaient se retrouver dans différents points chauds de la planète.Dans les anciennes républiques communistes soviétiques d'Asie Centrale, la compétition d'influence est féroce entre ta Turquie dont l'affinité avec les populations est grande, l'Arabie Saoudite et l'Iran dont le régime soutient l'Islamisme chiite différent de l'Islamisme saoudien wahhabite.Les islamistes du Tadjikistan se sont livrés a une guerre sanguinaire contre les partisans de Moscou.Au Proche-Orient, le conflit israélo-arabe a donné lieu à quatre guerres majeures.La guerre civile au Liban a opposé Musulmans et Chrétiens.Durant les cinq dernières décennies, l'Inde et le Cachemire se sont livrés à trois guerres.Au Bengladesh, les Bouddhistes se plaignent de discrimination de la part de la majorité musulmane.Il y eut de nombreuses émeutes de Musulmans contre les Chinois dans la Malaisie et l'Indonésie à majorité musulmane, ce qui n'a pas été le cas en Thaïlande (pays à majorité bouddhiste) et aux Philippines (pays à majorité catholique) où les Chinois sont nombreux.Des groupes musulmans du sud de la Thaïlande sont en révolte contre le gouvernement bouddhiste.Aux Philippines, ce sont les Moros musulmans qui luttent contre tes Philippins catholiques dans ce pays.En Indonésie même, les Timoriens catholiques luttent contre le gouvernement musulman.En Europe : La Bosnie mit les musulmans contre les catholiques croates et les Serbes orthodoxes.Les Croates étaient soutenus par l'Allemagne et les Serbes par la Russie.La couverture aérienne américaine permit de mettre fin aux atrocités qui s'y déroulaient et ce fut également l'occasion de faire appel aux ressources financières des Saoudiens, aux conseillers iraniens et à d'autres groupuscules tels les Hezbollah.Les Musulmans de la Tchétchénie se révoltèrent contre ta Russie en 1995 et furent écrasés dans un grand bain de sang.Dans le Caucase, Arméniens chrétiens et Azéris musulmans se sont livrés à des guerres jusqu'à épuisement.En Afrique : En Éthiopie, les Oromos musulmans sont en guerre contre les Amharis chrétiens et l'Éthiopie à majorité chrétienne est engagée dans une longue guerre contre l’Érythrée à majorité musulmane.Le gouvernement soudanais se livre à une guerre de génocide dans le sud du Soudan chrétien et animiste.Au Nigeria, les tribus Fulani-Haussas musulmanes qui sont majoritaires dans le pays, sont en conflit avec tes tribus chrétiennes du Sud.Par ailleurs, la tension est grande entre l'île de Zanzibar à majorité musulmane et la population de Tanzanie du continent.Ce tableau serait incomplet si l’on ne précisait pas l’énorme ampleur des pertes en vies humaines dans ces guerres de religion depuis tes deux dernières décennies : 50 000 à 200 000 en Bosnie, 50 000 en Croatie, 30 à 50 000 en Tchétchénie, 100 000 au Tadjikistan, 20 000 au Cachemire, 200 000 au Timor oriental, 100 000 au Liban et 1 à 2 millions au Soudan.Parmi les nombreux conflits inter musulmans des dernières décennies, la guerre irako-ira-nienne a fait près d'un million de morts.L’invasion du Koweït par l'Irak se solda par 50 000 morts.Les troupes jordaniennes tuèrent près de 20 000 Palestiniens quand l'OLP voulut y faire ta loi.La répression du gouvernement syrien contre ses propres citoyens extrémistes à Hama a fait 25 000 morts.En Algérie, la guerre civile a fait plus de 150 000 morts et l'opposition du front islamique a recruté un nombre important d'anciens combattants de l'Afghanistan.Cette liste est loin d'être exhaustive.la voix sépharade page 20 Design Qad S.: (514) 996-8796 >*JI 4 _i/V ux sa!les de récent ton spacieuses et luxueuses pour i>ous combler de bonheur.SYNAGOGUE SPANISH & PORTUGUESE 4894 St.Kevin, Montréal Tél: (514) 737-3695 E-mail: office@spanishportuguese-mtl.org www.spanishportuguese-mtl.org MÈm ¦ ¦¦ ¦ Israel Petit commentaire critique d’un procédé rhétorique Dos à dos Annette Paquot, Professeur titulaire, Université Laval «c e qui est injuste [.], c'est de renvoyer dos a dos les auteurs des catastrophes nationales et ceux qui s'efforcent de les réparer [.]» — François Mauriac Dans un débat opposant deux parties, il arrive fréquemment qu'une tierce partie (dont nous verrons plus loin qu'elle n'est pas toujours vraiment tierce!) renvoie les protagonistes dos à dos, c'est-à-dire en ne donnant raison ni à l'un ni à l'autre.Dans les lignes qui suivent, je voudrais «mettre à plat» ce procédé bien connu et montrer comment - même dans la presse occidentale-il est utilisé dans les discussions actuelles à propos de deux conflits importants, celui du Proche-Orient et celui qui oppose les Etats-Unis au terrorisme islamiste.Ce faisant, je donnerai à voir -je l'espère- que, dans ces débats, cette façon de faire n'est pas innocente et qu’elle n’est donc pas crédible.Parmi les multiples commentaires portant sur les attentats du 11 septembre et la riposte des Etats-Unis, les exemples de renvoi dos à dos des Etats-Unis, d’une part, et des groupes terroristes, d’autre part, sont fort nombreux.En voici quelques uns: «Six mille enfants meurent chaque mois en Irak [.] C’est l’équivalent d’un World Trade Center d’enfants chaque mois.» Raymond Legault (groupe ‘Objection de conscience’) cité par Le Devoir, 24 septembre 2001 Oussama ben Laden est le «sombre sosie du président américain» [.] ils sont «des frères jumeaux interchangeables.» Arundhati Roy, Le Monde, 14-15 octobre 2001 «Le terrorisme est l’envers de la médaille de la politique américaine.» P.Lévesque, La Presse, 24 décembre 2001 Souvent, ce procédé prend la forme du «ni.ni.», comme dans les exemples suivants: «Ni talibans ni bombardements.» Ligue Communiste Révolutionnaire, Antenne 2, 21 octobre 2001 «Ni croisade impériale ni terreur talibane!» 113 intellectuels français, cités par Le Monde, 21-22 octobre 2001 On trouve aussi ce genre de rhétorique à propos du conflit qui oppose les terroristes palestiniens à l’Etat d’Israël ou à des parties de sa population.Je ne citerai que deux exemples: «Violence et répression, terrorisme et représailles, un cycle sanglant déchaîné par le démon de la force que les meilleures intentions ne savent pas briser.» Editorial de l’Osservatore romano, cité par Le Monde, 26 décembre 2001 «Ni les militants du Jihad ou du Hamas, ni les colons juifs et leurs alliés traditionalistes ne veulent de telles négociations.» Jean-Robert Sansfaçon, Le Devoir, 11-12 août 2001 Ce type d'argumentation présente de grands attraits pour celui qui l'utilise: il lui permet de donner de lui-même une image de neutralité et d'impartialité sereine, de se situer au-dessus de la mêlée ou, s’il descend dans l'arène, de se poser en représentant du juste milieu, loin des extrémistes et des excités.Cette position a toutes les apparences de celle du sage.Elle est particulièrenent confortable et agréable à occuper et, en plus, procure de nombreux avantages, en particulier celui de s'instituer en arbitre potentiel.On n'est pas loin du trône de Salomon lui-même! Notons en passant que, pour les journalistes partisans, elle est encore plus intéressante parce qu'elle asseoit leur crédibilité en leur donnant toutes les apparences de l'objectivité.En effet, malheureusement, on confond souvent objectivité et neutralité, confusion qui mériterait d’ailleurs, elle aussi, une analyse critique.Cette argumentation est aussi très efficace.Pour l'auditeur distrait, pour le lecteur pressé ou inattentif, elle conduit insidieusement, mais immanquablement, à la conclusion que les deux parties se valent: elles sont extrémistes ou violentes toutes les deux, tandis que, bien sûr, les auteurs cités dénoncent ces défauts et sont donc, eux, du côté la vertu et de la paix, ce qui légitime davantage encore leur position.Dans les récits véridiques des événements du 11 septembre et dans ceux de tout attentat terroriste, devraient apparaître des agressés et des agresseurs, des victimes et des coupables, des bons et des méchants.L’honneteté devrait commander de les nommer.Or, ici, par la magie du discours, il n'y a plus que des méchants! Cette rhétorique conduit à penser que les Etats-Unis et Israël ne valent pas mieux que les terroristes qui les attaquent et donc que les agressions dont ils sont l’objet sont justifiées.Mais qu’en est-il vraiment?La démarche qui conduit à cette conclusion est-elle réellement aussi impartiale et équitable qu’elle le semble à première vue?Comment apprécier la validité du procédé?Tout simplement en allant au delà de la symétrie de la forme et en considérant le contenu, c'est-à-dire en se demandant si l'équivalence suggérée est réelle.C'est cette vérification qui permettra de conclure au caractère fallacieux ou justifié du renvoi dos à dos.Comme on ne peut mettre en doute ce qu’ont fait les terroristes puisque tout le monde a vu les avions foncer dans les tours de New-York ainsi que les blessés et les morts en Israël, interrogeons-nous uniquement sur l'autre partie des équations de nos auteurs.Demandons-nous donc si les Etats-Unis et Israël ont un comportement aussi condamnable que les auteurs des attaques terroristes.Une réponse complète dépasserait évidemment le cadre de ce petit article; je me limiterai à la question du recours aux armes et m’attacherai à deux points, qui me paraissent importants, la responsabilité «du cycle de la violence», d’une part, et l’intention de tuer des innocents, d’autre part.La responsabilité du «cycle de la violence».La question est simple: «Qui est responsable?» Dans le cas d'Israël, il suffit, pour y répondre, de poser, comme le suggérait B.Rubin dans le Jerusalem Post du 19 juillet 2001, les deux questions suivantes: le «cycle de la violence» serait-il rompu si les terroristes palestiniens cessaient leurs attaques?Réponse: OUI.Le «cycle de la violence» serait-il rompu si Israël cessait ces opérations militaires?Réponse: NON.Ces réponses montrent bien que les opéra- tions militaires d’Israël ne constituent que des ripostes aux actions terroristes.Celles des Etats-Unis le sont clairement aussi.Reprenons ce questionnement en ce qui concerne les victimes innocentes.Les terroristes ciblent-ils des civils?Réponse: OUI.Les Etats-Unis et Israël visent-ils des civils?Réponse: NON.La mort de victimes innocentes est le résultat, malheureusement inévitable, de toute action militaire, aussi soigneusement ciblée soit-elle.Les responsables de salles de rédaction ne sont ni inattentifs ni pressés et ils ne s'y trompent pas: ils ont parfaitement compris que, sous leurs dehors neutres, les textes qui instituent des équivalences semblables à celles que je commente ici sont des prises de position contre les Etat-Unis ou contre Israël.Il est fort piquant d'en faire la démonstration, car c'est l'occasion de constater qu'ils pratiquent souvent eux-aussi la technique du renvoi dos à dos.En effet, par exemple, après l’article de Mme Arundhati Roy cité ci-dessus, Le Monde a publié, côte à côte, une lettre l’approuvant et une lettre la critiquant.Une lettre pour, une lettre contre.et le tour est joué! Semblablement, j’invite le lecteur à chercher dans la presse de langue française des articles Pro-Israël qui ne soient pas accompagnés ou suivis de près par des textes favorables à ses ennemis.La technique du renvoi dos à dos semble à l’image du jugement de Salomon et ses utilisateurs comptent sur l’apparente sagesse dont elle fait preuve.Que l’on ne s’y laisse pas prendre! Le jugement de Salomon n’avait qu’un objectif: démasquer l’imposture et établir la vérité.C’est cela, la sagesse.Mauriac nous rappelle à l’ordre: renvoyer dos à dos les auteurs des catastrophes et ceux qui s’efforcent de les réparer, c’est faire insulte à la vérité.Lui faire insulte doublement: en la dissimulant, d’abord, et en empruntant le masque de celui qui veut la faire surgir, ensuite.¦ Québec, 4 janvier 2002 la voix sépharade israël « C’est la faute à Israël.» Jean-Charles Chebat A /»près le 11 Septembre, de nombreux experts ou prétendus tels, ont cherché avec une bonne foi équivoque les causes profondes des attentats.Beaucoup y ont vu la culpabilité conjointe de l’Occident, des États-Unis et d’Israël; dans ces cas, on ne donne pas dans le détail.Le processus de culpabilisation d’Israël est un vieux subterfuge.Un exemple fameux : en 1905, la Russie perd la guerre contre le Japon avec la défaite navale de Vladivostok.Les russes, épous-touflés d’avoir été battus par une armée qu’ils méprisaient, ne peuvent s’attribuer à eux-mêmes la responsabilité de cette catastrophe.Il leur faut un «deus ex machina»; la police secrète du tsar crée de toutes pièces un faux, « les protocoles des Sages de Sion », qui relate un complot mondial des Juifs désirant ardemment s’emparer du pouvoir sur la planète entière.Ce faux a un succès énorme.Henry Ford lui-même y croit et met à la porte ses ingénieurs juifs.Bien peu de gens aujourd’hui croient dans ce faux, si ce n’est les gouvernements arabes les plus rétrogrades, ceux de Syrie et d’Arabie Saoudite qui le diffusent abondamment.La thèse du complot juif a refait surface tats du 11 Septembre ne peuvent être, disent les médias arabes du Moyen-Orient, que l’œuvre du Mossad.Ils ont été, disent-ils, trop bien organisés pour être le produit de terroristes amateurs.La thèse a d’abord fait sourire.Ainsi, Foglia, dans La Presse, disait que la première fois qu’il l’avait entendue, de la bouche d’un journaliste iranien, il avait jugé inutile de la rapporter dans sa chronique tant elle lui semblait stupide.Quand il l’a vue reprise par 200 journalistes égyptiens dans un congrès professionnel, il en eut le vertige.L’imbécillité de cette accusation donne le vertige en effet tant elle est massive.Elle vaut bien certaines accusations portées contre les Etats-Unis : les attentats du 11 septembre découleraient, au moins en partie, de ce que les Etats-Unis sont de grands la voix sépharade mars 2002 de nouveau dans les pays arabes : les atten- page 24 la voix sépharade page 2^ pollueurs.On imagine bien Ben Laden en défenseur des thèses écolos! L’explication du genre « qui sème le vent récolte la tempête » est, en soi tautologique.Il suffirait d’être terroriste pour que ces actes soient d’eux-mêmes justifiés.Les bombes des terroristes corses, irlandais ou palestiniens seraient intrinsèquement justifiées par le fait même qu’on les pose.De plus, l’intensité de l’horreur-même de ces attentats serait justifiée intrinsèquement par l’intensité de l’horreur (présumée) des violences faites à ceux dont on prétend défendre la cause.Enfin, il s’agit de mettre le blâme non sur les terroristes mais sur ceux qui sont terrorisés.Il y a là quelque chose d’insoutenable logiquement et moralement.Quant à Israël, il serait la cause du terrorisme par son traitement des Palestiniens.Or, pour ceux qui ont écouté Ben laden dans sa fameuse entrevue de 1998 : que disait-il alors?Ses revendications portaient sur .le Cachemire d’abord (où vit une forte population musulmane), le Kosovo et la Bosnie (même chose), la Somalie et surtout le fait que sur la terre d’Arabie séjournent des soldats américains non-musulmans.Pas un mot sur la Palestine.Certes, il a depuis remis les horloges à l’heure et compris que pour être une sorte de Che Guevara du monde arabe, il fallait ajouter cette cause à sa panoplie.Mais, convenons-en, ce n’est pas spontané! Quoi qu’ait dit Ben Laden, la relation entre Israël et le terrorisme islamiste ne tient pas.On attend des experts qui avancent cette thèse plus de sérieux que d’une conversation de café.On s’attend à ce que leur thèse explique la réalité; on s’attend à ce que la variable causale, le comportement d’Israël, explique la variable effet, le terrorisme islamiste dans une proportion significative.Si ce n’est pas le cas, la thèse ne vaut rien et on passe à autre chose! Si cette thèse avait un sens, il faudrait qu’elle expliquât le terrorisme islamiste là où il est le plus virulent d’abord, c’est-à-dire en Algérie.Qui dira pourquoi les actes d’Israël expliquent les massacres à Tizi-Ouzou, Ouargla, Blida ou ailleurs en Algérie, où sont assassinés des milliers de Musulmans (quelques fois même dans leurs mosquées) par d’autres Musulmans.Qui de même expliquera comment Israël a un lien avec le terrorisme islamiste au Cachemire, où des terroristes musulmans essaient d’arracher cette province à l’Etat hindou.Même question pour la Tchéchénie : si des islamistes posent des bombes dans le métro de Moscou, quel est le lien avec Israël?Même question pour le terrorisme des Islamistes aux Philippines, en Tanzanie, en Chine, etc.S’il faut une explication, on doit la trouver ailleurs.Salman Rushdie avait une opinion très claire sur le terrorisme islamiste (NewYork Times Nov.8, 2001) « Les leaders (musulmans) ne cessent de répéter que le terrorisme n’a rien à voir avec l’Islam.C’est faux.Si c’était le cas, pourquoi ces manifestations de soutien à Ben Laden dans tout le monde musulman ».Et, faut-il l’ajouter, aucune manifestation contre.Le levier psychologique de Ben Laden est la corruption qui ronge les Etats arabes.L’Islamisme se vend bien parce qu’il promet le nettoyage des mœurs.Ainsi si Arafat tremble devant le Hamas et le Djihad, c’est que ces deux mouvements islamistes savent trop bien la corruption qui accompagne Arafat et son Autorité branlante.Arafat ne peut guère, même s’il le voulait, nettoyer le » 3.f H?terrorisme palestinien car le Hamas et le Djihad auraient tôt fait de mettre sous son nez les mille corruptions auxquelles Arafat est lié de près ou de loin.La corruption est un élément-clé du terrorisme islamiste, certes.Mais elle ne suffit pas à comprendre que le terrorisme soit le mode d’expression privilégié de lutte contre les régimes arabes.Dans n’importe quel régime démocratique, un tribunal aurait jugé les corrupteurs et les corrompus.Le terrorisme est le fait de ces sociétés « bloquées », comme dirait Crozier, bloquées au point que seule la violence semble une issue.Ecoutons ce que dit un des grands intellectuels palestiniens, Edward Saïd, professeur à Columbia.Saïd n’est pas un ami d’Israël, disons-le très clairement.Mais il est capable de reconnaître que : « Le défi fondamental que nous pose Israël est lié à notre incapacité à nous organiser, à nous consacrer à des principes desquels nous ne dévierons pas, à notre incapacité à mettre les efforts sur l’éducation et la compétence ».‘En effet, la faute des échecs des Etats arabes sur ces plans n’est pas attribuée à ces incapacités, mais à des ennemis extérieurs ou à des traîtres intérieurs.L’exemple typique est l’incapacité de l’Egypte à attribuer l’écrasement de l’avion d’Egyptair à autres choses que des causes obscures et mystérieuses, comme un complot du Mossad.Le terrorisme est le produit de cette fermeture scellée de ces sociétés qui explosent sous la pression des problèmes non résolus, comme la corruption, les écarts intolérables entre superriches et super-pauvres, les retards technologiques et scientifiques.La thèse du complot, lorsqu’elle s’applique à tout l’horizon des défis d’une société moderne est simplement pathétique.¦ (1) .The fundamental challenge that Israel poses is to ourselves, our inability to organize, to dedicate ourselves to a set of basic principles from which we do not deviate, our inability to devote our efforts to education and competence. israël Un bateau qui fait des vagues Julien Bauer Jeudi 3 janvier 2001, a quatre heures du matin, la marine israélienne a arraisonné un cargo, le Karine A, fait prisonnier les onze marins à bord et saisi une liste impressionnante d'armes, en particulier 62 missiles sol-sol d'une portée de 20 kilomètres, 674 grenades anti-tank, 735 grenades à main, 311 mines, deux tonnes d'explosif, etc.Plusieurs lectures peuvent être faites de cette opération : l’événement, la couverture médiatique, les réactions internationales et les réactions israéliennes.L'arraisonnement du Karine A est le résultat d'une remarquable opération combinée air-mer pour saisir, sans tirer un coup de feu, un bateau bourré d'armes.La liste des armes saisies donne une idée de ce qui attendait Israël, depuis les missiles anti-char jusqu'à des missiles anti-hélicoptères, depuis des missiles anti-population qui auraient pu atteindre aussi bien Jérusalem que Tel-Aviv jusqu'à des explosifs C4, le favori des assassins suicidaires.Ces 50 tonnes d'armes sont une violation flagrante de l’engagement écrit d'Arafat - la lettre envoyée au Premier Ministre Rabin en 1993 - de renoncer à la violence, ce qui a conduit aux accords d'Oslo, des traités signés avec Israël qui autorisent la formation d'une force de police palestinienne (18 000 hommes) dotée d'armes légères sans oublier, bien sûr, la déclaration d'Arafat en faveur d'un arrêt du terrorisme.Une telle opération qui comprend l'achat d'un cargo, la formation d'une équipe de marins, des liens avec des fournisseurs d'armes, la répartition d'armes dans des caissons étanches pour qu'elles soient jetées à la 111er près de la côte de Gaza et récupérées par des bateaux de pêche, tout cela nécessite une planification de plus d'un an.Elle a donc commencé lorsque Israël et Autorité palestinienne négociaient à Camp David et, s'est poursuivie depuis.Même le capitaine s'attendait, après l'appel d'Arafat à un arrêt des hostilités, à ce que l'opération soit annulée.Le fait que l'Autorité palestinienne, avant et pendant la guerre d'usure qu'elle impose à Israël, accumule, en violation des traités signés, des armes, surtout des armes dont le seul but est d'atteindre des objectifs civils, est un des développements les plus importants de ces dernières années.Il indique qu'Arafat n'est pas intéressé à la paix mais à la guerre et qu'en conséquence l'objectif des accords d'Oslo, la paix, est devenu caduque.On aurait pu s'attendre à ce que les media accordent au Karine A l'importance qu’il mérite.Il n'en a rien été.Arafat et ses lieutenants ont nié tout lien avec le trafic d'armes alors que le capitaine est un officier de la police navale palestinienne.Pris en flagrant délit de mensonge et d'escalation de la guerre d'usure menée contre Israël, Arafat a reçu la protection immédiate de nombreux media occidentaux, et non des moindres, pour qui Israël ne peut jamais avoir raison et l'Autorité palestinienne ne peut jamais avoir tort.Le titre du Monde du 4 janvier 2001 rentrera parmi des classiques de la désinformation : « Israël complique la mission de Zinni ».Sont-ils méchants ces Israéliens! Rien que pour embêter ce bon monsieur Zinni, ils ont saisi des armes qui étaient destinées à répandre la terreur en Israël! Ils auraient dû laisser l'Autorité palestinienne en prendre livraison.Et si, dans quelques semaines ou dans quelques mois, des missiles étaient tombés sur Israël, Le Monde aurait alors condamné non pas l'Autorité palestinienne mais Israël pour des représailles.Au Québec, pour prendre un exemple, La Presse a suivi Le Monde avec les titres suivants : « Israël intercepte un bateau d'armes, ce qui complique la mission de Zinni » (5 janvier) et « L'affaire du "cargo rempli d'armes" » - notez les guillemets -ne désarme pas l'envoyé américain Zinni » (6 janvier).Par contre, lorsque quelques jours plus tard, Le Monde a titré « Les Etats-Unis sont convaincus de l'implication de l'Autorité palestinienne dans l'affaire du Karine-A » (10 janvier), La Presse n'a plus suivi et a continué à minimiser la gravité du trafic d'armes.Ces deux exemples, et on pourrait les multiplier, montrent à quel point les media :æim “T**" occidentaux sont réticents à publier des nouvelles qui pourraient mettre dans l'embarras Yasser Arafat.Les réactions internationales ont été symptomatiques.Devant la gravité de l'événement, les capitales ont commencé par détourner l'attention de ce qui s'était passé en prétendant que les armes étaient peut-être destinées au Hamas ou au Hizbollah au Liban et que l'Autorité palestinienne n'était pas directement impliquée.Puis, de plus en plus gênés par l'accumulation de preuves incontournables (bateau acheté par l'Autorité palestinienne, capitaine officier de la Police navale palestinienne, déclaration du capitaine arrêté .) sur l'implication palestinienne, Washington et les capitales européennes - même Paris connu pour son soutien inconditionnel à Arafat - ont commencé à poser des questions.Les Etats-Unis qui ont cru dans Oslo, dans une Autorité palestinienne prête à vivre à côté d'Israël et non pas à la place d'Israël, se sont aperçus qu'ils s'étaient fourvoyés.Toutes les interventions diplomatiques en faveur des Palestiniens n'ont fait qu'encourager l'extrémisme et le recours à la violence.Il leur est extrêmement difficile d'accepter que leur démarche se solde par un échec.C'est pourquoi, tout en posant des questions, ils se contenteront de réponses palestiniennes qu'ils savent d'avance mensongères.Imagine-t-on une commission d'enquête palestinienne où Arafat demandera à Arafat s'il a ordonné le trafic d'armes.Si la réponse est oui, cela sera la preuve de la duplicité du chef de l'Autorité palestinienne, si la réponse est non, cela prouvera qu'il n'a aucun contrôle sur ce qui se passe .Le Canada, lui, a réussi le tour de force de ne rien dire.Le Canada accorde une aide financière substantielle à l'Autorité palesti- nienne, il lui accorde un soutien politique en votant régulièrement en faveur de toutes les condamnations d’Israël par l'ONU et d'autres organisations internationales, le Canada n'a pas bronché devant cette escalade marquée de la violence.Et en Israël ?Si tous les Israéliens, ou plus précisément tous les Israéliens normaux, se sont réjouis de l'arraisonnement du Karine A, une poignée de fanatiques continue à se fermer les yeux.Yossi Beilin, celui qui a monté Oslo et a fait croire à Rabin qu'en cas d'échec, si les dirigeants palestiniens se révélaient hostiles à un accommodement pacifique, on pourrait revenir en arrière - ce qui est un leurre -, est muet devant les agissements de son ami Arafat.La palme du délire revient à David Grossman, fer de lance du pacifisme israélien, qui a découvert qui est responsable de ce trafic d'armes, nul autre qu'Ariel Sharon ! De l'affaire du Karine A, quelques conclusions s'imposent : 1- Les services de renseignements israéliens sont à la hauteur de la tâche lorsqu'ils ne sont pas bridés par une politique d'atermoiements devant l'ennemi.2- L'armée est capable d'opérations exigeant la participation combinée de ses différentes branches.3- L'Autorité palestinienne viole les traités signés avec Israël.4- L'Autorité palestinienne a une politique d'escalade de la violence.5- Les media sont incapables de rapporter les faits lorsqu'ils sont défavorables à Arafat et se donnent le droit de les enrober dans un discours pour le protéger.6- Les Etats démocratiques éprouvent des difficultés à comprendre qu'Arafat ne fais pas partie de la solution mais du problème.7- Ce qui est sans doute le plus important, lorsqu'il s'agit de sa sécurité, Israël ne peut faire confiance à aucune force extérieure, y compris les Etats-Unis, et a le droit et le devoir de prendre tous les moyens nécessaires pour se défendre.¦ mars 2002 israël Évasion «La huitième merveille du monde» à Haifa Eva Soussana L e Centre mondial des Bahaï inaugure ses somptueux jardins du mont Carmel.»!.! t» -r.rvrT* ifititf **ju jir rimnm ir!l t- Avec l’autorisation du Centre mondial bahaï Source: Centre d’information d’Israël, Janet-Mendelsohn Moshé, Juillet 2001.La religion bahai, une foi monothéiste indépendante, regroupe cinq millions de fidèles à travers le monde, adeptes du Baha U’ilah (1817-1892) ; ce dernier prôna, entre autres, l’égalité des hommes, l’éducation obligatoire, l’éradication de la pauvreté, la quête de la raison, la connaissance scientifique et la paix universelle.Au cours d’une visite effectuée à Haifa, en 1890, Bahâ U’ilah demanda à son fils Abd-al-Bahâ de construire, sur le mont Carmel, une sépulture digne du Bâb, un musulman perse qui avait prophétisé la nouvelle religion.Avec la fin des travaux en mai 2001, de majestueux jardins en terrasses s’étendent désormais en cercles concentriques à partir du mausolée à coupole dorée du Bâb.Le 22 mai dernier, quelque 3000 Bahaï sont venus de 180 pays pour participer à la magnifique cérémonie d’inauguration de ce centre au cours de laquelle ils ont pu écouter l’orchestre symphonique de Haifa et un chœur de 70 voix, dans un amphithéâtre de 4000 places spécialement construit.Fariborz Sahba, l’architecte qui a dessiné les jardins et supervisé les travaux, explique qu’ils ont été conçus comme un écrin pour le mausolée du Bâb et pas comme un parc esthétique.Il existe de beaux jardins dans de nombreux endroits.Ceux-ci sont des jardins spirituels.Il a fallu dix ans pour achever ce projet de 250 millions de dollars.Les terrasses s’étendent sur un domaine d’un kilomètre depuis le sommet jusqu’au pied du mont Carmel où se trouve le centre-ville de Haifa.Le maire Amram Mitzna qualifie les jardins de huitième merveille du monde et déclare ressentir comme un privilège ce don fait à sa ville.Puisse Haifa acquérir une grand renommée pour sa beauté naturelle, mais aussi et surtout en tant que ville de la paix, s’est exclamé M.Albert Lincoln, secrétaire général de la communauté internationale des Bahaï.¦ la voix sépharade News Flash! Des ordinateurs israéliens pour les Marines américaines La société électronique israélienne Tadiran vient de recevoir, via sa filiale américaine, un contrat de dix millions de dollars pour fournir des ordinateurs de terrain au Corps des Marines.Ce contrat fait suite à un précédent contrat de 6,5 millions de dollars qui portait sur la fourniture d’ordinateurs à l’armée de terre américaine.Des maisons « privées » au kibboutz Le kibboutz, comme chacun sait, a été conçu sur la base d’une mise en commun du travail et de tous les biens matériels.Un certain nombre de changements, cependant, sont apparus au fil des années.Le dernier en date concerne la propriété des maisons individuelles allouées aux membres des kibboutzim.Selon des dispositifs légaux qui sont en cours de réalisation, la propriété pourrait en être transférée aux membres ; mais ceux-ci ne pourraient vendre leur maison que sous des conditions restrictives.Fils Le général Yekoutiel Adam est tombé lors de la guerre du Liban en 1982.Son fils Oudi avait alors tout juste 24 ans.Dix-neuf ans plus tard, il a reçu à son tour les insignes de général.Officier dans le corps des blindés, Oudi Adam est désormais à la tête des services technologiques et logistiques de Tsahal.Neveu Le neveu de l’ancien premier ministre Binyamin Netanyahou s’est déclaré objecteur de conscience.Yonathan Ben Artsi (dix-huit ans et demi) est le fils de Matania Ben-Artsi, frère de Sarah Netanyahou.Il refuse de porter l’uniforme en raison de ses convictions pacifistes.Dans un texte rendu public par ses avocats, il expose « sa foi dans la tolérance et son refus de la violence qu’elle soit physique ou verbale ».Il croit que « tout conflit, même le plus violent et le plus chargé d’émotions, peut être résolu par des mesures non-violentes ».Israël face à Ben Laden Certes, sur la liste des infidèles auxquels il faut faire la guerre selon Ben Laden, les Juifs (et pas seulement l’Etat d’Israël) ne figurent qu’à la deuxième place après les « Croisés ».Il n’empêche, Israël doit prendre en compte que dans le cadre de ses efforts pour surprendre « les ennemis de l’Islam », Ben Laden est susceptible de diriger la prochaine action terroriste contre Israël et de placer les Juifs au premier rang des ennemis de l’Islam.D’autant que Ben Laden peut confier le travail à des sous-traitants comme le Djihad islamique ou à une organisation terroriste égyptienne.Israël doit agir comme s’il était le premier objectif des terroristes du « Djihad mondial ».Juifs et Musulmans La mosquée de Shqiponje est l’une des plus de 200 mosquées du Kosovo endommagées ou détruites pendant la guerre de 1999.Le Joint juif américain a été le principal artisan de sa reconstruction, une entreprise qui a été saluée par le grand mufti du Kosovo comme un signe d’espoir pour « ce lieu, cette région et au delà ».A Londres, pendant ce temps, la Fondation Maimonide pour le dialogue judéo-musulman s’efforce de poursuivre son programme mené en commun depuis huit ans avec le Séminaire rabbinique libéral, le Séminaire musulman et l’Ecole des Langues orientales.Contre Hitler Le rôle de la machine de décodage Enigma dans la défaite de l’Allemagne nazie est aujourd’hui bien connu.A l’occasion de la sortie du film Enigma, produit par Mick Jagger avec Kate Winsler comme une des interprètes principales, le Jewish Chronicle a interrogé une des participantes à cette opération extraordinaire.On apprend ainsi que le professeur juif Max Newman est l’inventeur de l’ordinateur Colossus, réplique au procédé Lorenz, qui servait aux communications personnelles du Führer avec ses généraux.Bletchler Park, qui hébergeait le centre de recherches, appartenait à l’agent de change juif Sir Herbert Samuel-Lion.¦ Ces textes ont été sélectionnés de ïArche No 524-525 / Octobre-Novembre 2001 par Eva Soussana.Reproduits avec P aimable permission de la rédaction de l'Arche.# HOUSE OF COMMONS CANADA Irwin Cotler, O.C., M.P.Mount Roya! Ottawa 900 Justice Building House oi Commons Ottawa ON KIA0A6 (613)995-0121 Fax: (613) 992-6762 COTI.F.I@PARI.GC.rA Jacques Saada Député BrossarcC-La-Trairie Meilleurs vœux à la Communauté Sépharade a l'occasion de Pessa'h Mhip adjoint du gouvernement ‘Président - Section canadienne de Ca Commission permanente mixte de défense Canadd-Ttats-'Unis Meilleurs vœux à la Communauté Sépharade à l'occasion de Pessa'h Montreal 4770 Kent Avenue Room 316 Montreal QC H3W IH2 (514)283-0171 Fax:(514)283-2407 Le point de vue du Rabbin Yehouda Vardi ewjpgl 'p-pOWIDnj*.a *15 xnaoV nn* , ______________ p-pWKipnpinowss pw i5, xtd.sVi;m i^ouvl: » 'D0U3 tto xvç oStj’n Twrk *’ ?vw p,n r,iu*D3 U3' ipi pu'V 730UD»hi qi* d*jdti s*in nnx’7 orw© rcrwav’T^’ ^ !OjiQ iprvouT«Tn pt rwwon jn ar AS p?à*7 Bnpurwijvva up *p oTpfljrrt iat t’ip qpfrruî?;ru,3jnnx*3,iw'1?Tjna»BTjpèSsj 03X71 k’iÿ’* 3’ipD >**’ HAS 1*13 UTtntf 075-7» i7DU*?k ¦*** n,i« * rwman »$rçr»îo?”p dut ou’roaro rAU’i la voix sépharade mars 2002 page 3O Pessah : l’enfant-roi, l’enfant-maître a Nichtana, puis le texte sur les quatre enfants; l’aphikomen qu’on permet aux plus jeunes de chaparder pour qu’ils ne s’endorment pas avant de manger la matsa : tout cela montre assez l’attention que la Haggadah témoigne aux enfants dans les premières nuits de Pessah, et devrait interdire pendant le séder, ou pour le moins réduire, toute manifestation qui les en écarte -mondanités ou dissertations savantes.C’est aux enfants qu’il faut s’adresser, c’est à leurs questions qu’il faut répondre et ce sont leurs questions qu’il nous faut provoquer.Parce que le séder de demain dépend de nos enfants ! Si nous sommes incapables de les diriger sur la route tracée, l’histoire quatre fois millé- naires, commencée avec la sortie d’Égypte, s’arrêtera.Mais l’extrême sollicitude que nous témoignons à nos garçons et à nos filles ne s’inscrit pas exclusivement dans l’avenir.En attendant que chantent les lendemains, nous allons vers eux en célébrant le passé.Notre façon de commémorer Pessah est aussi une reconnaissance de ce passé et un hommage aux femmes d’Israël.Le Pharaon était-il conscient de la menace que les enfants des Hébreux représentaient pour la société de l’Égypte idolâtre ou était-il animé par cet anti-hébraïsme gratuit qu’on appellera plus tard « antisémitisme » ?Quoiqu’il en soit, en ordonnant la mise à mort dès leur naissance, des petits garçons des Hébreux, il condamnait aussi leurs fdles.En Egypte, le génocide était enclenché avec un raffinement utilitaire.Tout en programmant la fin d’Israël, on y instaurait un groupe d’esclaves-femmes fécondables à souhait, une réserve inépuisable d’humains corvéables, privés de tout droit.La Sheikhina Le Talmud (Sota 11b) complète le tableau d’ensemble.Il dit d’abord que les Egyptiens contraignaient les esclaves-hommes à faire le travail des femmes et les femmes à exécuter celui des hommes.C’est que - la Torah en témoigne - l’esclavage avait pour objet principal de briser les Hébreux (Exode 5, 6-9).Le Talmud évoque le désespoir absolu des hommes d’Israël.Sachant que la mort seule, ou l’immédiat déshonneur attendait leurs enfants, ils refusèrent dès lors l’étreinte conjugale.Alors, les femmes prirent l’initiative de rejoindre leurs maris sur les lieux du servage.Elles pêchaient des poissons du Nil pour les nourrir et, dans les vergers, leur prodiguaient courage, tendresse et amour.Quand l’heure de la délivrance arrivait, elles partaient dans les champs pour y accoucher en cachette.« C’est le mérite des femmes loyales et pieuses de cette génération-là, dira le traité de Sota, qui allait permettre la libération d’Israël.» Grâce à elles, parce qu’elles avaient refusé de se plier aux décrets du Pharaon, les enfants purent « montrer » Dieu aux pères qui ne le connaissaient pas.C’est ce que va exposer le Talmud, en ajoutant au tableau des traits résolument surréalistes.Les conditions périlleuses dans lesquelles les femmes accouchaient vont amener (vont contraindre ?) Dieu à déléguer des êtres célestes pour les secourir.Ce sont eux qui les accouchèrent et ce sont eux aussi, qui prirent soin des bébés et les nourrirent.La nourriture que le Ciel accorde n’est pas uniquement matérielle.Elle restaure l’âme.Elle est enseignement que les pères, cédant au désespoir, avaient refusé, eux, de donner à leurs enfants.Les Etres célestes qui nourrissaient les enfants d’Israël se confondaient avec la Shekhina, la Révélation-Providence.Mais on ne trahira pas le Talmud en relevant qu’une page plus tôt il confondait la Providence avec Myriam, veillant sur l’enfant Moshé confié au Nil; nous serons fidèles à la pensée talmudique en soulignant que « la » Shekhina qui porte la marque de la féminité se confond dans notre texte avec les mères d’Israël, au moment où la démission des pères est entière.Imaginez notre colonie de tout jeunes enfants que les mères dissimulaient.Imaginez aussi les sbires du Pharaon parcourant le pays, qui perquisitionnaient, enquêtaient, interrogeaient.On savait questionner en terre égyptienne, et la colonie fut découverte.Les Egyptiens se préparèrent au carna- ge.Aussitôt la terre se fendit, engloutit les petits.Etaient-ils tous morts ?se demandaient les soldats.Alors, ils labourèrent le champ.Après seulement, ils rejoignirent leur cantonnement et les enfants, que la terre avait protégée en s’ouvrant, sortirent comme l’herbe qui pousse dans les champs.Puis tous partirent d’Egypte.Mais, passé l’enthousiasme des premiers jours, le désespoir reprit le dessus quand, poursuivis par la cavalerie du Pharaon, les Hébreux virent que la mer Rouge leur faisait barrage.Alors la mer se fendit, et les Egyptiens furent engloutis.C’est à ce moment-là, seulement à ce moment-là, que les Hébreux eurent conscience de la présence de Dieu.Abici ce qu’affirme le Midrash.Mais s’ils eurent conscience de la Présence, c’est parce que les enfants, les enfants que Mère-Providence avait nourris et protégés, la reconnurent « en premier ».C’est pourquoi, conclut le talmud, en citant le Cantique de la mer Rouge, chacun d’eux s’écria : « Voici mon Dieu, c’est Lui que j’avais vu, et que je vais glorifier » ! Ainsi, les enfants ont instruit les pères.Alors, quand au séder, ces derniers offrent aujourd’hui la première place à leurs garçons et à leurs filles, c’est aussi pour leur témoigner la reconnaissance qui leur est due.¦ l'Arche avril 2000.N° 506.Reproduit avec R aimable permission de la rédaction.Comme le temps file, n'est ce pas ?fidèles au poste, les membres du comité Séphar'-aide se mobilisent à nouveau, concentrent leurs énergies pour donner du temps au temps afin de répondre aux besoins des plus démunis.C'est un dilemme que la formule d'Hillel ramasse très bien : « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?Mais si je ne suis que pour moi alors qui suis-je ?» Lorsque comme vous tous on est engagé dans la vie communautaire, on sait que cet engagement vous expose à des problèmes, à des difficultés, mais on sait aussi que c'est la source d’un grand nombre de joies.Et en nous tous membres d'un comité central, ou équipes de fonctionnaires, sommes entraînés par votre exempte : désir analogue de comprendre d'abord, de trouver ensuite et enfin d'agir.Les professionnels et les bénévoles ont des intérêts très manifestes à maintenir le système.Tous les donateurs de "Paniers de fêtes" méritent une reconnaissance spéciale.Soyez amicalement et respectueusement remerciés.Cordial Shalom, Rachel Elbaz I n° 2 I mars 2002 I onde iuif Introduction à Histoire des Juifs d’Espagne Nsdfll L’Espagne David Bendayan La Reconquête m£ s£k \v.y> , la voix sépharade n 2 I mars 2002 page 32 L’arrivée des Almohades en 1146 mit fin, nous l’avons vu, à l’essor des communautés juives d’Al-Andalous et les hébreux durent émigrer vers les territoires chrétiens (c’est ainsi que Maimonide quitta Cordoue en 1148 et que nous ignorons toujours où il se rendit avant son arrivée à Fez).Dès le Ville siècle, la Reco-nquista s’était mise en marche : il s’agissait de récupérer le territoire qui avait été occupé par les Musulmans.Les caractéristiques de ce phénomène sont fort complexes et leur analyse déborderait du cadre de cet article.En effet, l’activité militaire devait, à partir du Xle siècle, se transformer en une croisade menée non iglfr seulement par des Eh r espagnols, mais aussi par des volontaires venus de toute la ché-tienneté contre l’Islam.La prise de Tolède, vieille capitale wisi-gothique et cité stratégique du monde arabe, par Alphonse VI en 1085 devait jouer un rôle déterminant dans cette Reconquête.chrétienne Celle-ci devait culminer, en 1212, par la victoire de Las Navas de Tolosa, bataille qui marqua une étape décisive dans cette offensive [offensive.Al-Andalous.Islam.croisade.comme ces mots prennent, aujourd’hui, des résonnances étranges.] La coexistence Dès le début de la Reconquista, la société espagnole comprend l’intérêt qu’elle trouve à coexister harmonieusement avec les juifs afin d’assurer l’essor culturel et économique des terres conquises aux Maures.Les sujets israélites sont présents légalement et spirituellement dans les villes et dans la cour.Ils peuvent donc posséder leurs maisons et leurs terres.Vers le milieu du XHIe siècle, les rois chrétiens avaient réussi à créer une véritable symbiose entre les trois religions et les juifs se voyaient déjà impliqués dans la vie intellectuelle, économique et même politique de l’Europe.C’est ainsi que banquiers, médecins, conseillers du roi et viticulteurs furent en grande partie juifs.C’est dans ce contexte convivial que Tolède devint le grand centre intellectuel de l’Espagne.Au milieu du Xlle siècle, la Escuela de Traductores de Toledo fondée par l’archevêque Raimundo permet la traduction des grandes œuvres gréco-latines dont les musulmans étaient dépositaires depuis l’époque du califat de Damas.Ces manuscrits rédigés en arabe furent traduits par les juifs qui connaissaient aussi bien l’arabe que le latin.C’est ainsi qu’Abraham ViV’/i:' ben David permit, grâce à sa traduction en latin, de faire connaître au monde occidental les écrits d’Aristote (En 1984, une nouvelle Ecole des Traducteurs fut inaugurée, réhabilitant Tolède, Patrimoine de l’humanité et foyer central de la pensée juive séphara-de).Au point de vue juridique, cette coexistence se traduisit par une législation qui respectait la langue, les traditions et le droit des hébreux.C’est ce qu’on désignait par La Ley (La Loi).Mais, coexistence ne fut jamais synonyme d’égalité.Le terme approprié serait « tolérance ».Vers l’expulsion Cette « entente cordiale » ne plaisait point à la Papauté qui, à partir du XlVe siècle, encouragea, par des édits et des bulles, les monarques espagnols à traiter plus sévèrement les juifs car il ne fait pas de doute dans l’esprit du Souverain Pontife que le peuple juif est le peuple déicide.[Cette protection assurée par les rois chrétiens, en particulier Jaime 1er d’Aragon, allant à l’encontre de l’hostilité des papes, mérite d’être soulignée.J’ai la conviction que, par delà la question juive, il s’agit d’un conflit entre le pouvoir séculaire et le pouvoir temporel, conflit qui rappelle celui qui mettra aux prises Louis XIV et le pape.Les rois espagnols ne pouvaient accepter que leur autorité fût limitée.Cette distanciation par rapport aux Saint-Siège devait se révéler, évidemment, fort salutaire pour les juifs].Déjà au Xlle siècle, la juderîa de Tolède, creuset de cultures, fut l’objet de pillages et de meurtres sous l’instigation de hauts personnages de la cour.En 1215, le 4e concile de Latran ordonne aux juifs de porter la rouelle jaune afin de les différencier des chrétiens.[Comme quoi les nazis n’ont rien inventé en obligeant les israélites à afficher sur leurs vêtements l’infâme étoile jaune de David.L’humanité n’apprendra donc jamais les leçons de l’histoire?] Toutefois, le roi Lernand III réussit à annuler cette imposition.Vers 1350, le ton monte à la suite des épidémies qui ravagent la péninsule et l’Europe.On montre du doigt le juif responsable de la peste noire.[Quelle folie! Comme si les juifs ne mouraient pas comme les autres, voire encore plus en raison de la densité des juderias].On l’accuse également d’empoisonner les puits et les rivières.1391 - Année sanglante.Un prêtre catholique, Lerrân Martinez, entraîne le peuple à l’assaut du quartier juif de Séville qui est brûlé.De nombreux juifs sont massacrés.Une grande partie de la communauté israélite décida de se convertir afin de sauver et leur vie et leurs biens.[Ne perdons pas de vue que ces pogroms dictés au départ par des considérations religieuses permettaient aux pillards de s’approprier des biens juifs : la rapine était de mise] Il faut dire que les prêches de Vincente Lerrer, moine dominicain, jouèrent un rôle déterminant dans cette campagne d’antijudaïsme.C’est ainsi que le rabbin Schlomo Halevy sera baptisé et prendra le nom de Pablo de Santa Maria, devenant par là le chef de l’antisémitisme de l’Eglise [En fait, ceci n’est pas surprenant : souvent des juifs convertis ont surpassé en zèle et en antijudaïsme les chrétiens les plus farouches.La liste est longue.Qu’il nous suffise de mentionner l’apostat Pablo Cristiano, au patronyme fort significatif, qui en 1263 affronta le philosophe ben Nachman, lors de débats théologiques.Ironie suprême! Car si on y réfléchit, ces joutes oratoires n’étaient que des discussions entre juifs, juifs baptisés et juifs non convertis.].Dès lors, le phénomène du « marranisme » allait prendre une ampleur sans pareil : le sort des sépha-rades était fixé.Ce n’était plus qu’une question de temps.¦ Remarque : les phrases entre crochets expriment l’opinion personnelle de l’auteur.e-mail: dbendayan@hotmail.com Limo Bentley Mariages Graduations Toutes occasions VJ ^ Jfl R |f Ç-'H ÉSfif gaj&'A » * 99 Les peuples sémites Par Roger Elmoznino 1) Origine Le mot sémite fut employé pour la première fois par l’Allemand Schlozer qui se référait à la Bible, gen.X21) : les Sémites furent les fils de Sem, premier fils de Noé.Philologues, archéologues et historiens avancent des hypothèses différentes quant à savoir où se trouvait le berceau des peuples sémites.Même si les datations au carbone 14 ont apporté des précisions à nos connaissances, il n’en reste pas moins des zones d’ombre et parfois des contradictions.Des Sémites apparaissent en Basse Mésopotamie vers la moitié du IV millénaire et donnent à cette région le nom de Sumer (Shou-Mer).Sont-ils venus d’Arabie ?Des terres limitrophes du golfe Persique ?Venus de la Vallée de l’Oronte (Syrie) des Sémites fondent Babylone (1900).Hammourabi (6e de la dynastie - 1792-1750) resta célèbre par son code civil.Les fouilles effectuées à Natuf au nord-est de la Mer Morte, celles de Zawui en Iraq, celles de Jéricho attestent de l’implantation sémite.Des Sémites du sud (efemen, Saba) marins de la côte sont des Pouaniti, Poeni (ancêtres des Phéniciens) et font le commerce des épices, des encens, de l’ivoire, des pierres précieuses avec l’Inde et l’Afrique.Ils sont aussi appelés Himyarites (les « rouges ») et ont donné leur nom à la mer Rouge.De ces 3 hypothèses, il semblerait que l’on puisse retenir que des Sémites du Nord ont effectué un mouvement migratoire vers la Mésopotamie, et des Sémites du sud un autre mouvement vers la Phénicie.La figure d’Abraham dont la stature est prépondérante dans les religions monothéistes, ancêtre de Isaac et Ismaël est incontournable lorsqu’on se penche sur les peuples Sémites.C’est un chapitre entier à venir.2) Civilisation Originaires d’Arabie, de Mésopotamie ou de Syrie les peuples Sémites dégagent des caractères communs.Unité linguistique Syntaxe similaire ; prédominance des consonnes ; écriture de droite à gauche ; racines trilitères par exemple qtl (tué), qatala (il tua), qutila (il fut tué) quatl (meurtrier.) Vie sociale Alors que les Sémites nomades montrent une tendance guerrière, les Sémites sédentaires sont pacifiques.Cependant tous semblent marqués par certains traits : communauté dans le clan, autorité du père, polygamie, droit d’aînesse, circoncision, culte des ancêtres, tendance à la codification des règles de société.Vie religieuse Les trois grandes religions monothéistes sont nées des peuples sémites qui ont une cosmogonie commune (le chaos primitif, la création, le paradis, le déluge.) Les spécialistes de cette époque s’accordent à dire que les premiers sémites adorent plusieurs dieux sous forme d’idoles, et qu’ils se rassemblent pour des foires ou des pèlerinages.Vie artistique Bien que très mal conservés ou disparus, les monuments de l’époque (-18e siècle) restent célèbres (palais de Mari où des tablettes signalaient les Benjaminites ; palais de Salomon ; temple d’Ishtav à Babylone.) La mosaïque (invention des Sumériens à Uruk) fut largement reprise par les peuples sémites et caractérise les palais de Babylonie.L’intégration des jardins dans les palais annoncent l’héritage que les peuples Sémites donneront à l’Orient.Vie économique Les routes commerciales ont toujours été des axes porteurs de ferments de civilisation.Et que ce soit par caravanes ou par bateaux la circulation des denrées était accompagnée d’idées nouvelles, de concepts originaux, d’inventions, d’outils d’ailleurs.Les ports de la Mer Rouge (Qoseir en Egypte, Akaba en Arabie) de Gerra (golfe Persique) importent les richesses de l’Inde (aromates, épices, or, pierres précieuses.) De là, les caravanes montent vers le Nord pour atteindre la Mésopotamie, la Phénicie, relais vers l’Asie Centrale ou relais pour l’occident par la Mer Méditerranée.Ainsi on peut affirmer que ces peuples sémites nomades (faciliteurs de transmission) ou peuples sémites sédentaires (gardiens d’héritage) ont favorisé l’émergence de caractéristiques de civilisation.Tour à tour Babylone, Petra, Tyr vont devenir des capitales commerciales et vont propager l’abaque, le poids bascule, les règles d’observation des étoiles.Il est probable que la richesse et le rayonnement de ces villes, le désir d’acquérir des routes commerciales et leurs relais ont amené l’Occident à tourner ses regards vers l’Orient.¦ Référence : Les fiches d'orientation, Histoire, Hâtier Editeur.quality braNQ Joyeuses fetes de Pessah à la Communauté sépharade du Québec Viande Bet Yossef sur demande - nn pbn im Surveillez nos spéciaux hebdomadaires dans votre supermarché Famille Weinberger 115 Avenue Laurier Ouest Montréal, Québec H2T 2N6 Tel: (514) 214-9411 Télécopie: (514) 214-8013 WÊÊÊÊÊM la voix sépharade I n“ 2 I mars 2002 Community in Léo Paul Dana ~ n° 2 I mars 2002 I Immigrants from the East In 1774, King Gustav III authorised Aaron Israel from Mecklenberg to establish a Jewish community in Stockholm.Jews from Germany were among the first to settle in the Swedish kingdom, and they quickly became prominent members of society.Others from Eastern Europe and Russia migrated to Sweden throughout the 19th century, and during the early 1900s.Jewish firms, including Nordiska Kompaniet, prospered.During the 1920s, the threat of hard economic times spread the fear that immigrants might launch more new ventures and thus threaten Swedish firms.Furthermore, high unemployment in Sweden during the 1920s, propagated the concern that immigrants would compete with Swedes for employment.Not surprisingly, in 1927, legislation restricted immigration into Sweden.Yet, a few years later, Sweden was the only country to announce to Hitler that it was willing to accept any Jew from a third country who could make it to the Swedish border.In his 1996 doctoral dissertation at Uppsala Ehiiversity, Paul Levine noted that during 1943 and 1944, Sweden accepted many Jews.In the fall of 1943, Swedes and Swedish organisations helped rescue thousands of Danish Jews, through the Danska Dunkerque.Sweden also helped Norwegian and Hungarian Jews.More Jews came to Sweden after the war, doubling the population of the Jewish community.Jews from Poland, mostly intellectuals and professionals moved to Sweden during the 1960s.They established themselves predominantly as professionals, including doctors and academics.Today, the Swedish Jewish community consists of 20,000 people, making it the largest in Scandinavia.Stockholm’s first synagogue, at Sjalagardsgatan 19, is now a police station.The Great Synagogue is located at Wahrendorfsgatan 3; built for a Reformed congregation, it has since become affiliated with the Conservative movement.There are also two Orthodox congregations in Stockholm.Other Jewish communities are found in Gothenburg and in Malmo.¦ Design Eric Cohen (514) 745-4884 WM WJ&ma //(•{(ryk'ô c/e e/aéSeA en/re6 c/e taô/eA (/Bar/e4 cf ^/witatwiià (/S>fwiœ c/e Sf^eteufelA -s*! ut tive idos [her 5000, Rue Buchan, Montréal, Québec H4P 1T2 TéL.: (514) 484-9368 ou le (514) 865-6609 Fax: (514) 484-4516 culture Où va le Québec ?Magali Marc Ph.D Science politique Avec son nouveau livre « Où va le Québec ?» (Editions CIDIHCA), Ghila Sroka nous montre que des personnalités du monde politique, universitaire, journalistique et culturel ont beaucoup de choses intéressantes et inédites à dire sur la société québécoise et son avenir.Ne serait-ce que pour cet apport de qualité à un débat trop souvent limité aux partis politiques et aux périodes électorales ou référendaires, ce livre mérite toute notre d’attention.Tout les interviewés de Mme Sroka répondent sans détour à des questions fort pertinentes, sans se laisser influencer par ses partis-pris.Mis à part les considérations sans surprise des fédéralistes tel Marc Angenot qui s’attaque au nationalisme « archaïque » ou des indépendantistes comme Gérard Bouchard et Daniel Turp qui parlent de question identitaire et de l’inévitable Loi C20 sur la clarté, certains points de vue sont entièrement nouveaux dans le paysage intellectuel et même surprenants.Ainsi, René-Daniel Dubois qui participe souvent à des débats télévisés n’a rien perdu de sa truculence et profite ici de l’occasion pour développer son argumentation sur le « totalitarisme soft » qu’il perçoit au Québec.Antonio D’Alfonso y va de réflexions surprenantes sur la question identitaire des Italiens au Québec et ailleurs.Dany Laferrière traite aussi de la question identitaire mais, du point de vue de l’écrivain international.Où va le Québec ?Parvient à nous faire examiner à tête reposée des points de vue non seulement extrêmement divers mais, mieux développés que lorsqu’ils sont entendus dans les trop courtes et trop rares émissions de télévision où le temps d’antenne est chichement octroyé et les interruptions commerciales agaçantes.Cet essai est donc un rapport important pour tous ceux que de telles réflexions intéressent.Le lecteur sera peut-être un peu dérouté par le ton franchement polémique auquel il n’est pas habitué.Trop souvent, les questions nationales, identitaires et linguistique sont débattues entre intellectuels qui savent choisir leurs interlocuteurs de façon à ce que les désaccords soient convenus d’avance et le déroulement de la discussion sans surprise.Dans Où va le Québec?, on oublie les bonnes manières au profit d’une vigoureuse polémique et une sévère remise en question des institutions qui passent plus de temps à étouffer le débat qu’à le promouvoir.Alors que la question identitaire et nationale est abordée par certains, le débat sur la qualité de la langue française au Québec prend une tournure inattendue alors que des points de vue pratiquement opposés sont exprimés.Alors que René-Daniel Dubois, Philippe Seguin et Ghila Sroka s’inquiètent de la « dégradation de la langue française » au Québec et des impacts qu’elle peut avoir sur la structuration d’une pensée cohérente, d’une faculté de trouver les bons mots et d’exprimer un monde intérieur complexe ; Alain Dubuc semble dire que ce ne sont-là que des préoccupations d’intellectuels hexagonaux peu branchés sur la réalité québécoise.mars 2002 la voix sépharade Reste à savoir quels sons de cloche seront les plus entendus : ceux qui à la suite d’un Georges Dor récemment disparu, soutiennent que la pauvreté de la langue française au Québec causera sa disparition ou sa marginalisation ou ceux comme Marc Angenot qui estiment que le Français a progressé mais, dénonce les obsessions névrotiques à propos de la langue française et le fait que celle-ci soit surdéterminée par l’idéologie.La bataille de la langue une guerre politique ?Au lecteur de trancher.A la fin du livre, Ghila Sroka qui s’est autointerviewée, nous livre à la fois son chemine- ment original, ses préoccupations, son attachement au Québec, sa défense du sionisme et son attitude interculturalisme.Ghila Sroka se met au service d’une cause difficile à défendre au Québec : la stature de Mordecai Richler qui n’était pas encore décédé au moment de la parution du livre.Sans faire dans la dentelle, elle propose son point de vue avec une force de conviction et une énergie qu’on voit rarement au Québec.Peut-être que le ton feutré et la modération ne sont, tout compte fait, pas propices aux idées claires.Il est temps que de tels points de vue soient offerts dans un même livre sans prétendre à l’objectivité, car il faut savoir faire confiance au lecteur qui saura bien démêler le cas échéant la part de la sensibilité et la part du rationnel.Ghila Sroka fait avec talent la preuve que les profonds désaccords dans la société québécoise méritent d’être mis en lumière et non balayés sous le tapis.Enfin un débat! Déjà on respire mieux.¦ Pinhas Benharbouch et les problèmes de la santé Eliaou Bar Yossef la scène se passe à la salle des urgences d’un hôpital montréalais.Pinhas Benharbouch paytan de la congrégation Yayin Vésimhah se présente au guichet d’accueil : -Madame la préposée, je viens pour une urgence très grave et très urgente.-Pouvez-vous vie donner votre cane d’assurance maladie ?-Ah madame, croyez-moi, je vous jure que je l’ai oubliée à cause de la panique où je me trouve, mais je peux vous donner ma carte de membre de la synagogue, celle du syndicat international des paytanim, ma photo avec ma femme Hassiba et mes dix enfants et si vous ne me croyez pas appelez à ce numéro c’est celui de mon boucher Reouven qui pourra, sur votre demande, vous donner tous les renseignements utiles et nécessaires concernant ma vie.-Cher monsieur sans votre carte médicale je ne peux rien faire à moins que vous n ’acceptiez de payer la consultation et de vous faire rembourser par la suite.-Moi payer ?jamais de la vie, ici c’est un pays libre et les soins de la santé sont gratuits, alors je vous ordonne de me soigner illico presto et sans discussion, autrement je vais me plaindre à mon conseiller qui est également sépharade et qui nous promet tout, chaque fois qu’il vient à la synagogue, c’est à dire chaque fois qu’il y a des élections.-C’est bon ne vous énervez pas, donnez-moi votre nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, numéro de téléphone, numéro d’assurance sociale, permis de conduire -C’est ça demandez-moi le nom et l’âge de ma belle mère tant que vous y êtes, il n’y a plus de confidence dans ce pays, je vais juste vous donner mon nom et prénom -Et votre adresse et numéro de téléphone -Vous êtes bassla madame pourquoi que vous voulez mon adresse et mon téléphone est-ce que vous allez venir me visiter ?alors laissez-moi au moins ce privilège de vous inviter pour la Mimouna -Monsieur Benbabouche, je vous prie d’aller droit au but, il y a ici des dizaines de patients qui attendent.Quels sont les symptômes de votre mal ?C’est ça ! vous malformez mon nom et vous me brimez devant ces dizaines de patients, je vais laisser faire car nous sommes à la veille de Kippour et il faut savoir pardonner.La nature de mon mal, qui n’est pas naturel, je vais vous la dire madame : depuis quelques jours et cela à la suite d’une altération avec mon jeune fils Haim je me suis mis à l’engueuler et voilà que j’ai perdu la moitié de ma voix et que j’ai même des picotements à la gorge.C’est dramatique vu que, comme je vous l’ai déjà informé, je suis le Paytan de la Congrégation, c’est à dire le chansonnier, et que vu les circonstances je ne pourrais pas chanter les piyoutim ou les chansonnettes les jours de fêtes et que donc par conséquence et en connaissance il n’y aura pas de parnassa, soit-disant de cachet.-Monsieur, ce n’est pas aux urgences que vous devez venir mais plutôt à votre médecin traitant, il pourra lui, vous faire une ordonnance et croyez-moi ce sera plus rapide qu’ici.-Madame vous me prenez pour un mental retardé, ma parole.Qu’est-ce que vous croyez que j’ai fait ce matin en me levant ?Et bien j’ai été voir mon médecin particulier le Dr Charles-Pascal Moryoussef qu’il est diplômé et ancien interné des hôpitaux de Sidi Harazem .Vous voulez que je vous dise, et bien il y avait trois fois plus de monde qu’il y en a ici et même qu’il a une clientèle ashkénaze.Alors les urgences c’est pas fait pour les chiens, que je sache ! Un des patients qui a entendu toute la conversation se lève et s’adresse à Pinhas : -Monsieur permettez-moi de m'immiscer dans votre conversation.Si j’ai bien compris, vous souffrez de troubles de la gorge dus à une inflammation du larynx affectant les cordes vocales.Je vous recommande cher ami, une infusion bien chaude de bleuets mélangés à du sirop d’érable ainsi que des gargarismes de jus de gingembre.En deux jours vous aurez récupéré votre voix.-Hadik meziana ! Baravo et dix sur dix ! Dites-moi monsieur est-ce que vous êtes médecin ?-Non monsieur, je suis simplemen t herboriste et je m ’intéresse un peu a l’homéopathie.Prenez exemple Madame, voilà ce monsieur que malgré qu’il est homo et qu’il mange des herbes, il connaît la médecine plus mieux que vous.Monsieur je vous félicite encore une fois et je vous invite à venir manger la mofléta chez nous pour la Mimouna.Sur ce je dois me casser car il est l’heure de minha et ils comptent sur moi pour minyan Chalom Alekhem.¦ n 2 i mars 2002 I la voix sépharade culture Les dix commandements Entrevue exclusive avec Élie Chouraqui et Daniel Lévi par Léa Soussana Un des plus beaux passages de La Bible raconté avec talent par des artistes d’exception.Voilà plus d’un an qu’ils sont sur scène au Palais des Sports de Paris pour nous offrir tous les soirs une émouvante leçon d’histoire, Les Dix Commandements.Ils nous racontent l’aventure, le combat pour la liberté.« Le scénario de cette rencontre entre D.et Moïse est l’absolu de la création, qu’elle soit divine ou artistique », provoque en nous l’émerveillement et simplement l’envie d’aimer.Ils ont repoussé les frontières et fait ce chemin jusqu’à nous.Merci d’accueillir Élie Chouraqui, metteur en scène du spectacle et Daniel Lévi, interprète de Moïse.Un Paris comblé, un spectacle à guichets fermés.Le Palais des Sports revisité et reconfiguré aux couleurs d’un merveilleux passage de la Bible.« La plus belle histoire de tous les temps ».Daniel Lévi, Élie Chouraqui: à Moïse et au co-producteur, comment expliquez-vous le succès des Dix Commandements aujourd’hui?Daniel Lévi: Je crois que c’est un déploiement d’énergie extraordinaire, à savoir à tous les postes-clés de cette fabuleuse entreprise, puisque c’en est une, des gens de talent.Des gens compétents et des gens avec l’envie.Et vous savez avec l’envie on peut aller très loin.Élie Chouraqui: Moi je crois aussi qu’il y a le thème, le thème Les Dix Commandements.Je suis un des producteurs du spectacle et je suis surtout le metteur en scène.Je crois que le succès du spectacle est dû au thème qui a été abordé.Je le pense fondamentalement.On est dans une époque où les gens sont à la recherche de leurs racines, des questions pour lesquelles ils cherchent des réponses.Et je pense que quand ils viennent voir le spectacle, c’est un peu ce retour aux sources, cette évocation d’un passé commun, qui est le passé des grandes religions monothéistes, les Juifs, les Chrétiens, les Musulmans, les Protestants et même les Bouddhistes.C’est vrai qu’ils trouvent, ils retrouvent tout ce que nous devons connaître, tout ce qui est inscrit dans nos gènes, nos chromosomes et que parfois on oublie.Sur une musique composée par Pascal Obispo, des mots et des émotions humaines, des textes forts signés Lionel Florence et Patrice Guirao pour raconter plus de 5700 ans d’histoire.Élie Chouraqui, vous êtes scénariste-réalisateur, on vous connaît entre autre, avec Qu’est-ce qui fait courir David?, Paroles et Musique, Man on fire.Pourquoi avoir choisi de mettre en lumière ce passage de notre histoire sous forme de spectacle musical?Élie Chouraqui: Parce que je me suis dit que partout où on priait, dans tous les lieux de prière, les églises, les mosquées, les synagogues, les temples, je me suis rendu compte que les hommes et les femmes chantaient.Et qu’en fait le chant apportait de nous ce qu’il y avait de meilleur et pour chanter juste, et chanter fort sa foi, son envie d’aimer, puisque c’est la chanson phare du spectacle, il fallait être en harmonie avec les hommes et avec D.si on est croyant ou même si on ne l’est pas.Donc, j’ai eu envie de faire une la voix sépharade page AO n 2 mars 2002 comédie musicale avec Les Dix Commandements.Un magnifique tableau que l’on voit sur scène : Moïse porte dans ses bras tes tables de la loi pour les transmettre à son peuple, et leur offrir les commandements divins.Qu’est-ce qui selon vous fait la force de ces commandements divins puisque tous les soirs ils déplacent des foules?Élie Chouraqui: Leur simplicité.Si on parle uniquement des dix paroles, elles sont la construction, la base de toutes nos sociétés, nos civilisations.Ce sont les droits de l’homme.A chaque fois que des démocraties ont voulu mettre en place un système de fonctionnement, on est toujours revenu aux dix commandements que ce soit aux Etats-Unis, en France.Cinq commandements sont tournés vers D., dans le rapport avec D.et cinq commandements sont tournés vers l’homme, notre quotidien.Je suis un fan de Moïse, Moïse est absolument extraordinaire.C’est un homme d’une force, d’une intelligence, d’une intégri- té, d’une sensibilité, d’un charisme.Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est que cet homme monte sur la montagne à la rencontre de D.On peut être croyant, ne pas être croyant.Si on est croyant, on se dit, il y a eu ce dialogue qui est le seul dialogue qui a existé entre D.et les Hommes et entre D.et Un Homme.Vous savez, il g a quelques années lorsque les studios hollywoodiens ont sorti Le Prince d’Égypte sous forme de dessin animé, ils ont été aidés de Rabbins, d’imam et de Prêtres qui ont participé à l’aventure.Pour Les Dix Commandements, en plus du texte de base qui est La Bible, y a-t-il eu une telle participation?Élie Chouraqui: Absolument.D’ailleurs on a écrit un livre qui est un commentaire sur Les Dix Commandements, qui a été fait par le Recteur de la Mosquée de Paris Dalil Boubakeur, le Grand Rabbin de France Joseph Sitruk, l’Evêque de Versailles Jean-Charles Thomas, ainsi qu’un garçon qui représentait l’aspect laïque de ces réunions, Alain Mamou-Mani.Il y a une chose dont il faut se rappeler parce que les gens l’oublient, on a tous le même D.J’aime cette parole d’André Chouraqui, qui est un homme que j’aime beaucoup qui a traduit L’Ancien Testament, La Bible, Le Nouveau Testament et puis Le Coran et qui m’a dit : « Moïse, comme Jésus, comme Mahomet sont en fait les fils préférés de D.».Ce sont des hommes sur lesquels D.a posé son regard et qui ont généré des choses qui ont été, par certains extraordinairement bien interprétés, et par d’autres, moins bien.Daniel Lévi: Moïse a fédéré auprès des trois grandes religions puisque c’est un prophète auprès des trois grandes religions.Tous les soirs une cinquantaine d’artistes montent sur scène sur les chorégraphies de Kamel Ouali.Les décors ont été réalisés par Giantito Burchiellaro, les costumes sont signés Sonia Rykiel.La scène est immense pour un spectacle multimédia, son, image, musique.Au fil de l’histoire, des séquences cinéma accompagnent la mise en scène.La technologie utilisée pour Les Dix Commandements est impressionnante.Élie Chouraqui, racon-tez-nous.Élie Chouraqui: J’avais une exigence de perfection.Quand Daniel entre sur scène tous les soirs on se dit chaque soir, que c’est la première et la dernière.Il faut que ce soit le mieux possible.C’est une épopée qui est assez difficile à raconter en deux heures sur scène.J’ai eu donc l’idée d’intégrer dans le décor des écrans et surtout de partir et de faire le parcours qui m’a amené d’Egypte au Mont Sinaï pour filmer les lieux où vraiment le Peuple Hébreu est passé.En conclusion, Élie Chouraqui, Daniel Lévi à chacun de vous d’exprimer un souhait.Élie Chouraqui: Le souhait que j’ai en ce moment et qui m’habite le plus, c’est le souhait de paix.C’est un mot bref, une syllabe.C’est une chose à laquelle je pense tout le temps, la paix.Daniel Lévi: Ce qui cristallise son souhait de façon un peu plus concrète, c’est l’idée d’aller jouer Les Dix Commandements en Israël.Élie Chouraqui: Ce serait merveilleux.Je suis allé d’ailleurs faire les repérages dans le désert, dans le Néguev pour qu’on joue en Israël en plein air.On le fera parce qu’il n’y a pas de raison que la paix ne soit pas plus forte que le reste.Merci de cette lumière que vous faîtes passer dans votre sillage chaque fois que l’on voit ce spectacle.¦ Vous savez qu’on dit que si les Textes Sacrés n’existaient, la musique les aurait remplacés.Daniel Lévi: Je sais qu’il y a beaucoup de Sages, notamment le Rabbi Nahman de Breslev, qui porte la musique aux nues.C’est pour lui un élément mystique et c’est un moyen direct d’accéder aux sphères supérieures.La musique est un code cabalistique très fort.C’est que la musique touche l’âme.Vous êtes issu, Daniel Lévi, d’une famille de musicien.Vous avez passé dix ans au Conservatoire de Lyon où vous apprenez le piano.Aujourd’hui vous interprétez Moïse dans Les Dix Commandements.Daniel Lévi, en quelques mots, pour nos lecteurs, quel a été votre parcours?Daniel Lévi: Un parcours de musicien.J’ai comme vous le dites, étais baigné par la musique.Je suis le dernier d’une grande famille et j’ai toujours naturellement voulu apprendre la musique.J’ai ensuite été initié à la grande musique, j’ai eu un parcours un peu élitiste.Le jazz me paraissait le bon moyen de développer tout cela.J’ai donc vécu de ma passion, sans en tirer d’autre profit.Et quand je suis arrivé à ce qu’on me propose aujourd’hui, moi-même étant dans une démarche récente mais plus déterminée dans mon judaïsme, je trouvais que c’était la conjonction de beaucoup de choses que je pouvais défendre.Je crois que j’avais raison.{O '• i la voix sépharade n 2 I mars 2002 culture Karine : Un premier album Léa Soussana (/ IXarine, un album éponyme, un rêve qui se réalise, celui de chanter et de partager des émotions.Originaire du Maroc, née à Montréal et ayant grandi au Québec, Karine fait partie d’une nouvelle génération de jeunes sépharades nord-américains, symbiose de différentes cultures.Très jeune déjà, la musique remplit l’univers de Karine qui s’intéresse à la guitare, au piano, pour ensuite suivre des cours de chant.Entre le Canada et les Etats-Unis, de concours musicaux en karaoké, en passant par des soirées privées, communions, mariages, Karine reprend avec talent et à sa façon les succès de Bette Middler, Melissa Etheridge et ébauche ainsi peu à peu son parcours artistique.Après des études informatiques, l’attrait de la musique est plus fort que tout.Karine s’illustre au Festival de la Chanson en Fête de St-Ambroise puis au bar Bourbon Street à Pointe-Claire pour finalement, devenir semi-finaliste au concours Ma première Place des Arts.Avec des chansons au titre évocateur, Tu me manques, La Vie, Le bleu du ciel, L’amour éternel, signées par le compositeur belge Bernard Lallemand, le premier album de Karine n’est en fait que la concrétisation d’un projet de longue date.Réalisé par Romeo Della Vella, son complice de toujours, l’album Karine représente pour la jeune chanteuse une étape importante dans sa carrière.Elle chante ses émotions et souligne « c’est unique, c’est moi, c’est ma vie que l’on retrouve dans les chansons du disque ».Un rythme enjoué, une belle harmonie musicale, des chansons en français et en anglais, des moments de vie, c’est un peu cela que l’on retrouve dans l’album Karine.Des mots tendres, des incertitudes, des illusions, des textes qui font parfois réfléchir, le premier album de Karine a tenu sa promesse.Les rêves se réalisent. î ?V?' l-r&Mï.DECORAPHInc ganaass / 7 X 3HKVg«- (Décor de soirée 'Mehitsa (Brith-JHiCah Location de nappes Centres de taôCe JLousses de chaises .cfecorap fi.corn w w.Orbit-D.com - 514.744.8347 culture Quel avenir pour Israël ?mm , Aiih Yves Charles Zarka, directeur de la revue Cités (PUF), Jeffrey Andrew Barash, ancien professeur à Columbia University et actuellement professeur à l’Université de Picardie, et Elhanan Yakira, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem Shlomo Ben-Ami, ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, historien, est aujourd’hui membre de la Knesset.Ancien ministre des Affaires étrangères d’Israël, et à ce titre Pun des principaux acteurs des négociations avec les Palestiniens, Shlomo Ben-Ami livre dans ce document exceptionnel des réflexions indispensables pour comprendre les raisons de l’échec du processus de paix.Il éclaire d’un jour nouveau les impasses actuelles des relations entre Israéliens et Palestiniens, en particulier le redoublement du conflit.Comment sortir de la guerre ?Que faut-il faire pour qu’une reconnaissance et une acceptation réciproques ouvrent à nouveau la voie vers la paix ?Pour répondre à ces questions, Shlomo Ben-Ami définit clairement les principes d’une solution, qui ne peut être que politique, et propose de passionnantes analyses sur la situation interne en Israël, la nécessaire refondation politique du pays, ainsi que la spécificité de cet État, qui doit être un État juif et un État de citoyens.Comment, en effet, contribuer véritablement à l’instauration de la paix dans la région sans exprimer sans détours ses convictions politiques ?Un ouvrage à lire d’urgence.la voix sépharade mars page 44 QUEL AVENIR^! BRAIL \ S ¦"'T PROBLÈMES AUDITIFS?Ma vie professionnelle et sociale en souffrent J'entends mais je ne comprends pas toujours Le son de la télévision me paraît trop faible Je fais souvent répéter mon entourage Certaines prothèses auditives sont couvertes par : l'assurance maladie, la CSST, les vétérans et les assurances privées.Prothèses auditives invisibles ! Minuscules, elles s'insèrent à l'intérieur du conduit auditif.Œ Œ Œ Œ Ajustement automatique du volume Légèreté et discrétion incomparables Ajustements internes par ordinateur Un son naturel pour toutes situations Autres modèles disponibles * Les prothèses auditives invisibles ne sont pas payées par la RAMQ.LES CENTRES MASLIAH Audioprothésistes 5845 Côte-des-Neiges, #475 Tel.: (514) 344-8554 1-800-550-8554 Parce que la vie mérite d'être entendue.X A l'occasion de la Fête de Pessah Le président.M.Ralph Benatar, le Conseil d’administration, la directrice générale Linda Amram, ainsi que tout le personnel de la Communauté sépharade du Québec adressent leurs meilleurs voeux de HAG CACHERE VESAMEAH .innm iwd noo à toute la communauté juive de Montréal, du Canada, et au peuple d’Israël.¦lYilT?JOE AMAR SERVICE DE B7\R Faite de votre réception un événement inoubliable ! 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Nominations Décès \ La Communauté Sépharade du Québec est fière d’annoncer la nomination de Monsieur Joseph Benarrosh, ancien président de la Communauté sépharade du Québec et de la Fédération sépharade du Canada, au Conseil d’Administration d’Hydro-Québec.Cette nomination émane de Monsieur Bernard Landry, Premier Ministre du Québec et a été entérinée à l’unanimité par son Conseil des ministres.M.Benarrosh siégeait également depuis 1999 au Conseil d’administration de Loto Québec.Nous sommes heureux d’adresser à notre ami Jo Benarrosh nos meilleurs vœux de succès dans ses nouvelles fonctions.Le ministre de la Sécurité publique, M.Serge Ménard, annonce aujourd’hui la nomination de M.David Sultan au poste de vice-président de la Commission québécoise des libérations conditionnelles.M.Ménard n’a pas manqué de souligner l’impressionnante feuille de route de M.Sultan : «Je crois que M.Sultan saura faire profiter la Commission de son expérience professionnelle.Nous avons ici un homme qui a travaillé tant avec les médias, des groupes communautaires ciblés, que la population en général.Dans son travail, il a fait preuve de dynamisme, de polyvalence, et a démontré un grand sens de l’engagement social.Il s’agit là de précieux atouts pour les défis qui l’attendent à la CQLC.» M.Sultan est nommé pour un mandat de cinq ans à compter du 31 octobre 2001.èi- La Communauté sépharade de Ville-Saint-Laurent Hekhal Shalom, constituante de la Communauté sépharade du Québec est fière d’annoncer la nomination du Rabbin Ronen Azriel Abitbol comme leader spirituel de sa congrégation.Le Rabbin a effectué ses études rabbiniques à la Yeshiva Guédola de Montréal puis à la Yeshiva Presburg de Jérusalem.Il a également poursuivi des études au Mexique où il a rempli les fonctions de Roch Kolel.Il a été pendant deux ans Rabbin de la Communauté sépharade de Miami.Le Rabbin Abitbol a obtenu sa «Smicha» du Grand Rabbin Pinchas Hirshprung (z.l) et également de la Yeshiva Gédola.Il se spécialise dans le domaine de la Halakha.Le Rabbin est marié et père de six enfants.Nous souhaitons un grand Baroukh Haba à ce jeune et dynamique rabbin et lui souhaitons un brillant mandat auprès de ses fidèles.La Communauté sépharade du Québec est fière d’annoncer la nomination de Monsieur Zaki Ghavitian à la présidence de la Corporation des services des ingénieurs du Québec.Nous adressons un grand Mazal Tov à notre ami Zaki qui est membre de notre Conseil d’Administration et président de l’Association des Juifs iraniens du Québec.C’est avec une immense douleur que nous annonçons le décès de Sam Dahan survenu le 30 novembre 2001.Il laisse dans le deuil son épouse Alice Dahan, ses enfants Nina, Michel, Youdith, Nadya, Danielle, ses frères Mimon Dahan de Montréal, Pinhas Dahan de Paris, Jacques Dahan d’Israël, ses sœurs Gaby Benichou de Paris et Flora Ohanan d’Ausralie ainsi que ses petits enfants qui vivent à Ottawa, Paris et en Israël.La famille Dahan exprime ses remerciements émus à toute la famille ainsi qu’aux nombreux amis qui l’ont soutenu dans cette cruelle épreuve.Que son âme repose en paix.Amen.tâ.C’est avec tristesse que nous avons appris le décès à Nice le 18 décembre dernier de Monsieur Abraham Berdugo (z.l.) Une grande figure du judaïsme au Maroc, où il fut le secrétaire particulier du pacha El Glaoui, en Espagne et en France.A son épouse Danièle, à ses enfants et à ses frères Efraïm (Montréal) Joseph (Paris) et Isaac (Israël) ainsi qu’à toute la famille.La Communauté Sépharade du Québec offre ses sincères condoléances.C’est avec une immense douleur que nous vous faisons part du décès de Isaac Gozlan survenu le 10 décembre 2001 à Montréal.Il laisse dans le deuil son épouse Luna (née Elkaim) ainsi que ses enfants, petits enfants et arrières petits enfants.La famille tient à exprimer ses remerciements pour toutes les marques de sympathie qu’elle a reçues.C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de M.Albert Cohen survenu à Montréal le 22 octobre 2001.Il laisse dans le deuil son épouse Mimi Abourmad Cohen, ses enfants Armand, Jacques, Charles, Caroline, Judith, leurs épouses et époux ainsi que ses petits enfants.Nous n’oublierons jamais son sens de l’humour, sa générosité, le courage et la détermination dont il a fait preuve tout au long de sa vie.Un leader, alors que notre communauté faisait ses premiers pas, il a été le premier président du Comité des parents du Neighbourhood House et du District Francophone des Jeunes du Y, qui plus tard fit place au Centre Communautaire Juif.Sa disparition représente une grande perte pour tous ceux qui l’ont connu.Il laisse derrière lui un héritage et une famille qui en témoigne.Son épouse, ses enfants et petits-enfants expriment leur profonde reconnaissance et remercient la famille, les amis et la communauté qui ont été présent lors de cette douloureuse épreuve.Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Monsieur Emile Meïr Guedj, (z.l.) survenu le 13 janvier 2002 à Ashdod (Israël).Il laisse dans le deuil sa femme Suzanne, son fils Claude et ses filles Liliane et Chantal.Nous adressons à notre ami Claude Guedj, membre du conseil d’administration de la C.S.Q.et à sa famille, l’expression de nos sincères condoléances.n" 2 I mars 2002 ^ c& 4> ^SSEMBLËFPiATlQHALE QUÉBEC Lawrence S.Bergman Député de D éircy-McGee inm>n iwd nos C’est avec grand plaisir que j’adresse mes cordiales salutations aux employés et aux lecteurs de La voix sépharade à l’occasion de Pessah.Cette grande fête vous offre une merveilleuse occasion de resserrer encore les rapports qui unissent les membres de votre communauté.En maintenant les traditions uniques que les Canadiens d’origine juive ont apportées à notre société, vous aidez à promouvoir les liens essentiels de génération en génération.En même temps, vous contribuez à mieux faire connaître les caractéristiques particulières du Canada : la diversité de sa population et la richesse de sa culture.Meilleurs vœux à la Communauté Sépharade à Voccasion de Pessah Recevez mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité./^ru< Rémy Trudçl Ministre d’Etat à la Population et aux Affaires autochtones Ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration André Boulerice Ministre délégué aux Relations avec les citoyens et à l’Immigration A l’occasion de la Pâque juive, nous sommes très heureux de souligner cet anniversaire qui symbolise la libération du peuple juif de l’oppression.La liberté étant l’un des fondements essentiels à l’épanouissement des hommes et des femmes, en être privé par la force constitue une atteinte grave aux droits et libertés.Société démocratique forte, le Québec s’est doté d’outils juridiques et d’institutions garants du respect intégral des droits et libertés de chacun et chacune.La communauté juive du Québec partage elle aussi ces valeurs démocratiques qui favorisent la pleine participation des individus à la vie civile.Puisse la Pessah apporter réconfort aux membres de votre communauté.Québec " " On prépare l'avenir SOUFFIR DECORS de &ÏL :Ver or oc &//.¦ tnr /age Q)ccor de VS* jt|I> «JJLi ||f* *•*» Vaisselle / yS*“ ‘4— ______lU-^W ¦ «& :-• _ ; .3 Vf//e Mont-Royal (Quebec) H4P 2A2 ** spsr •y.-wj, ¦ MK LOCATION RENTALS ”****& FWt Lre Kîppots d'Élignnce Qitelle i,me soit (a Simcha! Fabrication sur place Broderie en tout genre Articles cadeaux personalisés ne page la voix sépharade VlBE SELECnOS QF KlPPflflS / PîHiTE SELECTION ES KlPPSHS L1GÏWCE Square Décarie Square 6900 Décarie, Suite 133, C.S.L Qc H3X 2T8 Tel/Fax: (514) 344-9945 Offrez à vos invités un souvenir inoubliable ! 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