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Titre :
La voix séfarad /
Journal francophone d'information sur la vie sociale, culturelle et religieuse de la communauté juive sépharade du Québec.
Éditeur :
  • Montréal, P.Q., Canada :Communauté sépharade du Québec,1977-2006
Contenu spécifique :
Décembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
six fois par année
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Présence
  • Successeur :
  • LVS
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La voix séfarad /, 2001-12, Collections de BAnQ.

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Décembre 2001 Kislev 5761 Une publication de la Communauté sépharade du Québec ee i ' un POSTES CANADA CANADA POST Port payé Postage paid Poste-publications Publications Mail 1472224 latt Kosh ' www.lamarguerite.com > 'H ?» ?• v> «> • : ' • AZRIA COMMArrtfENr e m A partir du 20 mars 2002 au Théâtre St-Denis Mise en scène : ELIE CHOURAQUI - Musique : PASCAL OBISPO Textes : LIONEL FLORENCE, PATRICE GUIRAO - Chorégraphie : KAMEL OUALI Costumes : SONIA RYKIEL - Décors : GIANTITO BURCHIELLARO Producteurs : MAX AZRIA, CHARLES COHEN, THIERRY MUTIN - Co-producteurs : 7 ART PRODUCTION, ELIE CHOURAQUI, ALBERT COHEN, DOVE ATTIA t_______ UNIVERSAL v K UNIVERSAL.MUSIC SrW lvcHeé w: llliésitre | ^ TVfl Ht Henis I tél.: 514-875-2920 Achats téléphoniques TEL SPEC 514- 790-1111 www.lesdix.com sommaire LA VOIX SÉPHARADE est une publication de la COMMUNAUTÉ SÉPHARADE DU QUÉBEC i, Carré Cummings - Suite 216 Montréal (Québec ) Canada H3W 1 M6 Tél.: (514) 73B-4998 et 733-8696 Télécopieur: (514) 733-3158 Courrier électronique: info@csq.qc.ca Internet: http://www.csq.qc.ca http://www.lavoixsepharade.com Président de la Communauté: Ralph Benatar Directrice générale: Linda Amram Directeur adjoint: Elie Benchétrit Responsable de la publication: Jean-Claude Léon Comité de Rédaction David Bensoussan, Roger Elmozino, Jean-Charles Chebat, Alain Klotz Ont collaboré à ce numéro Elie Benchetrit, Michel Ohayon, Louis-Robert Frigault, Roger Elmoznino, Annette Paquot, Tziona Lugasi David Bensoussan, Haïm Vitali Sadacca, Solly Lévy Rav Elie Bensoussan, Claude Benarroch, Raphaël Ben Shoshan, Victor Teboul, David Bendayan, Clémence Lévy, Max Allegro, Abraham Laredo, Patricia Salama, Léa Soussana, Alain Klotz, TB Dawid Bnseussan Traitement de texte: Olga Lecousy Correction: Roger Elmoznino Photos: Albert Haziza et Archives CSQ Design: Yossi Berrebi Expédition postale: Joncas Postes Expert Publicité: Todds Communication, Frank Achache - (514) 812-9253 La voix sépharade, tirée à 5000 exemplaires, est publiée 5 fois par an.Les exemplaires sont acheminés par voie postale à Montréal, Toronto et dans le reste du Canada, aux Etats-Unis et à l'étranger.Abonnements (lan - 5 numéros): Québec 26 $, Canada et U.S.A.36 $, Outre-Mer 72 $.ISSN: 0704-5352 Dépôt légal aux bibliothèques nationales du Québec et du Canada.Courrier de 3e classe-Permis 1472224 COMMUNAUTE Les défis du congrès Stage Scout en France Jeune Leadership Sépharade 20m Le centre et là pour mieux vous servir.Lancement de l’Institut de la Culture Sépharade SOCIETE Autonomie et dignité humaine Le temps qui passe ISRAEL 1939.à nouveau Les mots de Durban ou la vérité malmenée Pour qui sonne le glas! Plus ça change.Le lapsus de l’ambassadeur MONDE JUIF Le sens de l’Exil L’Espagne musulmane Une vie au service de judaïsme La synagogue de Palma de Mallorca CULTURE Un artisan des temps modernes La vérité si je mens 2 Contes en judéo-mogadorien Lo que stà pasando en el ‘olam Un mundo diferente Contes Entre les corps et les dieux page 6 page 8 page 10 page 12 page 13 page 14 page 18 page 20 page 22 page 24 page 26 page 28 page 32 page 34 page 36 page 38 page 40 page 42 page 44 page 46 page 47 page 48 page 80 tows n° 2 I décembre 2001 I page 4 éditorial Un nouveau départ pour la Voix sépharade Depuis l’attentat terroriste du 11 septembre, la planète n’a pas fini de mesurer les conséquences d’un tel acte.L’actualité renversante fait déjà oublier un autre événement important : les cris de haine effrénés contre le peuple juif et Israël de la part de nombreux représentants d’organisations et de gouvernements, cris qui se sont fait entendre lors de la conférence mondiale sur le racisme à Durban parrainée par l’ONU.Nous traiterons de ces événements et d’autres connexes quand bien même l’actualité risque de nous faire moult surprises d’ici la parution du présent numéro.Sur le plan communautaire, nous cédons la parole à Jo Gabbay Président du Congrès Juif Canadien, région du Québec.En plus de nos chroniqueurs attitrés, nos rubriques couvriront le communautaire, le social, Israël, le monde juif et la culture.Dans cette dernière nous écoutons le Dr R.David Sabbah, auteur prolifique qui nous entretiendra du sens de l’Exil.Nous proposons également le portrait du sympathique artisan Jo Cohen, éditeur émérite.Vous l’avez tous remarqué : un nouveau format tout beau tout couleur ! Nous espérons que vous serez satisfait tant du fond que de la forme.Ce nouveau départ de la Voix Sépharade nous amène à considérer le problème épineux du financement.Sous peu, une campagne de souscription visera à augmenter considérablement le nombre d’abonnés.Nous vous invitons à souscrire dès aujourd’hui, il y va de la survie de ce magazine.Nous sommes toujours à votre écoute et souhaitons recevoir vos commentaires.Ce sont des bénévoles qui rédigent les articles de la Voix Sépharade et il y a toujours place à l’amélioration.Nous vous sommes toute ouïe.Le comité de rédaction la voix sépharade îarade n" 2 I décembre 2001 I communauté Entrevue avec Joseph Gabay, _ Président du Congrès Juif Canadien, Région du Québec.Les défis du congrès par Elie Benchetrit A 1 V un moment particulièrement grave de notre histoire à la lumière des récents attentats aux États Unis et de la situation qui prévaut en Israël, le Congrès Juif canadien est confronté à l’instar d’autres institutions juives à un véritable défi : celui de défendre non seulement les acquis et les intérêts de la communauté juive, mais également d’être vigilant quand il s’agit de la couverture médiatique du conflit au Proche-Orient et tout particulièrement d’Israël.Joseph Gabay répond à nos questions.rnmm [a voix sépharade n° 2 I décembre E.B.: La présidence du Congrès Juif Canadien, est une institution souvent identifiée à l’establishment ashkénaze.Comment avez-vous vécu cette nomination et comment évoluez vous dans ce nouvel environnement ?J.G.: Je vis cette nomination comme un grand privilège, mais également comme un défi et une opportunité.C’est en quelque sorte la consécration du concept « Ma Communauté à la une » que j’avais mis de l’avant lorsque j’étais président de la Communauté Sépharade du Québec.J’ai toujours affirmé que le choix d’un responsable doit être dicté plus par son engagement ou par sa vision globale de la communauté que par son appartenance à tel ou tel groupe.Dans deux ans nous aurons un président sépharade, à la Fédération CJA, en la personne de Sylvain Abitbol, ce qui confirme cette réalité.Quant à moi, comme officier et vice-président du congrès juif Canadien et de Fédération CJA pendant les dix dernières années je n’ai jamais senti que mon origine sépharade posait un problème.Mon intérêt et mes convictions pour une vision globale de la communauté ont toujours prévalu et je dois dire qua de rares exceptions près cette vision a été partagée par tous mes collègues tant au Congrès qu'à la Fédération.E.B.: Dans un Québec attaché au rayonnement et au renforcement de la langue française, la nomination d’un francophone à la présidence d’une institution majoritairement anglophone constitue-t-elle un atout pour la communauté juive dans son ensemble ?J.G.: Vous avez probablement raison et ce à deux niveaux.Tout d’abord le gouvernement provincial en place réalise, lui aussi, que « being francophone is not a problem » la remarque humoristique du Premier Ministre, Bernard Landry en témoignent, lorsqu’il affirmait également, qu’au train où vont les choses il ne restera plus aux anglophones que la présidence de la Communauté Sépharade du Québec.De surcroît, les éventuels préjugés étant là aussi évacués, les rapports avec les gouvernements sont facilités dans la mesure où ils s’expriment en termes de références culturelles communes.E.B.: Quels sont les principaux dossiers sur lesquels le Congrès est intervenu depuis votre nomination?J.G.: Comme vous le savez, en Mai dernier, il y a eu la mission parlementaire qui a permis à tous les organismes communautaires de rencontrer le Premier Ministre, des ministres ainsi que des membres de l'opposition.Ces rencontres permettent de nous faire connaître des membres de l'Assemblée Nationale ,de les sensibiliser à notre spécificité ,d'exposer nos problèmes et d'établir des contacts personnels ce qui contribue de manière significative à l'avancement des dossiers.Lors de cette mission nous avons plaidé le dossier des établissements de santé et avons joué un rôle non négligeable dans le processus de consultation qui a amené les amendements de la loi 128.Nous avons aussi abordé le problème posé par le sous financement de notre système d'éducation et avons obtenu du ministère la mise en place d'un comité qui se penchera sur cette question.Pendant l'été nous avons travaillé à la rédaction d'un mémoire qui a été présenté à la commission de révision de la carte électorale et nous espérons que le comté de D'Arcy Mac Gee ne sera pas affecté par le découpage proposé.Voilà, en gros, pour les dossiers visibles.Il faut dire que l'agenda Israël nous mobilise passablement, et qu'après le 11 septembre, nous avons consacré beaucoup d'énergie aux problèmes de sécurité dont nous sommes en charge pour l'ensemble de la communauté.E.B.: À l’heure actuelle en raison de la crise que vit Israël, la communauté juive de Montréal est quelque peu désemparée.Certains se demandent « Que fait donc notre Communauté face aux médias qui en règle générale ne cessent d’accuser Israël de tous les maux ?» A-t-on mis en place une stratégie d’ensemble afin que la Communauté juive montréalaise parle d’une seule voix ?J.G.: La Fédération sépharade canadienne avait été créée pour traiter du dossier Israël, de la même manière le Comité Canada Israël a la responsabilité de ce dossier au niveau de l’ensemble de la Communauté.Malheureusement les récents événements font que le dossier Israël n’est plus l’apanage de tel ou tel organisme, c'est une responsabilité qui incombe à chaque juif, et dans cet esprit, depuis le début du mois d’août la Fédération, le Congrès et le Comité Canada Israël ont créé un comité d’action stratégique, le S A C, qui a plusieurs objectifs parmi lesquels la création d’un comité des médias (analyses et réponses aux commentaires médiatiques atrocement biaisés), d’un programme intensif de formation de responsables communautaires, qui touche autant la réalité d’Israël que l'information sur le terrorisme international, ainsi que d’un programme de formation, de sensibilisation, d’éducation et de mobilisation qui s’adressera à tous les segments de la communauté.Les synagogues ainsi que les étudiants participent activement aux travaux du SAC dont nous espérons voir les premières activités implantées sous peu.E.B.: Comment voyez-vous le rôle de la Communauté sépharade du Québec, dont vous avez été le président, au sein de la grande communauté juive montréalaise ?J.G.: Ici aussi, je veux rester très optimiste, la C.S.Q a un rôle prépondérant à jouer tant au niveau de la transmission de notre héritage que de la responsabilité que nous avons à le communiquer et à le faire apprécier par, aussi bien la communauté juive montréalaise que par l’ensemble de la francophonie québécoise.A ce titre la Quinzaine sépharade est un exemple remarquablement éloquent.Il ne suffit pas de transmettre à ses enfants il faut également communiquer aux communautés, il faut diffuser.Vous remarquerez l'évolution terminologique : il y a trente ans il fallait préserver et promouvoir, aujourd'hui il faut transmettre et diffuser.Au niveau de l’institution, la Communauté sépharade gagnerait à avoir de plus en plus de sépharades imprégnés de leurs valeurs spécifiques, participer « ad personam » aux préoccupations et aux travaux de l’ensemble de la communauté juive à travers les agences ou les comités.Ce faisant, on se familiarise avec les mécanismes de fonctionnement interne, on apprend à se connaître, à s'apprécier et à se faire confiance ce qui est la clé du succès en matière de travail communautaire.Les distinctions sépharades-ashkénazes au niveau culturel et cultuel ne doivent pas altérer l’objectif commun d’une présence communautaire juive unie, bien que diverse, solidaire d’Israël et inconditionnellement engagée à promouvoir les valeurs de tolérance, d’excellence, d’empathie, et d’ouverture.la voix sépharade communauté Scouts Israélites I ai g ^ I |IÉ#6we Stage Scout en France par Tziona Lugasi mm la voix sépharade décembre 2001 r été, les Scouts Israélites du Centre Communautaire Juif ont permis à 3 animatrices scoutes de parfaire leur formation en les plongeant dans un camp des Éclaireuses et Éclaireurs Israélites de France.Elles ont vécu 24 heures sur 24, deux semaines de scoutisme pur, parmi g5 éclaireurs et 16 animateurs, une expérience d’une vie.Voici le récit d’une d’elles. « La vie est souvent remplie de surprises.Chaque soir nous fermons les yeux ne sachant ce que le lever du soleil nous réservera.Parfois il amène avec lui un journée ordinaire.Par ailleurs, d'autres fois le lever du soleil peut nous surprendre et il nous fait voir un jour qui changera notre vie à jamais.¦ Il y a plus d'un an, mes copines, Sandra Misrachi, Karine Ohayon et moi même, Tziona Lugasi, avons eu l'occasion de connaître un tel jour.Nous étions tout simplement à la recherche d'un emploi qui nous changerait les idées et nous décollerait de nos éternels postes de télévision.Sacrifier nos soirées tardives et nos longues matinées était probablement la décision la plus sage que nous ayons prise durant notre adolescence, car on nous offrit un emploi qui changea totalement nos vies.Non, ce nouveau poste n'était pas celui d'astronautes à la recherche d'une planète lointaine, ni celui d'exploratrices au fin fond du monde! Notre nouvel emploi était tout simplement celui d'animatrices au sein d'un camp scout.Plusieurs se demandent sûrement comment un simple camp scout peut modifier la vie d'une personne.Cela est bien simple! Le dicton dit bien "Scout un jour, scout toujours", n’est-ce pas?Cela est bien vrai! Travailler parmi des jeunes louveteaux et éclaireurs fit surgir en nous des sentiments que nous ne connaissions pas.Finalement, Sandra, Karine et moi avions la sensation d'avoir trouvé la dernière pièce du puzzle, celle qui nous complétait.Le camp nous a fait découvrir une autre facette de notre personnalité, probablement une qui était bien cachée au fin fond de notre esprit, et nous voulions tout faire à fin de raviver ce côté inconnu et ce qui nous permettrait de nous intégrer au groupe des scouts israélites.¦ Il est bien difficile de décrire en quelques mots ces changements si "soudains".Le camp était tout simplement une réussite.Chaque jour était rempli de surprises merveilleuses qui seront à jamais gravées dans nos mémoires.L'une de ces surprises fut la visite d'un groupe scout composé de jeunes juifs français.Ceux-ci sont arrives au Canada accompagnés de leur guitare, leurs chants et une joie de vivre exceptionnelle grâce auxquels nous avons découvert la France.¦ C'est aussi grâce à la visite de ce groupe que surgit l'idée d'envoyer des animateurs montréalais en France, à fin de suivre une formation scout.En septembre dernier, cette idée n'était qu'un simple rêve.Un rêve qui nous permettait de nous évader, et nous encourager à persévérer.Grâce à des personnes dévouées comme Eric Choukroun, chef des Scouts Israélites de Montréal, ce rêve fantastique devint réalité .A fin de pouvoir atteindre notre but, de nombreuses levées de fond eurent lieu, tel le "Ouaki talkie Show" mettant en vedette un comédien extrêmement doué.¦ Le 4 juillet 2001, suite à de nombreuses heures de travail acharnées, Sandra, Karine et moi étions à l'aéroport en direction de Paris! Il faut avouer que, malgré l'excitation et le bonheur que nous ressentions pour ce voyage tant attendu, un brin de nervosité planait autour de nous.Nos questions étaient nombreuses, et seule la patience pouvait nous en donner les réponses.Evidemment, notre nervosité nous quitta bien vite! La France était pour nous une énorme boîte à surprise : chaque jour, de nouvelles découvertes, de nouvelles connaissances.Plus besoin de cartes postales, de livres d'images, ou de t-shirts souvenirs! Tout était bel et bien devant nos regards curieux et émerveillés! Comme le dit si bien Karine nous avions l'impression de nous retrouver "dans un t-shirt ou une carte postale"! ¦ Mais qui aurait cru que le voyage deviendrait plus excitant qu'il ne l'était déjà?Sûrement pas nous car, à nos yeux, le voyage nous paraissait déjà comme un exploit! C'est pourtant ce qui arriva! Le point culminant de notre voyage, à notre surprise, n'était pas la Tour Eiffel ou les centaines de magasins sur les Champs Elysée mais bel et bien notre passage au camp scout.¦ Ce camp était plus qu'une simple expérience de camping! Il changea notre vision des choses et nous fit explorer le scoutisme sous un autre angle.Tout d'abord, les papillons qui nous chatouillèrent l'estomac à notre arrivée au camp s'envolèrent rapidement et disparurent parmi les centaines d'arbres qui nous entouraient.Tous les campeurs et animateurs ont fait en sorte que notre passage soit des plus mémorables.Il est impossible d'écrire ici toutes les choses que nous avons eu la chance d'apprendre.Ce camp était si différent de ceux que nous avons fréquentés pendant la dernière année! Plus de luxe: les douches chaudes, les lits confortables, les réfectoires spacieux n'étaient certainement pas parmi nous! Et oui! le camp se déroula au milieu d'une clairière, qui n'avait probablement jamais été touchée par la main humaine.Pourtant cette ambiance rustique nous plu plus que tout et la raison est bien simple! Les campeurs étaient si réjouis, et heureux de travailler en équipe, que les douches parurent chaudes, les tentes confortables et les tables en bois plus que magnifiques.¦ Le camp devint bien vite notre maison.Tout ne paraissait plus si vide quelques jours après notre arrivée.Et voilà que les mains habiles des jeunes éclaireurs construisaient de magnifiques tables, et leur imagination leur permettait de préparer des mets délicieux.Bien sûr, tout cela était accompagné de chants, de rires, et d'une joie de vivre inexplicable.¦ Malheureusement, tout début a une fin.et la fin de notre aventure était difficile à accepter.Karine, Sandra, et moi sentons un vide jusqu'à ce jour.Mais nous revoilà, au Canada, prêtes à recommencer une année avec nos louveteaux et éclaireurs, prêtes à leur transmettre les nombreuses choses que nous avons apprises et qui font désormais parties de nos vies.Nous espérons faire apprendre à ces jeunes que le scoutisme n'est pas simplement une activité du dimanche, mais une façon de vivre, de connaître de nouvelles personnes et d'en apprendre un peu plus chaque jour.¦ Avant de terminer, j'aimerais remercier, au nom de Sandra, Karine et de moi même, toutes les personnes qui ont contribué à ce voyage.Tout d'abord, Eric Choukroun pour son dévouement, non seulement à ce voyage, mais aussi au mouvement des Scouts Israélites.Nous te remercions du fond du cœur : grâce à toi, notre nouvelle vie a commencé.Ensuite, David Ouaki, Valerie Levy, David Seban, Karine Ouaknine et tous ceux et celles qui nous ont encouragé tout au long de l'année: merci pour votre travail acharné et votre aide précieuse.Mille mercis à Jean-Paul Vanhille, qui nous a retrouvé en France et qui a partagé avec nous ses nombreuses connaissances.¦Grâce à chacun et chacune de ces personnes et avec l'aide de nouveaux animateurs scouts, Karine, Sandra, et moi auront peut-être l'occasion de faire connaître à des jeunes des réveils qui changeront peut-être leurs vies.» la voix sépharade communauté Témoignages de Mélissa Amar et Laetitia Sabbah Jeune Leadership Sépharade 2001 u mois de janvier 2001, nous avions décidé de prendre part au programme de formation de cadres de la Communauté Sépharade du Québec, le Jeune Leadership Sépharade (JLS).Nous n’étions pas trop sûres de bien saisir l’impact de ce programme sur notre cheminement communautaire et professionnel, mais notre intérêt pour la communauté et l’envie de rencontrer de nouvelles personnes nous a poussé à aller voir de quoi il s’agissait.Ainsi nous nous sommes inscrites pour faire partie de la 4ème promotion de J.L.S.WflS§ «88?.En commençant le programme, notre compréhension du leadership communautaire se limitait seulement à participer à des soirées au Centre Hillel ou à faire un peu de bénévolat.En fait, nous nous sommes vite aperçues qu’être un bon leader impliquait bien d’autres dimensions.Le programme JLS qui semblait bien inclure les notions de base qu’il nous fallait, a été connu pour accommoder notre calendrier scolaire et social bien chargé, en se limitant à assister à deux conférences par mois.Les sujets étaient très variés (marketing, travail d’équipe, réalités sépharades et Israël).Le programme met aussi l’accent sur l’aspect social dynamique de ce groupe.Les participants étudiaient ou travaillaient tous dans différents milieux mais chacun avait son mot à dire durant les sessions.De plus, un chabatton d’une fin de semaine nous a permis de créer des liens d’amitié avec les autres participants.A la fin du programme, les participants du JLS se sont divisés en trois comités : programmation, levée de fonds, marketing dans le but d’organiser cette fois un rallye automobile dont les profits étaient adressés au Groupe Action Jeunesse de la C.S.Q.Ce programme a pour but de prévenir et sensibiliser la population aux diverses problématiques des jeunes sépharades : la toxicomanie, la délinquance, etc.).Nous faisions partie du comité Programmation qui s’est occupé de la logistique de toute l’activité.Cette participation nous a permis de mettre en pratique quelques-unes des techniques que nous avions vues durant les conférences.Le programme s’est terminé avec l’organisation le 10 septembre 2001 de la Graduation durant laquelle il y a eu remise des diplômes aux participants du JLS ainsi que la remise du chèque à la présidente du comité Groupe Action Jeunesse.Le programme du Jeune Leadership Sépharade nous a donné de nouveaux outils que nous allons pouvoir utiliser dans notre vie de tous les jours ou lors de notre implication communautaire, mais nous a aussi inculqué le sentiment d’appartenance à une grande famille communautaire juive, une famille fondée sur l’interdépendance de ses membres.Nous vous suggérons fortement de vous inscrire cette année ! ! PROMOTION DES FINISSANTS JLS 2001 Co-présidents : Noëmie ASSOULINE - Eric ELBAZ.ABECASSIS Erika, ABECASSIS William, AMAR Melissa, BARCHECHAT Nadine, BENARROCH Audrey, BENCHETRIT Nathalie, BITTON Eric' BITTON Jonathan, BITTOUN Lyor, CHAKI Revital, DAHAN Galia, DELOUYA Ban, ESSLMINY Caroline, JAMENSKY Glenn, LABRANCHE Jonathan, SABBAH Edouard-Isaac, SABBAH Laetitia, TUIZER Marc, ZAGURY Myriam.PROGRAMME DU JEUNE LEADERSHIP SÉPHARADE SE POURSUIT POUR UNE 5ème ANNÉE Vous avez entre 19 et 30 ans, vous aimeriez vous impliquer dans votre communauté.Vous êtes déjà actif mais vous souhaiteriez innover, alors arrêtez de chercher parce que LE JEUNE LEADERSHIP SÉPHARADE, C’EST POUR VOUS ! Le programme débute en janvier 2002.Brunch d’ouverture : dimanche le 13 janvier à 13 h30 au 1 Carré Cummings - salle 236.Pour vous inscrire, contacter Claude Benarroch, professionnelle, au 345-2645, poste 3137 ou par courriel à : jls2001@mail.com UN GRAND MERCI À NOS COMMANDITAIRES : Georges Bénatar - Best International -Boucherie Select - David Peretz - Laboratoires CDL - NHC Communications - Sinequanone.Nomination de Kathy Assayag La Fédération C.J.A est heureuse d’annoncer l’attribution du Prix d’Excellence Professionnelle à Kathy Assayag, Directrice de la Campagne sépharade de l’Appel juif.Par cette prestigieuse distinction, le Comité de sélection a voulu récompenser le professionnalisme, l’engagement exemplaire, ainsi que l’intégrité et le dévouement de Kathy tout au long de deux campagnes qu’elle a dirigé depuis qu’elle occupe ce poste.Son impact et son sens du leadership aussi bien auprès des bénévoles que des donateurs auront été déterminants dans les résultats de la Campagne.Elle demeure un modèle d’attachement aux causes juives par son savoir-faire et son travail de sensibilisation aux valeurs de solidarité et de justice.La Communauté Sépharade du Québec est heureuse de joindre ses félicitations à notre collègue et amie : Bravo Kathy et.Kol Hakavod ! la voix sépharade décembre page 11 communauté Le Centre est là pour mieux vous servir.Le Centre Juif Cummings pour Aînés a pour mission d’assurer les besoins des aînés de la Communauté sépharade à Montréal.Nos services de soutien sont conçus pour aider les aines et leur famille a accéder leur autonomie et d’améliorer leur qualité de vie.Daphna Leibovici, au département de services de soutien aux aînés, est disponible pour répondre a vos questions et vous renseigner sur nos services.On est conscient que de nos jours, les aines devront faire face a plusieurs défis.Certains vivent avec un manque de ressources financières, sociale ou avec de problèmes de santé.Voici quelques situations qui nous semblent typiques : Après s’être brisé la hanche, Mme.C ne peut plus faire ses propres achats ni son ménage.Avec ses enfants vivant a l’extérieur de la ville, Mme.C.compte sur nos services de maintien a domicile pour faire ses courses et nettoyer sa maison a sa façon.M.B.doit recevoir des traitements médicaux chaque semaine mais il n’est pas capable de prendre les transports en commun et personne de sa famille est disponible pour l’accompagner.ATASE, notre service d’accompagnement, s’assure que M.B.arrivera a ses rendez-vous médicaux.La nourriture est importante pour assurer les besoins physiques, sociaux et émotifs de toute personne.Quand Mme.D.ne peut plus préparer ses propres repas, elle peut commander des plats surgelés (cuisine sépharade) de notre service “Popotes roulantes”.Téléphonez nous au Centre pour nous faire savoir comment on pourrait mieux vous servir.Vous pourriez rejoindre Daphna au (514) 342-1234 les lundis et mardis de 9 h à 17 h 00 ou les Jeudis de 9 h à 12 h 30.Services de maintien a domicile : Aide pour la toilette, la préparation des repas, les courses, la lessive, services de répit et autres.Popotes roulantes : Repas chauds et congelés cachers (seul les repas surgèles sont préparés à la sépharade).Transport : Billets de taxi à prix réduit pour les aines admissibles.Services d’accompagnement a l’intention des aînés qui éprouvent de la difficulté a se déplacer seuls pour leurs rendez-vous médicaux Transport pour le magasinage.Transport de/vers le CJCA et les clubs sociaux.Programme de soutien en santé mentale : Un programme pour les aînés souffrant de maladies mentales chroniques et vivant dans la Communauté.la voix sépharade ! n" 2 I décembre 2001 page 12 Lancement de l’Institut de la Culture sépharade Devant une nombreuse assistance et en présence d’un nombre impressionnant de personnalités, dont de nombreux consuls généraux, d’universitaires et de dirigeants communautaires, le lancement de l’Institut de la Culture sépharade a eu lieu le 24 octobre dernier à la salle Gelber.La soirée animée par le groupe musical La Nef qui interpréta de façon magistrale des balades judéo-espagnoles ainsi que par le spectacle de danses sépharades interprétées par Maurice et Catherine Perez connut un vif succès.Cet événement, placé sous les auspices du Consulat général d’Espagne à Montréal, marquait la mise en place, ou plutôt la continuation d’un projet initié il y a quelques années par Mme Coty Benchetrit et qui visait à redonner à la culture sépharade ses lettres de noblesse par le biais de sa diffusion et de son rayonnement auprès, non seulement de la communauté juive montréalaise mais de la société québécoise dans son ensemble.Conscients de l’importance de ce projet, c’est dans un esprit de partenariat que la Fédération Sépharade du Canada et la Communauté Sépharade du Québec, à travers leurs présidents MM.Judah Castiel et Ralph Benatar, ont œuvré de concert pour que l’Institut devienne une réalité.En étroite collaboration avec le Gouvernement du Québec et l’Ambassadeur d’Espagne au Canada, ces deux organismes travaillent depuis quelques mois afin de réaliser un Colloque international sur le thème « Identité sépharade et modernité » un événement qui devrait attirer un grand nombre de chercheurs et d’universitaires de divers pays.Ce colloque s’inscrira dans une suite d’activités culturelles et cultuelles ayant pour mission la promotion du séphardisme ainsi que l’établissement de liens avec des Universités et des instituts de recherche.C’est dans ce sens qu’un cycle de conférences animées par le Professeur Armand Abecassis de l’Université de Bordeaux invité à Montréal servit de prélude à cet ambitieux programme.De gauche a droite: J.Gabay, président du congrès Juif Canadien, R.Benatar, président de la C.S.Q-, R.Saenz de Heredia, Consul général d’Espagne, J.Castiel, président de la Fédération Sépharade du Canada, S.Avital, Consul général d’Israël, C.Berlinet, Consul général de France.[Photo: Aaron Buzaglo] Communiqué de l’Alliance Chers amis, L’épopée de l’Alliance israélite au Maroc en fut une qui mérite d’être reconnue.Afin de rendre hommage aux professeurs de l’Alliance Israélite Universelle, nous nous proposons d’éditer un livre dans lequel les anciens de l’Alliance consigneraient leurs souvenirs : Les thèmes qui seront couverts pourront être très variés : Le rôle de l’Alliance, événements marquants, personnalités du passé, anecdotes etc.Cet ouvrage sera à l’image du brillant passé de l’Alliance et servira de témoignage aux nouvelles générations.Nous aimerions recevoir de votre part un texte de 3 à 4 pages en moyenne afin que nous puissions éditer l’ouvrage au printemps 2002.Nous espérons pouvoir vous lire avec plaisir.Sincères amitiés, David Bensoussan Edmond Elbaz Vice Président, A.L U Canada Délégué pédagogique AIU Fichier des anciens de l’AIU La branche canadienne de l’Alliance Israélite Universelle (AIU) constitue un répertoire des anciens élèves et professeurs de l’Alliance.Veuillez communiquer SVP votre nom et adresse en téléphonant à la CSQ au 733-4998.la voix sépharade n" 2 I décembre 2001 i page 13 Éthique et droit Jfl Autonomie et dignité humaine Par Alain Klotz ommes-nous maîtres à bord ?Avons-nous encore un droit sur notre corps ?Pouvons-nous refuser un traitement prescrit par un médecin ?Que doit faire un professionnel de la santé quand son patient s'oppose au projet de soins élaboré par l'équipe soignante ?Peut-on nous obliger ê nous soigner en cas de maladie grave et le refus de collaborer est-il légal ?Jusqu'où est-il du ressort du professionnel de la santé de vérifier si le choix d'un patient est rationnel ou pas ?En bref, l'intervention médicale a-t-elle des limites ?«5Ô « Comme on pent le constater, la limite entre le légal et le moral n ’est pas toujours évidente.» f ¦ Pour appréhender le sujet dans sa globalité, nous allons cheminer un peu aux confins du domaine des droits fondamentaux, là où se côtoient la loi et l'éthique du comportement.Avec le temps, la conscience humaine a évolué pour intégrer de nouvelles valeurs comme la notion de qualité de vie face à celle de la « quantité » de vie.En conséquence, l'acharnement thérapeutique ne devrait plus être toléré ni le paternalisme médical qui l'accompagne souvent.Notre approche devant la souffrance, la détérioration et la mort est différente selon nos cultures et notre vécu.Cette approche fonde souvent le sens de nos décisions.D'ailleurs, les tribunaux - il existe des cas célèbres au Québec - reconnaissent clairement qu'on ne peut forcer une personne à suivre un traitement ou même à se nourrir, même si, dans des cas extrêmes, la mort en serait la conséquence directe à plus ou moins brève échéance.Notons qu'il existe même une disposition particulière dans le Code de déontologie des médecins, disposition qui oblige ces derniers à aider leurs patients à mourir dans la dignité.La souffrance, comme l'acharnement thérapeutique sont de nos jours considérés comme indignes et les tribunaux reconnaissent le droit d'un patient d'être débranché des appareils de soutien à sa survie, quand il en fait la demande.En contrepartie, ils permettent au personnel soignant de débrancher ce patient, sans risque de poursuites de quelque nature que ce soit (criminelles, civiles ou disciplinaires).Certaines exceptions limitent cependant cette liberté de décision du patient par exemple en cas d'inaptitude d'ordre cognitif reconnue d'un majeur, ou en cas d'urgence.Au Québec, la loi répond relativement bien au questionnement généré par l'activité de routine des organismes dispensateurs de soins de santé, C.L.S.C., hôpi- taux, cliniques privées.Ainsi, tous les champs d'activité des professionnels de la santé sont encadrés par des lois et des règlements qui s'appliquent de façon non ambiguë.Dans le domaine de la santé, les règles à suivre sont claires : les droits du patient comme son inviolabilité et son autodétermination (liberté décisionnelle du patient) sont nettement établis, par respect de la dignité humaine, valeur aujourd'hui enchâssée dans des lois fondamentales.¦ Cependant, entre connaître les obligations légales et avoir à les appliquer au jour le jour, il y a une marge de manœuvre d'ordre moral indéniable pour le personnel soignant.En effet, si l'on considère la formation des intervenants en santé, il est évident que pour ces derniers, soigner et sauver des vies sont des obligations de premier ordre.Ainsi, respecter la lettre de la loi n'est pas toujours aisé quand il s'agit de voir un patient se dégrader un peu plus chaque jour alors qu'une solution médicale existe peut-être.Le geste qu'on demande à un professionnel de la santé de poser ou de ne pas poser peut très bien aller à l'encontre de son éducation, de ses valeurs et de ses croyances.C'est pour cette raison que lorsqu'un patient refuse un traitement, sa décision peut être considérée comme non raisonnable.Cette norme de la raison reflète d'ailleurs des habitudes bien ancrées qui ont façonné la culture des professionnels de la santé pendant des années.Mais le bon fonctionnement des structures sociales nécessite que la loi soit respectée puisque dans ce domaine elle est considérée fondamentale, donc d'ordre public et non négociable.En effet, les lois reflètent généralement le résultat d'incessantes réflexions et démarches intellectuelles basées sur le contexte social, historique voire même philosophique d'un société organisée.Quand la loi répond suffisamment aux la voix sépharade n° 2 I décembre 2001 i ÆT questions immédiates et permet d'établir clairement la norme à suivre, il faut l'appliquer, la marge de manœuvre devenant alors faible voire inexistante.¦ Rien n’empêche cependant de nous questionner plus loin sur la signification de nos actions alors même que l’on respecte la loi à la lettre.Il est toujours bon de s'interroger sur la finalité des gestes que l’on pose et ce, dans n'importe quel domaine, à n'importe quelle étape.Or, dans un champ d'action aussi sensible que la santé, la règle d'éthique commande souvent un comportement ni totalement neutre ni trop interventionniste.C'est précisément le cas quand deux droits fondamentaux s'appliquent à un cas particulier.Par exemple, l’obligation de protéger l'intégrité de la personne ne l'emporte pas sur son droit à l'autodétermination.Il faut constater cependant que la frontière entre le respect de cette autonomie et l'obligation de soigner est parfois mince et interpelle puissamment le corps professionnel médical.Par exemple, en Ontario, un chirurgien a déjà été condamné à des dommages-intérêts par les tribunaux pour avoir transfusé un témoin de Jéhovah contre son gré; ce faisant, il lui avait même sauvé la vie! Mais il avait aussi transgressé la volonté clairement exprimée de son patient de ne pas recevoir de transfusion sanguine, même advenant une hémorragie post-opératoire; il n’avait donc pas respecté son droit à l'autodétermination.Comme on peut le constater, la limite entre le légal et le moral n’est pas toujours évidente.Pour arriver à s'y retrouver, il faut reconnaître que les droits qui entrent en conflit n'ont pas tous le même poids.La dignité humaine, la compréhension de son concept ainsi que son application débouche sur le concept de l'inviolabilité de la nature humaine donc du respect de son droit à l'autodétermination.Ces valeurs sont au centre des préoccupations de notre droit positif et elles nous donnent les repères nécessaires sur lesquels les professionnels de la santé devraient guider leur comportement afin que celui-ci soit le plus adéquat possible selon le contexte.¦ Ainsi, dans les faits, le personnel soignant devra vérifier la qualité de l'autonomie décisionnelle d'un patient qui refuse des soins ou un traitement.Il faudra aussi vérifier la capacité de ce patient de comprendre toutes les conséquences possibles de son choix, tout en vérifiant sa capacité réelle de décider de son sort.Mais il ne faudra pas essayer d'évaluer le côté raisonnable de la décision de refus prise par ce patient.En effet, ce qui est ou n’est pas raisonnable se vérifie par un test de type objectif alors que quand on parle du respect de l’autonomie humaine d'un patient qui refuse des soins, on parlera surtout de respect de la subjectivité d'une décision éclairée prise par lui, quelqu'en soit le résultat.Le fait que la décision ne paraisse pas raisonnable aux yeux du personnel soignant ne devrait pas entrer en ligne de compte.En résumé, il suffira de déterminer si la personne est suffisamment consciente de ses choix.Enfin, cela reviendrait à manquer d'éthique que de lui faire comprendre qu'on ne partage pas sa décision.En conclusion, nous pouvons affirmer que l'inviolabilité et la dignité de la personne humaine sont devenus la clef de voûte, la pierre angulaire des grands principes défendus par le droit positif qui nous gouverne.Ces principes occupent une place importante dans différentes lois qui encadrent les activités médicales.Le Code civil du Québec, la Loi sur les services de santé et services sociaux, les différents codes de déontologie des professionnels de la santé pour ne nommer que ceux-là aménagent une place de choix à la dignité humaine et à l'inviolabilité du corps humain.¦ Deux principes ou deux idées se sont longtemps affrontés et s'affrontent encore parfois.L’une concerne l'autodétermination du patient et relève de sa liberté de choisir de façon subjective ce qui est le mieux pour lui et l'autre relève des décisions prises à son sujet par le corps médical soignant, sur une base se voulant objective.Avec le temps, nous constatons cependant une nette prise de conscience de la part du personnel soignant qui, en comprenant mieux la notion de dignité humaine, respecte aujourd'hui plus l'autodétermination des patients.En cas d'incompréhension de nos choix par des professionnels de la santé, rap-pelons-leur que nous sommes maîtres de nos décisions, que notre corps, notre âme et notre bien-être nous appartiennent en propre : que nous sommes maîtres à bord.Alain KLOTZ est avocat plaideur et oeuvre au sein de la firme KLOTZ & PANO à Montréal.Il est aussi conférencier en droit de la santé et en bioéthique.Il détient une licence en droit de l'Université de Montréal et une maîtrise en droit de la santé de l'Université de Sherbrooke.Il est membre du Comité d'éthique clinique du C.L.S.C.René Cassin ainsi que président du Comité d'éthique de la recherche.décembre 2001 page 16 UüMê &îÊÊé rmn MERCI TOUT COMMENCE PAR VOUS Le Temps qui passe par Victor Teboul ous sentez-vous vieillir?Moi, non plus.> la voix sépharac décembre 2001 ¦ Je ne sais pas ce que c’est vieillir.C’est un état qui atteint toujours les autres.Mais depuis quelque temps je me pose certaines questions.Le tout a commencé lorsque Mick Jagger a eu 50 ans.Je me suis dit : Mick Jagger, quand même! Il continue de se démener sur scène, en running, comme un survolté, comment mon idole pouvait-elle avoir 50 ans?Allons donc, impossible! Puis il y eut la retraite de mon lecteur de nouvelles favori de Radio-Canada, Bernard Derôme.Celui-là même qui avait forgé la phrase célébré «Si la tendance se maintient».J’étais très déçu de sa mise à la retraite.Je consid- érais cela prématuré.Je pensais pouvoir assister à son vieillissement graduel, en direct pour ainsi dire.Je me disais qu’un jour j’allais voir son crâne se dégarnir et que j’allais vieillir avec lui.On finit par développer une relation particulière avec un lecteur de nouvelles; tout le monde le connaît, il fait partie de la famille.Vous allumez le téléviseur et il est là, dans votre salon, avec la photo de mamy et de papy entourés de vos enfants, vous savez la photo que vous avez posée près de votre télévision.Mais non, soudainement, on lui fait une fête, et allez hop Bernard, vous reviendrez seulement aux occasions spéciales! C’est comme s’il manquait désormais une photo dans votre album.Quel âge l’avait atteint, lui aussi, 50, 55?Toujours ce hamsa qui revient.Pas moyen d’échapper au mauvais œil! Il y eut ensuite cet agent de police, qui m’a interpellé en m’appelant «Monsieur».« Monsieur », m’a-t-il dit, vous rouliez à ., dans une zone de .(Remplissez les espaces blancs.) Je regrette beaucoup, lui répondis-je, en levant les yeux vers lui.Il avait l’air aussi jeune que mon fils qui vient d’obtenir son premier emploi. « Un jeune animateur cl''ailleurs pariait récemment de la Deuxieme guerre mondiale à la télévision en déclarant qu ’elle avait eu lieu “au siècle dernier ”.» ¦ Vous savez, j’ajoutai, il faut comprendre, je suis en retard .Ce n’est pas une excuse, me répondit-il sèchement, avant de prendre mes papiers pour me remettre ma punition.Vous vous sentez atteint dans votre ego paternel, quand un «jeune» vous fait la leçon.Il n’y a que Barbara Walters qui ne vieillit pas.Je trouvais qu’elle était déjà assez «âgée» lorsqu’elle interviewait constamment Anouar El Sadate.C’était avant Camp David, donc il y a au moins vingt-cinq ans.Je lui donnais 50 ans à l’époque, l’âge de tous ceux qui avaient plus de 30 ans.C’était l’époque du fameux Don’t trust anyone over 30.Vous vous souvenez?Et puis, j’ai commencé à avoir un problème avec le mot «vieux».Un jour, je demandais à mon fils s’il connaissait le film «The Birds» de Hitchcock.Bien sûr, qu’il me répondit, je loue souvent des vieux films au magasin de vidéos.Pourquoi tu dis «vieux»?Lui répliquai-je sur un ton agressif.Parce que se sont de vieux films, insista-t-il, sans aucun signe d’empathie.Je revins à la charge : Mais pourquoi tu ne dis pas plutôt des films d’art ou même des films «classiques»?lui demandai-je sur un ton d’homme sage et cultivé.Je n’ai réussi à obtenir de lui qu’un regard inquiet que je ne lui connaissais pas.J’ai parfois l’impression qu’il n’y a que les chauves qui ont la vie sauve.Sans jeu de mots.Eux non plus ne vieillissent pas.Le crâne demeure luisant.On vieillit moins vite que lorsqu’on a une crinière toute blanche.Je me considère favorisé de faire partie de ces chosen few qui résistent si naturellement au passage du Temps.D’ailleurs, je considère qu’eux aussi sont des exclus de notre société.Avez-vous remarqué combien les animateurs chauves sont rarissimes à la télévision.Pourquoi, exception faite de Claude Charron et de Claude Rajotte, le seul autre animateur chauve du pays -René Homier-Roy, pour ne pas le nommer-est-il cantonné à la radio de Radio-Canada?Même phénomène chez les Américains.Sinon, pourquoi Ted Koppel est-il obligé de porter une perruque (à l’allure grisonnante, en plus)?¦ Un expert affirmait récemment que la télévision joue un rôle très important dans l’image que l’on se fait de soi.Je ne savais pas à quel point il avait raison.J’ai compris tout de suite pourquoi j’aimais tellement écouter l’émission de Bernard Pivot, « Bouillon de culture», qui, elle aussi, a disparu cet automne de la programmation de TV5.Avec tous ces anciens combattants relatant l’époque de l’Occupation et de la Résistance, je me sentais jeune.Ils en parlaient comme si, il y avait à peine dix ou quinze ans, ils avaient fait sauter un autre de ces trains remplis de soldats allemands et que Woodstock, les Beatles et le reste, c’était hier.C’est que chez nous, tout ce qui a trait au passé, c’est en général sur la chaîne Historia que ça se passe.Cela ne vous rajeunit pas d’avoir connu une époque appartenant à l’Histoire.Un jeune animateur d’ailleurs parlait récemment de la Deuxième guerre mondiale à la télévision en déclarant qu’elle avait eu lieu «au siècle dernier ».Puis, récemment, je reçus un autre choc.Un ami m’appelait pour m’apprendre que mon nom apparaissait dans un dictionnaire.La conversation s’est passée à peu près comme ceci : Je viens de parcourir le dictionnaire(l) de Yossi Lévy et j’y ai vu ton nom me dit cet ami sur un ton qui me semblait étrangement satisfait.Mon nom dans un dictionnaire?Oui, oui, un dictionnaire sur les auteurs sépharades.Ton nom y est inscrit.Y a-t-il autre chose que mon nom?Oui, oui, il y a quelques lignes sur toi.Seulement quelques lignes?je lui demandai.Oui .et ta date de naissance! Me répondit-il.(1) Joseph J.Lévy, Josué Elkouhy, Marc Eliany, Dictionnaire biographique du monde juif sépharade et méditerranéen, Editions Élysée, 2001.la voix sépharade I n° 2 I décembre 2001 I ¦ ¦¦ ¦ Israel La chronique de David Bensoussan iwim 1939.a nouveau \)0STA Dans les années trente, beaucoup de bien pensants et d'hommes de lettres souscrivirent progressivement aux thèses antisémites.Que se passa-t-il ?La planète était alors envahie de publicités savamment orchestrées par les nazis, de films, de commentaires radiophoniques et journalistiques virulents, sans oublier la profusion de caricatures grossières.Ils avaient versé dans le panneau de la propagande ! En 2001 à Durban, on a été les témoins d'une orchestration systématique de messages anti-israéliens et antisémites lors de la Conférence mondiale sur la racisme et l’an-tisémitisme.Beaucoup de pays africains se sont ralliés à ces slogans.D’une part, l’alliance tacite qu’ils avaient eue avec des pays arabes ou islamiques reposait sur l’échange d’un soutien à la position anti-israélienne contre un soutien aux demandes de réparations faites aux puissances occidentales en regard de leur passé esclavagiste - quitte à ignorer l’esclavagisme arabe ou africain passé ou présent.De l’autre, la puissance de l’im- ____________ age des scènes du conflit au Moyen-Orient n’est pas sans ^ provoquer des effets néfastes.Mais comment expliquer la complaisance journalistique à critiquer systématiquement Israël pour la moindre de ses actions tout en fermant les yeux sur les atrocités commises par les Arabes ?Dans quel contexte ce débalancement se situe-t-il ?L’Occident est l’héritier d’un passé judéo-chrétien où l’on a inculqué des siècles durant la notion de peuple déicide.Bien des choses ont été dites sur l’Holocauste mais on a souvent passé sous silence la collaboration massive avec les Nazis de certains pays et populations mn mrf fmjtî la voix sépharade page 20 d’Europe.L’auréole glorifiée de la Résistance recèle souvent la volonté d’ignorer la Collaboration.Rien de plus tranquillisant donc que de trouver des vices et des défauts à Israël quitte à masquer certaines vérités et à déformer l’information.Six millions de fantômes hantent encore les consciences de l'Europe.Sortis de plusieurs siècles de léthargie, bien des états arabes ont réalisé leur infériorité technologique face à l’Occident qui venait mettre à nu l’image qu’ils projetaient d’eux-mêmes, image qui devait être ancrée depuis les temps de la suprématie des Arabes au Moyen Age.Un autre facteur tout aussi important s'est révélé à eux : la création d’un état indépendant par ceux-là même dont le statut juridique de non-musulmans en faisait des personnes qu'il fallait humilier.Les échecs répétés contre Israël sur le plan militaire, combinés à l’échec du boycott économique de l'Etat d'Israël - malgré la redoutable arme pétrolière des états arabes -et à l’épanouissement scientifique et économique de l’Etat d’Israël, sont considérés par les Arabes comme autant de soufflets.La glorification de la cause palestinienne dans tous ses excès sans y apporter une contribution humanitaire minimale et la complaisance des média de l'Occident envers les abus arabes dont entre autres les droits de la personne, ont donné naissance à une situation où tous les excès sont permis.Dans ces média, l’on ferait plus cas de chiens chargés de dynamite pour déminer des terrains que d’enfants palestiniens endoctrinés pour être prêts à se suicider en assassinant des innocents ! Il n’y a plus de limites à la décence ! Entre ces deux attitudes de mauvaise foi, Israël se doit de survivre quitte, s'il le faut, à faire cavalier seul, tout comme le mentionne la prédiction de Balaam : « Peuple isolé qui ne prendra pas en considération les nations.» i •V ijml » Derrière la vision créatrice de Philip Greenberg et de Robert Charbonneau, il y a CDP Capital.ds* À.'*» »'¦' ON S'INVESTIT www.cdpcapital.com CDP Capital Caisse de dépôt et placement du Québec « Il ne suffit pas de voir grand, il faut voir loin ! Il en est ainsi avec nos partenaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDP Capital) qui nous apportent un point de vue stratégique.Voir les opportunités est une chose, les saisir en est une autre.Grâce à notre créativité, nous sommes aujourd'hui reconnus par toute l'industrie.Et nos visées sont claires : devenir un chef de file mondial de l'optique.» Philip Greenberg, président du conseil Robert Charbonneau, président Ronor Innovations Derrière Ronor Innovations, comme derrière plus de 400 autres entreprises d'ici, il y a CDP Capital qui investit temps, argent et expertise.Dans l'optique d'un travail d'équipe à long terme.Les fonds que nous investissons au Québec et à l'étranger profitent à plus de quatre millions de citoyens et à la communauté tout entière.Chez CDP Capital, on fait plus qu'investir, on s'investit.Depuis maintenant 35 ans. la voix sépharade page 22 Les mots de Durban ou la vérité malmenée ins donc, la conférence de Durban revient au centre de l’actualité montréalaise: le colloque de l’UQAM “Enjeux et défis de l’après-Durban” remet à l’ordre du jour une manifestation que les événements du n septembre avaient fait oublier.Cette réactualisation d’un événement qui a été un échec est l’occasion de quelques rappels et, le recul aidant, une occasion de réfléchir à ce qui s’y est passé.par Annette Paquot, Professeur titulaire, Université Laval israël ¦ Tout d’abord, il faut rappeler que des affirmations et des expressions faisant d’Israël un Etat raciste, un Etat qui pratique l’apartheid, le colonialisme et le nettoyage ethnique, ont bel et bien été déposées officiellement à cette conférence; elles ont fait l’objet de délibérations longues et intensives, dont la presse a largement fait état.Ces calomnies ont (avec d’autres raisons) entraîné le retrait des délégations américaine et israélienne de cette rencontre et motivent (avec d’autres raisons aussi) les réserves officielles émises par le Canada au sujet du déroulement de la conférence et de la teneur de la déclaration qui l’a couronnée.Il n’est pas mauvais de citer quelques extraits de la position du Canada: “Nous ne sommes pas satisfaits de la Conférence.On n'y a pas consacré assez de temps à promouvoir ses objectifs, soit l'élaboration de stratégies prospectives orientées sur l'action afin d'éradiquer toutes les formes dedis-crimination qui existent aujourd'hui.Au lieu de cela, on a passé trop de temps sur une question qui n'a pas sa place ici.Madame la présidente, le Canada est encore ici aujourd'hui parce que nous voulions que notre voix s'élève contre les tentatives faites à la Conférence d'enlever toute légitimité à l'Etat d'Israël et de déshonorer l'histoire et les souffrances du peuple juif.Nous croyons, et nous l'avons déjà dit dans les termes les plus clairs possible, qu'il est inadmissible - incorrect - de discuter du conflit palestino-israélien dans le cadre de ce forum.[.] En outre, tel que le propose le projet de document, le Canada croyait et continue de croire tout à fait approprié pour nous tous que la Déclaration contienne une référence indépendante et autonome aux caractères essentiels de notre lutte contre l'antisémitisme.Le Canada est venu à la Conférence avec des positions très claires sur ce que nous jugeons important.Nous ne sacrifierons pas nos principes.” ¦ Mais la position du Canada, tout à son honneur, n’a pas été celle du “consensus” de Durban.Un mensonge existe donc déjà; rien ne pourra l’effacer et le tort que cela cause est immense.C’est d’abord un tort intellectuel, auquel il faut être particulièrement sensible.Car ce à quoi les pays arabes et leurs alliés voulaient conduire la conférence, c’est à un mensonge, certes, mais c’est plus qu’à un simple mensonge, c’est à une sorte de détournement ou de destruction du langage, qui nous prive tous du seul instrument que nous avons pour comprendre et pour dire le monde.Quand, de façon répétée, officiellement et systématiquement on fait dire aux mots le contraire de ce qu’ils veulent dire, c’est mentir, oui, mais c’est aussi tuer la vérité, faire disparaître la possibilité de dire ce qui est vrai.Parce que cela vide les mots de leur sens, car c’est l’accord des hommes sur l’usage des mots qui détermine leur sens.¦ Pire encore, ce mensonge aura été largement diffusé, ce qui est politiquement très important: “Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose”, dit le politicien cynique.Trop rares, en effet, sont ceux qui se soucient de vérifier les discours politiques, d’examiner honnêtement les faits et, dans ce cas-ci, d’étudier les institutions israéliennes et d’observer leur fonctionnement.Il n’est pas difficile pourtant de constater qu’en Israël, il n’y a pas de plages séparées, pas de cinémas exclusifs, pas de places réservées dans les transports publics.N’importe qui peut s’assurer qu’y régnent le pluralisme et la liberté d’expression, que les élections y sont libres, que les citoyens y votent selon le principe “one man, one vote”, qu’il s’y pratique l’alternance du pouvoir, que des Arabes siègent au gouvernement, à la Knesset et à la Cour suprême.Que la liberté de culte y est totale.Que la population israélienne elle-même est incroyablement bigarrée et diverse, par la langue, la couleur, les coutumes, la culture.Mais qui, concrètement, prend le temps de faire cette démarche de vérification?À tous ceux-là, qui risquent d’être ébranlés par le mensonge, on peut suggérer de poser aux militants anti-Israël la question suivante: “Vous-même, qui condamnez Israël, défendez la démocratie et combattez toutes les formes de racisme, d’oppression et de discrimination, où voudriez-vous vous réfugier si, après un nouveau déluge, les seules terres émergées étaient celle d’Israël et celles des pays de la Ligue arabe et de la Conférence islamique?Préféreriez-vous vous établir à Tel-Aviv ou à Damas, devenir citoyen de l’état d’Israël ou sujet de Saddam Hussein, élever vos enfants, fils et filles, dans l’État de Ben Gourion ou dans celui de Khomeini?Où pensez-vous pouvoir jouir de l’ensemble des droits dont vous bénéficiez en Occident et pour lesquels vous luttez si énergiquement?” C’est de la réponse à ces questions toutes simples que surgirait la vérité.¦ Que la vérité ait fait l’objet de négociations politiques à Durban est en soi un scandale intellectuel.Qu’Israël, tout au long du processus préparatoire à la conférence ait été en position d’accusé et toujours sur la défensive est une honte; qu’il ait été obligé d’affirmer et de réaffirmer qu’il n’est pas un état raciste et qu’il ne pratique pas l’apartheid en est une autre.Que les gesticulations accusatrices et les vociférations calomniatrices aient émané des dictatures qui comptent parmi les régimes plus intolérants et les plus sanglants de la planète n’est pas étonnant.Qu’elles aient eu quelque crédit est désolant.Par ailleurs, on ne peut qu’être frappé, a posteriori, par la similitude entre ce discours de haine et celui de Ben Laden et de ses alliés: ces mensonges, il fallait les comprendre comme de vraies menaces contre les valeurs de liberté et de modernité qu'incarnent Israël , les États-Unis et leurs alliés.¦ La conférence de Durban a manqué son objectif principal, la vraie lutte contre les fléaux de notre temps, dont le nouvel antisémitisme n’est pas le moindre, et ses organisateurs auront perdu une grande partie de ce qui leur restait de crédibilité.La vérité n’est peut-être pas morte à Durban.Elle y aura cependant été cruellement malmenée.Israël en aura été la première victime (ce qui est -en soi- un autre scandale).La première victime, mais non pas la seule.En fait, nous en sommes déjà tous les victimes.Le seul espoir qu’il nous reste est que cette vérité, si mal en point, soit dite d’une façon plus claire et plus honnête en d’autres lieux.page 23 la voix sépharade ¦ ¦ ¦ ¦ Israel mm Pour qui sonne le glas! Par Max Allegro ne idée tend à s’installer dans le milieu des intellos-cassette : le terroriste islamiste est la conséquence de l’échec du processus de paix au Proche-Orient.Et aussitôt de blâmer Israël.Réfléchissons ensemble.Si cette relation causale a du sens, elle doit être dans les vérifiable sur le terrain faits.Si les terroristes islamistes veulent la paix, pourquoi s’y opposent-ils?Ils le disent, le crient, le chantent dans le rue.Voici un extrait du site du Hamas, où il définit ses objectifs on ne peut plus clairement sur son site web (http://www.palestine-info.com/hamas/) « Hamas is a Jihadi (fighting for a holy purpose) movement in the broad sense of the word Jihad.It is part of the Islamic awakening movement and upholds that this awakening is the road which will lead to the liberation of Palestine from the river to the sea.” Ce qui signifie la destruction d’Israël.On peut trouver les mêmes objectifs sur les sites du Djihad et du Hezbollah. ¦ Si les terroristes sont si impatients de voir s’installer la paix, pourquoi ont-ils assassiné Anouar-al-Sadat?Le terrorisme islamiste ne se manifeste pas pour débloquer le processus de paix.Il se porte bien au contraire quand il est bloqué.Les pires attentats contre des civils israéliens ont eu lieu après les accords d’Oslo, après les fameuses poignées de main entre Rabin et Arafat.Us avaient pour but de décourager les Israéliens de signer des accords.Parallèlement, les islamistes assassinaient des Palestiniens capables de faire la paix.D’une façon générale, à qui fera-t-on croire qu’un mouvement terroriste, quel qu’il soit, poursuit des objectifs raisonnables de faire la paix avec l’ennemi ?Qui ira convaincre les Espagnols de ce que leur mouvement terroriste basque, l’ETA, veut la paix et s’impatiente d’un accord avec le gouvernement central de Madrid ?Qui dira aux Irlandais que les terroristes catholiques de l’IRA et ceux des mouvements protestants s’impatientent de voir vivre en paix les petits catholiques et les petits protestants ?Mais pour ce qui est d’Israël, ces intellos-cassette sont capables de prétendre que le terrorisme est motivé par le désir de Paix! ¦ S’il était vrai que le terrorisme était motivé par cette absence d’accord de Paix, alors il faudrait expliquer le terrorisme islamiste en Algérie qui a fait 1,800 meurtres depuis le début de l’année et 5,000 depuis le référendum de « réconciliation nationale » de 1998.Qui expliquera donc le lien de causalité entre le problème israélo-palestinien et ce terrorisme du Front Islamiste du Salut ?Même question pour le terrorisme islamiste au Cachemire, où les islamistes veulent soumettre les non-musulmans à la charia, au port du voile pour les femmes hindoues qui doivent s’y soumettre au risque de recevoir des jets d’acide au visage.Même question pour les Noirs du Sud Soudanais, massacrés ou mis en esclavage par le pouvoir islamiste du Nord.Même question pour les terroristes islamistes des Philippines qui enlèvent régulièrement des touristes afin de financer leur guérilla contre le gouvernement chrétien de Manille.Même question pour l’Indonésie, où il a fallu l’intervention internationale pour protéger les non-musulmans du Timor occidental des soldats musulmans qui les massacraient.Même question pour le Nigéria, où, des dix-neuf Etats du Nigéria, douze ont imposé la loi islamique dure et pure à leurs populations chrétiennes qui n’ont d’autre choix que la révolte.Voyons les choses en face: le terrorisme islamiste est mondial, car son objectif est mondial : il ne se limite pas au proche-Orient et à un petit bout de territoire appelé Israël.Le terrorisme islamiste est un fait de société.Les sociétés arabo-musulmanes sont malades de corruption, de dictature, de haine.Malades du silence où on enferme les femmes, les défenseurs des droits de la personne, les homosexuels, les minorités ethniques, les minorités religieuses.Le terrorisme est l’explosion de ces sociétés bloquées.Les kabyles algériens, autochtones et étrangers sur leur terre, se révoltent étouffés par le carcan de l’arabisme qui ne reconnaît ni leurs droits les plus élémentaires ni leur langue.Les chrétiens libanais qui veulent le départ de la puissance occupante syrienne sont traduits en cour martiale.Les homosexuels égyptiens sont traduits en justice.Etc.Ces sociétés ne souffrent pas la présence de ce qui n’est pas la norme.Nos sociétés occidentales, si imparfaites qu’elles soient, ont progressivement appris à tolérer et intégrer ceux qui ne sont pas la norme.Aujourd’hui ces sociétés sont ouvertes.Disons euphémiquement que ce n’est pas le cas de la majorité des sociétés arabo-islamiques.¦ Les sociétés arabes bloquent la liberté d’expression .Les médias sont muselés, serviles.Les dissidents n’ont d’autre moyen d’expression que le terrorisme.L’Algérie a explosé : la corruption du gouvernement du FLN a conduit les jeunes algériens au désespoir du chômage, à se jeter dans l’Islam fondamentaliste qui devait apporter la pureté, la prospérité et la justice.Ils n’ont certes pas eu ces fruits mais d’autres malheurs encore plus grands.Les élections sont systématiquement truquées.Le voisin est l’oreille du pouvoir.On craint de s’exprimer en public et en privé.Les opinions sont laminées à la plus simple expression de la propagande officielle.LT cas intéressant de répression contre les journalistes est celui de l’Autorité Palestinienne, comme le rapporte régulièrement Amnistie Internationale.¦ Quel mauvais exemple donnent les médias occidentaux!! Comment ces sociétés bloquées peuvent tolérer la diffusion de feuilletons américains, de films français, de livres anglais?Les femmes sont habillées de façon indécente et se considèrent les égales des mâles! Les hommes homosexuels sont acceptés et acceptables.Les dissidents ne sont pas jetés au cachot.Chacun a sa « bulle » personnelle où il peut exprimer toutes les opinions qu’il désire exprimer.Comment les régimes arabes peuvent-ils tolérer ce mauvais exemple qui remet en cause la charia, l’omnipotence du chef, la domination des mâles, la domination des Arabes et des musulmans sur les minorités, comment sinon en dénonçant ces sociétés comme sataniques : les Etats-Unis sont le Grand Satan et la France le Petit Satan.Ce ne sont pas des métaphores, ce n’est plus de la rhétorique.Les attentats aux Etats-Unis et en France montrent que l’on prend ces dénonciations sataniques au pied de la lettre.Comme le disait le 12 Septembre le premier ministre de Grande-Bretagne, Tony Blair, ce qui est en jeu c’est le style de vie occidental, sa démocratie, ses options libérales.Simultanément, les théologiens musulmans radicaux, réunis à Bagdad justifient la lutte contre l’Occident au moyen d’attentats - suicides.La lutte est mondiale : ce qui est en jeu, c’est le mode de vie occidental « satanique ».Voici une citation prise sur le web du Palestine Times (http://www.pti-mes.com): "L’édit (pris à Bagdad en Septembre 2001) réaffirme les édits précédents de juristes islamistes éminents comme Cheikh Yousef al-Qaradawi qui a jugé que les combattants de la liberté qui font exploser des explosifs sur eux-mêmes sacrifient leurs vies pour attaquer les ennemis de D.et de l’Islam".Pour qui sonne le glas?la voix sépharade page 25 israël Plus ça change.Par Michel Ohagon fter Sept, n, the only thing everyone could be sure of was that something had changed.New York and Washington were burning, and America hadn’t seen such a moment of weakness in half a century.A É But for those of us with family and friends in Israel, there was a feeling that this was something frighteningly habitual.I can tell you I didn’t feel this right away; my reaction still reflects the scale of the tragedy.I felt I had been personally targeted—not to mention my friends in Manhattan, and what I imagined were surely the friends of my Brooklyn cousins.And I felt horrible that thousands of people had died, like many before them, because of our simple right to exist and live as Jews on a tiny strip of desert in the Middle East.But that night my family was scheduled to attend a dinner at our synagogue, Or Hahayim, in honor of the Beit Halochem Israeli war veterans who were visiting Montreal.I never imagined staying home, and I only felt more resolved to honor those who had risked their lives for the safety of Israeli citizens and Jews everywhere.Still, I must have looked pretty upset, and the soldier whom we were hosting had to rub off some of his Israeli attitude.“What are you making faces?Yalla, let’s go.” Of course, he had spent the whole day watching CNN too, and he knew the immensity of what had happened.He was also saddened by some of his fellow soldiers’ behavior over the following days, noting that had they all been in Israel they would have respected the nationwide day of mourning.la voix sépharade “J spent Sept.11 thinking, over and over again, how the attacks were unbelievable, out of a movie”.¦ But their response was a reflex, one they had learned from so many precedents.Someone remarked to me that they were sure the Israeli solidarity rally planned for Sept.13 would be cancelled.I thought about a proper response and, inspired, declared that there would be a rally if I were the only person there.(I admit that when even a scaled-down memorial service was finally cancelled, I reconsidered.Thinking of how a one-person Israeli solidarity rally might look, I bowed to my public-relations instincts.) ¦ I spent Sept.11 thinking, over and over again, how the attacks were unbelievable, out of a movie.But ironically, nothing made the reality set in more than seeing the group of soldiers at the synagogue able to carry on so normally.They had lived this before in some way so many times; they had been on the front lines themselves.This was reality to them and not so hard to grasp—this was everyday life.In fact, they might even have been thinking, ‘wow, it’s so crazy here, but I’ll be home soon,’ much like non-Israelis might say when hearing about a suicide attack while in Israel.But since its birth, Israel has not known true calm.Its success ranks it with western nations despite its need to preoccupy itself with its inhabitants’ security.Israel exports the latest medical and information technology, though its doctors and programmers have served in the army and are ready to be called up at any time.There is a tradition of carrying on, of continuing, of letting nothing and no one stop you no matter what depths they may stop to.It is something Jews here may know about, but we’ve never had the same kind of practice as our cousins overseas.For other North Americans who have never had to push themselves to go to work or school, or to the mall or on vacation, it is something they too will quickly learn.¦ As history teaches us, it often takes a hell of a wake-up call for our side to act as vigorously as our enemies do.But we have also learned that we eventually match them, no matter what the odds.The numbers have always been against Israel, but the very fact that we have come so far in the last half-century make these same numbers a source of pride rather than fear.So the dinner went okay that night.There were some awkward moments-some dancing, maybe a little too much ceremony-but we tried to pay the soldiers our dues.Hopefully the couscous helped.As they thanked us for two weeks of hospitality, we thanked them for a lifetime’s worth.The day’s events could only reinforce the importance of our relationship.The attacks showed in one day, in a matter of hours, minutes, seconds even-the kinds of horrors Israel faces every day and has been facing for a long time.They showed why Israel so badly needs our support, and why, I have no doubt, this article is still relevant three months later.As usual, we ate our dinner, we talked, and we sang ‘Am Israel Chai’-only louder.*Michel Ohayon est étudiant en journalisme à Vuniversité Concordia de Montréal la voix sépharade page 27 israël Le lapsus de l’ambassadeur Par Raphaël Ben Shoshan Président, l’association ODED en Israël L e refus de l’Ambassadeur de France en Israël M.Jacques Huntzinger de comparer la situation du terrorisme en Israël à celle des Etats-Unis a suscité une grande colère en Israël.Selon la version du ministère des Affaires étrangères, M.Jacques Huntzinger aurait déclaré que : « cet amalgame était irresponsable et qu’en Israël, il s’agit d’un conflit entre deux peuples, alors qu’aux Etats-Unis, ce sont des civils innocents qui ont été visés.» la voix sépharade taine hauteur que j’ai lu le rapport journalistique de votre intervention lors de votre visite à la résidence du président de l’État.Surpris parce que vous sem-blez afficher une attitude morale ambivalente, regrets parce que vous semblez vous démarquer de la grande tradition révolutionnaire française et avec une certaine hauteur car vous vous éloignez du sévère cartésianisme français, pierre de touche de la renommée intelligence française.Je voudrais vous citer trois versets bibliques, trois idées extraites du Pentateuque.Deutéronome 4-15 “et vous prendrez fortement soin de votre propre vie” Deutéronome 24-16 “et nul ne sera mis à mort que pour son propre crime” Deutéronome 27-25 “Maudit qui se laisse corrompre pour immoler une vie innocente” Je crois ne pas exagérer en avançant que ces trois principes sont fortement ancrés dans le code moral et, en partie, dans le code pénal de la majorité des peuples de ce siècle, et ont l’air d’être encore plus fortement ancrés au cœur des démocraties de style “occidental”.C’est en d’autres mots dire que ces principes ont valeur universelle et ne sont plus le code spécifique du petit pays de Judée où ils ont été rédigés.Si vous venez à examiner le terrorisme suicidaire, vous vous rendrez compte que les trois exigences morales rappelées lui sont totalement étrangères.Je ne pense pas que pour le rédacteur du code deutéronomique il y ait une différence entre une bombe vivante au cœur d’une pizzeria de Jérusalem ou une bombe vivante au cœur de Manhattan.L’impératif catégorique est aussi catégorique pour une vie que pour une centaine.Pourquoi donc monsieur l’ambassadeur avez-vous trouvé bon de faire une dif- H** V™*.*>- - .v : • 1 1 ~ * J w~ ¦ X j „ .¦ r i à éi'iih férence entre les malheureux morts sous les décombres des tours jumelles et les malheureux morts enterrés sous les fourneaux d’un distributeur de pizza?Ceux-ci sont-ils d’un sang différent ou leur innocence n’est-elle pas innocente?Dans les deux cas il y a de quoi donner la chair de poule et le langage diplomatique qui sait si bien tout dire sans ne rien dire, s’est révélé des plus incompétents dans cette intervention.Il est certain qu’au-delà de la violence et de la cruauté des faits terroristes dans les deux cas il y a un problème palestinien qui ne peut être balayé sous un torchon.Un peuple demande son indépendance, exige ses libertés politiques, refuse une humiliation qui ne dure que trop.Cela est indéniable que les sympathies de beaucoup en Israël allaient à la révolte populaire palestinienne tant que celle-ci choisissait la pierre et la fronde et non l’assassinat pur et simple d’innocents.Vouloir lier le terrorisme en soi (vous l’avez rappelé dans le contexte de la tragédie new-yorkaise) à la revendication nationale palestinienne c’est faire du terrorisme.Je ne vois pas très bien ce qu’un palestinien qui lit votre intervention puisse comprendre de la différence que vous faîtes entre l’attaque contre l’Amérique et l’attaque contre Jérusalem, si ce n’est que l’une a des justifications que l’autre n’a pas.Autant que je sache (mais peut-être ne sais-je pas beaucoup) la Résistance en France ne faisait pas sauter ses bombes au cœur des cafés parisiens qui n’hébergeaient ni occupants ni collaborateurs.Monsieur l’ambassadeur, le sang des juifs de Jérusalem est fait de globules rouges composés de la même chaîne ADN que l’on retrouve chez le voisin palestinien.Quels que soient les excès et les excès d’une occupation, le terrorisme aveugle n’a pas sa place dans une société policée fondée sur le principe de la responsabilité personnelle.Il ne peut que signifier le refus à l’existence politique de l’autre.Je crois, malheureusement, que c’est ainsi que nos voisins et vos amis palestiniens lisent les interventions de la diplomatie européenne.Le semi-soutien que l’Europe accorde à la révolte armée palestinienne (et au terrorisme qui l’accompagne) est compris comme une remise en question de la légitimité de l’État sioniste.L’Europe peut commencer à le penser.Cela n’apportera que du malheur supplémentaire à la région et à la misère palestinienne.Nous aussi juifs plongeons dans le deuil et les veillées mortuaires mais cette fois ci l’arme à la main (ni décret de Philippe Auguste ni cosaque de Chmelnitski ne nous ballottera à la légère.) Comme toute arme le long des siècles, la nôtre aussi n’est pas toujours propre de sang innocent! Ce que je veux espérer : c’est que nos amis dans le futur n’auront pas à chercher dans une rhétorique scolastique des termes identiques à ceux qui, je veux le croire, vous ont échappé si malencontreusement.¦ - ¦Av- V- Monsieur l’ambassadeur, - ffëj* ^ ' fî ' ‘.k‘A Ihit wBffiÈÈÊËumÊMï page 2Q la voix sépharade 9618-966 uênaq tea lisons eves imïnod« Itl résides IMAMAT DE TaHERT IMCfttWI I n° 2 I décembre 2001 Sir Moses Montefiore : Une vie au service du judaïsme Par Clémence Lévy Ce jour-là, mon voisin, guide diplômé, m’emmena visiter les reproductions des sites archéologiques du nord de la vieille ville de Jérusalem.Sur la route qui descend vers le somptueux hôtel King David, j’aperçus soudain les « Jardins Sir Moses Montefiore ».A mon grand étonnement, je ne vis pas les pales du fameux moulin à vent qui de loin, annoncent les lieux.« Elles sont en réparation seulement, mais nous pouvons quand même entrer et visiter la salle d’exposition qui porte son nom » dit mon guide, attentif à mes moindres désirs.Visite inoubliable d’où l’on sort fier d’être Juif, la curiosité inassouvie pourtant, et de retour à Montréal, je décidai d’approfondir mes connaissances sur ce grand philanthrope anglais.* Il nacquis à Livourne (Italie) en 1784 de parents sépharades londoniens (on trouve aussi, dans son arbre généalogique, un Salomon Sebag (1783-1784)).Il s’est fait rapidement connaître pour sa grande générosité et à l’âge de 43 ans, Sir Moses Montefiore qui avait une fortune suffisante qui lui permettait de se retirer des affaires, décida de se vouer à la liberté et au progrès de ses pareils, non seulement Juifs mais aussi Musulmans et Chrétiens habitant particulièrement les régions du Moyen-Orient.Il voyagea souvent au Maroc et à ma connaissance, tous les Tangérois savent que lors de ses voyages, Moses Montefiore fréquenta la synagogue Assayag où encore aujourd’hui sa mémoire et celle de sa femme Lady Judith qui l’accompagnait toujours dans ses déplacements, sont encore présentes comme l’est aussi, l’anecdote suivante : lors de leur visite à l’Ecole de l’Alliance Israélite Universelle ouverte à Tétouan en 1870, Lady Judith constatant que tous les élèves étaient du sexe mâle, se déclara contrariée de la différence faite dans l’éducation des filles et aussitôt de retour en Angleterre engagea une collecte de fonds qui furent envoyés à la Communauté Juive du Maroc dans le seul but de permettre aux jeunes fdles juives d’avoir la même instruction que celle donnée aux garçons.Sir Moses Montefiore, né avant le concept du sionisme avec son sens herzlien, fut le premier sioniste de grand prestige.N’oublions pas que la reine Victoria, souveraine d’Angleterre à l’époque, estimait et appréciait la forte personnalité de ce gentleman à qui elle avait accordé ce titre de noblesse en plus de l’avoir nommé « Shérif » (représentant de la Couronne dans chaque comté d’Angleterre).Plus tard, ce Défenseur des pauvres conquit la bienveillance et la sympathie des princes, des rois et même des tsars qu’il eu l’avantage de rencontrer au cours de ses déplacements où il demandait la sauvegarde des citoyens juifs.D’ailleurs les « firman » (Edits des souverains ottomans) qui encadrés, couvrent les murs de la salle d’exposition du musée, en disent long sur les rapports exceptionnels que ce philanthrope entretenait avec les grands de ce monde.Il fut aussi le promoteur d’une collecte de fonds en Angleterre et d’une action financière initiée aux Etats-Unis qui permit en 1856 la construction du premier hôpital de Jérusalem.Pour effectuer leur premier voyage en Israël, le couple fit construire une berline qui leur permettait de se déplacer plus confortablement.Ce voyage prit sept mois et l’on raconta le chagrin et le dépit de Sir M.Montefiore en arrivant : Ülèv.// / P' •.-A.1: w '& V •HBSfcS ¦sait la misère y régnait et de plus, les habitants obligés de louer les terres à l’Empire ottoman dont Mehemet ali Gouverneur et Pacha d’Egypte à l’époque étaient de mauvais agriculteurs.Ce n’est qu’au cours de ses allées et venues que le philanthrope fit ériger le célèbre Moulin à Vent qui facilita grandement la tâche des agriculteurs et fit construire des habitations grâce auxquelles les braves gens n’étaient plus obligés de quitter les lieux le soir, évitant ainsi de fâcheuses rencontres.Après le décès de Lady Judith, Sir Moses Montefiore ne manqua pas de réaliser encore de grands voyages.Le dernier qu’il entreprit eut lieu en 1875, juste 10 ans avant son décès à l’âge de cent ans.i -/¦ \\ / v» Connu de toutes les nations, ce Prince d’Israël a laissé son souvenir dans bien des commu-nautés juives.Ainsi existent à Montréal : un Club privé et un luxueux Manoir.i m AV lVVW- ‘4 J Sir Moses visita sept fois la Terre Sainte.C’est lui qui créa le premier quartier juif en dehors des murs de la vieille Jérusalem et à qui l’on doit les plantations d’arbres citriques dans la région de Jaffa.¦ y- m jeViACr;.•ziüÇ.7*- .mM.Ouvrages consultés : 1) Sir Moses Montefiore (Umberto Nahon) - 2) Sir Moses Montefiore 1784-1885 (Myrtle Franklin & Michael Bor) '"‘m ' A&UU2U -.tsi t ».V£*; Qui a dit que les artisans n’existent plus ?L’amour du travail bien fait plutôt que celui de la rentabilité à court terme guide Joseph Cohen, originaire de Debdou.M.Cohen aime passionnément les ouvrages anciens.Il a republié le Dictionnaire généalogique canadien en 7 volumes, l’Histoire du Commerce canadien français de 1535 à 1895, les relations inédites de la Nouvelle-France et bien d’autres encore, sans oublier l’Histoire de la Nouvelle-France de Charlevoix en trois tomes.Par ailleurs, il a aussi édité des agendas couleurs.Celui de 1979 en collaboration avec les Musées nationaux du Canada portait sur la peinture canadienne : y figuraient une cinquantaine de reproductions couleur de toiles connues ainsi que des aquarelles conservées dans les archives des Musées canadiens.Cet ouvrage a été qualifié « d’agenda du peint quotidien » par Bernard Clavel.De 1980 à 1985 et en collaboration avec le Musée de Québec d’autres ont suivi et, dans l’intervalle, il a édité un agenda sur la ville de Los Angeles à l’occasion des Jeux-Olympiques.L’Editeur officiel du Québec et l’Institut de Tourisme et d’Hôtellerie ont également collaboré à la publication du livre intitulé « Vers la nouvelle cuisine québécoise ».Le livre d’art du portraitiste du 19e siècle KM**** Théophile Hamel a soulevé l’éloge unanime des critiques d’art.Le choix du papier, les reliures en simili-cuir et la qualité de la reproduction des gravures anciennes ont valu à M.Joseph Cohen d’obtenir une couverture de presse exceptionnelle par des grands noms de la plume.Il s’est vu décerner le 2e prix d’excellence d’Amérique du Nord en matière de qualité d’impression.Il n’y a pas que le retour aux sources canadiennes françaises qui fascinent M.Cohen.Avec patience et amour il a compilé une somme d’informations impressionnantes sur la ville de Debdou, cette Nouvelle Séville de l’Afrique du Nord.Retraçant ainsi l'histoire et la généalogie des Juifs de Debdou.Ce volume a été préfacé par David Bensoussan.Revitalisé par l’immigration des réfugiés de l’Inquisition, Debdou devint un grand centre spirituel du judaïsme.Debdou est également connue comme étant la ville des Cohanim, titre porté par un nombre limité de villes où vécurent traditionnellement le Aaronides (descendants d'Aaron).Après un survol d’histoire, trois textes émanant d’auteurs juif, arabe et français permettent de discerner des nuances lesquelles jettent un éclairage tout particulier sur les rapports entre ces trois communautés.L’ouvrage fait également état d’une étude généalogique, étude étayée par un plan du cimetière juif de Debdou ainsi que par de belles illustrations de Ketoubot.Tout récemment, M.Joseph Cohen a édité le dictionnaire intitulé : « Dictionnaire du monde juif sépharade et méditerranéen » (cf.La voix sépha-rade de septembre 2001) dont le lancement s'est tenu le 17 octobre 2001.la voix sépharade • ¦ .décembre 2001 I page 40 I Contes Par Roger Elmoznino Manuel le bottier Manuel le bottier m’accueillait toujours avec un Muy bueno, amigo.Que tal ?Je m’asseyais sur une selle qui servait de siège.A peine quelques instants de silence et Manuel entamait son monologue, jamais le même, discourant sur tout et sur rien.« Vois-tu, disait-il, pour être un homme, un vrai, il faut porter des bottes et apprécier le vin.Regarde ces bottes ! Talons pas trop haut, juste assez pour cambrer les reins et faire une allure de caballero.empeigne solide pour tenir la cheville.cuir souple de chevreau pour bien envelopper le pied.Et le vin ?Fi du vin en bouteille ! non ! du vin en carafe de terre poreuse que l’on entoure d’un linge mouillé.Le vin va fraîchir et garder toute la saveur de l’Andalousie.Ah ! l’Andalousie !.les treillis de vigne gorgée du soleil ibérique, la poussière dorée des arènes, les jupes amples et virevoltantes des gitanes.C’est un vieux cousin qui m’envoie ce vin.Regarde ! Il en versait un peu dans un verre.« Regarde cette couleur ! C’est toute la violence et toute la douceur andalouse ».Il fermait les yeux, faisait claquer la langue et se laissait bercer par quelques rêves inaccessibles.Pourquoi est-ce que je revenais aussi souvent chez Manuel ?J’étais seulement une oreille attentive.J’étais exclu de son monde.Etait-ce pour apercevoir les yeux noirs de la fillette qui entrebâillait parfois la porte de l’arrière boutique ?ou bien pour les longs monologues de Manuel qui ouvraient des lucarnes de soleil, de vin, de femme dans la grisaille de son atelier ?Bien des années plus tard, en un pèlerinage douloureux et nostalgique, j’étais revenu.L’atelier avait été transformé en une méchante gargote.Manuel était parti retrouver son Andalousie.Et je l’imaginais assis à l’ombre d’un olivier, racontant à des enfants ébahis des rêves de voyages en Terre Africaine.- Saïd le menuisier L’échoppe de Saïd le menuisier se trouvait face à la maison paternelle.Il y travaillait seulement le bois d’arare, bois des princes, disait-il.C’était merveille que de voir les mains calleuses de Saïd se faire câlines et légères quand elles maniaient le burin et le marteau, festonnant le bois, y incrustant nacre et bois de citronnier en dessins si parfaitement géométriques que l’œil s’y noyait.Quand le rabot soupirait d’aise, la planche promettait finesse et élégance : quand le rabot gémissait.méchante planche.Il fallait, disait Saïd, amour et patience pour ce bois si dur que les hommes, jadis, l’utilisaient comme bouclier au combat.Et Saïd avait amour et padence ! De ses mains surgissait le petit coffret délicat au poli mordoré, la table fastueuse au grain si fin que la surface semblait un miroir.Saïd se penchait, fermait un œil pour apprécier le niveau, flattait le bois.Il en oubliait la journée de labeur.Et qu’importe s’il n’avait rien vendu aujourd’hui.Il savait que demain ou après demain, In Cha Allah, l’amine des menuisiers viendrait lui commander un ouvrage pour quelque notable.En prévision de ce jour, Saïd avait gardé précieusement la nacre la plus fine, les baguettes de citronnier les plus souples, le bois sans veine et sans reproche.Demain.J la voix sépharade 2 I décembre 2001 I culture « La vérité si je mens 2 ».quel kif ! Par Patricia Salama Q t bien oui !.Préparez-vous à kiffer ou si vous préférez, pour les marocains, à vous éclater ! Vous l’attendiez tous alors troquez vos pop-corn pour des loukoums, le Sentier débarque de nouveau à Montréal avec bientôt à l’affiche sur nos écrans « la vérité si je mens 2 ».( f ( ¦ Après le succès explosif du premier volet en 97 et 5 millions d’entrées en France, une suite ne pouvait que s’imposer.Les spectateurs, enchantés, en redemandaient déjà, à peine le générique sur l’inoubliable chanson d’Alabina terminé.« Le public avait envie de continuer à vivre avec cette bande de joyeux copains.» de dire le réalisateur, Thomas Gilou.Celui-ci nous revient donc, quatre ans plus tard, avec une comédie toute aussi hilarante mais encore plus maîtrisée et plus rythmée.Avis à ceux qui auraient quelque préjugé que ce soit pour les suites de films à la genre Rocky 26, sur la vie de tonton Maurice ! vous changerez certainement d’avis en allant voir « La vérité 2 ».Les ingrédients qui nous ont fait craquer pour Eddie et ses copains sont bien sûr au rendez-vous, à savoir la frime, l’émotion, les gags et les embrouilles.Le fil conducteur réside donc dans cette bande d’inséparables mais les deux scenarii sont toutefois bien différents.La première production racontait l’histoire d’Eddi (Richard Anconina), un goy qui, sans le sous et désespéré, se retrouve quasiment parachuté dans le Sentier, (le Chabanel de Paris, pour ceux qui ne le connaissent pas).Ils découvrira le monde coloré des juifs tunisiens de ce quartier, l’industrie de la Shmata, l’amour pour Sandra, une juive et de surcroît la fille de son patron et bien évidemment de solides amitiés.Ces amis ?: de joyeux lurons, exubérants, machos à mourir, la voix sépharade page 42 n° 2 I décembre 2001 I crâneurs mais si attachants.Dov (Vincent Elbaz) ; le volage au cœur tendre, Patrick (Gilbert Melki) ; l’image même de la réussite, Yvan (Bruno Solo) ; le fidèle ami puis associé d’Eddy, Raphy (Elie Kakou) ; le naïf commerçant, sans oublier Serge (José Garcia) ; le peu ambitieux lèche-bottes de son cousin.¦ Dans le second chapitre, Eddie, acculé à la ruine, fait à ses fidèles amis pour monter une superbe arnaque visant à se venger d’un requin de la grande distribution.Si l’histoire tourne plutôt autour d’Eddy et sa quête identitaire dans le premier chapitre, la hiérarchie dans le casting du second est quelque peu modifiée.Gilou joue ici, d’avantage sur la mise en avant du personnage de Serge incarné par un José Garcia, qui notons le, est au meilleur de sa forme.Celui-ci tombe amoureux de Shoshanna et use de tous les stratagèmes pour la séduire.Bien que tous les protagonistes du film soient cocasses à souhait, Garcia demeure définitivement le moteur du rire de ce film.Quelques changements à noter dans la distribution.Au registre des absents ; Richard Bohringer, Anthony Delon (le fils de l’autre) Vincent Elbaz et surtout le regretté Elie Kakou, à qui le film est d’ailleurs dédié.Du côté des nouveaux : Daniel Prévost : le patos peu scrupuleux, Gad Elmaleh qui reprend avec sa petite touche personnelle le rôle de Dov et dans la peau d’un papa-poule : un débutant puisque c’est sa première apparition au grand écran : Enrico Macias !.¦ Certes, le scénario tient bien la route mais c’est le jeu des acteurs qui fait de ce film un petit bijou.C’est un vrai bonheur de les voir jouer avec une absence totale de retenue tant dans leurs prestations que dans leurs dialogues.On peut aisément imaginer que lorsque Gilou S1 TROPE?lance : coupez !, les potes s’éclatent encore.Qu’on se le dise, au delà de la comédie légère, ce qui émane de ces personnages, c’est une tendresse et une amitié, chez ces hommes, qui ne se limitent finalement pas aux frontières du film ni même à celles du Sentier.A bien y penser, ne retrouverons nous pas les mêmes sentiments à Chabanel, à St-Léonard et probablement à Tombouctou ?.qui peut dire alors, cher étranger au milieu tunisien que l’humour du Sentier n’est pas aussi universel que généreux?.¦ La leçon que l’on tire peut-être, les 90 minutes du film écoulées, c’est l’universalité des valeurs familiales, ainsi que les sentiments d’amitié et de solidarité, même si chacun de nous est imprégné du folklore de la communauté dans laquelle il a grandi.Finalement Gilou réconcilie peut-être juifs et goys, tunisiens et marocains, casablancais et tangérois.C’est ainsi que les meilleures histoires qui allaient bon train dans les petites rues d’Aboukir ou Du Caire (traduction à la Montréalaise : 433 ou 555 Chabanel, hum.hum.« 5 » vous avez dit ?.) se sont vues prendre une toute autre dimension depuis la sortie de « La vérité si je mens ».Si l’on mesure le succès d’un film par l’appropriation de ses expressions alors celui-ci est indéniable puisque dans la ville lumière, on se hasarde maintenant au « Parlé-Sentier ».Film-culte ?Les critiques semblent le prédire.¦ En attendant la sortie prévue à Montréal vers la mi décembre, vous pourrez toujours vous mettre en appétit en allant visiter les sites de l’heure : www.veritesijemens.com et www.laveritesijement-lefilm.com, on y raconte des blagues sur le Sentier, sur le business, sur les femmes et bien sûr de votre mère !.On y retrouve également un lexique, du shopping en direct, des recettes et même un espace réservé aux rencontres ! Notons que ce site a accueilli jusqu’à date 170 000 visiteurs ! Après un record de 9 millions d’entrées en France, « La vérité si je mens 2 » se retrouve en tête du Box-office en 2001, alors la vérité si je mens ! le # 3 ne se fera sûrement pas trop désirer !.car après tout, ces héros ne nous prouvent-ils pas qu’ils sont toujours les champions du monde ?!!! ta voix sépharade I n° 2 I décembre 2001 I culture Conte en judéo-mogadorien Par Tb.Dawid Bnseussan Ya'kob Isso kam fsbah, tsera fsok ora bas sahbo Braham sra wahd elbibi my t’adass ! Bda yikhemem 'ala ma ya'mel bihq inih fdaq el bibi.Fshor, lbess ksoua densara1, m'a lgra-bata o sapo, oumsa ldar sahbo.Qbelto Mzal belpenefore, msaha titkens l'karpet2.'Aslama Baroukh ba !" kaltlo."Ya'kob ! Aji tra diffane di gens biens3".Dkhleuh lsalon, ouhoua teytelded bdaq zaphanya4, wisouf elmesmeum5 m'amrine k belouard, scouturio6 delebene oumnoradak tgels 'al elCosyk Ya'kob ouMzal zaou 'ando: .Ya hti si atai Ya'kob dyalna?Bda yaakob ykhemem bzerba.lia y koul qtira, haddi ta'dba kbira.lia yqoul lgiyma, hta hiya ta'diba.lia qal shouiya osnitaqa fhal ila kal iyeh.lia qal 'abba, hta 'abba fiha lkhdma, mizmor ledawid/ledawid mizmor9.Houwa yqueul: - Aaah.- Zib lo ataï ya Mzal otabla del-ma'zine olptifour10.Mzal msit terd elma felkafiti- | ra", msat el ouarda di ropa12 olbest peneforedriss13, oYa'kob oBraham tey dwiw : 'ala nass, 'ala hadoq likhbiw dik elfurniturel4 lingliziya dimakains zbitervane15 fdenya fspinsa16 'alas maysheha moderne'7 ! Sbah leynkoun lyoum lsavoir faire1" de nass tiymsi fziara hta felfamiliat19 elmzianine.Ou houma teydwiw widwiw m'ouahd "givmi20 ataï nakhobas" o "sif qtira dimahya" oshor tayt-dor m'a attaï oskor.Daba ya'kob khemmem za zman dl'attaque ouqal.- 'Andkoum hna had er reha mtkhma del pabos21.gan'idine22 mamas23 ! Tkeune mbar-ka ya Mzal! Ntina kordon bleu24.Mzal bdat itahq.- Ouqouli ya Mzal.T'imt souiya del pabos m'a terfas ?Makayns zbitervane! Bdat Mzal tkello kif tayt tbekh, ou Ya'kob qal elbraham : - Belkhemsa 'alek wa'lah esset hayl25 dyalk.Yahlom meloutas27’ marnas.Braham msa yzib gueraf7 delmahya.Sa'a qalolo: - B'issq tftar m'ana ! Bda Isso ykhemmem mass iykoul.Mahebs basykhemo bas houwa ras Ganga28 mayfhems aïmta yqoul goodbye29 fhal dit mekhassé tefah omgaleh tfahayim30.Souf elmagana dialo mnora la'qad delmanos31 elm'azbine, daq elhya biydo difeha diq elgourmett32 ded-heb oudiq elkhtma elhassanya33 oqal: - Aaahh ! Makemmels dik el Aaahh oMzal ghelt elfati-ma dizat m'a 1 chaîna34 osalat owahd elpayla35 m'azaba bhadak elbibi la'ziz hta t'amert elmida sebah lael36.Tgelso 'al elkersa delmi-da37 ; Braham msa tzib litro38 mnora litro di nouah39 osacatrapo40 teit theyed tapa41 mnora tapa.Houa teyakel witelded ousma' fati-ma tkhdem belmhraz hadeq hetib hetib hadek42 'ala les amandes, ta'amel dak elp-tifour m'a lma dzhar dihoua tiyheb.Mzal ta'mel elvaetvient43 oBraham jab litro akhor.«Nibermane44 ! Jib dik eldamizana45 kbar !» qal Ya'kob Isso.«Njibelk bagno46 Khir !» theq Braham.Ohema ya'mlo tost47 mnora tost lizkhout sadiqim la'zaz : 'Aouda48 elaboth49, Mossé weAharone, Dawid Oslomo, Rbi 'Amrâme Ben Diwane, Rbi Slomo Ben Elhens fAi't Tagnat; Rbi Dawid Laskar oRbi Hninia Cohen fMerrakch; Rbi Yaakov Abihsira difMasser; Rbi Yahia Elkhdar fBen Ahmed ; Rbi Eldra Halewy fDemnate ; Rbi Dawid oMoushy fOuarzazate ; 'aouda Rbi Dawid Benbarokh Cohen Azog di Tarondant ; 'aouda lkhemsine sadiqim di Oufrane ; daba hema fhal lgozalim miben 'afaim ytenou kol50; 'aouda Rbi Shlomo Cohen Sebane di fOujda ; Rbi Yishaq El Qansi fDebdou ; 'aouda Rbi Ephraim Encaoua di Tlemcen oRbi Rphael Encaoua di Salé ; 'aouda Rbi Eli’ezer Davila feRbat ; Rbi Dawid Ben Yamine di Béni Mellal ; 'aouda lsadiqim di Moualine El Kaf fSefrou ; Rbi Rifayl Mossé Elbaz fSefrou; 'aouda Rbi Elayim Messas et Rbi Dawid Boussidan di Mknès ; daba ygheniw fhal lkasrola mtqeuba51 del gozalim fel'arafel52 maysibouss elkez dilaheum ; 'awda Rbi Hayim Cohen oRbi Yihouda Iben 'Attar di Fas ; Lalla Soulika di Fas ; Rbi Merdkhai Bengio fTanza ; Mlizman may'arfous Ya'koub ou Braham Elaman di Merdkhai; 'aouda Rbi Yitshaq Benwalid fTétouan ; Rbi Yehouda Zbaly fKsar El Kebir ; Rbi Lyaho fDarbida; Rbi Yahya Assouline di Mzgane ; Rbi Hayim Moul Lniss fAzemmour ; Rbi Braham Awriwel fSttat ; 'aouda Rbi Nsim Ben Nsim fAi't Bayod o’aouda Rbi Haym Pinto tkeun zkhouto m’ana.Hema daba yhbo ya'mlo tost b'anari53 meRbi Hayim Pinto hta laboth wiafîlou limahoth, «'alass la ?» .Omnoradak bdaw y'amlo lmaneuvre di 'anari 'anawo54 fhal dak elgresseur delcamio55 del botat 'alass hbo ya'mlo tost dikel sdiq fmo'ado.Bzkhot hada ohada ohema yt'amro bel gerga' witger'o, otmar hta maqdreus ykbdo bsansinaw56, olhlawat ol mahya ditsamah lebab enos57, hta maqdreus iyaklo znin ohda.- Ha b'isk yaMzal darline58, Baraka mat'addeb ! qalo Ya'kob oBraham ohemma yhzo 'inihoum elsma wibarko "yehayenou wizakenou59" 'ala m'issa mtoqa kadbass60.TV’1 Dawid Bnseussan I.Costume des Nazaréens i.e des chrétiens, désignant l'habit européen.2.Tapis (ang) 3.Gens biens (fr) i.e.de gens honorables 4.Miroir (?) 5.Cloche en verre renversée contenant le plus souvent des fleurs artificielles 6.Commode (?) 7.en bois d'ébène (fr) 8.sofa (ang) 9.Bonnet blanc, blanc bonnet (héb : s Cantique de David ou A David le Cantique) 10.Petits fours (fr) II.Garde-robe (esp : guarda ropa) 12.Cafetière (fr) 13.Chasuble (ang : penafore -dress) 14.Meubles (ang : furniture) 15.Mieux que (ang : is better than) 16.Dépense (ang : dispenser) 17.Moderne (fr) 18.Savoir-faire (fr) 19.Famille (esp : familia) 20.Donne-moi (ang : give me) 21.Dinde (esp : pavos) 22.Paradis (héb : gâne ’édéne) 23.Vraiment (héb : mamash) 24.Cordon bleu (fr) 25.Femme de valeur (héb : éshéth hayil, Proverbes 31-10) 26.Diamant taillé à la perfection (héb : Yahalom méloutash) 27.Carafe (fr) 28.Tambour (du nom des danseurs noirs Ganga de la région de Mogador) 29.Au-revoir (ang) 30.Cacher pour mieux mettre en valeur (héb) 31.Boutons de manchette (esp) 32.Gourmette (fr) 33.Art de bijouterie Hassani typique de Mogador 34.Porcelaine (ang : China) 35.Cuvette (esp : paella est un plat espagnol) 36.Dieu soit loué (héb : Shévah laél) 37.Table (esp : mesa) 38.Litre (fr) 39.Noé (vin mogadorien célèbre) 40.Tire-bouchon (esp : saca tapo) 41.Bouchon (esp : tapo) 42.Moudre fin (héb, de la liturgie de la prière de Mineha) 43.Va-et vient (fr) 44.Peu importe (ang: Never mind) 45.Demie-jeanne 46.Baignoire (esp : bano) 47.Toast (ang : toast) 48.Voilà ou encore (chleuh) 49.Patriarches (héb : avoth) 50.D’entre la feuillée ils élèvent leur ramage (héb: Psaumes 104-12) 51.Casserole trouée (idiome fr) 52.Oisillons dans la brume (héb : Gozalim be'arafel) 53.En marche arrière (fr : arrière) 54.Marche arrière marche avant (fr : en arrière en avant) 55.Camion (fr) 56.Branchages (héb : Cantiques des Cantiques 7-9) 57.Réjouit le coeur de l'homme (héb : Psaumes 104-15) 58.Chérie (ang : Darling) 59.Que le Tout-puissant nous garde en vie (héb : yéhayénou viyezakénou) 60.Miel (héb: devash) 61.Toubib (abréviation) la voix sépharade décembre 2001 culture que stâ pasando el ‘olam Par Solly levy ÜÜ ban a bashar.Y las que stan debasho del sotano, com-praylas de prisa y sin tardar que manana staran por la sotea.Wa weno, wa si queris enterarboz de toddda la bel-dad, no tenis mas que leer la esquela que biene.dQué es lo que sta pasando en el ‘olam?Yo, la beldad, comprendo muy bien los perrodistas del perrodismo mundial.Peldonayme pero a bezes tienen toddda la rason.El mundo ya ‘h’ereo con el judio.jNo scarmienta, hombre! Discués de mas de hehenta mil anos, con todos los esfuerzos que hizieron las ummmot ha’olam pa meter al judio por buen camino, naddda.jNi por ésas! Acordaiboz de lo que hizo ese meski'n de Hamàn, las halquinas y los ‘ad’beamientos por los que paso, que se arrebentô el amargo de él.Todo los sacrificios que hizo por ensenarle al judio a vivir como las "JJ "entes.Y naddda.Miray mirarîs.Me baiz a peldonar pero estéis todos muy equibocados.Si queréis saber algo de algo, de lo que sea, preguntayme a mî que soy especialista de todo.De lo que queréis.dQueris hadrear de politica?Halaquime, el me "JJ "or soy yo.Kan queris discutir de con-putadoras, mi menda lerenda.Y si qui’jj’ereis qqassrear de conomia, gher yamayme y boz lo diré todo, tooooddddo (esto se canta) lo kay que hazer pa ponerse la’bbota, porque la beldad el estoq market ese me lo sé de memoria, del ‘adaw, de cabo a rabo.Todddddo lo que sta pasando en el ‘olam de las inversiones, de las invensiones, de las inyecciones y de las acciones, las malas y la’ gggwenas, las endia-mantadas y las kefseadas su mazzal, las arrigulares y las entintadas que ya las enterraron en Petahayim, fuera de buestras caras baya, amén, todddo eso yo yaaa (esto se canta) yaaaa lo sabla.Y tomay bien nota, gher ‘andek, boz lo anuncio dende awwera : las acciones que stan pol-la nnube, ya la voix sépharade n° 2 I décembre 2001 I (Y los pobres de los Romanos, ya se boz olbidaron?Lo que sufrieron en Massadâ, la de hambres que pasaraon, las calores del dizierto, los frfos por la noshe que no tenfan ni una buyot pa calentarsen, ni telefonô pa yamar a la mu"JJ "er en cazzza, solos durante mezes y mezes.No eran ni 60 000.{Y to’ paqué?To’ pa ayudar a esos cuatro judiôs a basharsen de ande staban ahi arriba, que no se querian ni mober.Y naddda.;Ni por ésas! dY esa cabesa dura de Yudâ el Macabi, haze mas de 2165 anos?Discués de todo lo que hizo por él ese general sirio que hatta se molesté en lebantar un ejercitô de 60000 hombres, na mas que pa ayudar a los 10 000 Macabim a irsen a tomar banos de mar.iNo quizieron! Y ésos que se yamaban uno Anteojos y otro Nebujannu o El Nabo Bujannü, creo, y otro Tito Periquito (si, el general romano) que bineron con una bel’â de obreros no sindicados.Los pobres desgrasssiados, pa quitarlos trabajo a los judiôs, el Templo entero lo dezmontaron piedra por piedra.Y no una bez, sino do’bbezze.Si senor, dobbbezze.Y to’o pa ayudar a los judiôs a que salieran a conocer mundo, jhombre, ma’bboberias, hay que biajar, biajar pa disfrutar, hombre! Y los meskines de esos romanos y demâs, salieron en bazzio.Al judiô quién le qemea?Naddda.;Ni por ésas! Miray, las cozzas como son.Los judiôs no sabe-mos agradeser.Gracias a esos desdishados de los Romanos que tanto hizieron y se desbi- bieron por modotros en aquel entoses, salimos a conocer mundo, como dishi.En bes de quedarmos siempre en cazza como la gran may-oridad de las nasiones de la tierra.Cada una de éstas tiene su cazza y de ahi no salen.Gweno, a bezes si salen pa fnear a ‘addama, a ver si de paso delquean a "H" alampear algo (pa’r bote, pa’r bote, tra paca, tra paca).Pero modotros, por todo el ‘olam mos fuimos, libres, dando bandazos.jY lo bien que lo pasimos! Ande ibamos, mos senalaban, mos bestian de una manera difieriente pa que fuéramos originales, mos ponian estreyitas amarias (esto es como los bom points que mos daba mamuazel Pinto, Z.L).Weno dy qué diremos de’Spana?Lo bien que se portaron con los judiôs.Eso no se cuede olbidar.jMira que darmos un vizado colectivo gratuito pa que mos fuéramos de turistas por toda la cuenca del Mediterrâneo! Y pa que no mos ‘adbeâramos con tanto maleteo, pa facili-tarmos muestra "cruse" (o sera "cruz" o "curse"?), ellos se quedaron con todo.Wa miray qué bien : en inglés mos hubieran disho LDo’worry do’worry, travel light, travel light, we take care of everything while you’re on your cruse!" (o sera "curse"?) Muncho que insistieron pa que mos fuéramos f’alna.Y modotros, naddda.;Ni por ésas! No queriamos aproveshar la ocasiôn.Con lo caro que costaban los biajes.y ellos todo mos lo regalaron.) Y ansina de unas en otras, el mundo entero siempre ocupândosen de los judiôs.Mira que mos hizieron publicidad batal : en Alemania, en Polandia, en Austriaca, en Rubia, en Ukrania.Y mos bolbimos ‘awed otra bez a Israel.jQué cabesa ma’dddura, mi weno! Y venga con Yerushalayim, y venga con Leshana Habbaâ birushalayim, benga, di y ‘awdea.Durante mas de 2000 anos repitiendo mas de 40 bezes al dia en las meldaduras mues-tras : Yerushalayim Yerushalayim Yerushalayim.Y cantando Yerushalayim.Y en Tiz’â Beâ yorando Yerushalayim Yerushalayim Yerushalayim.Y los mesquines de los pafses arabes, pivie Ig# Kosher food available FOR ALL A6IS j 5w»H Is Activities Playmaze Basketball Nintendo center Tiny tots corner Face painting Large party rooms Wall climbing Animation Junior bowling Sports arcade Laser tag sport LASER1ÔME span, tJM aPrcitirt Programs for : ?Daycares ?School groups ?Day camps ?Sponsorship for your sport team ?All nighters ?Corporate and team building parties mid-wEE* "3S& CARRÉ DECARIE SQUARE, 6900 DECARIE BLUO, (metro nrmur?514 344*3663 www.megadome.ca HEVRA KADISHA de Rabbi Shimon bar Yohay Confrérerie du dernier devoir URGENCE ?Appeler M.David Benizri Cell.: 824-7573 Domicile : 488-8113 après vh : 731-3334 Nous informons la population que la Communauté Sépharade du Québec possède un cimetière communautaire a Beaconsfield avec des lots à prix très abordables.Pour toute information Appelez Élie au 733-4998 HOWGRAJRHL Tél.: (514) 990-4912 e-mail: rosilio@videotron.ca 5575, Av.Victoria, #221 Mtl, Qc H3W 2R4 la voix sépharade I n’ 2 I décembre 2001 page 58 ¦ 1 ¦ HÉÉMi a Simone Toledano a ^ ù J.CTrcr/Ze/tr Strictement CACHÈRE Une réputation basée sur 15 années d'Excellence pour LA QUALITÉ, L'EFFICACITÉ, LA COURTOISIE 5475 Avenue Royalmount, suite 104, Ville Mont-Royal., Qc ¦P quef\XS^-Mltzvah ies, Fiança"!®' éciales, i ¦ ¦ Les Kippots d'Éligance.Fabrication sur place • Broderie en tout genre Articles cadeaux personaiisés Wide Selects df Kwahs / Hbüte selection ek Kfpbhs LIEBSCE Square Décarie Square 6900 Décarie, Suite 133, C.S.L Qc H3X 2T8 Tel/Fax: (514) 344-9945 Perpétuons la Tradition 'îW mm ’Q//VV.* Location de robes de henné avec Accessoires Choix de Couleurs * Vente de Caftans somptueux.* Gracieusetés à offrir aux invités.*Tenue pour le marié Costumes d'enfants Nous nous déplaçons pour habillor la mariés.Molly Sultan (514)738-6517 4995 Carlton, Montreal, Quebec.H3W 1G9 jJajbstî^ Pnr Ewife Sabbaf?Simple Elégance www.m^jastiktraîtaur.eom LE TRAITEUR DES FINS GOURMETS Pour Ceux Qui Refusent L'Ordinaire Consultez-nous pour Fiançailles • Henné • Mariages • Britf; • Bar / Fat Mitzva et autres Noms ferons de votre Simciya un moment mémorable avec Distinction, Élégance et Courtoisie 5415/ Royalmount, Ville Mont-Royal Téi: (514) 735-7911 la voix sépharade page 59 Tél.: (514) 485-7901 Créations haute couture Tenues de soirées haut de gamme Bonne et tireuse année toute la communauté! Résidence wmv «tes L//ne nouvelle mcuôonjuu/e avec un bon coeur La Résidence pour aînés LEV-TOV est le nouveau foyer cacher à Montréal pour personnes âgées et autonomes qui exigent une surveillance quotidienne et des soins légers.Dirigée par la famille Azoulay, la Résidence bénéficie de plus de 15 ans d'expérience au service des personnes âgées de la communauté juive de Montréal.Notre mission est d'accorder une attention affectueuse aux besoins personnels des résidents dans un milieu conçu pour assurer la chaleur d'une famille et les commodités d'un foyer cacher, confortable et sécuritaire.Chambres et suites avec salies de bains privées Un foyer à chaque étage avec salon central, coin bibliothèque, aires de lecture et cuisinette commune Soins personnels et visites médicales régulières Activités, divertissement et services de prière réguliers Repas cachers, cuisine méditerranéenne et européenne Services de ménage et de buanderie Gicleurs, détecteurs de fumée et cordons de secours Pour de l'information ou une brochure: Tel : (514) 489-4448 Fax : (514) 489-0021 6900, rue Sherbrooke Ouest Montréal, Québec H4B 1P9 • -¦.la voix sépharade page 6o Photographie Oméga Synagogue Sépharade de Fort Lauderdale en l’honneur du Hahani Baruch N is un Mit ram Synagogue avec vue sur la mer Prières et mélodies sépharades traditionnelles Office du matin Samedi et dimanche : 9h00 Du lundi au vendredi : 7h45 Office du soir Vendredi et samedi De novembre à décembre : 17h00 De janvier à février : 1 7h30 Mars : 18h00 De avril à août : 19h 15 De août à novembre : 18h30 3600 North Ocean Boulevard Fort-Lauderdale, FL 33308 Téléphone (954) 561-1417 3ème étage MICHEL SABBAH Service de bar pour toutes occasions DISTINCTION Vin et Liqueurs de votre choix Service par excellence MARIAGES BAR MITZVAHS HENNÉ DINERS DE CORPORATIONS Au service de la communauté depuis 1974 avec élégance et simplicité.PRIX COMPÉTITIFS.620 Brunet, Ville St-Laurent, Québec H4M 1X8 Tél.: (514) 747-3308 LE IMPACT SONORISATION VOUS PRÉSENTE EN EXCLUSIVITÉ L'ORCHESTRE yiTELIFE La discothèque mobile Double Impact se donne comme mission de rendre tous vos événements Inoubliables Double Impact & Nitelife - " Le Choix de Chaque Génération “ Samy ou Simon (514) 484-1346 la voix sépharade I n° 2 I décembre 2001 I * ( ) Atircs&c email: ic TOYOTA lÉ®® SERA^ TOUJOURS LE MOINS SsSSSg .jgerT?page 62 ____I la voix sépharade BCM EWISH ADULT CEGEP Vne carrière p^sionnavHte 1>AUS 1c bOWAÎMC t>U Tourisme et fce l’informatique Joisuez-vous à nous pour obtenir un AEC Oams les pro5rAmmes suivants Y'Ul Cégep HARIi-VICTORIR AEC en Informatique (900.91) AEC en Tourisme (414.32 ) Isidorè Fhima • • -V net: www.lçyot^oieix -5 JL.:_ ¦_____JL ul Ix Mtl Pie l V I vHJ &I9MST*Y &Ï9 üvotap9 @ total.net Sans frais de scdlarité ?durs de Jour du de Soir RESERVEZ VOTRE PLACE MAINTENANT Prêts et Bourses disponibles Cours en Français et en Anglais Inscrivez-vous maintenant Pour plus d’information composez le C 5 1 4) 733-3777 ô 9 ?BOUL.DÉCARIE, SUITE ZI 6 (Centre d’achat du Carré Décarie) Les cours débutent en Octobre. •V - Nous sommes fiers de porter à votre Connaissance que la famille Paperman a repris possession du salon funéraire Paperman & Fils.Ainsi, nous ne sommes plus affiliés à aucune chaîne corporative.Dès à présent nous serons davantage à l’écoute de vos besoins financiers, vous assurant d’être sensible à une situation financière difficile et traitant personnellement chacun avec respect, dignité et discrétion.Soyez assurés que vous ne paierez pas plus en venant chez nous.Paperman $c îfüs 3888 rue Jean Talon ouest (514) 733-7101 www.paperman.com 0 'Mtm "é'é'/"J mm CZ1\3 W& em (X)//a/w4w£(A)w owe -location Mala
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