L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 12 février 1931, jeudi 12 février 1931
¦ ' * .a >*2 .¦>$»!• - Nvfr’.r- r #8 • ¦ '*,*VK, u^7j ;‘V- À-4 '« >#fc • 1 I * flwvfw.nv -• i.v'v* •: Wr • omaJ* • ¦ :Tÿ3S&yjsB * •¦“ ./• V ^-lArV/ccî I® •5r .Zénr.NAULT, Imprimeur 65mô ANNEE .u'1 ,.\.- u.vvW*V .u.\-''s' ^v'.' \X \ liberté sous l'égide des lois « REDIGE EN COLLABORATION ° ARTHABASKA, JEUDI, 12 FEVRIER 1931 No.10 " L’Uiioi îles Cains de l’Gs JOURNAL HEBDOMADAIRE u d'A^ricuIturc et uienlionunit que les écoles secondaires ont déjà formé cent jeunes agriculteurs.nels qui sont si utiles aux cultiva- leurs.Le ministre 0.L'hon.M.T.-l).Bouchard est au fauteuil.La routine est expédiée en cinq minutes.Le Président Bouchard donne la parole à l'hon.M.Adilard (lod-hout, ministre de l'Agriculture, pour continuer le débat sur le budget.L’hon.M.Adélard Godbout.— “Me sera-t-il permis, M.l'Orateur, avant de discuter h* budget qui est soumis à celte Chambre, de faire une mise au point sur des déclarations que l’on m'a prêtées à la suite d'une réunion à Druiii-mondville.L'hon.député de Mai-sonnui'*.a prétendu que j’avais fait des comparaisons entre les gouvernements de Québec et d'Oi-tawa.Je n'ai fait aucune comparaison.Le ([lie j'ai dit.c'est qu'il in* fallait pas attribuer les causes de la crise au gouvernement de Québec.J'ai aussi essayé de démontrer l'a usance de bonne loi de nos ° Iversaires sur ec point.nouveaux députés de Bellcclmssc.Maskinongé, Deux-.Monta'mes e» Huntingdon.L’hon.M.Godbout.—.u\0s nouveaux collègues, dans leur contribution à ec débat, ont montré qu'ils étaient sérieux.L’hon député de Bellechasse nous a pnni-vé que l'on peut attendre beaucoup de lui dans la politique eain-dienue.J'offre à l'hon.ministre des Travaux Publies (*t du Travail, entré avant moi dans le cabinet mes souhaits les plus sincères.La tombe vient de se fermer sur deux de mes prédécesseurs dont on se souviendra longtemps (l'hon.M.Perron et l'hon.M La-ron).On a tenté de les mettre en contradiction.Parce qu(, phon, M.Perron a dit que tout nYtail pas fait dans notre prov‘mcc au point de vue agricole, qu'jj n(> s’rsl pas croisé les bras et (ju’il a montré du courage on a préUmlu qu'il voulait critiquer son prédécesseur.La bonne foi de entre peuple ne se laissera pas prendre à cela.L'hon.M.Caron s*( s! donné pendant vingt ans à la cause de l’agriculture.Tout ! > monde le reconnaît.On a dp cours de ce déliai, que la classe agricole était maltraitée en cotte province.L'hon.député de l)o-rion a dit que nos cultivateurs étaient exploités au point (jr vu politique.Je en is qu'il n'est pas juste de pariv ainsi.Voyons ce (pu a etc lait.Le minis!»t dit que pour qu’un cultivateur rémsissi» il do'i .,v mu* boum* h ne avec de boiines construe ions.insectes grâce au bon travail des horticulteurs encouragés par le gouvernement.(Appl.) Au sujet de la culture niaraî chère, le jeune ministre admet que celle-ci a été négligée dans le 1 DÜi), alors (pic Ontario n’a que üü%.Les cultivateurs ont fait des progrès constants, grâce à l’encou-ragenient qu’ils ont reçu du gouvernement.Le beurre de ferme La classe agricole est bien traitée On a pu’tendu que la | ,sS(.agricole dans cille provin (-st devenue un rawle ciiamp (lVyi.L)!- « l ! .I .f • %* 1 .• talion poétique.“ Je croi s que ta L’hon.députe de MaisonneuveLj*|Sse agricole dans celle ni(i\in m’a encore u' faire d’autres de- ce, est traitée comme il convient," clarations et il a affirme (pie *e dit M.(Iodboul ipii donne ensuite traité de la Nouvelle-Zélande avail quelques détails sur ce quo S()n ruiné notre industrie laitière.Or ministère a fait et sur le prom aii -traité a été aboli et la conséquence me ipi’il entend suivre, a été de faire baisser le prix du 1| faut d'abord (pie le cultiva-beurre chez nous." leur ait une bonne ferme Le M.W.Tremblay.—” L’hon.mi- gouvernement l’a compris C[ \\ •, iiistre aura-t-il le courage de dire dépensé $;>0(Q)00 pour drainer les le nombre de livres de beurre de terres, l'an dernier, 100,001 > ÎKTeS la Nouvelle-Zélande qui sont en- de terres ont clé égoutés V[ eu liées au pays durant le régime de calculant cela a i?10 l'acre, nos ter- M.King ?" L'hon.M.Adélard Godbout.-“Je regrette de ne pouvoir." tes ont été augmentées d'uiej plus valeur de $1,000,000.M.C'iodboul parle de l'enseien *- M.Tremblay “('.'est bien mai- nient agricole par les concours de heureux.” ferme et les fermes de dénionslra- L’hon.M.A.Godbout.- " Ah ’ lion.On a critiqué contre ces vous allez avoir une réponse.Je organismes toutefois, les 13 culti- ne puis donner exaelenient le valeurs qui régissent ces fermes nombre de livres de beurre entrées ont augmenté leur valeur sujet de lu fnhiv les fabriipies qui opèrent en luver.m i> , .1 ”, esi.oi i i i nemnse, ont un jurnnd men le, ils ison d attaquer M.Dur- en lion e nolnire Morqeron, éhit bien I’1.1" I'ls 'le !:• (erre, rapsihle de eonlimier le sillon où le père le liiissernil.M.H.|»„|PV, ,|;1I1S '"•"•nuuo,|.élé riiomiiie ,,1,’il ,|('v:"l ''"•«•• D*1 In prétention ‘""""e quelqu'un qui s’en vienl V" ' ".nqneninl.lorl des ;,v;.nee.s de ""'p' 'le Alf-rllie.mais, il ,.s| devenu lioç „„ parlait eu vovant irs du moignages de sympathies : La fa-| ',M.V11, ris hilnis.dans celle réside mille J.X.Michaud, M.et Mme ; « y*, ‘ « |!s “ rt*»aycns Son ,• ce Philippe Lamontagne, M.et Mme lui a pas po'rléx-bmice f**1 '*îîl i-u".I lay moud ( )uelb*l, Mme J.t >.L< ijlanc, Mlle Estelle Leblanc, Mme être le plus puissant poste de ra- Albert Laitier, M.Denis Leblanc, dinphnnic du monde.Immédia- ! M.et Mme Louis Girouard, Mlle lemenl après, à onze heures moins ; Marie-Anne Laitier.Mlle Marie-quart, le Souverain Rontifc pre- j Louise Leblanc.M.et Mme Willie nail lui-méme la parole.Son al Lépinay, M.(*l Mme Albert Simo- à notre lait et à notre crème, bien des cultivateurs des Gantons de l’Est el d’ailleurs négligèrent ia fabrique pour servir les , lienls des ! (als-Uiiis.De là celle diminution à laquelle faisait allusion, ces jours derniers, le jeune député «les Deux-Montagnes.Seulement, il faut se rappeler que fhonorable M.Garou ne cessa d’avertir les cultivateurs intéressés (pu* b* marché américain, pour le lait el la crème, n’était pas éternel el qu'il valait mieux prévoir l’avenir en maintenant la fabrication du beurre et du fromage.l'ar contre, des experts prétendent que nous avons un trop grand nombre de fabriques.Eux aussi ont raison en ce sens que la province y gagnerait à supprimer des fabriques trop faibles ou mal placées pour lutter.Du devra sans doute faire une sérieuse empiète sur celte question.Il y a place, chez nous, pour une plus forte industrie de laiterie.Ii en est de même dans le reste du Canada * neau, M.et Mme Wilfrid Ramsay, M.et Mme Willie Roisvort, M.et Mme Rodolphe Nadeau, M.et Mme IM i i I i:» s Portier, M.el Mme i ¦ ¦ » ¦ .• • • M.Eddv lans « *-.««•*•.a élé.Vl >»mii«|ti Nous sommes en présence d’un phénomène bien curieux à observer et dont l'histoire n’oIVre guère d'exemple: celui d’un gouvernement (|ui emploie à provoquer la révolution mondiale un argent el des ressources qu'il pourrait consacrer à soulager ses propres su-jels.à promouvoir le bien-être dt ses agriculteurs et de ses ouvriers industriels.Si nos ouvriers s i-vnicnl ce qu'on leur cache d’ailleurs soigneusement —dans quelles conditions d'esclavage travaillent leurs camarades russes, ils seraient moins empressés à vouloir, ici el pour eux, ces mêmes condi lions.dans l’ordre de l'esprit n’est q'i’un une large part, la solution de la luxe de plus, comparé à l'ell’orl crise, (pic nous traversons.Si.à musculaire.Dans la société, mut tous les degrés de l'échelle sociale, relève du travail manuel, el, du nous donnions l’exemple du sums industrie, de “cellules” par| berceau à la tombe, l'homme ne crilicc et de la charité, nous pour-csqticllcs ils multiplient leurs ne- serait rien et n’atleindrait pas sa rions enrayer d'elTicaee façon le lin sans le travail manuel qui progrès de la mauvaise propugun-l’aceueilb* dans la vie, l'habille, le de (pii se poursuit, nourrit, lai bâtit des demeures et IV assure son bonheur essentiel.Je suis sûr que je n’exagère Donnons aussi l’exemple de la rien, et mes renseignements sont pratique religieuse.Qu’un obser-exacls.Seulement je ne puis valeur désintéressé fasse la carie m’enipécb( r de penser que.dans des âmes, il es! à craindre ipi’il ne un milieu comme le nûlrc, ces constate bien des lacunes.Y a-l-idées fausses, ces outrances de d parmi nous de vrais incrédules?langage el de pensée, ne sont pas J en doute.Il est tellement illo-sans danger.Il en est parmi nos gique d accept» r des maîtres dans catholiques qui si* prétendent ins- tous les domaines et de n’en plus traits et qui se paient le plaisir vouloir dans celui (pii importe '•npileux de jouer avec l’inerédu- davantage ! Kl quelle misère, ce blé.Ils n’osent pas toujours glis- serait (b* se former volonlair»*- Les Soviets ont opéré la conscription du travail des bomiius ; ils préparent les esprits à la conscription du travail des femmes Ils rationnent sans merci tes approvisionnements (b* toute nature.Il en résulté que, produisant à un coût minime, ils exportent les pro doits de leur agriculture el de leur industrie à des prix qui délient toute concurrence.Ils comptent ainsi, el non sans raison, désorganiser les industries et les marchés de l’étranger, répandre le mécontentement cl préparer cflicacc-nicnl la révolution générale.Il n’est personne oui ne se rende compte de la fonction d’un pareil système sur nos industries canadiennes.L’on (*n indique déjà quelques-unes (pii sont durement alTecléos.Si le fameux plan des Soviets, (pii doit atteindre l’an prochain son maximum d’inlen-silé, réussit à leur gré, l’on peut s’attendre à ce que d’autres de tivilés.ils îfépargncnl aucun effort.Il ne faudrait pas prendre h* change sur le luit de celle cam-pagne.Il semble, au premier abord, (pie nous n’avons à faire face en ce moment qu’à une campagne antireligieuse.Ne commettons pas la naivêlé «le penser qu’elle va s’arrêter là: c’est aux transformations sociales qu'elle veut arriver.La lactique qu'elle emploie s'explique d'cllc-niémc.La religion est une puissance d'ordre, de mesure.de sécurité sociale.l’.lle ouvre des perspectives, elle cultive des espérances surnaturelles qui ne sont pas inutiles pour faire accepter les misères el parfois les duretés de la vit*.Lllc développe une austérité jm rsonnelle (pii se contente de peu et (pii fait aimer le travail.Quand elle est fidèlement servie, que ses enseignements et ses consolations éclairent l’esprit et fortifient la volonté, elle rend invulnérable.Uoiir fausser l'esprit, aigrir b cœur, accoutumer Un n e! l’autre aux ridicules et faux mirages du communisme, il faut d’abord la détruire.L'on comprend que pou r ceux qu'elle gène, elle soit l'ennemi, c’est le premier article, le plus essentiel, du credo bolchevique : la haine de Dieu, la lutle conlre Dieu, !a suppression par tous les moyens do l'idée religieuse.Le reste (b* ce que fou prêche, la théorie (pli veut que la religion ne soit qu'une a fin ire de classe el l'exploitation du peuple, les abus vrais, exagérés ou faux (pie l’on dénouée» ne paraissent au tableau que pour atteindre l’idée religieuse elle-même.(Vest un engin de guerre : rien do plus.Les meneurs peuvent dire de plus qu'ils n’en veulent jias à la religion : ils l’alla-quent cependant au point qui peut impressionner davantage des esprits irréfléchis, cl le résulta! est le même.Il faut y insister, car c’est dans l’espoir d'atteindre un autre but que fou bal ci i brèche l'idée religieuse.Supprimez Dieu en ell'rl, et le premier problème (pii se post devant l’esprit, c’est le rrdoulahli problème do l’inégalité des conditions hiininiiv's, thème éternel de toutes les exploitations diinagogi- lions, les pires faiblesses peuvent humain à la loi parfois inhumaine sortir d'une conscience (pii a per- qui subit les fluctuations du inar- du volontairement sa lumière.Rappelez, je vous prie, quelques vérités essentn Iles.La Religion, tout b* monde la veut, pour mou- ché, ni (l’abandonner ce travail humain à la loi parfois inhumaine de l'offre el de *a demande L’ouvrier a droit à sa dignité d'honi- rir sans doute, mais aussi poui lnie: il est en face d’un problème vivre*.Au rcslr.quel mal a-t-elle autrement pi :ssauI qu»5 toutes les théories et qui est de se log?r de fait à ceux (pii se tournent contre elle?Kl tout ce qu'ils nous of-Ise nourrir et d’élever sa famille.f rent à sa place esl-il ci .’ ’ • d'en- (le problème, i’on essaie de le soleillcr notre pauvre vie, solimi- régler périodiquement par ce que seau travail et à la souH'miice.l’on appelle “l’échelle des salai-dévorée du besoin de tendresse, res raisonnables”.C’est une rode résignation et d’espoir?I gle (pii lient compte de toutes les La Religion découle de notre données du prohlènnc, el à la-condiliou même d'êtres créés cl | quelle il faut se lenir.baptisés, et tous la doivent prali-(|ii(T .l’nnc nmiikTc profonde H vc,,x 'll,c ‘,!"‘s ccUc vniiiiiciil inlt riourc.C.»nions- lo'> k>s milieux, quelques-uns ploveur eu juslice.” r />q * #'* r.r* r.?A3 r r *1 • y i vT/P < k f }-i ^sL J ~ -• ¦- GP*/»— Act -> / ¦"T** • .—n /v, ’ \K li r » i vy*r m /, « ( I II iir i "w t t-1 R '.v- * livY/fb J S\L )\ r ^ l.fp , • \ J }' b VA m ülk 'Vit i fol It I '7\- A' 4*i ¦VJ/ V M* J SWü» lit i ^ »•* t?v,/ îill V ! J;/ f / //ffe».^ ^ A~rT; • »v v //- n ; à* , .>»r ' *^7 3 * Ate M m v • t*! 1 y :/î v .i ?> « 1 #: y n ’ «« • v v1 'V/iN Ifl’ “vrH 'W/ g’- V ;!> ; y «J ?v.¦ v/ !ii I r •'% ^ *> iol VT ’- ¦NU-I lV'*,jV »ie % cl» « A >\ 7 y ,• B >.-fi.h rtOÜ .üSCr ï; -// b r tel r > riffi! «i* '/A ffi&biMRgmgy | il jj ^Mw j p tei;V/k#|r I ; / mm i îf , : ¦ ¦ .••/_J i >> te.'ÿ/jr.-UKKÇrfj | i&i '
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