L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 10 juillet 1886, samedi 10 juillet 1886
JOUKNAL POPULAIRE i VOL.20 ARTHABASKAVILLE, Samedi 10 JUILLET 1SS6 No.27 i FEUILLETON DU 10 Juillet 1880 W Les naufrages de Kerfugal —John est fatigué, répondit il, la’h- L’in-li-n I ;» i ditd'Uix mois à l’orei'lei sons-le s'endormir.et s«* leuche veiAJnhn qu’i| éveillent Ce ne fut pas long.' firéripilauiineut.\ * Alors Ludovic se rapprocha de moi —Cela va chauffer, me dit Ludovic — Robert?fit-il, ^LVimemi appioohe, allons, éveille: ou LES RIVALES AMIES.{Suite.) Nos ennemis s'attroupent, attendent la nuit ponv marcher à une facile victoire; mais la Pointe ri’Acier a l’œil répandu sur les Visages Pâles, qui soul dès guerriers redoutables, et que !o Grand Esprit a conduit pour sauver ses enfants.—Ludovic ?—Maintenant, si tu le veux, parlons bas, il dort.—Ludovic, qo’as-tu donc pour I être si triste et si sombre ?| —Moi ?Rien —Tu n’es point triste ?—Je ne sais, c’est singulier cela ! —Quoi ?—Ce que je sens —Ce que tu sens ! Sens-tu quelque chose autre qu’à l’ordinaire?—Nous allons nous battre ! ion voi iu ; point de bruit.$ John s’élail vivement remis sur son séant.11 vit Ludovic debout.— Te voilà prêt ! Reste cà mes côtés, | Ludovic, toujours, entends-tu ?Ou il ne sais nas, et puis on no peut tout prévoir.En ions cas, je serai ainsi plus tranquille ; Cela se disait d’une voix faible comme un souffle ; car dans la Prairie morue, silencieuse, le vent enflé d'un soupir, d'un secret, s’en soulage i e:i jouant, dans une oreille ennemie, —Quaud fao.'lra-l il faire entendre dans la Prairie la voix de la poudre ?—Tout à l’heure ; à chaque .instant c’est possible ; mais sûrement avant que le soleil éclaire la plaine.Il» sont ià tous, prêts au combat.—Eh bien, nous attendrons.—Faites au contraire un grand feu et, dormez —Qui veillera ?—Regardez ! Ceux-là.et puis d’autres : quand nous veillons, nos amis peuvent dormir.— Bien, nous iionnirons en attendant le bon plaisir de ceux qui rampent an.de hors et de ceux qui veillent au-dedaus.(æ conseil finissait.Oh 1 nu exercice pour nous faire la ; tendue i«i, là partout, dans l’ombre main.Ne va pas me faire croire.dis l’épaisse forêt.—Que j’ai peur?La nuit ôtait sereine, Pair embau- —Justement 1 As tu peur ?mé.Sur la voûte azuté, noire alors —S’ils viennent, lus Peaux-Rouges j à cause dos ténèbres, un zêphir capri j te répond ion t.au lieu de moi.Ils J cioux semblait avoir répandu un sa seront nombreux/ ble d’or.Un rêv-» qu’une telle nuit, • Qu’importe ! Nous aurons bien au- ; rêve rempli de charmas et d’horreur./ tant du balles qu’il y aura de têtes; | En ce moment, où la vaste Prairie mis, s’il est un reste pour la crosse es pour moi tient dans les limites res- treintes d’un souvenir, je puis ouvrir .I’ûm * à ce parfum Apre et pénétrant, Au centre du village nous fîmes nu grand feu, et, routés eu nos épais ses couvertures de laine, nous nous étendîmes autour.Ludovic était couché à mes côtés.D’ordinaire sa gaieté faisait plaisir et souvent nous devisions à voix basse, joyeusement, bien après l’heure du sommeil quand tous déjà ronflaient autour de nous.Ce soir-la il était sombre et ne parlait point.Ce ne pouvait être de crainte c’était nu lion qui, sans chercher la lutte, ne la redoutait jamais.Affronter tout péril quand il était mis en face de lui, et le surmonter quelque effort qu’il coûtât, était déjà chc-z lui une chose simple et naturelle.Je l’appelle.pour e coutelas, quel mal y vois-tu ?—Aucun.MaisJohn.—John ?i qu’exhalent ces mystérieuses solitudes —Jo voudrais qu’il ne prît point et.qui s«*mlïent poursuivre partout part à ce combat.l’homme qui a nue, fois goûté la —Ah ! polir cela, si tu arrives à le grande vie du desert.Mais alors.persuader.alors, l’imagination étouffait dans la —Je n’essai‘rai point.la réalité orésenle et brutale.Ce |u‘ês"ui pesa il *vir nous, nous poussait —Tu fais bien.—El pourtant, Robert, j’ai peur j nous emportait et ne se prêtait guère pour lui.Ne demande pas pourquoi, j an songe qui s’«Mille d«> chimères.On je l’ignore ; le fait, c’est ma raison.I dit que le uréseutcsi court 1 dans la —Une raison brutale 1 ! Piairie, ou trouve qu’il est large! —Robert- écoute dans sou effroyable rnotonomie.—Jene fais rien d’autre l Vraiment, tu devieus mystérieux.—Veux tu bien m’aider.—De tout coeur.—.Et durant tout le combat, comme moi, ne quitter John des yeux ?—Compris.—Il fait frais et le feu s’éteint; attends ! Il se lève pour jeter quelque menu bois sur les cendres, mais une ombre se dresse à ses côtés, l’arrête.Ludovic porte la main à son couteau.?Il ne nous était pas possible alors de méditer ce sujet, qu'il fît nuit.Ca et là.dans les herbes, d’une %$ hutte à une autre, nous voyions des ombres glisser, semblables à autant de reptiles empressés ; et puis, d’antres ombres sortir.Qui se rappelle, encore des frayeurs enfantines, des lurreo" qu’il éprouvait quand le soir, bien tard, derrière le mur délabré et et près du vieux sanctuaire, il voyait les morts sortir de la tombe ; et là, appuyés sur la croix, tristes, chercher les vivants d’un œil froid ! Ainsi et / ^ .- ¦ —-—• — — ÿ.I Si I h; If si • î J A ï'g | V> i oS k BL .: • ' '1 CTi t y .i : |l fc ; î î; ' ; plus silencieux les Indiens du village se levaient, se cherchaient, se gron paient pour se rendre aux palissades où ils demeuraient immobiles, comme fixés dans la nuit.Nos trappeurs rejetaient leurs couvertures, se levaient à leur tour.Nous avions sous la main, le fusil, la hache et le tomahawk, nous étions prêts.Sans mot dire, John se mit eu mouvement, nous le suivîmes tous pour nous rendre à notre poste de combat.Nous arrivâmes entre la palissade, formant, l’enceinte, et les cabanes ôle vées au nord du vii|;ige, ayant ainsi en far * de no*n le-< Huron?.Il fui*.iii liup sombre pour voiries si, vaincus, attachés au poteau de la torture, un seul soupir, arraché par d’atroces douleur, réjouissait le coeur de leurs ennemis, ils auraient honte d’eux-même, parce qu’on pourrait dire qu’ils ont tremblé, qu'ils sont morts comme des femmes ! C’est le déshonneur suprême chez ces guerriers barbares, mais non sauvages Leur amitié est sfire autant que durable ; elle n’a d’égale que la violence constante d’une haine virile, avide de voir souffrir et couler le sang ennemi Aimer et servir, haïr et combatre, et dans les loisirs que laisse l’éveil inquiet drt violent*"* passion®, courir la i'rûrir à la suite do- troupeaux de biM> i*.voici ia vie de e s -rands en- Iudieos amis ; mais ils étaient, à leur i fants rusés, endurcis à la fatigue, autant que La Pointed’Acier, tout à coup, se dans leur haine, ils ne rêvent qu’aux leva à no?côtés :£1 venait à John qui’ douces joies d’une effroyable veil-entre Ludovic et'-moi.geance.lis cherchent l’ennemi, l’ê —Que mon frère blanc écoute.piont, calculent ses forces, s’avancent, —Que veut mon frère ?s'arrêtent, veillent dans la forêt som- —Tous sont prêts.Chacun, la bre ; i's attaquent à l’improviste et ht mort à la main, veille, a t tl.Le combat sera dur, mais ils fuiront comme le chien peureux devant l’ours gris.—Dieu le veuille ! —L’attaque, commencera ici.Re- garde.Que vois-tu ?— Rien.Mon frère ne voit-il pas, là.près de nous, l’herbe qui remue et semble s’écarter.—L’herbe remue, le vent.—L’ennemi rampe là.Il lui reste vingt pas à franchir ; mou frère a donc près d’une heure pour préparer l’accueil qu’il veut lui faire.L’Indien disparut.Et nous, la main sur la hache, l’œil au guet nous suivions le lent, l’insensible progrès des Hurous.Enfin, ils’atteignirent la palissade et se levèrent contre elle Alors nous entendîmes un léger frôlement tout le long.Nous levâmes les yeux et la hache, vingt têtes parurent et nos bras s’abaissèrent.Un cri immense douloureux retentit, puis le silence se ' jeunes fiiies d’une rnaifi tremblante fit comme par enchantement ; on eût mettaient le feu aux pomme de pins, s’ils triomphent, ils ma •sacrent tout, emportent on im.e nu huti i riche, glorieux, les chevelures ennemies.John les connaissait bien.Aussi, après l’acceuil terrible que nous leur fîmes, déposa-l il sa hache ensauglan ; té *, pour u • plus se servir que de sa carabine Nous l’imitâmes et attendîmes.Dans le vilage on eût dit que tout dormait.Mais soudain, au sud, cent coups de feu retentirent ensemble, secs, lugubres et répétés par les échos d’aientour ; puis, ce fut u ne immense clameur, encore une décharge ; enfin, sans désemparer un choc violent, un craquement formidable ! La palissade gisait à terre, et les Mohawks, les 0-noudagas, qui avaient fait leur jonction se ruèrent en avant dans le village ; mais les Pieds Noirs, couché dans l’herbe se levèrent soudain et se précipitèrent.sur eux ; la mêléé devint, indescriptible ; des femmes et des enfants y prenaient pan, tandis que des • n i • | > J A • « dit que les mourants eux-mêmes étouffaient leurs râles.Je mis l’œil à la jointure des planches, rien ne me révéiait plus la présence de l’ennemi —Ils sont partis, dis-je à John, —Us sont couchés dans l’herbe, al tendent ou délibèrent.Soyons sur nos gardes * ' Je dois vous dire que les Peaux-Rouges sont d’admirab'es gnoniers ; d’un courage à toute épreuve, iis étonnent les plus braves par leur sang froid.Aucun danger ne saurait les troubler ; ils l’envisagent d’un œil caluie, on dirart indifférent.Aussi y •parent-ils aisément, toujours à propos et souvent d’une façon inattendue, terrible.La mort même semble n’ôtre point .redoutable pour eux ; et disposées à cet effet.Au même instant, en face de nous, les H'.irons : se redressèrent, se jetèrent contre la palissade pour l’ébranler; elle résista et John, d’une voix calme, commanda : —Feu ! Chacun de nous tenait déjà son homme au ho H de sa carabine et, au commandeur, vingt Indiens roulèrent à terre, et le feu continuait roulant, mortel.Les lin rôtis se sentirent eu face des trappeurs ; nous les vîmes reculer en désordre, se concerter à l’écart, puis, en courant, contourner l’enceinte pour aller se joindre à leurs alliés —En.avant 1 cria John à cette vue.—Nous traversâmes le village le couteau entre les dents, tenant la ca cabine par le canon.John sonnait du cor un air guerrier, troublant.—Courage mes frères, cria-t-il en arrivant sur le lien du combat, courage nos amis.Mort aux cayol.es de la Prairies! Mort aux Mohawks/ Mort aux Hurous I Hardi ! Fort ! Bravo Ludovic ! Attention Robert ! à droite ; assommez le Henry, gare en arrière I II voyait tout, et frappait quand même comme un enragé.Ce n’était pas nous qui garantissions le Yankee ; mais lui qui nous vint dix fois en aide, et nous sauva oins d’une fois la vie.Noire apparition sema le trouble avec la moil dans ies rangs ennemis.Les assaillants cédèrent peu à peu, si* débandèrent ; et Dieu sait comment ils disparurent dans la nuit.Le sol était jonché d’armes et de cadavres.Ceux de nos ennemis qui n’étaient que blessés et ne pouvaient fuir se poignardaient sous nos yeux, pour ne point tomber entre le» mains, C’était mie scène qu'aucune autre ne peut égaler en horreur.Personne no manquait parmi les trappeurs ; les Pieds Noirs avaient essuyé des pertes sensibles.La Pointe-d’Acier qu’on avait vu partout, luttant comine un bisou blessé, n’apparaissait plus.Les Indiens scalpaient les cadavres ; et nous, pour ne point assister à cet horrible spectacle, nous nous avançâmes hors du villag**, sur la trace des fuyards.%â A peine avions-nous fait quelques pas qu’une voix sombre, émue par la fureur, sourde comme l’orage qui gronde au boni de l’horizon, frappa nos oreilles, elle disait : —Le Grand Esprit le veut ; malgré tout, ma vengeance sera complète.Je veux le dire, tu dois le savoir, avant de périr ; je suis content / Ton malheur est aussi grand que le fut ma propre doneur, et c’est moi, moi I entends-tu, la Pointe-d’Acier ! c’est l’Eclair-Brillant ton compagnon, ton ami d’enfance, qui en est l’heureuse can-elTn vis briller les beaux veux «w qui éclairraient, échauffaient mou cœur ; lu osas les aimer, me les ravir I Eh bien / sache donc que tout à l’heure, dans ton wigwam, je les ai retrouvés ; la mère tenait tou enfant sur son soin.Un tigre en eût été attendri ; moi, jen’en devins que plus furieux.Je pouvais l’atteindre dans ton amour, et ce même couteau qui mettra fin à tes jours, perça ton enfant du même coup qui tua sa mère.Je suis content î Tremble à ton tour Je voulais seulement te faire part de mon bonheur.Maintenant, mourant en lâche, tu ne verras point In douce lumière du Waooiidah / Tu n’iras point à la suite du Grand-Esprit, .pendant mille milliers de lunes, chasse*- le bison dans les Prairies bien-heureuses! Meuis donc 1 \ * ** "Y ' s •* .?.\ » ^ # ?! • ‘.?• 1 ', ^ 4• ".J \ * ’>' % * " •> A continuer. LETTRE PASTORALE.—DES— F ères du Septième Concil :' de Québec.( Suite) li D’abord, ils s’exposent au danger de per-11 dre leur foi, leurs mœurs et tout sentiment 11 de probité et de justice, eu faisant société il avec des inconnus, qui se montrent malheuresement trop habiles à leur communiquer u leur propre perversité.4C En second lieu, l’on a vu ici comme aux “ Etats-Unis, comme en Angleterre, comme 11 en France et partout ailleurs, les tristes r fruits de ces conspirations contre le repos c{ public.Les pauvres ouvriers n’en ont 4< retiré qu’une misère plus profonde, une 11 ruine totale des industries qui les faisaient | 11 vivre ; et quelquefois même les rigueurs de ; 11 la justice humaine sont venues y ajouter des J 11 châtiments exemplaires, Croyez-le donc (t bien, Nos Très Chers Frères, lorsque vos pas-11 teurs e tvos confesseurs cherchent ù vous dc-1( tourner de ces sociétés, ils sc montrent vos 11 charitables et sincères amis ; vous seriez 11 bien aveugles si vous méprisiez leurs avis il pour prêter l’oreille à des étrangers, à des il inconnus, qui vous flattent pour vous de-“ pouiller, et qui nous font de séduisantes pro-11 messes pour vous précipiter dans un abîme, 4( d’où ils se garderont bien de vous aider à 11 sortir.” Oui, Nos Très-Chers Frères, considérez^ comme dangereuse toute société qui empe- j cbe l’exercice légiti/ae de la liberté des autres, soit de la part des maîtres, soit de la part des employés, surtout si elle a recours à la violence pour obtenir son but.Et, en effet, n’est-ce pas une flagrante injustice que d’employer la force pour empêcher ses frères de gagner honnêtement leur vie ?Ne soyez donc pas surpris si l’Eglise, comme une bonne mère, frappe de censures la maçonnerie et le3 autres sectes condamnées, telles que les Curbonaris et les Francs-Maçons désignés expressément dans la Constitution Apostolicœ Sedîs.Dans cette condamnation se trouvent inclus les Fc nie ns d’après un décret du 12 Janvier 1870.Nous voulons vous faire remarquer en outre Nos Très Chet3 Frères, que d’autres sociétés, bien qu’on ne puisse définir avec certitude si elles sc rattachent ît celle dont nous avons parlé, sont pourtant suspectes et pleines de périls, tant pour les doctrines qu’elles professant que pour leur mode d’action et pour les chefs autour desquels elles se groupent et qui les commandent.(1) Ceu> qui Joui parlit» de ses sociétés : et refusent il*ou sortir, ne [univeut être admis aux sacrements.même à la mon et, sont privés de la sépulture ecclésiastique.C’est là te quatrième-danger auqm‘1 s'exposent ceux qui ont 1*imprudence de demander 'eut* affiliation.Pour des hommes qui oui.conservé des seniiinonls de foi, la seule pensée d’être Drivés de toute part ici nation aux prières et aux sacrements de l’Eglise, ne doit elle pas être assez pour les arrêter V Entendez les exhortations adressées à loot le peuple *l’Irlande par >es Evêques : \2) “ Evitez toutes les sociétés secrètes, l* tonies les organisations illégales, si “ sévèrement condamnées par l’Eglise “ Oos associations présentent sans •* doute aux infidèles et aux révolu-tioouaires, une officine approprier *• pour y soustraire à :a lumière du jour hoirs mortelles conspirai inus contre la ivügion et la société.M.ii-.elles n’ont euron» jamais formé un “ véritable champion de la jostle- et “ do la liberté.Leurs efforts oui toujours été condamnés à la stérilité-*• l/j sen! résu bat que les organisations •• secrètes aïeul obtenu dans le momie “ ;i été de déraciner la foi ,de dégrader *• l’esprit u.ilionai, et d’établir une “ tyrannie caché-’, dangereuse et ir-*• iesponsable.qui pèsent sm* mjs ma *‘ heureux membres avec un» cruauté *• ei iiit poids tri* que, si ou l.*s surtout que su vérifient “ lus uaroles de la Sainte Ecriture Oul'*e ces sociétés, il yen a d’autres interdites et qu’il faut éviter sons peine de péché grave, au nombre des- conservée par ces sociétés peut faire iliuslion à plusieurs et les élit pêcher d’apercevoir le pêt iI : c’est principalement aux hommes sans défiance et aux jeunes g ns quo Nous adressons nos avertissements IV OHUGATlnN POUR CEUX QUI APPARTIEN NENT AUX SOCIÉTÉS DÉFENDUES DE s’en RETIRER D’aptes les priorities que Nous vous avons exposés, N.T.C P, vous comprenez que c’est un devoir rigou .••eux ei urgent pour ceux qui su sont eii-.s.* euttainer e! sont affiliés à que!-«j.i h,n- »*(- -.‘îéiés, de s eu relirci quae,l bien même ils y i-eraien lentrés ¦ le houu-i foi Leur ob ligiilion serait la même, si la soriôKé à laquelle ils appartienne.' O était d'abord irréprochable et serait devenue répréhensible dan- -on but ou ses moyens, depuiv qu'ils •*ti soul membres.El ce devoir, il faudrait le remplir même au un do*n nage ou .t 1 peine ne piîi.uu gravi-, au iiumure ues-j ,|',.m-uurir UU (10*0 nage ou quell-s ii faut compter principalement i .!not, sans égard celles qui exigent -le leurs membres ()()lll.‘ |,.s cou-iilér,nions humaines, un secret qu'il ne faut dévoiler à s’il.* „v;ij,,nl possession des personne, une obéissance sans ré-erve à ces sociétés défen- personue, une obéissance sans ré-erve de vaut être prêtée à des chefs occultes Tid e est en particulier la société des Chevaliers du Travail que la Sacré Congrégation de T Inquisition, par sa insignes propres à ces sociétés défen* dm's.des manuels ou rituels s’y iappui-la ot ils devraient se bah r de.retirer offiririle.meut leurs noms, eu iu-l'oraiaul t leur curé on de leur confesseur, une déclaration très C’est ainsi que la Sacrée Congre t4XüIiCitH au mémo effet, qui s-rait galion de la Propagande, interrogée v(,„ .,„x .uchives de l’évêché, au sujet de la société des Cordonniers, ^ manière" seulement ilssé- ré pond it le 10 novembre 1870.faisant p.m.r0„| |,.ut.cause de celle des enne-reinarquer aux ouvriers en général j .„is(j(, i-, ;elig,on et de la sainte “ ci(îlés secrètes.Elles ne sont pas .-.ans posséder du • , ,, l'C.OUIM.*’**•¦*' - ** de troubles et Je inenrnvs.* crédit et du pouvoir.Nous l’avouons Ayant surtout a cœur votre fidélité safH ,jl!e ; lMais au«si Nous vous fe-iiiebra.nlable au service du Maître ,s (.em;u.quor que l’Eglise catholi Souverain de nos âmes et.I intégrité „ilo „„ ,Aha-, a^oeia Souverain de nos âmes et.l’intégrité de vos mœurs.Nous ne voulons rien épargner pour vous en détourner également, et avec d’autant plus de cho!il.,,Vél ,.lje le but soit légitime èl soin que i apparence d lionnôlete 1 que ne s’oppose jamais :» ues associa lions fondées sur la justice et soumise* aux Io's.Elle exige de vous une A 03 ^ les moyens employés conformes à la loi divine.Quand une société aurait le meilleur but possible ou désiiable, si les moyens qui sont employés sont mauvais ou illégaux, il est impossible à •l’Eglise de l’approuver, comme tout catholique qui connaît quelque chose de sa religion doit le comprendre.Quelques calomnies que ses ennemis aient inventées, l’Eglise a toujours eu pour principe fondamental que la fin ne justifie pas les moyens.Ne sont pas exempts de l’obligation d’abandonner les sociétés défendues, ceux qm prétendant n’y voir aucun mal ; car ils soir alors de oalivres dupes à qui l’on n’ose pas couder les dessins oervers des toges Mais en les fréquentant ils se rendent les complices, peut-être inconscients.de tout le mal produit par ces sectes.Nous ne vous tenons pas ici un langage différent de celui des souverains Pontifes “Fermez l’oreille” disait Leon Xll d’heureuse mémoire, “ (1) “ aux paroles de ceux qui.pour “ vous attirer dans leurs assemblées, “vous affirment qu’il ne s’y commet *• rien de contraire à 'a raison et à la “ religion.D’abord ce serment, cou- pabie que l’on prôie même dans les grades inferieurs, suffit pour que “ vous compreniez qu’ri est défendu “ d’entrer dans ces premiers grades et “d’y rester.Ensuite, quoique l’on “ n’ai pas coutume de confier ce qu’il “ y a de plus criminel et de plus coin-“ promettant à ceux qui sont dans les “ grades inférieurs, il est cependant “ manifeste que la force et l’audace “de ces sociétés pernicieuses s’ac-“ croissent eu raison du nombre et de “ l’accord de ceux qui en font partie.“ Ainsi ceux des rangs inférieurs “ doivent être considérés comme “ complices de tous les crimes qui “ s’y commettent.” Voyez du môme œil les sociétés anti-religieuses, professant et prêchant ouvertement des doctrines impies, comme celle des libres-penseurs ; puisqu’auciiu catholique ne peut s’associer à ceux qui attaquent la re iigion.Défiez-vous de môme des sociétés dans lesquel'es ou lait usage d’un .lituel ou d’une forme de culte en op fiosition avec renseignement catho ique : elles ne sont rien ant>e chose que des sectes religieuses.Telles sont,.Nos Chers Frères, les recommandations qu’il était de notre devoir de vous adresser à propos des sociétés défendues : car Notre Seigneur doit un jour Nous demander compte de chacune des âmes qui Nous sont confiées, et puissions-Nous à son exemple, Nous rendre le consolant témoignage qu’aucune n’a péri par notre négligence ! (2) Nous entretenons la douce confiance que, brebis soumises et fidèles, vous écouterez Notre voix (1) et vous éloignerez de plus en plus de ces pâturages empoisonné-, pour suivre Notre paternelle direction et vous conformer en tout aux prescriptions de la Sainte Eglise.Nous terminerons, N.C.F., en vous indiquant, à la suite de N.S* Père Léon XIII, les principaux moy eus à employer pour enrayer les progrès des sociétés défendues.lo Que les parents s’occupent d’avantage de la bonne éducation de leurs enfants ; 2o Q ie le® nasl-*nrs deo âmes continuent à p endre un -uvu tout, par-ticnner de h jeunesse de leurs paroisse:-, et s’appliquent à iu.-pirer à tous une grande horreur de ses associations ténébreuses ; 3o Que les artisans, en formant entre eux des sociétés de bienveillance et de secours mutuels, aient soin de suivre la direction de leur curé et de soumettre leurs règlements à l’aporobatiou nouvelles connaissances à la conversation.Il appartient ensuite à la dame, à la prochaine rencontre, d’intimer qu’elle reconnaît celui qui lui a été présenté.Un monsieur ne doit m s’incliner, ni donner la main à nue dame qu’en autant que ceile ci ait fait le premier mouvement.Sur la me, s’il la rencontre et s’aperçoit qo’elie dé.«.ire lui parler, il doit la soi vie et continuer de marcher avec elle dans la direction qu’elle suit.Il n’est pas permis d’arrêter une darne dans la rue pour causer.l! est encore bien plus impoli de crier à nue dame qci passe d'arrêlei à son bureau pour l’entretenir de chose injurieuses sur le compte de sou mari.A bon entendeur salut I - mrn » — - LES BIENS DES JESUITES.Depuis cette époque, j’ai eu plusieurs entrevues à ‘ ce sujet avec vous et avec Son Honneur le lieutenant gouverneur.Comme l'As-semblée législative siège déjà depuis longtemps, je désire savoir où en est aujourd’hui cette question.J'ai l’honneur d’être, Monsieur le Premier-Ministre, Votre tout dévoué et très humble serviteur, (Signé) f E.A.Arch de Québec.Réclamation du Cardinal et réponse du Gouvernement Ross.¦ Archevêché de Québec, 8 avril, 1886.L’hon J.J.Ross, premier-ministre de la'province de ' Québec.M.le Premier-Ministre, Le 2 janvier dernier, j’ai eu l’honneur de vous informer officiellement que par un induit du 13 octobre 1884.je suis personnellement autorisé par le Saint-Siège à traiter avec le gouvernement provincial de Québec et à terminer, moyennant juste compensation, la question de la propriété des biens autrefois possédé.-dans cette province par les RR.PP.Jésuites lors de la suppression de leur institut en 1773.Cabinet du Premier-Ministre Province de Québec, Québec, 25 avril 1886.A Sa Grandeur Mgr E.A.Taschereau, Archevêque de Québec.Monseigneur En réponse à votre lettre du 8 de ce mois, je ferai remarquer à Votre Grandeur que, lors du transfert de l’ancien Collège de Québec.ou Collège des Jésuites, an gouvernement de cette province par le gouvernement fédéral, le chef du cabinet provincial déclara à la chambre que toute la propriété de l’ancien Ordre des Jésuites dont le gouvernement de Québec était en possession, et les revenus d’iceux formaient, d’après la loi, le fonds de l’éducation supérieure en Canada, et que le gouvernement n’était pas tenu d’in- j demniser “ une corporation quelconque et j’attirerai aussi l’attention de Votre Grandeur sur le fait que cette déclaration reçut j l’assentiment tacite de la législa-j ture.Le gouvernement actuel doit en conséquence, avant d’entrer en ' négociation au sujet des biens réclamés, considérer sérieusement s’il est possible et à propos de re-j venir sur une déclaration si for- j melle et si précise, et je regrette ; d’avoir avons informer qu’il m’est • impossible au milieu des occupa-1 tions plus pressantes, quoique d’une importance non supérieure, ! du moment actuel, de donner à votre demande une considération immédiate.” Si Son Excellence le lieutenant-gouverneur en conseil, décide, de rouvrir et de reconsidérer cette question des biens des Jésuites, je ne manquerai pas d’en prévenir Votre Grandeur et les révérends-Pères de la Compagnie de Jésus afin que, avec votre concours et e leur, il puisse, s’il y a lieu, pro- poser à la législature une mesure qui devra régler cette question d’une manière satisfaisante et.définitive.J’ai l’honneur d’être, Monseigneur.Votre très-humble serviteur.(Signé.) John J.Ross.Archevêché de Québec, 27 avril, 1885.L’honorable J.J.Ross, Québec.Monsieur le Premier-Ministre, Le 2 janvier de la présente année, j’ai eu l'honneur de vous informer qu’en vertu d’un induit du 13 octobre 1884, je suis personnellement autorisé par le Saint-Siège à traiter avec le gouvernement provincial de Québec et à terminer, moyennant juste compensation, la question de la propriété des biens autrefois possédés dans cette province par les RR.PP.Jésuites, lors de la suppression de leur institut en 1773.Le 8 avril, n’ayant encore reçu aucune nouvelle de ma demande, e vous ai adressé une lettre à ! aquelle vous m’avez répondu le 25 courant.Vous me permettrez, sans doute, de vous communiquer quelques remarques sur cette réponse dont voici quelques passages : “ 1.Lors du transfert de l’ancien Collège de Québec, ou collège des Jésuites, au gouvernement de cette province par le gouvernement fédéral, le chef du cabinet provincial déclara à la chambre que toute la propriété de l’ancien ordre des Jésuites dont le gouvernement de Québec était en possession, et les revenus d’iceux.formaient, d’après la loi, le fonds de l’éducation supérieure en Canada.” D’après les S.R.B.C., chap.15, §§ 1 à 5, ce fonds d’éducation supérieure se compose de deux parties distinctes : 1.des revenus et intérêts des dits biens ; 2.d’une somme à prendre sur les fonds consolidés du revenu de la province.La première partie est entièrement et essentiellement catholique par son origine ; la seconde est mixte comme tout le revenu de la province.Suivant le rapport du commissaire des terres de la Couronne pour les douze mois expirés le 30 juin 1883, page IV, les biens des Jésuites ont produit $29,190.82 et les frais de perception se sont 6 9 élevés à $2,071.81, ce qui donne un profit net de $27,119.01.D’après le recensement de 1881, Vol 1, p.59, la population totale I ,onr (l„ |.0|)|iglltion de ,.0stit„01.?de la pro\ ince etnit de l,3o9,0l i j^c$ c/amaf Domino, il it un axiome bien et, d’après la page 202, les cat ho- connu.Le possesseur est toujours le Mais reste toujours l’éternelle ques- de la terminer aussitôt que possible, tion do la justice ! Celui qui possède le J’ai l’honneur d’être, hicn d’autrui peut-il le passer en d’au- ~ très mains et d’exempter le nouveau liques étaient au nombre de 1,170,-718 et les protestants 1883,309.Ceux-ci formaient donc un peu moins que le septième de la population.possesseur esc toujou premier tenu il restitution.La Providence semble avoir voulu rendre cette restitution possible et facile en tout temps, puisqu’elle a inspiré t\ tous les gouvernements divers qui out M.le Premier-Ministre, Votre tout dévoué serviteur.(Signé) f B.A.Alton, de Québec.Et ce non d mit le rnnnort de M eu ccs bicns.en leur possession, la pen-« • î i .' , ‘ l l,, « .séo d’en tenir les comptes distincts des le surintendant de 1 education ; autros 1 pour 1883-84, page 392, constate ! « 3.[J0 gouvernement actuel doit, que la subvention pour l’éduca- ; on conséquence, avant d’entrer en né-tion supérieure, y compris les goeiarion au sujet des biens réclamés, biens des Jésuites, a été de $113,- considérer sérieusement s’il est possible 3G2, dont $81, 101 ont été don- et à propos de revenir suruno déc lara- nées et test # i L •es ont eu presque le tiers de la importance non super.«_ somme totale ! telle disproportion ¦ actuel de donner à votre demande une déjà énorme par elle-même devient considération immédiate.” encore plus considérable si des, Comme j’ai eu l’honneur de le rc-$113,362 de la subvention on re- ma rquer il y a un instant, il no s’agit tranche les $26,119.01 qui pro- P!ls d'examiner si cotte déclaration si viennent d’une source exclusive- ; fon.m;9o et si précise, est conforme à la ment catholique.ivfle^ no" le chcf du xfbl"ct a Je ne_ mets pas en doute la ve- révoquer en doute.Il s’agit anjnir-Tite de la declaration faite parle d’hui do considérer et do réparer les Cabinet du Premier Ministre Province de Québec.Québec, 5 mai 1S84.A Sa Grandeur, Mgr, E, A.Taschereau archevêque de Quebec.Monseigneur, O 7 J’ai l’honneur d’accuser réception do votre lettre du 27 avril dernier, relative à la question des biens des jésuites.Ainsi que j’ai en l’honneur de vous le dire à la date du 7 janvier dernier, je ferai connaître à Votre Grandeur, aussitôt que possible, les vues du gouvernement sur le sujet.J’ai l’honneur d’être.Monseigneur, Votre très humble serviteur (Signé) John J.Ross.4»* 9 ta.» —— CARTE., .1 , : , • T1.\ , tion que (’avais eue de faire ma demande si nn cabinet provincial, ma Je longtemps avant l’ouvertur en majoiite cntliolicjue, peut ecjui- session, et.malgré les entrovues 1 .L 1 .j 1 ' 1 .< O chef du cabinet provincial, savoir conséquences injustes de ce fait et de que les revenus de ces biens font rendre à l'Eglise-catholique un bien qui partie du fond de l’éducation su- lui appartient.périeure ; mais je demande si l’é- ,non j° regrette d’avoir à tat de choses créé par la loi rend j me1l)lil!":i1'0 de 00 auprès trois mois bien justice aux catholiques ?Jeja.t( enu 1 attcVte ot ,n:1l*»l„ nc Pont obtenir une considéra-ce qui ne l’est point ?tion immédiate.“ 2o Le chef du cabinet pro- 4* Vous m m^ol.racf.9ue “ ?1 c dec ai a aussi a la Chain-1 nour en conseil décide do rouvrir et relire .que le gouvernement né- j considérer cette question des biens des tait pas tenu d’indemniser une Jésuites, jo ne manquerai pas d’en précorporation quelconque.Et j’at-j venir Votre Grandeur et les Révérends tirerai l’attention de Votre G-ran- ! Pères do la Compagnie do Jésus, afin deur sur le fait que cette décla- que, avec votre concours et le leur, il ration reçut l’assentiment tacite poisse s il y a lieu proposer à la légis-de la Législature.” ! rae?,ur0 9"‘ de M.Clorai», lions.W Laurier, dans cette affaire qui est d’un ca- et Bellerose^MM, Bergeron, Poirier ractère absolument privé.1 •• o -6.'< ¦ *- ÇA BAISSE TOUJOURS.sénateur Guevremont, Duhamel, Les rédacteurs de ces journaux Desmarais, Pacaud et Provost.seraient-ils bien aises de se faire traiter comme cela.Tous firent d’excellents discours touchant à l’unisson la véritable Evidemment, ça baisse toujours corde du patriotisme.I _• A f j__ ] _A ___• ^ / j _ ] ‘ Les applaudissements ne firent pas défaut* la charité dans la fraternité de la presse.Il n’y a plus rien de sacré pour ces assotnmeurs de la réputation d’autrui.H.-— €» UN DÉMENTI.Les journaux pendards ont voulu exploiter le fait, que Mgr.La-flèche n’était pas àla convention I .! Quelques citations.M.Mercier a ! dit : i Nos malheurs ont commencé le jour où les patriotes se sont tourna le dos.Il n’y a pas de différence entre un conservateur honnête et un liberal honnête.Eux qui sont unis, au jour des élections ils se séparent et se combattent.L’esprit de parti a fait du mal, réunissons nous mainte liant à l’ombre du drapeau national.S’il y a des pendards à Ottawa, il y en a à Québec.Il n’y a pas de distinction.Nous vous donnons l’exemple, boitez nous.Ne soyez pas à deux faces, une dans !a vie privée, une autre dans les élections On veut des patriotes partout et surtout eu chambre M.Clorai» Irlandais : Le 16 novembre .est une date fu »»èbre, c’est, vrai, mais c’est aussi une date de saint pour les Canadiens- Français La politique de Sir John a toujours reposé sur la division et c’est l’antagonisme qui existe entre Cha- Dleau el Langevin, qui a fait pendre Riel.C’est par l’union que nous deviendrons forts.Les Irlandais et les Canadiens ont reçu les mêmes insultes «# de Sir John.Les seconds te 16 novembre et les premiers le 8 mai.*** L’hon.M.Laurier : On m’a accusé de déloyauté ; au contraire, je suis un sujet loyal de Sa Majesté, mais quand un gouvernement viendra m’enlever ma propriété.je serai toujours un rebel.Les métis avaient des griefs sérieux, tellement sénenx que le gouvernement les a officiellement reconnus en cédant à leurs réclamations.Lèpiue lui-même, dans une lettre adressé* à M.Provencher, app l'e ses fers, des fers glorieux, parce qu’ils sont le prix de ses efforts pour une cause juste.*** L’hon.M.Bellerose ; Je suis conservateur, moi, je ne puis m’accorder avec les libéraux sur bien des points, mais il est un terrain sur lequel je dois marcher avec eux, c’est sur celui de la revendication na lioualç.Nous avons à sauvegarde»* notre religion, notre langue, nos droits et nos institutions ; toutes ces choses sacrées que le gouvernement de Macdonald a essayé de ruiner.——— ?-^¦fc*»****”-—- — MORT DU CARDINAL GUIBERT, ARCHEVÊQUE DE PARIS Une dépêche de Paris mande que le cardinal Guibert est mort mercredi soir, à l’âge avancé de 83 ans.Il fut préconisé le 27 octobre suivant.et installé le 26 novembre de la même année.Créé cardinal dans le consistoire du 22 décembre 1873.il est de l’ordre des prêtres, et du titre de Saint-Jean devant la Porte-Latine.Il lui a été donné, par décret du 7 mai 18*5, un coadjuteur, avec future succession, Mgr Richard, ancien évêque de Belley. ' NOTE:- LOCALES La barreau d’Artliabaska s'est \réuni et il a été décidé d’aller en ; | |jj|corps présenter ses hommages, le ilT du courant, au Cardinal.- A la demande d’un certain ; nombre d’électeurs du comté de $ Nicolet, M.Chs.Ed.Houde, ancien député a posé le 29 juin à St.Cé-lestin, sa candidature pour les j Le Rev.Frère Sidonins, directeur de / pu visiter à leur aise la vieille Eglise l’académie Girounrü.à St.Hyacinthe, ; do notre thaumaturge et les lieux envi-s’embarque aujourd’hui meme à New- j ronnants, en particulier l’ancienne York pour l’Europe.j Chapelle construite en 1620, et restauré Il fera la traversée en compagnie du ; par le Rev.M.A.Gauvrcau, ancien Rev.fr.Arnould notre ancien directeur, curé de Sic.Anne, et par les R.R.P.sur la Bourgogne, nouveau bateau de j P.Rédcmploristcs.laC'ie.Transatlantique.Bon voyage.Vers f> heures .sont arrivés à leur i suite les pélérins du Comté de Chain- Un enfant de 13 ans, tils de M.Lue 1 Plîlin> «« nombre d’environ 500, nocom-Héon t ~ " éaoire, s’est noyé la se-1 Pognés des curés et vicaires des difté- mnino donniÀiM donc ln.•» ii il’iin lOn^Ch pîll'oi.SSCS, Glltï «llîtlC-S lo RüV.’» n ' mainc dernière clans la chaussée d’iin P1 , .moulin, on se baignant.M.Ma renu x, paraly>e en mai dernier.j C était un beau spectacle que cette foule pieuse remplissant la grande nef «^1 M.T.N.Ghistonguay, arpenteur de notre village, est à Québec pour i l’examen des aspirants à l’étude i; et à la pratique de sa profession.fi L’examen est commencé le six du courant.Il y a dix candidats * pour la pratique et quatre pour l’étude.Examinateurs : MM.Gras-tonguay, C.E.Grauvin, W.A.Ash et John Bignell.M.Val lièges, maréchal ferrant de St.Christophe a failli se faire tuer par un cheval ces jours derniers.L’animal qui était vicieux lui envoya une ruade et l'étendit du coup par terre.On le ramassa, privé de connaissance, et baignant duns son sang.Il avait une large déchirure dans le cuir chevelu.Le médecin, appelé à l’instant, constata que les blessures n’étaient pas dangereuses çt lui donna ses soins.Aujourd’hui M.Vu Hères est tout à fait rétabli.Tout do môme il l’a échappé bel, n’ost-J ce pas ?Une manufacture de tapis et de : corsets est en voie d’érection à f i « Plessisvillo.On nous rapporte M.le Dr.Sanchc, qui demeurait à St.Norbert depuis plus d’une année, est e.que la pins grande activité règne décampe sans tambour ni trompette Los tambours et les trompettes sont dans ce joli village, si éprouvé il V' ' 1 r ^ • y a deux aus pal le leu.j pratiquait la médecine sans diplôme, sans même avoir jamais été admis à Nos amis de Drummondville l’étude de la profession.A la nouvelle que le collège des médecins allait sévir contre lui, i! s’est décidé à filer vers des lieux inconnus.M.le Dr.Savoie lui succédera, dit-on.ont fêté la St.Jean Bte.avec grande pompe.Un bazar, sous la direction de M.lo curé Marchand a eu un suc*! cès signalé.! de la vaste église.J- n ri i malin tous sont vvii'is recevoir avec f-rveur la Saint-* Communion, et luméter 'a Sainte relique de celle qu’ils aiment, e: respectent comme leur protect lire dévouée.Le R-v Père YVitiebolle a donné l’insIrtrTwu.et raconté les faveurs extraordinaires obtenues dans quel- ?que* uns de* d-rni'T- pèlerinages le* Piév.M.D.Malte a terminé la cérémonie par la bénédiction du St.S ic.remmit.Au moment du départ, vers 7 £ heures, les pèlerins de Juliette, au nombre de l3i femme -it enfants Princesse Frnnç »Î3e (Du-ch sse de Chartres), Prince Pierre (Duc de Penthicvrc).Prince Henri (Duc d'Aumale.) Le comte de Paris occupera le maison York a Londres ou est née la princesse Louise.MŒURS SINGULIERES DES INDIGÈNES DE LA NOUVELLE-BRETAGNE /—M Griffin, consul de3 Etats-Unis à Sydney 9’est occupé d'etudier les mœurs des indt• gènes de l’île de la Nouvelle Bretagne, située au sud de la Polynésie.Entre autres choses il prétend que c’est H coutume d'enfermer les jeunes filles dans les cages jusqu'à ce qu’elles soient d’âge à se marier.Cette coutume est particulière à Ills et ne se rencontre nulle part ailleurs, parmi les habitants des îles du sud.Les cages sont construites avec des tiges de palmier et placées à l’intérieur des maisons Les jeunes filles sont incarcérées dès l’âge de trois ans ot on ne les fait sortir qu’une seule fois par jour pour les laver.Jnmui9, soii9 aucun prétexte, ou ne leur permet de quitter la maison.Malgré tou9 ces désavantages on dit que1e9 femmes sont généralement belles et qu'elles jouissent d’une excellente santé.L'EGLISE ET LA DEMOCRATIE En dépit des attaques auxquelles il a été en butte, Mgr Guilbert, archevêque de Bordeaux saisit l'occasion de renouveler et de confirmer les propositions formulées dans sa brochure : la Démocratie.C’est fi propos dune préface mise par M.Custelar h la traduction espagnole de cet ouvrage.Le prélat écrit au rédacteur eu chef du Tribano de Madrid : 44 Je suis d'accord avec votre (Rustre orateur en ce qui concerne l’ongine delà démocratie quiplouge ses racines dans l’Evangil e en ce qui touche 1p9 progrès dus surtout â l’influence du christianisme et qui se sont produit?par l’abolition de l'esclavage antique, de la servitude féodale et des privilèges exhorbltants remplacés par l’égalité, la liberté, etc.14 Prétendre, par suite, que ces progrès se soient accomplis malgré l’Eglise et ses ana-theme^c’est une erreur que nous repoussous d’une façon absolue.“Il faut convenir, car il ne pouvait être nullement, que l'Eglise, comme dans la société civile, a compté dans s %n sein des hommes ennemis du progrès démocratique.14 Mais l'Kglise n’a jamais proscrit, elle a conservé bien, nu contraire, o\\ tout .temps, les véritables principes de la démocratie, plus ou moins reconnus et acceptés dès les premiers siècles de 1ère chrétienne, scientifiquement formulés par les théologiens du m »yen âge, et plus pu r t: eu lié reine nt.par saut Thomas et par votre compatriote Suarez, et aujourd'hui si parfaitement exposés dans l'incomparable on -cycliqu** Immortalc dci} de notre grand pape Léou XIII.Pectoral-Cerise d’Ayer.Il n’y a pas (le maladies aussi perfides dan9 leurs attaques que celles qui atlectent la gorge et les poumons ; et aucune qui ne toit aussi négligée par la majorité des malades.Cependant une toux ou un rhume ordinaire négligé n’est souvent que le commencement d’une maladie mortelle.Le Pectoral-Ceki.se a prouvé son efficacité par une lutte triomphante de quarante années contre lc9 maladies do la gorge et des poumons ; l’important est de s’en servira temps.Toux persistante guérie.41 En 1857 je pris un gros rhume de poitrine.Une violente toux s’en suivit et je passai do longues nuits sans sommeil, de fus condamné par les médecins.En dernier ressort, j’essayai du P K cron A L-C E IMS K o* A VICK, et bientôt aprc3, mes poumons se dégagèrent, le sommeil, si nécessaire k la réparation des forces, mo revint.Par un usage continu du Pectoral j’ai obtenu une guérison compKlo et radicale.J’ai à présent 02 ans, je suis robu3te et vigoureux, et c’est â votre Pec-Ti ut a l.-015 K f S ic que jo le dois ; je puis dire en toute sincérité qu’il m’a sauvé la vie.Horace Fairiirother.” Rockingham, Vt., 15 Juillet, 1882.Croup — rlcoute?.uno Mère.44 Pendant un séjour û la campagne, l’hiver dernier, mon petit gnryoït, âgé «le trois ans, fut atteint du croup ; sa respiration devint si pénible qu’il semblait près de mourir, il étouffait.Quelqu'un dans la famille suggéra l’emploi du P ECTOR A L-C EU [SE D’A VER, dont il y avait toujours un flacon dans la maison.Nous essayâmes :t faibles doses, souvent répétées, et ii notre grand ioio, en moins d'uno demi-heure, le petit malade respirait librement.Le docteur nous assura que le Pec-tohal-Ckri.se avait sauvé la vie de mon chéri.Jugez de ma gratitude?A vous sincèrement, Mrs.Emma Gednev.m 159 West 12Sth St., Now Vork, 10 Mai, 1882.Bronchites.“Je souffrais depuis huit ans des Bronchites; en vain j’avais essayé de tous les remèdes possibles, quand l’idée me vint d’essayer lo Pectoral-Cerise D’Ayer, une bonne inspiration, comme vous voyez, puisque je sui9 guéri.Joseph Walden.” Byhalia, Miss., 5 Avril, 1882.Il n’existc pas de cas où une affection de la gorge ou des poumons ne puisse être grandement soulagéo par l'emploi du Pectoral-Cerise d’Aver.La guérison est ccrtaiue quand la malad'c est priso à temps.rnkPARkE tau Dr.J.C.Ayer & Co., Lowell,Mass.Vendu par tou» le» droguiste».72 9254 ARTHABASKA.FIERI FACIAS DE TERRIS C S.A.No.4.—LA CORPORATION DU CANTON DE CHESTER OUEST.DenuindoresiH* ; coutrc *‘THE CANADIAN COPPER AND SULPHUR COMPANY.Défenderesse.1.Le lot.A du r«cg Crui" Sud, «an tou de Chester Ouest, con ten au t environ 448 aeres de terre eu superficie, et étant e numéro 51a du cadastre officiel du canton 1» Chester, paroisse de Saint-Pau’.2.Le lot A du ran«' Craig Nord, canton de Chester Ouest, de la contenance de 85 arpents, et étant lu numéro 81a du cadastre officiel du canton de Chester, paroisse de Saint-Paul 3.Le lot No 8 du Gôine rang de Chester Ouest, contenant 211 arpents, étant le No 105 du cadastre officiel du canton de Chester, paroisse de Suint Paul.4.Le lot No 9 du 6ème rang de Cites ter Ouest, conten ot 210 acres en superfi cie, étant le No.106 du cadastre officiel du cuutou de Chesi.r, paroisse de Saint Paul 5.Le lot No.10, du Génie raug da Chestcr-Oue.-;, contenant 210 acres eu superficie, éiuut le No 107 du cadastre officiel du cauton de Chester, paroisse de Saint-Paul 6 Le lot.No.I l du Génie rauir de Clies-ter-Ouest, de la contenance de 210 a'res en superficie et étant le No.108 du cadastre officiel du canton de Chester, paroisse de Saint-Paul.7.Le lot No 12 du Génie rang de Chester Ouest, contenant 210 acres en superficie, et étant le No 109 -lu cadastre officiel du canton de Chestev.paroisse de Saint Paul.8.Le quart.S.E.du lot No.13 du Guie rang de Uhest-n* Ouest, contenant 52 acres et demi en superficie, étant le No.110 du cadastre ifficiel du canton de Chester, paroisse de Saint Paul.9.Environ 69 acres de loin* formant parti*» du loi uo 8 dans le sep tième rang de Chester-Onest, ôtant e no.165 du cadastre officiel de Chester, uaroisse de Saint-Paul.10.45 acres ou environ, partie du lot no 14 dans le 7uip rang de Chester-Onesi, étant lu no 168 du cadastre officiel de Chester, paroisse de Saint Paul.- • V • 0 * i , 11.53 actes ou environ, partie dn dit loi no 14 dn septième rang de Chus .h-r-Ouesi, ôtajit 'e no 169 ;ln cadastre officiel du canton de Chester, paroisse j de Saint P r» Il '.12 Environ 81 acres et demi paitm du lot no 14 du Sème rang de Chester Ouesl.étant le numéro 223 du cadastre officiel du canton de Chester, paroisse de Saint Paul.Pour être vendus à la porte de l’église paroissiale de la paroisse de Saint Paul de Chester, le VINGT-SEPTIEME jour d’AOUT prochain, à DIX heures d‘ r* s “* r •• U • * «, >.• • « c •-* • .— il r*\ — t- C tl sale.L’int'rêt sera alloué sur les dépôts aux A NS, 80 7;> *^Sa taux convenus.i fi@“L« quai »»i l’offrande aux Rvüs ! Nous neeepteron* les dépôts de 25i sonl ;,nv ll£,is tles ,>é,,lHns* ! contins et au-!i\s$n>’.J.A.UOOKIO; ! ali'Uni Gérant, .1.K.MARION t ïnmptublp % © 05 r p—i a o O ‘.V CD CO 0£ ’o S 5 / .¦» w-» I- c.) y r/ < lij r/> .X> *-r ^ te v ~ • - V“ o r: r* ~ : ci * _ * i: ^ y - „ ’r w *s i» • • « a G.1.Barthc.G> LIE.D’ASSURANCE CONTRE LE FEU.i (Ç[-DEVANT M.P.POUR RICHELIEU) i r Alf.ASSELIN, A H TUA B AS K I STATION.I Ticni actuellement son burent) ù sa résidence j No.18 Rue des Champs [Avenue Laviolette.] ; Aussi un bureau a Nlcolet, rue St Joseph, | chez P.Prince, huissier, où il se rend tous les j jeudis.Suit les termes des Cours ù Sorel, et • de Révision et d’Appel.S’occupera particuliérement des affaires criminelles.ICspérc par son assiduité à la pratique obteuir une part du patronage public.Trois-Rivières 24 Mai 1886.—I an.a c3 S3 m m fer S «o ES CS H A A 4 fi A m w D D < U CS P CQ w Vj •• rr.r > V •- ^ '* * .it ** *** » h» m ¦— r - i ¦ -a l~l *«.*s ^ .a - cr.^5 55 w O • .• s ^ ^ c/2 O o - * S .S » O .4) ® .2 CQ o i 2 O *9* H —?t - ^ ^ V# ^ î> wÆ ~ xfi 900> r£ c » 2 K £ s* _ go •f l£ ^ ^ « !B 32 2 ^ S?^ Û O
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