La presse, 22 octobre 1969, Page(s) corrigée(s)
[" F î) ! 1 ; i MKRCttfeR*\u2019 C .Et ça commence! par Lucian RIVARD Sournoisement, sans trop prévenir, à sa façon habituelle, l\u2019hiver s\u2019est permis ce matin de frapper à la porte et de revendiquer dès maintenant la place qui lui reviendra de droit (selon les inexorables lois de la nature) au cours des prochains mois.est tombé moins d\u2019un demi-pouce de neige sur la métropole, région qui a été favorisée par rappor à certaines autres régions du Québec et du Canada.\tf\t'\t*\tphoto LA PRESSE ?glace.c est glissant.Dlx-sept automobilistes en ont lait l'expérience vers 6 h.ce matin sur le boulevard Métropolitain, Cette timide incursion de l\u2019hiver s\u2019est avérée une répétition de ce qui se produit chaque année alors que tout le monde a été pris au dépourvu, à partir de l\u2019automobiliste matinal qui circulait sur une véritable patinoire jusqu\u2019aux lourds camions de la Voirie, qui ont effectué leurs sorties avec quelques heures.et quelques dizaines d\u2019accidents de retard.Ce n\u2019est évidemment pas encore l\u2019hiver, mais un avertissement.En fait, il I.Æ sud de l\u2019Ontario a essuyé des chutes de neige allant de deux à quatre pouces.Le Bureau météorologique du Canada, à l\u2019aéroport international de Toronto/ rapportait ce matin une précipitation de\u2019deux pouces de neige et signalait que la tempête avait surtout frappé les régions situées entre le lac Ontario et la baie Géorgienne.Les régions montagneuses du Québec, Laurentides et Cantons de l\u2019Est, ont vu le sol recouvert d\u2019une couche de neige allant jusqu'à trois pouces.Le sud du Québec a été le plus touché, le nord de la Mauricie, les régions de Québec et du Lac Saint-Jean ayant été épargnées par cete première chute de neige.Le centre de la dépression se déplace rapidement vers l'est et doit bifurqué légèrement vers le nord-est au cours de la journée.Des chutes de neige locales étaient toutefois anticipées au cours de la journée en raison de l\u2019instabilité créée dans les masses d\u2019air froid passant au-dessus des eaux relativement chaudes de la baie d\u2019Hudson.La neige a commencé à tomber sur la métropole peu avant minuit, ce matin.Pendant ce temps, le thermomètre poursuivait sa chute descendante pour atteindre son plus bas niveau vers 6 h.ce matin alors qu'il indiquait 28 degrés.A 2 h.20 ce matin, la police dés Voir COMMENCE «n page « Une ferme brûle à Granby: six morts par Daniel MARSOLAIS Les premiers flocons de neige qui se sont abattus sur la province resteront à tout jamais gravés dans la mémoire de tous les citoyens d\u2019une petite municipalité des Cantons de l\u2019Est, Saint-Alphonse de Granby, où, cette nuit, les flammes ont causé la mort de six membres de la communauté.Toutes de la même famille, les victimes, une mère de famille de 47 ans et cinq de ses enfants, ont été surprises en plein sommeil par les flammes qui avaient déjà envahi les deux étages de leur petite maison de bois.Seul le père de cette famille de cultivateurs a réussi à s\u2019échapper du brasier en sautant d\u2019une fenêtre du deuxième étage.Il s\u2019est infligé une fracture à une cheville et a dû être transporté à l\u2019hôpital Shefford dé Granby.Les six victimes sont : Mme Elizabeth Bonnette, 47 ans, ses filles Jacqueline, 15 ans et Suzanne 13 ans.et trois de ses fils, Edouard, 8 ans, Elie, 5 ans, et Denis 4 ans.Selon les témoignages des voisins, l\u2019incendie se serait déclaré vers 2 h.25 du matin.On ignore à quel endroit précis les flammes juraient pris naissance mais elles gagnèrent rapidement toute la maison.Vers 2 h.50.les pompiers d\u2019Adamsville et de l\u2019Ange-Gardien arrivaient sur les lieux du sinistre.Il leur fallut installer deux pompes dans un cours d\u2019eau voisin pour que le travail devienne réellement utile.Malgré les milliers de gallons d\u2019eau qu\u2019ils ont pu déverser sur la petite maison de bois de la famille Bonnette, ils n\u2019ont pu empêcher la mort de faire son oeuvre et à leur arrivée sur les lieux, la maison de ferme n\u2019était plus qu\u2019un immense brasier où avaient succombé les six victimes.Vers 4h.30 ce matin, l'incendie était maîtrisé et le danger que les flammes ne se propagent aux bâtiments était écarté.A 6 h., on parvenaait à retirer trois des.six cadavres des ruines encore fumantes.On espérait retrouver les restes calcinés des trois autres au cours de la matinée.De la famille Bonnette, il ne reste plus maintenant que le père.M.Ferdinaand.et deux de scs fils, Fernand, 17 ans, et Normand, 16 ans, qui, Voir MORTS en page & JLM 65 Annonces cluié** / 94 4 107 Arts et specteeles / 31 à 33 Rendes dessinées / 110 Cinéma / 33 Courrier \" Que faire ?\" / Décès, naissances, etc./ 90 Editorial / 4 finance / 82 4 84 et 107 Horoscope / 68 Informations étrangères / 81 Informations nationales / 2 Les secrets de polichinelle / 58 Loisirs et récréation / 50 Mots croisés / 100 \"Mot-mystère\" / 110 Radio et télévision / 30 Sports / 71 4 79 Tribunaux / 13-14 Vie féminine / 55 4 65 et 69 Vit sociale / 57 Votre médecin / 69 Météo: nuageux, chutes de neige locales Min.32\u201d Max.40\u201d \u2022 Délails page 6 le plus grand quotidien français d\u2019Amérique L'administration des dix ans moins un la presse page 10 Montréal, mercredi 22 octobre 1969, 85e année, no 245, (28 pages, 8 cahiers.paw rapa r* 10t WmmSS Les enseignan attendront par Louis-Bernard ROBITAILLE La direction ne l\u2019Association des enseignants de Chainbly a convoqué pour ce soir une assemblée de scs membres à qui elle recommandera de ne rentrer en classe que \u201cpar la force d\u2019une loi\u201d.\u2018L\u2019executif de l\u2019Association, a déclaré tard dans la nuit dernière à LA PRESSE un porte-parole des enseignants, vient de décider qu\u2019elle demandera à ses membres de ne pas céder à l\u2019avertissement solennel du Parlement et d\u2019attendre la loi.Nous rentrerons en classe la tète haute, en \u2022 montrant que nous cédons pour la seule raison qu\u2019ils ont la loi pour eux et qu\u2019ils sont les plus forts.\u2019\u2019 Les enseignants, a précisé le porlc- p.arolc.ne résisteront pas à la décision du Parlement ¦ \"une loi est une loi, qu\u2019est-ce qu\u2019on peut faire ?On s\u2019attendait à ce que ça arrive d\u2019ailleurs.\u201d Pour les enseignants - le president, M.Claude Napoert, l'admettait plus tôt dans la soirée \u2014 il s\u2019agit là d'une défaite sérieuse.\u2018 Ce qu\u2019on nous offre, disait le porte-parole, c\u2019est la proposition qu'on nous a faite à Québec, et que nous avons refusée, c'est le compromis que nous a présenté M.Lali-berlé, et que nous avons refusé.On devait passer en deux ans à la charge de 24 périodes par semaine, et on va l'avoir en six jours.Ça ne fait pas plaisir aux enseignants.\u201d En fait, le compromis conclu la semaine dernière à Québec autour de la table de négociation provinciale, précisait que la charge de l'enseignant serait de 18 périodes de 6# minutes (la proposition de 24 périodes de 45 minutes ayant été rejetée par ta partie syndicale).Mais cette proposition devait être rejetée au niveau local par l\u2019Association des enseignants, qui réclamaient par ailleurs ia totalité des traitements perdus pendant la durée du lock-out.Hier, à la suite de nouvelles négociations, les enseignants proposaient à la régionale un régime de 22 périodes de 45 minutes assorti d'un plan de récupération du temps perdu par les étudiants à condition de sc faire payer la totalité des traitements perdus.Le \"compromis\u201d conclu à Québec et accepté par M.Laliberté est beaucoup moins avantageux pour les enseignants : 24 périodes de 45 minutes avec l\u2019équivalent de 60é« du salaire perdu.Assez curieusement, c'est aux étudiants que profitera sans doute ce règlement, du moins à ceux qui étaient soumis au régime du double horaire et qui ne recevaient que 25 périodes de cours par semaine ils auront droit désormais à 35 périodes.L\u2019ensemble des étudiants bénéficieront d'ailleurs des cours de rattrapage.Du côté de 1;.régionale, on s\u2019est montré laconique.Visiblement excédé par la longueur du conflit, le directeur, M.Robert Bclle-Isle, s\u2019est dit prêt à ouvrir les écoles jeudi matin.à condi- tion que les enseignants y soient.\u201cEst-ce que je sais ce qu'ils vont décider !\u201d\u201d a-t-il conclu.Des poursuites d'un million Une chose est acquise : les enseignants vont rentrer dans les écoles au plus tard vendredi \u2014 à moins qu\u2019ils ne des salaircst-perdus (\u201cqui ont servi à acheter leur adhésion au compromis\u201d, dit M.Belle-lsle), et engager des poursuites d\u2019un million de dollars contre ta régionale.Selon les enseignants, le Voir ENSEIGNANTS, pago 6 Opération libération le 7 novembre \\\tÿ-'jpi par Louis-Bernard ROBITAILLE Montréal sera le théâtre, le 7 novembre au soir, d\u2019une manifestation qui pourrait avoir l\u2019ampleur de \u201cL\u2019Opéra-tfcn McGill\u201d du 28 mars dernier.Cette marche, baptisée \u201cOpération-libération\", et qui doit partir- du Parc Lafontaine pour se rendre au Palais de justice, aura pour but de réclamer la libération des détenus politiques \u2014 en particulier celle de Pierre Vallières et Charles Gagnon dont les nouveaux procès doivent s\u2019ouvrir les 11 et 17 novembre aux Assises \u2014 de même que la démission du ministre de la Justice, M.Rémi Paul, et la fin de ce que les responsables de la manifestation appellent l\u2019escalade de la répression politique.D\u2019autres revendications se grefferont à ces objectifs: francisation du système scolaire, et rejet de tout projet de loi qui consacrerait In division linguistique des écoles sur l\u2019ile de Montréal.L'initiative de l'Opération-libération vient du Front commun formé le mois dernier par divers groupements qui réclamaient la libération de Vallières et Gagnon: le Conseil central des syndicats nationaux de Montreal (CSN), qui groupe plus de 60,000 syndiqués.la Ligue pour l\u2019intégration scolaire, ainsi que divers groupes d\u2019action politique, le Mouvement syndical politique, le Front de libération populaire, la Ligue socialiste ouvrière et le Comité Valliè-res-Gagnon Tournée dan» les CEGEP mm m \u2022// Menace d'un \"bill 25\u2018 Chambly: les cours DEVRONT reprendre par Gilles DAOUST de notre bureau de Quebec QUEBEC \u2014 Les enseignants de la régionale de Chambly devront reprendre les cours, coûte que coûte, demain malin, à neuf heures.Il s\u2019agit là d\u2019un \u201cappel solennel\u201d, unanime, vote par l\u2019Assemblée nationale, hier soir, mais qui est sans équivoque: .si les enseignants n\u2019obtempèrent pas, ils feront l\u2019objet d une loi d\u2019exception, sorte de petit bill 25 local, qui entraînera pour eux les conséquences légales que l\u2019on sait.C\u2019est du moins la menace qu\u2019a f4.it clairement peser le chef du gouvernement, M.Jean-Jacques Bertrand.La motion d\u2019appel solennel a été présentée par le premier ministre liii- Voir CHAMBLY, page t O \u201cIls n'ont rien compris\u201d,\t.1 dit Laliberté \u2014 pag* 37 Marcel PEPIN Michel CHARTRAND Malgré Pépin La CSN opte pour \u2022 La crise l'unilinguisme s aggrave au Liban par Pierre VENNAT L\u2019organisation de la manifestation, assurée par les différents groupes est en marche depuis trois semaines.L'élément le plus important: une tournée de In plupart des CEGEP de la région de Montréal, assurée par les Voir LIBERATION en pag* 6 Posant un geste très rare, les délégués du conseil confédéral de la Confédération des syndicats nationaux ont, hier après-midi, au terme d'une discussion passionnée de quatre heures, rejeté une proposition du président du mouvement.M.Marcel Pépin, et adopté une résolution du président du Conseil central de Montréal, M.Michel Chartrand, laquelle tail de l\u2019unilinguis-mc français à tous les niveaux la position linguistique officielle de la CSN.Ce faisant, les délégués oui ainsi relégué aux oubliettes un projet de mémoire que la centrale devait présenter à la Commission Gendron, mémoire que plusieurs délégués ont baptisé de \u201ccataplasme\u201d.Dès le début de la séance, hier après-midi, M.Chartrand s'ôtait emparé du micro pour réclamer que la CSN se prononce, au lieu du projet de mémoire devant l'assemblée, pour t'u-nilinguisme français au Québec.Et ce, à tous les niveaux.Glace et neige \u2014 page 81 \u201cIl y en a qui chôment au Québec, parce qu'ils ne sont pas bilingues.C\u2019est rendu qu'on demande même des balayeurs bilingues\", de s\u2019écrier M.Chartrand, qui à chacune de ses interventions, était vivement applaudi.\u201cJe veux mourir dans mon pays, dans ma langue\".M.Chartrand a déclaré que depuis 15 ans, il avait rarement pour ainsi dire jamais parlé de langue et de nationalisme.\"Il y avait assez de politiciens qui en parlaient.Moi, je suis un socialiste\".Mais, devait-il ajouter, la question Voir PEPIN, page & A l'occasion de l'ouverture du Salon des Sports d'Hiver, qui ouvre ses portes aujourd'hui à la Salle Bonaventure, LA PRESSE publiera demain un spécial de huit pages.On y traitera des sports pratiqués au Québec durant la saison hivernale.\u2022 La révolte informatto pag* 81 est apaisée au Chili \u2014 page 81 DEMAIN Un grand concours de méchancetés avec les Cyniques Facile à ouvrir NI DÉPÔT \u2014 NI RETOUR la presse m Di BAS DE NYLON, 70 CAPSULES MONTREAL, MERCREDI 22 OCTOBRE 1969 - 85e ANNEE - No 245 REDACTION (JOUR) 874-7078 / LIVRAISON A DOMICILE 874-6911 / RENSEIGNEMENTS 8707272/ /3 Pollution: Saulnier rejette les vues de Québec la la par Raymond MASSE M.Lucien Saulnier, président du comité exécutif de la ville de Montréal, est loin de priser ce qu\u2019entend faire le ministère provincial de Santé pour contrecarrer pollution de l\u2019air.M.Saulnier s'oppose à ce que la province de Québec assume la responsabilité totale et exclusive du contrôle de la pollution de l\u2019air dans une loi que le ministère de la Santé préconiserait prochainement, tout en supprimant toute délégation de pouvoirs dans et domaine aux municipalités.Le président du comité exécutif n\u2019y va pas par quatre chemins pour exprimer sa désapprobation: \u201cNous ne croyons pas que cette proposition soit pratique.Elle est même rétrograde\u201d, dit-il.M.Saulnier a tenu ces rro-pos hier soir, à l'intention des personnes présentes à l\u2019assemblée générale de la section québécoise de l\u2019Association pour l\u2019assainissement de l\u2019air, au pavillon Hélène-de-Champlain.(C\u2019est M.Jean Marier, directeur adjoint du service montréalais de santé et président de la section québécoise de l'A.A.A., qui a lu la causerie de M.Saulnier retenu à l'hôtel de ville par le travail que lui impose le différend survenu entre la Ville, d\u2019une part, puis les policiers et pompiers syndiqués, d\u2019autre part, \u201cen vue d'en arriver à un règlement dans le plus bref délai possible\u201d.) Après avoir souligné que le projet provincial ne serait pas pratique et serait même rétrograde, M.Saulnier a notamment rappelé que \u2019 \u201cles premiers affectés par la pollution de l\u2019air sont les résidents des villes où elle survient\".Montréal, comme preuve \u201cMontréal prouve ample-ment ce point, insista-t-il.\u201cNotre ville a été la première, à cause naturellement de son degré de développement, où des effets de certains contaminants de l\u2019air ont été perçus, à édicter une réglementation à l'égard de leurs sources et à mettre sur pied un organisme exclusivement affecté à l\u2019application de cette réglementation\".M.Saulnier a renchéri : \u201cUne municipalité doit pouvoir s\u2019assurer elle-même de la qualité de son air et rechercher si elle le désire un air plus pur que celui qui satisferait aux normes minima applicables à toute la province .Il faut que les municipalités s\u2019intéressent et demeurent intéressées à la qualité de l\u2019air pour qu\u2019elles en tiennent compte dans leurs règlements d\u2019urbanisme,\" ; Egalement d\u2019après M.Saulnier: \u201cUne municipalité ayant déjà à appliquer unq foule de contrôles lors d\u2019émissions de permis peut en même temps appliquer le contrôle nécessité pour la sauvegarde de l\u2019air, sans multiplier en aucune façon les démarches des personnes requérant ces permis.L\u2019expérienc* \u2022t la logique \u201cUne municipalité peut aussi recourir à la loi plus rapidement et plus facilement qu \u2019un gouvernement supérieur, en s\u2019adressant à une Cour municipale lorsqu'elle recherche l'application d'un règlement d e pollution de l\u2019air.L\u2019expérience et la logique ont démontré que la dépense et les chinoiseries administratives sont tenues à leur minimum lorsqu\u2019on tient les personnes chargées de rendre un service aussi près que possible des personnes à qui le service s\u2019adresse.Centralisation trop poussée I \u201cIl est inconcevable que les gouvernements supérieurs qui recherchent par les moyens les plus élaborés la participation des citoyens à tous les programmes nouveaux qu'ils élaborent, recherchent e n même temps une centralisation trop poussée de leurs pouvoirs et se privent par le fait même de la participation des gouvernements municipaux, de ces gouvernements qui sont le plus près des ci- toyens qu\u2019ils veulent enrôler dans leurs programmes\u201d.M.Saulnier se demande: \u201cQu\u2019adviendra-t-il si les gouvernements supérieurs continuent à dépouiller les villes de leurs pouvoirs ?La solution des problèmes qui sont propres à chaque ville ne dépendra plus des représentants élus par ses citoyens mais de représentants issus de différents coins de la province ou du pays où ces problèmes ne se posent même pas.\u201d Etats-Unis et banlieue A l\u2019appui, M.Saulnier a fait remarquer que le gouvernement fédéral des Etats-Unis a reconnu, dans sa plus récente loi, \u201cPure Air que le problèi îe de tion de l\u2019air >e posait remment suivant les et qu\u2019il fallait laisser gions le soin : la régler.Enfin, M.Saulnier a d\u2019autre part noté que les activités de Montréal en vue de l\u2019assainissement de l\u2019air sont toutefois limitées à son territoire, \u201cLa pollution de l\u2019air de la région n\u2019est pas le fait de Montréal seul, a-t-il dit.Les ! villes qui entourent Montréal contribuent également à cette pollution.Une action parallèle est nécessaire de la part de ces villes.L\u2019idéal est une ac- ! tion commune, partagée.Nous invitons les villes de la région à une telle action\u201d.ni»*# ¦ - -s-*; \u2019 / « ii v K m 'k Nouik^ v*nnoni de» chaise* roulante* 845 7251 STATIONNEMENT GRATUIT 916 EST, rue STECATHERINE \u2014 Tel.8457251 JEAN-P.OUQUET t PH,*' PHARiïlAClE mOMREAM AUSSI MEME MODELE DE PETITES BOTTES («briquets de \"CORFAM\".Doublure laine - Création* Pierre Chantal, Parti Couleur* \u2014 Noir Vilon Gri* .\t.?22.95 c/y .iJ&e&miftfeU- Un jeune Montréalais de 18 ans sera accusé de possession de dynamite La veuve du caporal Dumas poursuit la Fraternité des policiers de Montréal par André BEAUVAIS Le comité exécutif de Montréal a autorisé la Commission de transport de Montréal à acheter 150 autobus pour la somme de $6,200,556, de la Division Diesel, à London, Ontario, de la General Motors of Canada Ltd, le seul soumissionnaire.Les lourds véhicules seront livrés comme suit: 15 en janvier 1970, 25 en février, 25 en mars, 30 en avril, 30 en mai et 25 en juin.Le coût d\u2019un autobus, incluant les taxes provinciale et fédérale ainsi que le transport.des usines de la GM, à I,ondon, aux ateliers Créma-7.ie de la CTM, à Montréal, revient à $41,337.04.Le coût original est de $38,288.Les membres du comité exécutif n\u2019avaient plus que très peu de temps à se décider puisque l\u2019offre de la GM, faite le 29 septembre, expirait jeudi le 23.De quelle façon la CTM entend-elle régler cette note astronomique de plus de $6 millions?Ses administrateurs ont reçu l\u2019autorisation du comité exécutif d\u2019emprunter $6,500,000 à même le fonds de rachat supplémentaire de debentures de la Ville de Montréal.Cette dette que la CTM contracte à l\u2019endroit de la ville sera remboursable sur une période de cinq ans à raison de $1,300,000 par année, sans intérêt.C\u2019est le 10 juillet que les dirigeants de la CTM adoptè- rent une résolution demandant l\u2019autorisation à la Ville de Montréal de se procurer 150 nouveaux autobus.L\u2019exécutif de la CTM aura donc attendu trois mois et demi avant d\u2019obtenir une réponse positive du comité exécutif mais il ne faudrait peut-être pas en faire une relation directe avec la lenteur du service de la CTM, sur certains circuits! Par ailleurs, le comité exécutif, à son assemblée d\u2019hier, a autorisé l\u2019achat de plusieurs millions de gallons d\u2019huile à chauffage pour les nombreuses installations municipales: garages, centres récréatifs, édifices, postes de police et pompiers, etc.L\u2019huile sera fournie par trois compagnies différentes: S.Albert & Cie Ltée, dont le vice-président est nul autre que Maurice Richard, Les Pétroles Tolhurst Ltée et Joseph Brazeau Ltée.L\u2019entreprise du \u201cRocket\u201d fournira à la ville 15,000 gallons d\u2019huile distillée no 1, à $0.1225 l\u2019unité.Les Pétroles Tolhurst devront livrer à la métropole 3.700.000\tgallons d\u2019huile légère No 2, à $0.1068 le gallon et Joseph Brazeau a été retenu pour assurer $160,000 gallons d\u2019huile du type industrielle, no 4, à $0.0844 le gallon et 2.300.000\tgallons d\u2019huile \u201cBun-ker-C\u201d, no 6, à $0.0554 le gallon.Ce qui représente pour la Ville de Montréal un déboursé de $554,459 qui sera pris à même le fonds d\u2019entreprise.par Michel AUGER Un Montréalais a été appréhendé hier et il devait comparaître en cour aujourd'hui pour répondre à une accusation de possession de dynamite volée.Le jeune homme de 18 ans qui n\u2019a jamais eu de démêlés avec la justice mais que plusieurs policiers recherchaient pour l\u2019interroger \u2022 sur une série de vols survenus récem- ment dans l\u2019est de la ville, a été mis sous arrêt par deux-détectives de l'escouade antiterroriste.Cette affaire, bien qu'elle soit confiée pour enquête aux officiers de l\u2019escouade spéciale, composée d\u2019agents montréalais, de la Sûreté du Québec et de la GRC, ne serait aucunement reliée à des mouvements subversifs.L'enquête policière aurait permis de découvrir que la dynamite devait plutôt servir à commettre des effractions.Une fouille minutieuse de l\u2019appartement occupé par le détenu, rue Ontario, n'a rien donné à la police.L\u2019accusation contre le jeune homme découle de la découverte de 14 bâtons de dynamite, en fin de semaine dernière, dans une maison de rapport au 6054 de la 29e Avenue, à Rosemont.Les policiers avaient d'a- bord découvert quatre bâtons d\u2019explosifs dans un appartement inoccupé, puis quelques heures plus tard, à la suite d'un appel anonyme, ils découvraient 10 autres bâtons dans l'incinérateur.La dynamite, selon les détectives de l'escouade antiterroriste proviendrait d\u2019un chantier de construction situé angle des boulevards Pie-IX et Saint-Joseph.Le vol n eu lieu jeudi dernier.Réalisation d'un rêve de 12 ans photo J.-Y.Létourneau, LA PRESSE C\u2019est le 8 novembre que les citoyens de Saint-Léonard et de Montréal-Nord pourront enfin passer directement d\u2019une ville à l\u2019autre, via le nouveau viaduc Lacordaire, construit à la hauteur du boulevard des Grandes Prairies, en enjambant les voies du Canadien National.Le projet total aura nécessité un investissement de $800,000 dont un demi-million pour le viaduc lui-mème.Ce 8 novembre marquera, tant pour les dirigeants de Saint-Léonard que de Montréal-Nord, la réalisation d'un vieux rêve de douze ans et la concrétisation d\u2019un magnifique esprit de collaboration entre deux villes voisines.Selon une enquête La veuve du caporal Robert Dumas, de la Sûreté du Québec, vient d\u2019intenter une poursuite judiciaire de $162,000 contre la Fraternité des policiers de Montréal.Le caporal Dumas, âgé de 32 ans, fut tué lors du débrayage des policiers de Montréal, le 7 octobre.II fut atteint par la décharge d'un fusil de calibre .12 selon ce que l'enquête du coroner a depuis révélé.Il a également été établi que le coup de feu provenait d\u2019une fenêtre du premier étage du garage de la compagnie Murray Hill Limousine Service Ltd., au cours de la violente manifestation qui s'est déroulée à cet endroit.C\u2019est un huissier, M.Lucien Rolland, qui a confirmé que 66 pour cent des étudiants en théologie se dirigeraient vers les sciences humaines Mme Dumas, mère de quatre enfants, avait intenté la pous-suite.La manifestation à Murray Hill a eu lieu alors que les 3.700 policiers de Montréal \u2014 ou à quelques-uns près \u2014 s\u2019étaient réunis au Centre Paul-Sauvé pour y tenir une \u201cséance d'étude\u201d de 16 heures, organisée en guise de protestation contre la sentence arbitrale que venait de rendre le juge Gaston Rondeau.Les chauffeurs de taxi de Montréal avaient décidé de protester de leur côté contre le monopole que détient la compagnie Murray Hill sur Ta navette des voyageurs entre l\u2019aéroport international d e Montréal, à Dorval, et la métropole elle-même L\u2019enquête du coroner, qui s'est instruite hier matin sur les circonstances entourant la mort du caporal Dumas, \u2022 a été ajournée sur-le- champ au 29 octobre.Cinq employés de Murray Hill, actuellement en liberté provisoire sous cautionnement, sont considérés témoins importants.rallèlement aux sections.d\u2019études bibliques et d\u2019études théologiques.En effet, l'enquête apporte ici une précision.Environ 66 pour cent des étudiants actuellement inscrits s\u2019orienteraient en sciences humaines ou sociales.Au sujet de cette nouvelle orientation, une suggestion naît du rapport : \u201cce fait exige non seulement une intégration rapide et massive des sciences humaines dans l\u2019étude de la théologie, mais même une refonte en profondeur du programme actuel à la lumière des sciences humaines de la religion.La dernière question posée aux étudiants avait pour but de savoir dans quelle mesure ces étudiants sont satisfaits du programme actuel cl des cours.La disproportion entre les \u201coui\u201d et les \u201cnon\u201d est \u201cécrasante\u201d.Environ 23 pour cent se disent nettement insatisfaits des csurs, tandis que 2 à 5 pour cent en sont satisfaits.La moyenne des étudiants sont relativement insatisfaits.Pour ceux qui ont mené l\u2019enquête, le malaise semble \u201ctrès sérieux\", car disent-ils, \u201cles étudiants se sont montrés généralement fort généreux et indulgents\u201d.La conclusion globale re- vient à dire que les cours sont jugés insuffisants par les étudiants, dans une proportion d'au moins 50 pour cent.LE PLUS GRAND FOURNISSEUR SANDWICHES POUR TOUS GENRES DE RÉUNIONS , Sandwiches préparât de main d# maître *n diver»*» forme» attrayante» \u2014 triangles, roue» à fuseaux, ruban» doublet, etc.\u2014 et tou» amplement garni» de tranche» de jambon et de dinde, d* ta-Iode d* poulet et de »ala-de d'oeuf».livraison partout à Montréal PEGROID ltée Fr.Ich.ur »t qualili font notre renommée 4075, rue SAINT-DENIS 844-3901 6914, rue Saint-Hubert \u2014\t1500 est, rue Mt-Royal 4029 est, rue Ontario d\u2019environ 8 à 11 pour cent, d\u2019étudiants q u i s\u2019inscrivent uniquement en raison des exigences ecclésiastiques en vue du sacerdoce.Par contre, plus de la moitié des etudiants de la faculté de théologie se recrute chez des aspirants au sacerdoce.Mais ceux-là sont poussés vers ce genre d\u2019étude par des raisons personnelles.Parmi ces aspirants au sacerdoce, seulement 13 à 17 pour cent invoquent la préparation à la pastorale comme motivation personnelle et distincte.C\u2019est alors que se repose la question de la distribution entre \"thêclogie de pasteurs\u201d et \u201cthéologie de chercheurs\".Le rapport de l\u2019e n q u ê t e nous dit encore que la grande majorité des étudiants de cette faculté souhaitent faire une théologie de type \u201cscientifique\u201d.Seulement 7 à 10 pour cent du total des étudiants identifient leur projet d\u2019études comme une préparation à la pastorale.Ce dernier fait remettrait en question l\u2019orientation de la Faculté à constituer une section d\u2019études pastorales, pa- CHOIX OE SACS A MAIN POUR S HARMONISER A VOS SOULIERS A deux pa» de la sortie du métro Jean-Talon ou Mont-Royal par Madeleine BERTHAULT Environ 66 pour cent des étudiants en théologie de l'Université de Montréal se dirigeraient vers les sciences humaines ou sociales.Au moins le quart d\u2019entre eux se déclarent insatisfaits des cours qu'ils reçoivent présentement.C\u2019est ce que révèle une enquête effectuée auprès des 188 étudiants (plus de la moitié) par le service d'information des étudiants en théologie de l'Université de Montréal.LA PRESSE en a obtenu les résultats en primeur.Dans le rapport, le jeune étudiant en théologie manifeste sa conception de l'Eglise, du sacerdoce et de la vie chrétienne.Il y a d\u2019abord les étudiants qui n'ont pas de préoccupations sacerdotales.Ceux-là définissent leurs études théologiques comme des recherches en Sciences religieuses, contrairement à un approfondissement doctrinal.D'autre part, il y a une proportion relativement faible LA NOUVELLE BAHDE HERNIAIRE \u2014 \"SPUTNIK\"- Voici une band?d* 6 once* seu- lement.Aucun ressort.Extrêmement' flexible *! facile i ajuster.\u2014 Coussin d* caoutchouc hygiéni-nue, lavable.Ceinture élastique ~\u2014 Simple 10.25 Double 16.95\t- Consultez no» technicien» -diplômé» Changez d'allure.Changez de chaussures Nouvelles formes Nouvelles couleurs mode Nouvelles idées audacieuses pour plaire à tous les goûts VISON NOIR et BRUN s2295 Montréal autorise la CTM à acheter 150 autobus au coût de $6 millions I i ''\u2019SW^BWyr'» -c-'.-vi f V PLEINS FEUX +wm LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 22 OCTOBRE 1967/S SUR L9ACTUALITE Enquête de la CSN auprès de 680 syndicats La situation de la langue française dans les lieux de travail est tout simplement déplorable par Pierre VENNAT IL n'est pas facile d'évaluer avec I quelque précision ce qu'il en est de la situation véritable de la langue française dans le monde du travail.La Confédération des syndicats nationaux, dans un pro\u2022 jet de mémoire qui a été, hier, relégué aux calendes grecques par l'adoption de la résolution de Michel Chartrand faisant de l'unilinguisme français la position officielle de la centrale, s'y est toutefois attaqué.Et les conclusions auxquelles on en est arrivé, après une enquête auprès de 680 syndicats sont effarantes: a)\tl\u2019entreprise privée, quelle soit anglophone ou francophone, petite, moyenne ou grande, tend à des degrés divers, à angliciser les Canadiens français ou à corrompre leur langue; b)\tl\u2019entreprise publique et l\u2019entreprise semi-publique réussissent passablement mieux à sauvegarder la langue française, bien que, par certains éléments, surtout techniques, celle-ci y souffre un certain dommage, beaucoup moins grave toutefois que dans le cas de l\u2019entreprise privée; c)\tla grande entreprise privée tend à angliciser les Canadiens français plus que n \u2019i m p o r t e quel autre groupe, non seulement par le côté technique, mais par la langue utilisée dans les communications; d)\tl\u2019entreprise privée anglophone tend à angliciser les Canadiens français plus que ne le fait l\u2019entreprise privée francophone; c) l\u2019entreprise privée francophone est elle-même, du point de vue linguistique, passablement contaminée par le côté technique de ses activités; f)\tle vocabulaire technique, môme usuel, dans les entreprises privées est surtout anglais.L\u2019acquisition de la compétence technique suppose, dans ces entreprises, qu\u2019elles soient ou non anglophones, la connaissance de l\u2019anglais.L\u2019exécution du travail technique, à partir d\u2019un certain degré de qualifications requises, suppose également la connaissance de l\u2019anglais et du vocabulaire technique anglais et se fait dans cette langue, dans un nombre immense de cas; g)\tdans les entreprises anglophones, les cadres à partir d\u2019un certain niveau, sont très peu français, ce qui détermine très fortement la politique culturelle de ces entreprises; h)\tdans ces entreprises, s'élever dans la hiérarchie, c\u2019est parler davantage l'anglais, changer de milieu culturel, se séparer progressivement de son milieu d\u2019origine.L\u2019avancement doit donc être perçu comme synonyme d\u2019entrée dans le milieu anglophone, et le succès personnel comme équivalent à l'anglicisation.D\u2019où un phénomène d\u2019abandon culturel très profond parce que lié au motivations légitimes de la personne.i)\tl\u2019entreprise anglophone a tendance à défavoriser les Canadiens français en ce qui touche l'avancement; j)\til y a tendance marquée à la domination culturelle dans les entreprises anglophones.La situation à cet égard est telle que même dans le domaine des relations industrielles, où l\u2019on pourrait s\u2019attendre à un effort d\u2019adaptation considérable à l\u2019égard du personnel, l\u2019anglais règne dans un bon nombre de cas.On constate le même phénomène, dans cette même catégorie d\u2019entreprises, lorsqu\u2019il s'agit des communications avec le public, pourtant majoritairement francophone.Les causes d'anglicisation La CSN a voulu aller plus loin et trouver les causes immédiates de l\u2019anglicisation au travail.En peu de mots, la centrale ouvrière estime que ce sont les suivantes: \u2022\tla technique est dans la plupart des cas anglaise; \u2022\tles entreprises privées anglophones favorisent les anglophones et l\u2019usage de l\u2019anglais et défavorisent les francophones et l\u2019usage du français, en partie à cause du contexte technique, en partie à cause d'une politique, consciente ou non, de domination ethnique et culturelle, en partie «à cause d\u2019une indifférence évidente pour nos valeurs, en partie à cause de la composition de la classe industrielle dirigeante au point de vue ethnique et culturel.Mais ce n\u2019est pas tout.11 y a d\u2019autres causes, plus générales, mais plus fondamentales et plus importantes encore.Mentionnons entre autres: \u2022\tla séparation qui existe, en régime capitaliste, entre les dirigeants économiques et la masse de la population, les premiers formant une classe autonome, se suffisant à elle-même, politiquement invulnérable, et disposant, dans le domaine économique, de son propre gouvernement, si l'on peut dire.Or, cette classe, au Québec, est surtout anglophone, en particulier si l'on considère la valeur des intérêts représentés par les hommes d\u2019affaires anglophones relativement à ceux des hommes d\u2019affaires de langue française; \u2022\tla tendance de l'entreprise privée, même francophone, à se soucier bien davantage des intérêts pécuniaires que des valeurs culturelles, ce qui l\u2019amène à choisir la ligne de facilité qui consiste, par exemple, à adopter sans résister ni réclamer la langue anglaise en ce qui touche la technique; \u2022\tà venir jusqu\u2019à une date récente, le laisser-aller politique des francophones québécois en matière de droits linguistiques dans la vie de tous les jours, ainsi que le caractère archaïque et réactionnaire du nationalisme d\u2019alors; \u2022\tl\u2019avènement de la société de consommation; la prolétarisation de certaines couches de travailleurs passés brusquement de la campagne a la ville et du travail agricole au travail industriel; la montée du matérialisme capitaliste; la prédominance des problèmes économiques sur les problèmes culturels, dans une société dominée par l\u2019argent; toutes causes d\u2019affaiblissement des exigences culturelles; \u2022\tle retard à prendre conscience de la relation qui existerait entre le respect de la culture et de la langue par le pouvoir économique, d\u2019une part et, d\u2019autre part, l\u2019avancement des autochtones, retard dont les syndicats sont en partie responsables; \u2022\tl'hypothèque dont est grevée la politique québécoise, tant au point de vue social qu\u2019au point de vue culturel, du fait de la persistance d\u2019un problème crucial et non résolu, le problème constitutionnel.(Ici la CSN ajoute que le flottement, en matière constitutionnelle déprime l\u2019énergie politique d'un peuple, le divise et le distrait); \u2022\tles hésitations, les tergiversations et la confusion auxquelles donne lieu la politique d\u2019un gouvernement impuissant à adopter un parti net et à prendre des décisions exécutoires au milieu des intérêts contradictoires qui le sollicitent, le financent, le soutiennent, le critiquent.C\u2019est la situation de l\u2019âne de Buridan, ajoutent les enquêteurs; \u2022\tl\u2019inaction du gouvernement, dissu-mulée derrière un patriotisme verbal; \u2022\tla proximité et l'influence américaines et anglo-canadiennes, non contrebalancées par une politique nationale générale fortement déterminante, politique qui, dans de telles circonstances, même en la supposant très dynamique, n\u2019aurait pas trop de toute sa force pour assurer une résistance culturelle et linguistique efficace.Une langue malmenée En conclusion, donc, les enquêteurs de la CSN ont l'impression que la langue française, généralement parlant, est \u201cassez malmenée\u201d dans l\u2019industrie.On va même jusqu\u2019à dire que c\u2019est de ce côté, peut-être, que l\u2019intégrité culturelle des Québécois francophones, si elle est menacée et même jusqu\u2019à un certain point compromise, l\u2019est davantage.Que c\u2019est par cette brèche que s\u2019écoulent les forces vives de notre culture, cette brèche béante qu\u2019ont ouverte la technologie et la langue qui la véhicule en Amérique du Nord, la suprématie anglo-saxonne dans les affaires, la prédominance des cadres anglophones dans les entreprises, et plusieurs autres causes du genre.Les enquêteurs ont même le sentiment que le développement industriel, dans les conditions où il s\u2019est fait et continue de se faire chez nous, menace notre culture linguistique peut-être plus que ne le fait toute autre cause.Dans les entreprises francophones, les ouvriers canadiens-français ont un peu plus de deux fois de chances d\u2019ob- tenir une promotion s\u2019ils sont bilin-'^ gués.Dans les entreprises anglophones, ils .ont environ sept fois plus de chances' d\u2019obtenir une promotion s\u2019ils sont bilin-, \u2022% gués.Situation améliorée ou non?.\t\\ ¦ Y1 \u2019 J Les enquêteurs, ayant cherché à sa-voir s\u2019il y avait eu amélioration depuis* cinq ans pour ce qui est de l\u2019usage du.v français dans les entreprises, en sont venus à la conclusion qu\u2019en effet, la si- , tuation avait évolué vers le mieux.¦ Cependant, si l\u2019usage du français est* ¦ aujourd\u2019hui plus répandu, la courbe: \u2022.des promotions des employés de Ian-._ gue française, sauf dans les entrepri-\u2019 ^ ses francophones, ne parait pas avoir! 4 3* suivi cette tendance.\tv.\u2018 ; î?Que conclure de tout ceci, si ce n\u2019est qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un sombre tableau.\t^ Pas tellement différent d\u2019ailleurs des, trouvailles de la Commission Lauren-'*'* deau-Dunton que LA PRESSE a déjà-\u201d'' publiées en primeur.\t- 11 ne nous appartient pas de juger - * de la décision du conseil confédéral de 1 la CSN qui, hier, a adopté l\u2019unilin- \u2019 -H guisme francophone comme position officielle de la centrale à tous les ni-.j\u2019f -veaux.\t'\t.i ' jV», On comprend cependant, que face à \u2018 \u2018 \u2018 toutes les \u201ctrouvailles\u201d de l\u2019enquête de * ' la centrale, Michel Chartrand et ses *.~-partisans aient considéré que le prorSyî blême linguistique est un problème syndical.\u201cQuand des gens sont en chômage parce qu\u2019ils ne parlent pas anglais, on ne peut nier qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un problème syndical\u201d, avait dit Chartrand.Que l\u2019on soit, ou non, d\u2019accord avec sa prise de position, on ne peut certes^ y nier, cependant, qu\u2019il y ait réellement' \u201cproblème\".\t' Au deuxième Synode: Le Vatican reconnaît davantage le droit à l'information de notre bureeu de Peril ROME - POUR avoir été \"critiqué\" copieusement par des journalistes du monde entier pour son hermétisme à l'endroit de l'information, le Vatican a fait, depuis quelques années; des progrès remarquables en cette matière ; et la justice oblige à le souligner.Depuis toujours, le Vatican était comme une citadelle du silence, inexpugnable même par le plus pugnace des journalistes.Et cette façon d\u2019évoluer et d\u2019administrer dans le secret a paru pendant longtemps si efficace, qu\u2019elle aurait servi de modèle, et ça ne m'étonnerait pas du tout, aux gouvernements totalitaires de gauche et de droite.Mais à l\u2019occasion du concile Vatican II, une vague contestataire a assailli cette forteresse avec tant de force et de répétition que plusieurs brèches se sont ouvertes.Et une des plus importantes touche l\u2019exercice de l'autorité.Aussi, le Synode actuel a-t-il pour but de la colmater.Plusieurs autres aspects de la vie de l'Eglise ont aussi été remis en question par cette contestation; et l\u2019un des plus importants est celui relatif à la politique du secret.On peut dire que ce fut peut-être la première contestation importante survenue dans l\u2019Eglise ces dix dernières années, car elle a débuté avec l\u2019annonce (en 1959) d'un Concile, alors que la presse en général a commencé à faire pression à tous les niveaux de l\u2019Eglise pour que les laïcs ne soient pas tenus à l\u2019écart des discussions qui allaient les concerner au premier chef.Cheminement hésitant vers une plus grande ouverture La réussite ne fut pas immédiate.Pendant les préparatifs du Concile, l\u2019information fut pour le moins étriquée.Et pendant la première session, en 1962, non seulement l\u2019information ne fut pas meilleure, mais elle était même parfois mensongère, des évêques s\u2019en sont d'ailleurs plaints dans l\u2019aula conciliaire.Mais comme cette rareté de l\u2019information conciliaire, était attribuable à la volonté de Jean XXIII d'éviter que SONDAGf GAUUP Tous droits réservés' Haut la main, les policiers l'emportent dans un concours de popularité P,?ur chaque citoyen qui désapprouve le comportement de la force policière de sa communauté, sept expriment un avis contraire.C\u2019est dans l\u2019Ouest qu'on loue davantage (82 p.c.) les gardiens de l\u2019ordre et dans le' Québec qu\u2019on les loue le moins (68 p.c.).En Ontario et dans les Maritimes près de huit personnes sur dix expriment une nette satisfaction.Dans la \u201cbelle province\u201d la proportion des personnes incapables de se prononcer sur la question est notoirement plus élevée que dans les autres régions, tandis qu\u2019on trouve le plus grand nombre d\u2019insatisfaits chez les Ontariens (13 p.c.).IUne autre constatation agréable, nul doute, pour messieurs les agents: les jeunes dans la vingtaine rie pri- V sent pas moins leur travail que les moins jeunes dans les quarante et cinquantaine.Question posée à un échantillonnage de personnes, hommes et femmes, représentatif de la population: TOUCHANT LA FORCE POLICIERE DE CETTE COMMUNAUTE, EST-CE QUE, DE FAÇON GENERALE, VOUS APPROUVEZ, OU DESAPPROUVEZ, SA FAÇON DE S'ACQUITTER DE SON TRAVAIL?CANADA Maritimes Québec Ontario Ouest 50 et plus Aucune Accord Désaccord Oui.non., Idée 76%\t11%\t3%\t10% 7\t4 6\t17 7\t7 80 68 78 14 9 13 7 11 10 10 12 8 9 ; nMnMi le concile ne se tienne en duplicata sur la place publique comme à Vatican I, il fallut attendre l\u2019arrivée, en 1963, de ce fils de journaliste qu\u2019est Paul VI pour que s'améliore et s\u2019amplifie considérablement l\u2019information.Pendant les trois dernières sessions du Concile, les journalistes ont joui d\u2019une information abondante et de qualité, même si elle ne fut pas de première main (elle était communiquée dans des briefings).En 1967 cependant, lors du premier Synode épiscopal l\u2019information, m\u2019ont affirmé ceux qui y sont allés, avait rétrogradé pour s\u2019apparenter à celle des débuts du Concile.Mais cette année, les choses sont redevenues normales, grâce, parait-il, à Mgr Villot, le nouveau secrétaire d'Etat du Vatican.C\u2019est lui qui a mandé de Paris le recteur de l\u2019Institut catholique, Mgr Habtinan, pour s\u2019occuper du secteur français, en lui donnant l\u2019assurance qu\u2019il serait entièrement libre d\u2019informer les journalistes adé-qtiatement.C\u2019est ce qu\u2019il fait d\u2019ailleurs \u2014 et c\u2019est ce qu'il a fait aux trois dernières sessions du Concile \u2014 avec une objectivité et une honnêteté admirables.Encore des Inconvénients, malgré le progrès certain Comme au Concile encore, les journalistes sont divisés en cinq groupes linguistiques: français, anglais, italien, allemand et espagnol.Et chaque jour, à l\u2019issue de la séance du Synode, les préposés à l\u2019information de ces groupes viennent résumer (très largement) la teneur de toutes les interventions.Cette pratique a un inconvénient: si cinq Pères répètent tous la même chose \u2014 et c\u2019est plus fréquent que vous le penseriez \u2014 alors les rapporteurs les répètent aussi avec une monotonie magnétophonique.Faute de mieux, les avantages de cette méthode priment les inconvénients et il n'y a pas lieu de s\u2019en plrindre.En fin de journée, un communiqué en cinq langues est distribué, qui reprend en général ce qui a été dit plus tôt à la conférence de presse.Je dis en général parce que ce n\u2019est pas toujours exactement la même chose: ce communiqué est en quelque sorte la synthèse de ce qu\u2019ont noté, chacun pour soi, les cinq rapporteurs.Fait à souligner, il manque souvent des choses entendues plus tôt, mais il ne s\u2019en trouve jamais de nouvelles.Je ne parlerai pas du style lénifiant et monotone.Compte tenu de la situation qui prévalait il y a quelques années, on peut affirmer que des progrès immenses ont été faits au Vatican au sujet de l\u2019information.Un poste d\u2019attaché de presse existe maintenant depuis quelques années.Mgr Vallainc, qui en est le titulaire, rencontre les journalistes régulièrement pour répondre à leurs (juestions, ou encore il leur organise des rencontres avec des personnages éminents de la Curie.Mais il reste encore beaucoup à ac- ; *5.\u2022; i i i'V'.Vi iiS:, i.; \u201ei.les délégués canadiens au 2e Synode épiscopal s'entretenant pendant un moment de détente.De gauche à droite : Mgr Alexandre Carter, évêque de Sault-Ste-Marie et président de la CCC; le cardinal Maurice Roy, archevêque de Québec; téléphoto UPI Mgr Maxim Hermaniuk, de Winnipeg; et l'abbé Charte* Mathieu, secrétaire de l'épiscopat canadien et conseiller de la délégation.complir.Surtout pour faire disparaître les vieux réflexes du secret, même les choses les moins signifiantes, et qui font adopter des mesures risibles de puérilité.Par exemple, le rapporteur du groupe français au Synode possède presque tous les textes des intervenants.Il les résume parfois si largement qu\u2019il les dicte presque mot à mot aux journalistes; mais il n\u2019a pas le droit de permettre à ceux-ci de les utiliser pour en tirer des citations exactes.Heureusement, cette lacune et quelques autres sont comblées par un service de presse parallèle et officieux, mis sur pied à l\u2019époque du Concile: le Centre de documentation sur l\u2019Eglise, contemporaine (IDOC) qui, fondé à Rome en 1965, s\u2019est réorganisé en 1968 sur une base interconfessionnelle.Or.chaque jour, après les conférences de presse officielles, les journalistes se précipitent à ce centre, en face, au sous-sol de l\u2019hôte! Alicorni, où des théologiens, particulièrement bien informés de ce qui se passe devant et derrière la coulisse, informent les journalistes sur un tas d\u2019à-côtés très éclairants sur le déroulement du Synode: la stratégie de certains évêques, les tactiques des curialistes, les pressions ou les ordres du secrétariat d\u2019Etat pour que telle chose concernant les nonces soit retirée d\u2019un schéma, les noms des auteurs de telle ou telle intervention, etc.La politique de l\u2019information au Vatican, bien qu\u2019encorc imparfaite, prend forme, grâce aux exigences des laïcs, à l\u2019entêtement des journalistes, et à l\u2019indépendance d\u2019esprit et au courage de certains ecclésiastiques.Nouveauté ! Soyez prêt pour l'hiver.Protégez-vous contre le froid, la neige, le grésil et la pluie.ENCADREMENTS = TOUT ALUMINIUM, FAITS SUR COMMANDE Dessinés et manufacturés individuellement entièrement au Québec par des Québécois pour nos climats sévères.Les encadrement* en aluminium \"Morris\" amovibles ou per-TL manents sont disponibles pour magasins, maisons privées, immeubles industriels, maisons d'appartements, etc.Estimations et démonstrations gratuites, partout et en tout temps S\" Tel.342-3800 6515 Côte-de-Liesse (Voie d.i.rvic.) Montréal ET FIL§ l I M l T E ,E 6/LA PRBéSE, MONTREAL, MERCREDI 22 OCTOBRE 1969 I '-XyiT-.r.J.'.si'JSt.EPINETTE pVflR U |MfO«TÏ« PORTES DE NB DOUCHE \u2022 SIRENE \u2022 CYGNE \u2022 ESPA> DON \u2022 CHEVAL DE MER as mÆ HBi agmÊp wêw** kàtÈR ¦\t.\t\u2018 \u2019À a:- idio-Canada ne changera pas sa politique d'embauche OTTAWA (RC) - M.George Davidson, président de la société Radio-Canada, a Déclaré hier au cours d\u2019une interview, que la société continuerait d\u2019emiaucher du personnel sans tenir compte de leurs sympathies politiques, malgré l\u2019accusation formulée par le premier ministre.M.Pierre Elliott Trudeau, à l\u2019effet qu\u2019il y aurait plus de séparatisme que d\u2019objectivité au réseau français.\u201cIl n\u2019a jamais été et il n\u2019est pas dans les habitudes de Radio-Canada de se préoccuper des sympathies politiques des personnes qu\u2019elle embauche \u2014 nous ne pouvons faire cela avec chacun\u201d.Daus un discours prononcé dimanche soir à Montréal, puis dans une déclaration télévisée lundi, M.Trudeau s\u2019était plaint de la diffusion par le réseau français de Radio-Canada d\u2019émissions à tendance séparatistes, il avait môme laissé entrevoir la possibilité de placer le réseau sous tutelle.A un autre moment, le premier ministre du Canada avait dit qu\u2019il n\u2019hésiterait pas à fermer complètement le réseau français si des mesures n\u2019étaient pas prises pour assurer une présentation plus objective des nouvelles.M.Davidson a dit que Radio-Canada exerce une vigilance constante pour assurer l\u2019équilibre et l\u2019équilé dans ses bulletins de nouvelles et ses émissions louchant aux affaires publiques.Mais, dit-il, aucune nouvelle mesure ne serait prise du fait des remarques de M.Trudeau.\"Evidemment, nous repassons en revue les programmes et si nous y trouvons des défaillances, nous les corrigeons.\u201d Ce n\u2019est pas la première fois que \u201cRadio-Canada est critiquée par les premiers ministres et il nous appartient de tenir compte de ces critiques autant que possible, et de prendre les mesures qui nous semblent nécessaires.\u201d MORTS Le Canada appuie à l'ONU un projet condamnant l'ingérence étrangère NATIONS UNIES (PC) - Le Canada vient d\u2019approuver à l'ONU certains articles d\u2019un projet de convention avec d\u2019autant plus d\u2019empressement que leur mise en application ferait d\u2019une visite comme celle que vient de rendre au Québec M.Jean de Llpkow-ski, secrétaire d\u2019Etat français, aux Affaires étrangères, une infraction à la loi internationale.En vertu de ces articles, entérinés par le comité juridique de l\u2019Assemblée générale, un pays envoyant une mission spéciale ou temporaire dans un autre pays devrait au préalable obtenir lë consentement du pays hôte.Une mission spéciale est définie comme étant \u201cune mission temporaire représentant un Etat auprès d\u2019un autre Etat, avec le consentement de ce dernier, dans le but de traiter avec lui de questions spécifiques ou de remplir une tâche spécifique y afférente.\u201d Position do la France Cette définition, ainsi que la référence qu\u2019elle contient au consentement du pays hôte, a été acceptée par la P\u2019rance.En fait, au cours des débats en comité, la France a fortement soutenu le principe du consentement de l\u2019Etat hôte.D\u2019autres articles du projet de convention traitent du droit du pays hôte de mettre fin à des missions spéciales et de déclarer persona non grata un ou plusieurs de leurs membres.Prenant la parole au nom du Canada, M.A.W.Robertson a également souligné en comité que d\u2019autres articles déjà approuvés précisent qu'une mission spéciale \u201cdoit traiter par l\u2019intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, sauf s\u2019il en a été convenu autrement\u201d.Faisant de toute évidence allusion à la France, il a dit qu\u2019il importe que soit clairement établi le fait que c\u2019est au gouvernement hôte à déterminer si l\u2019oeuvre d\u2019une mission spéciale offre pour lui un intérêt officiel.Le projet de convention traite essentiellement des privilèges et immunités que les pays hôtes doivent accorder aux missions spéciales, point que n\u2019est actuellement prévu par aucune loi internationale.Principe fondamental M.Robertson a affirmé, cependant, que le Canada considère comme un \u201cprincipe fondamental\u201d les articles concernant le consentement du gouvernement hôte.Ottawa étudie le dossier Lipkowski de notre bureau d\u2019Ottawa OTTAWA \u2014 Le gouvernement canadien étudiera aujourd'hui vraisemblablement un rapport complet que doit lui transmettre son ambassadeur à Paris, M.Paul Beaulieu, à propos de la note diplomatique transmise au gouvernement français samedi dernier, et des réactions du Quai d\u2019Orsay.Hier, on a reçu à Ottawa un rapport préliminaire de M.Beaulieu, dans lequel celui-ci confirme avoir reçu hier matin, M.Jean de Lipkowski, pour discuter de cette note envoyée au ministre des Affaires étrangères, M.Robert Schumann, qui se trouve présentement en voyage au Japon.On a précisé à Ottawa que c'est M.de Lipkowski qui a demandé à voir l'ambassadeur canadien.On a refusé de préciser la durée de l\u2019entretien qui a eu lieu à Paris.Le porte-parole du Secrétariat detat aux Affaires extérieures a évité également de donner les moindres indices sur le ton ou la tournure de la réunion Beaulieu-Lipkowski.Est-il nécessaire de rappeler que M.de Lipkowski est celui-la môme qui est à l\u2019origine de l\u2019actuel conflit Paris-Ottawa, à cause de la visite qu'il a effectuée la semaine dernière au Québec, sans se rendre à Ottawa, ce qui a provoqué une vive réaction du premier ministre du Canada, M.Pierre-Elliott Trudeau.On a insisté de nouveau hier sur la nécessité d\u2019améliorer les procédures concernant les visites de ministres français au Québec ou au Canada.On a semblé dissocier davantage que ne l\u2019a fail M.Trudeau, la semaine dernière, les visites de l\u2019accord-cadre lui-même.\u201cC\u2019est clair que le système actuel conduit à des difficultés et qu'il est de l\u2019intérêt des deux pays de trouver Line formule plus acceptable pour ces visites\u201d, a commenté un porte-parole hier.Aucun commentaire n'a porté sur la remise en question ou la suspension de l\u2019accord-cadre entre les deux pays, comme l\u2019a laissé clairement entendre le premier ministre dans sa conférence ie presse, mercredi dernier.De l'avis de certaines sources aux Nations unies, ce projet de convention ne saurait entrer en vigueur avant trois ans, car il reste encore beaucoup à faire pour le mettre au point et il devra, au préalable, être ratifié par un grand nombre de pays.Aucun* voix contre La définition de la mission spéciale a été approuvée lundi par 87 voix contre 0 et cinq abstentions.M.Robertson a souligné que le Canada suppose \u201cque nous sommes tous d\u2019accord\" que le consentement du pays hôte est nécessaire avant l'envoi d\u2019une mission.Il a dit qu\u2019il présume qu'on est maintenant d'accord sur le fait \"qu\u2019un Etat ne saurait envoyer ses représentants sur le territoire d'un autre Etat, pour traiter de questions que l\u2019Etat hôte considère avoir un intérêt officiel pour lui sans avoir obtenu au préalable l'approbation de l'Etat hôte\".Il a ajouté: \u201cH appartient à l'Etat hôte de déterminer si les afffaires que les représentants de l\u2019Etat visiteur entendent traiter ont un intérêt officiel pour lui et si, par conséquent, son consentement est nécessaire avant que les représentants de l\u2019Etat visiteurs pénètrent sur son territoire dans le but de traiter ces affaires.\u201d LIBERATION vre au cours .des deux prochaines semaines pourrait elle-même donner lieu à certains incidents: selon les responsables, le climat est beaucoup plus répressif, cette année, dans les CEGEP, où les administrations pourraient décider d'interdire la tenue de ces réunions d\u2019information.Les étudiants pourraient dans ce cas recourir à \u201cl'action directe\u201d pour tenir les réunions interdites.ENSEIGNANTS SUITE DE LA PAGE 1 lock-out était illégal, et la régionale doit verser les traitements perdus, puisque l'administration avait appliqué des conditions de travail qui n\u2019existaient pas dans la nouvelle convention collective.\u201cTout ce qu\u2019il nous reste a espérer, a dit le porte-parole, c\u2019est \u201cqu\u2019ils\u201d ne prévoient pas le coup à Québec en interdisant des poursuites judiciaires dans le texte de loi.\u201d COMMENCE SUITE DE LA PAGE 1 \u201ctêtes d'affiche\u201d de la manifestation \u2014 l'ancien professeur de McGill, Stanley Gray, le procureur de Vallières et Gagnon, Robert Lemieux, le porte-parole du Comité Vallières-Gagnon, Jacques Larue-Langlois et le président du Conseil central de Montréal, Michel Chartrand.Pendant ce temps, d'autres groupes s'occupent de la propagande: impression à 50,000 exemplaires d\u2019un journal, distribution de tracts en milieux étudiant et ouvrier, affichage, etc.Les principaux responsables tiendront lundi une conférence de presse, au cours de laquelle sera présenté le journal.Une opération bien monté* L'Opération-libératian pourrait vraisemblablement égaler ou dépasser en importance la marche sur McGill qui a eu lieu le 28 mars dernier.Et ce.pour deux facteurs: une organisation qui, on l\u2019a vu, rassemble un nombre important de groupements et qui semble beaucoup mieux huilée que celle de l'Opération McGill; des objectifs susceptibles de réunir un grand nombre de mécontents et qui \u201ccollent\u201d à une conjoncture politique particulièrement agitée.Contrairement à la revendication \u201cMcGill français\u201d qui sortait en quelque sorte d\u2019une boite à surprise \u2014 personne n\u2019en parlait avant qu\u2019une poignée de militants anglophones ne s'en saisisse à la suite du MIS \u2014 celles de rOpération-libération découlent directement de l\u2019actualité: \u2014 Les procès de Vallières et Gagnon doivent commencer presque simultanément à la mi-novembre; les deux détenus sont en prison depuis trois ans alors que Vallières \u2014 depuis la décision de la Cour d\u2019appel \u2014 n\u2019a plus de condamnation retenue contre lui et que Gagnon n\u2019a été condamné qu\u2019à deux ans de prison: la publicité faite à cette affaire par les journaux et l\u2019action du Comité Vallières-Gagnon ont fait connaître les deux détenus à la population; le Parti québécois lui-même, enfin, a blâmé le gouvernement pour les lenteurs apportées à l\u2019instruction des procès; \u2014 Le thème de ta \u201crépression politique\u201d et la dénonciation du ministre de la Justice, M.Rémi Paul (Leu-vent coïncider avec les inquiétudes qui existent en certains milieux à la suite des événements récents (déclarations du ministre de la Justice, accusations de sédition portées contre les dirigeants de la LIS, investissement de tout le centre-ville par l\u2019armée et les trois corps de police par crainte d\u2019une manifestation du FLP, nombreuses perquisitions, arrestations à la Compagnie des jeunes Canadiens, etc.).C\u2019est ce thème qu\u2019entendent exploiter les responsables de la manifestation.\u201cEn descendant dans la rue \u2014 en prenant des risques \u2014 pour réclamer la libération de Vallières et Gagnon, disait hier Me Robert Lemieux aux étudiants du CEGEP Edouard-Montpe-tit.ce sont vos intérêts que vous défendez : l\u2019Etat-poIielër qu\u2019on est en train de vous bâtir, c\u2019est vous qui allez le subir dans quelques années.\u201d On saura au cours des prochaines semaines si ces revendications trouveront un terrain favorable en milieu étudiant, où se recrute le gros des troupes pour les manifestations.\u201d MM.Stanley Gray et Robert Lemieux ont déjà visité deux CEGEP: Vieux-Montréal et Edouard-MontpctiL où ils ont rencontre en tout environ 400 étudiants.La tournée qu\u2019ils comulent Doursui- PEPIN SUITE DE LA PAGE 1 heureusement se trouvaient à Granby lors (le l\u2019hécatombe familiale.Le coroner du district judiciaire de l\u2019endroit instituera une enquête au cours de la semaine afin de connaître les circonstrances exactes entourant la mort de la mère et de cinq de ses enfants, CHAMBLY SUITE DE LA PAGE 1 même et secondée par le leader de l\u2019opposition, M.Pierre Laporte.Elle se lit comme suit: \u201cPour que les 18,000 enfants fréquentant la Commission scolaire régionale de Chambly ne soient pas plus longtemps privés de leur droit à l\u2019éducation.l\u2019Assemblée nationale, réunie en séance régulière, demande solennellement aux enseignants de lui donner sans délai l\u2019assurance qu\u2019ils acceptent de reprendre le travail d\u2019ici le jeudi 23 octobre, aux condilions qui prévalaient le 21 septembre 1069.Sept jours plus tard, la proposition soumise le 21 octobre entrera en vigueur\u201d.Cette \u201cproposition du 21 octobre\u201d est celle qui avait été suggérée aux enseignants de Chambly comme formule de compromis par le président de la CEQ lui-même, après que celui-ci eut rencontré hier, les représentants gouvernementaux, dont M.Jean-Juy Cardinal, ministre de l\u2019Education, M.Marcel Masse, ministre de la Fonction publique et M.Jean Cournoyer, nouveau député de St-Jacques et ex-négociateur de l\u2019Etat à la table provinciale de négociation avec la CEQ.M.Laliberté a transmis cette formule de compromis aux enseignants de Chambly mais ceux-ci, vers 7 h.hier soir, devaient faire savoir qu\u2019ils la refusaient.Au cours d\u2019un long débat qui s'est déroulé hier à la suite d'une motion de blâme de M.Pierre Laporte contre l'attitude du gouvernement dans le conflit de la régionale de Chambly, M.Jean Cournoyer, dans son premier discours à l\u2019Assemblée nationale, devait expliquer la nature de la formule de compromis: les professeurs accepteraient 24 périodes d\u2019enseignement dè 45 minutes (elles étaient de 18 périodes d\u2019une durée de 60 minutes l\u2019an dernier) cependant que les élèves auraient droit à 35 périodes de 45 minutes.Selon M.Cournoyer, cette formule, suggérée par M.Laliberté lui-même, devait permettre de satisfaire non seulement les enseignants mais les parents de Chambly.Elle aurait en tous cas permis aux enseignants, toujours selon le député de St-Jacques, de récupérer, par ces périodes de travail supplémentaire environ 60% du salaire perdu durant l\u2019arrêt de travail (ce salaire supplémentaire devant être accepté comme dépense admissible par le ministère de l\u2019Education).La formule aurait également réglé pour deux ans les difficultés au poste des salaires à la régionale de Chambly.A l\u2019ouverture de la séance du soir, hier, M.Bertrand devait annoncer que \"la proposition soumise par M.Laliberté aux enseignants de Chambly, selon laquelle les enseignants devaient accepter non seulement le protocole d'entente sur les périodes de travail mais également l\u2019entente de principe qui existe à la labié provinciale de négociations, avait été refusée\u201d.M.Bertrand s\u2019est ensuite rallié à un moyen d\u2019action qu\u2019avait suggéré M.Cournoyer lui-même au cours de l\u2019après-midi, afin d'éviter d\u2019avoir recours immédiatement à une loi d'exception, soit l'appel solennel de l'Assemblée nationale aux enseignants de Chambly.Il a demandé l\u2019appui unanime de l'Assemblée nationale, affirmant que ce geste montrerait l'intérêt que porte le Parlement à la cause des 18,000 élèves privés de cours par \"des enseignants qui refusent d'obéir à une recommandation faite par leur chef syndical\u201d.Mais M.Bertrand a été très clair.\u201cSi l\u2019on refuse d'obtempérer à la volonté du Parlement, a-t-il dit, le Parlement n\u2019aura d\u2019autre choix que de voter une loi pour que l\u2019ordre règne et que les classes reprennent à Chambly.\u201cJe crois, a-t-il poursuivi, que dans la période que nous traversons, il faut utiliser tous les moyens de négociation et de médiation.Mais si tous ces moyens sont épuisés et que, pendant qu\u2019au niveau provincial une entente est en voie de réalisation les parties refusent la voix du Parlement, cette voix doit se faire entendre.Elle doit être ferme, vigoureuse et unanime.C'est là le devoir du Parlement\u201d.le TEMPS qu'il fera MAXIMUM aujourd'hui : 40® MINIMUM la nuit prochaine : 32® Prévision» officielles (mites par It burtau météorologique d» Montréal .Régions do Montréal ti Ottawa i généralement nuageux avec quelques chutes de neige locales.Temps Irais persistant.-Vents léger».Minimum et maximum ou|ourd\u2018hut 8 Montréal ef h Ottav/s 32 et 40.Aperçu pour ieudl i généralement nuageux et frais.Réglons de Québec, des Lxurtntidét, du St-Mau* rice, des Cantons de l'Est et du Lac-St-Jean : généralement nuageux avec quelques chutes de neige locales.Temps très frais persistant.Vents légers.Minimum et maximum' aujourd'hui b Ste-Agathe, La Tuque et Chicoutimi 2S et 35, è Québec et 0 Sherbrooke 30 et 40.Aperçu pour ieudl : peu de changement.Réglons da Baia-Comaau, Rimouski, Sept-lles at Plus haute température un 22 octobre t 72 orç 1924 Plus basse température un 22 octobre : 24.3 en 1JS3 Le soleil se lèvera è 7 h 32 ; il se couchera 4 è h 08 FETE : sainte Céline REGARDEZ BIEN SUITE DE LA PAGE 1 Ports nationaux faisait appel à la Voirie.réclamant une intervention immédiate sur le pont Jacques-Cartier, transformé en un vergiaçant miroir.Mais, le temps que l\u2019on réalise la présence de cette première manifestation de la saison hivernale, il a fallu plus de trois heures avant que l\u2019on commence à répandre de la poussière de pierre.La situation était sensiblement la même sur tous les ponts donnant accès à l\u2019ile de Montréal dont les artères étaient également reluisantes.de glace.A compter de 6 h.ce matin.le nombre des appels d'accidents était doublé au centre de communications de la police de Montréal.Le sergent Réal Yclle.en charge des comunications ce matin, riait dans sa barbe en nous remémorant le rictus moqueur qu\u2019il avait lu hier sur le visage de son garagiste alors qu'il s'était présenté pour faire installer scs pneus d'hiver.S'est posé également ce matin une énigme autour du nouveau pont Papineau ouvert à la circulation il n\u2019y a que quelques jours.Des policiers de Montréal et de Laval étaient postés a chacune des extrémités de cette \u201cpatinoire\u201d.Le gros point d'interrogation consistait à savoir qui de Lavai ou de Montréal devait fournir la dose de calcium nécessaire à rendre cette voie praticable.On a finalement rendu un jugement à ia Salomon en décidant tout bonnement de se diviser le pont en deux-parties égales.Parmi les accidents spectaculaires qui se sont produits ce matin, on note, vers 6 h, le télescopage de 17 automobiles sur le boul.Métropolitain, à la hauteur du buol.Pie-lX.Quelques minutes plus tard, huit autres voitures s\u2019emboutissaient mutuellement sur ia \u2022même voie, cette fois près de l\u2019échangeur de l\u2019autoroute des Laurent ides.A tous les ponts, et ce en dépit des mesures prises un peu plus tôt, les embouteillages persistaient toujours vers 9 II ce matin.Toutefois, on avait bon espoir de voir la situation revenir rapidement à la normale avec la hausse de température qui devait atteindre les 40 degrés au cours de la matinée.SPÉCIAUX ROUSSEAU o antigel Si 99 le g»*'00\t¦ SOUS-PlfcNOIER *4\u201d Bois presse s,\" x 4' x 8' prix payer et ISOLATION STIROFOAM\t49 V'x4'x8'\t1> $199 i\"x4'xa' JL LAINE ISOLANTE (fibre de verre) $ClO 21 i\"xl5\"xl00 p.c.COUE A ISOLANT $075 le gallon mm REMPLISSAGE DE $£49 *45®s INSTALLEES MICA le sac Panneaux préfinis 4' x 8' $2\" butternut PRIX RAYER ET EMPORTER MOULURE colonial! ¦I SELECT LAUAN AVOCADO Iplintht dur») BAHAMA WALNUT 5A95 dure) ^ *595 MOULURES z40 5/16\" x 11/16\" 13e p l- -41 Va\" x 7/16\" 10e P-'-^53\t3/16\" x 3«\" 10c p.L -61 3/16\" x 5/16\" 10c p.L POUR PORTES ET ARMOIRES COINS 2* a\"\trayon\t40e «h.2 Va\"\trayon\t30c ch.1 > V*\trayon\t25e ch.VA\"\trayon\t25e ch.SUITE DE LA PAGE 1 constitue un problème syndical depuis longtemps.\u201cOn n\u2019a pas le moyen de faire des farces.Dans dix ans, la région de Montréal comptera la moitié de la population du Québec.Si on ne veut pas adopter l\u2019unilinguisme, qu\u2019on soit honnête, qu\u2019on dise qu\u2019on va s'angliciser tout de suile.On a une mentalité de conquis.C\u2019est notre devoir de citoyens, de syndicalistes et de syndiqués de prendre position.\u201cL\u2019unilinguisme, ça prendra dix ans, vingt ans, mais au moins on saura que le Québec veut vivre en français on Amérique du Nord.\u201d La thèse Pepin M.Pepin, qui faisait, en fait, l\u2019objet d'un vote de non-confiance mais qui ne l'a pas pris comme cela mais comme \u2018 l'expression de la volonté populaire\u201d, el qui était extrêmement nerveux, voulait éviter tout geste précipité sur cette question.Son amendement, battu par un vote n de 87 à 39, voulait que toute la question soit référée an prochain congrès général de la CSN, l'an prochain.Entre-temps, une enquête aurait été menée, auprès de tous les membres de la centrale, pour savoir leur opinion .sur la question.trand et à la plupart des 41 orateurs sur la question qui, pour Ih plupart, se PORTES PERSIENNES Hauteur : 6'8\" PIN Urgeur:\t$ 24\" MOULURES\t\t PIN\t\tACAJOU 05e Quart da rond 3*\"\tU pi.li.\t07ç 05e Gorg.V * 3 A\" 9*1\tI* pi.li.\t08e 07e Cadragt ÎVa\"\tw *\t1» pi.li.\t101, 09e Plinth.3'j\"\tV-*#\tU pi.li.\t16e;;, largeur :\t$ 1860 ur : $|Q95 a- ns95 pncaillerie incluse 30 larg POUTRE en URETHANE imitation de bois PRIX PAYER ET EMPORTER x 6\u201c x 8'\t$1 19 pi.\t* x 6\" x 8'\t$1 29 P 1.x 8\" x 8'\t79 pl-\t* permarché de rénovation MARC USSEAU itée balle, Chomedey, Laval.Tél.688-1170 DREDI do 8 à 9 p.m.SAMEDI de 8 à 5 p.m.jmmmtmmmmmmmmmmmmmmmmmmmKKimmmmmmsmKtmmmmmm I fa/LA BRESSE, MONTREAL, MERCREDI 22 OCTOBRE 1969 L'ADMINISTRATION D S DIX ANS MOINS UN bilan de neuf années de pouvoir du parti civique de Montréal Des gains d'importance, mais aussi des échecs Wlmm m&m mm mm .Si Wmw mf-ÊMi mm-'-% SAINT-LAURENT CIU MQNIRÊAl-NORD AHUNTSIC OCTOBRE 1968 st-michel mm VILLE D'ANJOU SNOWDON MAISONNEUVE 5TE-ANNE CITE OE VERDUN viENE OE j l'^AiPiE lwEUVE SAIN\u2019 lAUUIN par Raymond MASSE AU timon de Concordia depuis neuf ans \u2014 soif depuis l'élection tenue le lundi 24 octobre 1960, \u2014 l'administration Drapeau-Saulnier a enregistré des gains d'importance et aussi des .échecs.Nombreux sont les lauriers accumulés par Me Jean Drapeau, c.r., chef-fondateur du \"Parti civique de Mon-real\" depuis le début d\u2019octobre 1960, alors qu'il s\u2019était dramatiquement dissocié de M.Pierre DesMarais, un grand ami qui en avait fait le candidat de la \"Ligue d\u2019action civique\u201d à la mairie en 1954, à la suite du jugement de l\u2019enquête désormais célèbre sur la moralité dans la métropole.M.Lucien Sauinier, devenu il y a neuf ans le premier lieutenant du maire Drapeau, presque son alter ego, a depuis accepté de l\u2019appuyer sans compter son temps, sans répit aucun et il a aussi droit à maints lauriers.A la lumière des programmes électoraux de 1960, 1962 et 1966 publiés par le Parti civique, quelles ont été depuis neuf ans les grandes réalisations de l\u2019administration municipale actuelle?On ne peut pas parler de MM.Drapeau et Sauinier sans penser automatiquement à l'Expo 67, à Terre des Hommes, au métro, à la réorganisation de la police, aux annexions de villes de banlieue, l\u2019aménagement du Vieux Montréal, la construction de nombreuses piscines extérieures, la création et la modification de certains services municipaux et.Mais Montréal se transforme si rapidement qu\u2019on en perd non seulement notre souffle, mais aussi et surtout notre mémoire.Un rappel n'est jamais mauvais, au contraire, aussi bien pour les élus eux-mémes que pour les citoyens de Montréal et même de tout le Québec qui ont laissé filer l\u2019administration D.-S.depuis neuf ans.Bilan des réalisations Suivent les points saillants du bilan des réalisations des neuf années de l\u2019équipe D.-S., en bref: 1\u2014\tConstruction des trois premiers tronçons du métro, d\u2019une longueur totale de 16 milles (tronçon est-ouest, tronçon nord-sud-ouest et tronçon Montréal-Longueuil); métro attendu depuis une cinquantaine d\u2019années; 2\u2014\tNombreuses mesures à l\u2019appui de la mise sur pied d\u2019Expo 67 (création de l\u2019ile Notre-Dame et agrandissement de l\u2019île Sainte-Hélène), et participation intense à l\u2019organisation de cette gigantesque manifestation internationale; 3\u2014\tOrganisation et exploitation de Terre des Hommes 68 et de Terre des Hommes 69; 4\u2014\tMesures à l\u2019appui de la construction des théâtres Maisonneuve et Port-Royal de la Place des Arts; 5\u2014\tAnnexion au territoire de la métropole des municipalités de Rivière-des-Prairies (1963), de Saraguay (1964) et de Saint-Michel (1968); municipalités dont les populations étaient respectivement de 11,200 âmes, 407 âmes et 72,200 âmes; 6\u2014\tMesures favorisant la centralisation des studios de la Société Radio-Canada dans le quadrilatère borné par le boulevard Dorchester, la rue Craig, la rue Wolfe et la rue Papineau dont les travaux sont en cours; 7\u2014\tContribution financière concernant la construction de l\u2019autoroute Décarie et de l\u2019autoroute Bonaventure, puis aménagement (uniquement par la ville) de l\u2019avenue du Président-Kennedy, raccordement de l\u2019ancienne rue de Montigny à la rue Ontario (dans le voisinage de la Place des Arts), construction du tronçon Lacordaire-Mi-gnault true à l\u2019est du boulevard Lan-gelicr) du boulevard Rosemont, réaménagement de deux tronçons du boulevard Gouin, prolongement vers le nord de l\u2019avenue Christophe-Colomb, etc.; 8\u2014\tCréation en 1962, de la Commission Jacques-Viger et mesures prises en vue de ressusciter le secteur du Vieux Montréal, quadrilatère maintenant borné par la rue Berri à l\u2019est, les rues Commissioners et de la Commune au sud, la rue McGill à l\u2019ouest et la rue Notre-Dame au nord; 9\u2014\tMesures à l\u2019appui de l\u2019implantation d'un club majeur de baseball (les \"Expos\u201d) à Montréal, plus précisément au nouveau stade Jarry; Loisirs et culture 10\u2014\tConstruction de 13 piscines extérieures, dans autant de parcs (le PCM en avait promis 30, en 1962), piscines s'ajoutant à celles de Tile Sainte-Hélène et à celles du district de Saint-Michel; soit une ouverte en juin 1962 (parc L.-O.Taillon), neuf ouvertes en juillet de la même année dans les parcs Georges-Etienne-Cartier, Benny, Kent, Sir-Wilfrid-Laurier, Joseph-Paré, Masson, Marcellin-Wilson, Jarry, Ga-briel-Lalemant et trois ouvertes en juillet 1964 dans les parcs Westhill, Baldwin et Ignace-Bourget; 11\u2014\tOuverture de succursales de bibliothèque: pour enfants à Bois-de-Bou-logne (juillet 1963), Monk (même mois), Hochelaga (novembre 1964), Sa-laberrv (décembre 19641.Saint-Henri \"Une île.une ville\", ce titre qui coiffait un article de LÀ PRESSE au début det années 60 et qui est devenu par la suite \"la marque de commerce\" de l'administration Drapeau-Saulnier n'a pas réussi à se réaliser dans les faits au cours de la dernière décennie.Cependant, Montréal a réussi à mettre le grapin sur trois municipalités totalisant une population de près de 100,000 habitants, et ce, en cinq ans seulement.Il y eut tout d\u2019abord l'annexion de Rivière-des-Prairies (11,200 habitants) en 1963, ensuite Saraguay (407 habitants) Tannée suivante et enfin Saint-Michel (72,500 habitants) Tannée dernière.Il reste encore 27 municipalités de banlieue sur Tile de Montréal.Quelles seront, parmi celles-ci, les prochains quartiers de la métropole ?(novembre 1965), Jumonville (février 1966); puis pour adultes à Gatineau (mai 1961), Monk (novembre 1964), Acadie (juillet 1967) et Saint-Henri (décembre 1968).En outre, utilisation, depuis août 1966, du bibliobus dans les quartiers Saraguay, Rivière-des-Prai-ries, Mercier, Préfontaine, Maisonneuve et Ahuntsic.12\u2014\tConstruction, en cours, de quatre arénas, avec patinoires de glace artificielle, dans autant de parcs, soit dans les parcs Saint-Donat, Gadbois, Ahuntsic et de la Confédération; 13\u2014\tAménagement ou réaménagement de plusieurs parcs, terrains de jeux, ou places publiques; Au sein de l'administration 14\u2014\tCréation du service du personnel, en mars 1961, du service de l\u2019habita- Tétait le 28 octobre 1960 : quatre jours après les élections lunicipalos.Sarto Fournier avait été défait par Jean Drapeau.Test un dernier regard dans ce tiroir qui avait empilé des dossiers importants, une dernière visite dans ce bureau qui cachait tant de secrets, tant d'histoires, tant de moments ou tristes ou heureux.tion, en novembre 1967, du service des immeubles, le même mois, et du service du contrôle et de la vérification, en février dernier; 15\u2014\tCréation, en juin 1966, de l\u2019Office de l\u2019embellissement avec mission de coordonner les efforts de la ville et des citoyens pour enjoliver le visage de la métropole (aménagements paysagers, bâtiments, terrains vacants dissimulés, plantation d\u2019arbres et d\u2019arbustes, baquets fleuris, etc.); 16\u2014\tCréation, en 1961, de l\u2019Office municipal du tourisme et du Bureau des recherches économiques, deux nouveaux organismes remplaçant l\u2019Office d\u2019initiative économique et touristique; 17\u2014\tAbolition, telle que fermement préconisée par le PCM à l\u2019occasion d'un référendum, de la classe \u201cC\u201d du conseil (33 conseillers municipaux qui étaient nommés \u2014 non pas élus \u2014 depuis 1940), lors de l\u2019élection municipale d\u2019octobre 1960; 105,156 contribuables ont voté en faveur de l\u2019abolition de la classe \u201cC\u201d, et seulement 26,680 ont voté en faveur du statu quo; 18\u2014\tRecours à une taxe volontaire \u2014 une \u201clotérie\u201d mensuelle \u2014, à compter de mai 1968, en vue d'accroitre les revenu?annuels de la ville et de diminuer d\u2019autant le fardeau reposant sur les épaules des contribuables; revenu brut officiel durant l\u2019année fiscale 1968-1969 de $10,611,906 ; 19\u2014\tMesures favorisant l\u2019établissement d\u2019un planétarium (ouvert au square Chaboillez, en avril 1966), et d\u2019un aquarium (ouvert à Tile Sainte-Hélène, en mars 1967) ; 20\u2014\tCréation, en octobre 1965, du Grand Prix de littérature de Montréal d'un montant annuel de $3,000; 21\u2014\tOrganisation, depuis 1964, du Salon international de la caricature; 22\u2014\tMesures à l\u2019appui de la tenue de l'Omnium canadien, au Golf municipal, rue Sherbrooke est, du 29 juin au 2 juillet 1967; 23\u2014\tMesures favorisant l\u2019essor du réseau de plusieurs milles de passages souterrains reliant maintenant des centaines d'établsisemcnts (boutiques, magasins, restaurants, hôtels, cinémas, immense salle d\u2019exposition), ainsi que des hôtels, deux gares de chemins de fer, des parcs de stationnement, notamment entre la Place Ville-Marie, la gare Centrale, la Placé Bonaventure, la Place du Canada, la gare Windsor, le métro .24\u2014\tMesures (il a fallu enfin se décider! l en vue de faciliter la circulation des véhicules sur de grandes artères: par exemple, rue Sainte-Catherine (sens unique ouest-est) et boulevard de Maisonneuve (sens unique est-ouest), \u2014 deux rues parallèles fort achalandées, etc.25\u2014Création, en juin 1961, de la Commission de sécurité publique de la ville de Montréal, Cette commission doit, de sa propre iniative ou à la demande du comité exécutif ou du conseil : A) Faire l\u2019étude de tous faits, matières ou questions se rapportant à la protection physique ou morale des habitants de la ville; B) Susciter, encourager et coordonner des initiatives publiques ou privées destinées à promouvoir cette protection physique et morale; C) Surveiiller l\u2019application des lois et des règlements s'y rapportant et en proposer la modification des lois et des règlements s'y rapportant et en proposer la réforme; D) Faire rapport au moins à tous les trois mois au comité exécutif de scs constatations et de ses recommandations.Le règlement voté par le conseil municipal décrète en outre que, \u201csans restreindre la portée ni l'étendue'\u2019 de ces dernières attributions, les études et les recommandations de la commission devront porter sur: a) les risques d\u2019accidents de tous genres et leur prévention; b) le crime et l'obscénité et les moyens de les combattre; c) les mesures à prendre en cas d\u2019urgence, de désastres naturels, de guerre, d\u2019épidémie, de façon à assurer une protection adéquate à la population.Le maire est le président d'office.\"L'affaire\" de la police Au chapitre de la réorganisation d'importance projetée par l'administration D.-S., réorganisation annoncée avec tambour et trompette, au sein du service de la police, il s\u2019agit, scion maints observateurs qui ne sont pas nécessairement dos adversaires du PCM, d'un succès mitigé.Le long séjour, à Montréal, de M.Andrew Way et M.André Gaubiac, deux limiers chevronnés, le premier venant de Londres, le deuxième de Paris, qui avaient été appelés à étudier l\u2019organisation du service montréalais de la police tant et plus décrié durant la désormais célèbre enquête sur la moralité où la Ligue d'action civique présidée par M.Pierre DesMarais était en somme représentée par Me Jean Drapeau et le typique Me Pacifique (\u201cPax\u201d) Plante, n\u2019a pas donné, selon les mêmes observateurs, les extraordinaires fruits escomptés, n'a pas été aussi bénéfique que l'avaient d'abord espéré MM.Drapeau et Sauinier.Par la résolution votée le 28 décembre 1960, à la suite d'un voyage entouré de mystère de Me Drapeau en Europe, le comité exécutif présidé par M.Sauinier, comité à peine en selle, décidait officiellement de requérir les services du commander Andrew Way, de la London Metropolitan Police, et ' de M.André Gaubiac, ancien directeur de la Police de Paris, aux fins d'agir comme conseillers du comité exécutif et du directeur intérimaire du service de la police, à compter du 2 janvier 1961, pour une période de 12 mois.Quelques jours plus tôt, à son retour d'Europe, le maire Drapeau avait déclaré que le but de l\u2019embauchement de ces deux limiers européens était triple : A) Rassurer la population de la métropole; B) Rendre le travail policier plus unifié et plus efficace; C) Assurer tous les policiers (montréalais) qu'aucune intervention politique ne jouerait plus dans le cas de promotions et de déplacements.Cette réorganisation, effectuée à la suite des recommandations de MM.Way et Gaubiac, n\u2019a pas donné les résultats escomptés.Les policiers, \u2014 on en a eu la preuve encore tout récemment \u2014 ne sont pas contents du tout et ils affirment volontiers que le malaise existe justement depuis cette supposée réforme.Pour Montréal, la transformation du service de la police demeure ni plus ni moins une \"patate chaude\u201d qui n\u2019est pas facile à avaler.La preuve?En août dernier, M.Sauinier ne décidait-il pas de patrouiller lui-même des secteurs de la métropole, à bord d\u2019aulos-police, en compagnie de simples agents de la paix, se préoccupant apparemment ainsi d'une façon toute spéciale de la situation existante.Cette attention particulière devait conduire éventuellement à certaine réformes et des nominations à de hauts postes sont attendues.Quelques-unes ont été faites mais pas toutes.L'administration D.-S.garde encore parmi scs problèmes prioritaires celui des 3,600 policiers montréalais. Le bill Pagé Assemblée du front commun organisé par la SSJB LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 22 OCTOBRE Le front commun formé le 9 octobre h l\u2019invitation de la Examen médical des élèves de la \"maternelle\" QUEBEC (PCf) \u2014 Un examen médical pour les enfants dès la classe de maternelle.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé, lundi, la direction générale du ministère de la Santé du Québec pour l\u2019année scolaire 1969-1970.Il s'agit, selon le Service de l\u2019hygiène scolaire du ministère, d'établir un dossier médical pour chaque enfant dès son entrée dans le monde scolaire et de le compléter jusqu\u2019à la fin de ses études secondaires.Il sera ainsi possible de suivre l\u2019état de santé de tous les écoliers et de dé-pister certaines déficiences possibles, tant sur le plan physique que mental et social.On sait que les médecins et infirmières n\u2019effectuaient auparavant un contrôle médical des enfants qu\u2019à partir de la première année dans les écoles primaires.En 1969-1970, près de 90,000 jeunes seront examinés en classe de maternelle.La visite se déroulera au cours du deuxième ou du troisième trimestre afin de laisser l\u2019enfant s\u2019adapter à son nouveau milieu.rHAHatco «ducs otnuitmcnt Kioto U Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en vue \u201cde faire échec à ce que la restructura-tin scolaire de l\u2019ile de Montréal serve de prétexte pour consacrer dans les lois la situation privilégiée dont jouit la minorité anglophone au Québec\", a tenu hier une conférence de presse pour annoncer la tenue d'une \u201cassemblée d\u2019urgence\u2019\u2019, samedi, au restaurant Sambo, dans l\u2019est de Montréal, pour discuter de cette question.Le front commun, qui groupe actuellement, outre la Société Saint-Jean-Baptiste, le Conseil central de Montréal, l\u2019Association des professeurs de français du Québec et le Syndicat des écrivains du Québec, compte profiter de cette assemblée pour obtenir l'adhésion de \u201ccentaines d\u2019associations\u2019\u2019 à sa prise de position contre les conclusions du rapport Pagé.Les représentants au front commun soutiennent que le \u201cdroit des parents au choix de la langue d\u2019enseignement\u201d n'est inscrit dans aucune charte et ne figure pas parmi les droits de l\u2019homme: c\u2019est là, disent-ils, une question qui concerne les collectivités.\u201cToute législation dans ce sens, ajoutent-ils, constituerait un dangereux précédent qui pourrait s\u2019étendre à d\u2019autres régions du Québec, de même que s\u2019appliquer à d\u2019autres domaines de la vie nationale.A San Francisco, des gens armés accompagnent les autobus d'écoliers SAN FRANCISCO, (UPI) -Afin de prévenir un éventuel massacre d\u2019écoliers,- des volontaires en armes escortent des autobus scolaires dans les quartiers de nord de la ville de San Francisco et sont prêts à faire feu si le meurtrier qui a déjà signé cinq de ses crimes par un signe du zodiaque essaie de mettre à exécution son projet démentiel.Le tueur, que l\u2019on a surnommé \u201cZodiaque\", a récemment fait parvenir une lettre à un journal de San Francisco dans laquelle il réclame la paternité de cinq assassi-n a t s mystérieux, survenus dans l\u2019Etat de la Californie.De plus, il a joint à sa missive, une pièce de vêtement maculée de sang, ayant appartenu à sa dernière victime, un chauffeur de taxi abattu de plusieurs balles.Dans sa lettre au journal, il a de plus fait savoir scs in- Une bombe lacrymogène nécessi l'hospitalisation de 144 personne tentions, et a affirmé que les écoliers étaient à son avis, \u201cde gentilles victimes\u201d.Explicitant davantage, il a poursuivi en disant qu\u2019il crèverait les pneus d\u2019un autobus scolaire à l\u2019aide d\u2019un fusil, et qu\u2019ensuite il tuerait les enfants qui en sortiraient.Pour éviter que \u201cZodiaque\u201d mette à exécution son effarant projet, les administrateurs scolaires et la police locale ont convenu que les autobus scolaires seraient escortés par des volontaires armés, et ce, aussi longtemps que nécessaire et sans considération des dépenses que cette mesure entraînera.Le chef des inspecteurs de la police de San Francisco, M.Martin M.Lee, a déclaré de son côté que les enquêtes amorcées pour capturer le tueur inconnu n\u2019avaient donné aucun résultat.\"D\u2019ailleurs a-t-il dit, ça peut être long avant que \u201cZodiaque\u201d soit capturé\".' EAST SAINT LOUIS, Illinois \u2014 (UPI) \u2014 Une puissante bombe lacrymogène, du même type que celles utilisées par l\u2019armée américaine au Vietnam, a explosé hier dans un édifice de huit étages, nécessitant le transport à l\u2019hôpital de 144 personnes incommodées par les gaz dégagés par l\u2019explosion de l\u2019engin.Le Christian Welfare Hospital de Saint-Louis, s\u2019est vu obligé d\u2019appliquer les mesures que doivent prendre les institutions hospitalières en cas de désastre, et plusieurs médecins et infirmières n\u2019étant pas de service ont été rappelés pour traiter les quelque 139 patients que l\u2019hôpital a dû accueillir.Les cinq autres ont été transportés à l\u2019hôpital St.Mary\u2019s.Toutes les ambulances de la ville de Saint-Louis ont été mises à la disposition de la police afin d\u2019effectuer le plus rapidement possible, le transport des blessés.Des 144 personnes admises dans les deux hôpitaux, seulement 41 y sont demeurées pour la journée.La bombe, selon la police, a explosé au huitième et dernier étage de l\u2019immeuble, et elle était identique à celles qu\u2019utilise l\u2019armée américaine au Vietnam.Pour évacuer les personnes qui se trouvaient au cinquième étage, on dut utiliser des échelles aériennes Un ex-employé de Montréal perd sa cause en Cour suprême OTTAWA (PCF) - Un jugement de la Cour suprême du Canada, rendu mardi, maintient une décision de la Cour d\u2019appel du Québec qui avait rejeté la requête d\u2019un ex-employé de la ville de Montréal en faveur d\u2019un dédommagement en espèces découlant de son renvoi, en avril 1959.La Cour suprême déclare dans son jugement que la ville de Montréal était justifiée de muter le demandeur, Ovide F i 1 i o n, ex-assistant surintendant de la division de l\u2019électricité au Service des travaux publics de la ville, et à le congédier s\u2019il n\u2019acceptait pas la mutation.L\u2019action en dommages-inté- rêts, intentée par M.Filion, s'élevait d\u2019abord à $183,957.80.La Cour supérieure du Québec l'avait réduite, en juin 1965, à $102,214.70.Toutefois, la Cour du Banc de la Reine, juridiction d\u2019a p p e 1, avait cassé, en décembre 1968, ce jugement de la Cour supérieure.tandis que ceux qui habitaient aux autres paliers ont pu s\u2019échapper par les ascenseurs ou les escaliers.Pour l\u2019instant, la police ne peut s\u2019expliquer qui a placé une bombe à cet endroit, et pourquoi il l\u2019a fait.Elle n\u2019écarte cependant pas la possibilité que l'engin ait été volé dans une base militaire ou acheté dans un magasin de surplus de l'armée.Le seul indice que la police de Saint-Louis possède quant aux auteurs de cet attentat est que des militants d\u2019un mouvement Noir américain avaient établi leur quartier général à cet endroit il y a quelques mois.La police aurait reçu de plus des informations à l\u2019effet que plusieurs appartements de l\u2019édifice étaient devenus de véritables poudrières.Quelle sera la longévi vos CHEVEUX?I.es hommes naissent avec des cheveux.Un grand nombre parmi eux conservent une chevelure riche durant toute leur vie.Les autres, pour avoir néglige tie soigner certains désordres du cuir chevelu, deviennent chauves.Prenez la résolution d'augmenter la longévité de rot cheveux avec les traitements Thomas expérimentés durant 40 ans.Venez aujourd'hui même pour un examen et consultation professionnels gratuits.LA CLINIQUE CAPILLAIRE OUVERT 11 a.m.\u2022 8 p.m.E N VILLE Suite 637, Edifice Carré Dominion, 1010 ouest, Sle-Catherlne, 166-3041 samedis \u2022\tPLAZA\tSuite 309, Edifice Lombank, 10 a.m.\u2022 3 p.m.\tST-HUBERT : 6339, rue Sl-Hubert - Tel.274-3501 STATIONNEMENT GRATUIT AUX DEUX BUREAUX Profitez dès maintenant du service pratique de LIVRAISON à DOMICILE DE C\u2019est simple, vous n\u2019avez qu\u2019à composer ce numéro rVv\tFaites vos achat ËÊ CAST POINTE DE BOEUF SANS PERTE COMPLETE |jlj^\ts de viandes aux PRIX DE GROS CHEZ -END BUTCHERS SPENCER\t_.FAUX FILET COMPLET T-BONE STEAK\tgQ^\tROTI DE PORC\tCC, frais\tLB jQ/ TRANCHE de VEAU gQ^ | STEAK HACHE\tgA Attention spéciale pour propriétaires\tde congélateurs et\trestaurateurs 5 MAGASINS POUR VOUS SERVIR\t\u2022\t2300,\tMONT-ROYAL\tE.- 522-5027 \u2022\t4510, IBERVILLE\t-522-9638\t\u2022\t2021,\tFRONTENAC\t-526-6500 \u2022\t244, DE CASTELNAU -279-2457\t\u2022\t9601,\tNOTRE-DAME\tE.-353-0500 PD A TIC .UNE livre de foie de boeuf UHHIIJ* AVEC CHAQUE ACHAT DE *10 OU PLUS\t Jouez «P fi ii! i 1 l I 1 1 m Gagnez MAN0LESC0 pour une surboum ou l\u2019un deslOO horoscopes personnels V Place Bonaventure EN COURS.JUSQU\u2019AU 15 NOVEMBRE aux Galeries Place Bonaventure Curieux de savoir ce que vous réserve l'avenir côtés affaires, famille, amour?Mieux encore ., que diriez-vous d'une surboum \u201csensass\" avec nul autre que le grand astrologue MANOLESCO pour fasciner vos invités.C'est fort possible vous savez! 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silencieux et discret crée une ambiante de fraîcheur .5 :f\u2014:- -et maintenant,.la bombe désodorisante ainuicli naturel vous permet de la créer instantané-' ment chez vous marche ACTION market \"PRIX MYSTERE\" 22 et 23 OCT.KETCHUP HEINZ Bout.15 °* 25 ch.Stanley Best, un récidiviste de 38 ans, qui avait été condamné à sept années de pénitencier pour possession de douze comprimes d\u2019héroïne, a vu cette peine maintenue par la Cour d\u2019appel, et à l\u2019unanimité, hier.La défense en avait appelé de cette décision de première instance en soulignant que le prévenu avait coopéré avec la justice en reconnaissant lui-même sa culpabilité et qu\u2019il était un narcomane reconnu qui avait plus besoin de soins médicaux que d\u2019incarcération.Et elle avait soutenu qu\u2019une peine de deux années serait amplement suffisante, dans les circonstances.La Cour d\u2019appel souligne toutefois, dans sa décision, que le prévenu a un dossier criminel qui remonte à 1955, et qui comporte quelque vingt-deux condamnations différentes.A deux reprises, en 1959 et en 1965, il avait été condamné à des peines de six mois et d\u2019une année de détention pour possession d e narcotiques également.Et le plus haut tribunal de la province de décider que la sentence maximum de sept années imposée par la Cour des sessions de la paix était la plus convenable qui ait pu être décernée, dans les circonstances.Les trois policiers de Montréal inculpés de voies de fait sur la personne d\u2019Anthony M a k a s, assistant-chef d\u2019orchestre au Radio-City Music Hall, à New York, se sont présentés, hier, pour leur enquête préliminaire devant le juge John O\u2019Meara.Mais l\u2019instruction n\u2019a pas eu lieu, Me Jean Filiatreault, procureur spécial de la Couronne dans cette affaire, ayant demandé une remise jusqu\u2019au 26 novembre pro-chain, soumettant que M.Makas était retenu dans la métropole américaine par de nombreux engagements.Me Filiatreault a été prié par le procureur chef de la Couronne d\u2019agir pour la poursuite dans cette cause remontant au 20 août dernier alors que M.Makas se trouvait à Montréal.Il a porté plainte contre les trois policiers, Pierre Gilbert, Roger Vermette et Marcel Sé-vigny qui, selon la dénonciation qu'il a déposée en Cour, l'auraient assailli au moment où il se trouvait dans un terrain de stationnement après avoir ouvert le coffre de son automobile.Un jeune métallurgiste de Verdun déposera comme témoin important jeudi matin devant le Cour du coroner relativement à la mort du jeune Claude Filion, âgé de 12 ans, également de Verdun, qui avait été mortellement blessé par deux automobiles, à la sortie du pont Champlain, le 11 octobre dernier.On se rappelle que les deux automobiles ne s\u2019étaient pas arrêtées après l'accident et que pas moins de six autres véhicules avaient passé près du corps de la victime sans également s'immobiliser.Le jeune homme de 23 ans a été appréhendé hier soir, sur mandat du coroner, à son domicile.Selon les renseignements obtenus, trois autres individus accompagnaient le chauffeur dans son véhicule au moment de l\u2019accident et lui auraient demandé de s\u2019arrêter.Mais celui-ci aurait refusé sous prétexte qu'il n\u2019avait pas d\u2019assurance.Il avait acheté son auto le 9 octobre et l\u2019accident est survenu deux jours plus tard, et c'est durant cette courte période qu\u2019il aurait négligé d\u2019aviser ses anciens assureurs de sa nouvelle acquisition.L\u2019auto du jeune homme a été retrouvée dans la cour à l\u2019arrière de son domicile de Verdun, où elle était demeurée depuis l'accident du 11 octobre.y qui identifie le véritable fromage fondu gruyère d'origine Suisse ! Gagnez un VOYAGE en SUISSE* ;via SWISSAIR-Voir Sélection * I du Reader's Digest\tI Accidents: 549 morts en juillet au Canada OTTAWA.fUPl) - Les accidents impliquant des véhicules-moteurs ont coûté la vie à 549 Canadiens, au cours du mois de juillet, a révélé le Bureau fédéral de 1
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